Fédération CGT des Cheminots


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Élections TPE : la CGT première organisation syndicale

Édito

Ces dernières semaines, les médias ont fait leurs choux gras des « primaires », exercices de téléréalité, déniant aux quelque 300 000 adhérents au total des partis présentant un poulain, la faculté de déterminer leurs programmes, le tout au profit d’ambitions personnelles.

Paradoxalement, et dans le même temps, les élections dans les très petites entreprises (TPE), concernant pourtant 4,6 millions de salariés, pivot de la démocratie sociale, socle de la représentativité syndicale et de la répartition des sièges dans les conseils de prud’hommes, ont été victimes d’un véritable black-out médiatique.

Le gouvernement et ses services ont ajouté à ce silence complice quelques « errances » organisationnelles telles que le report des élections ou encore la clôture du scrutin 15 jours avant le début du dépouillement.

Ces manœuvres ayant pour objectif une baisse de la participation, défavorable à la première organisation syndicale qu’est la CGT, n’ont pas suffi à empêcher 25,12 % des salariés des TPE de placer la CGT à près de 10 points devant la seconde organisation syndicale.

Ces résultats confortent le syndicalisme CGT, syndicalisme de contestation, de proposition, de lutte et de conquête pour tous les salariés, ce syndicalisme que met en œuvre la doyenne et toujours première organisation syndicale depuis sa création.

Ces résultats confèrent à la CGT la responsabilité collective d’organiser plus largement les salariés des TPE pour gagner de nouveaux droits pour tous.

C’est ce mandat que les salariés lui ont confié, c’est cette voie du progrès social qu’il faut tracer tous ensemble !

Redonnons de la voix au service public

Édito

affiche_manif_2_janvLes récents épisodes de pic de pollution à répétition dus aux particules fines témoignent de l’écart entre les intentions politiques des grands sommets sur le climat et la réalité de l’absence d’actions concrètes pour développer les transports alternatifs au tout routier.

Les usagers, au quotidien, méritent mieux que l’autocar et le covoiturage. Les victimes de l’accident d’autocar en Saône-et-Loire, qui traversaient la France pour rentrer chez eux, ont payé tragiquement leur voyage.

Ne serait-il pas pertinent et écologiquement sensé de se rendre du Portugal en Suisse par le train ?

Or, les actes politiques s’y opposent, tel le désengagement financier de l’État sur les TET qui entérine la suppression de dessertes grandes lignes.

Les cheminots défendent activement un développement du ferroviaire avec des emplois au statut alors que la sous-traitance s’accroit – notamment  pour ce qui concerne l’entretien et les travaux du réseau sur lequel on a connu de récents accidents mortels –  et que le budget SNCF 2017 est à nouveau construit sur une réduction de l’emploi et des moyens.

Fin 2016, des actions ont permis de gagner localement le maintien de lignes, de charges de travail et le renouvellement de matériels. La fédération CGT des cheminots va donc poursuivre sa démarche revendicative à partir des luttes locales.

L’intérêt commun des usagers et des cheminots pour regagner un développement du transport public ferroviaire avec le GPF doit s’exprimer. C’est dans cet intérêt que la Fédération CGT des cheminots appellera les cheminots à agir tout début février.

Les vrais casseurs en prison !

Édito

Après avoir saccagé le Fret ferroviaire, notamment en demandant une ouverture anticipée à la concurrence en 2008, les casseurs passent à la vitesse supérieure.

Dans un nouveau rapport, le député Savary propose de supprimer l’Épic de tête et de transformer SNCF Mobilités en société anonyme de droit privé, préalable à sa privatisation.

De son côté, le gouvernement a commis des contrats d’objectifs avec les 3 Épic qui n’offrent aucune perspective. Ces contrats actent le désengagement de l’État qui n’a plus aucune vision du rôle d’une entreprise publique pour la société. Ils recyclent les vieilles règles libérales : productivité, dérégulation, nouvel accroissement de l’externalisation et promesse d’ouverture anticipée à la concurrence par des expérimentations.

Dans la foulée, la direction SNCF lance le débat sur les conditions de transfert des personnels SNCF aux entreprises privées qui gagneraient un appel d’offres. En digne relais de la position patronale, l’UNSA et la CFDT dénoncent la concurrence mais demandent déjà des négociations sur ce sujet. Or, les conditions, nous les connaissons. Le principal « problème » soulevé par les libéraux, c’est le régime spécial et l’interdiction de licencier pour motif économique (Statut). C’est ce qu’ils veulent faire sauter au nom de la concurrence libre et non faussée.

Avec toutes ces attaques et alors que le Président Pepy annonce 4 000 suppressions d’emplois par an pendant 7 ans, ne laissons pas les Comités d’établissement et les Conseils d’administration se dérouler tranquillement en cette fin d’année.

Le rapport de forces nous a permis de préserver relativement nos conditions de travail en juin 2016. Mais nous aurions pu aller plus loin si l’unité des cheminots et leur mobilisation avaient été plus importantes.

Plus que jamais, c’est l’avenir de l’entreprise et de nos conditions sociales qui sont en jeu. Nous pouvons gagner. Pour cela, il faut que les cheminots ne s’en laissent plus compter.

Comme le disait Georges Séguy, « Il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager ». Alors prenons notre place dans les actions de la CGT pour donner une chance à nos revendications !

Les intérêts financiers avant tout !

Édito

Le secteur des chemins de fer vient encore d’être endeuillé par deux accidents au Pakistan et au Cameroun.

Celui de la Camrail au Cameroun, propriété de Bolloré, a occasionné le décès de 79 voyageurs et plusieurs dizaines de blessés.

En France, cet événement n’a donné lieu qu’à quelques mots sur les ondes radio, TV et dans la presse écrite.

Le traitement de cet accident par nos médias traduit la stratégie d’étouffement de l’information et de l’intérêt général par quelques groupes de pression.

Trois enquêtes ont été diligentées sur cet accident pour répondre à la colère de la population.

Une première réalisée par l’État camerounais, une autre menée conjointement par la police judiciaire et la gendarmerie, et une troisième interne à Bolloré Africa Railways.

Sous la pression du groupe français, les accusations se sont rapidement portées sur le conducteur lui reprochant une vitesse excessive.

Une mise en cause trop rapide pour de nombreux acteurs et le SNJC qui a ouvert une enquête indépendante destinée à faire la lumière sur les causes de ce drame.

Détenteur de la concession jusqu’en 2034, Bolloré satisfait avant tout les intérêts financiers des multinationales qui œuvrent dans la région, puisant dans les ressources naturelles de l’Afrique de l’ouest au lieu de satisfaire les besoins des populations.

Un exemple supplémentaire des méfaits de la privatisation des services publics qui justifie l’intervention syndicale de proximité et internationale pour les défendre et les développer.

Le service public menacé !

Édito

voie_sce_publicLa loi du 4 août 2014 portant réforme du système ferroviaire entre en application et elle ne règle rien.

L’absence totale d’ambition de l’État pour le service public le conduit à se reposer de plus en plus sur les règles du marché pour réguler l’activité ferroviaire.

Les TET sont sacrifiés car non rentables.
Mais depuis quand l’équilibre du territoire n’est-il qu’une question de bénéfice !?

Et de leur côté, les « cars Macron » connaissent leur premier plan social, des dessertes sont déjà abandonnées laissant les populations sans solution de transport collectif.
Le marché libéral c’est ça !

Enfin, la question de la dette du groupe public ferroviaire (52 milliards) vient d’être enterrée par le gouvernement à la suite de la remise d’un rapport en août 2016. Alors qu’elle étouffe le mode ferroviaire.

En revanche, lorsqu’il s’agit de dette privée l’argent n’est plus aussi rare.
Le partenariat public-privé associant EIFFAGE à une société espagnole pour l’exploitation des 40 km de lignes entre Perpignan et Figueras se terminera par une liquidation judiciaire. Et les États français et espagnols vont reprendre les 545 millions de dette accumulés par le privé !

Dans ce contexte, l’annonce du président Pepy qui veut supprimer 28 000 emplois de cheminots en 7 ans montre que ce sont les usagers et les cheminots qui vont payer la dette de l’État.

La bataille pour la défense du service public ne fait que commencer. La Fédération CGT appelle les cheminots à multiplier les luttes locales contre les conséquences de cette politique inepte de la direction SNCF et du gouvernement et pour « La voie du service public SNCF », seul projet alternatif qui existe aujourd’hui pour défendre l’intérêt général.

Fiers !

Édito

editoLa séquence de grèves reconductibles que nous avons connue en mai et juin a été suspendue par les assemblées générales. Elle a été marquée par une forte mobilisation des cheminots.

À partir d’une situation connue, où l’écart entre nos règles sociales et celles applicables dans le privé a contribué à affaiblir massivement le transport de marchandises SNCF, nous voulions gagner une convention collective nationale (CCN) de haut niveau afin de garantir durablement l’avenir de l’entreprise publique, du service public, de notre Statut et de nos conditions sociales, et également apporter du progrès social aux salariés des entreprises ferroviaires privées. La sécurité des circulations, dont les conditions de travail sont une composante centrale, en aurait été renforcée.

L’objectif n’est pas atteint, même si la CCN est en progrès par rapport à la situation antérieure.

Pour autant, le rapport de forces a imposé le maintien de la plupart des règles liées aux conditions de travail dans l’accord d’entreprise.
Ce n’est pas rien quand on voit l’implication de la direction dans la casse de la réglementation (voir les déclarations du président Pepy dans la presse depuis un an).

C’est bien le poids de la mobilisation qui a provoqué l’intervention du gouvernement et les reculs de la direction SNCF.

Cet épisode montre combien la CGT est au cœur de la défense des travailleurs à la SNCF, comme dans le mouvement interprofessionnel.

À tous les cheminots, nous adressons donc ce message : venez adhérer à la CGT pour renforcer l’outil de votre défense. Une CGT plus forte est une condition pour gagner !

Ni battus, ni abattus, les cheminots sont fiers de leur lutte et déterminés à continuer de tenir tête aux puissants, aux libéraux, aux décideurs qui voudraient nous mettre à genoux !

 

LA BATAILLE EST ENGAGÉE !

Édito

Les fauves médiatiques s’acharnent sur les cheminots : mensonges, inepties, tous les coups sont permis pour nous livrer à la vindicte populaire.

C’est le patronat, et surtout la direction de la SNCF, qui refusent de négocier sur la base de propositions construites par la CGT et validées par les autres syndicats. Ce sont nos dirigeants qui contournent la loi au quotidien, qui poussent au crime nombre d’encadrants et qui ne respectent pas plus les textes réglementaires que la vie et la santé des cheminots. Mais les coupables désignés sont ceux qui n’acceptent pas de voir régresser leurs droits, qui défendent leurs « conquis » sociaux dans l’intérêt de la qualité et de la sécurité du service public ferroviaire fret et voyageurs.

Comme le suggère le projet de loi « El Khomri », il faudrait que les salariés acceptent la détérioration de leurs conditions de travail, la précarité et l’insécurité sociale, le gel des salaires et les destructions d’emploi alors, qu’en toute impunité, grands patrons et actionnaires s’emplissent les poches et pillent la Nation en cachant l’argent gagné sur notre dos au Panama. Ce gouvernement n’accepte pas la rébellion de la jeunesse. Main dans la main avec le Medef, il méprise la mobilisation des salariés. Sa seule réponse est la répression. Dans les combats engagés pour un Code du travail du XXIe siècle et une réglementation du temps de travail de haut niveau applicable à tous les cheminots, la CGT est force de propositions et à la pointe de l’action syndicale. Cette place incontournable est intolérable aux yeux des gouvernants du pays, du patronat et des médias à leur solde.

La légitimité de notre lutte de juin 2014 pour une autre réforme du système ferroviaire est aujourd’hui démontrée. Les cheminots mesurent la trahison. Le fruit de leur travail est englouti par les filiales Géodis, Kéolis et autre Ouibus. Il sert à financer une dette que les cheminots subissent. Nos dirigeants gèrent la SNCF comme une multinationale sacrifiant l’entreprise publique et ses salariés sur l’autel du business aux quatre coins du monde. Ce sont les usagers du rail et les cheminots qui payent la note de cette stratégie mortifère.

L’État se désengage de ses responsabilités sur les infrastructures ferroviaires et abandonne des pans entiers du territoire. Le gouvernement se plie aux injonctions libérales de Bruxelles en saccageant notre bien commun. Il nous appartient de nous engager, de mener la bataille des idées partout. Le moment est venu de construire et d’amplifier la mobilisation, de renforcer notre CGT. Notre victoire est à portée de main, allons la chercher !

Gilbert Garrel, secrétaire général.

Du Code du travail au permis d’exploiter

Édito

Ce gouvernement n’a décidément plus de limites dans son programme de régression sociale et de soumission au patronat.

S’inscrivant dans la ligne des précédents textes votés depuis le début du quinquennat Hollande, sécurisation de l’emploi, loi Macron et loi Rebsamen, le projet de loi El Khomri est au service des employeurs. Les soi-disant contraintes de la législation française sur le travail sont prétexte à démanteler les droits et la protection des salariés en promettant toujours des jours meilleurs pour l’emploi.

Rien d’innocent à ce que, pour les cheminots, un projet de décret socle soit publié dans la même période et que celui-ci tende à poser une base de la durée du travail dans la branche ferroviaire très éloignée de celle en vigueur dans le RH0077 à la SNCF.

Le gouvernement et la direction du GPF (groupe public ferroviaire), qui n’est certainement pas neutre dans la rédaction de ce décret, veulent abaisser les normes des conditions de travail des cheminots qu’ils considèrent comme une charge pour les comptes du Groupe.

Leur stratégie de développer les filiales dans une logique de concurrence des modes n’est en effet pas compatible avec le souci du service public ferroviaire qui nécessite le maintien et l’amélioration du niveau de réglementation sociale en vigueur. De même, les annonces du secrétaire d’État aux transports d’abandonner les trains de nuit et de faire porter aux régions le choix de transférer sur la route certaines dessertes, sont contraires à l’intérêt du service public et à l’aménagement du territoire.

La Fédération CGT des cheminots va amplifier la construction du rapport de forces avec les usagers de la SNCF, les cheminots et l’ensemble des salariés.

RESPONSABLES, EXPLIQUEZ-VOUS !

Édito

Le 9 mars 2016, les cheminots sont appelés à agir par la grève pour exiger des embauches, des augmentations de salaire ainsi qu’un haut niveau de sécurité autour d’un décret socle (proposé par le gouvernement) qui déterminera la réglementation du travail et le temps de travail de tous les cheminots (SNCF et entreprises ferroviaires privées).

La période « post » réforme du ferroviaire, ne fait qu’accélérer la réalisation d’économies qui impactent très lourdement la qualité de la production ferroviaire au quotidien et les conditions de travail des cheminots.

En effet, cette stratégie entraîne des décisions radicales, telles des fermetures de guichets, de gares, de lignes avec leurs lots de suppressions d’emplois (– 26 000 depuis 2007).

La traduction de ces choix opérés par la direction du groupe public ferroviaire et dictés par le gouvernement (qui ne cesse de se désengager en matière de financement du service public ferroviaire), s’illustre par des retards de train, des suppressions de circulation, un plan de transport adapté par manque de conducteurs de train !

Par ailleurs, gouvernement et direction du groupe public ferroviaire prennent un risque important en abaissant le niveau de sécurité que ce soit pour les personnels ou les circulations ferroviaires.

Des actions locales convergentes entre syndicats CGT de proximité et des associations d’usagers s’organisent sur le territoire pour préserver des circulations de trains et/ou l’ouverture de gares, de guichets.

Ces actions locales démontrent la convergence d’actions pour développer et moderniser le service public SNCF.

Travailler plus ou travailler mieux ?

Édito

Alors que le projet de décret socle de la Convention collective nationale (CCN) de la branche ferroviaire doit être publié autour du 17 février 2016, les sorties médiatiques se multiplient pour stigmatiser les cheminots, leur temps de travail et leurs conditions sociales.

Il s’agit clairement de nous fragiliser aux yeux de l’opinion publique pour justifier une remise en cause de nos droits.

À y regarder de plus près, il n’y a pourtant pas péril : pour le personnel sédentaire de la SNCF, la durée annuelle de travail est de 1 589 heures. Dans le droit commun, si l’on inclut les 2 jours de congé de fractionnement, cette durée est de 1 593 heures.

Tous les problèmes du chemin de fer proviendraient donc d’un différentiel de 4 heures par an ???

Pour la CGT, c’est évidemment un faux débat.

En revanche, pendant qu’on parle des « privilèges » des salariés, on ne parle pas des questions fondamentales et notamment de celle qui devrait être au cœur des réflexions : la sécurité des circulations !

Avec une catastrophe par an depuis 3 ans et des quasi-accidents mensuels qui auraient pu générer des drames supplémentaires, ne payons-nous pas déjà la productivité massive de ces dernières années (+ 36 % entre 2004 et 2013 selon le rapport DEGEST de février 2015) ? Un temps de formation, un temps de repos, ne sont-ils pas des BESOINS pour la sécurité comme pour le salarié ?

L’origine de la réglementation sociale du travail dans le domaine ferroviaire se trouve dans la sécurité des circulations. Vouloir la déconstruire aujourd’hui sous le seul prisme financier ne pourra avoir qu’un effet désastreux dont on commence à voir les prémices.

La CGT, au contraire, prône le progrès continu des droits sociaux donc le passage aux 32 heures Elle revendique une application de la RTT qui génère des embauches pour faire reculer le chômage en France. Elle propose d’améliorer l’efficacité du service public au meilleur coût pour la collectivité par une organisation de la production basée sur la multi-activité. Enfin, elle défend une Convention collective ferroviaire de très haut niveau pour assurer la sécurité des circulations et pour que la concurrence ne se fasse pas sur le dumping social régressif.

Travailler moins et travailler mieux, au sens du service public, c’est l’enjeu de la période. Le gouvernement va-t-il y répondre au travers du contenu du décret-socle ? Rien n’est moins sûr.

Il faudra donc que les salariés se mobilisent dans les actions du mois de mars pour se faire entendre !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

06 février 2017

SNCF : les syndicats contre une politique à 2 vitesses

L’intersyndicale cheminote CGT, FO et Sud Rail s’est mobilisée ce jeudi, jour de grève, devant le technicentre Picardie pour dénoncer une précarisation des emplois et des statuts.[…]

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