Fédération CGT des Cheminots


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Les masques tombent

Édito

En 18 mois de mandat de la majorité parlementaire, les masques tombent. Il est maintenant très clair que le projet politique de ce gouvernement n’est pas « et de gauche, et de droite », il est une fusion des droites et de l’extrême droite.

Le Président de la République continue sans vergogne à écraser les plus faibles, à régner sans partage, à gouverner sans écouter les salariés, les retraités, les étudiants… toujours plus nombreux à pâtir de sa politique ; et il ne suffit pas de traverser une rue ou une voie pour trouver un emploi ou travailler à la SNCF !

Les dernières annonces d’Édouard Philippe, lors de la présentation du budget 2019, confirment l’offensive antisociale qui guide le projet du gouvernement : dégressivité des allocations-chômage pour les cadres à partir de six mois d’indemnisation ; baisse des contrats aidés qui va accentuer les difficultés du tissu associatif et l’emploi dans ce secteur ; pérennisation du CICE et baisse des cotisations patronales, alors que les entreprises du CAC 40 ont réalisé 45 milliards d’euros de profits dans le premier semestre 2018 ; suppression de postes de fonctionnaires, notamment dans l’administration fiscale alors que chaque année c’est 60 milliards d’euros qui échappent à l’État ; baisse des prestations sociales ; baisse à nouveau du pouvoir d’achat des retraités déjà mis à mal par la CSG ; désocialisation des heures supplémentaires.

La construction d’un rapport de forces large au niveau interprofessionnel est donc plus que jamais nécessaire et la CGT s’y emploie depuis plusieurs mois. La journée de grève et de manifestations du 9 octobre prochain constitue une séquence importante de convergence revendicative et sera un point d’appui pour faire infléchir ce gouvernement et faire gagner notre syndicalisme de conquêtes sociales.

Halte au dumping social !

Édito

Plutôt que de diminuer ses profits, le patronat préfère réduire les droits sociaux qu’il considère comme un coût. Les salariés, ceux qui produisent les richesses et qui travaillent, se voient mis en concurrence les uns avec les autres : c’est le dumping social.

Le secteur des transports a toujours suscité des convoitises. D’appel d’offres en appel d’offres, certains sont prêts à tout pour remporter le marché, même si quelques-uns sont condamnés comme Norbert Dentressangle ou Ryanair.

Cette tendance mondiale à la réduction des coûts, qu’ils soient sociaux, techniques ou d’entretiens, entraîne de nombreux dysfonctionnements qui engagent même la sécurité. L’accident de Gènes en est un triste exemple.

Seuls les dividendes versés aux actionnaires restent intouchables.

À l’heure où le gouvernement et la direction de la SNCF veulent ouvrir le système ferroviaire français à la concurrence, à l’heure où plusieurs accidents ferroviaires en Europe ont démontré les limites du moins-disant social, il faut une convention collective du ferroviaire qui garantisse l’impossibilité d’organiser le dumping social.

En juin dernier, le gouvernement s’était engagé à ce que celle-ci soit de « très haut niveau ». Force est de constater que lors des premières réunions avec l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), le message n’est pas passé.

Les cheminots continueront d’agir pour rappeler les engagements pris par le gouvernement et réaffirmer que la meilleure garantie de qualité de service, de sécurité des circulations, ce sont des conditions sociales identiques et de très haut niveau pour les femmes et les hommes qui font le transport ferroviaire.

On est toujours là !

Édito

Les cheminots n’en ont pas fini avec cette mauvaise réforme, les raisons d’agir sont toujours là !

Avec un contenu de réforme qui reste largement à écrire à travers ordonnances, décrets, et les différents volets à négocier de la CCN du ferroviaire, la Fédération CGT des cheminots n’entend pas baisser la garde et va poursuivre la mobilisation.

C’est la trajectoire qu’a tracée le Conseil National de la Fédération, avec une première étape de mobilisation le 18 septembre prochain, date de réouverture des discussions sur les classifications et rémunération de la CCN.
Cette journée de déploiement, avec des rassemblements et différentes initiatives dans les territoires sera l’occasion de rappeler au patronat notre exigence d’avoir une CCN de haut niveau pour tous les cheminots de la Branche pour gagner de nouveaux droits.

Les cheminots ayant de l’appétit pour les luttes, prendront également toute leur place dans la mobilisation interprofessionnelle du 9 octobre prochain pour s’opposer aux politiques régressives du gouvernement en matière de pouvoir d’achat, de protection sociale, et de casse méthodique des services publics.

La réforme ferroviaire n’entrera réellement en vigueur qu’en 2020, d’ici là, il nous appartient de tout mettre en œuvre pour qu’elle soit enterrée !

NOUS DEVONS PESER

Édito

C’est autour d’une mise en scène huilée que le président Macron, à la mode Trump, a signé le texte de loi portant réforme du ferroviaire. Cela en serait presque risible si ce n’était si grave pour notre entreprise, les cheminots et le pays tout entier.

Le gouvernement a refusé tout débat sur les enjeux climatiques, l’aménagement du territoire, l’égalité des citoyens, le seul leitmotiv étant la volonté de détruire un service public indispensable à la Nation.

À l’heure où la Grande-Bretagne renationalise des lignes, à l’heure où le Pays de Galles offre ses TER à un seul interlocuteur à la fois gestionnaire d’infrastructure et exploitant, le gouvernement poursuit sa logique comme une fuite en avant irréfléchie.

Alors, il n’est pas question d’abandonner le combat, car celui que mènent les cheminots est un combat universel avec une vision progressiste, solidaire, égalitaire et écologique de notre société.

Nous allons poursuivre car toute la loi n’est pas écrite, et nous devons peser sur les textes à venir.

Nous devons peser sur les orientations stratégiques qu’écrit la direction et qui seront présentées dans les conseils fin juillet, car ce sont bien les directions qui tiennent le stylo. Stopper Nouvel’R, stopper la gestion par activités, retrouver de la multi-activités en redonnant aux métiers de la consistance, de l’intérêt avec des plans de formation adéquats. Nous devons peser pour stopper la spirale des baisses d’effectifs, nous devons peser pour améliorer nos conditions de travail.

Nous devons peser enfin contre la rigueur imposée en dogme pour obtenir des augmentations générales des salaires.

La lutte se poursuit tous ensemble dans la grève les 6 et 7 juillet prochains.

Notre lutte est essentielle

Édito

Sans surprise, les sénateurs ont validé le projet de réforme du gouvernement, avec un deal négocié dans les coulisses entre La République en marche et le groupe Les Républicains. Les quelques amendements dits « sociaux » ne pèsent pas lourd face à un texte idéologique et libéral.

Les présidents Pepy et Jeantet ont beau crier dans tous les médias que la loi est définitivement votée, il reste 80 % de la réforme à écrire :

  • Modalités de transfert des personnels, des matériels roulants et des ateliers ;
  • Tarification, billettique, régulation ;
  • Négociation collective ;
  • Péages et contrats de performance, organisation, missions, gestion des gares, gouvernance du groupe SNCF.

Le calendrier unitaire avait anticipé ces pièges. En obligeant le gouvernement à organiser une première table ronde tripartite mi-juin (ministre/patronat/organisations syndicales), la mobilisation doit nous permettre de donner une consistance au slogan « CCN de haut niveau et amélioration du service public ». Ainsi, il lui faudra revenir sur les 3 dogmes du gouvernement (fin du recrutement au Statut, ouverture à la concurrence, transformation du GPF en une holding de société anonyme).

Notre rapport de force reste à un niveau exceptionnel après 26 jours de grève, et il est en capacité de rebondir à nouveau lors des prochains temps forts. Le gouvernement, dans un affichage de fermeté, cherche en réalité les portes de sortie. Notre lutte l’oblige à rendre des comptes, désorganise son calendrier. Insistons encore et ensemble pour le contraindre à faire ses premiers reculs. La reprise de 35 milliards de dette ne peut pas suffire.

Convainquons les cheminots que l’issue du conflit dépendra de notre détermination !

La voix des cheminots !

Édito

Selon Guillaume Pepy le référendum interne organisé par les syndicats de cheminots contre la réforme ferroviaire n’a « aucune » légitimité, le Parlement ayant seul le pouvoir de décider.

En voilà une belle idée de la part de celui qui, sans vote aucun, affirmait récemment que 80 % des cheminots étaient pour la réforme. Guillaume Pepy aurait-il peur d’un vote sanction pour la direction de l’entreprise ?
« Je les connaîs depuis dix ans, je suis certain qu’ils sont légitimistes et qu’ils accepteront le vote du Parlement » (Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro - 22 avril 2018).

Eh bien non les cheminots ne sont pas légitimistes ! (On appelle légitimistes les partisans de la branche aînée des Bourbons à partir de la révolution de juillet 1830). Quel curieux lapsus !…
Pas besoin d’être Freud pour savoir néanmoins que les cheminots sont des républicains et des démocrates.
Mais la démocratie, fusse-elle représentative, n’a jamais été faite pour éteindre la voix du peuple entre les élections.
« La loi est-elle l’expression de la volonté générale lorsque le plus grand nombre de ceux pour qui elle est faîte ne peuvent concourir, en aucune manière, à sa formation ? Non. »

Rien ne fera taire les cheminots ! Ni les basses manœuvres ni les grandes déclarations !

À l’évidence, avec plus de 60% qui se sont exprimés et 95% qui ont dit non à la réforme du gouvernement, les cheminots ont clairement conforté la grève en cours.
Ce résultat doit être entendu. Le gouvernement doit revoir sa copie.

Amplifions l’action ! Car ensemble nous sommes plus forts !
« Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse. »
Alors, poursuivons ensemble pour le fer !

Élever le niveau de la mobilisation pour obtenir de réelles négociations

Édito

1547 signes

Les réformes qui se succèdent à un rythme infernal ont toutes en commun la brutalité des attaques contre les services publics et le monde du travail.

Les luttes dans des professions du secteur public comme du secteur privé grandissent sur l’ensemble du territoire. Elles appellent à l’unité la plus large des salariés, des privés d’emplois, des jeunes, des étudiants, des retraités, des citoyens pour porter le progrès social.

Les cheminots l’ont bien compris. Face à un gouvernement et une direction SNCF qui ont déclaré les hostilités et décidé d’en finir une fois pour toute avec le service public ferroviaire, ils se sont mis en ordre de marche pour gagner le rapport de force dans l’entreprise et la bataille de l’opinion publique.

Lucides, sereins et déterminés, ils agissent non pas pour défendre le statu quo mais pour développer le service public ferroviaire, dans l’intérêt de tous, avec les moyens nécessaires à son bon fonctionnement.

Les propositions CGT argumentées contre la nocivité de l’ouverture à la concurrence, pour la reprise de la dette par l’État, pour trouver d’autres sources de financement, relever le transport de marchandises, revenir à une entreprise unique et intégrée, améliorer la production, réinternaliser les charges sous-traitées ou filialisées, renforcer le statut et les droits sociaux, protéger les salariés de la branche ferroviaire par l’obtention de garanties collectives, doivent être entendues.

La réforme gouvernementale en cours doit changer d’aiguillage pour remettre le service public sur de bons rails.

Les cheminots tracent la Voie du Service Public SNCF !

Édito

Force est de constater que patronat et gouvernement sont alliés objectifs depuis plusieurs décennies.

Ils s’accordent pour livrer le bien public à des intérêts privés et abaisser les conditions sociales des salariés afin qu’une poignée de nantis s’accapare l’ensemble des richesses.

Les cheminots sont engagés, depuis le 3 avril dernier, dans une lutte pour un véritable Service Public de transport ferroviaire de marchandises et de voyageurs, et pour de meilleures conditions de vie et de travail.

Confrontés à l’inconsistance criante de leurs arguments fallacieux, gouvernement et patronat ont d’abord tenté d’insinuer de manière affligeante le doute sur la légalité du mouvement.

Ils ont ensuite cherché, au moyen de menaces financières fantasques, à dissuader les cheminots d’agir.

Ces tentatives furent vaines.

Derrière les gesticulations et supercheries libéro-patronales, se cache la conviction pour les opposants au Service Public, que la bataille que cheminots et usagers mènent, est en passe d’être gagnée.

Le débat parlementaire qui a débuté va s’étendre au moins jusqu’en juin.

Soyons-en conscients, la mobilisation massive des cheminots, de tous collèges, inscrite sur la durée, déterminera le contenu de la loi !

L’itinéraire est tracé, la voie du progrès est ouverte par et pour les cheminots !

Une grève d’intérêt général

Édito

Le projet de réforme de la SNCF cristallise les enjeux idéologiques et sociétaux autour de la conception même d’un service public et par-delà le choix de société dans laquelle nous voulons vivre.

La France, soumise à la doxa libérale européenne au travers des politiques d’austérité menées par les différents gouvernements ces dernières années, n’a eu de cesse de remettre en cause les missions de service public et le statut des entreprises publiques.

Après la privatisation d’Air France, de France Télécom, d’EDF et GDF, c’est notre entreprise qui est aujourd’hui dans le collimateur des tenants du libéralisme économique avec, en tête, le président des riches, ex banquier.

Face aux grands enjeux d’avenir, la situation de la SNCF appelle légitimement à renforcer le service public ferroviaire et non à le livrer en pâture aux marchés financiers dont l’intérêt ne réside que dans la captation des richesses et l’atteinte d’objectifs de rentabilité, en totale opposition avec le sens et les valeurs du Service Public dont la sécurité, la préoccupation sociale, environnementale, et la réponse aux besoins prévalent sur toutes autres considérations.

La bataille du rail que nous menons n’est pas une bataille des « privilégiés de cheminots ». C’est, au contraire, une bataille de l’intérêt général, pour le service public ferroviaire, pour permettre aux usagers de circuler dans des conditions de sécurité optimales et d’être accueillis dans nos trains et dans nos gares, pour la remise en état des voies et ne pas fermer 9 000 km de lignes, pour que le fret soit enfin mis au service de l’écologie et non des intérêts financiers, une bataille clairement pour le bien commun, le bien de la nation.

C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots travaille chaque jour à convaincre l’ensemble des cheminots d’entrer dans le mouvement de grève pour gagner sur leurs revendications.

OUVERTURE À LA CONCURRENCE ? UNE MAUVAISE REPONSE À UNE MAUVAISE QUESTION !

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Gouvernement et direction SNCF veulent imposer une ouverture à la concurrence dans une nouvelle réforme du ferroviaire, encore une, qui ne prend en compte ni le financement du système, ni la réponse au besoin des usagers.

Les libéraux rabâchent les mêmes arguments qu’au moment  de la libéralisation du Fret ferroviaire, il y a 10 ans : les vertus de la concurrence pour les usagers. Pourtant tous les exemples en Europe ont démontré son inefficacité : les collectivités payent plus pour un service de moins bonne qualité.

D’autres solutions existent, la Fédération CGT des cheminots a transmis son rapport « Ensemble pour le fer » à l’Assemblée nationale et au gouvernement.

Malgré des propositions argumentées de la CGT, gouvernement et direction restent campés sur leur position dogmatique.

Les réunions de « concertation » ne sont en fait que des coquilles vides. L’autoritarisme dont font preuve direction et gouvernement démontre l’inefficacité de cette démarche.

La fédération CGT des cheminots exige un débat public sur l’avenir du service public des transports ferroviaires.

Les cheminots, avec la CGT, attendent des engagements forts de la part du gouvernement et de la direction sur le développement du service public ferroviaire au travers des TET et du Fret, son financement, l’unicité de l’entreprise publique SNCF, des embauches à statut et de meilleures conditions de travail.

Malgré la tentative d’empêcher les cheminots de manifester le 22 mars, ils étaient 40 000 à travers toute la  France pour exprimer leurs revendications et leur détermination.

Si gouvernement et direction n’ouvrent pas de réelles négociations, ils porteraient seuls la responsabilité du conflit de 2 jours tous les 5 jours qui débutera les 3 et 4 avril, les cheminots avec la CGT ne lâcheront rien !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

12 octobre 2018

Cantal. SNCF : le rail cantalien menacé de disparition ?

La CGT cheminot interpelle sur des mutations importantes à venir en fin d'année. On pourrait croire à une énième espèce menacée d’extinction, et au final, on n’est pas si loin du compte. Mardi 9 octobre, journée de mobilisation intersyndicale, la CGT cheminot a également battu le pavé, pour interpeller sur des mutations importantes à venir en fin d’année.[…]

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