Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

Notre lutte est essentielle

Édito

Sans surprise, les sénateurs ont validé le projet de réforme du gouvernement, avec un deal négocié dans les coulisses entre La République en marche et le groupe Les Républicains. Les quelques amendements dits « sociaux » ne pèsent pas lourd face à un texte idéologique et libéral.

Les présidents Pepy et Jeantet ont beau crier dans tous les médias que la loi est définitivement votée, il reste 80 % de la réforme à écrire :

  • Modalités de transfert des personnels, des matériels roulants et des ateliers ;
  • Tarification, billettique, régulation ;
  • Négociation collective ;
  • Péages et contrats de performance, organisation, missions, gestion des gares, gouvernance du groupe SNCF.

Le calendrier unitaire avait anticipé ces pièges. En obligeant le gouvernement à organiser une première table ronde tripartite mi-juin (ministre/patronat/organisations syndicales), la mobilisation doit nous permettre de donner une consistance au slogan « CCN de haut niveau et amélioration du service public ». Ainsi, il lui faudra revenir sur les 3 dogmes du gouvernement (fin du recrutement au Statut, ouverture à la concurrence, transformation du GPF en une holding de société anonyme).

Notre rapport de force reste à un niveau exceptionnel après 26 jours de grève, et il est en capacité de rebondir à nouveau lors des prochains temps forts. Le gouvernement, dans un affichage de fermeté, cherche en réalité les portes de sortie. Notre lutte l’oblige à rendre des comptes, désorganise son calendrier. Insistons encore et ensemble pour le contraindre à faire ses premiers reculs. La reprise de 35 milliards de dette ne peut pas suffire.

Convainquons les cheminots que l’issue du conflit dépendra de notre détermination !

La voix des cheminots !

Édito

Selon Guillaume Pepy le référendum interne organisé par les syndicats de cheminots contre la réforme ferroviaire n’a « aucune » légitimité, le Parlement ayant seul le pouvoir de décider.

En voilà une belle idée de la part de celui qui, sans vote aucun, affirmait récemment que 80 % des cheminots étaient pour la réforme. Guillaume Pepy aurait-il peur d’un vote sanction pour la direction de l’entreprise ?
« Je les connaîs depuis dix ans, je suis certain qu’ils sont légitimistes et qu’ils accepteront le vote du Parlement » (Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro - 22 avril 2018).

Eh bien non les cheminots ne sont pas légitimistes ! (On appelle légitimistes les partisans de la branche aînée des Bourbons à partir de la révolution de juillet 1830). Quel curieux lapsus !…
Pas besoin d’être Freud pour savoir néanmoins que les cheminots sont des républicains et des démocrates.
Mais la démocratie, fusse-elle représentative, n’a jamais été faite pour éteindre la voix du peuple entre les élections.
« La loi est-elle l’expression de la volonté générale lorsque le plus grand nombre de ceux pour qui elle est faîte ne peuvent concourir, en aucune manière, à sa formation ? Non. »

Rien ne fera taire les cheminots ! Ni les basses manœuvres ni les grandes déclarations !

À l’évidence, avec plus de 60% qui se sont exprimés et 95% qui ont dit non à la réforme du gouvernement, les cheminots ont clairement conforté la grève en cours.
Ce résultat doit être entendu. Le gouvernement doit revoir sa copie.

Amplifions l’action ! Car ensemble nous sommes plus forts !
« Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse. »
Alors, poursuivons ensemble pour le fer !

Élever le niveau de la mobilisation pour obtenir de réelles négociations

Édito

1547 signes

Les réformes qui se succèdent à un rythme infernal ont toutes en commun la brutalité des attaques contre les services publics et le monde du travail.

Les luttes dans des professions du secteur public comme du secteur privé grandissent sur l’ensemble du territoire. Elles appellent à l’unité la plus large des salariés, des privés d’emplois, des jeunes, des étudiants, des retraités, des citoyens pour porter le progrès social.

Les cheminots l’ont bien compris. Face à un gouvernement et une direction SNCF qui ont déclaré les hostilités et décidé d’en finir une fois pour toute avec le service public ferroviaire, ils se sont mis en ordre de marche pour gagner le rapport de force dans l’entreprise et la bataille de l’opinion publique.

Lucides, sereins et déterminés, ils agissent non pas pour défendre le statu quo mais pour développer le service public ferroviaire, dans l’intérêt de tous, avec les moyens nécessaires à son bon fonctionnement.

Les propositions CGT argumentées contre la nocivité de l’ouverture à la concurrence, pour la reprise de la dette par l’État, pour trouver d’autres sources de financement, relever le transport de marchandises, revenir à une entreprise unique et intégrée, améliorer la production, réinternaliser les charges sous-traitées ou filialisées, renforcer le statut et les droits sociaux, protéger les salariés de la branche ferroviaire par l’obtention de garanties collectives, doivent être entendues.

La réforme gouvernementale en cours doit changer d’aiguillage pour remettre le service public sur de bons rails.

Les cheminots tracent la Voie du Service Public SNCF !

Édito

Force est de constater que patronat et gouvernement sont alliés objectifs depuis plusieurs décennies.

Ils s’accordent pour livrer le bien public à des intérêts privés et abaisser les conditions sociales des salariés afin qu’une poignée de nantis s’accapare l’ensemble des richesses.

Les cheminots sont engagés, depuis le 3 avril dernier, dans une lutte pour un véritable Service Public de transport ferroviaire de marchandises et de voyageurs, et pour de meilleures conditions de vie et de travail.

Confrontés à l’inconsistance criante de leurs arguments fallacieux, gouvernement et patronat ont d’abord tenté d’insinuer de manière affligeante le doute sur la légalité du mouvement.

Ils ont ensuite cherché, au moyen de menaces financières fantasques, à dissuader les cheminots d’agir.

Ces tentatives furent vaines.

Derrière les gesticulations et supercheries libéro-patronales, se cache la conviction pour les opposants au Service Public, que la bataille que cheminots et usagers mènent, est en passe d’être gagnée.

Le débat parlementaire qui a débuté va s’étendre au moins jusqu’en juin.

Soyons-en conscients, la mobilisation massive des cheminots, de tous collèges, inscrite sur la durée, déterminera le contenu de la loi !

L’itinéraire est tracé, la voie du progrès est ouverte par et pour les cheminots !

Une grève d’intérêt général

Édito

Le projet de réforme de la SNCF cristallise les enjeux idéologiques et sociétaux autour de la conception même d’un service public et par-delà le choix de société dans laquelle nous voulons vivre.

La France, soumise à la doxa libérale européenne au travers des politiques d’austérité menées par les différents gouvernements ces dernières années, n’a eu de cesse de remettre en cause les missions de service public et le statut des entreprises publiques.

Après la privatisation d’Air France, de France Télécom, d’EDF et GDF, c’est notre entreprise qui est aujourd’hui dans le collimateur des tenants du libéralisme économique avec, en tête, le président des riches, ex banquier.

Face aux grands enjeux d’avenir, la situation de la SNCF appelle légitimement à renforcer le service public ferroviaire et non à le livrer en pâture aux marchés financiers dont l’intérêt ne réside que dans la captation des richesses et l’atteinte d’objectifs de rentabilité, en totale opposition avec le sens et les valeurs du Service Public dont la sécurité, la préoccupation sociale, environnementale, et la réponse aux besoins prévalent sur toutes autres considérations.

La bataille du rail que nous menons n’est pas une bataille des « privilégiés de cheminots ». C’est, au contraire, une bataille de l’intérêt général, pour le service public ferroviaire, pour permettre aux usagers de circuler dans des conditions de sécurité optimales et d’être accueillis dans nos trains et dans nos gares, pour la remise en état des voies et ne pas fermer 9 000 km de lignes, pour que le fret soit enfin mis au service de l’écologie et non des intérêts financiers, une bataille clairement pour le bien commun, le bien de la nation.

C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots travaille chaque jour à convaincre l’ensemble des cheminots d’entrer dans le mouvement de grève pour gagner sur leurs revendications.

OUVERTURE À LA CONCURRENCE ? UNE MAUVAISE REPONSE À UNE MAUVAISE QUESTION !

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Gouvernement et direction SNCF veulent imposer une ouverture à la concurrence dans une nouvelle réforme du ferroviaire, encore une, qui ne prend en compte ni le financement du système, ni la réponse au besoin des usagers.

Les libéraux rabâchent les mêmes arguments qu’au moment  de la libéralisation du Fret ferroviaire, il y a 10 ans : les vertus de la concurrence pour les usagers. Pourtant tous les exemples en Europe ont démontré son inefficacité : les collectivités payent plus pour un service de moins bonne qualité.

D’autres solutions existent, la Fédération CGT des cheminots a transmis son rapport « Ensemble pour le fer » à l’Assemblée nationale et au gouvernement.

Malgré des propositions argumentées de la CGT, gouvernement et direction restent campés sur leur position dogmatique.

Les réunions de « concertation » ne sont en fait que des coquilles vides. L’autoritarisme dont font preuve direction et gouvernement démontre l’inefficacité de cette démarche.

La fédération CGT des cheminots exige un débat public sur l’avenir du service public des transports ferroviaires.

Les cheminots, avec la CGT, attendent des engagements forts de la part du gouvernement et de la direction sur le développement du service public ferroviaire au travers des TET et du Fret, son financement, l’unicité de l’entreprise publique SNCF, des embauches à statut et de meilleures conditions de travail.

Malgré la tentative d’empêcher les cheminots de manifester le 22 mars, ils étaient 40 000 à travers toute la  France pour exprimer leurs revendications et leur détermination.

Si gouvernement et direction n’ouvrent pas de réelles négociations, ils porteraient seuls la responsabilité du conflit de 2 jours tous les 5 jours qui débutera les 3 et 4 avril, les cheminots avec la CGT ne lâcheront rien !

Nos métiers valent mieux que leurs profits !

Édito

Le gouvernement entend mener tambour battant la deuxième réforme ferroviaire en moins de quatre ans et, force est de constater que sa boussole n’est pas l’amélioration du service rendu aux usagers face aux dysfonctionnements répétés, aux sous-investissements chroniques et aux suppressions massives d’effectifs de ces dernières années.

Alors qu’aucun véritable débat public n’est réellement engagé sur les besoins de transports, l’aménagement du territoire, le report modal, la réduction des émissions polluantes…, le gouvernement entend focaliser le débat sur les vertus supposées de l’ouverture à la concurrence, l’obsolescence et l’archaïsme du Statut au regard des droits et protections du Code du travail et des conventions collectives.

De rapport en rapport, il est devenu évident que les seuls leviers de performance et de différenciation identifiés par le patronat sont l’organisation du temps de travail et la polyvalence des métiers.

La négociation en cours du volet classifications et rémunération de la CCN de la Branche ferroviaire a mis en évidence ce dogmatisme du patronat qui ne conçoit nos métiers que par le prisme de la performance économique au mépris de nos savoir-faire techniques garants de la sécurité du mode ferroviaire.

La Fédération CGT des Cheminots porte, pour sa part, dans ces négociations la nécessité de définir précisément les contours des métiers pour éviter tout dumping social dans la Branche. C’est précisément l’objet d’une convention collective : garantir un cadre social commun.

La CGT porte aussi la reconnaissance des qualifications et la valorisation des savoirs et savoir-faire qui doivent se traduire en rémunération et en déroulement de carrière, face à un patronat pour qui la valeur d’un emploi, et donc sa rémunération, ne se mesure qu’à l’aune de ce qu’il rapporte.

L’antagonisme entre capital et travail n’en est que plus évident et, par là même, la nécessité d’élever le rapport de forces pour une juste reconnaissance de nos métiers et qualifications.

Tous ensemble le 22 mars à Paris !

Édito

affiche_defense1Les annonces du 1er ministre du 26 février dernier reprennent la totalité du rapport Spinetta, qui est un condensé des propositions de Macron durant sa campagne ainsi que des projets de la direction de la SNCF.

Nul ne peut être surpris de la hauteur de l’attaque.

Ce qui surprend dans les réactions, c’est finalement l’attachement des Français au chemin de fer. Ils ont compris ces dernières années que l’on ne pouvait plus poursuivre le modèle du tout routier dans notre pays et que la seule alternative de masse qui peut permettre le report modal reste le chemin de fer. Ils connaissent les enjeux environnementaux, ils savent les risques de la pollution sur la santé grâce aux différentes campagnes menées par les associations, ou par le gouvernement de l’époque, sur la COP 21.

Ils vivent également le recul des services publics en territoires. ils le subissent et le déséquilibre s’accentue entre les territoires pauvres et riches. L’annonce de la possible fermeture de 9 000 km de lignes isole encore un peu plus une grande partie de nos concitoyens. Il est d’ailleurs scandaleux de le justifier par le coût pour la collectivité quand cela ne pèse que pour 1,7 milliard d’euros à comparer au plus de 40 milliards de chiffre d’affaires de la SNCF ou aux 100 millions que coûte, à elle seule, la ligne privée Vinci Tours-Bordeaux.

Il y a cependant une réalité, c’est la dégradation de la qualité de la production liée à la gestion par activités, au cloisonnement des services, aux suppressions d’effectifs et au développement de la sous-traitance.

La « Voie du service public SNCF », dans laquelle l’embauche massive de jeunes au statut est un élément incontournable, est une des réponses.

D’ores et déjà, les quatre organisations syndicales expriment un large rejet des annonces du 1er ministre. Une DCI unitaire va être déposée.

Le prochain rendez-vous du 22 mars à Paris doit être une véritable démonstration de la détermination des cheminots à sauvegarder le service public ferroviaire.

Si d’aventure le gouvernement devait passer en force, la CGT prendra alors ses responsabilités.

Cheminots unis et déterminés

Édito

affiche_defense1Certes les intempéries nous ont obligés à reporter la manifestation du 8 février, mais les 13 000 cheminots, qui s’étaient organisés pour manifester leur colère et leurs revendications dans les rues de Paris, restent une force incontestable pour la suite du mouvement.

En effet, les sources d’inquiétudes pour l’avenir de notre entreprise et de nos droits demeurent.

Le gouvernement et la direction d’entreprise louvoient pour avancer masqués…

Spinetta, de concert avec la ministre Madame Borne, décale la remise de son rapport, tout en lâchant des bribes : filialisation du Fret, privatisation du TGV par axe, du TER par ligne, reprise de la dette contre nos conditions de vie et de travail, contre nos droits…

Il nous faut agir !

La préparation de cette manifestation a nécessité un déploiement coordonné pour réaliser les inscriptions. Les militants de la CGT ont su écouter les cheminots et construire avec eux des perspectives revendicatives.

Alors, poursuivons les débats sur tous les chantiers. Il n’en est pas un où il ne manque d’effectifs ou qui ne soit menacé d’externalisation. La future réforme du ferroviaire est dictée par le dogme de la dérégulation, pour que quelques possédants captent les fonds publics au détriment du développement durable et des usagers.

Une SNCF intégrée est la réponse efficace pour répondre aux besoins de la Nation en termes de transport ferroviaire.

Restons offensifs et amplifions la mobilisation, dans la perspective d’un nouveau rendez-vous.

Le 8 février, envahissons la capitale !

Édito

affiche_defense

Rarement les salariés actifs et retraités de notre pays auront subi une telle violence sociale à un rythme aussi effréné. Le Président des riches annonce un agenda pour cette année 2018 qui va dans le même sens. Poursuite de la destruction du Code du travail, casse des services publics, baisse du pouvoir d’achat, réforme du système des retraites sont d’ores et déjà annoncées comme des chantiers prioritaires par le gouvernement.

Les 200 plus grandes fortunes du monde réunies en grande pompe à Versailles applaudissent cette politique patronale.

Rien n’est fatal, nous sommes les plus nombreux ! Il y a urgence à agir en masse pour imposer le progrès social et le développement économique.

Le 8 février, soyons nombreux à Paris pour défendre notre entreprise publique SNCF, nos droits, notre statut, nos conditions de vie. Exigeons un développement du rail, un désendettement de l’entreprise, une augmentation des salaires et des pensions. Il y va de l’amélioration de nos conditions de vie.

Tous ensemble, cheminots actifs et retraités, usagers, citoyens, à Paris le 8 février !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

31 mai 2018

Rosporden. La gare de la commune préoccupe les cheminots

Lundi, les syndicats des cheminots CGT de Rosporden et de Quimper, CFDT et Sud Rail se sont rassemblés, à la gare, afin d'évoquer la situation de l'activité ferroviaire.[…]

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