Fédération CGT des Cheminots


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ArchivesSeptembre 2018

LA MAITRISE INTERNE, LA SOLUTION POUR LA QUALITÉ DU TRAVAIL

Organisation de la production

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Dérive de toute entreprise qui se focalise sur une logique financière, le développement de la sous-traitance désorganise la production et conduit à la perte de compétences.

La SNCF a pris cette voie, il y a plus de 20 ans maintenant sous la pression de RFF. Aujourd’hui plus un service n’est épargné.

N’est-il pas l’heure de s’interroger et de se concentrer sur la qualité du travail, moins coûteuse en euros comme en énergie ?

Le développement du ferroviaire en France est en grande partie dû à la maîtrise technique et organisationnelle des cheminots de la SNCF. La possession de l’ensemble des leviers pour assurer un travail de qualité avec des effectifs stabilisés et des carrières construites pour monter en compétences a fait ses preuves.

Ces savoirs, de l’ingénieur à l’ouvrier, ont toujours nécessité un dialogue.

Un modèle économique tournant le dos au travail.

Un virage dangereux pour l’avenir de l’entreprise et la sécurité ferroviaire a été pris par nos premiers dirigeants : est-ce pour le moins disant social, pour une réduction mathématique des effectifs (comme si la productivité se mesurait au nombre d’emplois internes), pour éclater la SNCF et favoriser l’ouverture à la concurrence ou pour des intérêts privés ?

Il en résulte un système coûteux et insatisfaisant pour la qualité du travail. Une étude du CE Maintenance et Travaux montre aussi la dégradation des conditions de travail des dirigeants de proximité.

20% de charge supplémentaire pour un DPX.

Un DPX avec ses assistants tentent de coordonner la production sans avoir toutes les cartes en main. La charge administrative devient procédurale puisque nous ne travaillons plus en confiance.

Mesurer le niveau de compétences du prestataire, établir des cahiers des charges irréprochables, comparer le devis, organiser en fonction de la disponibilité, gérer la cohabitation et les habilitations, assurer le suivi et la restitution des travaux et éventuellement reprendre les malfaçons, sont leur lot quotidien … Passer du « faire » au « faire faire » change le travail et son sens.

L’ARAFER un organisme borgne !

Au nom de la concurrence libre et non faussée, cette institution financée par l’argent public scrute le CV des responsables nommés à SNCF Réseau pour s’assurer qu’ils n’ont pas de lien avec SNCF Mobilités. Par contre, leurs connexions avec les puissants groupes du BTP ne posent pas de suspicion alors que les contrats se mesurent en milliards d’euros.

Internaliser, une urgence.

Le pacte d’entreprise se discute actuellement dans un semblant de co-construction. Dans les faits, les décisions ont été prises avec le gouvernement en amont de la réforme.

La CGT porte la nécessité d’une entreprise intégrée. Par la mobilisation autour d’intérêts compris de tous les cheminots de tous collèges pour la qualité du travail, nous parviendrons ensemble à construire une entreprise à la hauteur des enjeux environnementaux et sociaux.

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HOLD-UP SUR NOTRE TRAVAIL

Groupe SNCF- Bilan 2017

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Le groupe SNCF en quelques chiffres

Il est composé du Groupe Public Ferroviaire (3 EPIC) et de ses filiales en France et dans le monde. Aujourd’hui, 963 filiales sont détenues à plus de 50 % par la SNCF, qui est également actionnaire minoritaire d’environ 160 filiales supplémentaires.
271 090 salariés composent le groupe SNCF dont 146 000 cheminots français, 40 000 salariés en Europe (dont 6 000 en Suède) et 10 000 dans le monde (dont 2 000 en Australie).

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Autres chiffres du Groupe SNCF

  • Marge opérationnelle en 2017 : + 4.5 milliards d’euros (Ce
    ratio indique la performance économique avant prise en
    compte du résultat financier, des impôts, et des événements
    exceptionnels.)
  • Résultat net d’exploitation (bénéfices) en 2017 : + 1.3 milliard
    d’euros dont 1.1 milliard réalisé par les 3 EPIC, soit
    7 500 euros par cheminot.
  • Dette Réseau : 2017 = 46,6 milliards ; 2016 = 44,9 milliards
  • Dette Mobilités : 2017 = 7,9 milliards ; 2016 = 8 milliards
  • Intérêts financiers annuels de la dette : 1.8 milliard d’euros.

Et dans les autres entreprises ?

Thello (ferroviaire voyageurs) : Chiffre d’Affaires = 37,5m€ ; Valeur Ajoutée = 1,5m€ (4,1%). C’est le modèle d’une entreprise qui sous-traite tout et ne crée pas de richesses.

ECR (ferroviaire marchandises) : CA= 178m€ ; VA= 53,5m€ (30,1%)

La précarité du privé crée moins de richesses que le public. DB (entreprise historique allemande) : CA= 40 557m€ ; VA= 20 456m€ (50,4%). Le Groupe SNCF avec 58,1% de valeur ajoutée crée donc plus de richesses…

Analyses CGT

1. Le TRAVAIL des cheminots est-il productif ?

  • La valeur ajoutée créée par le travail des cheminots et des salariés du groupe SNCF est énorme et en augmentation (58,1% du chiffre d’affaires en 2017 contre 57,7% en 2016).
  • 3,8% de productivité ont été réalisés en une seule année.
  • La valeur créée par chaque cheminot et salarié du groupe est de 71 828€, ce qui est supérieur à la moyenne nationale (70 130€).
  • Pour comparaison, la Deutsche Bahn ne crée « que » 50,4% de valeur ajoutée par rapport à son chiffre d’affaires, soit 66 631€ par salarié.
  • Les cheminots et salariés du groupe SNCF sont donc EXTREMEMENT productifs.
  • Les chiffres montrent que la sous-traitance dégrade les résultats. De même, la croissance externe fait grossir artificiellement le chiffre d’affaires, mais les compagnies rachetées ne contribuent pas autant que les EPIC à la création de valeur.

2. La RÉPARTITION des richesses est-elle juste ?

  • Le « poids » de la masse salariale baisse : 42,3% du chiffre d’affaires en 2017 contre 42,6% en 2016. Ce « poids » est encore plus faible dans les entreprises publiques !
  • La part des richesses créées qui revient aux salariés sous forme de salaire est en constante régression : 72,7% de la valeur ajoutée en 2017, contre 73,9% en 2016. C’est donc 235 millions d’euros qui ont été confisqués aux salariés en 2017.
  • La cible de nos dirigeants est probablement de rejoindre la moyenne nationale de 64,3% pour accroître la place des profits. Le sens donné par la politique d’entreprise est donc l’augmentation des injustices !

3. Qu’est-ce qui pèse sur les COMPTES ?

  • Alors que la marge opérationnelle est de plus de 4,5 milliards d’euros, on pourrait penser que la situation financière est saine. Mais d’autres charges qui n’ont rien à voir avec les cheminots déstabilisent ensuite les comptes de la SNCF.
  • L’Etat n’assume toujours pas une grande partie des investissements nécessaires aux infrastructures, qui sont pourtant de sa responsabilité au titre de l’aménagement du territoire et de la politique publique en matière de transports. Dans le passé, il a fait financer la construction des LGV par la SNCF. Aujourd’hui, il fait financer la régénération du réseau.
  • 8,7 milliards ont été investis en 2017, dont 5,2 pour la régénération du réseau et 2,3 pour l’acquisition de matériels. Les subventions publiques ne correspondent qu’à 2,6 milliards soit 30% du total (elles couvrent 99% des investissements quand il s’agit du mode routier). C’est donc le produit du travail des cheminots et la hausse de l’endettement qui sont mis à contribution.
  • En parallèle, l’augmentation de la charge de travail due aux besoins de régénération est confiée à la sous-traitance de grands groupes du BTP (Bouygues, Vinci, Eiffage) avec un surcoût d’au moins 10 %, selon les aveux de la direction de l’Epic Réseau.
  • Les frais financiers liés à la dette représentent une charge importante pour le Groupe : plus d’1,8 milliard d’euros par an. Cela devrait diminuer d’1 milliard chaque année avec les engagements de reprise de la dette arrachés lors du conflit sur la réforme. Où sera réinvesti ce milliard d’économies ?

Ces chiffres confortent les propositions CGT : ré internalisation des charges sous-traitées, arrêt de la croissance externe, ressources publiques pérennes pour financer l’infra, hausse des salaires…

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COLLUSION ET MENSONGES !

Interview de G.Pépy du 21.09.2018

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Rompu à l’exercice de l’interview, M. Pépy, Président du directoire du Groupe Public ferroviaire, s’est exprimé sur un média national vendredi dernier.
La stratégie d’écrémage des trafics, de plans sociaux et de casse généralisée de la SNCF est confirmée.

La loi ferroviaire votée le 17 juin dernier fixe le cadre et les règles qui devraient régir le transport ferré de marchandises et de voyageurs à l’horizon du 1er janvier 2020. Pour la CGT Cheminots, le combat se poursuit.

D’aujourd’hui à la date de sa mise en oeuvre programmée, nous disposons d’un an et demi pour mettre en exergue la nocivité de cette loi, faire sortir du bois le Gouvernement et la direction SNCF sur leurs réels objectifs.

Le texte de loi, co-écrit entre le Gouvernement et le Président du directoire du GPF, n’a pas pour objectif de développer et moderniser le service public ferroviaire, mais d’alléger la masse salariale du GPF, de réaliser un maximum d’économie au nom de la compétitivité qu’impose la logique de marché incarnée par l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises.

Dans l’interview qu’il a donnée vendredi dernier, M. Pépy a véritablement fait tomber les masques.

Sur l’emploi :

Tout en annonçant la réalisation de 4 500 recrutements en 2019 (dans quels métiers ? dans quelles conditions ? – cadre permanent ou contractuel ?, etc.), il a annoncé que la productivité qui serait faite impactera le niveau d’emploi de l’ordre de 2 000 suppressions par an.

Les besoins humains se font sentir dans l’ensemble des métiers, quels que soient la filière ou le collège (30 000 suppressions d’emplois sont à déplorer durant ces 10 dernières années).

La direction de la SNCF se sert de l’existence d’un texte de loi qui n’est pas encore officiellement en application pour accélérer sa politique de casse de l’emploi, en oeuvre depuis plusieurs années.

M. Pépy n’a pas hésité, lors de cette interview, à opposer l’intronisation de nouvelles technologies dans certains métiers à la nécessaire présence humaine. Les nouvelles technologies, la digitalisation sont des leviers pour casser l’emploi dans de nombreux métiers, alors qu’elles pourraient être un appui et facteur d’amélioration des conditions de vie et de travail.

Alors que la négociation de la CCN de branche est en cours sur le volet Classification et Rémunération, la direction de la SNCF force la mise en place de son projet d’entreprise en accélérant la transformation, la fusion de certains métiers.

Les syndicats de la CGT Cheminots, à l’appui des cahiers revendicatifs locaux, agissent tous les jours pour stopper cette purge sur l’emploi.

Ces derniers temps, les cheminotes et cheminots se mobilisent dans plusieurs points du territoire contre la fermeture des guichets, l’éclatement des métiers, les restructurations incessantes, les fermetures de sites, la mise à mort de Fret SNCF.

Il y a bien collusion entre Gouvernement, patronat du ferroviaire et direction de la SNCF, qui rêvent de refermer la page de la réforme et du conflit des cheminots.

M. Pépy se fait le porte-voix du Gouvernement, en n’hésitant pas à pointer la responsabilité des Régions dans l’avenir des lignes de proximité (dites « petites lignes ») dont certaines d’entre elles sont lourdement menacées. Cette orientation est assumée par la direction du GPF, dit-il.

Se servant de l’instruction judiciaire dans le cadre du drame de Millas (Pyrénées-Orientales) il y a 9 mois, il n’a pas non plus hésité à annoncer que la priorité n’était pas de réouvrir la ligne.

Partout et en usant de toutes les circonstances, ces fossoyeurs du service public ferroviaire, de façon décomplexée, comptent bien devancer les éventuelles orientations qui pourraient être prises dans le cadre de la loi sur les mobilités, pour démanteler une partie du Réseau Ferré National qu’ils jugent non-rentable.

Dans ce contexte, certes lourd d’enjeux, la Fédération CGT des cheminots, ses syndicats de site et l’ensemble de ses militants appellent les cheminots à se mobiliser, à relever la tête dès le 09 octobre prochain, car nous avons prouvé autour de notre projet national « Ensemble pour le fer » ainsi qu’autour des revendications locales, que d’autres choix sont possibles.

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LES ALTERNANT-E-S SONT L’AVENIR DE LA SNCF !

Jeunes diplômés

| Maîtrise et cadres UFCM

La CGT cheminots et son Union Fédérale Cadres et Maîtrises sont favorables au développement de l’alternance dans le Groupe Public Ferroviaire.
Accueillir des jeunes, les former, leur permettre d’accéder à une qualification reconnue, répond en effet à notre conception des missions citoyennes d’une entreprise publique.

La formation des alternants doit s’inscrire dans une perspective de transmission de nos savoir-faire, de renouvellement de nos compétences. Elle devrait relever d’une politique d’accueil professionnel durable.

Une entreprise comme la SNCF a besoin de renouveler les compétences pour remplacer les cheminots qualifiés qui partent en retraite. La formation des jeunes, en alternance sur des diplômes bac +2, des Masters de diverses spécialités, des ingénieurs, a toujours été une nécessité pour inscrire la SNCF dans le progrès technologique.

Le Service Public ferroviaire exige des qualifications qui mobilisent des savoir-faire complexes nécessitant du temps pour se construire et s’aguerrir.

FORMER DES JEUNES PAR LA VOIE DE L’ALTERNANCE, C’EST BIEN.
OFFRIR UN ACCES A UN EMPLOI, C’EST MIEUX !

C’est vital pour l’avenir de l’entreprise, et celles et ceux qui se lancent dans le monde du travail et développent des projets pour leur vie personnelle.

Cependant la direction de l’entreprise, loin des objectifs qu’elle affiche « l’alternance un tremplin pour l’avenir », utilise d’abord ces contrats comme des emplois de substitution aux emplois pérennes aux cadres d’organisation. Seul un petit nombre de jeunes peut espérer un recrutement sur quelques métiers techniques. Dans certains services l’essentiel du personnel est constitué de jeunes en alternance, le partant formant souvent le nouvel arrivant.

Utilisés comme des intérimaires de longue durée, trop nombreux arrivent à la fin de leur cursus sans avoir mis en pratique les connaissances apprises.

LA CGT REFUSE QUE LES ALTERNANT-E-S SOIENT UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT DE L’EMPLOI DANS L’ENTREPRISE !

L’alternance doit être un véritable tremplin pour l’avenir et non l’apprentissage de la précarité !

La CGT et son UFCM revendiquent le recrutement des alternant-e-s à l’issue de leur contrat dans l’un des établissements du Groupe Public Ferroviaire !

La CGT pousse, lors de la négociation Classification de la CCN de la branche ferroviaire pour la reconnaissance des diplômes. Le patronat, sous l’influence des premiers dirigeants de la SNCF cherche à la contourner
Le vote CGT des Alternant-e-s aux élections professionnelles contribuera à établir le rapport de forces nécessaire.

AGISSONS ENSEMBLE POUR NOUS DONNER UN AVENIR EN COMMUN.

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AGIR, POUR UNE FONCTION MATÉRIEL DE QUALITÉ

Rentrée offensive

| Fédération

Aux ordres du COMEX, les technicentres industriels et de maintenance sont contraints de modifier dangereusement les organisations de travail au détriment de la qualité de maintenance, de la sécurité des personnes, des biens et des conditions de travail des cheminots. La CGT rappelle que le conflit entamé au 1er semestre 2018 est loin d’être terminé.

 Alors que des directions locales sont abandonnées aux activités, voire livrées à elles-mêmes, celle du Domaine annonce vouloir faire en sorte de modifier l’organisation de la production dans plusieurs sites : renforts, TASK force, équipes de soutien, dépannages mobiles, intérim/alternance, … toutes ces solutions sans avenir sont orchestrées dans la précipitation. Elles désorganisent et vident des unités de travail entières.

Les cheminots subissent des restructurations menées tambour battant, sans consultation au préalable des élus et mandatés – entravant ainsi les IRP – tout en étant en contradiction avec les avis du service de santé au travail, de l’encadrement et de certains dirigeants. A l’approche des élections professionnelles – qui auront lieu en novembre 2018 – et de la mise en place des Conseils Sociaux Economiques (qui verra fusionner le CE, les CHSCT et les DP), le flou régnant sur ces futures Instances Représentatives du Personnel est inacceptable ! AU vu de la conjoncture, des directeurs d’établissements s’inquiètent par ailleurs de l’absence future de représentants du personnel de proximité et de la désinformation voulue des directions régionales sur ce sujet.

Pour autant, cet état de fait inquiétant n’empêche pas l’évolution catastrophique des organisations de travail.

Au risque de se retrouver au « Pôle Emploi SNCF » les cheminots se voient contraints de se déplacer vers la charge de travail. Ils sont ainsi exposés au risque d’accidents, sans qu’aucun travail de prévention des risques ne soit engagé en amont avec les CHSCT. Et ce n’est pas la dernière lubie de la direction du Domaine en matière de sécurité, « les règles qui sauvent », qui protégeront et épargneront ceux qui emprunteront les routes surchargées de camions, suralimentées par les hordes de bus MACRON.

La mobilité imposée, le cloisonnement par produit, les transferts de charges, l’utilisation abusive de l’intérim et de prestataires peu regardants, la polyvalence accrue et la désertification des technicentres, … sont des outils de destruction massive d’emploi, ni plus ni moins que des plans sociaux déguisés.

Comme nous avons su le faire depuis le mois d’avril durant ce conflit épique, afin de défendre le Service Public Ferroviaire, nous devons réagir ensemble et exiger l’arrêt de toutes ces restructurations néfastes à une production de maintenance de qualité en toute sécurité.

Sans cesse, la CGT continuera d’affirmer que la charge de travail doit être mieux répartie pour donner à chacun du travail sur son lieu de travail, sans pour autant devoir obliger les cheminots à la mobilité forcée. De par leur savoir, leur savoir-faire, leur professionnalisme et leur implication, l’adaptabilité des techniciens de maintenance aux postes de travail n’est plus à prouver !

A contrario d’une réforme ferroviaire, voulue par un gouvernement au service du capital, qui affaiblira à terme nos Services Publics de transport, les technicentres de maintenance ont besoin de cheminots au statut, formés et en nombre afin de garantir un haut niveau de fiabilité et de sécurité ; et de moderniser le matériel et le développer pour rendre un service de qualité aux usagers. Sans plus attendre l’Etat doit s’engager dans cette voie, voie que l’entreprise doit suivre et développer.

Cheminots de tous collèges, ENSEMBLE, continuons à maintenir notre vigilance pour ne pas laisser l’outil de production dépérir et péricliter entre les mains de ceux qui ne voient que la rentabilité et le profit.

En cette période de rentrée, la mobilisation des salariés est nécessaire et doit se poursuivre en s’intensifiant, afin d’obtenir le rapport de forces nécessaire pour faire barrage à l’ouverture à la concurrence et la libéralisation du rail.

La SNCF, CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE …
NOUS, ON LA DÉFEND !!!

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LE DIPLÔME D’ATTACHÉS TS DOIT ÊTRE RECONNU ENTIÈREMENT !

Accès cadre

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Changer la culture d’entreprise est désormais le leitmotiv du directoire et des Comex, obnubilés par le « business ». Ils travaillent désormais à casser tous les repères collectifs à la SNCF, la technicité et l’attachement à la sécurité de l’encadrement. Sans discussion avec aucune organisation syndicale, chaque activité modifie les conditions permettant aux cheminots d’accéder aux qualifications de cadre.

La CGT était à l’origine en 2005 du déblocage des examens qui permettaient à de nombreux cheminots de la qualification D d’accéder à la qualification E.

L’examen devait reposer sur la technicité et sur la formation pour donner aux futurs promus l’ensemble des savoirs pour exercer en toute sérénité et légitimité leurs nouvelles responsabilités.

Parce que beaucoup de cheminots, reconnus comme d’excellents professionnels, pouvaient rencontrer des difficultés rédactionnelles utiles pour tenir les postes de cadre, un accord avait été obtenu avec la direction pour déconnecter l’épreuve de français de l’examen de Qualification E et le positionner pour permettre l’accès à F.

Ce dispositif moderne et transparent est remplacé par l’opacité !

Les ATTachés TS, embauchés sur la base d’un diplôme de l’éducation nationale reconnu, en étaient naturellement dispensés puisque ces connaissances y sont intégrées.

Depuis quelque temps, la CGT a fait le constat que les premiers dirigeants de l’entreprise ont cherché à détourner leur encadrement de la technicité.

Dorénavant, chaque activité développera son propre dispositif d’accès à la qualification cadre, supprimant les passerelles à court terme. L’épreuve se déroulera sur la base de l’assessment (outil managérial très en vogue à Carrefour, Auchan, Monoprix…) et sera imposée aussi aux attachés TS.

ATT-TS, ton diplôme n’est plus reconnu !

Il s’agit d’une méthode d’évaluation par l’observation du comportement du candidat placé dans un groupe. Bref, cela repose sur des capacités « naturelles » attendues par l’évaluateur.

« L’assessment » ne développe pas, mais sélectionne. Bien sûr, de nombreux collègues, qui aspirent légitiment à un parcours professionnel, s’inscrivent souvent par contrainte.

Contrairement au rôle réducteur de porteurs de la bonne parole patronale, une grande majorité de cadres donne un autre sens à leur fonction. Savoir dire NON et proposer sont essentiels pour l’avenir de l’entreprise.

La négociation du volet classifications de la CCN en arrière-plan

Construire des parcours professionnels dans la branche et les entreprises devient un enjeu social pour les cheminots et le ferroviaire. Pour cela, la CGT défend, dans le cadre des négociations, un dictionnaire des filières moderne, la reconnaissance des diplômes et une grille des salaires allant du premier grade de l’exécution au cadre supérieur. Le patronat, poussé par nos dirigeants, veut limiter les droits collectifs.

L’UFCM-CGT vous invite à vous rapprocher de nos structures et de nos militants pour échanger sur vos attentes et construire ensemble nos revendications.

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LA SUGE EN SURSIS ?

Surveillance générale

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Il y a quelques mois, en pleine lutte contre le projet de réforme ferroviaire, la ministre des transports évoquait notamment l’avenir de la SUGE dans le cadre de cette réforme. Une communication d’ailleurs très largement portée par la Direction de l’Entreprise en interne via des « Flash’Com ». La SUGE devait donc « rester rattachée à l’EPIC SNCF » et être « le seul acteur reconnu en matière de sûreté ferroviaire », avec la « possibilité » pour les autres opérateurs ferroviaires de recourir à ses services.

Un dumping social déjà à l’œuvre.

La concurrence et le dumping social sont d’ores et déjà une réalité. Actuellement, Gares & Connexions par exemple, n’hésite pas à baisser son volume d’heures SUGE pour employer à la place et pour les mêmes missions des vigiles privés. Ces fameuses « Task Force » n’hésitent pas à jouer la carte de la provocation, portant une tenue qui prête volontairement à la confusion avec la SUGE ou les forces de l’ordre, certains arborant même le logo SNCF. Sur Paris-Nord, il aura fallu l’intervention de la CGT pour freiner un projet d’accompagnement d’ASCT par ces « Task Force » !

La situation présente est certes préoccupante, mais qu’en sera-t-il demain ? La loi dite SAVARY de 2016, avait prévu d’autoriser les exploitants de Services de Transports de se doter d’un service interne de sécurité. Qu’en serait-il si demain les futurs exploitants de services régionaux de Voyageurs avaient la capacité d’avoir leurs propres « Services de sécurité interne » ? La SUGE resterait-elle une activité régulée et soumise à l’avis de l’ARAFER ? Les entreprises Ferroviaires et les Autorités Organisatrices de Transports, nouveaux venus dans le jeu de la contractualisation y auraient-elles recours ? Autant de questions qui appellent des réponses de la part des pouvoirs publics.

Vers une Balkanisation de la sûreté ?

Pour la CGT, il est évident que donner la possibilité à n’importe qui de créer son propre Service de Sécurité Interne ne vise qu’à créer une situation de concurrence entre les services, une privatisation de la sûreté, qui est avant tout une mission de service public devant être soustraite aux aléas du seul marché. Que deviennent les cheminots de la SUGE dans tout ça ?

Que se passerait-il si demain dans une DZS, l’opérateur ou l’AOT décide de faire effectuer les prestations sûreté dévolues aujourd’hui à la SUGE à une société de sécurité privée ? Une perte sèche d’heures de prestations avec des suppressions de postes en corrélation avec les contrats perdus, et donc une mobilité contrainte des agents SUGE reclassés de force dans d’autres services de la SNCF, dans d’autres régions !

Concurrence ou Service Public ?

Cette mise en concurrence n’est que la conséquence directe du dogme de l’ARAFER concernant le coût de l’agent SUGE par heure de prestation. Bien loin d’aspirer à une sûreté de haut niveau, et à une expertise de pointe, l’ARAFER décide chaque année des variables d’ajustement concernant les conditions de travail des cheminots de la SUGE. Fermeture de sites de Province, perte d’heures de formation TIS, mise en place de « principes de performance », des économies qui impactent bien évidemment le quotidien des cheminots de la SUGE de tous les collèges. Sans compter les fameux « rapprochements » de DZS avec suppressions de postes : personne n’est à l’abri puisque dans certains rapprochements, plus de la moitié des suppressions de postes ont touché des collègues SUGE de plus de 50 ans !

La CGT invite les cheminots de la SUGE à rester extrêmement vigilants concernant les évolutions législatives ou réglementaires qui pourraient compromettre gravement l’avenir du service.

Les cheminots de la SUGE, qui œuvrent au quotidien pour assurer leurs missions de sûreté, ont toutes les raisons d’être scandalisé par la mise en concurrence orchestrée avec les entreprises de sécurité.

Le gouvernement pourrait demain programmer sa disparition avec une loi qui positionnerait notre service comme le plus cher dans un marché où règne la politique du low-cost et moins disant social.

Avec la CGT, ne laissons pas faire : Agissons !

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QUALIF D : CHEVILLE OUVRIÈRE DE LA TECHNICITÉ

La qualification D

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A la SNCF, la qualification D est une marque de reconnaissance des compétences, de la technicité et de l’expérience acquise des cheminotes et cheminots. La CGT, son Union Fédérale des Cadres et agents de Maitrise, a toujours cherché à développer et rendre accessible cette qualification à tous les cheminot-e-s, qui, au quotidien, développent leurs savoirs.

Les cheminots à la qualification D sont, aujourd’hui, la cheville ouvrière pour la réalisation d’une production de qualité. Ils sont agents de Maîtrise.

Aujourd’hui, la direction de la SNCF cherche à dévoyer la fonction Maîtrise. La politique managériale menée dans notre entreprise fait fi de l’analyse ou l’expertise des agents de Maîtrise pour les cantonner dans un rôle de vecteurs de ses orientations, voire de surveillants. Ils devraient se contenter de faire appliquer des directives qui leur semblent bien souvent inadaptées voire nuisibles à la production et au service rendu.

QUELLES SONT LES COMPÉTENCES NÉCESSAIRES A LA MAITRISE ?

Pour la CGT, les parcours professionnels doivent permettre aux cheminots de développer leurs compétences :

✓ Aussi bien techniques qu’organisationnelles,
✓ Pédagogiques afin de faire partager et transmettre savoir-faire et expertise,
✓ D’autonomie pour animer voire diriger une équipe, selon les métiers et spécialités, de façon à réaliser la production.

Ces compétences se doivent d’être valorisées en rapport avec la responsabilité et la maîtrise de l’emploi tenu. Par conséquent, elles doivent aussi se traduire par une position de rémunération sur une grille. Pour la CGT et son UFCM les compétences appartiennent aux salariés.

Il est de la responsabilité de l’employeur d’utiliser les salariés en fonction des compétences et de leur donner les formations nécessaires après échange lors de l’EIF.

Pour l’UFCM CGT, il est urgent de redonner du sens à cette fonction en revendiquant une réelle autonomie dans l’organisation de la production, l’expertise et de véritables moyens. Bref, que leurs propositions soient entendues.

LES EXPERTS DE LA PRODUCTION C’EST VOUS !!

Un expert ne doit pas être systématiquement d’accord, il doit être en mesure de pouvoir proposer une autre organisation et les moyens nécessaires à la production !

Nous allons aborder les négociations sur le volet classification de la CCN. La CGT revendique une grille salariale et l’instauration d’un dictionnaire des filières au niveau de la branche. Le patronat, sous l’impulsion des premiers dirigeants de la SNCF cherche à rémunérer uniquement les compétences nécessaires au poste tenu, en fonction d’une valeur de marché afin de casser toute référence collective. Il veut imposer une polyvalence, dévaloriser les métiers, pouvoir modifier le salaire des agents et précariser leur carrière.

Il va nous falloir un rapport de forces de haut niveau pour imposer notre vision de la reconnaissance des compétences qui, comme nous le présentons, appartiennent aux salariés.

L’UFCM-CGT vous invite à vous rapprocher de nos structures et de nos militants pour échanger sur vos attentes, construire vos revendications.

Dossiers associés

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CAISSE DE SOLIDARITÉ GRÈVE 2018

Expression unitaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

L’ensemble des Organisations Syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT tient à remercier, dans un premier temps, les artistes et les intellectuels ayant impulsé cet élan de solidarité envers les grévistes, dans ce conflit contre une réforme ferroviaire synonyme de casse du Service Public Ferroviaire.

Les Fédérations CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT félicitent le travail titanesque de l’association et notamment du Bureau. 12 034 dossiers, soit 36 102 fiches de paie et 106 555 jours de grève ont été contrôlés et comptabilisés pour redistribuer l’ensemble des sommes collectées, soit 1 266 513,75 €. Chaque dossier a été vérifié par l’ensemble des membres du bureau, à l’occasion de plus de 50 heures de réunion.

Il est à souligner le sérieux, l’exemplarité et le respect du règlement intérieur de l’association par les camarades de toutes les organisations syndicales impliqués au sein de l’association et plus largement, l’ensemble des militants ayant participé à ce dispositif (du syndicat en passant par les Fédérations jusqu’au Bureau de l’association).

La répartition effectuée lors des bureaux de l’Association Solidarité Cheminots Grévistes 2018 en fonction des dossiers remontés par les Fédérations Syndicales est la suivante :

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Il est à noter que le nombre de dossiers remontés a été 3 fois plus important que celui qui était envisagé.

Également, les membres du Bureau remercient les organisations syndicales qui ont mis gracieusement à disposition du personnel et des moyens techniques.

L’association, qui a rempli son rôle, sera dissoute prochainement.

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ON EST TOUJOURS LÀ !

Réforme du ferroviaire

| Fédération

Les cheminots n’en ont pas fini avec cette mauvaise réforme, les raisons d’agir sont toujours là !

Avec un contenu de réforme qui reste largement à écrire à travers ordonnances, décrets, et les différents volets à négocier de la CCN du ferroviaire, la Fédération CGT des Cheminots n’entend pas baisser la garde et va poursuivre la mobilisation, tant vis-à-vis du pacte ferroviaire, du pacte d’entreprise que de la CCN.

Ainsi, la prochaine étape de mobilisation aura lieu le 18 septembre prochain, date de réouverture des discussions sur les classifications et rémunération de la CCN.

Cette journée de déploiement des militants de la CGT, avec des rassemblements et différentes initiatives dans les territoires, sera l’occasion de rappeler au patronat notre exigence d’avoir une CCN de haut niveau pour tous les cheminots de la Branche pour gagner de nouveaux droits.

Il nous faudra également prendre toute notre place dans la mobilisation interprofessionnelle du 9 octobre prochain pour s’opposer aux politiques régressives du gouvernement en matière de pouvoir d’achat, de protection sociale, et de casse méthodique des services publics.

La réforme ferroviaire n’entrera réellement en vigueur qu’en 2020, d’ici là, il nous appartient de tout mettre en oeuvre pour qu’elle soit enterrée !

Aussi, la Fédération CGT appelle les cheminotes et les cheminots à se tenir debout, à poursuivre leur engagement dans la lutte quelle qu’en soit la forme et à participer aux rassemblements organisés en territoires, dès le 18 septembre, tel celui qui se tiendra à Paris, Esplanade de la Défense, à 12h30, Tour Séquoia.

TA DÉFENSE, NOS EXIGENCES….
POUR LE FER !

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