Fédération CGT des Cheminots


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La lutte ne connaît pas la trêve

Édito

Les luttes n’ont jamais été aussi nombreuses en période électorale, et les victoires sont là comme à Saint-Gobain Isover à Chalon-sur-Saône où les salariés améliorent leur 13e mois, et à Renault Flins où la CGT remet les intérimaires dans leurs droits. C’est de bon augure !

Car la lutte ne connaît pas de trêve pour qui doit se battre au quotidien sur ses conditions de travail ou doit faire face à l’annonce d’une fermeture de site, d’une délocalisation.

Le même esprit guide les cheminots quand, avec les usagers, ils défendent le maintien de guichets en gares, la sauvegarde de dessertes sur leur territoire, refusent l’abandon de pans entiers de services publics dont le transport est un des maillons essentiels contribuant à l’aménagement du territoire. Des luttes qui mènent à des convergences comme l’ont fait les cheminots avec les salariés de GS & M à La Souterraine en Creuse avant qu’ils ne reçoivent l’appui de toute la CGT dans une grande manifestation de soutien.

C’est dans cette dynamique que les militants de notre Fédération se déploient à la rencontre des cheminots pour débattre de la manière de poursuivre, développer, élargir et amplifier les mobilisations pour l’emploi, les conditions de travail et les hausses de salaires. Une démarche à élargir avec les usagers qui aspirent à un véritable service public SNCF.

Gardons le cap, bousculons le quotidien !

Édito

Après le premier tour de l’élection présidentielle et au-delà des résultats qu’il convient d’appréhender avec lucidité, force et détermination, la Fédération CGT des cheminots redit qu’elle se situe résolument du côté de celles et ceux dont le quotidien est de se battre contre les mauvais coups portés par les tenants du libéralisme.

La Fédération CGT des cheminots réaffirme également avec force les valeurs républicaines et internationalistes de solidarité qui animent la CGT depuis plus d’un siècle. Non, le Front National n’est pas un parti comme un autre. Il est connu depuis des décennies pour ses positions racistes et xénophobes, qui, sous couvert d’une « dédiabolisation » entamée il y a quelques années, défend en réalité une économie ultralibérale visant à servir la cause du capital.

Le contexte revêt donc une double urgence : celle de s’opposer au Front national et à ses idées nauséabondes en ne donnant aucune voix à sa candidate, ainsi que celle de combattre la remise en cause de nos droits sociaux programmée par le candidat de « l’ubérisation » de la société.

Dans le climat singulier de l’entre-deux tours et après une campagne confisquée par «les affaires», le 1er mai devra être offensif et massif afin de remettre sur le devant de la scène les préoccupations sociales des salariés. En conséquence, les cheminots devront y prendre toute leur place en participant à l’élévation indispensable du rapport de forces. L’emploi, les salaires et le pouvoir d’achat des actifs et des retraités, les services publics, la protection sociale : voilà les véritables enjeux pour les mois à venir !

Ne nous laissons par détourner de ce qui doit rester notre boussole : l’amélioration de nos conditions de travail et de vie. Ensemble, gardons le cap, bousculons le quotidien !

ET QUE VIVENT LES SERVICES PUBLICS !!!

Édito

Alors que la France affiche une hausse de 11,6 % des dividendes aux actionnaires pour 2016, les libéraux continuent de lorgner les services publics.

Après la téléphonie, la santé, l’électricité, le fret ferroviaire… C’est au tour du transport ferroviaire de voyageurs d’être victime de l’ouverture à la concurrence.

Les libéraux des Régions profitent du renouvellement des conventions TER pour réduire le service public au profit du privé.

Une fois encore ce sont les usagers qui en vont subir les conséquences : suppression des guichets, suppression du personnel en gare, suppression du personnel à bord des trains, suppression des trains eux-mêmes au profit des bus avec des trajets plus longs et moins écologiques, privatisation de certaines opérations de maintenance du matériel, ouverture du trafic aux entreprises privées…

Les intérêts des actionnaires ne sont pas les mêmes que ceux des usagers, et que ceux des cheminots.

Nous voulons des trains qui roulent en toute sécurité, au juste prix et à l’heure !!!

C’est bien pour ces raisons que les cheminots du Matériel de Dijon ont obtenu par la grève 5 embauches supplémentaires, tout comme les camarades du Havre ont fait reculer la mise en place d’un projet visant à supprimer le personnel de bord, ou encore ceux de Villefranche qui ont obtenu le maintien provisoire des conducteurs TB sur le Train jaune.

Égalité de traitement, péréquation tarifaire et offre de haut niveau sont les conditions d’un bon service public, aux antipodes des choix libéraux.

La CGT entend bien maintenir ce cap, et ce malgré les vents parfois contraires !

La CGT ne se taira pas !

Édito

« Tout homme ou institution qui essaiera de me voler ma dignité perdra. » Nelson Mandela

Le mois de mars n’est pas encore fini que le bilan sanitaire est déjà funeste : 2 accidents mortels, plusieurs blessés graves, 2 déraillements de trains de matières dangereuses et 2 suicides de militants syndicaux. Inacceptable !

Le climat social au sein de la SNCF devient intenable. Coupée des réalités, engluée dans sa logique comptable, la direction du GPF poursuit sa fuite en avant et s’enfonce dans le déni.

Entre 2002 et 2014, ce sont 32 000 emplois de cheminots au statut qui ont disparu.

Dans le budget 2017, la direction SNCF annonce 1 200 à 1 800 suppressions d’emplois alors que nous sommes déjà en sous-effectifs.

Bien sûr, ces coupes ont des conséquences déplorables sur la qualité du travail réalisé, ainsi que sur la sécurité ferroviaire.

Elles ont aussi des conséquences sur les conditions de vie et de travail des cheminots, dont particulièrement la hausse des charges et les restructurations incessantes des établissements.
Les cheminots s’organisent pour défendre les emplois, pour améliorer leur condition de travail, pour faire reconnaître leur qualification, pour gagner leur vie, pour la dignité au travail !

Mais la direction fait le choix de déployer l’arsenal répressif plutôt que de répondre aux légitimes revendications !

La Fédération CGT des cheminots appelle la direction à stopper sa politique de casse !

Elle appelle l’ensemble des cheminots à s’organiser dans les syndicats CGT pour ne laisser aucun collègue dans la détresse individuelle et pour lutter encore plus contre la destruction de l’entreprise publique et du service public ferroviaire.

Elle exige la tenue d’une table ronde nationale pour prendre des mesures rapides afin d’améliorer la situation sanitaire et sociale des cheminots !

Actifs et retraités, une force

Édito

L’idéologie dominante, la recherche du profit au détriment de toute autre considération, qui porte atteinte au principe de précaution et menace les droits environnementaux, sanitaires et sociaux, divise et oppose les peuples, prive de parole les salariés, précarise les générations et ne cesse d’attiser les défiances et les peurs, ne fait qu’amplifier les replis identitaires de toute nature.

Avec l’augmentation de l’âge de la population, la génération des retraités joue un rôle essentiel dans la cohérence intergénérationnelle. La France comptabilise aujourd’hui près de 16 millions de retraités (plus du quart de la population).

On vieillit comme on a vécu : précarité, mal logement, travail harassant.

Le combat sur les vraies questions : l’urgence sociale, salaires et pensions, le partage des richesses et des fruits des progrès techniques, la reconquête des services publics, l’égalité des droits, l’écologie, la démocratie, se double d’une bataille sociétale et idéologique forte.

La retraite n’est pas être proche de la fin de vie. Être retraité est un statut social, être une personne âgée est un statut biologique.

La place des retraités et leur situation économique et sociale seront l’objet des débats lors du congrès de l’Union confédérale des Retraités CGT qui se tient à Bordeaux cette semaine du 13 au 17 mars. Les militants retraités porteront aussi dans la rue ce besoin de reconnaissance, le 30 mars, lors d’une journée de mobilisation.

Les retraités cheminots participeront pleinement aux initiatives.

En cohérence avec la construction des luttes interprofessionnelles, ils exigent à l’appui d’une pétition unitaire, actifs et retraités, l’ouverture de négociations spécifiques sur les enjeux autour de l’avenir du statut, du service public et du régime spécial des cheminots.

Signez la pétition

 

Le 8 mars sans exception !

Édito

L’histoire ne se répète pas, elle bégaie ! L’investiture de Donald Trump dessine, comme attendu, un monde inquiétant, un monde de crises, de peurs, de divisions et de haine qui le rendent imprévisible. Désormais, les milliardaires américains prennent directement les affaires en main et la tête du pays.

La thèse du Président Trump « l’Amérique d’abord » vise à aiguiser des antagonismes entre les femmes et les hommes et entre les nations. Dès le lendemain de son investiture, 600 manifestations dans le monde et la marche des femmes ont donné de la lumière à celles et ceux qui s’opposent à cette vision mortifère.

Et parmi les 3 millions de manifestants, la militante féministe Angela Davis a donné le ton : « Les prochains 1 459 jours de l’administration Trump seront 1 459 jours de résistance » ! Comme Angela Davis, « nous sommes déterminés à empêcher que ces vieilles cultures racistes et hétéro-patriarcales reviennent au-devant de la scène ». Comme elle, nous considérons que lutter pour le droit des femmes, c’est lutter pour les droits humains partout sur la planète.

Ainsi, le 8 mars prochain, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, pour l’égalité au travail et dans la société, sera une nouvelle occasion de faire écho à cette marche des femmes ! La CGT appellera les salariés à faire de cette journée de mobilisation pour les droits des femmes et contre les discriminations qui les frappent une véritable journée d’actions sur les lieux de travail en proposant un débrayage à partir de 15h40.

Élections TPE : la CGT première organisation syndicale

Édito

Ces dernières semaines, les médias ont fait leurs choux gras des « primaires », exercices de téléréalité, déniant aux quelque 300 000 adhérents au total des partis présentant un poulain, la faculté de déterminer leurs programmes, le tout au profit d’ambitions personnelles.

Paradoxalement, et dans le même temps, les élections dans les très petites entreprises (TPE), concernant pourtant 4,6 millions de salariés, pivot de la démocratie sociale, socle de la représentativité syndicale et de la répartition des sièges dans les conseils de prud’hommes, ont été victimes d’un véritable black-out médiatique.

Le gouvernement et ses services ont ajouté à ce silence complice quelques « errances » organisationnelles telles que le report des élections ou encore la clôture du scrutin 15 jours avant le début du dépouillement.

Ces manœuvres ayant pour objectif une baisse de la participation, défavorable à la première organisation syndicale qu’est la CGT, n’ont pas suffi à empêcher 25,12 % des salariés des TPE de placer la CGT à près de 10 points devant la seconde organisation syndicale.

Ces résultats confortent le syndicalisme CGT, syndicalisme de contestation, de proposition, de lutte et de conquête pour tous les salariés, ce syndicalisme que met en œuvre la doyenne et toujours première organisation syndicale depuis sa création.

Ces résultats confèrent à la CGT la responsabilité collective d’organiser plus largement les salariés des TPE pour gagner de nouveaux droits pour tous.

C’est ce mandat que les salariés lui ont confié, c’est cette voie du progrès social qu’il faut tracer tous ensemble !

Redonnons de la voix au service public

Édito

affiche_manif_2_janvLes récents épisodes de pic de pollution à répétition dus aux particules fines témoignent de l’écart entre les intentions politiques des grands sommets sur le climat et la réalité de l’absence d’actions concrètes pour développer les transports alternatifs au tout routier.

Les usagers, au quotidien, méritent mieux que l’autocar et le covoiturage. Les victimes de l’accident d’autocar en Saône-et-Loire, qui traversaient la France pour rentrer chez eux, ont payé tragiquement leur voyage.

Ne serait-il pas pertinent et écologiquement sensé de se rendre du Portugal en Suisse par le train ?

Or, les actes politiques s’y opposent, tel le désengagement financier de l’État sur les TET qui entérine la suppression de dessertes grandes lignes.

Les cheminots défendent activement un développement du ferroviaire avec des emplois au statut alors que la sous-traitance s’accroit – notamment  pour ce qui concerne l’entretien et les travaux du réseau sur lequel on a connu de récents accidents mortels –  et que le budget SNCF 2017 est à nouveau construit sur une réduction de l’emploi et des moyens.

Fin 2016, des actions ont permis de gagner localement le maintien de lignes, de charges de travail et le renouvellement de matériels. La fédération CGT des cheminots va donc poursuivre sa démarche revendicative à partir des luttes locales.

L’intérêt commun des usagers et des cheminots pour regagner un développement du transport public ferroviaire avec le GPF doit s’exprimer. C’est dans cet intérêt que la Fédération CGT des cheminots appellera les cheminots à agir tout début février.

Les vrais casseurs en prison !

Édito

Après avoir saccagé le Fret ferroviaire, notamment en demandant une ouverture anticipée à la concurrence en 2008, les casseurs passent à la vitesse supérieure.

Dans un nouveau rapport, le député Savary propose de supprimer l’Épic de tête et de transformer SNCF Mobilités en société anonyme de droit privé, préalable à sa privatisation.

De son côté, le gouvernement a commis des contrats d’objectifs avec les 3 Épic qui n’offrent aucune perspective. Ces contrats actent le désengagement de l’État qui n’a plus aucune vision du rôle d’une entreprise publique pour la société. Ils recyclent les vieilles règles libérales : productivité, dérégulation, nouvel accroissement de l’externalisation et promesse d’ouverture anticipée à la concurrence par des expérimentations.

Dans la foulée, la direction SNCF lance le débat sur les conditions de transfert des personnels SNCF aux entreprises privées qui gagneraient un appel d’offres. En digne relais de la position patronale, l’UNSA et la CFDT dénoncent la concurrence mais demandent déjà des négociations sur ce sujet. Or, les conditions, nous les connaissons. Le principal « problème » soulevé par les libéraux, c’est le régime spécial et l’interdiction de licencier pour motif économique (Statut). C’est ce qu’ils veulent faire sauter au nom de la concurrence libre et non faussée.

Avec toutes ces attaques et alors que le Président Pepy annonce 4 000 suppressions d’emplois par an pendant 7 ans, ne laissons pas les Comités d’établissement et les Conseils d’administration se dérouler tranquillement en cette fin d’année.

Le rapport de forces nous a permis de préserver relativement nos conditions de travail en juin 2016. Mais nous aurions pu aller plus loin si l’unité des cheminots et leur mobilisation avaient été plus importantes.

Plus que jamais, c’est l’avenir de l’entreprise et de nos conditions sociales qui sont en jeu. Nous pouvons gagner. Pour cela, il faut que les cheminots ne s’en laissent plus compter.

Comme le disait Georges Séguy, « Il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager ». Alors prenons notre place dans les actions de la CGT pour donner une chance à nos revendications !

Les intérêts financiers avant tout !

Édito

Le secteur des chemins de fer vient encore d’être endeuillé par deux accidents au Pakistan et au Cameroun.

Celui de la Camrail au Cameroun, propriété de Bolloré, a occasionné le décès de 79 voyageurs et plusieurs dizaines de blessés.

En France, cet événement n’a donné lieu qu’à quelques mots sur les ondes radio, TV et dans la presse écrite.

Le traitement de cet accident par nos médias traduit la stratégie d’étouffement de l’information et de l’intérêt général par quelques groupes de pression.

Trois enquêtes ont été diligentées sur cet accident pour répondre à la colère de la population.

Une première réalisée par l’État camerounais, une autre menée conjointement par la police judiciaire et la gendarmerie, et une troisième interne à Bolloré Africa Railways.

Sous la pression du groupe français, les accusations se sont rapidement portées sur le conducteur lui reprochant une vitesse excessive.

Une mise en cause trop rapide pour de nombreux acteurs et le SNJC qui a ouvert une enquête indépendante destinée à faire la lumière sur les causes de ce drame.

Détenteur de la concession jusqu’en 2034, Bolloré satisfait avant tout les intérêts financiers des multinationales qui œuvrent dans la région, puisant dans les ressources naturelles de l’Afrique de l’ouest au lieu de satisfaire les besoins des populations.

Un exemple supplémentaire des méfaits de la privatisation des services publics qui justifie l’intervention syndicale de proximité et internationale pour les défendre et les développer.

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

23 mai 2017

Rungis : mobilisation pour défendre le train des primeurs

La CGT lance une campagne pour développer le fret depuis Perpignan, direction le MIN. Signez la pétition en ligne.[…]

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