Fédération CGT des Cheminots


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Le sort des usagers est lié à celui des cheminots

Édito

Pour la troisième année consécutive, les cheminots de la SNCF n’auront pas d’augmentation générale des salaires. Preuve que l’entreprise publique n’est pas en dehors des politiques libérales appliquées ailleurs et guidées par la recherche de la réduction de ce qui est considéré par nos dirigeants comme des coûts.

Or, le gel des salaires cumulé à la baisse des effectifs, avec plus de 8 000 suppressions d’emplois annoncées d’ici 2020, ont un impact direct sur la qualité du service rendu aux usagers. La préoccupation de la SNCF n’est plus de faire circuler des trains, servir les usagers dans des conditions décentes, de sécurité et de sûreté optimales, mais la recherche permanente d’économies.

Cette obsession de la part de la direction, les usagers en subissent les conséquences quotidiennement. Des emplois en moins à la SNCF, ce sont des guichets, des gares, des ateliers, des lignes qui ferment, des trains, des installations, des infrastructures qui sont supprimés. Ce qui se traduit par une dégradation du service public ferroviaire avec des retards et suppressions de trains qui sont le lot quotidien de nombreux voyageurs.

Les usagers du rail et les cheminots ont donc des intérêts communs à défendre. Ensemble, ils peuvent représenter une force de propositions alternatives pour améliorer le service public ferroviaire de la SNCF qui nécessite des moyens humains et matériels, alors que la concurrence que certains appellent de leurs vœux, ne vit que sur ce qui est en place et est considéré comme rentable.

RÉFORME ANNONCÉE DU CODE DU TRAVAIL

Édito

Extraits, semble-t-il crapuleusement, des bureaux de la direction générale du travail et datés du 31 mai, trois textes listent la réforme annoncée du Code du travail.

Cette réforme supplémentaire s’inscrit dans la droite ligne de la loi El Khomri et des arguments mille fois entendus mais jamais démontrés, qui font de l’excessive protection des salariés en CDI, la source du chômage de masse et de la précarité.

Aucune étude économique n’ayant jamais fait le lien entre baisse des protections des salariés et création d’emploi, et l’exposé des motifs se garde bien de citer le moindre chiffre.

Depuis 2013, ce ne sont pas moins de quatre réformes du Code du travail qui ont été menées, toutes avec pour objet principal le recul des droits des salariés, et sans aucune évaluation de leurs effets sur l’emploi et les conditions sociales.

Les perspectives déployées par ce document « fuité » visent à remodeler complètement le cadre social national pour l’adapter aux exigences de compétitivité et de profitabilité du patronat.

C’est donc plus un projet pour les employeurs, qu’un projet de pérennisation et de développement pour les entreprises et les secteurs d’activité, dont les salariés sont partie constituante.

Ce qui justifie et impose l’irruption des salariés dans le débat public, au niveau national et territorial, en faisant converger nos luttes, pour porter un projet de revitalisation de l’industrie et des services publics, d’aménagement du territoire appuyé sur le travail.

L’intervention des citoyens ? Une urgence démocratique

Édito

Au lendemain de l’élection présidentielle, M. Gattaz a déclaré être sur un petit nuage. Son vice-président au MEDEF l’a traduit en termes plus clairs et plus crus en demandant d’aller vite dans la destruction du Code du travail, indiquant au passage aux électeurs qui n’auraient pas saisi qu’il faut donner une majorité pour que les ordonnances puissent passer vite.

Le Code du travail, cet outil législatif qui a l’incongruité de rééquilibrer le rapport de forces entre employeurs et salariés malgré les lois qui l’ont largement attaqué ces dernières années, reste encore insupportable aux yeux des grands patrons.

Le gouvernement, dirigé par un Premier ministre de droite, a reçu les syndicats fin mai. On peut s’étonner de la méthode de la part d’un président qui n’a pour l’instant pas de majorité au Parlement. Il aura tenté d’atténuer la portée de son projet à travers les différents entretiens jusqu’à ce week-end ou Le Parisien a eu la bonne idée d’en révéler la réalité. Plafonnements des indemnités prud’homales, accord d’entreprise permettant de niveler par le bas les contrats de travail, fusion des IRP… Juppé en aurait rêvé, le banquier d’affaires va tenter de le mettre en place.

Tenter, car, pour nous, la démocratie se vit dans les urnes et dans le mouvement social.

Dans les urnes, par le vote en faveur des candidats qui s’engagent pour de nouveaux conquis sociaux.

Dans le mouvement social, par l’expression des salariés qui, s’il le faut, useront leurs baskets sur le macadam pour défendre leurs intérêts.

La Fédération CGT des Cheminots mettra tout en œuvre pour empêcher toutes lois porteuses de reculs sociaux.

Sur le champ professionnel comme sur le champ interprofessionnel nous répondrons présents.

La lutte ne connaît pas la trêve

Édito

Les luttes n’ont jamais été aussi nombreuses en période électorale, et les victoires sont là comme à Saint-Gobain Isover à Chalon-sur-Saône où les salariés améliorent leur 13e mois, et à Renault Flins où la CGT remet les intérimaires dans leurs droits. C’est de bon augure !

Car la lutte ne connaît pas de trêve pour qui doit se battre au quotidien sur ses conditions de travail ou doit faire face à l’annonce d’une fermeture de site, d’une délocalisation.

Le même esprit guide les cheminots quand, avec les usagers, ils défendent le maintien de guichets en gares, la sauvegarde de dessertes sur leur territoire, refusent l’abandon de pans entiers de services publics dont le transport est un des maillons essentiels contribuant à l’aménagement du territoire. Des luttes qui mènent à des convergences comme l’ont fait les cheminots avec les salariés de GS & M à La Souterraine en Creuse avant qu’ils ne reçoivent l’appui de toute la CGT dans une grande manifestation de soutien.

C’est dans cette dynamique que les militants de notre Fédération se déploient à la rencontre des cheminots pour débattre de la manière de poursuivre, développer, élargir et amplifier les mobilisations pour l’emploi, les conditions de travail et les hausses de salaires. Une démarche à élargir avec les usagers qui aspirent à un véritable service public SNCF.

Gardons le cap, bousculons le quotidien !

Édito

Après le premier tour de l’élection présidentielle et au-delà des résultats qu’il convient d’appréhender avec lucidité, force et détermination, la Fédération CGT des cheminots redit qu’elle se situe résolument du côté de celles et ceux dont le quotidien est de se battre contre les mauvais coups portés par les tenants du libéralisme.

La Fédération CGT des cheminots réaffirme également avec force les valeurs républicaines et internationalistes de solidarité qui animent la CGT depuis plus d’un siècle. Non, le Front National n’est pas un parti comme un autre. Il est connu depuis des décennies pour ses positions racistes et xénophobes, qui, sous couvert d’une « dédiabolisation » entamée il y a quelques années, défend en réalité une économie ultralibérale visant à servir la cause du capital.

Le contexte revêt donc une double urgence : celle de s’opposer au Front national et à ses idées nauséabondes en ne donnant aucune voix à sa candidate, ainsi que celle de combattre la remise en cause de nos droits sociaux programmée par le candidat de « l’ubérisation » de la société.

Dans le climat singulier de l’entre-deux tours et après une campagne confisquée par «les affaires», le 1er mai devra être offensif et massif afin de remettre sur le devant de la scène les préoccupations sociales des salariés. En conséquence, les cheminots devront y prendre toute leur place en participant à l’élévation indispensable du rapport de forces. L’emploi, les salaires et le pouvoir d’achat des actifs et des retraités, les services publics, la protection sociale : voilà les véritables enjeux pour les mois à venir !

Ne nous laissons par détourner de ce qui doit rester notre boussole : l’amélioration de nos conditions de travail et de vie. Ensemble, gardons le cap, bousculons le quotidien !

ET QUE VIVENT LES SERVICES PUBLICS !!!

Édito

Alors que la France affiche une hausse de 11,6 % des dividendes aux actionnaires pour 2016, les libéraux continuent de lorgner les services publics.

Après la téléphonie, la santé, l’électricité, le fret ferroviaire… C’est au tour du transport ferroviaire de voyageurs d’être victime de l’ouverture à la concurrence.

Les libéraux des Régions profitent du renouvellement des conventions TER pour réduire le service public au profit du privé.

Une fois encore ce sont les usagers qui en vont subir les conséquences : suppression des guichets, suppression du personnel en gare, suppression du personnel à bord des trains, suppression des trains eux-mêmes au profit des bus avec des trajets plus longs et moins écologiques, privatisation de certaines opérations de maintenance du matériel, ouverture du trafic aux entreprises privées…

Les intérêts des actionnaires ne sont pas les mêmes que ceux des usagers, et que ceux des cheminots.

Nous voulons des trains qui roulent en toute sécurité, au juste prix et à l’heure !!!

C’est bien pour ces raisons que les cheminots du Matériel de Dijon ont obtenu par la grève 5 embauches supplémentaires, tout comme les camarades du Havre ont fait reculer la mise en place d’un projet visant à supprimer le personnel de bord, ou encore ceux de Villefranche qui ont obtenu le maintien provisoire des conducteurs TB sur le Train jaune.

Égalité de traitement, péréquation tarifaire et offre de haut niveau sont les conditions d’un bon service public, aux antipodes des choix libéraux.

La CGT entend bien maintenir ce cap, et ce malgré les vents parfois contraires !

La CGT ne se taira pas !

Édito

« Tout homme ou institution qui essaiera de me voler ma dignité perdra. » Nelson Mandela

Le mois de mars n’est pas encore fini que le bilan sanitaire est déjà funeste : 2 accidents mortels, plusieurs blessés graves, 2 déraillements de trains de matières dangereuses et 2 suicides de militants syndicaux. Inacceptable !

Le climat social au sein de la SNCF devient intenable. Coupée des réalités, engluée dans sa logique comptable, la direction du GPF poursuit sa fuite en avant et s’enfonce dans le déni.

Entre 2002 et 2014, ce sont 32 000 emplois de cheminots au statut qui ont disparu.

Dans le budget 2017, la direction SNCF annonce 1 200 à 1 800 suppressions d’emplois alors que nous sommes déjà en sous-effectifs.

Bien sûr, ces coupes ont des conséquences déplorables sur la qualité du travail réalisé, ainsi que sur la sécurité ferroviaire.

Elles ont aussi des conséquences sur les conditions de vie et de travail des cheminots, dont particulièrement la hausse des charges et les restructurations incessantes des établissements.
Les cheminots s’organisent pour défendre les emplois, pour améliorer leur condition de travail, pour faire reconnaître leur qualification, pour gagner leur vie, pour la dignité au travail !

Mais la direction fait le choix de déployer l’arsenal répressif plutôt que de répondre aux légitimes revendications !

La Fédération CGT des cheminots appelle la direction à stopper sa politique de casse !

Elle appelle l’ensemble des cheminots à s’organiser dans les syndicats CGT pour ne laisser aucun collègue dans la détresse individuelle et pour lutter encore plus contre la destruction de l’entreprise publique et du service public ferroviaire.

Elle exige la tenue d’une table ronde nationale pour prendre des mesures rapides afin d’améliorer la situation sanitaire et sociale des cheminots !

Actifs et retraités, une force

Édito

L’idéologie dominante, la recherche du profit au détriment de toute autre considération, qui porte atteinte au principe de précaution et menace les droits environnementaux, sanitaires et sociaux, divise et oppose les peuples, prive de parole les salariés, précarise les générations et ne cesse d’attiser les défiances et les peurs, ne fait qu’amplifier les replis identitaires de toute nature.

Avec l’augmentation de l’âge de la population, la génération des retraités joue un rôle essentiel dans la cohérence intergénérationnelle. La France comptabilise aujourd’hui près de 16 millions de retraités (plus du quart de la population).

On vieillit comme on a vécu : précarité, mal logement, travail harassant.

Le combat sur les vraies questions : l’urgence sociale, salaires et pensions, le partage des richesses et des fruits des progrès techniques, la reconquête des services publics, l’égalité des droits, l’écologie, la démocratie, se double d’une bataille sociétale et idéologique forte.

La retraite n’est pas être proche de la fin de vie. Être retraité est un statut social, être une personne âgée est un statut biologique.

La place des retraités et leur situation économique et sociale seront l’objet des débats lors du congrès de l’Union confédérale des Retraités CGT qui se tient à Bordeaux cette semaine du 13 au 17 mars. Les militants retraités porteront aussi dans la rue ce besoin de reconnaissance, le 30 mars, lors d’une journée de mobilisation.

Les retraités cheminots participeront pleinement aux initiatives.

En cohérence avec la construction des luttes interprofessionnelles, ils exigent à l’appui d’une pétition unitaire, actifs et retraités, l’ouverture de négociations spécifiques sur les enjeux autour de l’avenir du statut, du service public et du régime spécial des cheminots.

Signez la pétition

 

Le 8 mars sans exception !

Édito

L’histoire ne se répète pas, elle bégaie ! L’investiture de Donald Trump dessine, comme attendu, un monde inquiétant, un monde de crises, de peurs, de divisions et de haine qui le rendent imprévisible. Désormais, les milliardaires américains prennent directement les affaires en main et la tête du pays.

La thèse du Président Trump « l’Amérique d’abord » vise à aiguiser des antagonismes entre les femmes et les hommes et entre les nations. Dès le lendemain de son investiture, 600 manifestations dans le monde et la marche des femmes ont donné de la lumière à celles et ceux qui s’opposent à cette vision mortifère.

Et parmi les 3 millions de manifestants, la militante féministe Angela Davis a donné le ton : « Les prochains 1 459 jours de l’administration Trump seront 1 459 jours de résistance » ! Comme Angela Davis, « nous sommes déterminés à empêcher que ces vieilles cultures racistes et hétéro-patriarcales reviennent au-devant de la scène ». Comme elle, nous considérons que lutter pour le droit des femmes, c’est lutter pour les droits humains partout sur la planète.

Ainsi, le 8 mars prochain, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, pour l’égalité au travail et dans la société, sera une nouvelle occasion de faire écho à cette marche des femmes ! La CGT appellera les salariés à faire de cette journée de mobilisation pour les droits des femmes et contre les discriminations qui les frappent une véritable journée d’actions sur les lieux de travail en proposant un débrayage à partir de 15h40.

Élections TPE : la CGT première organisation syndicale

Édito

Ces dernières semaines, les médias ont fait leurs choux gras des « primaires », exercices de téléréalité, déniant aux quelque 300 000 adhérents au total des partis présentant un poulain, la faculté de déterminer leurs programmes, le tout au profit d’ambitions personnelles.

Paradoxalement, et dans le même temps, les élections dans les très petites entreprises (TPE), concernant pourtant 4,6 millions de salariés, pivot de la démocratie sociale, socle de la représentativité syndicale et de la répartition des sièges dans les conseils de prud’hommes, ont été victimes d’un véritable black-out médiatique.

Le gouvernement et ses services ont ajouté à ce silence complice quelques « errances » organisationnelles telles que le report des élections ou encore la clôture du scrutin 15 jours avant le début du dépouillement.

Ces manœuvres ayant pour objectif une baisse de la participation, défavorable à la première organisation syndicale qu’est la CGT, n’ont pas suffi à empêcher 25,12 % des salariés des TPE de placer la CGT à près de 10 points devant la seconde organisation syndicale.

Ces résultats confortent le syndicalisme CGT, syndicalisme de contestation, de proposition, de lutte et de conquête pour tous les salariés, ce syndicalisme que met en œuvre la doyenne et toujours première organisation syndicale depuis sa création.

Ces résultats confèrent à la CGT la responsabilité collective d’organiser plus largement les salariés des TPE pour gagner de nouveaux droits pour tous.

C’est ce mandat que les salariés lui ont confié, c’est cette voie du progrès social qu’il faut tracer tous ensemble !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

15 juillet 2017

P.-O : le Train jaune bloqué ce vendredi par des commerçants en colère

A Villefranche-de-Conflent, colère et incompréhension autour des voies. "Les grèves sur la ligne du Train jaune aggravent la situation financière déjà précarisée des commerçants de Villefranche-de-Conflent. […]

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