Fédération CGT des Cheminots


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En route vers une mobilisation d’ampleur

Édito

Dans une Europe où, élections après élections, les électeurs votent toujours plus nombreux en faveur de partis d’extrême droite, les analyses et la campagne CGT contre ces idées racistes et xénophobes revêtent une importance capitale. Cette situation constitue en outre un défi majeur pour le syndicalisme européen.

Alors que l’Organisation Internationale du Travail (OIT) fête cette année son centenaire, des représentants du patronat mondial la prennent violemment pour cible depuis 2012. Leur offensive libérale a pour but de remettre en cause tant les finalités de l’OIT que les textes dont elle est la garante.

Pour rappel, c’est sur les conventions de l’OIT que s’appuient en ce moment certains tribunaux pour remettre en cause les barèmes d’indemnisation imposés par la loi Macron sur les contentieux prud’homaux.

Dans un contexte de démultiplication des  attaques et d’urgence sociale, il nous faut d’ores et déjà réfléchir à d’autres modes d’organisation pour contrer les multinationales et faire face à l’éclatement du salariat. C’est le sens de l’engagement de la CGT dans la manifestation internationale qui aura lieu le 17 juin 2019 à Genève afin de reconquérir et soutenir l’OIT.

En France, la bataille des idées fait rage pour imposer dans toutes les étapes de la vie la logique individualiste et ultralibérale. Mais la CGT ne se résignera jamais à voir les droits des salariés s’affaiblir, la précarité et la pauvreté se généraliser, les services publics se dégrader !

C’est le message que les 1 000 congressistes du 52e congrès de la CGT ont porté. Une CGT en phase avec les réalités, ambitieuse dans ses revendications, forte dans son organisation et unie pour construire le rapport de force.

La réforme des retraites, la concurrence dans le rail et la fin du Statut des cheminots alimenteront nos prochaines mobilisations. Il nous faudra tout mettre en œuvre pour rassembler les cheminots et plus largement les salariés afin de faire dérailler le scénario de Macron !

Plus que jamais, usagers et cheminots doivent se battre !

Édito

afficheLa mise en place de la réforme ferroviaire se fait à marche forcée. La direction de la SNCF met en avant son pacte d’entreprise qui se décline en suppression de guichets, de l’escale, des contrôles à bord, des contrôleurs tout court sur certaines lignes, en externalisations des taches, sans parler des autorisations de départs qui sont aussi sur la sellette. Un véritable « rouleau compresseur » face auquel on pourrait penser qu’il n’y a pas grand-chose à faire.

Pourtant, le rapport de force s’organise et, par endroits, bon nombre de luttes sont gagnantes sur le maintien de guichets, de contrôleurs, l’embauche d’intérimaires au statut, la réinternalisation de charge de travail…

Après des élections européennes au parfum nauséabond, le Gouvernement tente de jouer la carte de la fermeté. Mais les usagers ne sont pas dupes. Fermetures de guichet, de gare, de ligne, transfert par bus… ne riment pas avec service public. La loi pour un nouveau pacte ferroviaire a été votée en 2018 sur des mensonges tant pour le service dû aux usagers que pour les garanties de protection sociale des cheminots.

L’engagement de l’Etat sur une CCN de haut niveau est un leurre, les dizaines de réunions qui se sont tenues depuis le conflit le démontrent. Quel crédit donner à notre direction et à ce Gouvernement ?
Seul le rapport de force pourra permettre de gagner un service public de qualité qui mêle offre, égalité de traitement, péréquation tarifaire, réalisé par une entreprise publique.

Pour y parvenir, le 4 juin 2019 les cheminots battront le pavé à Paris, de la Place d’Italie à la gare Montparnasse !

Concurrence : un dogme à combattre

Édito

afficheL’ouverture à la concurrence était un des piliers de la réforme ferroviaire de 2018. Sous couvert du 4e paquet ferroviaire et des politiques libérales prônées par l’Union européenne, le Gouvernement l’a présentée comme un horizon indépassable et ne souffrant aucune discussion !

De nombreuses régions ont depuis annoncé leur intention d’ouvrir les TER à la concurrence, qu’il s’agisse de PACA, des Hauts-de-France ou du Grand Est, mais aussi l’État pour les TET dont il est l’autorité organisatrice. Cet « engouement » pour la concurrence est avant tout motivé par une volonté d’abaisser les coûts. Or, pour réduire la facture, les recettes des concurrents ne reposent pas sur l’innovation technologique, mais plutôt sur l’abaissement des droits sociaux et une polyvalence accrue.

Quelles améliorations pour les usagers ? D’autant que ce sont les AOT (autorité organisatrice de transport) qui fixent et déterminent les dessertes, que le matériel roulant leur sera transféré, et que l’infrastructure est la même pour tous.

Le Réseau n’est pas épargné, les plus de 9 000 km de lignes UIC 7 à 9 pourraient sortir du réseau ferré national sous l’impulsion de dispositions en voie d’adoption dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités.

Pourtant, la concurrence n’a en rien un caractère obligatoire, l’attribution directe à la SNCF reste une possibilité offerte par le règlement OSP (obligation de service public) de l’Union Européenne.

Pour le maintien et le développement du service public ferroviaire, le 4 juin 2019 soyons nombreux à Paris pour faire en sorte que cette mauvaise loi n’entre jamais en application.

Tous ensemble, battons-les !

Édito

afficheLa direction de la SNCF n’a pas attendu les ordonnances portant réforme du ferroviaire pour dérouler en interne un rouleau compresseur contre les cheminots, leurs métiers, leur entreprise. (suite…)

Tous ensemble le 4 juin à Paris !

Édito

La politique ultralibérale menée par le président des riches accélère la casse de l’ensemble des acquis mis en place par le Conseil national de la Résistance. Code du travail, Sécurité sociale, retraite, service public, etc. Rien n’échappe à la volonté destructrice de ce gouvernement.

Les seuls gagnants dans ce contexte sont les patrons et les actionnaires qui voient leurs profits et leurs dividendes exploser.

La SNCF n’échappe pas à cette politique. À l’appui de la réforme imposée en 2018 aux cheminots et aux usagers, la direction de la SNCF, son président en tête, casse le service public, détruit et précarise massivement l’emploi et détériore les conditions de travail des cheminots.

Ces choix néfastes se traduisent par la remise en cause des périmètres métiers au détriment du service public et de la sécurité, la fermeture de lignes et de guichets, etc. Et ceci au nom d’un seul objectif, être prêt pour généraliser l’ouverture à la concurrence du ferroviaire en France au 1er janvier 2020. On est loin des propos rassurants du gouvernement sur sa réforme en 2018 qui s’avèrent aujourd’hui être un tissu de mensonges.

Face à cette situation, de nombreuses actions se développent dans la période, et c’est tant mieux !

Il nous faut maintenant « mettre le paquet » pour réussir notre manifestation nationale des cheminots actifs et retraités à Paris le 4 juin prochain.

Rien n’est fatal, tout est possible et ne tient qu’à la mobilisation des cheminots qui peut et doit changer la donne.

Et maintenant ?

Édito

Passé le grand monologue du président Macron, peut-on enfin espérer des améliorations tangibles des conditions de vie et de travail des actifs et retraités ?

Rien n’est moins sûr car, sortis du champ des caméras et de la mise en scène, gouvernement et patronat n’ont décidément pas intérêt à ce que le malheur succombe.

Non content d’usurper le débat démocratique, le recueil des mauvais coups et des réformes libérales s’enrichit au rythme du capital : immobilisme en matière d’augmentation des salaires et pensions, projet de loi PACTE, réforme de la fonction publique, projet de loi d’orientation sur les mobilités, mise en œuvre de la réforme ferroviaire…

Le véritable débat, on va se le faire !

Santé, assistantes maternelles, cheminots, transports, industrie, douanes… Partout les salariés s’organisent avec la CGT pour rentrer en lutte avec en commun la volonté de vivre dignement du travail. L’argent existe, les entreprises du CAC 40 ont réalisé 93 milliards d’euros de bénéfices en 2017. Pourtant, ce sont elles qui bénéficient le plus des aides et exonérations de l’État payées par nos impôts.

Le capital, sa financiarisation et la marchandisation de l’économie sont les causes de la crise. C’est pour servir ses intérêts que le travail et l’environnement sont mis sous sa coupe. Il en va ainsi du nouveau pacte ferroviaire que gouvernement et direction SNCF entendent mettre en œuvre en janvier 2020.

Emplois, salaires et pensions, protection sociale, services publics, autant de sujets que nous devons continuer de mettre en débat pour faire grandir les luttes, car avec nos forces mises bout à bout, ensemble nous pouvons le fer !

Construire collectivement

Édito

Il y a un an, le rapport Spinetta préconisait l’explosion de l’ensemble du système ferroviaire, la mise à mal du service public et l’ouverture à la concurrence massive.

Ce rapport a inspiré largement l’écriture de la loi du 27 juin 2018 portant réforme du ferroviaire, exclusivement orientée vers la régression des conditions sociales des cheminots et du service public.

Avant même sa mise en œuvre officielle, cette loi draine son lot de déconvenues pour les usagers trompés par le gouvernement et de remises en cause des droits des cheminots.

C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots poursuit la construction du rapport de force pour empêcher sa mise en œuvre, la réécrire et abroger ses dispositions néfastes.

Alors que d’autres réformes générales menées par le patronat et le gouvernement poursuivent le même objectif de régression sociale, s’attaquant aux services publics, à la Sécurité sociale, aux retraites et plus généralement aux droits des salariés, la CGT s’emploie à construire la réponse la plus collective possible.

C’est en ce sens que la CGT appelle à faire du 19 mars prochain une journée nationale d’initiatives et de luttes dans les entreprises et les services.

C’est avec la même ambition que la CGT, avec ETF, appelle à une large manifestation européenne des cheminots à Bruxelles le 27 mars pour exiger une Europe ferroviaire progressiste et répondant aux besoins des populations.
C’est également en ce sens que la CGT appellera les cheminots à se mobiliser massivement avant l’été, selon des modalités qui restent à définir, pour préserver, étendre et améliorer leurs droits spécifiques en matière de protection sociale, qu’il s’agisse de retraite, de prévoyance ou d’action sociale.

La nécessité de l’action

Édito

Réformes après réformes, « grand débat national », le Président Macron et son Gouvernement dévoilent des scénarios connus : monologues, déni de démocratie sociale et remise en cause des services publics qui sont des outils de solidarité, de citoyenneté, de redistribution et de cohésion sociale.

La CGT et ses syndicats s’opposent fermement aux mauvais coups. Ils informent les populations, les élus afin de s’assurer de leur soutien, de leur engagement lorsque des fermetures de lignes, de gares ou de services sont envisagées.

La CGT entend donner aux cheminots, aux usagers, aux collectivités toute leur place dans les débats sur la politique des transports ferroviaires. Force de propositions pour mieux anticiper les besoins, la CGT perpétue une conception du syndicalisme pratiqué et défendu par Pierre Semard, dirigeant de la CGT, exécuté par les autorités allemandes le 7 mars 1942.

Comme chaque année, de nombreuses initiatives auront lieu le 7 mars pour honorer la mémoire de ce visionnaire, figure emblématique de l’action syndicale des cheminots.

Face à la fragilité des droits conquis et aux menaces qui pèsent sur l’effectivité de ces droits, les femmes sont les plus touchées (loi Travail, retraites, suppression de maternités de proximité et des centres IVG). La CGT, jugée (étude Harris) comme l’organisation syndicale la plus efficace sur le sujet de l’égalité des femmes et des hommes dans le travail, appelle les cheminot.e.s à participer aux actions organisées le 8 mars, lors de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Une seule solution, la mobilisation !

Édito

La mobilisation qui ébranle notre pays depuis plusieurs semaines porte l’expression d’un peuple en colère. Depuis toujours, la CGT dénonce les inégalités sociales et lutte contre l’exploitation capitaliste en portant des revendications pour améliorer les conditions de vie et de travail.

Malheureusement, le patronat reste à ce jour épargné par ce mouvement hétéroclite des « gilets jaunes » qui occupent les ronds-points et manifestent chaque samedi depuis le 17 novembre 2018. Le Medef ne manque pas de toupet quand il indique partager le même sentiment de ras-le-bol fiscal alors que le Président Macron et son gouvernement offrent toujours plus de cadeaux fiscaux aux plus riches et d’exonérations aux entreprises.

Conséquence directe de cette politique, les dividendes explosent et ont représenté 57,4 milliards d’euros en 2018 pour les entreprises du CAC 40, soit 12,8 % de plus qu’en 2017. En revanche, les salaires, les pensions et les minima sociaux ne bougent pas et la pauvreté touche toujours plus de monde. Ce n’est pas le pseudo « débat national » qui permettra de mieux répartir les richesses produites puisque le président des riches persiste et signe en disant qu’il a un programme et qu’il l’appliquera ! Exit donc les légitimes revendications portées, l’exigence de justice sociale et fiscale avec le rétablissement de l’ISF.

Il est vital d’augmenter les salaires et les pensions afin de financer notre Sécurité sociale, de développer nos services publics. Cela ne sera possible qu’à condition de se mobiliser par la grève afin d’imposer au patronat nos exigences !

Déjà, la réforme ne tient pas ses promesses !

Édito

La direction SNCF tente de passer à marche forcée la réforme ferroviaire. Au prétexte d’optimiser la préparation de l’ouverture à la concurrence, elle supprime des centaines de guichets ou en réduit les heures d’ouverture voire les ferme les dimanches et jours fériés. Elle agit également de la sorte dans les gares en externalisant la sécurité, la gestion des personnes à mobilité réduite, l’accueil embarquement…

La mise en place de l’auto concurrence au travers de Ouigo, uniquement accessible à la réservation par Internet, met en lumière les futures problématiques quotidiennes pour les usagers devenus clients. Finies les cartes d’abonnement permettant de prendre le train d’avant ou d’après, les TGV sont désormais séparés et Ouigo n’est pas InOui ! Fini aussi les correspondances en cas de retard. Qui attendra l’autre ?

Le pire est à venir, puisque la direction envisage la suppression de dessertes TGV pour des villes dites moyennes.

Concernant le TER, la mise en place de l’EAS (équipement agent seul) – entendez sans contrôleur – se généralise partout en France. La direction tente d’enlever les agents qui donnent le départ des trains. Des gares sans cheminots, des lignes qui ferment, des trains remplacés par des bus sont la marque d’un recul sans précédent du service public.

Alors que les services publics doivent l’égalité de traitement, la continuité de service et la péréquation tarifaire aux usagers, les politiques d’austérité de ces dernières années creusent les inégalités entre citoyens, salariés. C’est pour ces raisons que la Fédération CGT des Cheminots continuera de se battre pour répondre aux besoins de transport des biens et des personnes dans l’intérêt des citoyens, des usagers et des cheminots.

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

13 juillet 2019

Les cheminots en grève des gares de Vichy et de Saint-Germain-des-Fossés (Allier) dénoncent les suppressions de postes

Les aiguilleurs et les agents de circulation ferroviaire manifestent ce samedi contre le manque d’effectifs et la déshumanisation des gares. Ce mouvement permet d'informer les usagers sur les conséquences des restrictions budgétaires de la direction régionale. […]

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