Fédération CGT des Cheminots


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UN APPEL À PROLONGER LA LUTTE !!

Rassemblement Équipement du 29 janvier 2015

| Action du 29 janvier 2015

Rassemblés devant le siège de la SNCF, près de 1000 cheminots de l’équipement ont démontré qu’ils ne laisseront pas faire le détricotage organisé par la direction. La détermination lisible à Saint-Denis et ailleurs donne encore plus de légitimité à toutes les revendications locales, régionales et nationales.

L’ampleur de l’action Equipement du 29 janvier 2014 appuyée de nombreux préavis de grève, s’inscrit dans la continuité des actions du 22 mai et de juin 2014.
Tous les efforts de la direction, afin d’entraver la démocratie sociale n’ont eu aucun effet sur la détermination des cheminots de l’Infra à défendre leur métier et leur technicité. La forte participation de ce 29 janvier le démontre.

Les DCI locales, régionales et nationales ont toutes démontrées qu’une réforme du ferroviaire ne pouvait être viable qu’à partir des besoins des cheminots et des usagers.

Incapable de donner des réponses sur l’emploi, la direction de l’Infra génère, par un budget en dessous des réalités, tous les facteurs de risques pour que de nouvelles catastrophes se reproduisent.

C’est même sans aucun complexe, qu’elle présente les 500 emplois supplémentaires sur l’ensemble du périmètre de SNCF RESEAU, pour ne pas s’exprimer sur ses véritables intentions de supprimer de l’emploi à l’Equipement par une augmentation de la sous-traitance, de l’intérim, des CDD, …
Pour la CGT, le travail de nuit, la mobilité et la sous-traitance sont les sources de la détérioration des conditions d’exécution de la production et de la sécurité des chantiers.

Les véritables spécialistes de la maintenance du réseau que sont les agents de l’Equipement, subissent en permanence toutes les dérives d’un système. Celui-ci n’aura d’efficacité que si leurs revendications aboutissent.
Le 29 janvier 2015, les cheminots de l’Equipement se sont mobilisés pour leur métier, leur technicité, leur savoir-faire et leur sécurité qui n’est ni à vendre, ni à brader ! Si aujourd’hui, c’est à bout de bras qu’ils maintiennent le réseau, leurs conditions de vie et de travail ne peuvent en être le prix.
Par ailleurs, la fédération CGT des cheminots conteste les principes patronaux d’un autre âge qui, par les décisions des Présidents Pépy et Rapoport, annulent purement et simplement le vote des cheminots de l’Equipement en considérant que la CGT n’est plus représentative sur SNCF réseau jusqu’aux prochaines élections professionnelles. Ce véritable déni de démocratie démontre que la fédération CGT des cheminots et son projet « la voie du service public SNCF » a de la force et du sens.

Nous ne baisserons pas la garde !

Maintenir la mobilisation est le meilleur gage pour faire vivre nos revendications ! Le prochain CCE de février qui aura pour ordre du jour la consultation sur la réforme du ferroviaire, le permet. Pour contrer une direction qui ne conçoit le dialogue social que dans un seul sens, celui de l’accompagnement, l’outil le plus efficace demeure l’action collective. D’ores et déjà, la CGT appelle tous les cheminots à amplifier la mobilisation pour combattre une réforme qui, en l’état, est une véritable imposture économique, sociale et environnementale.

 

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DES REVENDICATIONS NÉCESSAIRES À GAGNER !

EALE

| Équipement

La CGT tient à alerter la Direction. Les EALE, par le gel des salaires depuis maintenant 3 ans, par l’organisation qui bloque toutes perspectives d’évolutions vers d’autres postes, se retrouvent en grande difficulté. Les manques de recrutements deviennent un frein à la réalisation des missions qui leur incombent.

Les Equipements d’Alimentation des Lignes Electrifiées appelés plus communément les EALE sont une composante essentielle du Service Public Ferroviaire. En alliant la conduite des réseaux, la maintenance des installations et les groupes techniques pour les études, l’élaboration et la mise à jour des schémas et des consignes de sécurité, les EALE permettent de fournir l’énergie électrique nécessaire pour l’alimentation des caténaires.

En charge d’assurer une mise à disposition optimale des installations, il y est requis un haut niveau de technicité et une vigilance accrue face aux risques et notamment face aux risques électriques.

Depuis de nombreuses années, nous constatons la dégradation du service fourni due au manque de personnel, au cloisonnement des différents services, à la politique de maintenance menée, à la dégradation des installations, à la grande diversité du matériel et aux pertes de savoir-faire.

De nombreux travaux, précédemment à la charge des agents des EALE, sont maintenant sous-traités, répondant ainsi aux objectifs fixés par l’EPIC Réseau. Cela se traduit par un passage de la culture du savoir-faire à la culture du faire-faire.

Ce sont ainsi des compétences qui disparaissent. Pour la CGT, les agents des EALE ne surveillent pas les installations, ils les maintiennent !

Nos entités sont confrontées à une problématique emploi très prégnante dans les Centrales Sous-Stations.

Le recrutement y est exclusivement réalisé avec des Att-TS. Dans ces conditions, les perspectives pour évoluer vers d’autres postes sont très faibles voire inexistantes.

Pour la CGT, une véritable Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences (GPEC) est à gagner aux EALE.

Le recrutement n’est pas à la hauteur des besoins. Le peu de candidats lors des sessions de recrutement pose question sur la volonté de la Direction à réellement recruter. En parallèlement, lorsque l’on constate les résultats obtenus lors des initiatives « bureaux d’embauches », menées par les syndicats CGT de cheminots, on peut aisément se poser des questions.

Les annonces faites sur le budget 2018 ne sont pas différentes. La Direction a mis un frein au recrutement. Nous pouvons affirmer que lors des sessions de recrutement, les personnels RH, qui ne maitrisent pas les métiers, font plutôt fuir les candidats qu’ils ne les « charment ».

Nos métiers ne seraient-ils pas assez attractifs ?

Les difficultés liées au métier et à une organisation du travail en roulements (3×8) dans les CSS conduisent de nombreux jeunes à quitter l’entreprise et ce n’est malheureusement pas marginal.
Pour la CGT, l’évolution des agents des EALE, notamment ceux des CSS, contrairement aux perspectives de l’Entreprise, ne doit pas être qu’une passerelle vers l’EV9.

En privilégiant les recrutements externes ou ceux provenant d’autres spécialités, la Direction s’oppose sciemment à l’évolution des agents des EALE. La CGT a formulé des propositions d’évolutions au sein des EALE, sans nier la nécessité d’embaucher de jeunes diplômés pour participer à l’emploi de ces catégories de salariés.

Dans les équipes de maintenance, la Direction dégrade les Cadres d’Organisation sous prétexte d’espacement des pas de maintenance et de baisse de la consistance de la maintenance. Cela concourt aussi à la baisse des compétences.

Certains Dirigeants, sous prétexte qu’ils n’existent que dans les UP EALE, doutent de l’utilité des Groupes Techniques au sein des Etablissements. Pour la CGT, c’est méconnaître la nécessité d’une proximité entre les agents chargés des études et ceux chargés de la mise en oeuvre sur le terrain.

Pour la CGT, la modernisation et la surveillance des installations doivent être garanties. La maintenance, la régulation, les équipes télécommandes ou bien encore les groupes techniques demandent des moyens nécessaires pour maintenir en interne nos savoir-faire.

La CGT s’oppose au transfert de charge vers des retraités, notamment pour couvrir des postes à la régulation, comme cela vient d’être pratiqué, ou pour prendre en charge la problématique de l’éradication de l’amiante dans les installations.

Contre cette politique de casse des métiers, la CGT a élaboré un cahier revendicatif national propre à répondre aux attentes des cheminot.e.s des EALE.

Le Collectif Technique National de la Fédération CGT des Cheminots est à la disposition des cheminot.e.s des EALE, de tous collèges et à chaque niveau de responsabilité, pour les rencontrer, débattre avec eux et leur apporter un soutien dans les actions qu’ils souhaiteraient entreprendre dans le cadre de l’amélioration du service à rendre.

Pour des conditions de travail optimales, un haut niveau de sécurité et de qualité de travail, la Fédération CGT Cheminots exige :

  •  Des embauches suffisantes pour combler les postes vacants ;
  •  Les formations nécessaires à la tenue du poste en face-à-face pédagogique ;
  •  L’adaptation des Cadres d’Organisation afin d’assurer les roulements dans les CSS, pour garantir une maintenance de qualité ; des roulements d’astreinte conformes à la réglementation, y compris pour la prise en local des installations. Pour permettre, dans les groupes techniques, l’exécution et la mise à jour des schémas et des consignes de sécurité, la préparation de tous les dossiers nécessaires au projet et à la réalisation des travaux.
  •  Le maintien dans une entité dédiée du CSS, de la maintenance et du groupe technique ;
  •  La transmission des compétences avec le chevauchement entre les périodes de départ et d’arrivée sur un poste.

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POUR UNE INGÉNIERIE UTILE AU CHEMIN DE FER !

Ingénierie

| Équipement

Nos métiers sont une vraie richesse, mais les agents vivent de plus en plus mal les choix de l’entreprise. Le goût du travail bien fait s’estompe devant la perte de sens du travail.

C’est une certitude, l’entreprise ne veut plus de bureaux d’étude internes. Elle veut transformer leurs missions en assistance à maitrise d’ouvrage. Ce n’est pas ce que les cheminots veulent.

Pour la CGT, l’Ingénierie intégrée est une composante essentielle de la sécurité, de nos savoir-faire au service du système ferroviaire.

L’ingénierie dans son histoire intervient dans quatre grands domaines. L’ingénierie technique et de système, par l’optimisation des performances du système ferroviaire et de son coût de cycle de vie.

L’ingénierie de projet qui conçoit des solutions techniques et la réalisation d’ouvrages sur mesures par exemple.

L’ingénierie d’exploitation et de maintenance qui conçoit des principes d’exploitation, les règles techniques de maintenance et les missions de surveillance du réseau.

La recherche et le développement avec la création de solutions, d’outils de méthodes et de produits innovants.

L’ingénierie a la maitrise de tous les composants du système ferroviaire et une version système unique. Elle trouve des solutions qui conjuguent sécurité, qualité et performance économique. Elle a la maitrise d’oeuvre de projets en réseau exploité et en zone complexe.

Mais, à force de restructurations et de choix dogmatiques, la réalité est toute autre !

Externalisation

L’externalisation des études inquiète majoritairement les agents. Celle-ci, source de souffrance, crée également du surtravail. Alors que les agents d’étude s’épanouissent dans leur travail, ils voient partir celui-ci. Pire, il leur est demandé de « gérer » et d’« accompagner » cette externalisation.

Les cheminots savent faire des études beaucoup moins chères que le privé. L’externalisation est donc un choix dogmatique de la direction pour sortir la production de l’Ingénierie et la confier à des entreprises dont les règles sociales sont moins favorables aux salariés.

Dans de nombreux PRI, les chefs de groupe et chefs de pôle ont essayé de freiner l’externalisation, mais aujourd’hui ils y sont contraints. La surcharge générale de travail liée à une augmentation des investissements et à un déficit d’embauche, met la direction en position de force.

Évolution de carrière

De nombreux groupes sont en difficulté pour combler les postes vacants. Les passerelles de mobilité n’existent plus entre les établissements et les PRI à cause de la réduction généralisée des effectifs et le fonctionnement en tube de l’entreprise

Le manque d’effectif dans les groupes Programme (agents de la filière 27) a des impacts sur toute la production d’étude signalisation, les programmes sont retardés alors que les dates de mise en service ne changent pas.

Les postes de chef de groupe sont soumis à une pression importante. Peu d’agents acceptent d’accéder à ce poste. On ne compte plus les démissions ou arrêts maladies.

Mais rien n’est écrit d’avance ! La connaissance du système ferroviaire et l’expertise technique des agents de l’Ingénierie sont un atout considérable pour la sécurité et l’efficacité du système ferroviaire.

Pour des conditions de travail optimales et un haut niveau de sécurité, la Fédération CGT Cheminots exige :

  •  Des embauches suffisantes pour ré-internaliser la charge de travail et faire face au défi d’investissement des années à venir ;
  •  La détente des plannings projet et la prise en compte du temps nécessaire aux études et aux essais ;
  •  Le maintien d’une ingénierie SNCF intégrée à l’EPIC, l’arrêt du transfert des compétences par filialisation ou externalisation ;
  •  Le maintien d’une ingénierie régionale repartie sur le territoire, garante d’une proximité avec les acteurs terrain et la bonne connaissance des installations ;
  •  Le retour des CO par PRI et par département d’activité, au lieu d’un CO par plaque. Ceci pour éviter la déqualification de postes et leur juste pesage ;
  •  Le maintien d’une politique de développement ambitieuse dont l’ingénierie SNCF reste maitresse au niveau maitrise technique des systèmes mis en œuvre.

Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.

La CGT appelle tous les cheminots de l’Ingénierie à se mobiliser et à participer massivement à la manifestation nationale du 22 mars à Paris et à faire grandir le rapport de force à venir !

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UN DANGER POUR L’AVENIR !

Sous-traitance

| Équipement

Les rapports Duron et Spinetta sont maintenant connus. Les choix de ces dernières années, avec en point d’orgue, la loi du 04 août 2014, n’a fait qu’avancer le démantèlement du système ferroviaire français. Si ces deux rapports précisent plus encore, les contours souhaités par le gouvernement et la direction, les cheminots de l’équipement, par leur nombre, leur technicité, leur formation auront tout lieu de s’y opposer !

Lorsque l’on parle de sous-traitance, des notions bien précises sont à prendre en compte. Plusieurs types existent. Elle est stratégique, de spécialité ou bien encore de capacité.

L’externalisation, elle, est un transfert stable et durable qui est décidé dans le cadre d’une démarche stratégique, d’un processus interne vers un prestataire externe. Elle s’accompagne fréquemment d’un transfert de ressources matérielles ou humaines vers le prestataire choisi.

La situation actuelle à SNCF Réseau n’est plus celle de la sous-traitance dite « classique » mais plutôt celle d’une externalisation stratégique. Celle-ci est motivée par une réduction des coûts.

Le passage du « faire » au « faire faire » implique des transformations avec une évolution au sein des établissements, de la structuration des effectifs assurant la maintenance du réseau, avec une inversion progressive de la proportion des personnels d’exécution et des personnels maîtrise et cadres, chargés d’encadrer l’activité.

Autre impact, l’évolution des compétences et des métiers, y compris pour les agents dont la part d’encadrement et de contrôle du travail des prestataires augmente au détriment de la réalisation des opérations. Un exemple précis : 2 000 soudures sous-traitées, entre 800 et 1 000 réalisées par les cheminots, entrainent un contrôle de chaque soudure sous-traitée par un agent SNCF. Ce qui entraine que les agents effectuent plus de contrôle que de soudures.

Si l’emploi a toujours été une variable d’ajustement à l’équipement, celle-ci s’est traduite, au plan de l’ancienneté des agents de terrain, par des ruptures importantes entre générations et un réel déséquilibre entre cheminots expérimentés et inexpérimentés. Les montées en compétences deviennent de plus en plus difficiles dans ce contexte de renouvellement. Après une forte baisse des effectifs, il y a eu une reprise des recrutements ce qui a déséquilibré la pyramide des anciennetés. La proportion entre anciens et nouveaux, perturbe considérablement les mécaniques de montées en compétences historiquement en place à la SNCF.

Cette politique pose d’importants problèmes en termes de sécurité qui poussent à prendre des risques dixit un responsable. Le moindre problème technique pointu, pose le problème de ressources. Trop peu d’agents ayant une bonne connaissance technique de terrain sont encore en place.

LA SOUS-TRAITANCE DU RISQUE :
Les premières activités sous-traitées ont été celles jugées les plus pénibles physiquement et à plus faible valeur ajoutée. Cela a entrainé une baisse des accidents du travail avec arrêt. La direction a d’ailleurs su l’utiliser, en s’adjugeant le bénéfice de cette baisse.

Cependant elle n’a en rien amélioré les conditions de travail des cheminots, elle n’a fait que transférer nombre de tâches, reportant de fait, les accidents de travail sur les salariés des entreprises privées ! Pour rappel, ce sont 5 salariés de ces entreprises qui sont décédés en 2017.

Les entreprises extérieures, soumises à une forte concurrence et au poids des indicateurs dans l’obtention des marchés, sont incitées à dissimuler les AT de leurs salariés.

Pourtant les entreprises privées coûtent 10% plus cher que les cheminots !
Pour comprendre peut-être faut-il se pencher vers le gâteau que procure la régénération. C’est un effort d’un montant de 2 milliards d’euros, hors Ile-de-France en 2016 et qui va être de 2,5 milliards d’ici 2021. De quoi combler bien des appétits !

Tout ceci aurait pu en rester là sans la volonté du Gouvernement de modifier en profondeur la SNCF. Le rapport Spinetta, dresse un tableau peu reluisant si l’on veut bien comprendre ce qui se joue.

L’effectif actuel est de 32 720 cheminots de l’équipement sur l’ensemble du territoire.

Pour la CGT, les cheminots doivent reprendre la main et inverser cette spirale dangereuse !

Les problèmes de montées en compétences internes vont aller en s’accentuant si rien n’est fait. Les entreprises vont monter en compétences, peu importe ce que cela coûtera et la question pourra se poser rapidement concernant l’avenir même des cheminots.

Il serait dangereux de penser que tout restera en état, que l’avenir est assuré. En effet, l’appétit de ces entreprises est sans fin et leur côté humain est encore à créer !

D’ailleurs, celles-ci se penchent de très prêt sur l’entretien courant qui pourrait être transféré à hauteur de 30 %.

Pour la CGT, il y a urgence à ce que les cheminots de l’équipement, partout, qu’ils soient sur les travaux, en déplacement, en bureaux, prennent en main leur avenir.

Le 22 mars 2018, la CGT vous propose de faire front commun, pour défendre nos métiers, nos techniques, pour maintenir en interne, des savoirs qui feront que le ferroviaire en France sera toujours un des plus sûrs !

La CGT revendique :

✓ Des recrutements à statut ;
✓ La réinternalisation des charges et l’intégration au statut des cheminots des filiales et des entreprises ;
✓ Des conditions sociales de haut niveau pour tous les cheminots pour lutter contre le dumping social ;
✓ Une réglementation et une formation de haut niveau basée sur les 9 principes de prévention pour une application de règles de sécurité indépendante des lois du marché et de la concurrence.

« LA SNCF, CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE, NOUS, ON LA DÉFEND ! »

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LES CHEMINOTS ET LES USAGERS MÉRITENT MIEUX !

Panne Gare Montparnasse

| Équipement

Le dimanche 3 décembre, et ce pour la seconde fois en quelques mois, la gare de Montparnasse a été paralysée.
Outre les usagers qui, une fois de plus, ont subi les méfaits de cette politique de casse de la SNCF, les cheminots ont eu, eux aussi, à pâtir d’une organisation qui tourne le dos à l’intérêt général.

Les week-ends se suivent et ont une fâcheuse tendance à se ressembler. Le dimanche 03 décembre 2018, 75% du trafic à la gare de Montparnasse était figé, lors d’une mise en service qui devait ponctuer un projet de près de 3 ans consistant à augmenter la capacité en gare.

Après le « burn out » ferroviaire du mois de juillet, un nouveau séisme a touché la troisième gare de France, clouant les usagers en gare et en pleine voie. Si la communication a été rapide devant les médias, force est de constater que les enseignements tirés lors du premier incident n’étaient pas en adéquation avec l’importance du dysfonctionnement.

Pendant que la SNCF modernise et rénove, elle met en oeuvre en parallèle une casse organisée des métiers, des savoir-faire, des techniques, des compétences. Elle compte faire perdre tous repères aux cheminots, sans se soucier des dégâts qu’une telle politique engendre.

La direction est directement responsable de ces dysfonctionnements récurrents.

Elle pratique la politique du risque calculé.

La direction doit stopper cette politique dangereuse pour les usagers et pour les cheminots. La casse méthodique mise en place, par touches successives, dans tous les services, n’est pas sans danger. Ce qui est arrivé ce week-end en est la preuve. Si cet incident n’a pas créé de situation compromettant la sécurité des circulations, elle démontre quand même que le risque est bien là.

Jamais l’entreprise n’a connu de tels dysfonctionnements à répétition.

C’est bien l’organisation de la production, la baisse des effectifs, les sous-investissements chroniques depuis des décennies qui sont à l’origine de la situation actuelle.

Les cheminots, comme les usagers, ne peuvent continuer à subir de mauvais choix politiques qui mettent à mal le service public ferroviaire.

  • Les cheminots de l’Equipement, outre leur formation, leur expérience, leurs engagements, doivent bénéficier d’une organisation du travail correspondant à la densité et à la technicité des travaux initiés.
  • Les cheminots de l’Equipement doivent bénéficier de l’expérience collective qui fait que nos métiers ont un sens, celui de faire circuler les trains en toute sécurité, en respectant les horaires annoncés et pour le plus grand nombre.
  • Les cheminots de l’Equipement demandent à pouvoir réaliser leurs missions de service public sans entrave et avec tous les moyens nécessaires.

D’ores et déjà, la Fédération CGT appelle les cheminots de tous services et de toutes fonctions à débattre des suites revendicatives à donner aux attaques contre le service public ferroviaire !

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STOPPONS L’HÉMORRAGIE ET REPRENONS LA MAIN !

CTN EEX, TRAINS, TRACTION

| Équipement

Conséquence directe du désengagement de l’Etat et de la mauvaise réforme du système ferroviaire, la déshumanisation des gares et des trains s’accélère avec la généralisation du transfert de l’autorisation de départ.
Ainsi, les menaces qui pèsent sur ce geste métier essentiel impactent directement les conditions de travail des conducteurs, des contrôleurs et des agents des Etablissements Infra Circulation.
Cependant, dans de nombreuses régions, la mobilisation des cheminots a fait reculer ces projets néfastes !

Les chefs de service sont la clé de voûte de la sécurité et de la production en gare. Ces agents sédentaires sont des interlocuteurs déterminants dans les mesures de sécurité liées à la préparation technique et commerciale du train ainsi que les opérations de départ.
De plus, ils apportent, de par leur rôle central, une plus-value sur l’aspect régularité.

TOUS CONCERNÉS ! TOUS MOBILISÉS !

Pour rappel, dans une procédure normale d’une séquence de départ, le chef de service, après s’être assuré que toutes les conditions sont réunies (montée/descente de voyageurs, heure de départ, fermeture des portes assurée,..) transmet l’autorisation de départ au contrôleur, qui la retransmet à l’agent de conduite.

C’est cette complémentarité qui assure un haut niveau de sécurité dans la procédure de départ. Pour la CGT, ces trois maillons (chef de service, contrôleur et agent de conduite) ne peuvent être dissociés.

DES CONSÉQUENCES MORTIFÈRES POUR L’EMPLOI ET LES MÉTIERS !

D’ores et déjà, les suppressions des chefs de service au sol et des contrôleurs à bord représentent plusieurs milliers d’emplois.

Méprisant totalement les conséquences en termes de sécurité et de conditions de travail, la Direction a bien l’intention de poursuivre sa course aux gains d’exploitation.

Ainsi, partout, elle tente de mettre en place l’EAS (Equipement Agent Seul). Elle reporte l’entière responsabilité et la charge de travail de la procédure de départ sur l’agent de conduite.

Dans cette déstructuration d’un pan essentiel de la sécurité, l’agent de conduite devrait, à présent, veiller à la bonne exécution du service voyageurs et aux conditions de sécurité qui sont actuellement à la charge des chefs de service et des contrôleurs.

Avec la déshumanisation des gares et la suppression des chefs de service, les ADC (Agents de conduite) et les ASCT (Agents de service commercial train) doivent assumer des responsabilités supplémentaires y compris juridiques, sans même que la Direction considère de nouveaux Risques psycho-sociaux (RPS).

De plus, isolés, sans interlocuteur ou appui présent en gare, les ADC et les ASCT doivent faire face au mécontentement des usagers aussi bien dans les trains que sur les quais avec comme conséquence une multiplication des événements sûreté.

UN MÉTIER TRANSVERSE POUR UNE SÉCURITÉ SYSTÈME !

Afin de garantir un haut niveau de sécurité, le chef de service doit avoir une formation permettant d’avoir une approche transverse et globale de la sécurité.

Ainsi, il est nécessaire que les chefs de service bénéficient de la formation complète de la filière Transport Mouvement, AMV et/ou TTMV selon le cas.

La Direction, pour achever son fonctionnement par « branche », tente de faire disparaitre les agents de la filière Transport Mouvement dans les activités voyageurs quels qu’en soient le coût pour la sécurité, les conditions de travail des cheminots et leur parcours professionnel.

Enfin, la disparition des passerelles métiers amène à des difficultés croissantes pour les cheminots dans la satisfaction de leurs demandes de mutation.

Pour la CGT, le chef de service, au-delà de l’autorisation de départ, est un élément indispensable à une sécurité système (surveillance des trains en marche, surveillance au défilé, remise d’ordre et d’avis…).

La CGT revendique :

  • Que les opérations de sécurité, telles que le départ des trains dans les gares, soient réalisées exclusivement par des agents relevant de la filière Transport Mouvement avec une formation complète d’AMV ou TTMV ;
  • Le maintien à bord de chaque train des ASCT formés et qualifiés.

ENSEMBLE, NOUS BOUGERONS LES LIGNES !

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LA BATAILLE DE L’EMPLOI

Équipement

| Équipement

Le gouvernement et ses prédécesseurs prétendent faire de l’emploi un enjeu majeur.
La Direction, à grand renfort de campagnes de pub, passe le message suivant bien huilé, SNCF Réseau recrute !
Si les chiffres démontrent qu’en effet des recrutements sont réalisés, il nous apparait important de démontrer que la réelle motivation de la Direction est la casse de nos métiers.

Quels enjeux pour l’emploi ?

Le gestionnaire d’infrastructure mène actuellement, et pour les 10 prochaines années, un important travail de régénération, ainsi que des projets de développement enclenchés par le Grenelle de l’Environnement, même si ces derniers semblent avoir pris un peu de plomb dans l’aile dernièrement. L’ensemble de ces projets d’investissements nécessite des financements importants, et ni les financements publics, ni le montant des péages ne permettent de dégager suffisamment de ressources.
La réforme ferroviaire du 04 août 2014 a fixé l’objectif d’une stabilisation de la dette sous 10 ans et pour y parvenir, impose le respect de la « règle d’or » pour contenir l’endettement en limitant de fait les investissements visant à développer le réseau. L’objectif de dégager 500 M d’euros d’économies à l’horizon 2025 a ainsi été fixé.
Une partie de ces économies sera mécaniquement réalisée sur les charges de personnel, avec une hausse prévisible de l’emploi jusqu’en 2020, en particulier en Ile de France suivie d’une phase probable de réduction de 2020 à 2025, permise par le moindre besoin d’entretien sur le réseau rénové.
En effet, l’emploi et plus précisément les chiffres de l’emploi sont un enjeu majeur en cette période d’économies. Dans cette bataille pour l’emploi, la Direction s’emploie partout à brouiller les repères avec des périmètres en évolution permanente empêchant toute comparaison.
Par ailleurs, les recrutements au RH0254 se multiplient au détriment du statut.
Pourtant, au-delà de la communication d’entreprise sur le volume de recrutements, les collectifs de travail révèlent une souffrance inédite.
Pour la CGT, les directions d’établissement, au plus près des besoins, doivent répondre aux exigences qu’impose la sécurité des circulations, au-delà des travaux de régénération programmés. Cela passe par :

  • Une formation professionnelle adaptée, de qualité et permettant le transfert des savoir-faire ;
  • Des recrutements et des affectations au plus près de l’outil de production.

Or, force est de constater que les choix pris ou en passe de l’être, ne vont pas dans ce sens. Les directions d’établissement, par un subtil jeu de passe-passe, noient le poisson en s’appuyant sur différents indicateurs : les effectifs réels (ER), les effectifs disponibles (ED) et les effectifs disponibles en moyenne lissée annuelle (MLA).
Si 2016 démontre une hausse des effectifs à l’Equipement, il est important d’y regarder dans le détail. En effet, plusieurs éléments peuvent l’expliquer selon les sites :

  • Une croissance liée au solde des mutations des agents du cadre permanent, sûrement due à l’accélération du repli des effectifs à Mobilités ;
  • Une explosion du recours aux CDD ;
  • Les recrutements annoncés en 2016 ont tout juste permis de couvrir les cessations. En Ile de France, les effectifs du métier n’ont augmenté que de 0,1%, soit 5,4 ETP supplémentaires.

Malgré une forte croissance des investissements, les effectifs sont décorrélés et demeurent stables, et de vraiment le rester jusqu’en 2020.
En Ile de France, l’ITIF (Infralog Travaux IDF) est en charge d’une partie de ces investissements, pourtant ses effectifs n’ont crû que de 38 ETP.
Pour la CGT, la bataille de l’emploi doit être menée partout. Les directions ne peuvent plus se cacher derrière des arguments tels que : « nous avons recruté plus de 500 agents depuis 2011 ».
Le constat est pourtant tout autre, force est de constater que c’est la sous-traitance qui a capté l’essentiel de cette hausse de charge. On constate une pression à la baisse sur les effectifs en INFRALOG, avec là aussi, un recours accru à la sous-traitance.

Tout le paradoxe est là, si les effectifs sont en hausse en 2016, ils masquent en réalité de nombreux mouvements en interne et une tendance lourde à l’accentuation de la sous-traitance.

Pour la CGT, le maintien des connaissances au centre de nos métiers est l’enjeu du moment. En modulant l’emploi, la formation, la Direction tente de remodeler les métiers et missions des cheminots de l’équipement.
La sécurité, la formation, nos savoir-faire sont le ciment de nos métiers et la garantie d’un avenir sans dumping social. Pour cela, les cheminots doivent prendre conscience des enjeux du moment. Comme la CGT l’écrit depuis plusieurs mois, les négociations qui vont s’ouvrir sur le périmètre des métiers vont être cruciales pour l’avenir de la filière.

Face aux discours toujours rassurants de la Direction affirmant que « rien ne change », soyons lucides et restons mobilisés !

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DE VÉRITABLES MÉTIERS POUR DE VÉRITABLES MISSIONS !

CTN Équipement

| Équipement

La montée jour après jour de la sous-traitance coupe nombre d’agents de leurs missions premières. Outre la mise à mal des collectifs de travail, ce sont les savoir-faire qui sont visés, les gestes métiers. L’ensemble des métiers de l’Equipement, l’ensemble des collèges sont impactés par la politique menée par la Direction.

La CGT ne cesse d’interpeller la Direction dans toutes les instances qu’elles soient locales, régionales ou nationales sur l’état actuel des fonctions Equipement et du risque qu’elle prend à étendre toujours plus sa politique de privatisation. Les constats sont légion, partout la sous-traitance augmente, la formation est en danger, la sécurité est trop souvent mise au second plan.

Les cheminots sont confrontés sans cesse à des difficultés qui sont, pour une grande partie, issues des restructurations successives qui ont eu comme répercussions, éloignement des cheminots des centres de décisions, des centres de formation, des collectifs de travail. C’est l’essence même de nos métiers qui est mise à mal, nombre d’agents se retrouvent dans l’incapacité pour faire respecter les règles métiers et sécurité.

Le constat là aussi est préoccupant, les formations prennent du retard, ou alors sont revues à « la baisse » comme c’est le cas par exemple pour des jeunes agents du SEG qui verront leurs formations ne leur donner accès qu’aux travaux dans l’immédiat, plus au métier d’agent de maintenance SE dans sa globalité.

Les plus jeunes d’entre eux sont mis en danger par leur manque de formation, d’expérience normalement acquise au cours des premières années dans les collectifs de travail. Le transfert des savoir-faire ou encore l’utilisation des technologies liées au métier ne se fait plus aussi automatiquement qu’auparavant.

Pour la CGT, la formation doit être continue, elle doit être mise en application sur le terrain, afin de continuer à tenir à flot toutes les connaissances requises pour exercer pleinement les missions de service public qui incombent aux agents de l’Equipement.

Il y a nécessité qu’une analyse des conséquences de la fermeture des centres de formation soit réalisée. Celle-ci a engendré une forte diminution de l’offre de formation pour les agents. Il est nécessaire d’augmenter le nombre d’heures de formation surtout pour les métiers dits «à risque». Cela passera par le maintien des écoles existantes et la réouverture de nouvelles.

La sécurité des circulations et des personnels passera par le respect de la règlementation déjà existante, des règles de sécurité qui ont fait leurs preuves. Pour cela, la sécurité doit revenir au coeur des préoccupations.

Cependant, il apparait que les mesures actuellement prises par la Direction ne soient pas à la hauteur de ces enjeux. C’est en ce sens que nous portons partout la revendication demandant l’arrêt immédiat du « travail agent seul » qui, pour la CGT, doit être étendu à l’ensemble du territoire, par des décisions locales, comme c’est déjà le cas actuellement sur 2 établissements parisiens.

Les trop nombreux accidents survenus ces derniers mois démontrent la légitimité de notre demande. La Direction doit prendre ses responsabilités. L’accident mortel survenu en fin d’année 2016 doit être le dernier.

Aujourd’hui, les consignes de sécurité ne sont pas respectées, les agents méconnaissent la réglementation S9 toujours par manque de formation.

La sous-traitance en perpétuelle augmentation pose également son lot de dysfonctionnements. Malfaçons, sécurité non respectée, conditions de travail dégradées, horaires à rallonge sont les maux constants.

Si la Direction se cache derrière des investissements conséquents après des années de disette et de mise au régime forcé des renouvellements des infrastructures, elle choisit maintenant l’externalisation des travaux pour contourner les cheminots et leur savoir-faire pourtant largement reconnu.

Pourtant, les sorties d’astreinte sont en augmentation importante dans la période, permettant le plus souvent soit des rattrapages suite à des malfaçons, soit pire encore par un détournement de celles-ci, à la réalisation dans les temps des travaux.

Les annonces de la Direction envisageant de faire disparaitre 1 cheminot toutes les 2 heures d’ici 2023, le recours à l’utilisation d’intérimaires dans les territoires de production, qui en 4 ans a augmenté de 472%, l’utilisation de CDD, en augmentation de 195%, s’ajoutant à la suppression depuis 2007 de 25 000 emplois conduisant à une hausse de 36% de la production sur la même période.

Pour la CGT, cette course effrénée doit cesser, le réseau ferré français mérite une tout autre prise en compte. Si les appétits financiers de certains sont en train d’être assouvis, les investissements publics ne sont pas en lien avec le travail effectué.

Seuls des recrutements conséquents, des formations en nombre et adaptées, des moyens techniques à disposition et propriété de la SNCF, une reconnaissance juste des métiers…, permettront que l’avenir du réseau puisse continuer à être reconnu comme un des tous premiers au monde. Aussi, pour la CGT, le recours à des intérimaires doit être stoppé, car il ne répond à aucun critère.

La CGT continuera à dénoncer, à s’opposer par la mobilisation aux agissements néfastes de la Direction SNCF. C’est tout le sens de la semaine de mobilisations et d’initiatives locales et régionales du 23 au 30 juin 2017 pour défendre et développer le service public ferroviaire et l’entreprise publique SNCF.

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TOUS ENSEMBLE ! METTONS 2017 SOUS LE SIGNE DU SERVICE PUBLIC

Qualité des prestations ferroviaires

| Équipement

Les incidents récents survenus les 6 et 7 décembre sur le réseau ferré de Paris nord ont une nouvelle fois mis en lumière le mauvais état des installations. Si le professionnalisme et l’engagement des cheminots ont permis que le trafic soit rétabli dès le 9 au matin, cet épisode succède malheureusement à d’autres, nombreux, qui affectent au quotidien la qualité du service public ferroviaire sur le réseau ferré national.

Retards, trains bondés, service interrompu, modifications de dessertes imprévues font de plus en plus partie du quotidien des usagers qui n’en peuvent plus. Les indicateurs de régularité sont éloquents. Aucun type de trafic, qu’il s’agisse des TGV, des TER des Transiliens ou des Intercités, n’atteint les objectifs visés de trains à l’heure. A chaque fois, l’état de l’infrastructure et du matériel roulant sont pointés dans les toutes premières causes des retards.

Une fois de plus, les directions des EPIC SNCF Mobilités et SNCF Réseau annoncent des enquêtes et autres expertises pour pondre un énième rapport sur les causes de ces incidents de plus en plus fréquents. Pourtant, les cheminots savent bien et depuis longtemps de quoi souffre le service public depuis des années.

Il n’y a pas de fatalité à la dégradation de la qualité du service mais des raisons qui sont liées aux choix politiques libéraux du gouvernement et des directions des 3 EPIC constituant le groupe public ferroviaire SNCF.

Les logiques comptables de court terme continuent d’écraser les impératifs de sécurité, de confort, de fiabilité et de régularité. Le business, la croissance financière du groupe, notamment à l’international, supplantent la nécessaire réponse aux besoins de déplacements tenant compte des enjeux sociaux, économiques et environnementaux.

La SNCF est malade d’un sous-investissement chronique depuis des années sur l’infrastructure, d’une dette abyssale (54 milliards d’Euros) qu’elle porte en grande partie en lieu et place de l’Etat et qui l’étouffe, des suppressions massives d’emplois qui manquent aujourd’hui cruellement à la production et au maintien des savoir-faire, du morcellement de l’entreprise autrefois unifiée en entités séparées, en activités qui s’ignorent les unes et les autres, en produits….

La transmission récente des contrats dits « de performance » entre l’Etat et les 3 EPIC et prévus par la loi du 4 août 2014 réformant le système ferroviaire que la CGT a combattu, vient confirmer cette conception dogmatique. Pour une grande partie, ces contrats ne sont que la reprise des programmes Excellence 2020 et Réseau 2020. Ils ne répondent en rien aux priorités publiques et augurent un développement accru du groupe SNCF à l’international en ajustant à la baisse l’offre et l’activité du GPF et de ses EPIC. Il s’agit encore d’augmenter la rentabilité financière en s’attaquant au service public et aux conditions de travail des cheminots.

Les contrats s’inscrivent dans la poursuite de l’ouverture du rail à la concurrence, du recours accru à la sous-traitance, aux partenariats Public-Privé (PPP) et à la multiplication des filiales de droit privé, y compris sur le réseau ferré national comme pour le futur T11 Express en Ile-de-France.

Les budgets d’austérité 2017 du GPF sont à l‘avenant : Suppression de 4 000 emplois avec l’objectif de porter ce nombre à 28 000 en 7 ans ! Pas d’augmentation des salaires, mise en place forcée du forfait-jour, investissements insuffisants, augmentation des péages à SNCF Réseau….

Le gouvernement et la direction s’entêtent aveuglément dans une voie mortifère pour le service public. C’est cette fuite en avant qui se traduit au quotidien par la dégradation des conditions de transports pour les usagers et des conditions de travail et d’exercice des métiers toujours plus difficiles pour les cheminots.

Pour la CGT, d’autres choix doivent prévaloir que ceux de la rentabilité financière, du business et du court terme. Il s’agit de l’intérêt général.

Une poignée de dirigeants ne peut plus s’arroger le droit d’envoyer dans le mur une entreprise publique comme la SNCF qui appartient à la nation toute entière.

Les besoins à satisfaire sont importants. Il s’agit des déplacements du quotidien pour des millions de personnes qui méritent mieux que de subir quotidiennement les aléas d’un service public en souffrance. Il s’agit de l’enjeu majeur du développement du ferroviaire pour opérer le report modal de la route vers le rail, tant pour les voyageurs que les marchandises. Il s’agit d’irriguer tous les territoires trop souvent victimes de la disparition continue des services publics…

Pour la CGT, il n’y a rien de moderne à poursuivre des logiques économiques de casinos. Bien au contraire, nous considérons que ce qui est vraiment moderne est ce qui crée du lien, de l’efficacité pour toutes et tous vers un développement humain durable. C’est cette orientation là qu’il nous revient d’imposer par nos mobilisations, la « voie du service public » !

La fédération CGT des cheminots vous souhaite, ainsi qu’à vos proches, une très bonne année 2017 !

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AGIR POUR LA RÉ-INTERNALISATION DES CHARGES !

| Équipement

Le 16 novembre 2016, Patrick Jeantet, le PDG de SNCF Réseau, se « confiait » dans Les Echos. Son message est clair pour sortir le réseau ferroviaire « de l’ornière ».
Son programme est le prolongement de la loi du 4 août 2014 basée sur la politique de privatisation menée par le Président Pepy.
Pour la Fédération CGT, la réponse des cheminots se doit d’être de haut niveau.

Les remèdes annoncés par le nouveau Président de Réseau sont pires que ce que les cheminots(es) ont supporté jusqu’à maintenant. Pour l’Equipement, son engagement politique est limpide, plus d’externalisation, de productivité, de dégradations des conditions de travail :

  • Par des sillons travaux plus longs, en supprimant des trains plus tôt dans la soirée ;
  • Par un élargissement de la sous-traitance dans tous les domaines, y compris en maintenance.

Outre l’impact qu’une telle organisation aurait sur la population, sur l’environnement et l’aménagement du territoire, celle-ci vise directement à dégrader plus encore la vie et la santé des cheminots de tous collèges.

Alors que le travail de nuit est en perpétuelle augmentation ces dernières années, toutes les organisations de travail croulent sous une charge qui n’a en rien ralenti la détérioration du réseau !

Les dégradations des conditions de travail, l’augmentation de la charge physique et mentale, les incidents de sécurité et les accidents ne posent aujourd’hui plus aucun problème de conscience à nos dirigeants pour mettre en place cette politique industrielle de privatisation rampante de la SNCF.

CASSE DE L’EMPLOI, ÇA SUFFIT !

La publicité de 451 emplois supplémentaires entre 2015 et 2016 est bien loin de combler les 4515 postes supprimés à l’équipement en 10 ans dans des Unités d’Affectations.

Cette chute de 14% des effectifs plonge les collectifs de travail dans l’inefficacité dangereuse d’une maitrise ferroviaire placée sous le seul prisme budgétaire.

Pour la CGT, la Direction veut faire payer aux cheminots la dette du ferroviaire que la réforme du ferroviaire n’a en rien réglée.
Alors que l’emploi et les salaires sont les mesures de première urgence pour relancer l’économie du pays, M. Jeantet, sous couvert du Président de la SNCF, veut s’appuyer sur le travail précaire des entreprises privées pour corriger l’état des infrastructures.

Après avoir créé toutes les conditions pour vider les brigades voies et diminuer le parc engin, nos dirigeants cherchent à donner plus encore de visibilité budgétaire à la sous-traitance pour garantir des marchés à moyen et long termes. Des projets concernant notamment la voie, la Signalisation et les Installations Fixes de Traction Electrique visent à asseoir des entreprises pour entretenir le réseau.

Employant les mêmes vielles recettes qui ont plongé l’état du réseau dans l’incertitude, ce sont à nouveaux les programmes de maintenance et l’organisation de la sécurité des chantiers qui sont visés dans des projets tels que SPOT et les réorganisations d’Infrapole et d’Infralog.

Pour la CGT, la clef réside en 2 points principaux : le maintien des compétences des cheminots(es) et de leur connaissance du ferroviaire de haut niveau, l’embauche d’opérateurs à statut, formés aux métiers de maintenance et de dépannage des infrastructures.

La maintenance des installations de tout le réseau, la faculté à relever des incidents et la capacité de penser de nouvelles installations sont la richesse des femmes et des hommes de notre entreprise et de son efficacité.

Pour la CGT, l’urgence est de gagner sur la question de l’emploi pour permettre une organisation forte pour l’entretien des installations basée sur la proximité. Notre maîtrise et notre professionnalisme sont aujourd’hui au centre des solutions pour que notre service public soit au service d’usagers qui n’attendent qu’une égalité de traitement en termes de sécurité, quel que soit leur territoire.

Nous réaffirmons que seules l’élévation du rapport de force, la mobilisation dans l’unité la plus large, la convergence de tous les cheminots de l’Equipement seront de nature à stopper le bras des casseurs et gagner la ré-internalisation des charges !

Aussi, la Fédération CGT des Cheminots a déposé un préavis de grève tous services permettant aux cheminots de s’exprimer le 08 décembre prochain dans le cadre des initiatives locales et/ou régionales qui seront proposées par nos équipes.

La Fédération CGT invite tous les cheminots à mettre en débat la construction d’une action d’ampleur dans les prochaines semaines afin de réaffirmer que :

FACE AU MÉPRIS ET À LA BRUTALITÉ, NOUS RÉPONDRONS PAR L’ACTION COLLECTIVE !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

15 avril 2018

Réforme de la SNCF : la CGT mobilise à Longwy

L’union locale CGT Longwy organise un rassemblement jeudi 19 avril place Darche, à Longwy-haut. Pour lutter contre la réforme de la SNCF, mais pas que. D’autres actions sont mises en place.[…]

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