Fédération CGT des Cheminots


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LES CHEMINOT-E-S DU MATÉRIEL S’IMPATIENTENT !

Grand métier conduite

| Matériel

La CGT a beau faire des propositions attractives, réalistes et gratifiantes issues des discussions de la spécialité Mouvement, la direction refuse de les entendre, campant sur ses positions qui sont loin de correspondre aux revendications des Cheminot-e-s.

Dans le but de faire avancer un GT parcours professionnel Mouvement Matériel quasi au point mort, et sur lequel bon nombre de discordances apparaissent, la CGT a rappelé à la direction du Domaine ses attentes, et ainsi proposé en amont de cette dernière réunion un tableau de cadrage de la spécialité redéfinissant les tâches et les domaines de compétences des Cheminot-e-s la composant. Il s’agissait là d’établir une évolution et un déroulement de carrière clairement définis, hermétiques à tout écart réglementaire. Sauf que !

Dans sa volonté d’uniformiser le métier sans y mettre de moyens, la DM n’intègre plus les fiches de postes dans ses propositions. Elle use même de filouteries concernant les périmètres d’activité des postes de travail et les désignations des tâches, notamment en supprimant la notion VP/VS (ce qui risquerait au final de mettre en concurrence les TA et l’ensemble des conducteurs M). Et sans cesse de se contredire sur la définition des sites simples ou complexes, sur la finalité du tableau de cadrage présenté par la DM qui au final ne sera pas celui retenu, … Une réelle volonté de brouiller les pistes quoiqu’il en soit !

La CGT restera vigilante et s’acharnera à faire valoir les revendications des Cheminot-e-s dans le but de favoriser la création d’un parcours professionnel assurant l’évolution et le déroulement de carrière, et rendre attractive et valorisante la spécialité Mouvement MATÉRIEL.

La CGT rappelle les revendications des Cheminot-e-s :

• Faciliter les passerelles en lien ou non avec le métier vers les autres filières (y compris autres EPIC) ;
• Poursuivre l’évolution du métier et du déroulement de carrière ;
• Permettre une montée en compétences vers les métiers de conducteur Traction pour gagner le Grand Métier Conduite et en reconnaître la qualification ;
• Valoriser le parcours professionnel Mouvement.

Que dire de l’expérimentation qui doit être faite en Île-de-France au cours du second semestre, et qui a pour but de recruter les futur-e-s Cheminot-e-s qui composeront à l’avenir le métier Mouvement Matériel ?

• Trop peu de recrutements au regard des besoins réels du métier,
• La période de recrutement estivale est peu propice à l’afflux de candidatures,
• Le niveau de recrutement a été relevé (BEP/CAP) et contraire aux recommandations de l’EPSF (BEPC),
• Le désintérêt de la DM qui la pousse à se décharger de la phase de recrutement et de formation au profit de Pôle emploi.

Toutes ces contradictions brident, de fait, le niveau de recrutement, l’attractivité, la valorisation et la redynamisation du métier ; et brisent ce qui pourrait être un vecteur d’insertion professionnelle.

La CGT dénonce l’attitude de la direction qui n’a que faire des revendications et des attentes fortes des cheminot-e-s, cherchant ainsi à se défausser d’une spécialité qu’elle a dévaluée et laissée dériver durant des années.

La prochaine rencontre avec la Direction du domaine MATERIEL concernant le cadrage des propositions aura lieu le 04 mai 2017.

La CGT invite d’ores et déjà les cheminot-e-s à réagir sur ces propositions en s’inscrivant massivement dans les mouvements et les initiatives, et notamment celle du 21 mars 2017.

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Une grande braderie industrielle !

| Matériel

La CGT ne peut concevoir la maintenance des matériels roulants ferroviaires de demain dissociée des enjeux de conservation de l’industrie ferroviaire et de ceux de la maintenance nécessaire au bon fonctionnement du service public ferroviaire.

En partant de l’exemple de la casse du fret ferroviaire (6 000 cheminots à Fret SNCF contre près de 15 000 en 2008), la SNCF contribue largement au déclin de cette activité ferroviaire vitale pour l’entreprise, l’environnement et les besoins de transport de marchandises. C’est la même chose pour la maintenance industrielle ferroviaire qui pourrait perdre plus de 1600 emplois dans le domaine MATERIEL en 2 ans.
Les cheminots des TI de MONTIGNY LES METZ, RENNES, ROMILLY et maintenant SAINTES et PERIGUEUX sont durement touchés par ce plan social.
Pour ceux d’OULLINS après la « vidange » de 450 emplois et le déplacement de 250 cheminots à Vénissieux, l’entreprise organise une vente aux enchères de l’outillage des ateliers, c’est scandaleux !
Ce sont nos outils de production qui sont bradés au privé. Pas moins de 300 lots sont évoqués et présentés dans leur jus sur un site internet de vente aux enchères.

  • MATÉRIEL DE LEVAGE
  • MATÉRIEL DE MANUTENTION
  • OUTILS – MACHINES
  • MOBILIER D’ATELIER
  • BATIMENTS DÉMONTABLES
  • ÉQUIPEMENTS D’ATELIER
  • NOMBREUX PETITS OUTILLAGES
  • MOTEURS
  • MOTEURS POUR PIÈCES ET FERRAILLE
  • CUIVRE ET FER

Il faut les stopper !

Il n’y a pas de déconnexion entre la réalité vécue par les cheminots et les coups portés par la Direction du Matériel à la production ferroviaire. Les préconisations faites par la CGT avant, pendant et depuis l’application de la réforme du système ferroviaire, ne sont jamais prises en compte. La SNCF veut débarrasser les emprises ferroviaires de la maintenance industrielle et de ses cheminots !
Si on ne lutte pas, elle finira par donner tôt ou tard la possibilité de transférer des cheminots aux entreprises privées du secteur de l’industrie métallurgique qui aura pour finalité de leur faire perdre leur statut.

Il faut agir, nous ne pouvons laisser faire !

  • La SNCF n’a pas augmenté les salaires depuis plus de 3 ans ;
  • Elle prépare avec l’UTP et le MEDEF une CCN (Convention Collective Nationale) a minima pour les salariés ;
  • La Direction du MATERIEL organise la réduction des frais de maintenance en pratiquant des coupes sombres dans les budgets établissement. (formation/apprentissage/tutorat/embauches/outillages) ;
  • Elle réduit le nombre de cheminots mettant la production en difficulté et elle multiplie le travail décalé, 3×8, nuits et week-ends ;
  • Pour « se faire de l’argent », l’établissement vend des matériels et des outillages spécifiques à la production qui ont été élaborés spécifiquement avec, pour certains, des budgets liés à la pénibilité et qui auraient pu être utilisés par d’autres établissements nécessiteux ;
  • Elle abandonne les savoirs et savoir-faire des cheminots. Elle prive l’industrie ferroviaire de connaissances mondialement reconnues et du professionnalisme des cheminots. Elle met en danger la sécurité et la qualité de son chemin de fer.

La CGT réaffirme que la maintenance ferroviaire n’est pas à vendre et les cheminots du MATERIEL non plus.

La CGT demande aux cheminots du MATERIEL de s’opposer au dépeçage de la production de maintenance en utilisant les moyens mis à leur disposition, notamment le rapport de forces !

La CGT invite les cheminots à combattre les projets de la direction pour sauvegarder les technicentres industriels, maintenir l’outil de maintenance partout dans nos emprises SNCF et le développer.
Dès maintenant, partout où cela est possible, la Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots du Matériel à s’opposer à toutes les formes de régression sociale et refuser le vol de leur travail et de leurs outils.

TOUS EN GRÈVE LE 16 NOVEMBRE 2017
À L’OCCASION DE L’ACTION UNITAIRE,
DE GRÈVES ET DE MANIFESTATIONS

RIEN NE VA PLUS EN CPC MT !

Expression unitaire

| Matériel

La convocation de la Commission Professionnelle Centrale (CPC) MATERIEL (M) et TRACTION (T) par les Directeurs M et T avait pour ordre du jour d’échanger sur l’ensemble des problématiques liées à l’emploi, les désorganisations structurelles et fonctionnelles des deux domaines.

Cette Instance Représentative du Personnel, d’un niveau national, se réunit 5 fois dans l’année et fait le lien entre les métiers du Matériel et de la Traction. Elle a permis, jusqu’à présent, de résoudre bon nombre de problèmes locaux, en attente de décisions nationales.

Dans cette période, de nombreux sujets sont sur la table :

  • La précarisation de l’emploi et les suppressions de postes dans les Etablissements de Maintenance du Matériel, et tout particulièrement le maintien de l’activité, des emplois et du plan de charge du Technicentre Industriel Charente Périgord,
  • Les orientations et impacts de la création d’une Direction Industrielle, notamment pour le domaine Matériel,
  • Attaques contre le Statut et le dictionnaire des filières, au travers de projets de modifications de grades à la Traction,
  • Sécurité des circulations des voyageurs et des cheminot(e)s.

Ce sont des directives et un choix politique assumés par G. Pépy !

Les Organisations Syndicales CGT / UNSA / SUD-Rail / CFDT ont demandé que cette instance soit présidée par les Directeurs Matériel & Traction en lieu et place des DRH et responsables des Relations Sociales présents. La CPC MT est une instance qui traite de sujets techniques et stratégiques. Il est indispensable que les premiers décideurs soient présents !

C’est donc bien une posture dogmatique de la Direction qui ne souhaite plus donner d’informations précises aux représentants des Organisations Syndicales, et par conséquent aux cheminot(e)s, sur les événements liés à notre quotidien.

Face au refus des Directeurs Matériel et Traction de venir présider cette instance, les Organisations Syndicales CGT / UNSA / SUD-Rail / CFDT ont quitté la CPC et jugent que les Directions M et T ont joué la provocation en ne répondant pas favorablement à leurs demandes, sans aucun compromis, ni proposition de report, les DRH ayant refusé l’ensemble de nos requêtes.

La politique engagée par les Directions M et T n’augure rien de bon quant à l’amélioration du dialogue social dans l’entreprise à l’heure où le démantèlement du service public ferroviaire est engagé par la SNCF.

Les Organisations Syndicales CGT / UNSA / SUD-Rail / CFDT appellent les cheminots du Matériel et de la Traction à se mobiliser pour contraindre la Direction à sortir du bois et écouter les représentants du personnel et leurs légitimes revendications !

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ALSTOM/SIEMENS … QUITTE OU DOUBLE ?!

CTN MATÉRIEL - POLITIQUE INDUSTRIELLE

| Matériel

Le constructeur ferroviaire national ALSTOM se prépare à fusionner avec son principal concurrent allemand SIEMENS. Une opération capitalistique qui créera le numéro 1 du secteur ferroviaire européen, mais qui comporte un risque majeur de casse sociale pour les salarié-e-s. Quid de l’avenir de la filière industrielle Ferroviaire, et de la maintenance du Matériel ?

Y aura-t-il une influence française dans le nouvel équipage franco-allemand ou une perte sèche des savoirs et savoir-faire par dégraissage de l’emploi ?

Les exemples de fusions/acquisitions ne manquent pas, avec l’expérience de la fusion des géants cimentiers LAFARGE et HOLCIM et le spécialiste du parapétrolier TECHNIP qui s’est soldée par la prise de pouvoir total par le groupe étranger, sans se soucier de l’avenir des salariés du groupe français.

Bis repetita avec ALSTOM ! Car après avoir cédé ses activités « énergie » à l’américain GENERAL ELECTRIC et provoqué l’inquiétude légitime des salariés, ce fleuron industriel français fusionnerait donc avec son concurrent allemand … dans le seul et unique but de provoquer sa chute !!!

Le Gouvernement s’est largement impliqué dans la manoeuvre en provoquant les interventions des banques BNP PARIBAS et ROTHSCHILD, celle-là même où MACRON a été banquier d’affaires de 2008 à 2012 …

Le plus dur sera de faire passer la pilule aux salarié-e-s et aux Organisations Syndicales !?

Après un changement de nom aussi soudain qu’INOUI, voilà que nous risquons de voir un TGV sous pavillon allemand.

Pour la CGT, cela n’est qu’un bradage d’une des dernières innovations industrielles et technologiques françaises majeures !!!

Les cheminot-e-s comme les métallos ne croient pas à la consolidation du secteur ferroviaire européen en réaction à la montée en puissance d’entreprises, tel le mastodonte chinois CRRC comme essaye de le faire entendre et croire la Ministre des Transports. Il s’agit là de la fragilisation du système industriel français dans son ensemble, et particulièrement dans la maintenance industrielle du matériel ferroviaire roulant.

Plus qu’une aubaine pour PEPY et consorts pour plaider en faveur de la cession de l’activité maintenance industrielle à un nouveau groupe mondialisé sur le point de tout avaler.

Depuis 2006, la SNCF n’a eu de cesse de céder aux industries privées des activités de maintenance ferroviaire. Cette politique a favorisé la destruction d’emplois, et s’est traduite par une baisse de 20% des effectifs en 3 ans dans les technicentres industriels. Cela a même accentué la mise en concurrence entre les cheminot-e-s des différents sites de maintenance.

POUR UNE VÉRITABLE POLITIQUE INDUSTRIELLE

Cela fait maintenant plus de 14 ans que la Fédération CGT des Cheminot-e-s critique l’absence de politique industrielle dans les territoires et bassins d’emploi profitant à la fois aux salariés et au tissu économique local. C’est pourquoi, toute la CGT travaille en permanence sur les enjeux du renforcement et de la réindustrialisation du pays. Cette nouvelle annonce conforte la nécessité de mettre les salarié-e-s en capacité d’imposer une véritable politique industrielle créatrice d’emplois, d’avancées sociales et techniques.

Les questions liées à l’avenir industriel de notre pays sont au premier plan de l’actualité, au même titre que les ordonnances MACRON qui pèseront sur tous les salarié-e-s.

Les cheminot-e-s, sensibles aux actions de défense de l’emploi en général et de l’emploi ferroviaire industriel en particulier, mènent depuis plus d’une décennie des actions dans le but de convaincre qu’une politique industrielle est possible et nécessaire en France et en Europe.

Nous devons nous donner les moyens d’une ambition industrielle de qualité bénéfique à tous. Nous en avons les compétences (formation, expertise, savoirs et savoir-faire), les technologies (ingénierie, développement) et la capacité de production, le tout renforcé par un maillage ferroviaire unique en Europe.

Dans le but de protéger les salarié-e-s, et les intérêts de la Nation ; et pour un développement durable des services publics de transport ferroviaire, nous devons donc exiger qu’ALSTOM reste une société au service d’une politique industrielle et ferroviaire maîtrisée. Nous ne connaissons pas d’exemple où des fusions de capitaux ont créé des emplois et amélioré la qualité de vie et de travail des salarié-e-s.

L’habillage politico-médiatique « de la mariée » a été mis en scène dans le seul but de rassurer les salariés français. Le gouvernement exigeant du futur consortium ALSTOM/SIEMENS une clause de maintien des effectifs pendant quatre ans. Mais la parole des grands groupes n’engage que ceux qui la croient !

Le groupe américain GENERAL ELECTRIC avait promis de créer 1 000 postes en France après le rachat des turbines d’ALSTOM … il en a déjà supprimé le double !!!

ALCATEL a subi une saignée avec l’annonce de 597 suppressions d’emplois en France, qui font suite à 400 autres depuis son rachat par le finlandais NOKIA en 2015, soit 1000 emplois de plus sur le carreau !!!

La Fédération CGT des Cheminot-e-s martèle que l’emploi industriel et cheminot doit être une priorité en France, afin de conserver et développer une activité de transport public ferroviaire.

C’est pourquoi, ensemble, nous devons accélérer la construction du rapport de forces nécessaire pour imposer d’autres choix au Gouvernement, au Patronat et à nos Directions.

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LA DIRECTION VOLE LE TRAVAIL DES CHEMINOTS !

| Matériel

En provoquant des mouvements de charges perpétuelles, en désorganisant la production de maintenance, la Direction du MATERIEL vole le travail des Cheminots pour le donner aux entreprises privées qui « s’arrangent » avec les règles de sécurité ferroviaire et utilisent de la main d’oeuvre « plus souple ».

L’externalisation de la maintenance pour venir en aide à l’Alsthom a déjà coûté aux cheminots d’OULLINS les opérations mi-vie de 23 BB36000. La Direction envisage maintenant de délocaliser la maintenance des BB27000, on ne sait où, et a déjà pris acte de la perte des Z2N au profit d’ACC Clermont

Cette chronique d’une mort annoncée, exige des cheminots une réaction de grande ampleur !

Les dégâts que cause cette politique de « délestage » de la maintenance ferroviaire, et le désordre qui règne dans la production de maintenance ont des effets pervers et destructeurs pour les cheminots.

  • Plus de 1600 postes de cheminots du MATERIEL ont déjà disparu en 3 ans.
  • 20% des effectifs de l’activité Industrielle seraient appelés à disparaitre pour contenter les entreprises privées du secteur de la maintenance ferroviaire industrielle.
  • Le transfert des cadres du MATERIEL FRET dans une entité nationale prive la maintenance d’une expertise métier indispensable à la maîtrise des sécurités du transport de marchandises.
  • Les Pôles Ingénieries MATERIEL vont être vidés de leurs connaissances et de leur maîtrise technique pour rendre notre outil de maintenance stérile. 30 salariés d’un prestataire intègrent un effectif de 150 cheminots déjà largement sous-évalué par rapport aux besoins.
  • MASTERIS ne répond plus aux appels d’offres de maintenance ferroviaire et laisse filer le travail des cheminots sous prétexte d’une concurrence libre et non faussée.

Pour les Cheminots sédentaires du domaine MATERIEL, la mobilité géographique se fait de plus en plus forte pour suivre les charges de travail en perpétuel mouvement. Les cheminots sont soumis à des déplacements en camionnettes (mobiwag) ou en ateliers, (Task Force – renforts – appuis), rendant les conditions de travail plus difficiles.
IL EST TEMPS DE METTRE UN TERME A TOUT ÇA !

Il faut cesser d’accepter les dégradations importantes des conditions de travail, elles-mêmes dénoncées par la médecine du travail.
Même si certains sont tentés de le croire, la maintenance ferroviaire n’est pas à vendre, et les cheminots du MATERIEL non plus ! Ils connaissent parfaitement leur métier. La maintenance ferroviaire n’est pas à prendre à la légère.

La CGT demande aux cheminots du MATERIEL de s’opposer au dépeçage de la production de maintenance en utilisant les moyens mis à leur disposition, notamment le rapport de forces !
La CGT invite les cheminots à combattre les projets de la direction pour sauvegarder les technicentres industriels, maintenir l’outil de maintenance partout dans nos emprises SNCF et le développer.

Dès maintenant, partout où cela est possible, la fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots du Matériel à combattre toutes les formes de régression sociale et s’opposer au vol de leur travail.

LE 12 SEPTEMBRE, JOUR D’ACTION INTERPROFESSIONNELLE
FAISONS CONVERGER NOS REVENDICATIONS
LOCALES ET NATIONALES PAR LA GRÈVE
ET LES MANIFESTATIONS

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LE MATÉRIEL RISQUE GROS

État du matériel roulant

| Matériel

Il n’y a pas que les cheminot-e-s qui souffrent des décisions de réorganisations et de l’augmentation de la productivité, les matériels roulants aussi.

Le matériel roulant, composant essentiel du plan de transport, doit être maintenu en état d’utilisation avec toutes les conditions de confort et de sécurité dues aux usagers. C’est le rôle des cheminots de la maintenance qui dénoncent des matériels vieillissants et une organisation de la maintenance défaillante.

Les usagers réclament des transports fiables qui partent et arrivent à l’heure. On ne peut pas dire que la SNCF ait entendu les plaintes des associations d’usagers relayées par la CGT. Le lien établi entre les besoins de transports publics et les coûts de transport passe impérativement par les coûts de maintenance que la SNCF tente de réduire non seulement pour faire des économies mais aussi pour participer à la découpe de l’entreprise SNCF.

Pas étonnant, dans ce contexte, que la régularité des transports s’en ressente ! Les 4 premiers mois de l’année ont été difficiles pour le domaine M. Les transferts de charges sont toujours plus nombreux entre les Technicentres et rien n’augure un retour à des organisations du travail plus concertées avec les cheminots.

SUR LE MATÉRIEL ROULANT

Les dégradations et les aléas du matériel deviennent récurrents sur l’ensemble du réseau ferroviaire. Les pannes en lignes sont nombreuses, les retards et les annulations de trains quotidiens.

Mais comment s’en sortent les cheminots dans cette organisation sans cesse modifiée ?

AU TGV, les cheminots ont la responsabilité d’un parc qui se compose de 419 rames TGV, dont 268 ont entre 20 et 39 ans.

La motorisation vieillissante demande des pas de maintenance corrigés que l’entreprise n’arrive plus à mettre en oeuvre par manque de cheminots dans les Technicentres.

Avec une ingénierie affaiblie par manque de recrutements, la réponse à une demande croissante de maintenance se trouve dans les choix de ne plus effectuer de maintenance mi-vie mais de proposer de nouveaux matériels dont l’achat doit être supporté par l’entreprise qui porte une dette d’état colossale et par des collectivités locales qui n’en peuvent plus.

Depuis 2010, seulement 55 rames TGV neuves sont venues renforcer le parc. Dans le même temps, la SNCF engage le démantèlement de 96 rames dont 38 sur les seules années 2016/2017.

Dans les parcs Voyages et Transilien, retards, dégradations, dangers sont devenus quotidiens pour les usagers. Quelles en sont les raisons ? La modernisation des parcs Transilien a tellement tardé qu’aujourd’hui le manque de fiabilité de ces engins, accouplé à la vétusté du parc encore en fonction, mobilise les cheminots de la maintenance curative et occupe une partie des cheminots de la maintenance préventive.

On est très loin de la maintenance prédictive qui vise à prévoir les pannes et des règles de maintenance liées à ce que la Direction appelle l’Excellence Opérationnelle. Les réunions chroniques et opérations de Lean management agressives n’engagent pas une plus-value en quantité et en qualité.

Pour la CGT :

  • Le renouvellement du matériel doit se poursuivre pour remplacer des rames ne correspondant plus aux besoins des usagers (non-climatisées, difficiles d’accès pour les personnes à mobilité réduite, capacité).
  • Pour une fiabilité optimale, il faut redonner du sens à la maintenance sur des sites de maintenance multi-activités où l’on est en capacité de recevoir les matériels roulants présents dans une région.
  • L’ensemble du matériel Corail doit être mis en circulation et renouvelé pour redimensionner le parc. Les ateliers du MATERIEL doivent être aptes à recevoir l’ensemble des matériels ferroviaires.
  • La mise en place d’un pool national financé par les trois partenaires : Etat, Régions, SNCF, le matériel étant propriété de la SNCF. La maintenance doit être assurée par la SNCF et des cheminots au statut pour assumer ses responsabilités en matière de sécurité et de disponibilité relatives aux missions de Service Public.

SUR L’EMPLOI

Pour les cheminots, le nombre d’heures supplémentaires avoisine l’équivalent temps plein de 241 cheminots. L’entreprise abuse de personnels précaires (intérimaires, alternants, CDD) pour maintenir un semblant d’équilibre en prétextant des accroissements temporaires de charges. En fait, des cheminots non qualifiés se retrouvent sur des postes dits du dictionnaire des filières, ce qui reste interdit et contraire aux règles de sécurité.

Les formations nécessaires à l’évolution des qualifications ne sont désormais plus la priorité des établissements qui négligent la qualité de la maintenance au profit de la quantité.

1200 postes de cheminots au sein du périmètre des TI sont prévus de disparaitre et les restructurations envisagées vont continuer à mettre la pression sur les cheminot-e-s et la qualité de la maintenance.

Autant de restructurations importantes qui voient les effectifs disponibles s’effriter mois après mois, année après année :

  • En 2016, seulement 573 recrutements au Cadre Permanent ont été effectués ;
  • A fin février 2017, l’effectif disponible du domaine Matériel s’élève à 21 418 cheminot-e-s. Il était de 21864 au 31/12/2016 et de 23096 au 31/12/2015.

Le Matériel a perdu 1678 cheminots en à peine plus de 2 ans.

Une fois de plus, les cheminots et les usagers paient la négligence de la Direction du Matériel et son refus d’organiser une production améliorant les conditions de travail et de vie des cheminots mais aussi la qualité du matériel roulant mis à disposition du transport.

La CGT appelle les cheminots à ne plus laisser les Directions décider seules de leur avenir, du devenir du Matériel et de la SNCF.

Le rapport de forces peut se construire avec les cheminots et les usagers. Celui-ci modifiera la donne, forçant ainsi la Direction de l’entreprise à mettre en place une autre organisation du travail permettant le retour à un service public de qualité.

Nous devons amplifier le rapport de forces qui nous permettra de faire reculer les décideurs !

SOYONS RÉSOLUMENT À L’OFFENSIVE CAR TOUS ENSEMBLE NOUS GAGNERONS !!!

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LES MASQUES TOMBENT !

Mouvement Matériel

| Matériel

Il n’aura fallu que 2h à la direction du MATERIEL pour faire valider aux Organisations Syndicales UNSA, SUD RAIL et CFDT la dérèglementation et la dégradation des parcours professionnels des cheminots du MOUVEMENT MATERIEL.

Les discussions avaient débuté en février 2016 pour aboutir à un Groupe de Travail entamé en septembre de la même année. La CGT s’était engagée pleinement dans cette démarche pour permettre de développer les revendications portées par les cheminots d’un métier qui a beaucoup souffert du manque de reconnaissance.

Notre but a toujours été de favoriser la valorisation des parcours professionnels au Mouvement trop longtemps abandonné par une direction qui a laissé se développer l’individualisme.

Nous exigeons de l’entreprise qu’elle facilite les passerelles en lien ou non avec le métier vers les autres filières, y compris les autres EPIC ;

Il est évident que l’évolution du métier et du déroulement de carrière des Cheminot-e-s est primordiale pour permettre une montée en compétences vers le Grand Métier « Conduite » et en reconnaître la qualification.

Notre volonté est donc sans faille mais la direction a décidé toute seule, ou presque…

Le 4 mai 2017, après 7 réunions infructueuses, la Direction du MATERIEL n’a rien « validé » de ce que proposaient les organisations syndicales. Pire encore, elle remettait en cause sans cesse depuis 5 réunions le parcours pro et la revalorisation d’un métier en souffrance. La CGT a donc fait savoir qu’elle se retirait du Groupe de travail qui ne correspondait plus du tout aux revendications légitimes des cheminots.

Il n’aura donc fallu que deux petites heures à la direction du MATERIEL pour faire « valider » et faire accepter, aux autres organisations syndicales moins regardantes, son projet de dérèglementation.

QUE VA-T-IL SE PASSER MAINTENANT ?

L’absence d’affichage détaillé de la production des fiches de postes va permettre aux directions locales de faire effectuer aux cheminots du Mouvement toutes les tâches qu’elles souhaitent leur attribuer et sans limite.

Le retrait des notions voies Principales/Voies de Services est préjudiciable dans les périmètres d’activités des postes de travail et la désignation des tâches. Il y aura donc au final une concurrence entre les conducteurs TA de la Traction et l’ensemble des conducteurs M.

Il n’y aura pas de définition des sites dit « simples ou complexes » pour laisser libre cours aux velléités des directions locales et la conduite d’un ou plusieurs EM sans licence, ou avec licence sur site simple sera possible par tous les Conducteurs de M qui devront aller partout où on leur dit d’aller.

Il n’y aura pas de conditions de formation d’un haut niveau de connaissance pour permettre le passage de la qualification A vers B1, de B2 vers C, et de C2 vers D mais toujours un système aléatoire ne permettant pas aux cheminots d’obtenir un parcours professionnel valorisant, gratifiant et juste.

Les directions locales décomplexées et sans retenue continueront à proposer des primes aléatoires et différentes d’un établissement à un autre pour faire accepter aux cheminots leurs choix en lieu et place d’une reconnaissance de la qualification par le salaire, maintenu en cas de maladie.

La première ambition de nos dirigeants est d’obtenir des conducteurs de manoeuvre à moindre coût et de se défausser d’une spécialité qu’ils ont dévaluée et laissée dériver durant des années. Avec son projet et l’accord de l’UNSA et de la CFDT, la direction valide SES CHOIX, pas ceux des cheminots.

La CGT affirme que ce Groupe de Travail s’est éloigné du but initial qu’il s’était fixé et qui était de revaloriser le parcours professionnel des métiers du mouvement Matériel. La situation exigeait que des solutions soient apportées depuis très longtemps mais la chef de division MHT qui a mené les 6 dernières réunions n’a jamais souhaité écouter les cheminots ? Pour discuter il faut savoir entendre, et nos propositions n’ont jamais été réellement entendues et régulièrement retirées des projets de rédaction. Il n’y a jamais eu aucune concertation pour obtenir un document commun. De ce fait, nous allons proposer aux cheminots de faire entendre par le rapport de forces les revendications qu’ils portent avec la CGT.

La CGT propose aux Cheminot-e-s du mouvement MATERIEL de s’inscrire dans un processus revendicatif dès maintenant pour que soit revalorisé le parcours professionnel de cette filière dans le but de faire cesser les modifications et réorganisations mises en place, en cours, et celles à venir et de dire non au projet de la Direction.

La reconnaissance du grand métier « Conduite » est nécessaire en vue des négociations de branche sur les contours métiers et la classification salariale.

Les cheminots du Mouvement Matériel ne doivent pas en être écartés.

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« Stop ! » Les cheminots veulent du concret

Parcours professionnels

| Matériel

La CGT n’a eu de cesse d’essayer de faire avancer le Groupe de Travail « parcours professionnel Mouvement Matériel » en proposant un tableau de cadrage de la spécialité redéfinissant les tâches et les domaines de compétences des Cheminot-e-s de la spécialité Mouvement, le tout pour conduire à la reconnaissance d’un unique grand métier « conduite ».

La CGT a établi un tableau exprimant une évolution et un déroulement de carrière clairement définis, hermétiques à tout écart réglementaire dans le but de favoriser les parcours professionnels assurant l’évolution et le déroulement de carrière, et rendre attractive et valorisante la spécialité Mouvement MATÉRIEL.

Force de propositions, la CGT a formalisé sous la forme d’un tableau un véritable parcours professionnel pour in fine permettre un déroulement de carrière établi des niveaux A, B et du niveau 2 de la qualification C à la qualification D.

Nous ne pouvons que constater qu’au bout de la 7ème réunion d’un processus lancé en février 2016 par des bilatérales, la DM ne prend toujours pas en compte les propositions des organisations syndicales et ne semble pas entendre ce que les Cheminot-e-s ont à dire, et dont la CGT s’est fait écho.

De manière aussi peu motivées que partiales toutes ces contradictions brident, de fait, le niveau de recrutement, l’attractivité, la valorisation et la redynamisation du métier.

Les objectifs affichés de la CGT sont :

  • De faciliter les passerelles en lien ou non avec le métier vers les autres filières, y compris les autres EPIC ;
  • De poursuivre l’évolution du métier et du déroulement de carrière des Cheminot-e-s ;
  • De permettre une montée en compétences vers le Grand Métier « Conduite » et en reconnaître la qualification ;
  • De valoriser le parcours professionnel Mouvement trop longtemps abandonné par une direction qui a laissé se développer l’individualisme.

Après avoir laissé dériver le métier, et dans sa volonté de l’uniformiser sans y mettre les moyens, la Direction du MATERIEL revient sans cesse sur les avancées obtenues par le Groupe de Travail.

La CGT a beau faire des propositions attractives, réalistes et gratifiantes issues des discussions de la spécialité Mouvement, la direction refuse de les entendre, campant sur ses positions qui sont loin de correspondre aux revendications des Cheminot-e-s.

  • Nous exigeons l’affichage des fiches de postes dans les propositions qui sont faites,
  • Nous exigeons que les notions VP/VS (voies Principales/ Voies de Services) soient maintenues partout concernant les périmètres d’activité des postes de travail et les désignations des tâches car c’est cette notion qui risquerait au final de mettre en concurrence les conducteurs TA de la Traction et l’ensemble des conducteurs M. plutôt que d’élever l’ensemble à un haut niveau de qualification.
  • Nous exigeons une réelle définition des sites dit simples ou complexes pour éviter les contradictions et les interprétations fantaisistes qui permettent de brouiller les pistes sur les réelles intentions des directions locales ainsi que la conduite d’un ou plusieurs EM sans licence, ou encore avec licence sur site simple.
  • Nous exigeons des conditions de formation d’un haut niveau de connaissance pour permettre le passage de la qualification A vers B1, de B2 vers C, et de C2 vers D.

La CGT dénonce le manque de considération de la Direction quant à la licence de conduite RFN comme condition suffisante à elle-même afin d’accéder à la qualification C. La première ambition de nos dirigeants est d’obtenir des conducteurs de manoeuvre à moindre coût et de se défausser d’une spécialité qu’ils ont dévaluée et laissée dériver durant des années.

Considérant…

Que pour discuter il faut savoir entendre, et que nos propositions n’ont jamais été réellement entendues et régulièrement retirées des projets de rédaction,

Le peu d’importance qu’octroie la direction du domaine à ce Groupe de Travail du fait de l’absence répétée des principaux interlocuteurs,

Les à-coups dans l’organisation des 7 réunions de ce groupe de travail où il n’y a rien pendant des mois, et ensuite subitement des accélérations ne permettant pas l’envoi des documents en temps et en heure aux Organisations Syndicales,

L’évolution de ce GT qui a été ou s’est vu ralenti par l’apparition de nouveaux participants, certains d’entre eux venant brouiller les cartes et contredire les acquis,

Que ce Groupe de Travail s’éloigne du but initial qui était de revaloriser le parcours professionnel des métiers du mouvement Matériel.

Que les difficultés rencontrées par les Cheminot-e-s, aujourd’hui, sont issues des choix politiques d’hier.

Que les directions locales n’attendent plus les modifications du GT en obligeant les cheminot-e-s à une dérèglementation croissante en proposant toujours des primes aléatoires et différentes d’un établissement à un autre selon le rapport de forces,

Les difficultés rencontrées par l’ensemble des cheminots de la fonction MATERIEL, les conditions d’emploi, d’embauche et les conditions de vie et de travail largement dégradées.

De la combinaison de tous ces éléments, la CGT a décidé de se retirer de ce Groupe de Travail et propose aux Cheminot-e-s du mouvement MATERIEL de s’inscrire dans un processus revendicatif dès le mois de juin pour que soit revalorisé le parcours professionnel de cette filière dans le but de faire cesser les modifications et réorganisations mises en place, en cours, et celles à venir.

La proposition de la CGT d’ancrer l’activité Mouvement dans un grand métier « conduite » permet aux cheminots d’exiger de nouvelles conditions de travail et une reconnaissance salariale différente « des primettes » distillées par l’entreprise.

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LA VOIE DU SERVICE PUBLIC POUR LES CHEMINOTS DU MATÉRIEL

Avenir du matériel

| Matériel

Les cheminots du Matériel doivent faire preuve de clairvoyance face à la trajectoire prise par la Direction de la SNCF, au mépris de leurs conditions de travail et de la qualité de transport due aux usagers.

Au détriment de la Voie du Service Public, la Direction de la SNCF décide de mettre en place un nouveau modèle économique et social, préférant les filiales à l’entreprise historique. Les cheminots au Statut et leur dictionnaire des filières sont des freins à sa frénésie d’abaisser le prétendu « coût du travail ».

Cette dynamique farouche de « casser » l’outil de production se traduit par la volonté ferme de vider les Technicentres Industriels de leur contenu, et de préparer le terrain à une Convention Collective Nationale du système ferroviaire dépourvue d’une partie de la maintenance des matériels roulants.

Pour rappel, 1200 cheminots disparaîtront au sein du périmètre des TI :
• Technicentre de Romilly : les réorganisations en cours ont abaissé le Cadre d’Organisation de 600 à 300 cheminot-e-s.
• Technicentre d’Oullins : 600 cheminot-e-s seraient forcé-e-s de « descendre du train » ; le Cadre Organisationnel passant ainsi de 900 à 300 salarié-e-s.
• Technicentre Charente Périgord (Saintes et Périgueux) abandonnerait 80 cheminot-e-s au bord des voies.
• Technicentres de Dijon et Nevers sous le coup de réorganisations à court terme.
• Projet de fermeture de l’UO de Masséna en Île de France, ce qui laisserait 450 cheminot-e-s sur le carreau.
• Fragilité de l’emploi au Technicentre de TERGNIER qui exploite jusqu’à 100 intérimaires.
• Passage des cheminots du fret MATERIEL dans les EIC, par des menaces de perte de trafics et de postes, créant des problèmes de sécurité des circulations ferroviaires.

Autant de restructurations importantes qui voient les effectifs disponibles s’effriter mois après mois, année après année :
• En 2016, seulement 573 recrutements au Cadre Permanent ont été effectués ;
• A fin février 2017, l’effectif disponible du domaine Matériel s’élève à 21 418 cheminot-e-s. Il était de 21864 au 31/12/2016 et de 23096 au 31/12/2015.

Le Matériel a perdu 1678 cheminots en à peine plus de 2 ans.

Dans les faits, cela se traduit par des salariés qui ont du mal à disposer de leurs congés et prendre leurs repos, poussés sans cesse par un management agressif et permissif, afin de réaliser la production et ce quoi qu’il en coûte.

Le nombre d’heures supplémentaires avoisine l’équivalent temps plein de 241 cheminots. L’entreprise abuse de personnels précaires (intérimaires, alternants, CDD) pour maintenir un semblant d’équilibre en prétextant des accroissements temporaires de charges.

Les formations nécessaires à l’évolution des qualifications ne sont désormais plus la priorité des établissements qui négligent la qualité de la maintenance au profit de la quantité.

Pas étonnant, dans ce contexte, que la régularité des transports s’en ressente ! Les mois de janvier et février ont été difficiles pour le domaine M. Les mouvements de charges sont toujours plus nombreux entre les technicentres, et rien n’augure un retour d’une organisation du travail plus stable.

Cette situation, très préoccupante pour les sédentaires de la fonction, provoque des déracinements de cheminots et de leur famille n’ayant pas d’autre choix que de migrer vers la charge de travail, ce qui n’arrange en rien l’organisation de la production.

Une fois de plus, les cheminots paient la négligence de la Direction du Matériel et son refus d’organiser une production améliorant les conditions de travail et de vie des cheminots. Les cheminots souffrent, le service est dégradé, les risques psycho-sociaux accentués, …. Les drames qu’ont vécu les cheminots de Mulhouse, Bordeaux et Saintes ; mais aussi les 26 électrisations ayant eu lieu en 2016, doivent alerter et faire réagir les salariés sur leur surexposition à des dangers pour leur santé physique et mentale.

La CGT appelle les cheminots à ne plus laisser les directions décider seules de leur avenir, du devenir du Matériel et de la SNCF.

Les Instances Représentatives du Personnel (DP et CHS.CT) ne peuvent suffire à créer le changement ou à s’y opposer. Le rapport de forces ne peut se construire qu’avec les cheminots et seul ce rapport de forces modifiera la donne, forçant ainsi la Direction du domaine à mettre en place une autre organisation du travail permettant le retour à un service public de qualité.

Ensemble, nous devons :
• exiger le retour des établissements de maintenance multi-activités et ainsi permettre la mutualisation des moyens de production et des savoirs et des savoir-faire des cheminots. Cela permettra de réaffirmer le caractère intégré de la fonction Matériel au sein de l’entreprise publique, unique et intégrée qu’est la SNCF.
• nous opposer à la dédicace du matériel roulant à une activité. En effet, spécialiser les établissements du matériel sur un produit unique est un risque majeur du démantèlement de la fonction. Chacun d’entre eux doit être doté de charges contribuant au bon fonctionnement de la SNCF.
• conserver et redévelopper au sein de la fonction Matériel ses quatre spécialités que sont la maintenance, les études, la logistique et les approvisionnements. Elles restent une composante indispensable du service public et se doivent de participer à leur niveau au développement des coopérations européennes en matière ferroviaire.
• exiger une organisation améliorée donnant des garanties fortes aux cheminot-e-s du domaine qui chaque jour mettent en oeuvre et assurent la production telles que :
o le respect des métiers et de leur périmètre ;
o des DPx à la qualification F et un encadrement formé au management ;
o le maintien et le développement de nos établissements industriels historiques ;
o le développement d’outils modernes afin de réaliser une maintenance de qualité. Nous devons nous opposer à la casse de notre outil industriel, à la fermeture de bâtiments et à la vente d’emprises SNCF ne servant qu’une logique financière. Chaque mètre carré gagné permettra de développer une activité ferroviaire, a contrario des projets immobiliers qui fleurissent sur des friches organisées ;
o des déroulements de carrière harmonieux et de réelles ouvertures afin de faciliter l’accès aux collèges maîtrises et cadres ;
o un vrai parcours professionnel permettant aux cheminots du Mouvement Matériel qui le souhaitent d’accéder au métier d’Agent De Conduite (la filière Traction manquant cruellement d’effectif) pour aboutir à la mise en place d’un grand métier conduite ;
o l’amélioration de la qualité du service public et des conditions de vie et de travail des cheminots. Exigeons de l’entreprise qu’elle ne se serve pas de l’emploi comme d’une variable d’ajustement des projets coûteux telle la digitalisation au sein du domaine.

Cheminot-e-s du Matériel, mais aussi celles et ceux des autres fonctions, c’est ensemble que nous rejetterons l’éclatement programmé de notre entreprise publique, la dégradation de nos conditions de travail et la casse de notre Statut !

Mobilisons-nous pour revendiquer et obtenir de véritables augmentations de salaires et ainsi ne plus compter sur d’hypothétiques primes et autres modifications de roulements qui obligent à travailler de nuit, les week-ends ; voire même d’exercer une deuxième activité rémunératrice.

Nous devons amplifier le rapport de forces qui nous permettra de faire reculer les décideurs ! Soyons résolument à l’offensive car tous ensemble nous gagnerons !!!

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Grand métier conduite … et tout devient possible !

Groupe de travail « Mouvement matériel »

| Matériel

Le Groupe de Travail « parcours professionnel » sur le métier « Mouvement MATÉRIEL » a pour objectif, aux yeux de la CGT, de favoriser la reconnaissance, les compétences métiers, le déroulement de carrière et surtout le parcours professionnel des cheminot-e-s de la spécialité Mouvement.

CE QUI DEVRAIT CHANGER :
Dans l’optique de cadrer un métier qui pendant des années a été dévalué à grand renfort de primes et autres indemnités, le GT Mouvement tente encore, au bout de 5 réunions, de faire bouger les lignes :
• faciliter les passerelles en lien ou non avec le métier vers les autres filières (y compris autres EPIC) ;
• poursuivre l’évolution du métier et du déroulement de carrière ;
• permettre une montée en compétences vers les métiers de conducteur Traction ;
• valoriser le parcours professionnel Mouvement.

CE QU’IL CONVIENT ENCORE DE GAGNER :
La CGT a soumis à la Direction un cadrage entre les niveaux/qualifications et les tâches/missions à accomplir dans le but d’établir une évolution et un déroulement de carrière clairement définis, tout en les rendant hermétiques à d’éventuels écarts réglementaires.

CONCERNANT LES EVS, INDEMNISATION ET PRIMES :
La CGT dénonce l’attitude des directions locales qui distillent savamment primes et autres gratifications dans le but d’augmenter le rendement et la productivité, contrairement aux orientations prises par ce GT parcours professionnel et les souhaits affichés de la Direction du domaine tendant à uniformiser le système d’indemnisation.

La CGT affirme que c’est par un redimensionnement de l’emploi au statut et la création d’un parcours professionnel assurant l’évolution et le déroulement de carrière des cheminot-e-s, que la spécialité Mouvement MATÉRIEL sera à nouveau attractive et valorisante.

La prochaine rencontre avec la Direction du Matériel concernant le cadrage des propositions aura lieu le 07 mars 2017

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

17 novembre 2017

La CGT plaide pour le maintien de la qualité de service du train de nuit

Pour la journée nationale d'action, le 16 novembre, contre les ordonnances Macron, localement, la CGT a voulu mettre l'accent sur la défense du service public ferroviaire.[…]

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