Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

La colère s’amplifie !

Édito

La collision entre un TER et un camion survenu dans les Ardennes le 16 octobre dernier a eu l’effet d’un véritable détonateur d’une colère des cheminots alimentée par le quotidien d’une production dégradée pour ne pas dire empêchée, et faisant perdre tout sens au travail.

Sans remettre en cause le dogme de l’EAS (conducteur seul à bord), les droits de retrait ont permis par endroit son report, des recrutements supplémentaires ainsi que le renforcement de la conception des automotrices AGC.

L’ensemble de ces mesures doivent être appréciées comme des premiers coups de canif venant bousculer les politiques de l’entreprise.

Cet épisode a créé un élan qui a redonné confiance aux cheminots dans leur capacité à agir collectivement et solidairement.

À l’atelier TGV de Châtillon, les agents se sont mobilisés en nombre et, en moins de 3 jours, ils ont obtenu l’abandon du projet de suppression arbitraire de repos qui aurait impacté fortement leurs conditions de travail et de vie.

Dans le sillage de ce mouvement, près de 6 300 cheminots ont participé aux diverses initiatives impulsées par la CGT sur les autres sites de maintenance du matériel. Face au ras-le-bol du gel des salaires, des suppressions de postes, de l’explosion du nombre d’intérimaires, de la dégradation des conditions de travail, des pressions managériales… La direction a été contrainte de convoquer une table ronde nationale et d’annoncer des mesures pour l’ensemble du domaine matériel.

Les rassemblements du 31 octobre à Rungis pour la défense du train des primeurs et du 5 novembre pour la réhumanisation des gares, à l’appel de la seule CGT, ont démontré que les cheminots sont disponibles et prêts à se mobiliser.

Les fédérations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail vont déposer un préavis de grève reconductible par période de 24 heures à compter du 5 décembre 2019. Elles appellent les cheminots à s’inscrire massivement dans la grève et à participer aux assemblées générales pour débattre du niveau de mobilisation, des négociations et des suites à donner.

Les raisons de la colère

Édito

Le 17 octobre dernier, les contrôleurs et les conducteurs faisaient valoir leur droit de retrait en tout point du territoire suite à l’accident entre un train AGC et un convoi exceptionnel survenu la veille en Champagne-Ardenne.

L’écran de fumée affiché par le gouvernement et la direction SNCF sur la légalité du droit de retrait, légalité qu’il n’appartient qu’au juge de trancher, masque mal la réalité d’une entreprise qui, sous les coups de butoirs de ses dirigeants, recule chaque jour un peu plus sur la qualité de la sécurité ferroviaire.

La gestion financière de la marge opérationnelle est érigée en totem et conduit, partout, à des décisions contraires aux règles de sécurité ferroviaire qui faisaient de la SNCF le champion ferroviaire par excellence. Suppression des contrôleurs dans les trains, mise en œuvre des autorisations de mouvement en supprimant des agents circulation, détente des pas de visite sur le matériel roulant… Tout est organisé autour du risque calculé.

Jamais président de la SNCF n’aura eu autant d’accidents ferroviaires à son actif : Brétigny, Eckwersheim, Denguin et tous ceux qui n’ont pas fait la une de l’actualité.

Le blocage des discussions suite au droit de retrait démontre une direction et un gouvernement en dehors de toutes réalités.

Il est temps que cette ère se tourne et que l’on revienne aux fondamentaux du service public ferroviaire : l’intérêt général avant les intérêts financiers.

Nos voix doivent se faire entendre haut et fort pour obtenir un autre cap.
Le 5 décembre nous serons en grève tous ensemble pour les y contraindre.

La CGT exige une autre réforme des retraites

Édito

L’action interprofessionnelle du 24 septembre 2019 a vu des dizaines de milliers de salariés, retraités et privés d’emploi, répondre à l’appel aux grèves et aux manifestations lancé par la CGT. Cette mobilisation acte le refus massif du projet de réforme des retraites engagé par le président de la République et son gouvernement sur la base du rapport Delevoye.

La Fédération CGT des cheminots condamne le traitement médiatique de cette action qui a tenté une nouvelle fois de stigmatiser les cheminots actifs et retraités et leur régime spécial. Cette situation est insupportable. La réforme systémique des retraites engagée par le gouvernement concerne l’ensemble de nos concitoyens parmi lesquels les cheminots. Si elle devait aller à son terme, ses conséquences seraient lourdes sur le niveau des pensions et sur l’allongement de la durée de cotisation, quelles que soient les professions. 

La Fédération CGT des cheminots exige :

  • L’extension du régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire ;
  • L’ouverture des droits à une retraite à taux plein à 55 ans, et 50 ans pour l’ensemble des cheminots exerçant un métier à pénibilité avérée ;
  • L’attribution d’une bonification de 2 ans par enfant pour le calcul de la retraite des cheminots ;
  • Une pension d’un montant minimum égal au SMIC, lequel doit être porté à 1800 euros minimum ;
  • La prise en compte de l’ensemble des éléments de rémunération  pour le calcul de la retraite ;
  • La revalorisation des salaires et des pensions et des taux de cotisations sociales pour financer la réponse aux besoins des cheminots.

Après le 24 septembre, la CGT, dans le cadre d’une démarche unitaire, appelle les retraités à manifester le 8 octobre sur l’ensemble du territoire pour exiger une autre réforme des retraites, l’augmentation des pensions et l’abrogation de la CSG.

Le 24 septembre soyons en GRÈVE!

Édito

Face aux attaques du Gouvernement la rentrée sociale doit voir converger les actions de manière massive.
Cette date sera une étape importante.

Incendies de forêt en Amazonie, incroyable pénurie de médicaments en France du fait de la spéculation et des délocalisations des laboratoires pharmaceutiques, annonce d’une possible nouvelle crise financière liée au niveau d’endettement des entreprises privées. Le libéralisme économique nous conduit dans le mur et c’est de plus en plus visible.

Fédérer les colères

De nombreuses expressions de colère émergent : grève du « bac », des urgentistes, des pompiers… Elles font suite à toutes celles de 2018 : Air France, SNCF, EDF, retraités… Certes, il faut encore du travail militant pour en faire des mobilisations majoritaires et convergentes. Mais le socle d’une rentrée sociale chaude existe bel et bien. Le gouvernement le sent. Il tisse sa toile de division,  de répression et d’enfumage pour l’éviter.

Ne laissons rien passer

Or, comme nous l’a montré la mobilisation contre la suppression du train des primeurs Perpignan-Rungis, le rapport de force a contraint celui-ci
à faire des promesses. Nous ne lâcherons pas le sujet jusqu’à ce qu’elles soient respectées.
Temps d’attente en gare, problèmes de sécurité dûs au manque d’entretien de l’infrastructure, multiplication des conflits d’intérêts entre entreprises bientôt autonomes, problèmes matériels, etc. sont directement liés à la réforme ferroviaire de 2018 votée sur des mensonges.
En matière sociale, la direction SNCF compte faire passer son pacte au second semestre. Elle veut faire payer aux cheminots l’absence de solution de financement du service public dans la réforme par la rémunération et des promotions « au mérite », la suppression des taquets du RH 0077 et des suppressions massives d’emplois. Il y a donc urgence à remettre – par la force des mobilisations – la satisfaction des besoins sociaux au cœur des politiques publiques.

Prendre date

Face à des situations identiques dans presque toutes les branches professionnelles et à la réforme des retraites qui touchera tous les salariés, la confédération a programmé trois semaines de mobilisation en septembre, dont une journée de grève le 24 septembre. D’ores et déjà mettons tout en œuvre pour que les cheminots se saisissent de cette action. Sur les retraites, la question centrale sera le niveau de richesses que notre société acceptera d’y consacrer. Emmanuel Macron veut imposer une règle d’or et empêcher de dépasser 14 % du PIB.
La variable serait donc le niveau des pensions. C’est uniquement à cela que servira le régime par points. D’autres proposent au contraire de consacrer progressivement 17 % du PIB aux retraites.
Il suffirait pour cela de prélever seulement 30 % des dividendes monstrueux versés aux actionnaires chaque année (220 milliards d’euros en 2018).
C’est un choix de société. Il justifie amplement de se mobiliser. Alors, le 24 septembre, mettons-nous massivement en grève pour une autre réforme ferroviaire et une autre réforme des retraites !

En route vers une mobilisation d’ampleur

Édito

Dans une Europe où, élections après élections, les électeurs votent toujours plus nombreux en faveur de partis d’extrême droite, les analyses et la campagne CGT contre ces idées racistes et xénophobes revêtent une importance capitale. Cette situation constitue en outre un défi majeur pour le syndicalisme européen.

Alors que l’Organisation Internationale du Travail (OIT) fête cette année son centenaire, des représentants du patronat mondial la prennent violemment pour cible depuis 2012. Leur offensive libérale a pour but de remettre en cause tant les finalités de l’OIT que les textes dont elle est la garante.

Pour rappel, c’est sur les conventions de l’OIT que s’appuient en ce moment certains tribunaux pour remettre en cause les barèmes d’indemnisation imposés par la loi Macron sur les contentieux prud’homaux.

Dans un contexte de démultiplication des  attaques et d’urgence sociale, il nous faut d’ores et déjà réfléchir à d’autres modes d’organisation pour contrer les multinationales et faire face à l’éclatement du salariat. C’est le sens de l’engagement de la CGT dans la manifestation internationale qui aura lieu le 17 juin 2019 à Genève afin de reconquérir et soutenir l’OIT.

En France, la bataille des idées fait rage pour imposer dans toutes les étapes de la vie la logique individualiste et ultralibérale. Mais la CGT ne se résignera jamais à voir les droits des salariés s’affaiblir, la précarité et la pauvreté se généraliser, les services publics se dégrader !

C’est le message que les 1 000 congressistes du 52e congrès de la CGT ont porté. Une CGT en phase avec les réalités, ambitieuse dans ses revendications, forte dans son organisation et unie pour construire le rapport de force.

La réforme des retraites, la concurrence dans le rail et la fin du Statut des cheminots alimenteront nos prochaines mobilisations. Il nous faudra tout mettre en œuvre pour rassembler les cheminots et plus largement les salariés afin de faire dérailler le scénario de Macron !

Plus que jamais, usagers et cheminots doivent se battre !

Édito

afficheLa mise en place de la réforme ferroviaire se fait à marche forcée. La direction de la SNCF met en avant son pacte d’entreprise qui se décline en suppression de guichets, de l’escale, des contrôles à bord, des contrôleurs tout court sur certaines lignes, en externalisations des taches, sans parler des autorisations de départs qui sont aussi sur la sellette. Un véritable « rouleau compresseur » face auquel on pourrait penser qu’il n’y a pas grand-chose à faire.

Pourtant, le rapport de force s’organise et, par endroits, bon nombre de luttes sont gagnantes sur le maintien de guichets, de contrôleurs, l’embauche d’intérimaires au statut, la réinternalisation de charge de travail…

Après des élections européennes au parfum nauséabond, le Gouvernement tente de jouer la carte de la fermeté. Mais les usagers ne sont pas dupes. Fermetures de guichet, de gare, de ligne, transfert par bus… ne riment pas avec service public. La loi pour un nouveau pacte ferroviaire a été votée en 2018 sur des mensonges tant pour le service dû aux usagers que pour les garanties de protection sociale des cheminots.

L’engagement de l’Etat sur une CCN de haut niveau est un leurre, les dizaines de réunions qui se sont tenues depuis le conflit le démontrent. Quel crédit donner à notre direction et à ce Gouvernement ?
Seul le rapport de force pourra permettre de gagner un service public de qualité qui mêle offre, égalité de traitement, péréquation tarifaire, réalisé par une entreprise publique.

Pour y parvenir, le 4 juin 2019 les cheminots battront le pavé à Paris, de la Place d’Italie à la gare Montparnasse !

Concurrence : un dogme à combattre

Édito

afficheL’ouverture à la concurrence était un des piliers de la réforme ferroviaire de 2018. Sous couvert du 4e paquet ferroviaire et des politiques libérales prônées par l’Union européenne, le Gouvernement l’a présentée comme un horizon indépassable et ne souffrant aucune discussion !

De nombreuses régions ont depuis annoncé leur intention d’ouvrir les TER à la concurrence, qu’il s’agisse de PACA, des Hauts-de-France ou du Grand Est, mais aussi l’État pour les TET dont il est l’autorité organisatrice. Cet « engouement » pour la concurrence est avant tout motivé par une volonté d’abaisser les coûts. Or, pour réduire la facture, les recettes des concurrents ne reposent pas sur l’innovation technologique, mais plutôt sur l’abaissement des droits sociaux et une polyvalence accrue.

Quelles améliorations pour les usagers ? D’autant que ce sont les AOT (autorité organisatrice de transport) qui fixent et déterminent les dessertes, que le matériel roulant leur sera transféré, et que l’infrastructure est la même pour tous.

Le Réseau n’est pas épargné, les plus de 9 000 km de lignes UIC 7 à 9 pourraient sortir du réseau ferré national sous l’impulsion de dispositions en voie d’adoption dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités.

Pourtant, la concurrence n’a en rien un caractère obligatoire, l’attribution directe à la SNCF reste une possibilité offerte par le règlement OSP (obligation de service public) de l’Union Européenne.

Pour le maintien et le développement du service public ferroviaire, le 4 juin 2019 soyons nombreux à Paris pour faire en sorte que cette mauvaise loi n’entre jamais en application.

Tous ensemble, battons-les !

Édito

afficheLa direction de la SNCF n’a pas attendu les ordonnances portant réforme du ferroviaire pour dérouler en interne un rouleau compresseur contre les cheminots, leurs métiers, leur entreprise. (suite…)

Tous ensemble le 4 juin à Paris !

Édito

La politique ultralibérale menée par le président des riches accélère la casse de l’ensemble des acquis mis en place par le Conseil national de la Résistance. Code du travail, Sécurité sociale, retraite, service public, etc. Rien n’échappe à la volonté destructrice de ce gouvernement.

Les seuls gagnants dans ce contexte sont les patrons et les actionnaires qui voient leurs profits et leurs dividendes exploser.

La SNCF n’échappe pas à cette politique. À l’appui de la réforme imposée en 2018 aux cheminots et aux usagers, la direction de la SNCF, son président en tête, casse le service public, détruit et précarise massivement l’emploi et détériore les conditions de travail des cheminots.

Ces choix néfastes se traduisent par la remise en cause des périmètres métiers au détriment du service public et de la sécurité, la fermeture de lignes et de guichets, etc. Et ceci au nom d’un seul objectif, être prêt pour généraliser l’ouverture à la concurrence du ferroviaire en France au 1er janvier 2020. On est loin des propos rassurants du gouvernement sur sa réforme en 2018 qui s’avèrent aujourd’hui être un tissu de mensonges.

Face à cette situation, de nombreuses actions se développent dans la période, et c’est tant mieux !

Il nous faut maintenant « mettre le paquet » pour réussir notre manifestation nationale des cheminots actifs et retraités à Paris le 4 juin prochain.

Rien n’est fatal, tout est possible et ne tient qu’à la mobilisation des cheminots qui peut et doit changer la donne.

Et maintenant ?

Édito

Passé le grand monologue du président Macron, peut-on enfin espérer des améliorations tangibles des conditions de vie et de travail des actifs et retraités ?

Rien n’est moins sûr car, sortis du champ des caméras et de la mise en scène, gouvernement et patronat n’ont décidément pas intérêt à ce que le malheur succombe.

Non content d’usurper le débat démocratique, le recueil des mauvais coups et des réformes libérales s’enrichit au rythme du capital : immobilisme en matière d’augmentation des salaires et pensions, projet de loi PACTE, réforme de la fonction publique, projet de loi d’orientation sur les mobilités, mise en œuvre de la réforme ferroviaire…

Le véritable débat, on va se le faire !

Santé, assistantes maternelles, cheminots, transports, industrie, douanes… Partout les salariés s’organisent avec la CGT pour rentrer en lutte avec en commun la volonté de vivre dignement du travail. L’argent existe, les entreprises du CAC 40 ont réalisé 93 milliards d’euros de bénéfices en 2017. Pourtant, ce sont elles qui bénéficient le plus des aides et exonérations de l’État payées par nos impôts.

Le capital, sa financiarisation et la marchandisation de l’économie sont les causes de la crise. C’est pour servir ses intérêts que le travail et l’environnement sont mis sous sa coupe. Il en va ainsi du nouveau pacte ferroviaire que gouvernement et direction SNCF entendent mettre en œuvre en janvier 2020.

Emplois, salaires et pensions, protection sociale, services publics, autant de sujets que nous devons continuer de mettre en débat pour faire grandir les luttes, car avec nos forces mises bout à bout, ensemble nous pouvons le fer !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

03 décembre 2019

La réforme des retraites, « de l’enfumage » selon la CGT-cheminots en Bourgogne-Franche-Comté

L'appel à la grève générale contre la réforme des retraites, et cette question qui se précise d'heure en heure : faut-il s'attendre à une grosse pagaille dans les transports en Côte-d'Or ? […]

Lire la suite

Voir les autres articles

Les éditos

Actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.