Fédération CGT des Cheminots


INFO LUTTES N°45

ON EST LÀ, ON NE LÂCHERA PAS !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Même en activant tous ses relais dans les médias, le Gouvernement ne parvient pas à faire croire à un affaiblissement de l’opposition à sa réforme des retraites.

Les commentateurs se satisfont des trains qui roulent mieux, mais dans la seconde suivante, ils dénoncent les ports bloqués ou les coupures d’électricité.

Emmanuel Macron est contraint de quitter un théâtre, le Ministre de la Culture annule ses vœux lundi à la Bibliothèque Nationale de France, car les grévistes l’attendaient de pied ferme…

On se demande désormais combien de jours vont-ils encore tenir dans ce bourbier qu’est devenu la casse de notre protection sociale ?

Aidons-les à abandonner : mobilisons-nous encore plus fort !

MAINTENONS LA GRÈVE ET AGISSONS FORT LE 24/01

La Fédération CGT des cheminots appelle chaque collectif de travail, chaque cheminot, dans tous les métiers, à réfléchir à la manière la plus efficace de maintenir la pression collective par la grève.

Chaque jour, mettons-nous à disposition des actions locales interprofessionnelles pour renforcer la visibilité d’une ébullition permanente contre la réforme.

Participons fortement aux actions professionnelles et interprofessionnelles qui seront organisées les 22 et 23 janvier à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, CGC, FSU, Solidaires, UNEF, UNL.

Et contribuons à faire du 24 janvier 2020 un véritable raz-de-marée de grèves et de manifestations.

Ce jour-là, pas un train ne doit rouler, pas un chantier de travaux ne doit être organisé, pas une gare ne doit être ouverte, pas un engin ne doit sortir des ateliers, pas un service ne doit être ouvert, pour envoyer un message très puissant : comme tous les autres salariés, les cheminots rejettent la réforme des retraites et exigent des négociations pour améliorer le système actuel !

Pour ceux qui ont adapté ou adapterons leur forme de mobilisation, posez massivement vos DII au moins 48h avant votre prise de service du 24 janvier 2020.

SONDAGE DÉSASTREUX POUR LE POUVOIR

Tous les instituts de sondage montrent une opposition très majoritaire des français à la réforme des retraites. Malgré le théâtre médiatique autour de l’âge pivot, l’annonce de son pseudo-retrait ne change rien à l’opinion de la population.

Quelques extraits :

Mardi – Harris RTL AEF            67 % des français s’inquiètent de la mise en place d’un régime par points.

Mercredi – ELAB BFMTV          67 % des français considèrent que la réforme des retraites est mal gérée par Édouard Philippe.

Jeudi – ODOXA Le Figaro          66 % des français jugent la grève justifiée.

Samedi – IFOP JDD                  51 % des français sont favorables au mouvement (contre 33 % opposés).

Dans ce dernier sondage, les électeurs LREM soutiennent à hauteur de 19 % le mouvement, soit +6 points par rapport à la semaine précédente !

Quelle que soit la question posée ou l’institut, l’opposition à la réforme progresse.

Le ministre DJEBBARI le dit lui-même « en démocratie, il s’agit de convaincre et non pas de s’imposer par la force ». Un petit effort, il faut maintenant passer de la parole aux actes !

NOS ACTIONS SONT PUISSANTES ET PACIFIQUES !

Alors que la grande masse des actions organisées par les grévistes est pacifique, certains médias focalisent désormais sur une soi-disant « radicalisation du mouvement ».

Ils tentent de discréditer la grève pour retourner l’opinion publique.

Ne leur fournissons pas de matière et dénonçons ces mensonges. Notre grève trouve sa force dans le grand nombre et dans la protestation pacifique, mais déterminée !

  • Des retraites aux flambeaux se sont déroulées de nuit sans aucun incident cette semaine : Nice, Limoges, Caen, Créteil, Douarnenez, Le Mans, Orléans, Brest, Clermont-Ferrand, Marseille, Beauvais, Perpignan, Dinan, Alençon, Niort, Grenoble, Morlaix, Belfort (photo ci-contre), etc.
  • Des centaines d’actions devant les entreprises ou sur les marchés ont été menées.
  • Après les avocats, les enseignants, les infirmières, ce sont les salariés de l’aéronautique militaire de Clermont-Ferrand qui ont jeté leurs bleus vendredi.
  • Des centaines de pompiers se sont couchés devant le palais de justice de Strasbourg vendredi en déposant des cercueils.
  • Les grévistes de l’Opéra de Paris ont à nouveau donné un concert gratuit en plein air samedi devant des milliers de personnes. Idem à l’Opéra de Rouen et au Ballet de Nancy.
  • Le musée du Louvre a été fermé par la grève de son personnel, le défilé Hermès au Mobilier National a été perturbé par le piquet des grévistes,
AXA PRIS LA MAIN DANS LE POT DE CONFITURE

Dans une publicité pour ses produits d’épargne intitulée « les réformes qui vont avoir un impact sur votre retraite », l’assureur AXA annonce que l’« unification des 42 régimes actuels par la création d’une retraite par points » va provoquer « la baisse programmée des futures pensions » !

Cette publicité a immédiatement été retirée pour ne pas mettre en difficulté le Gouvernement. Le service commercial d’AXA a probablement été trop pressé de se gaver…

Cela confirme que cette réforme va nous appauvrir !

LA GRANDE MUETTE N’AIME PAS LA RÉFORME

Dans un document du 15 janvier, le Conseil Supérieur de la fonction militaire a émis un avis défavorable à la réforme. Le principal motif est que malgré les annonces de maintien de certaines dispositions du régime actuel, les pensions subiraient une décote de 20 à 60 % !

Les hauts gradés seraient-ils devenus d’horribles gauchistes ? Probablement pas.

Ils ont simplement analysé le système proposé et fait des calculs.

DES SOUTIENS QUI VIENNENT DE PARTOUT

Des réalisateurs mettent leurs films à disposition gratuitement pour organiser des initiatives : http://www.lesmutins.org/des-films-en-soutien-aux-caisses

Mardi, Alain Robert, le « spiderman français » a organisé un de ses happenings en escaladant à mains nues la tour Total à Paris, en soutien aux grévistes.

Le mercredi 22 janvier, à partir de 19h au cirque Phénix, pelouse de Reuilly à Paris (12e arrondissement), un grand concert de solidarité est organisé par la CGT avec la participation d’Audrey Vernon, Cali, Imany, Clarika, Te Beyio, Gauvain Sers, Guillaume Meurice, Alex Vizorek, Frédéric Fromet, Marie Réno, HK, Lénine Renaud, Didier Super, Agnès Bihl et Yvan Le Bolloc’h.

La recette sera reversée aux caisses de grève.

LE MOUVEMENT ÉVOLUE ET S’AMPLIFIE

Plusieurs AG de la RATP ont décidé de se recaler sur les temps forts interprofessionnels, et le taux de grévistes baisse à la SNCF, à Radio France et à l’Opéra de Paris. C’est plutôt normal après 45 jours de grève !

Certains commentateurs sautent sur l’occasion pour traduire cela par la fin du conflit.

Ils oublient un peu trop vite que depuis la rentrée, les enseignants, les avocats, les dockers, les salariés de l’énergie et de la culture durcissent leur mobilisation.

L’opération « port mort » des dockers, relayée par les marins, provoque la frayeur des patrons. Dans l’énergie, les plates-formes de stockage de gaz se rapprochent des niveaux critiques. La pétrochimie de l’étang de Berre est à l’arrêt. Dans les usines Vittel, Candia, Nestlé, Bonduelle, les grévistes perturbent désormais durement la production.

Il n’y aura pas de relâche tant que le retrait ne sera pas annoncé !

NON, LES GRÉVISTES NE SONT PAS RESPONSABLES DES PLANS D’ÉCONOMIE !

Vendredi, la direction SNCF a annoncé un manque à gagner de près d’un milliard d’euros en lien avec le conflit social sur les retraites.

Au regard des 33 milliards de chiffre d’affaire de la SNCF, cela représente donc 3 % de pertes.

Dans la foulée, elle annonce une possible vente de filiale(s), et un plan d’économies.

Or la vente d’ERMEWA (loueur de wagons Fret) est envisagée depuis des mois par la Direction SNCF qui poursuit son abandon progressif du transport de marchandises. Pas question de faire porter la responsabilité aux grévistes !

En réalité, ce sont les contraintes budgétaires imposées par le Gouvernement dans la réforme de 2018 qui amènent la direction à vendre les bijoux de famille.

Pour 2020, SNCF Réseau doit financer 2,7 milliards d’euros de régénération du « réseau structurant ». Or l’État ne les finance qu’à 0,7 % ! SNCF Voyageurs se voit donc imposer une hausse de 225 millions d’euros du dividende qu’elle doit verser à SNCF Réseau (mécanisme issu de la réforme de 2014).

En parallèle, l’annonce récente du Gouvernement qu’il ne financera pas les « petites » lignes, alors que les Conseils Régionaux exigent leur maintien, va obliger SNCF Réseau à faire un effort supplémentaire.

Enfin, le financement de la SNCF dans les grands projets décidés par l’État (EOLE, CDG Express, Lyon-Turin) va doubler en 2020 pour représenter 20 % des budgets.

Autrement dit, l’État n’a pas changé de logique : il décide et c’est la SNCF qui finance, quitte à sacrifier les moyens du service public ferroviaire pour cela, ou à vendre des filiales.

CES ANNONCES CONFORTENT LA STRATÉGIE SYNDICALE CGT : EN PLUS DU RETRAIT DE LA RÉFORME DES RETRAITES PAR LE GOUVERNEMENT, NOUS EXIGEONS DE VÉRITABLES NÉGOCIATIONS SUR LES SUJETS D’ENTREPRISE AVEC LA DIRECTION SNCF !

NOTRE OUTIL SYNDICAL DOIT ÊTRE RENFORCÉ !

On le voit tous les jours, c’est dans les entreprises et les services où la CGT est la plus forte que la grève contre la réforme des retraites est la plus vigoureuse.

Les médias et les membres du Gouvernement ne s’y trompent pas : ils attaquent avec véhémence notre organisation syndicale pour tenter de l’affaiblir.

Face au rouleau compresseur de l’État et des capitalistes, nous ne pouvons compter que sur notre nombre, notre organisation, nos moyens de communication et de mobilisation.

Plus nous serons nombreux, plus nous serons efficaces et puissants !

356 cheminots ont rejoint la CGT depuis le début de la grève !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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RETRAITÉ·E·S CHEMINOT·E·S, LE 2 AVRIL, POUR NOS REVENDICATIONS, MANIFESTONS !

| Retraités UFR

L’UFR CGT cheminots appelle les retraités, leurs ayants droit à se mobiliser en masse dans une démarche unitaire pour combattre la politique de régression sociale du gouvernement et porter nos revendications CGT.

Les retraités ont toutes les raisons d’être mécontents et de se mobiliser. Leur pouvoir d’achat est toujours en berne. C’est pourquoi la CGT dénonce la logique d’économie de guerre imposée par le gouvernement, les propos guerriers de Macron et du patronat français, avec l’explosion du budget alloué à l’armement qui atteindra 480 milliards d’euros en 2030 ; preuve qu’il y a de l’argent dans ce pays, surtout pour l’armement et la guerre.

Dans le même temps, on ne met pas les moyens pour fabriquer, par exemple, des avions pour combattre les incendies de plus en plus nombreux l’été. Les financements pour des services publics répondant aux besoins, manquent cruellement, à l’exemple de l’hôpital public, pourtant en situation d’extrême urgence, ou encore le ferroviaire que l’État s’évertue à saborder !

La situation va continuer de s’aggraver avec la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS 2026). Si les mobilisations des travailleuses, travailleurs et des retraités ont influé sur le débat parlementaire et permis d’empêcher des mesures négatives, la LFSS 2026 va entraîner de graves régressions en termes d’accès aux soins. C’est le droit à se soigner, le droit à la santé qui sont remis en cause !

C’est le cas avec l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM), créé en 1996 par Juppé. On ne part pas de la réponse aux besoins en matière de santé pour mettre les moyens adéquats. C’est l’inverse qui est fait : un budget est fixé et les dépenses de santé doivent rentrer dedans. Depuis sa création, l’ONDAM est systématiquement en deçà des dépenses constatées. Les conséquences sont la hausse du ticket modérateur, des franchises médicales et des participations forfaitaires, l’insuffisance de moyens pour le secteur public des établissements de santé…

La LFSS 2026 va à nouveau aggraver la situation. Si les députés ont adopté un amendement pour augmenter l’ONDAM de 3 % (au lieu de 1,6 % prévu par le gouvernement), ce taux est inférieur à celui de 2025 (+3,6 %), mais surtout très en deçà des besoins réels estimés entre 7 et 10 %, ce qui va, à nouveau, entraîner des économies sur la santé et conduire, à nouveau, à la fermeture de milliers de lits !
D’ailleurs, le gouvernement, par décret, fait les poches des patients avec l’augmentation du forfait urgence, du forfait hospitalier, des tarifs journaliers…

Outre le fait que certains renoncerons aux soins, c’est une nouvelle attaque sur le pouvoir d’achat, et notamment des retraités, plus confrontés aux problèmes de santé.
La SNCF n’est pas en reste en décidant unilatéralement d’exclure les retraités du suivi post-professionnel amiante dans les cabinets médicaux SNCF, un véritable scandale que combat la CGT.
Dans le même temps, elle accélère la fermeture des cabinets médicaux, dans la continuité de la mise en place de la complémentaire santé obligatoire (CSO) à tous les cheminots actifs, rompant ainsi toute solidarité intergénérationnelle.

Disons-le clairement, les retraités ne sont pas des privilégiés. Ils ont contribué et continuent à contribuer à la création de richesses.

En 8 ans, Macron et ses gouvernements successifs ont volé aux retraités plus de 108 milliards d’euros avec les mesures de désindexation, le recul de la date de paiement repoussé au 1er janvier de l’année suivante, se traduisant par une année blanche en 2018, l’augmentation différenciée en 2020 ou encore la mesure de relèvement de 1,7 point du taux plein de la CSG.

Ainsi, 60 % des 17 millions de retraités touchent moins que le Smic (1 812 € bruts).

Avec la CGT, exigeons une revalorisation immédiate de toutes les pensions de 10 % et une augmentation des minima de pensions (Mico) de 300 €.

Revendiquons l’urgence de maintenir une Sécurité sociale disposant d’un budget à la hauteur des besoins pour permettre l’accès aux soins pour toutes et tous, répondre au défi du vieillissement de la population avec 30 % de retraités d’ici 2030 et aboutir au 100 % Sécu dans le cadre d’une Sécurité sociale intégrale.

Dans le ferroviaire, avec les cheminots, agissons pour gagner un régime de prévoyance ouvert à l’ensemble des cheminots actifs comme retraités de la branche ferroviaire, pour l’accès aux cabinets médicaux aux retraités. Gagnons un nouveau statut du travail cheminot.

L’heure est à l’action !

L’argent existe pour satisfaire l’ensemble de nos revendications : plus de 80 milliards d’exonérations de cotisations sociales, 211 milliards d’aides publiques aux entreprises sans aucun contrôle.

Le jeudi 2 avril 2026, pour nos revendications, pour nos droits, soyons très nombreuses et nombreux dans la rue, participons massivement aux rassemblements et manifestations dans les départements, les régions.

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AU MATÉRIEL, L’HEURE DE LA RIPOSTE A SONNÉ !

| Matériel

Si le résultat des NAO 2026 est loin d’être à la hauteur des attentes des cheminots, la situation au Matériel est amplifiée par des années d’effacement des repères collectifs.

En effet, depuis 2019, la direction a fait le choix de casser l’unicité de la fonction Matériel avec l’attribution de primes catégorielles, de challenges à l’objectif, de développement du travail de nuit, de dévoiement de l’astreinte et autres artifices financiers, bien aidée en cela par certaines OS.

Ce modèle, qui montre aujourd’hui ses limites, a accentué la dégradation des conditions de travail ainsi que les différences de traitement entre cheminots, en excluant de fait les établissements ne travaillant pas sur des matériels opérant sur des lignes « à fort business ».
Des mesures spécifiques, reconnaissant la technicité des métiers du matériel, deviennent aujourd’hui une nécessité à l’instar de celles qui ont été négociées dans d’autres filières.
Dans ce cadre, la CGT porte la création d’une prime de base garantie Matériel ainsi que d’un Nouveau Statut du travailleur Cheminot (NSTC), seul à même de rassembler contractuels et statutaires dans un nouveau modèle social.

TOUTES ET TOUS CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL !
DIVISER POUR MIEUX RÉGNER : UNE VIEILLE MÉTHODE PATRONALE !

Dans les chantiers, la stratégie de la direction s’opère de manière différente en fonction des ateliers, mais la finalité reste la même : accentuer la polyvalence et la productivité des cheminots grâce à :

  • Un catalogue de primes catégorielles et autres challenges à objectifs toujours plus étoffé : Indemnité Opérationnelle IDF Matériel, Prime OUIGO, prime technicentre TGV, prime d’axe, prime « incentive », primes d’établissement…
    Cela crée de grandes différences de rémunération entre les cheminots suivant le type de matériel entretenu et le lieu d’emploi.
  • Une forte augmentation de la part des EVS dans la rémunération : ces indemnités et primes ne sont données qu’en contrepartie des contraintes nécessaires à la production et des conditions de travail. De plus, certaines sont aujourd’hui à la base de nos métiers (saisie informatique, travaux salissants…) avec pourtant des différences dans l’attribution suivant l’établissement ou la qualification.
  • Des astreintes dévoyées : pour la CGT les astreintes ne devraient intervenir que dans un cadre strict de continuité du service public tel que le relevage, le dégelage, l’astreinte dépannage en ligne, voire pour assurer des renforts ponctuels en période de pointe. Or, la réalité dans les établissements, c’est que les astreintes se multiplient afin de compenser les manques d’effectifs et les défauts d’organisation. Les entorses à la réglementation sur le temps de travail et sur la durée légale du travail se multiplient, au détriment de l’emploi et avec un nombre croissant de cheminots qui enchaînent parfois des journées de dix à douze heures sur des périodes de sept jours ou plus. Ces situations, de plus en plus constatées, mettent en danger la santé de nos collègues et la sécurité ferroviaire.
  • Des diplômes non reconnus à l’embauche : il devient désormais courant de voir des cheminots titulaires d’un bac +2 recrutés à la classe 2, 3 ou 4, ou encore d’autres, titulaires d’un master (bac +5), recrutés à la classe 5… Outre la fin du recrutement au statut, l’application de l’accord Classifications-Rémunérations a effacé toute cohérence sur le triptyque « Diplôme-Classe-Salaire » ; un accord dont même les signataires se plaignent désormais dans toutes les instances !
  • Une formation tirée vers le bas à tous les niveaux : La méthode TWI en TI par exemple, est mise en œuvre pour faire intervenir sur rame des opérateurs polyvalents le plus vite possible.
    L’explosion du e-learning pour les maîtrises et cadres, quant à elle, sert uniquement à couvrir légalement l’entreprise face à ses obligations. Le manque d’effectifs chronique et des centres de formation éloignés accentuent les difficultés à dégager les cheminots pour aller se former. L’accompagnement des nouveaux embauchés sur le terrain par des collègues expérimentés est rendu impossible, entraînant une perte de compétences néfaste pour l’entreprise et les cheminots.

CE QU’EXIGE LA CGT (Voir le tableau )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CE QU’EXIGE LA CGT

  • La CGT revendique une nouvelle grille unique des salaires pour tous les cheminots garantissant :
  • La reconnaissance des diplômes, des formations, des savoirs et savoir-faire ;
  • Un déroulement de carrière et une progression salariale automatique ;
  • L’égalité entre les cheminots hors statut et statutaires ;
  • L’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • Un véritable treizième mois pour tous ;
  • Un salaire mensuel de début de carrière, sans diplôme et sans expérience, de 2 000 € bruts

 

  • La CGT porte la création d’une prime de base garantie matériel pérenne et liquidable, avec la sécurisation de l’ensemble des éléments de rémunération ayant trait à la technicité :
    La prime de travail doit être revalorisée de manière significative et sans aucune contrepartie, en intégrant les EVS tels que les primes de travaux salissants et les primes de saisie.Elle doit intégrer, pour l’ensemble des cheminots du Matériel, quels que soient leur région et leur établissement, l’indemnité opérationnelle Matériel de l’Île-de-France, le sujet du coût de la vie relatif au bassin d’emploi étant réglé par l’Indemnité de Résidence revalorisée pour tous les cheminots.La prime de base garantie Matériel doit faire l’objet d’une ligne sur toutes les feuilles de paie, statutaire ou contractuel, garantissant son versement en intégralité, même en cas d’arrêt maladie.
    Sa valeur doit être égale à 650 € de prime de travail Matériel mensuelle minimum.

 

  • Concernant l’emploi, la CGT exige la couverture des postes nécessaires à la réalisation de la charge de maintenance dans nos établissements :
    • Par des emplois pérennes et sans recours abusif à l’intérim et à l’astreinte ;
    • Par des cheminots formés convenablement et accompagnés dans leur montée en compétence technique ;
    • Dans des conditions de réalisation respectant la santé du personnel et la SEF.

ET MAINTENANT, PLACE À L’ACTION !

 

Les constats sont clairs. Les injustices sont connues. La direction elle-même l’assume : sans réel rapport de force, elle ne lâche rien.

Les cheminots du Matériel garantissent au quotidien la sécurité ferroviaire et la qualité du service public aux usagers. C’est maintenant qu’il faut le rappeler à la direction.

La CGT, par l’intermédiaire de ses structures locales, va créer les conditions dans tous les établissements d’interpeller les directions et de porter les revendications des cheminots. Elle appelle l’ensemble des cheminots du Matériel à se tenir prêts à se mobiliser dans le cadre d’un mouvement d’ampleur.

Rien ne nous sera donné. Tout se gagnera collectivement. C’est par notre unité, notre détermination et notre mobilisation que nous construirons le rapport de force nécessaire.

CHEMINOTS DU MATÉRIEL :
ORGANISONS-NOUS,
MOBILISONS-NOUS,
ENTRONS DANS L’ACTION !

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GROUPE SNCF : HARCÈLEMENT MORAL INSTITUTIONNEL ?

Situation sanitaire

| Espace presse

Nous sommes en droit de nous interroger tant la stratégie actuelle semble s’appuyer sur un mécanisme et une théorie bien connus issus de cabinets de conseil régressifs et répressifs. L’alerte rouge lancée par la CGT des cheminots passe maintenant à l’écarlate.
Nous devons agir collectivement.

⇒ LE HARCÈLEMENT MORAL INSTITUTIONNEL : C’EST QUOI ?

Il est d’usage de parler de « harcèlement moral institutionnel » lorsque des dirigeants déploient une politique d’entreprise qui, en connaissance de cause, conduit à une dégradation des conditions de travail de tout ou partie de leurs salariés.

Il doit s’agir d’une dégradation susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité des salariés, d’altérer leur santé physique ou mentale ou de compromettre leur avenir professionnel.

⇒ QUELS SONT LES PRINCIPAUX « LEVIERS » DU HARCÈLEMENT MORAL INSTITUTIONNEL ?

  • L’insécurité comme mode de gouvernance :
    C’est, par exemple, la stratégie du flou, qui est volontairement entretenu sur l’avenir des métiers, le maintien des droits sociaux, dans le cadre de l’éclatement structurel de l’Entreprise et de sa filialisation, voire de sa privatisation.
  • L’organisation de la « qualité empêchée » :
    C’est, par exemple, la stratégie des objectifs financiers imposés et incompatibles avec la sécurité et le service public en fournissant des outils de travail qui ne fonctionnent pas ou ne sont pas adaptés et qui brident les cheminots dans l’exercice de leurs métiers. Cela génère une « anxiété chronique ».
  • Le Lean management et la « tension juste » :
    C’est, par exemple, la stratégie de suppression des « temps morts » qui sont des temps de solidarité. Selon cette stratégie, un système qui ne craque pas et n’est pas au bord de la rupture est un système qui n’a pas encore supprimé assez d’emplois ou généré assez de productivité.
    Il s’agit donc d’instaurer des changements progressifs et permanents pour pressuriser les collectifs de travail et augmenter la rentabilité.
    Nous sommes en droit de nous interroger tant la stratégie actuelle semble s’appuyer sur un mécanisme et une théorie bien connus issus de cabinets de conseil régressifs et répressifs. L’alerte rouge lancée par la CGT des cheminots passe maintenant à l’écarlate. Nous devons agir collectivement.
  • L’évitement et la répression syndicale :
    C’est, par exemple, la stratégie de l’isolement des représentants du personnel, la multiplication des procédures disciplinaires, la criminalisation de l’alerte sociale pour priver les cheminot·es de leur capacité à se défendre et être défendus, individuellement et collectivement.

TOUTE RESSEMBLANCE AVEC UNE STRATÉGIE PATRONALE EXISTANTE SERAIT-ELLE ALORS FORTUITE ?

 

Un « risque » est un aléa, une éventualité. Dès lors qu’en réalité, tout est conceptualisé, prévu et s’inscrit dans un projet stratégique établi, pouvons-nous parler de « risques » ?

 

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS REVENDIQUE :

  •  L’arrêt immédiat des réorganisations locales et nationales ;
  • Un moratoire immédiat sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble du groupe ;
  • La création immédiate de comités de proximité santé – sécurité – conditions de travail ;
  • L’arrêt de l’éclatement de l’entreprise publique SNCF et son retour à un caractère unique et intégré.

 

CROIRE QUE LES CHEMINOT·ES BAISSERONT LA GARDE EST VOUÉ À L’ÉCHEC.

Si la SNCF se vante d’être l’entreprise ferroviaire la plus « BANKABLE » d’Europe, elle est aussi peut être en passe de devenir la plus « BANCALE » en matière de conditions de travail.

NOUS AVONS COLLECTIVEMENT LE POUVOIR DE DIRE STOP !
NOUS AVONS COLLECTIVEMENT LE POUVOIR D’IMPOSER D’AUTRES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE VIE !
ALLONS-Y !

CONTACT SERVICE PRESSE COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
com@cheminotcgt.fr

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LA CGT NE BAISSE PAS LA GARDE !

Notations et effectifs ASCT 2026

| Trains

La CGT a été reçue par la direction de SNCF Voyageurs dans le cadre d’une demande d’audience déposée le 4 février dernier au sujet de l’emploi aux trains et du prochain exercice des notations 2026.

Les réponses apportées par la direction démontrent l’absolue nécessité de rester vigilants et exigeants sur le suivi des accords et des engagements !

NOTATIONS 2026

L’objectif principal pour la CGT et ses délégués de commission est de veiller au respect des différents accords en vue des prochaines notations, y compris pour les ASCT contractuels.

Ces accords négociés et portés par la CGT prévoient entre autres :

  • Une notation tous les 4 ans (PR/niveau/classe) pour tous les ASCT,
  • 30 % d’ASCT minimum à la classe 4

Si les éléments repris ci-dessous mettent en évidence une amélioration des déroulements de carrière au sein de la population ASCT, c’est avant tout grâce aux démarches et aux luttes revendicatives engagées ces dernières années. Pour autant, il reste de graves déséquilibres entre activités, pointant de fait la catégorisation des agents et d’une hiérarchisation du même métier !

ACCORD 2022

Engagement de 30 % minimum d’accès à la classe 4 pour la totalité des ASCT et par activité :

  • TGV : 60 %
  • IC : 34 %
  • TER : 25-30 %
  • TN : 24 %

POUR RAPPEL

5 ans (2021) 3 ans (2023)
D : 25,5 % D : 27 %
C : 46,8 % C : 47%

SUIVI de l’ACCORD
Au 31 janvier 2026 : 37 % des ASCT sur le périmètre de la SA Voyageurs sont classe 4 dont :

  • TGV : 61 %
  • IC : 34 %
  • TER : 26 %
  • TN : 29 %
  • OUIGO : 24 %

Octroi d ’une notation (PR, niveau, classe) tous les 4 ans : Les ASCT et leurs délégués CGT auront à coeur de veiller au respect de cet engagement.

SUIVI INFORMATIONS

Délai de séjour par classe, passage en classe et en niveau. Évolution sur 5 ans.

Moyenne délai de séjour par classe :

CLASSE Année de réf 2021 31/01/2026
Classe 2 93 mois 49,2 mois
Classe 3 112 mois 98 mois
Classe 4 72 mois 71 mois

Passage en classe :

CLASSE Année de réf 2021 31/01/2026
Classe 2 à 3 131 mois 117,7 mois
Classe 3 à 4 153 mois 146 mois

Passage en niveau :

CLASSE Année de réf 2021 31/01/2026
Classe 2 N 1 sur 2 63 mois 72,7 mois
Classe 3 N 1 sur 2 93 mois 68,1 mois
Classe 4 N 1 sur 2 82 mois 65,3 mois

L’EMPLOI AUX TRAINS EN 2025 / 2026 :

Après 2 années (2023 et 2024) qui auront permis de remettre à niveau les équipements des trains, la CGT n’a eu de cesse d’interpeller la direction durant toute l’année 2025 vis-à-vis du faible niveau de recrutement prévu.

D’ailleurs, sur le taux d’équipement en agent B des TGV, un écart est déjà en train de se creuser entre la conception et le réalisé. De plus, les EA demeurent la variable d’ajustement puisqu’ils sont constamment dévoyés afin de couvrir les différentes charges de travail. Pour la CGT, il est urgent de revoir le coefficient RCM à la hausse afin de renforcer l’emploi aux trains.

Alors que l’objectif de recrutements pour l’année 2025 était en net recul par rapport aux années précédentes, celui-ci n’aura même pas été atteint. Sur un objectif de 230 recrutements en 2025, seulement 213 embauches aux trains ont été effectuées, dont 175 au TER et 38 pour TGV/IC/OUIGO, soit un solde négatif de -17. En outre, 89 cheminots ont intégré le métier d’ASCT au cours de l’année 2025 dans le cadre des processus de reconversion.

Le delta entre les entrées dans le métier et les différents départs fait apparaître un solde négatif de 50 emplois sur la seule année 2025.

Enfin, pour la CGT, le niveau de sûreté est directement lié à l’emploi et le suivi des trains sensibles doit être une priorité. Le niveau d’emplois dédiés sûreté (32 pour TER et 8 pour IC) est insuffisant et leurs conditions d’utilisations manquent de cadrage. Dans bon nombre de BU, ils sont dévolus à couvrir la charge plutôt que de renforcer la présence sur les trains où lignes problématiques. La CGT revendique la création de 110 emplois ASCT supplémentaires minimum dans le cadre de la sûreté.

Pour la CGT, si la direction ne prend pas la mesure de la situation, cela aggravera encore un peu plus les conditions de travail. Nous mesurons déjà que la production au quotidien, en lien avec la problématique de la commande du personnel, est un sujet majeur de colère et d’exigences des ASCT en proximité, entraînant des mobilisations importantes en établissements.

LA CGT EST DÉTERMINÉE À POURSUIVRE CETTE BATAILLE AVEC LES CHEMINOTS POUR FAIRE ENTENDRE NOS REVENDICATIONS !

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NOS DROITS, NOS LIBERTÉS

Journée internationale de luttes pour les droits des femmes

| Actions

→ Conditions de travail
Les conditions de travail et l’organisation du travail actuelles ne permettent pas d’atteindre la mixité.
Mises en place par les directions, elles ne favorisent en rien l’intégration des femmes : horaires décalés, accès à la formation, organisation du temps de travail et temps partiel subis.
Dans de trop nombreux chantiers, les femmes n’ont pas accès à des vestiaires ou même à des toilettes avec eau et savon. Elles ne disposent pas d’outils adaptés…
Les tenues imposées restent inadaptées aux diverses morphologies.

→ Égalité salariale entre les femmes et les hommes
En 2025, les femmes gagnent 25 % en moins que les hommes…
Un écart qui se creuse à la retraite (40 %). Conséquence directe de la précarisation que les femmes subissent.

→ Santé
Les entreprises ferroviaires doivent réaliser une évaluation des risques genrée des postes et lieux de travail : ce n’est pas une option, c’est la loi.
Une prise en compte des congés hormonaux, des maladies gynécologiques, de la maternité sous toutes ses formes reste très limitée voire inexistante.

→ Violences s existes et sexuelles
Une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.
Seulement 1 % des viols sont condamnés.
À la SNCF 39 % des femmes déclarent avoir été victimes de sexisme et 17 % confient avoir subi des violences sexistes (chiffre entreprise).

→ Parentalité
68% des femmes déclarent faire les tâches ménagères contre 43 % des hommes selon l’observatoire des inégalités.
Les congés parentaux sont très mal rémunérés et quasiment exclusivement pris par des mères. Seulement 13,7% des femmes l’utilisent contre 0,8% des hommes s’expliquant par sa faible rémunération.
Le congé de naissance, mis en place au 1er juillet 2026, est un congé supplémentaire qui reste trop court et très mal indemnisé et au détriment de la majoration de l’allocation familiale.

Le 8 mars rejoignez les cortèges organisés par les structures CGT !
Toutes et tous féministes !

# 8 MARS
JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE POUR LES DROITS DES FEMMES DOIT S’INSCRIRE DANS LE QUOTIDIEN

La CGT revendique un Nouveau Statut du Travailleur cheminots avec :

  • L’égalité salariale entre les cheminotes et les cheminots avec une grille unique des salaires ;
  • Un déroulement de carrière pour toutes les cheminotes en supprimant les plafonds et parois de verre ;
  • La mixité dans tous les métiers ;
  • L’équilibre vie privée/ vie professionnelle avec la réduction du temps de travail à 32 heures par semaine payées 35h ;
  • Une réelle formation financée par les employeurs et dispensée à tous les salariés pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles ;
  • Une reconnaissance des victimes de violences sexistes et sexuelles ;
  • La prise en compte des maladies gynécologiques ;
  • De nouveaux droits pour la maternité et la parentalité.

La Fédération CGT des Cheminots au cœur des conditions de travail
Semaine de déploiement du 2 au 8 mars
Rapprochez vous de vos délégués CGT !

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GCIF : POURSUIVONS ET AMPLIFIONS NOS EXIGENCES !

Pétition GCIF

| Trains

Depuis quelques semaines, une pétition spécifique GCIF à l’initiative de la CGT circule.

Elle porte pour revendication centrale l’instauration d’une indemnité mensuelle forfaitaire garantie permettant d’assurer une augmentation de 20 % supplémentaire à l’indemnité actuelle.

Devant l’attente que cela suscite, la Direction doit y répondre !

La Direction, le Patronat et le Gouvernement comptent sur le contexte social dégradé subi par les salariés afin de faire taire toutes revendications sociales. Pour renforcer cette torpeur au sein du GPU, le spectre de l’ouverture à la concurrence est agité, le but étant qu’il agisse tel un puissant anesthésiant.
Les raisons sont multiples :

  • En vue de préparer les lots à l’ouverture à la concurrence, les détourages se multiplient,
  • Le contenu métier est attaqué,
  • Les conditions de travail sont mises à mal,
  • De nombreuses incertitudes se font ressentir quant à l’évolution de la réglementation,
  • Une partie de la rémunération est sur la sellette (prime de travail train, EVS…).

La CGT demeure farouchement opposée à cette vision mortifère pour les droits sociaux des cheminots et pour le service public ferroviaire. Ainsi, pour contrer les sinistres desseins de la Direction, la CGT conteste, propose et entend négocier sus ses bases revendicatives.

La récente augmentation de la prime de travail pour tous les ASCT via la prise en compte du projet CGT (revalorisation, refonte, sécurisation et simplification) démontre que le rapport de force est nécessaire pour faire aboutir nos revendications. La réussite d’une pétition est un élément essentiel du rapport de force. S’agissant de la prime de travail, ce sont 60 % des ASCT qui, en quelques mois, avaient soutenu la démarche CGT.

Aussi, depuis l’été 2025, la CGT propose une pétition spécifique à destination des GCIF. Elle vise à l’évolution de l’indemnité journalière pour les GCIF vers une indemnité mensuelle forfaitaire Transilien revalorisée à hauteur de 20 %. La CGT revendique que le versement soit garanti en toutes circonstances (maladie, SU…) et qu’elle soit pérenne.

Le succès de cette pétition conditionnera l’ouverture de réelles négociations. En ce sens, pour conquérir de nouveaux droits, il est nécessaire d’élever le rapport de force afin de bousculer et mettre à mal la posture hermétique de la Direction.

De ce fait, la CGT appelle tous les CGIF sans distinction à appuyer cette démarche afin d’imposer l’augmentation de la rémunération. La pétition CGT est au service des GCIF. L’engagement dans le collectif est un gage déterminant à la réussite de nos exigences.

POUR PESER ET IMPOSER NOS REVENDICATIONS,
POURSUIVONS LA SIGNATURE DE LA PÉTITION CGT !

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NON AU CPE XXL !

JEUNES CHEMINOT·ES L’AVENIR SE DÉFEND COLLECTIVEMENT

| Fédération

DÉFENDONS NOS DROITS.
ENSEMBLE, ON GAGNE !

CPE XXL : NOTRE AVENIR NE SE NÉGOCIE PAS AU RABAIS !

Le MEDEF veut faire payer la jeunesse pour augmenter ses profits. Ses dernières propositions de négociations sont claires : moins de droits, moins de salaire, plus de précarité.

CDI licenciable sans motif pendant 3 ans, SMIC jeune à -20 %, contrats courts facilités, temps partiels imposés : le patronat veut faire de la jeunesse une variable d’ajustement.

Comment se projeter vers l’avenir avec si peu de moyens et de sécurité d’emploi ?

Les jeunes cheminot·es sont concerné.es en première ligne

Les jeunes cheminot·es sont concerné·es en première ligne
Dans le ferroviaire, le patronat est à la manœuvre en :

  • précarisant les contrats,
  • augmentant la sous-traitance et l’intérim,
  • dégradant les conditions de travail,
  • dévoyant les contrats d’alternance

Ces attaques ne visent pas seulement les jeunes : elles menacent l’avenir du service public ferroviaire et l’égalité entre les salariés.
La CGT le dit clairement : Jeunes cheminot·es, nous ne sommes pas des sous travailleurs·ses ! À travail égal, droits égaux, quel que soit l’âge ou le statut.

La précarité n’est pas une solution : elle sert uniquement les intérêts du patronat. D’autres choix sont possibles !

NOS EXIGENCES :

  • Un Nouveau Statut du Travail Cheminot pour toutes et tous
    Fin des contrats précaires, véritables parcours professionnels, reconnaissance de la technicité, droit au logement, …
  • Un salaire digne dès l’embauche
    Pas de SMIC jeune, revalorisation des salaires avec la mise en place de la grille unique des salaires CGT.
  • Des embauches et de la formation qualifiante
    Pour garantir l’emploi, la sécurité ferroviaire et un service public de qualité.

Rejoins la CGT
Ensemble, élevons le rapport de forces.

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UNE PREMIÈRE NÉGOCIATION… SANS NÉGOCIATION !

NAO Hexafret

| Les conditions sociales

Pour une première, c’est en effet une première : chez Hexafret, une négociation où il n’y a rien à négocier !

Les organisations syndicales représentatives ont été conviées, le 27 janvier, à la première réunion des NAO pour Hexafret. Dès l’ouverture de séance, la Direction a clairement annoncé qu’aucune négociation ne serait possible. Motif invoqué : un prétendu manque de temps !

En conséquence, la Direction a indiqué qu’elle appliquerait strictement les mesures issues des NAO Groupe, sans discussion supplémentaire.

Pour la CGT, le compte n’y est pas : les mesures prévues au niveau Groupe ne couvrent même pas l’augmentation de l’inflation actuelle et le contentieux salarial accumulé depuis de nombreuses années.

NOTATIONS ET DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE : DES ANNONCES DÉRISOIRES

Concernant les notations, en complément des mesures d’amorçage pour les fins de carrière actées en 2025 et de la mise en œuvre du RH0910 réglementaire, la Direction annonce 14 PR supplémentaires pour près de 4 300 cheminot·e·s.
Pour la CGT, cette annonce est purement inadmissible et frise la caricature. Aucune de nos revendications relatives aux augmentations salariales et aux déroulements de carrière n’a été prise en compte.

SUSPENSION DE SÉANCE ET « NOUVELLES » PROPOSITIONS

En fin de réunion, la Direction a demandé une suspension de séance afin d’échanger avec le directeur général d’Hexafret, absent ce jour-là, prétendument pour répondre à certaines revendications.

Après 45 minutes d’interruption, les propositions suivantes ont été présentées, sous condition de signature d’au moins deux organisations syndicales :

  • dans le cadre du forfait mobilité durable (déjà acté dans l’accord de transition et qui, de ce fait, n’a pas vocation à figurer dans les NAO), une augmentation de 30 euros pour l’achat d’un vélo (passage de 150 à 180 euros) ;
  • la mise en place d’une PPV de 800 euros (prime pour le partage de la valeur), en décembre 2026, conditionnée à l’atteinte de 40 millions d’euros de bénéfices, avec une garantie minimale de 600 euros.

PRIME TRACTION : DES CONTREPARTIES INACCEPTABLES

Concernant l’application de « l’amélioration » de la prime traction obtenue chez Voyageurs, la Direction propose d’en discuter lors d’une réunion fin février pour une éventuelle application en mars, mais avec des contreparties !
Pour la CGT, les légères avancées obtenues pour les ADC de Voyageurs doivent s’appliquer de plein droit aux ADC d’Hexafret, sans aucune autre contrepartie.

UNE POSITION CLAIRE DE LA CGT

Pour la CGT, nous sommes très loin du compte ! Aucune de nos revendications essentielles n’a été retenue. Les cheminot·e·s d’Hexafret, qui ont déjà subi un plan de discontinuité et disposent d’un sursis de trois ans avant la négociation d’un nouveau cadre social, méritent autre chose que du mépris et des annonces symboliques.

En cohérence avec son opposition aux NAO Groupe, la Fédération CGT n’a pas apposé sa signature sur cet accord.

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LE COMPTE N’Y EST PAS !

Notations Hexafret

| Actions

Le prochain exercice de notations se déroulera dans l’austérité, à l’image des NAO.

Lors des NAO (négociations annuelles obligatoires), les directions d’Hexafret et du GPU ont fait le choix de l’austérité, une orientation qui se traduira également dans le futur exercice de notations.

En effet, aux augmentations salariales et aux déroulements de carrière au rabais, la Direction ajoute une stratégie de division des cheminot·e·s statutaires et contractuels par la mise en place de mesures différenciées.

DES MESURES SALARIALES TROP BASSES

La Fédération CGT des cheminots n’a pas signé l’accord NAO GPU et Hexafret 2026, les mesures salariales proposées étant très éloignées des besoins des cheminot·e·s.

Ces mesures accentuent les disparités et la précarité en développant des dispositifs de rémunération non pérennes et non assujettis aux cotisations sociales, tels que le complément de PPV (prime pour le partage de la valeur) proposé par la direction d’Hexafret.

À l’inverse, la CGT revendique une grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s, une véritable reconnaissance de la technicité des métiers et un véritable treizième mois.

POSITIONS DE RÉMUNÉRATION HORS COMPTE

La direction d’Hexafret a décidé de mettre 14 PR supplémentaires hors compte afin de favoriser le déroulement de carrière des cheminot·e·s statutaires à compter du 1er avril 2026.

Dans le cadre de l’accompagnement de la mise en œuvre des niveaux de fin de carrière, 49 PR hors compte avaient été accordées au titre d’amorçage, lors du précédent exercice de notations. Alors qu’il reste 650 PR hors compte à distribuer pour 2026-2027 au sein du GPU, aucune mesure spécifique n’est prévue pour Hexafret.

Pour les contractuel·le·s, une enveloppe de révision salariale individuelle est définie en cohérence avec celle attribuée au personnel statutaire au titre des mesures en positions et niveaux. Il s’agit du même dispositif mis en place dans le GPU.

Pour garantir un déroulement de carrière et une progression salariale automatique, la CGT revendique un délai de séjour maximal de 7 ans sur les niveaux 1 et la mise en place de la grille unique commune à tous les cheminot·e·s.

UNE ACTION SPÉCIFIQUE ET COLLECTIVE POUR LES CHEMINOTS CONTRACTUELS

La CGT est à l’initiative d’une démarche collective visant à rassembler les cheminot·e·s statutaires et contractuels dans les exercices de notations. Tous les agent·e·s contractuels sont donc appelés à transmettre leur lettre de réclamation aux militants CGT de leur site de travail.

CALENDRIER NOTATIONS

Remise de notes Point réclamation Commission
Exécution 18/02 05/03 12/03
Maîtrise 17/02 05/05 11/03
Cadres 16/02 04/03 10/03
Traction 24/02 11/03 19/03

Les délégués notations CGT disposent de toutes les informations nécessaires pour vous aider.
N’hésitez pas à les joindre pour tous renseignements sur le listing de notation et pour remettre vos lettres de réclamation.

 

 

Exécution LAPINA Frédéric TESTE Jérémy
LEGER Lemmy MOULIN Brice
JULLIARD Loïc HARDY Vincent

 

Conduite BOUCHET Nicolas PORTARIES Élodie
MEUSNIER Mikaël BELLOT Daniel

 

Maîtrise LEFEBVRE Olivier D’HALLUIN Héloïse
VAUTRIN Franck ETCHECAHARRETA Daniel
DOUAI Stéphane VEDANI Sébastien

 

Cadres FOURNIER François TRANKLE Fabrice

 

→ Exemple de lettre de réclamation :

Nom:
Prénom:
Grade:
UO ………. /établissement:

Monsieur le Directeur de …….. ,Je viens de prendre connaissance de vos propositions pour les notations de l’exercice 2026-2027 et je suis étonné de ne pas figurer pour le passage à la position supérieure.

En effet, il me semble que, ayant accédé à la classe X le ………….. et à la position …….. le ………….. , il me faudrait, pour avoir le déroulement de carrière auquel je peux prétendre accéder à la position supérieure, c’est-à-dire: …… .

Je vous demande donc de prendre en compte ma requête et de l’examiner favorablement lors de la commission de notations du …. mars 2026.

En espérant que ma demande aura des suites favorables, je vous prie de recevoir, monsieur le Directeur, mes salutations.

Signature:

ENSEMBLE, TOUTES ET TOUS CHEMINOT·E·S !

 

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