Fédération CGT des Cheminots


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L’IHS a 20 ans !

Billet de l'IHS

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20_ans_ihsOui, cela fait vingt ans que nous vous faisons connaître l’expérience accumulée par notre fédération au fil du temps. Vingt ans encore que nous rendons compte de ses combats et luttes revendicatives, lesquels témoignent que les syndiqués et les cheminots ont toujours été les maîtres d’oeuvre de leur histoire sociale.
Écrire l’histoire, comme nous le faisons, ce n’est pas seulement rapporter les faits, rechercher les sources d’information ou exposer un savoir. Les événements que nous vous restituons sont examinés et analysés dans le sens de l’évolution générale des rapports sociaux, des conditions sociales et des transformations permanentes dans la société en général, et dans le ferroviaire en particulier.

Nous les traitons de manière à vous en communiquer le sens, en les interprétant selon la dynamique de la vie et des luttes par lesquelles les cheminotes et cheminots tendent à se libérer des contraintes et des aliénations qui entravent leur plein épanouissement. Notre histoire nous enseigne que rien n’est statique, que les évolutions alternent parfois avec des soubresauts ou des reculs momentanés pouvant être ressentis comme des défaites. Mais son éclairage nous confirme que sa marche est emmenée par les luttes pour le progrès social.

En prenant appui sur ces vingt années d’expérience, l’IHS s’est engagée dans une démarche d’évolution. Nous allons ainsi nous doter d’un nouveau site internet et d’une bibliothèque numérique accessible à toutes et à tous. Nous avons aussi la volonté de mieux répondre aux questionnements et attentes de nos adhérents, en nous tournant vers tous nos syndicats et sections, pour les associer par l’adhésion à notre activité. Nous allons aussi – et enfin – vous proposer le prélèvement automatique de votre adhésion, ce qui soulagera le travail des structures syndicales.

Patrick Chamaret, président de l’IHS des cheminots.

De réformes perpétuelles en PLANS SUCCESSIFS !

Billet de l'IHS

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de_reformeDepuis sa création, il y a 80 ans, la SNCF subit des réformes et des plans à répétition.
Les recettes appliquées et leurs motivations ont une constance. Au nom de l’équilibre financier, elles ne visent qu’à baisser les effectifs, fermer des lignes et ciblent les conditions sociales des cheminots, leur caisse de retraite et leurs facilités de circulations. À chaque fois, ces stigmatisations sont utilisées pour esquiver la responsabilité des choix politiques et économiques imposés à l’entreprise nationale.

Dès 1938, le premier plan « de démembrement du réseau » décide la fermeture totale de 4 679 km de lignes voyageurs et celle, partielle, de 1 743 km. Il comprend la baisse des effectifs avec le licenciement des auxiliaires et des mises en retraite anticipées de cheminots du cadre permanent, vite remplacés par des auxiliaires. Le ministre des Travaux publics de l’époque parle d’une nécessaire « pénitence ferroviaire ». Avec une virulence exacerbée, les attaques actuelles ne font que reprendre les arguments répétés du plan Tissier de 1949, de l’avenant de 1953, du plan dit « de stabilisation » de 1964, de la réforme des années 1970 et du contrat de plan de 1978 et son réseau noyau.

Des rapports de forces ont pu apporter des éclaircies en 1982 avec la LOTI et le statut d’Épic de la SNCF, puis en 1995, avec le barrage à la réforme Juppé. Mais l’horizon s’est assombri de nouveau avec la réforme de 1997 puis la « réforme de la réforme ». En s’adaptant aux paquets européens, celles-ci ont induit la création du Groupe public ferroviaire (GPF), et amené le système ferroviaire vers l’ouverture à la concurrence, engageant ainsi un retour à des compagnies privées. Or, ce système a déjà montré son inadéquation. En 1937 les réseaux privés, alors incapables de rendre le service public que l’on attendait, ont été nationalisés ! Évitons de passer par la case départ et activons les leviers pour la conquête et le développement du service public.

Patrick Chamaret, président de l’IHS des cheminots.

La naissance de la SNCF

Billet de l'IHS

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Pierre-SemardParmi les séquences historiques qui seront célébrées cette année, celle de la création de la SNCF* au 1er janvier 1938 est majeure. Le regard de Pierre Semard, qui en a été un acteur résolu, aide à bien comprendre cet événement.

Dès 1920, il douta du bien-fondé d’une nationalisation qui, en l’absence de processus révolutionnaire, ne pouvait être qu’une réforme illusoire destinée « à replâtrer le capitalisme ».

Mais la Fédération CGT des cheminots portait alors majoritairement la nationalisation, notamment dans la grève de mai 1920 qui conduisit à la révocation de 25 000 cheminots.

Cet échec amènera à la scission de la Fédération de 1921 à 1935, puis après le Front populaire.

Dans les débats sur la réorganisation des transports et en faveur d’une coordination des moyens de transport, Pierre Semard, alors secrétaire général de la fédération, s’attacha d’abord à promouvoir des questions de fond.

Mais le gouvernement ne décida la réforme des chemins de fer qu’avec les compagnies, sans aucune discussion ni prise en compte des propositions de la Fédération.

Leur déficit atteignant 35 milliards fin 1937, la CGT prônait une profonde transformation du régime des réseaux puis la nationalisation industrialisée des chemins de fer permettant une exploitation rationnelle et économique. Ce qui excluait des demi-mesures telles que la création d’une société mixte maintenant la structure des réseaux.

La déception est donc forte dans les rangs syndicaux lorsque la SNCF est créée par le décret du 31 août 1937.

Pierre Semard évoquera alors les combats qu’il faudra continuer à mener pour obtenir une réorganisation plus profonde et une véritable nationalisation des chemins de fer.

Arrêté, condamné, emprisonné par le gouvernement français puis fusillé par les nazis le 7 mars 1942, ces combats se feront sans lui, mais c’est sa ligne que portera désormais la Fédération.

Patrick Chamaret, président de l’IHS des cheminots.

L’UFCM dans l’histoire

100 ans de luttes

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UFCM-histoireLes questions de la syndicalisation des maîtrise et cadres, de l’outil syndical, de son efficacité en prise avec les défis d’aujourd’hui seront une nouvelle fois discutées lors du prochain congrès UFCM, qui aura lieu à Saint-Malo
du 21 au 23 novembre 2017.
Un bref regard dans le rétroviseur de l’histoire de cet outil spécifique, né de la volonté de la CGT d’accompagner les salariés au plus près de leurs revendications, nous permettra d’en saisir les enjeux.
Notre fédération, tout au long de son histoire a toujours œuvré, quelles que soient les difficultés, au rassemblement des cheminots de tous grades. Ce fut pour elle une question essentielle, jamais anodine.
Pierre Semard, en son temps, mesurant bien l’apport des cadres et leur situation particulière dans la production, avait veillé à ce qu’ils aient toute leur place dans la CGT, du local au national.
Après-guerre les structures évoluèrent. Une section cadres émergea dans les syndicats jusqu’à la création de l’Union fédérale des cadres (UFC) en 1958. L’Union fédérale des cadres et maîtrises (UFCM) fut créée en 1973 avec plusieurs syndicats regroupant ces catégories au sein de la fédération.
Ce choix fut fait pour favoriser la syndicalisation et l’expression spécifique des maîtrises, techniciens et cadres qui, entre-temps, avaient vu leur proportion grandir dans la corporation. L’UFCM CGT est devenue la première organisation chez les maîtrises et la seconde chez les cadres.
Connaître et apprécier ce passé pourrait, n’en doutons point, éclairer les débats du prochain congrès sachant qu’un cheminot sur deux relève désormais des collèges maîtrise et cadres.

Jany Moineau, membre du bureau de l’IHS.

26 ans de CSG

100 ans de luttes

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tribune_678La contribution sociale généralisée (CSG) a été mise en place par le gouvernement Rocard dans le cadre de la loi de finances de 1991. Il s’agit d’un véritable impôt, destiné à « financer » la protection sociale. Les gouvernements successifs et le patronat ont justifié sa création par l’idée que le niveau trop élevé des cotisations sociales – rebaptisées charges sociales – constituait une des principales causes du chômage. Il leur fallait donc les réduire, voire, à terme, les faire disparaître.
Sur ce point, il n’est pas inutile de rappeler la position de notre fédération dans La Tribune des cheminots d’octobre 1990 : « Cette réforme, disions-nous, est un véritable poison qui sera insufflé chaque année à dose de plus en plus mortelle dans la veine de la Sécurité sociale. »

Nous pressentions que la création de la CSG mettrait en cause une des plus grandes conquêtes sociales et démocratiques du XXe siècle, pour lui substituer un régime de solidarité minimum d’assistance aux plus défavorisés, financé par l’impôt. L’objectif final était déjà d’en finir avec le financement fondé sur les richesses créées dans l’entreprise.

Depuis 1993, pas moins de 82 mesures d’exonération ont été mises en oeuvre, tandis que le taux de la CSG s’est envolé, passant de 1,1 % en 1991 à 7,5 % en 1998. La dette de la Sécurité sociale s’accroissant, une nouvelle ponction dans les revenus des citoyens est intervenue avec la création, en 1996, de la contribution à la réduction de la dette sociale (CRDS), dont le taux a été fixé à 0,5 % des revenus bruts.

Malgré la création de ces taxes et les exonérations successives, le chômage n’a cessé d’augmenter ! C’est dire la pertinence du diagnostic !
Les propositions du gouvernement Macron de diminuer les cotisations et d’augmenter la CSG de 1,7 % vont dans le même sens et ne manqueront pas d’aggraver la situation. Autant de « bonnes raisons » de s’y opposer.

Claude Marache, membre du bureau de l’IHS.

* La Tribune des cheminots, n° 678, octobre 1990. Coll. IHS-CGT cheminot.

Statut des cheminots et code du travail

100 ans de luttes

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statut 1920 ihs

L’histoire sociale des cheminots, jalonnée de luttes syndicales, a permis d’élaborer au fil du temps des textes et des pratiques qui charpentent un ensemble de garanties collectives. Ces dernières protègent à la fois individuellement et collectivement les cheminots. C’est particulièrement le cas du « Statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel » institué en 1950* en faveur des agents du cadre permanent.

Ce statut, qui a le caractère d’un acte administratif réglementaire, déroge à bon nombre de dispositions du Code du travail. Toutefois, certaines restent applicables aux cheminots.
Cette dérogation trouve son origine à la fois dans les obligations de sécurité, mais surtout au vu « des nécessités particulières du service public » comme l’a rappelé en 1995 le Conseil d’État.

Outil de protection sociale, il n’est pas surprenant que le statut dérange ceux qui veulent imposer plus de libéralisme, de concurrence et de flexibilité.

Au premier rang l’on retrouve le Président Pepy, mais aussi le Medef et bon nombre d’hommes politiques de droite et de gauche, dont l’actuel président de la République.
Et si la loi d’août 2014 (réforme ferroviaire) prévoit le maintien du statut, elle a cependant ouvert la voie à sa marginalisation et son remplacement par une convention collective empreinte de reculs  sociaux. La réforme du Code du travail de Madame Pénicaud vient compléter cet arsenal de destruction.
Mais rien n’est joué d’avance, tout dépendra des cheminots…

Maurice Samson, membre du Bureau de l’IHS des cheminots.

* Le premier statut du personnel a été mis en place en 1912 sur le réseau de l’État, avant que ne soit adopté un statut unique en 1920, lui-même remplacé par une convention collective en 1938 (voir le Cahier de l’IHS n° 54 du troisième trimestre 2015).

Double centenaire de la fédération

100 ans de luttes

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Jean BlancLe 11 mai 2017 restera une date importante pour les cheminots CGT de Capdenac. Ce jour-là, ils ont célébré deux anniversaires : les 100 ans de la Fédération CGT des cheminots et ceux de leur camarade Jean Blanc, syndiqué depuis 70 ans à la CGT.

Sous le regard solennel de nombreux participants, un hommage appuyé a été rendu à Jean. Retraçant sa carrière professionnelle et son engagement syndical, Jean Bonet, pour la section des retraités CGT, a décrit le parcours d’un homme résolument combatif, attaché aux valeurs de la CGT, chaleureux et fraternel. Il a insisté sur sa fidélité à la CGT, pointant au passage l’importance de l’engagement individuel et collectif dans la conquête de nouveaux droits sociaux.

Cédric Robert s’est exprimé au nom de la Fédération CGT des cheminots. Il a retracé pour les camarades présents les grandes étapes de l’activité syndicale et revendicative de la fédération durant ce siècle. Prenant appui sur l’exemple de Jean, il a insisté sur le rôle joué par les cheminots dans les luttes revendicatives, leur contribution ayant permis de réelles victoires (deux expositions dont une sur les luttes locales en témoignaient).
Ému par les marques de respect témoignées par ses camarades et par la fédération, Jean leur a, à son tour, adressé ses remerciements ainsi que sa reconnaissance dans un discours empreint d’humilité.

À l’issue de ces interventions, il a confié être particulièrement touché par la remise de la médaille de la CGT. Une nouvelle preuve de son attachement indéfectible à notre organisation, comme chevillé au corps.

L’engagement de Jean est un rappel autant qu’une inspiration. Comme lui, avec tous les camarades, entamons ce nouveau siècle de notre Fédération avec autant de conviction, de combativité et d’enthousiasme.

Gilles Marinet, section des retraité de Capdenac.

La conquête de la prime de VACANCES !

100 ans de luttes

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La prime de vacances que les cheminots touchent chaque année sur la paie de juin a été acquise par la lutte, en juin 1971, au bout de 10 jours de grève.

Après les événements de mai 1968, le gouvernement rechercha un large consensus, une sorte d’intégration des forces sociales, caractérisée par la duperie de la « nouvelle société » prônée par le Premier ministre de l’époque, Chaban-Delmas, et les discours angéliques sur la « concertation permanente ».

Si l’année 1971 commença par une première signature de l’accord salarial à la SNCF, avec des réserves de la part de la Fédération CGT, elle marqua aussi la fin de la relative accalmie sociale qui avait suivi et une étape nouvelle de démarche syndicale, rompant avec un certain dirigisme.

La grève de juin 1971 n’a en effet pas démarré sur un appel des organisations syndicales CGT et CFDT, mais sur la base de décisions prises localement par les syndicats, après consultation des cheminots. Ce fut la première grève nationale post-1968 de toute une corporation.

Les négociateurs durent faire face à la provocation du gouvernement, le chantage de la direction, les menaces envers les cheminots et les croche-pieds des autres organisations syndicales (OS). Parmi les avancées, la CGT obtint la prime de vacances, encore en usage aujourd’hui. Néanmoins, une partie des cheminots estimèrent les résultats de cette grève très insuffisants.

S’en saisissant, la CGT y vit la nécessité d’approfondir ses pratiques. Avec ses unions régionales et ses syndicats, elle développa alors une analyse visant une action syndicale responsable et efficace, basée sur le respect des règles de la démocratie syndicale et ouvrière, le renforcement de l’unité d’action, la conception de masse et de classe. Autant de questions toujours incontournables pour l’élaboration des revendications et de l’action.

Patrick Chamaret, président de l’IHS.

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À Caen, les 100 ANS !

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Le samedi 25 mars 2017, le syndicat CGT des cheminots de Caen a organisé une grande initiative publique autour des 100 ans de notre Fédération avec débats, expositions, concerts, etc.

Cet événement avait pour vocation de créer du lien avec la population et de rassembler les cheminots afin, dans une période décisive pour notre entreprise publique, de poser une nouvelle voie pour la SNCF : celle du service public. Nous souhaitions à la fois éclairer notre riche passé, mais également tracer des perspectives pour les prochaines années.

L’organisation de cette journée a nécessité un travail de plusieurs mois avec un engagement total des militants du syndicat de Caen. Au vu de la qualité des débats, des stands, et de la restauration, nous pouvons considérer notre pari comme étant réussi.

Nous éprouvons également une grande satisfaction d’avoir su impliquer tous nos syndiqués dans un tel évènement, c’est un bon point pour notre vie syndicale.

L’occupation insolite de la place Pierre Semard à Caen n’est pas passée inaperçue et nous avons pu échanger toute la journée avec de nombreux voyageurs transitant en gare. Nous avons abordé des sujets locaux, comme la grève des agents de la Vente et de l’Escale de Caen, ou certains des enjeux nationaux comme les élections ou l’avenir de la SNCF.

Plus généralement, nous avons pu mettre à profit ce samedi pour évoquer les mobilisations et démontrer leur portée pour changer réellement le cours des choses.

Plusieurs temps forts

Tout d’abord, un hommage appuyé a été rendu à Pierre Semard par le syndicat CGT des cheminots de Caen. Le rappel de son assassinat par les nazis, il y a 75 ans, en ce contexte de retour de l’extrême droite briguant le pouvoir par les urnes, en a été le fil rouge.
Puis un premier débat public, axé sur l’actualité de la SNCF, a vu se confronter des responsables politiques dont Philippe Duron, député bien connu pour son rapport sur les TET*, des usagers et des syndicalistes dont Jean Riconneau, président de la commission économique du CCGPF. Tous ont été amenés à réfléchir sur la question : « SNCF, quelle voie pour le service public ferroviaire ? ». Nous avons eu, à cette occasion, l’opportunité de vérifier, preuves à l’appui, que la vision d’une « concurrence abordée avec intelligence » n’est ni celle de la CGT ni celle des usagers !
Le troisième temps fort a eu lieu l’après-midi avec un débat intitulé « 100 ans de la Fédération CGT des cheminots, quelle place et quel rôle des cheminots dans l’histoire sociale ? ». Aux côtés de Loïc, jeune cheminot de l’atelier de Caen, Gilbert Garrel, président de l’IHS CGT, Christian Langeois, historien, auteur d’une biographie d’Henri Krasucki et enfin Guy Henrio, de l’IHS CGT fédéral, ont tous, en écho des propos de la matinée, mis en résonance l’apport des luttes et des expériences de ce siècle passé.

Allan Bertu, secrétaire général du syndicat.

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Les portes du PROGRÈS et de l’AVENIR

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programmeAlors que le 15 mars devrait être une date fériée, elle passe quasiment inaperçue politiquement et médiatiquement. Elle scelle pourtant la naissance en 1944 d’une ambition et d’un projet de société qui engageaient devant la nation, et pour le long terme, son évolution vers plus de justice et de solidarité.

C’est à cette date que fut signé le Programme d’action de la Résistance, plus connu sous l’appellation de la première édition clandestine, Les jours heureux.

Par fidélité à l’histoire, faut-il rappeler qu’il ne s’agissait pas d’un texte de circonstance mais bien d’un engagement à l’unanimité de la diversité du Conseil national de la Résistance (CNR).

Le Conseil n’avait pas pour seule volonté de rassembler des forces pour chasser l’occupant et ses complices de Vichy. Il voulait aussi que son action débouche sur une société plus humaine, de liberté. Il souhaitait oeuvrer pour l’instauration d’une démocratie économique et sociale définissant les moyens sans lesquels un tel idéal ne pouvait devenir réalité.
Ce programme est un texte vivant qui atteste de la modernité de la Résistance et de son esprit, qui est une source de réflexion pour tous ceux qui sont engagés dans le combat pour la démocratie, les droits de l’homme, contre l’intolérance, le racisme et ses variantes.

À une époque où la détérioration du tissu social ouvre la voie à la démagogie et à l’aventure, où la jeunesse a besoin de repères, il semble utile de rappeler que les valeurs affirmées par le programme du CNR, la liberté, la justice sociale, la solidarité, la tolérance sont les seules susceptibles de constituer le socle d’une république citoyenne et sociale. Un nouveau quinquennat va commencer et, au regard de la campagne et des programmes énoncés, la résistance sociale sera plus que jamais nécessaire pour donner les clés des portes du progrès et de l’avenir.

Patrick Chamaret, président de l’IHS.

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25 avril 2018

Réforme de la SNCF : «Nous avons des propositions», assurent les cheminots ariégeois

Les cheminots ariégerois en grève ont participé, hier après-midi, à un rassemblement devant la préfecture de l'Ariège. Une délégation a été reçue.[…]

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