Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

IMPENSABLE

Urgence sanitaire et sociale

| Fédération

Le 30 novembre 2017, un agent travaillant dans les postes d’aiguillages du bassin Thouarsais a tenté de mettre fin à ses jours en gare de Luché, en s’intoxiquant à l’aide de bouteilles de gaz.

Une explosion accidentelle l’a empêché d’aller au bout de cet acte désespéré, lui causant toutefois de graves brûlures aux mains et au visage.

Loin de mesurer ou de prendre en considération la détresse de cet agent, la direction a rapidement envisagé de porter plainte pourdestruction de matériel !

Face à la pression des militants CGT et à l’incompréhension qu’une telle décision aurait suscitée chez les cheminots, elle s’est ensuite ravisée.

Les conséquences induites par la récente restructuration des postes du bassin Thouarsais, source du malaise psychologique de l’agent, dont les états de service sont excellents, ne peuvent être ignorées.

Les temps sont désormais au cynisme et au désengagement social. La direction a refusé l’expertise contradictoire demandée par les mandatés du CHSCT !

Craignait-elle de voir sa responsabilité explicitement engagée ?

Cet évènement grave intervient dans un contexte de répression lourde et arbitraire au sein de l’Établissement Infra-Circulation des Pays de la Loire.

La politique managériale du soi-disant « juste et équitable » s’est traduite en quelques mois par de nombreuses journées de mise à pied, une mutation disciplinaire et un licenciement à l’encontre d’agents pourtant tous reconnus pour leur professionnalisme ! En revanche, l’ensemble des propositions pragmatiques de la CGT, visant à améliorer la formation continue et le management de la sécurité, ont été balayées d’un revers de main, par une direction enfermée dans ses certitudes comme dans ses contradictions.

En ce sens, non satisfaite de ne pouvoir porter plainte contre l’agent, elle a décidé d’engager une procédure disciplinaire interne !

La CGT considère cette décision inacceptable ! Si elle devait être maintenue, elle favoriserait de toute évidence un accroissement des risques psychosociaux.

Le 9 février, la CGT cheminots des Pays de la Loire assistera donc cet agent lors de son entretien disciplinaire et s’emploiera à faire valoir la Raison face à l’arbitraire, l’impensable, l’inacceptable.

La Fédération des Cheminots réaffirme qu’elle ne lâchera rien face à une direction qui semble avoir perdu la tête.

Téléchargements

DÉFENDONS ENSEMBLE LES SERVICES PUBLICS !

| Fédération

Alors que les politiques libérales font partout la démonstration de leur inefficacité, le Gouvernement français lance une vaste offensive contre les services publics. L’énergie et le transport ferroviaire sont particulièrement visés.

DANS LE FERROVIAIRE :

Le Gouvernement s’apprête à mettre la SNCF en concurrence dans le transport de voyageurs et à liquider le transport de marchandises qui s’est effondré (toutes entreprises confondues) depuis que la concurrence s’applique dans cette activité.

Le rapport Spinetta publié le 15 février 2018 confirme que la concurrence coûtera plus cher à l’usager et aux collectivités locales, qu’elle conduira à fermer des dizaines de lignes pourtant indispensables aux territoires et pourrait provoquer de nombreux dysfonctionnements. Malgré cela, le Gouvernement veut passer en force.

La CGT exige au contraire que les enjeux sociaux et environnementaux soient au coeur de la politique publique :
▪ Pour relancer le transport de marchandises qui permettrait de décongestionner les routes, préserver l’environnement…
▪ Pour améliorer le droit au transport et la qualité du service en réunifiant la SNCF et en décloisonnant son fonctionnement interne.
▪ Pour desservir solidairement tous les territoires et leur permettre de se développer.
▪ Pour défendre l’emploi stable et bien rémunéré, qui est le seul moyen de relancer efficacement l’économie.

DANS L’ÉNERGIE :

Pris entre une Europe qui veut faire passer sa 4e directive pour imposer un mix énergétique axé essentiellement sur les énergies renouvelables et dérèglementer encore plus le secteur énergétique ; un gouvernement focalisé sur la mise en oeuvre de sa loi de transition énergétique pour la croissance verte, les emplois des agents des Industries Electriques et Gazières sont directement menacés ! Conséquences des réorganisations des entreprises et des choix des politiques libérales entrainant de facto des plans sociaux, des suppressions des plateaux téléphoniques, l’ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques, des fermetures de sites de production d’électricité charbon, nucléaire… En clair, une véritable gabegie organisée par le pouvoir capitalistique.

Cette situation amène la CGT à prendre toute sa place dans le débat sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (période 2019-2024) pour faire entendre une autre voix et porter une politique énergétique d’avenir qui prévoit, entre autres, la structuration de chaque filière énergétique.

La FNME-CGT exige le bilan de la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz qui a détruit 70 ans de service public assurant la réponse aux besoins. L’énergie, ce n’est pas une marchandise, c’est un droit pour tous les usagers. Faisons de ce slogan une réalité et menons la bataille pour gagner un nouveau service public de l’électricité et du gaz attaché à un statut national de l’énergéticien pour l’ensemble des travailleurs du secteur.

SALARIÉS, USAGERS,
NE NOUS LAISSONS PAS DÉPOSSEDER SANS RÉAGIR !

Aux États-Unis, un récent rapport de l’association des ingénieurs civils estime à 3 600 milliards de dollars les besoins d’investissements dans les infrastructures de transport, d’énergie et de télécommunication, actuellement en déliquescence. Proportionnellement, si la France était dans cette situation, cela représenterait 500 milliards d’investissements à réaliser.

Grâce aux services publics et aux entreprises publiques, notre pays se trouve dans une meilleure situation. Socialement, les services publics démontrent également leur efficacité, notamment par un faible coût de l’énergie et des transports par rapport à nos voisins européens. Ils ont permis d’amortir la crise économique de 2008.

Il est donc indispensable de renforcer les services publics, de leur donner les moyens de fonctionner correctement, de les démocratiser et d’en élargir le champ d’intervention pour mieux faire face aux attentes de la population.

A l’inverse, l’État étrangle les entreprises publiques, les met en concurrence pour les affaiblir, et se fixe pour objectif de les privatiser !

De véritables plans sociaux sont mis en œuvre pour concentrer les moyens sur des opérations capitalistes, alors que notre pays compte 5 millions de chômeurs et précaires.

La sécurité de nos installations est remise en cause par des politiques de sous-traitance en cascade, de précarisation de l’emploi et d’affaiblissement des compétences qui ont été construites grâce aux Statuts des personnels.

Réapproprions-nous les services publics ! Imposons que les besoins des usagers soient au coeur des stratégies de nos entreprises publiques. A partir de notre professionnalisme, qui est la meilleure des expertises, imposons qu’elles s’organisent et se dotent des moyens pour répondre à ces besoins, tout en améliorant les conditions de travail et d’emploi.

La Fédération CGT de l’Énergie et des Mines
et la Fédération CGT des cheminots
tirent la sonnette d’alarme et appellent les salariés et usagers
à se mobiliser le 22 mars 2018 pour défendre les services publics !

Téléchargements

LES ORGANISATIONS SYNDICALES REFUSENT UN RECOURS AUX ORDONNANCES !

Communiqué de presse

| Espace presse

Les fédérations syndicales des cheminots CGT – UNSA – SUD-Rail et CFDT ont pris connaissance par la presse des velléités gouvernementales de recourir par voie d’ordonnances quant à l’avenir du service public ferroviaire déjà privé d’un débat lors des assises de la mobilité. Elles mettent en garde le gouvernement qu’elles réagiraient de manière forte et avec détermination s’il entendait utiliser l’ordonnance en tout ou partie dans le cadre de la nouvelle réforme ferroviaire. L’utilisation de ce subterfuge législatif dénoncé par la population, ne permet pas à la représentation nationale, aux citoyens, aux usagers et organisations syndicales de s’exprimer et débattre des missions et des responsabilités d’un système ferroviaire public, élément central des politiques d’aménagement du territoire, de continuité territoriale et de développement durable.

Les fédérations syndicales ne sauraient accepter une stratégie de contournement de la part du gouvernement qui refuserait d’entendre les arguments et les propositions des organisations syndicales. La colère des élus locaux et des usagers qui vont voir disparaître leurs lignes de proximité et qui vont devoir mettre la main au portefeuille ainsi que celle des cheminots dont le contrat social serait remis en cause doit être entendue par le Gouvernement

Les enjeux vitaux pour les cheminots et la population portés par les préconisations du rapport SPINETTA qui remettent en question l’avenir du transport ferré comme service public au service de l’ensemble des citoyens et des territoires, méritent mieux qu’un passage en force législatif.

Alors que le premier ministre doit annoncer lundi 26 Février le calendrier et la méthode retenue, les organisations syndicales CGT –UNSA – SUD-Rail et CFDT préviennent qu’en cas de recours à l’ordonnance, le gouvernement portera l’entière responsabilité d’un conflit majeur. Nous ne laisserons pas un gouvernement quel qu’il soit préempter le service public ferroviaire l’année même des 80 ans de la SNCF.

Dès à présent, nous appelons donc l’ensemble des salariés du ferroviaire et les usagers à se préparer à une mobilisation d’ampleur pour préserver ce qui constitue le bien commun de la nation.

Contacts :
CGT : secteur communication 01.55.82.84.32
UNSA : Roger DILLENSEGER 06 08 89 71 69
SUD-Rail : Erik MEYER 06 61 24 13 64
CFDT : Thomas CAVEL 06 70 64 25 25

Téléchargements

TENTATIVE DE SANCTION POUR TENTATIVE DE SUICIDE

Risques psychosociaux

| Espace presse

Les restructurations incessantes, le manque d’effectifs, la dégradation de la qualité de service, le management agressif engendrent une profonde détresse des cheminots.

En décembre dernier, submergé par la souffrance, un énième cheminot a tenté de mettre fin à ses jours. La direction tente de le sanctionner pour cela !

La CGT a saisi Guillaume Pépy d’une Demande de Concertation Immédiate relative aux risques psychosociaux et était reçue ce matin par la direction RH du Groupe Public Ferroviaire.

Un agent, aiguilleur dans la région des Pays de Loire qui, confronté à une dégradation insoutenable de ses conditions de travail, et après avoir vainement interpellé la direction, a tenté de mettre fin à ses jours par asphyxie au gaz sur son lieu de travail.

Une explosion inexpliquée s’est produite, occasionnant à l’agent de multiples brûlures graves.

La direction d’entreprise envisagea dans un premier temps d’engager des poursuites pénales à l’encontre de l’agent pour dégradation des locaux ! Elle y renoncera face à la mobilisation des cheminots et des représentants locaux de la CGT.

Revancharde et niant sa propre responsabilité dans la souffrance des cheminots, la directrice d’établissement a engagé des poursuites disciplinaires à l’encontre de l’agent victime, n’excluant aucun niveau de sanction, jusqu’à 12 jours de mise à pied assortis d’une mutation disciplinaire.

Cet acharnement sur une personne qui déjà se trouve dans le plus profond état de désarroi interroge sur l’objectif poursuivi. La direction veut-elle masquer sa responsabilité dans l’état sanitaire de l’établissement, veut-elle occulter les effets du mal-travail, veut-elle inciter les plus fragiles au départ ou à l’irréparable ? Ou s’agit-il simplement d’actes isolés d’une personnalité dépourvue d’empathie ?

Saisi par la Fédération CGT des cheminots de ces agissements cyniques, le président Guillaume Pépy n’a pas daigné répondre ou intervenir.

La direction RH a, quant à elle, fait le choix de de pas remettre en cause la procédure, et donc de soutenir les démarches de l’établissement. Cela confirme que la répression devient une vraie stratégie d’entreprise et prend des proportions de plus en plus importantes.

Les cheminots ne peuvent pas rester spectateurs de ces injustices sans réagir.

Si la direction confirme une sanction à notre collègue, la Fédération CGT des cheminots appellera à une journée de grève nationale.

Téléchargements

NATIONALISER LES PERTES ET PRIVATISER LES PROFITS !

Rapport Spinetta

| Fédération

Le rapport Spinetta sur l’avenir du ferroviaire a été remis au Premier Ministre le 15 février 2018.

Il contient 43 propositions qui confirment la politique anti-ferroviaire du Gouvernement.

Réduction du mode ferroviaire

  •  Les petites lignes devront être fermées, après une étude socio-économique histoire de laisser l’espoir à chaque élu qu’il conservera sa ligne.
  •  Le FRET sera filialisé.

Hausse du coût pour la collectivité et les usagers

  • Les TER devront couvrir leur coût complet et pour cela il y aura une hausse de la redevance des Régions…
  •  Après modification de la tarification des péages du TGV (qui sera partiellement indexée sur le chiffre d’affaires), les lignes qui seront toujours déficitaires devront faire l’objet de compensation de l’Etat ou des Régions (puisque la péréquation ne peut plus s’appliquer dans un système concurrentiel).
  •  Il y aura suppression de la régulation tarifaire (c’est-à-dire du prix maximum qui peut être appliqué pour une place).

Casse du Groupe Public Ferroviaire

  •  Les fonctions transverses de l’EPIC de tête seront externalisées.
  •  Les fonctions système seront transférées à l’EPSF ou autre.
  •  La gestion de crise sera transférée à SNCF Réseau.
  •  La SUGE deviendra indépendante.

Bref : l’EPIC SNCF, dit « de tête », disparaît comme la CGT l’avait prédit en 2014 !

  •  Transfert de Gares & Connexions à SNCF Réseau et à terme, transfert des gares aux Régions.
  •  L’ARAFER définira le niveau de productivité à atteindre chaque année. Autrement dit, SNCF Réseau sera dirigé par l’ARAFER.

Une infrastructure neuve financée par le public, utilisée par les entreprises privées

  •  L’investissement de régénération supporté par SNCF Réseau devra être accru progressivement de 500 millions par an et financé par la productivité.
  •  L’indexation des péages devra être revue à la baisse pour favoriser le modèle économique (profits…) des nouveaux entrants.
  •  Ces mesures seront partiellement financées par une hausse du dividende versé à SNCF Réseau par SNCF Mobilités. Les autres entreprises ferroviaires qui gagneraient des marchés ne seront pas soumises à une taxation pour financer également la régénération…
  •  La dette ne serait que partiellement reprise.

Privatisation

  •  SNCF Mobilités et SNCF Réseau seront transformés en Sociétés Anonymes, première étape de la privatisation.
  •  ERMEWA, GEODIS et ICF HABITAT seront vendus.

Casse sociale

  •  Transfert obligatoire des cheminots en cas de perte d’appel d’offres. Pour les contractuels, un refus vaudra démission. Pour les agents au statut, il leur sera fait une proposition de mobilité nationale et un refus vaudra démission.
  •  Les nouveaux embauchés seront en contrat de droit privé.
  •  Pour les cheminots qui bénéficient actuellement du Statut, il faudra engager une négociation sur son contenu pour s’aligner sur les concurrents : CPR, RH0077, dictionnaire des filières, notations et frais de structure.
  •  Mise en place d’un plan de départs volontaires pendant 2 ans.

Les « engagements » de 2014, que l’UNSA et la CFDT avaient mis en avant pour accepter la réforme ferroviaire, sont définitivement enterrés (notamment le caractère indissociable et solidaire du GPF soi-disant garanti par la loi). La CGT avait raison. Espérons que cela serve de leçon pour les « promesses » actuelles…

Le rapport confirme que la concurrence n’est pas obligatoire à partir de 2023 puisque pour la région parisienne elle s’étalera de 2023 à 2039 au motif de la complexité du réseau et du caractère sensible de sa gestion. C’est la confirmation de l’argumentation CGT sur l’application du règlement européen OSP.

Il confirme également que la concurrence est dangereuse. Les inconvénients sont listés : moindre coordination de l’offre, risque d’instabilité de l’offre, risque de moindre efficacité, risque d’écrémage des trafics sur la base de la rentabilité. On ne dirait pas mieux !

Ce qui manque dans le rapport :

✓ Le rapport enterre le « Grenelle de l’Environnement » puisqu’il n’y a plus aucun objectif de développement du mode ferroviaire. Les petites lignes sont supprimées « si la route offre une alternative », donc priorité à la route !
✓ La filialisation du Fret n’apporte aucune perspective. Aucune mesure concrète de relance n’est évoquée. On laisse donc mourir l’activité, mais cela se verra moins si c’est une filiale.
✓ Le rapport ne contient rien sur les questions réelles que posent les usagers : comment faire en sorte que le train soit accessible à tous et à l’heure ? Aucune analyse sur le fonctionnement interne de la SNCF et notamment la gestion par activité/produit/axe. Les besoins des usagers ne sont pas la priorité du Gouvernement.
✓ Concernant le modèle économique, aucune étude sur le surcoût des PPP ou de la sous-traitance. Le dogme libéral fonctionne à plein régime.

Comme elle le fait depuis plus d’un an, la CGT exige un véritable débat public autour des propositions syndicales et des attentes des usagers. Le Gouvernement semble vouloir passer en force sur sa politique de libéralisation. Pour arracher un développement du service public et la préservation de nos droits sociaux, nous allons devoir nous défendre !

La CGT appelle les cheminots à participer en masse à la manifestation nationale du 22 mars à Paris !

Téléchargements

LA MINISTRE CONFIRME LES MAUVAIS COUPS

Réforme du ferroviaire

| Espace presse

Alors que le rapport Spinetta a été remis au Premier Ministre et que celui-ci a reçu les représentants des collectivités, des usagers, et les Présidents des EPIC SNCF, Edouard Philippe n’a pas daigné recevoir les organisations syndicales. C’est un signe de mépris évident pour les cheminots.

C’est donc la Ministre des Transports qui a reçu la délégation CGT le 19 février 2018.

En préambule, la Ministre a condamné les propos de la CGT qui évoque la « casse du service public ». La CGT a donc argumenté son point de vue : lorsque l’on supprime les mécanismes de solidarité (péréquation) par l’ouverture à la concurrence, que l’on décapite le Groupe Public Ferroviaire et qu’on transforme les 2 EPIC restants en Sociétés Anonymes de droit privé, que l’on prévoit l’abandon du réseau et donc l’abandon d’une partie du territoire, on est bien dans la casse du service public.

La Ministre a tenté de déminer le sujet des petites lignes sur lequel le Gouvernement est attaqué de toutes parts. Elle affirme que la proposition du rapport qui prévoit de ne plus financer les Contrats de Plan Etat Région (CPER) ne sera pas retenue. Pour autant, lorsque la CGT l’interroge sur les moyens qu’elle va attribuer à leur régénération, elle affirme que les subventions publiques seront concentrées uniquement sur les travaux des noeuds ferroviaires des métropoles. Les petites lignes sont donc bien toujours menacées de fermeture ou de chantage aux collectivités pour leur reprise.

La délégation CGT a voulu débuter son intervention sur les manques du rapport Spinetta : à aucun moment il n’est fait référence à des mesures concrètes pour répondre aux attentes des usagers sur une meilleure accessibilité au train et sur une meilleure qualité ou régularité du service public.

La CGT a notamment pointé l’organisation interne par activité qui ne cesse de progresser et de dégrader l’efficacité de l’entreprise. Nous avons également interpellé la Ministre sur la suppression permanente des effectifs. L’immobilisme, c’est de poursuivre cette politique !

La CGT a réaffirmé que les droits sociaux (Statut, Régime Spécial…) n’étaient pas des freins ou des boulets, mais au contraire des facteurs d’efficacité de la SNCF. Exemple à l’appui, dans le Fret ou la sous-traitance Infra, nous avons démontré que les entreprises privées sont plus coûteuses que les cheminots à Statut. Nous avons également fait le lien avec les contraintes du service public et la sécurité des circulations.

La CGT a interpellé la Ministre sur l’absence de perspective de relance du Fret ferroviaire qui est un constat d’échec et un aveu d’impuissance des politiques de libéralisation.

Sur l’ouverture à la concurrence, la CGT a prouvé qu’il s’agit uniquement d’un choix politique du Gouvernement et qu’il pourrait tout aussi bien décider de ne pas la mettre en oeuvre, ce qui est confirmé implicitement par le rapport Spinetta qui propose de la repousser jusqu’à 2039 pour certaines lignes de région parisienne.

Au final, il n’y a eu aucune nouvelle information et le Gouvernement confirme sa politique anti-ferroviaire.

Le Premier Ministre fera des annonces lundi 26 février 2018 concernant le futur projet de loi.

La CGT appelle les cheminot-e-s à se mobiliser massivement le 22 mars 2018 lors de la manifestation nationale.

A cette occasion, les cahiers revendicatifs locaux des syndicats seront déposés pour exiger une politique d’amélioration du service public, ainsi que la pétition « touches pas à mes droits ! ».

La CGT appelle également les cheminot-e-s à se préparer à se défendre si le Gouvernement choisissait le passage en force.

Téléchargements

LA DIRECTION SNCF A-T-ELLE PERDU LA TÊTE ?

Risque psychosocial

| Espace presse

Le 30 novembre 2017, un agent travaillant dans les postes d’aiguillage sur la région des Pays de Loire, a tenté de mettre fin à ses jours en s’intoxiquant à l’aide de bouteilles de gaz.
La direction souhaite le sanctionner.

Une explosion accidentelle l’a empêché d’aller au bout de cet acte désespéré, lui causant toutefois de graves brûlures aux mains et au visage.

La direction a envisagé dans un 1er temps de déposer plainte contre cet agent pour destruction de matériel.

Face à la pression de la CGT et des cheminots, la direction a abandonné cette piste mais a décidé d’engager une procédure disciplinaire interne !

Ainsi, le 09 février 2018, dans le cadre de l’entretien préalable à sanction, elle menaçait cet agent de 12 jours de mise à pied et d’une mutation disciplinaire !

La Fédération CGT des cheminots a engagé une démarche de concertation immédiate auprès du président Pépy qui, à ce jour, n’a pas dénié répondre.

La direction doit revenir à la raison, sans délai !

La Fédération CGT des cheminots réaffirme qu’elle n’acceptera pas une décision arbitraire impensable, inacceptable qui dépasse l’entendement.

Si d’aventure, la direction devait persister dans cette posture, la Fédération CGT prendrait ses responsabilités, y compris en appelant à l’intervention des cheminots.

Téléchargements

SILENCE DANS LES RANGS !

Mise en place des CSE

| Fédération

Les objectifs des ordonnances Macron sont clairs : réduire le rôle des organisations syndicales, affaiblir les Instances de Représentation du Personnel, mettre au pas les salariés du public et du privé sur tout le territoire de notre République.   Les premiers dirigeants de la SNCF décident de supprimer le dialogue indispensable en Proximité.

Y avait-il à attendre autre chose du Président du monde des affaires, le représentant des plus fortunés, de la finance folle et débridée, pour qui toute contestation de ses choix est un obstacle à la réalisation de son dogme « libéral ».

« Nos » premiers dirigeants s’engouffrent sans hésitation dans le sillage de cette guerre antisociale. Ils y trouvent leur compte d’un triple point de vue, financier, politique et stratégique.

FINANCIER, car l’amaigrissement des Instances Représentatives du Personnel est perçu par ces dirigeants obsédés par le « cash » comme une aubaine. Dans un contexte où le travail s’intensifie (forfait-jours, suppressions de postes imposées par Bercy…), c’est pour eux l’opportunité de ne plus dégager de la production des cheminots, élus, mandatés mais aussi cadres en responsabilité engagés dans la gestion des différentes instances.

POLITIQUE, car leur amour du dialogue social peine à cacher leur antipathie pour les organisations syndicales exigeantes. Le dialogue social conduit dans l’entreprise n’est qu’une parodie qui ne débouche sur rien, sans le recours indispensable à une forme de rapport de forces. Les hauts dirigeants ne jouent ce jeu que pour la communication avec un manque de sincérité évident.

STRATÉGIQUE, car l’éloignement des Instances de Représentation du Personnel présenté par la direction comme « un dialogue social plus qualitatif que quantitatif » dissimule à peine le désir, illusoire et dangereux, de tordre le cou à la conflictualité sur le terrain, dans les services. Les salariés de tous collèges sont aujourd’hui méprisés. Les dirigeants locaux sont également embarqués dans une spirale destructrice, pris dans des situations pleines de contradictions (suppressions des pôles d’appui, de son propre poste) qui se traduisent par des pertes croissantes d’autonomie et de marges de manoeuvre.

Le refus de la direction de négocier une représentation du Personnel de proximité emmène les dirigeants de terrain dans le mur !

CASSER LE THERMOMÈTRE N’A JAMAIS FAIT BAISSER LA FIÈVRE.

Ce sont les dirigeants opérationnels qui risquent d’apprécier la vigueur de cette évidence. Les instances de proximité sont des éléments indispensables à la perception des problèmes, à leur traitement. Elles sont incontournables pour des dirigeants qui souhaitent piloter la production en mesurant au plus près les difficultés et les moyens de les résoudre. En les privant de ces outils les hauts dirigeants, bien loin du « front », laissent à ces encadrants de proximité le soin de gérer des situations pour lesquelles ils n’auront plus aucune visibilité et plus aucune prise. Les problèmes, les mécontentements, voire les exaspérations ne manqueront pas de se développer dans la période. Ils ne disparaîtront pas avec les élus et les mandatés.

Une chose est sûre, les milliers de militants de la CGT, élus et mandatés, qui engagent quotidiennement leurs convictions, leur énergie, leurs savoir-faire dans un dialogue social de proximité ne renonceront pas à l’action.

QUI DÉFENDRA L’ENCADREMENT DE PROXIMITÉ ?

Les évolutions envisagées par la direction portent également atteinte à la représentation de l’encadrement qui, si l’on en croit le projet qu’elle a présenté aux organisations syndicales, serait réduite à la portion congrue. Un des fantasmes de nos hauts dirigeants consiste à faire des managers une catégorie à part. La Direction de l’entreprise a en effet pris pour habitude dans ses discours et ses documents de dissocier « encadrement » et « salariés ».

C’est tout ce qui nous sépare : pour l’UFCM-CGT les encadrants ne sont pas des militants de la direction. Ce sont des salariés à part entière avec des droits, des aspirations (qualité et sens du travail, autonomie, équilibre vie personnelle/vie professionnelle…) et une production à organiser. Comment demander aux cadres de relayer une politique qui se traduit par la réduction continue de leurs moyens indispensables à la bonne réalisation du travail ?

Dans le projet d’accord porté par les 4 organisations syndicales représentatives, nous revendiquons que chaque cheminot puisse être entendu et chaque dirigeant dispose réellement de l’autorité des moyens et des compétences nécessaires à l’exercice de ses responsabilités.

AVEC L’UFCM-CGT DEFENDONS DES INSTANCES DE REPRESENTATION DE PROXIMITE, OUTILS DE TRAITEMENT DES PROBLEMES DE PRODUCTION ET FAVORISANT LA PRISE EN COMPTE DES BESOINS ET DES DROITS DE SALARIES !

DEFENDONS UNE REPRESENTATION DES MAITRISES ET CADRES A LA HAUTEUR DE LEUR PLACE, LEUR ROLE DANS L’ENTREPRISE ET LES PROCESSUS DE PRODUCTION !

Téléchargements

LE 22 MARS 2018 : LE RETOUR DES CHEMINOTS À PARIS !

Manifestation nationale

| Espace presse

Les conditions climatiques avaient contraint la Fédération CGT des Cheminots à reporter la manifestation nationale prévue le 8 février dernier. Conforme à ses engagements, la Fédération CGT donne à nouveau rendez-vous aux cheminots, aux associations d’usagers, aux usagers eux-mêmes le 22 mars prochain à Paris.

Les motivations qui avaient conduit à l’organisation du 8 février demeurent.

La Fédération CGT des cheminots travaille depuis plusieurs mois, en cohérence avec ses syndicats locaux à rassembler les cheminots autour des questions d’organisation de la production ferroviaire, de la réponse aux besoins des populations, du maintien et du développement du service public ferroviaire en tous points du territoire.

La direction SNCF et le gouvernement veulent en finir avec le train. Le rapport SPINETTA, paru le 15 février dernier, constitue la 4ème mauvaise solution proposée après le projet de loi NÈGRE/MAUREY, les assises des mobilités, le rapport DURON.

Le gouvernement confirme donc sa politique anti-ferroviaire. La direction SNCF, quant à elle, semble satisfaite d’un texte dont une partie significative a vraisemblablement été rédigée par elle-même.

Cette manifestation constitue donc une nouvelle étape dans une démarche plus globale qui vise à amplifier les convergences entre cheminots et usagers afin de gagner un service public SNCF de qualité.

Les recommandations de ce rapport vont à l’inverse du développement du service public ferroviaire : ouverture à la concurrence, fermeture programmée de 4000 à 9000 km de lignes d’ici 2026, filialisation du FRET SNCF, transformation des EPIC Mobilités et Réseau en sociétés anonymes, possibilité de mettre un terme aux recrutements à statut, transférabilité des cheminots, etc…

La Fédération CGT des cheminots réaffirme que l’heure n’est pas au sabordage du chemin de fer français mais bien à son maintien et à son développement face aux défis environnementaux, sociaux et d’aménagement des territoires auxquels la Nation est confrontée.

Par le passé, de nombreux rapports ont fini dans les archives des ministères. Il reste encore de la place dans les armoires.

Si d’aventure, le gouvernement décidait de reprendre ses mauvaises propositions et tentait le passage en force, la Fédération CGT, avec les cheminotes et les cheminots, mettrait tout en oeuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire que celui tracé par la direction de la SNCF et le gouvernement.

C’est à ce titre et conformément à ce qu’elle avait annoncé le 8 février dernier, que la Fédération CGT appelle les cheminotes et les cheminots ainsi que toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec la casse de l’entreprise publique SNCF, à s’inscrire massivement dans la manifestation nationale des cheminots le 22 mars 2018 à Paris.

« La SNCF, certains veulent la descendre, NOUS, on la défend »

Téléchargements

UNE POLITIQUE ANTI-FERROVIAIRE

Rapport Spinetta

| Espace presse

Le rapport Spinetta a été officiellement présenté le 15 février 2018. Les préconisations qu’il contient, si elles étaient retenues, porteraient un coup sérieux aux cheminots, aux usagers, aux chemins de fer français.

Ce rapport, commandé par le gouvernement, constitue la 4ème mauvaise proposition après le projet de loi Maurey/Nègre, les assises des mobilités et le rapport Duron. Les professionnels du service public ferroviaire que sont les cheminots, et les usagers qui, eux, en sont les premiers utilisateurs, n’ont donc, pour l’heure, pas été entendus.

Ce rapport vient confirmer la politique anti-ferroviaire du gouvernement et de la direction SNCF.

Depuis plusieurs mois, la Fédération CGT des cheminots pose la question : « POURQUOI veulent-ils en finir avec le train public ? » Ce rapport répond à la question « COMMENT veulent-ils en finir ? »

QUELS SONT LES GRANDS AXES DU RAPPORT SPINETTA ?

  •  Ouverture à la concurrence,
  •  Transfert obligatoire des cheminots vers les entreprises ferroviaires qui remporteraient un appel d’offres,
  •  Possibilité de mettre un terme aux recrutements à Statut,
  •  Filialisation du Fret SNCF,
  •  Fermeture des lignes jugées non rentables et concentration des moyens sur les métropoles,
  •  Transformation des EPIC Mobilités et Réseau en Sociétés Anonymes,
  •  Amplification de l’externalisation des fonctions dévolues à l’EPIC de tête.

Au-delà des attaques contre les conditions sociales des cheminots qui sont inacceptables, ces préconisations constituent une attaque inédite contre le transport ferré public et contre celles et ceux qui, au quotidien, font le choix du train, quel que soit la région ou le territoire.

La Fédération CGT des cheminots redit que d’autres choix sont possibles et nécessaires, tant sur l’organisation de l’entreprise publique, son désendettement, son efficacité et son fonctionnement, permettant de répondre aux besoins des populations.

Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.

Le gouvernement s’apprête donc à confisquer à la Nation son entreprise publique ferroviaire.

Par le passé, de nombreux rapports ont fini dans les archives des ministères. Il reste encore de la place dans les armoires et sur les étagères.

C’est donc avec conviction et détermination que la Fédération CGT des cheminots abordera les rencontres prévues avec le ministère dans les jours et semaines à venir.

Si d’aventure, le gouvernement décidait de reprendre ces mauvaises propositions et tentait le passage en force, la Fédération CGT, avec les cheminotes et les cheminots, mettrait tout en œuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire que celui tracé par la direction de la SNCF et le gouvernement.

« La SNCF, certains veulent la descendre,
nous, on la défend ! »

Téléchargements

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

23 février 2018

Après avoir tenté de se suicider, le cheminot sanctionné ?

A Luché-Thouarsais, un agent avait provoqué une explosion en voulant mettre fin à ses jours. La direction régionale envisage des sanctions.[…]

Lire la suite

Voir les autres articles

L'édito

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.