Fédération CGT des Cheminots


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Contraindre à la juste réponse !

La CGT agit sur son terrain

Édito

La colère sociale mûrit indéniablement. D’un problème de taxe injuste qui tend à punir toute la population utilisant sa voiture (quels que soient ses revenus et sans solution alternative), il est désormais question de salaire, de pension et de minima sociaux.

L’intervention solennelle du président de la République le 10 décembre dernier est-elle de nature à calmer la colère exprimée sur les ronds-points comme dans les entreprises ?
En premier lieu, son mea-culpa reste contraint, arrogant et ne remet pas réellement en cause le mépris de classe.

En second lieu, les 100 euros d’augmentation du SMIC, la défiscalisation des heures supplémentaires, ne doivent rien « coûter aux entreprises » et la prime éventuelle de 1 000 euros ne repose que sur la générosité du patronat.

Bref, il ne s’agit ni plus ni moins que de la poursuite du démantèlement de la Sécurité sociale et des services publics. Cette vieille politique fragilise les plus vulnérables pour enrichir les rentiers. Macron reste le président des riches et continue de les protéger de la grogne sociale.

Il appartient à la CGT de rester dans son champ d’action en poursuivant le débat avec les salariés. Oui, n’en déplaise au Medef, la répartition des richesses, uniquement produites par le travail, est au cœur du problème.

Le 14 décembre et dans ses suites, mobilisons-nous ensemble pour contraindre à la juste réponse : l’augmentation des salaires, le renforcement de la Sécurité sociale et le développement des services publics.

C’est le sens de l’action de la CGT.

70 739 !

Édito

C’est le nombre de voix cumulées que réalise la CGT aux élections des représentants dans les Comités sociaux et économiques (CSE) de la SNCF et des représentants retraités au conseil d’administration de la Caisse de prévoyance et de retraite (CPRP) de la SNCF et aux élections.

Ce bon résultat de la CGT exprime un fort mécontentement de la politique économique et sociale imposée par le gouvernement, les directions de la SNCF et de la CPRP. Ce vote massif pour la CGT porte également l’exigence d’une autre réforme du ferroviaire, d’une augmentation des salaires et des pensions, de la pérennisation de notre régime spécial et de l’amélioration de nos droits.

Forte de ce résultat, la CGT va continuer et accentuer son déploiement en direction des cheminots actifs et retraités. Elle va aussi aller à la rencontre des usagers, des citoyens et des élus pour se mobiliser ensemble, en convergence avec les situations vécues dans les autres professions, pour gagner des mesures permettant une amélioration de nos conditions de vie et de travail.

La crise c’est eux, la solution c’est nous !

Édito

Gouvernement et direction SNCF se sont évertués au premier semestre 2018, comme ils l’avaient fait en 2014, à donner l’illusion que le « pacte ferroviaire » conduirait à plus de service public, que les lignes de proximités seraient préservées, que la concurrence améliorerait la qualité et ferait baisser les tarifs. En réalité, il n’en est rien et les annonces de fermetures de guichets, de lignes, accompagnées de leurs lots de suppressions d’emplois, de dégradations des conditions sociales des cheminots et de la sécurité, n’ont pas tardé à se faire jour dans les territoires.

Si les engagements de la France à la Conférence de Paris sur le climat ont fait la une des médias, ses déclinaisons, et notamment la stratégie nationale bas carbone, ne font décidément pas recette.

Car depuis 3 ans, les émissions de CO2 de la France sont reparties à la hausse, très loin des objectifs affichés.

Après le « pacte ferroviaire », le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM) confirme le peu de mesures fortes prises par le gouvernement concernant l’environnement. Le fret, notamment le fret ferroviaire, et plus largement les transports collectifs demeurent les grands absents de ce projet. Pourtant l’argent et les moyens existent et il y a urgence !

À n’en pas douter, les élections professionnelles qui se déroulent du 16 au 22 novembre à la SNCF sont un rendez-vous majeur de cette fin d’année qui a été marquée par une mobilisation historique.

Après avoir affirmé à 95 % dans le cadre du Vot’Action leur refus de la réforme ferroviaire, après avoir fait progresser de 2 points la CGT aux élections des représentants salariés au CA de la CPRP, les cheminots ont une nouvelle occasion de s’exprimer en votant massivement pour la CGT afin de démontrer qu’ensemble nous pouvons le fer !

TRANSFORMER LA COLÈRE

Édito

Nous devons transformer la colère et l’indignation en revendications et mobilisations.

Le monde du travail, les demandeurs d’emploi, les jeunes, les retraités, les familles, les malades sont les sacrifiés de la casse du modèle social français programmée et organisée par le pouvoir politique et le patronat.

Un nombre croissant de Français rejette cette politique qui engendre misère, appauvrissement général des populations et des travailleurs, et encourage à travailler jusqu’à sa mort.

Ce qui est en cause dans les deux accidents mortels, dont ont été victimes en octobre des cheminots de la SNCF et des salariés d’une entreprise privée, relève bien de l’organisation du travail, du dogme de la rentabilité financière et du moins disant social.

Rien n’est immuable.

La CGT occupe une place particulière en faisant du développement humain durable une exigence. Porteuse de propositions, elle rassemble sur des revendications communes à toutes et tous : salaires, emploi, conditions de travail, Sécurité sociale et services publics.

La CGT entend bien agréger les nombreuses mobilisations en cours dans les entreprises, les sites et les localités.

Dans le ferroviaire, les premiers effets de la réforme confirment le sabordage de la SNCF. La CGT propose aux cheminots d’agir dans la période avant sa mise en œuvre au 1er janvier 2020 pour, à la fois, combattre les mauvais coups et imposer de véritables négociations à partir de leurs besoins.

La CGT appelle également les cheminots à la renforcer pour amplifier le processus revendicatif. Les cheminots retraités l’ont bien mesuré. La progression de la CGT de près de 2 points lors des élections des représentants des retraités au conseil d’administration de la CPRP SNCF représente un atout pour les luttes.

Un succès de la CGT aux élections CSE au soir du 22 novembre 2018 sera à coup  sûr une marque de désaveu de la politique menée de pair par le gouvernement et la direction de la SNCF et un vote d’espoir pour le progrès social.

Les masques tombent

Édito

En 18 mois de mandat de la majorité parlementaire, les masques tombent. Il est maintenant très clair que le projet politique de ce gouvernement n’est pas « et de gauche, et de droite », il est une fusion des droites et de l’extrême droite.

Le Président de la République continue sans vergogne à écraser les plus faibles, à régner sans partage, à gouverner sans écouter les salariés, les retraités, les étudiants… toujours plus nombreux à pâtir de sa politique ; et il ne suffit pas de traverser une rue ou une voie pour trouver un emploi ou travailler à la SNCF !

Les dernières annonces d’Édouard Philippe, lors de la présentation du budget 2019, confirment l’offensive antisociale qui guide le projet du gouvernement : dégressivité des allocations-chômage pour les cadres à partir de six mois d’indemnisation ; baisse des contrats aidés qui va accentuer les difficultés du tissu associatif et l’emploi dans ce secteur ; pérennisation du CICE et baisse des cotisations patronales, alors que les entreprises du CAC 40 ont réalisé 45 milliards d’euros de profits dans le premier semestre 2018 ; suppression de postes de fonctionnaires, notamment dans l’administration fiscale alors que chaque année c’est 60 milliards d’euros qui échappent à l’État ; baisse des prestations sociales ; baisse à nouveau du pouvoir d’achat des retraités déjà mis à mal par la CSG ; désocialisation des heures supplémentaires.

La construction d’un rapport de forces large au niveau interprofessionnel est donc plus que jamais nécessaire et la CGT s’y emploie depuis plusieurs mois. La journée de grève et de manifestations du 9 octobre prochain constitue une séquence importante de convergence revendicative et sera un point d’appui pour faire infléchir ce gouvernement et faire gagner notre syndicalisme de conquêtes sociales.

Halte au dumping social !

Édito

Plutôt que de diminuer ses profits, le patronat préfère réduire les droits sociaux qu’il considère comme un coût. Les salariés, ceux qui produisent les richesses et qui travaillent, se voient mis en concurrence les uns avec les autres : c’est le dumping social.

Le secteur des transports a toujours suscité des convoitises. D’appel d’offres en appel d’offres, certains sont prêts à tout pour remporter le marché, même si quelques-uns sont condamnés comme Norbert Dentressangle ou Ryanair.

Cette tendance mondiale à la réduction des coûts, qu’ils soient sociaux, techniques ou d’entretiens, entraîne de nombreux dysfonctionnements qui engagent même la sécurité. L’accident de Gènes en est un triste exemple.

Seuls les dividendes versés aux actionnaires restent intouchables.

À l’heure où le gouvernement et la direction de la SNCF veulent ouvrir le système ferroviaire français à la concurrence, à l’heure où plusieurs accidents ferroviaires en Europe ont démontré les limites du moins-disant social, il faut une convention collective du ferroviaire qui garantisse l’impossibilité d’organiser le dumping social.

En juin dernier, le gouvernement s’était engagé à ce que celle-ci soit de « très haut niveau ». Force est de constater que lors des premières réunions avec l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), le message n’est pas passé.

Les cheminots continueront d’agir pour rappeler les engagements pris par le gouvernement et réaffirmer que la meilleure garantie de qualité de service, de sécurité des circulations, ce sont des conditions sociales identiques et de très haut niveau pour les femmes et les hommes qui font le transport ferroviaire.

On est toujours là !

Édito

Les cheminots n’en ont pas fini avec cette mauvaise réforme, les raisons d’agir sont toujours là !

Avec un contenu de réforme qui reste largement à écrire à travers ordonnances, décrets, et les différents volets à négocier de la CCN du ferroviaire, la Fédération CGT des cheminots n’entend pas baisser la garde et va poursuivre la mobilisation.

C’est la trajectoire qu’a tracée le Conseil National de la Fédération, avec une première étape de mobilisation le 18 septembre prochain, date de réouverture des discussions sur les classifications et rémunération de la CCN.
Cette journée de déploiement, avec des rassemblements et différentes initiatives dans les territoires sera l’occasion de rappeler au patronat notre exigence d’avoir une CCN de haut niveau pour tous les cheminots de la Branche pour gagner de nouveaux droits.

Les cheminots ayant de l’appétit pour les luttes, prendront également toute leur place dans la mobilisation interprofessionnelle du 9 octobre prochain pour s’opposer aux politiques régressives du gouvernement en matière de pouvoir d’achat, de protection sociale, et de casse méthodique des services publics.

La réforme ferroviaire n’entrera réellement en vigueur qu’en 2020, d’ici là, il nous appartient de tout mettre en œuvre pour qu’elle soit enterrée !

NOUS DEVONS PESER

Édito

C’est autour d’une mise en scène huilée que le président Macron, à la mode Trump, a signé le texte de loi portant réforme du ferroviaire. Cela en serait presque risible si ce n’était si grave pour notre entreprise, les cheminots et le pays tout entier.

Le gouvernement a refusé tout débat sur les enjeux climatiques, l’aménagement du territoire, l’égalité des citoyens, le seul leitmotiv étant la volonté de détruire un service public indispensable à la Nation.

À l’heure où la Grande-Bretagne renationalise des lignes, à l’heure où le Pays de Galles offre ses TER à un seul interlocuteur à la fois gestionnaire d’infrastructure et exploitant, le gouvernement poursuit sa logique comme une fuite en avant irréfléchie.

Alors, il n’est pas question d’abandonner le combat, car celui que mènent les cheminots est un combat universel avec une vision progressiste, solidaire, égalitaire et écologique de notre société.

Nous allons poursuivre car toute la loi n’est pas écrite, et nous devons peser sur les textes à venir.

Nous devons peser sur les orientations stratégiques qu’écrit la direction et qui seront présentées dans les conseils fin juillet, car ce sont bien les directions qui tiennent le stylo. Stopper Nouvel’R, stopper la gestion par activités, retrouver de la multi-activités en redonnant aux métiers de la consistance, de l’intérêt avec des plans de formation adéquats. Nous devons peser pour stopper la spirale des baisses d’effectifs, nous devons peser pour améliorer nos conditions de travail.

Nous devons peser enfin contre la rigueur imposée en dogme pour obtenir des augmentations générales des salaires.

La lutte se poursuit tous ensemble dans la grève les 6 et 7 juillet prochains.

Notre lutte est essentielle

Édito

Sans surprise, les sénateurs ont validé le projet de réforme du gouvernement, avec un deal négocié dans les coulisses entre La République en marche et le groupe Les Républicains. Les quelques amendements dits « sociaux » ne pèsent pas lourd face à un texte idéologique et libéral.

Les présidents Pepy et Jeantet ont beau crier dans tous les médias que la loi est définitivement votée, il reste 80 % de la réforme à écrire :

  • Modalités de transfert des personnels, des matériels roulants et des ateliers ;
  • Tarification, billettique, régulation ;
  • Négociation collective ;
  • Péages et contrats de performance, organisation, missions, gestion des gares, gouvernance du groupe SNCF.

Le calendrier unitaire avait anticipé ces pièges. En obligeant le gouvernement à organiser une première table ronde tripartite mi-juin (ministre/patronat/organisations syndicales), la mobilisation doit nous permettre de donner une consistance au slogan « CCN de haut niveau et amélioration du service public ». Ainsi, il lui faudra revenir sur les 3 dogmes du gouvernement (fin du recrutement au Statut, ouverture à la concurrence, transformation du GPF en une holding de société anonyme).

Notre rapport de force reste à un niveau exceptionnel après 26 jours de grève, et il est en capacité de rebondir à nouveau lors des prochains temps forts. Le gouvernement, dans un affichage de fermeté, cherche en réalité les portes de sortie. Notre lutte l’oblige à rendre des comptes, désorganise son calendrier. Insistons encore et ensemble pour le contraindre à faire ses premiers reculs. La reprise de 35 milliards de dette ne peut pas suffire.

Convainquons les cheminots que l’issue du conflit dépendra de notre détermination !

La voix des cheminots !

Édito

Selon Guillaume Pepy le référendum interne organisé par les syndicats de cheminots contre la réforme ferroviaire n’a « aucune » légitimité, le Parlement ayant seul le pouvoir de décider.

En voilà une belle idée de la part de celui qui, sans vote aucun, affirmait récemment que 80 % des cheminots étaient pour la réforme. Guillaume Pepy aurait-il peur d’un vote sanction pour la direction de l’entreprise ?
« Je les connaîs depuis dix ans, je suis certain qu’ils sont légitimistes et qu’ils accepteront le vote du Parlement » (Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro - 22 avril 2018).

Eh bien non les cheminots ne sont pas légitimistes ! (On appelle légitimistes les partisans de la branche aînée des Bourbons à partir de la révolution de juillet 1830). Quel curieux lapsus !…
Pas besoin d’être Freud pour savoir néanmoins que les cheminots sont des républicains et des démocrates.
Mais la démocratie, fusse-elle représentative, n’a jamais été faite pour éteindre la voix du peuple entre les élections.
« La loi est-elle l’expression de la volonté générale lorsque le plus grand nombre de ceux pour qui elle est faîte ne peuvent concourir, en aucune manière, à sa formation ? Non. »

Rien ne fera taire les cheminots ! Ni les basses manœuvres ni les grandes déclarations !

À l’évidence, avec plus de 60% qui se sont exprimés et 95% qui ont dit non à la réforme du gouvernement, les cheminots ont clairement conforté la grève en cours.
Ce résultat doit être entendu. Le gouvernement doit revoir sa copie.

Amplifions l’action ! Car ensemble nous sommes plus forts !
« Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse. »
Alors, poursuivons ensemble pour le fer !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

03 décembre 2018

Dordogne : les cheminots défilent pour défendre le Technicentre

Environ 80 cheminots se sont réunis dans le hall de la gare de Périgueux, ce lundi matin. Ils se sont rendus à la préfecture, où se tient un comité de suivi de l’avenir du Technicentre.[…]

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