Fédération CGT des Cheminots


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Le 19 octobre, agissons pour le progrès social !

Édito

La-VraieInfoLa CGT appelle à une nouvelle journée de grève et de manifestations le 19 octobre 2017. Il y a urgence à agir face à un Président qui s’attaque à l’ensemble du socle social construit par le Conseil National de la Résistance. Ce gouvernement, élu par défaut par à peine 20 % des inscrits, n’est pas légitime à appliquer ce programme ultralibéral. Les ordonnances sur le Code du travail, le budget 2018 de l’État, la casse de la Sécurité sociale, font la part belle au capital et aux actionnaires au détriment des conditions de vie des salariés actifs et retraités. Le MEDEF se frotte les mains. Après les journées de manifestations des 12 et 21 septembre et la journée unitaire des retraités du 28 septembre, il est temps que le rapport de forces s’amplifie pour imposer d’autres choix que le recul social.

La CGT cheminots fait, depuis le début du processus revendicatif entamé le 12 septembre, le lien entre les sujets professionnels et interprofessionnels. Les cheminots, concernés par les ordonnances doivent ainsi prendre toute leur place dans cette nouvelle journée d’action interprofessionnelle, tant pour montrer leur désaccord quant à la politique d’austérité menée par le gouvernement que pour mettre un coup d’arrêt aux velléités destructrices de la direction SNCF.

Dans ce cadre, la Fédération CGT des cheminots appelle les cheminotes et cheminots, de tous grades, de toutes fonctions et quel que soit leur statut, à s’engager dans l’action du 19 octobre 2017.

La prise de conscience s’élargit

Édito

En distribuant de façon coordonnée et massive le journal La Vraie info, la Fédération CGT des cheminots a choisi d’informer la population sur l’envers du décor d’un service public ferroviaire qui tourne le dos aux usagers pour flirter avec le business. Cette initiative a permis aussi de contrecarrer la campagne de dénigrement auxquels les cheminots sont régulièrement victimes.

Ce journal redonne de la considération aux cheminots, à leur métier et à leur entreprise publique qui contribue à la cohésion du territoire mais qui est malmenée par des choix dogmatiques.

Les cheminots par ailleurs attachés au travail de qualité, se heurtent aux choix politiques des premiers dirigeants qui placent en priorité des considérations financières.

Usagers et cheminots ont très bien accueilli notre journal dans un contexte de casse du Code du travail sur ordonnances. Celles-ci ne sont qu’une première étape d’un projet patronal qui cherche à précariser le travail. Le lien privé-public est évident et les actions des 12 et 21 septembre ont, sur cet aspect, retourné le discours consensuel. La prise de conscience élargie donne raison à la CGT de moins en moins isolée et la journée d’action unitaire des retraités du 28 septembre est une nouvelle étape de convergence.

La signature théâtralisée des ordonnances n’arrêtera pas la mobilisation car nos revendications demeurent, tout comme l’urgence d’une société de progrès au bénéfice de tous avec en son cœur l’enjeu des services publics. Autant de nécessités d’amplifier encore le mouvement.

La Vraie info

Édito

La-VraieInfo
Trois ans seulement après une réforme que la CGT a combattue mais qui devait régler beaucoup de choses selon ses promoteurs, la SNCF cristallise à nouveau les mécontentements.

Les usagers constatent, comme les cheminots, que la qualité de la production n’est pas au rendez-vous. Ils subissent également les fermetures de gares, de lignes, au point que certains territoires se sentent abandonnés par le service public ferroviaire.

Or, à partir de ces dysfonctionnements, une grande entreprise de mystification s’est mise en place pour justifier une nouvelle réforme qui va encore plus loin que celle de 2014 et qui vise en fait uniquement à imposer l’ouverture à la concurrence du transport national de voyageurs par le fer.

Alors que cette solution est déjà annoncée comme une mesure des futures Assises de la mobilité, la CGT invite les usagers à se pencher sur les vraies causes des dysfonctionnements qu’ils subissent au quotidien et sur les solutions qui permettraient d’y remédier.

C’est l’objet du journal « La Vraie Info » diffusé par la Fédération CGT des cheminots du 18 au 22 septembre. Il vise à donner des éléments de compréhension de l’organisation de la production ferroviaire et de ces déficiences qui résultent de choix politiques assumés par l’État et la direction de la SNCF.

La CGT entend, à partir de ce support et à travers diverses initiatives prévues, construire des alternatives avec les usagers en partant de leurs besoins en matière de transport.

C’est pour avancer dans le même sens que les cheminots se mobilisent chaque jour pour exiger des moyens à la hauteur des enjeux du service public ferroviaire.

Quelques vérités à rétablir

Édito

Le président de la République, son gouvernement et le Medef mènent, à coups d’ordonnances, une politique économique et sociale régressive. La SNCF n’échappe pas à celle-ci.

Nous assistons parallèlement à une accélération de la casse du service public ferroviaire sur fond de destruction des acquis sociaux et de velléités à devancer une libéralisation mortifère.

Le président de la République et son Premier ministre ont la volonté également de remettre en cause les régimes spéciaux au nom de l’équité et de l’égalité.

Pas plus que les réformes de 1993, 2003, 2007 ou 2010, celle annoncée ne réglera le financement des retraites ni n’assurera la pérennité du système par répartition.

La réforme des régimes spéciaux vise une nouvelle fois au nivellement par le bas des retraites pour l’ensemble des salariés avec un nouvel allongement de la durée de cotisation et un durcissement de l’obtention des droits à la retraite.

La CGT est pour l’égalité mais par un alignement par le haut. L’allégeance de nombreux médias aux thèses du gouvernement, les sondages qui sortent de façon opportune et la campagne de culpabilisation participent à opposer l’opinion publique à certaines catégories de salariés.

Il est urgent et nécessaire une nouvelle fois d’agir par la grève le 21 septembre 2017 afin de créer un rapport de forces à la hauteur des enjeux et des attaques annoncées.

D’ores et déjà, la Fédération CGT des cheminots appelle ses militants, ses syndicats à amplifier les débats et les expressions avec les cheminots, la population, les usagers et les élus.

La distribution du journal « La VRAIE info » dans la semaine du 18 au 22 septembre doit concourir à rétablir quelques vérités.
Et non, Monsieur Macron, les cheminots ne sont pas des fainéants pas plus que des nantis !

Stoppons la marche libérale

Édito

marche_liberale2Avec 36 % de la population satisfaite de l’action du président de la République selon un sondage IFOP du 11 août 2017, le chef de l’État bénéficie d’une côte d’impopularité à l’image de son programme de régression sociale et de sa vision de la démocratie et du dialogue social. L’attaque contre le droit protecteur des salariés dans le Code du travail marque d’emblée, en ce début de quinquennat, dans quel camp se place le gouvernement.

La méthode à marche forcée par ordonnances durant l’été, les rencontres symboliques avec les organisations syndicales qui ont tôt compris que leur avis n’était que consultatif, traduit cette volonté d’éviter le débat démocratique pour vite rassurer un patronat jamais rassasié, culpabilisant les salariés sur leurs droits acquis accusés de « contraintes » pour les entreprises.

Le projet de réforme du droit du travail du gouvernement touche l’ensemble des salariés. Son contenu permettrait aux directions d’entreprise d’aller plus vite dans leurs restructurations et plans sociaux au détriment des salariés qui seraient moins protégés. Les cheminots sont donc aussi concernés.

À la SNCF, la baisse des effectifs et la précarisation de l’emploi détériorent les conditions de travail, dégradent l’organisation de la production et fragilisent la sécurité des cheminots et des usagers. Le gel des salaires et des pensions depuis trois ans parachèvent leurs raisons d’agir rapidement.

Le 12 septembre, les cheminots se mobiliseront dans l’appel confédéral de la CGT par la grève avec l’ensemble des salariés pour stopper la marche libérale et pour le progrès social.

Le sort des usagers est lié à celui des cheminots

Édito

Pour la troisième année consécutive, les cheminots de la SNCF n’auront pas d’augmentation générale des salaires. Preuve que l’entreprise publique n’est pas en dehors des politiques libérales appliquées ailleurs et guidées par la recherche de la réduction de ce qui est considéré par nos dirigeants comme des coûts.

Or, le gel des salaires cumulé à la baisse des effectifs, avec plus de 8 000 suppressions d’emplois annoncées d’ici 2020, ont un impact direct sur la qualité du service rendu aux usagers. La préoccupation de la SNCF n’est plus de faire circuler des trains, servir les usagers dans des conditions décentes, de sécurité et de sûreté optimales, mais la recherche permanente d’économies.

Cette obsession de la part de la direction, les usagers en subissent les conséquences quotidiennement. Des emplois en moins à la SNCF, ce sont des guichets, des gares, des ateliers, des lignes qui ferment, des trains, des installations, des infrastructures qui sont supprimés. Ce qui se traduit par une dégradation du service public ferroviaire avec des retards et suppressions de trains qui sont le lot quotidien de nombreux voyageurs.

Les usagers du rail et les cheminots ont donc des intérêts communs à défendre. Ensemble, ils peuvent représenter une force de propositions alternatives pour améliorer le service public ferroviaire de la SNCF qui nécessite des moyens humains et matériels, alors que la concurrence que certains appellent de leurs vœux, ne vit que sur ce qui est en place et est considéré comme rentable.

RÉFORME ANNONCÉE DU CODE DU TRAVAIL

Édito

Extraits, semble-t-il crapuleusement, des bureaux de la direction générale du travail et datés du 31 mai, trois textes listent la réforme annoncée du Code du travail.

Cette réforme supplémentaire s’inscrit dans la droite ligne de la loi El Khomri et des arguments mille fois entendus mais jamais démontrés, qui font de l’excessive protection des salariés en CDI, la source du chômage de masse et de la précarité.

Aucune étude économique n’ayant jamais fait le lien entre baisse des protections des salariés et création d’emploi, et l’exposé des motifs se garde bien de citer le moindre chiffre.

Depuis 2013, ce ne sont pas moins de quatre réformes du Code du travail qui ont été menées, toutes avec pour objet principal le recul des droits des salariés, et sans aucune évaluation de leurs effets sur l’emploi et les conditions sociales.

Les perspectives déployées par ce document « fuité » visent à remodeler complètement le cadre social national pour l’adapter aux exigences de compétitivité et de profitabilité du patronat.

C’est donc plus un projet pour les employeurs, qu’un projet de pérennisation et de développement pour les entreprises et les secteurs d’activité, dont les salariés sont partie constituante.

Ce qui justifie et impose l’irruption des salariés dans le débat public, au niveau national et territorial, en faisant converger nos luttes, pour porter un projet de revitalisation de l’industrie et des services publics, d’aménagement du territoire appuyé sur le travail.

L’intervention des citoyens ? Une urgence démocratique

Édito

Au lendemain de l’élection présidentielle, M. Gattaz a déclaré être sur un petit nuage. Son vice-président au MEDEF l’a traduit en termes plus clairs et plus crus en demandant d’aller vite dans la destruction du Code du travail, indiquant au passage aux électeurs qui n’auraient pas saisi qu’il faut donner une majorité pour que les ordonnances puissent passer vite.

Le Code du travail, cet outil législatif qui a l’incongruité de rééquilibrer le rapport de forces entre employeurs et salariés malgré les lois qui l’ont largement attaqué ces dernières années, reste encore insupportable aux yeux des grands patrons.

Le gouvernement, dirigé par un Premier ministre de droite, a reçu les syndicats fin mai. On peut s’étonner de la méthode de la part d’un président qui n’a pour l’instant pas de majorité au Parlement. Il aura tenté d’atténuer la portée de son projet à travers les différents entretiens jusqu’à ce week-end ou Le Parisien a eu la bonne idée d’en révéler la réalité. Plafonnements des indemnités prud’homales, accord d’entreprise permettant de niveler par le bas les contrats de travail, fusion des IRP… Juppé en aurait rêvé, le banquier d’affaires va tenter de le mettre en place.

Tenter, car, pour nous, la démocratie se vit dans les urnes et dans le mouvement social.

Dans les urnes, par le vote en faveur des candidats qui s’engagent pour de nouveaux conquis sociaux.

Dans le mouvement social, par l’expression des salariés qui, s’il le faut, useront leurs baskets sur le macadam pour défendre leurs intérêts.

La Fédération CGT des Cheminots mettra tout en œuvre pour empêcher toutes lois porteuses de reculs sociaux.

Sur le champ professionnel comme sur le champ interprofessionnel nous répondrons présents.

La lutte ne connaît pas la trêve

Édito

Les luttes n’ont jamais été aussi nombreuses en période électorale, et les victoires sont là comme à Saint-Gobain Isover à Chalon-sur-Saône où les salariés améliorent leur 13e mois, et à Renault Flins où la CGT remet les intérimaires dans leurs droits. C’est de bon augure !

Car la lutte ne connaît pas de trêve pour qui doit se battre au quotidien sur ses conditions de travail ou doit faire face à l’annonce d’une fermeture de site, d’une délocalisation.

Le même esprit guide les cheminots quand, avec les usagers, ils défendent le maintien de guichets en gares, la sauvegarde de dessertes sur leur territoire, refusent l’abandon de pans entiers de services publics dont le transport est un des maillons essentiels contribuant à l’aménagement du territoire. Des luttes qui mènent à des convergences comme l’ont fait les cheminots avec les salariés de GS & M à La Souterraine en Creuse avant qu’ils ne reçoivent l’appui de toute la CGT dans une grande manifestation de soutien.

C’est dans cette dynamique que les militants de notre Fédération se déploient à la rencontre des cheminots pour débattre de la manière de poursuivre, développer, élargir et amplifier les mobilisations pour l’emploi, les conditions de travail et les hausses de salaires. Une démarche à élargir avec les usagers qui aspirent à un véritable service public SNCF.

Gardons le cap, bousculons le quotidien !

Édito

Après le premier tour de l’élection présidentielle et au-delà des résultats qu’il convient d’appréhender avec lucidité, force et détermination, la Fédération CGT des cheminots redit qu’elle se situe résolument du côté de celles et ceux dont le quotidien est de se battre contre les mauvais coups portés par les tenants du libéralisme.

La Fédération CGT des cheminots réaffirme également avec force les valeurs républicaines et internationalistes de solidarité qui animent la CGT depuis plus d’un siècle. Non, le Front National n’est pas un parti comme un autre. Il est connu depuis des décennies pour ses positions racistes et xénophobes, qui, sous couvert d’une « dédiabolisation » entamée il y a quelques années, défend en réalité une économie ultralibérale visant à servir la cause du capital.

Le contexte revêt donc une double urgence : celle de s’opposer au Front national et à ses idées nauséabondes en ne donnant aucune voix à sa candidate, ainsi que celle de combattre la remise en cause de nos droits sociaux programmée par le candidat de « l’ubérisation » de la société.

Dans le climat singulier de l’entre-deux tours et après une campagne confisquée par «les affaires», le 1er mai devra être offensif et massif afin de remettre sur le devant de la scène les préoccupations sociales des salariés. En conséquence, les cheminots devront y prendre toute leur place en participant à l’élévation indispensable du rapport de forces. L’emploi, les salaires et le pouvoir d’achat des actifs et des retraités, les services publics, la protection sociale : voilà les véritables enjeux pour les mois à venir !

Ne nous laissons par détourner de ce qui doit rester notre boussole : l’amélioration de nos conditions de travail et de vie. Ensemble, gardons le cap, bousculons le quotidien !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

15 octobre 2017

Ils se mobilisent pour conserver le guichet de la gare de Saint-Flour

Samedi, devant la gare sanfloraine, tous n’avaient qu’un slogan à la bouche : « on réclame le maintien du guichet ! ». Le bras de fer avec la SNCF ne fait que commencer. […]

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