Fédération CGT des Cheminots


AMPLIFIONS LE RAPPORT DE FORCES PAR LA GRÈVE !

Réforme des retraites

| Maîtrise et cadres UFCM

Les nouveaux temps forts démontrent une mobilisation bien ancrée contre l’injustice sociale. 

Malgré l’omerta imposée par le président du GPU, un cadre sur trois était en grève le 31 janvier selon nos sources. 

Si le gouvernement perd la bataille de l’opinion, il ne lâche pas sa réforme pour autant. Il faut donc le contraindre à nous entendre ! 

 POUR ETRE UTILES À L’ENTREPRISE, RESTONS LIBRES DE NOS OPINIONS ! 

Les taux historiques de grévistes au sein de l’encadrement en attestent, le fait d’être agent de maîtrise ou cadre n’empêche pas de s’opposer à la politique mise en oeuvre par la haute direction ou le gouvernement. 

Maîtrises et cadres, nous sommes des salariés comme les autres, avec un contrat de travail, avec des droits garantis, même si certains ont un rôle particulier : celui de relayer les orientations de l’employeur. 

Nous sommes concernés par la réforme des retraites, au même titre que l’ensemble des salariés, que nous ayons poursuivi des études longues ou construit notre déroulement de carrière. 

L’engagement dans la grève des encadrants, des agents opérationnels et fonctions supports dans un établissement ou dans un siège, est un levier pour être entendus. 

LA MANIFESTATION EST UN DES MOYENS D’EXPRESSION DÉMOCRATIQUE, LE DROIT DE GRÈVE EST UN OUTIL DE PRESSION ! 

Quels que soient nos métiers et nos qualifications, nos employeurs ne nous donnent rien. Ils achètent notre force de travail pour en dégager un profit. 

Lorsque nous sommes en grève, c’est-à-dire non-payés, le patronat décrit une perte de ressources financières qui met à mal l’équilibre économique de notre entreprise ! 

Stopper le travail est un véritable levier de pression économique, quelle que soit sa fonction ! 

De plus, l’engagement des maîtrises et cadres dans le mouvement par la grève est un signe fort, qui pèse de façon considérable dans le rapport de forces. 

RENFORÇONS L’UNITÉ DES SALARIÉS DE TOUS LES COLLÈGES ! 

Les premiers dirigeants des entreprises ferroviaires demandent aux encadrants de porter le projet de réforme des retraites pour économiser sur nos salaires. Ils leur demandent d’assumer, là où le gouvernement échoue : convaincre que cette réforme régressive est juste. 

L’encadrement refuse de porter des mensonges et des contre-vérités. Il n’est pas militant des orientations du gouvernement ou du patronat. 

L’ENCADREMENT AUSSI SAIT ET PEUT DIRE NON ! 

Il est primordial que ceux qui travaillent et qui sont salariés, mais qui ont des responsabilités différentes, s’unissent. Ensemble, nous devons empêcher les tentatives du gouvernement de dissoudre nos forces. 

CHEMINOTS DE TOUS STATUTS,
DE TOUTES ENTREPRISES,
DE TOUS COLLÈGES,

ENCORE PLUS NOMBREUX,
POUR NOS RETRAITES, UNE SEULE SOLUTION :
L’ACTION ! 

Après une participation massive aux manifestations du samedi 11 février, agissons par la grève et la manifestation le jeudi 16 février 2023. 

ENSEMBLE, NOTRE VOIX EST PLUS FORTE ! 

Téléchargements

LES MAÎTRISES ET CADRES MANIFESTENT POUR LE SERVICE PUBLIC !

28 mai : manifestation nationale à Paris

| Fédération

Les politiques libérales européennes ont permis aux États, dont la France, d’engager la privatisation des compagnies publiques « historiques » : concurrence, sous-traitance et moins-disant social.

Le 28 mai 2024, manifestons ensemble pour un service public ferroviaire qui réponde aux besoins de la Nation et qui respecte les cheminots.

Rendez-vous 12h00 place d’Italie à Paris !

Le patronat ferroviaire acteur de la libéralisation

Face aux besoins d’investissements, la concurrence ne s’installe pas naturellement. Alors, les tenants de la concurrence libre et non faussée imposent, via les États :

  • La séparation étanche du réseau et des gares ;
  • Le morcèlement du trafic ferroviaire en marchés ;
  • Une concurrence au travers de filiales étrangères ou intérieures des entreprises nationales ;
  • Des circuits financiers comme le fonds de concours1 pour épargner les entreprises privées.

Cette politique est extrêmement coûteuse car il faut démultiplier les structures. Donc les libéraux imposent le moins-disant social via une Convention Collective d’un niveau de garanties très inférieur qui dérèglemente les droits des cheminots.

Elle met en concurrence les cheminots entre eux.

Le président JP. Farandou ne cache plus que le recours aux filiales a pour objectif de ne pas appliquer le temps de travail SNCF (nombre de repos et congés supprimés, flexibilité de repos et de l’astreinte, temps de travail accru etc.) au détriment de la mutualisation.

La recherche de cash pousse la Direction à vendre :

  • Systra (filiale en ingénierie ferroviaire avec la RATP) ;
  • Akiem (filiale de location de locomotives SNCF) ;
  • Ermewa (filiale de location de wagons) à des fonds financiers peu scrupuleux.

…mais aussi les immeubles, les emprises ferroviaires à des promoteurs.

La logique de profit prend le pas sur l’aménagement du territoire : La radiation de rames TGV a permis la diminution de dessertes, la concentration des trafics sur LGV au détriment des prix (Yield) et du confort (correspondances obligatoires et approximatives). C’est le TGV business !

Le trafic de marchandises est divisé par 2 en 20 ans et nécessite des aides. Fret SNCF est liquidé pour tenir à flot les entreprises privées. Le réseau est en dégradation, pendant que les régions construisent des ateliers TER et achètent des rames pour chaque bout de lots !

Cela ne peut pas marcher et cela ne marche pas : le ferroviaire est un système rigide et têtu !

IL FAUT RENATIONALISER LE FERROVIAIRE en intégrant toutes les entreprises, les sous-traitants et prestataires.

Un impact sur le travail des ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise

Dans l’organisation néolibérale du travail, les technologies servent la programmation et le contrôle du travail dans ses procédures et dans ses résultats. Quel que soit le niveau d’expertise, le patronat veut des salariés, quel que soit le collège, facilement interchangeables, sans prise en compte des qualifications, savoir-faire et expériences.

Le travail se déshumanise. Pour les ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise, les objectifs sont fixés principalement pour générer des dividendes. Cette financiarisation des entreprises procède par objectifs quantitatifs de court terme, incompatibles avec le développement humain et durable : elle tue le travail et tue au travail.

La réalisation des objectifs est devenue le seul critère d’évaluation des encadrants. Beaucoup en perdent alors la finalité de leur production : faire fonctionner le système ferroviaire. Cette forme de contractualisation pousse au présentéisme et se traduit, de fait, par une exigence de disponibilité. Il faut tout le temps recommencer, ce n’est jamais fini, avec un effondrement de la confiance en soi.

Exigeons un Statut du travail cheminot

Le ferroviaire nécessite des métiers, des connaissances et des savoir-faire. Nous ne pouvons plus les laisser se volatiliser. Les politiques de la direction sont coupables et irresponsables !

Ce Statut doit permettre les parcours professionnels, la reconnaissance des expériences et des diplômes, de tenir compte de l’exigence du service public et prendre soin de notre santé. Il doit permettre aux agents, notamment les encadrants qui sont à la fois vecteurs et victimes, de sortir d’une précarité personnelle induisant fatigue, épuisement et surmenage.

Aujourd’hui, les directions usent de tous les artifices pour ancrer leur emprise sur les maîtrises et cadres. Elles masquent leur système hyper directif par la communication et les éléments de langage obligatoires. La fausse autonomie, les séminaires en tous genres, le brainstorming et autres tchats donnent l’illusion d’être co-constructeurs…

Reprenons la main sur le travail

L’entreprise publique doit être un outil pour le transport écologique des citoyens et des marchandises. Elle doit permettre d’investir massivement dans les infrastructures de transports. Plutôt que de mettre les opérateurs des réseaux en concurrence, créons la coopération européenne en s’appuyant sur des entreprises publiques.

Réapproprions-nous l’organisation de la production ferroviaire en recréant des collectifs de travail !
L’objectif de l’UFCM-CGT est de sortir les ICTAM d’une posture de relais des orientations patronales, avec un devoir de réserve, dans laquelle le patronat cherche à les enfermer.

Le 28 mai, Ingénieurs, Cadres, Techniciens, Agents de Maîtrise, que nous soyons fonctionnels, encadrants, prescripteurs, opérationnels, revendiquons pour nos salaires, nos emplois, notre temps de travail !

Manifestons pour le ferroviaire et pour nos conditions de vie et de travail !

Téléchargements

SNCF RÉSEAU : SOUS-TRAITANCE DE L’ÉTHIQUE, TACTIQUE SYSTÉMATIQUE !

Risques psycho-sociaux

| Fédération

La CGT des Cheminots et la CFDT Cheminots dénoncent l’instrumentalisation des enquêtes des cabinets dits « extérieurs » dans le cadre des procédures disciplinaires et droits d’alerte. L’utilisation de ces cabinets, et en particulier le cabinet NAYAN, est une dérive d’usage de l’entreprise qui n’est pas sans conséquence sur les salariés, ni sur le travail de leurs représentants.

La direction de la SA Réseau a recours quasi systématiquement à des cabinets extérieurs dits indépendants afin de réaliser des enquêtes lors de signalements liés aux risques psycho sociaux. Les enquêtes réalisées par ces cabinets semblent souvent des enquêtes à charge servant de levier méthodique pour une sanction disciplinaire.

Le principe du contradictoire n’y est pas respecté, et le salarié se retrouve souvent isolé dans un cadre méthodologique et réglementaire flou et manquant grandement de transparence.

Ces enquêtes prennent la plupart du temps la forme d’entretiens qui sont perçus par bon nombre de salariés comme des « interrogatoires » et qui peuvent durer plus de 3h, sans possibilité de se faire accompagner par un représentant du personnel de leur choix.

Ces enquêtes sont rarement très objectives et nous pouvons également nous interroger sur leur indépendance réelle : la lettre de mission émane de la direction et c’est elle qui rémunère le cabinet extérieur. Ces lettres de mission ne sont pas fournies aux représentants du personnel. Nous constatons également d’un cabinet à un autre que la qualité des consultants est vraiment aléatoire et peut gravement nuire aux conclusions des enquêtes réalisées.

Ce procédé devenu quasiment systématique semble principalement utilisé pour que la direction ne puisse se voir reprocher de manquer à son obligation de prévention des risques professionnels, conformément à un arrêt de la cour de cassation de 2019 qui a jugé que « L’absence d’enquête interne après la révélation d’un harcèlement constitue une violation par l’employeur de son obligation de prévention des risques professionnels qui cause un préjudice à l’intéressé même en l’absence de harcèlement ».

Il apparaît également que lors du dépôt de droits d’alerte par des élus CSE, le choix a de nouveau été fait de mandater le cabinet Nayan, au détriment d’une enquête commune telle que prévue par le code du travail.

La CGT Cheminots et la CFDT Cheminots ne peuvent pas tolérer cette méthode qui va à l’encontre même des prérogatives des élus et des représentants du personnel et donc des droits des salariés.

L’inspection du travail, également saisie du sujet, a abondé dans ce sens, en rappelant dans un courrier qu’une enquête suite à droit d’alerte ne pouvait en écarter les signataires.

De plus, plusieurs salariés ayant participé à ces enquêtes ont indiqué se sentir intimidés par les conditions d’entretien et ne se sentiraient pas libres de s’exprimer sous peine de représailles. Ils estiment que l’entretien serait mené à charge pour certains salariés du collectif. Ces avis doivent être entendus et pris en compte.

La direction de l’entreprise profite du fait que le cadre réglementaire concernant les cabinets externes est une « zone grise ».

Le cabinet Nayan précité par exemple, a déjà été écarté par d’autres entreprises suite à la dénonciation de ses méthodes par des représentants du personnel (notamment dans l’entreprise Orange) car « nombre de salariés sortaient des entretiens avec les experts de cabinet dans des états émotionnels inadmissibles et les conclusions des enquêtes omettaient certains éléments remontés par les salariés »

Un licenciement a également été reconnu comme nul et sans cause réelle et sérieuse du fait de la légèreté de force probante du rapport de ce cabinet.
Cela doit conduire la direction de SNCF Réseau à interrompre immédiatement le recours aux cabinets extérieurs, arrêter toutes les enquêtes en cours ainsi qu’à détruire l’ensemble de leurs productions écrites.

POUR LA CGT CHEMINOTS ET LA CFDT CHEMINOTS
LES ENQUÊTES DOIVENT ÊTRE MENÉES IMPARTIALEMENT,
ET LES REPRÉSENTANTS DU PERSONNEL Y ÊTRE ASSOCIÉS DANS L’INTÉRÊT DES SALARIÉS, LA DIRECTION DOIT Y VEILLER !

Téléchargements

GESTIONNAIRES DE MOYENS, REPRENONS LA MAIN SUR NOTRE MÉTIER !

Pétition

| Maîtrise et cadres UFCM

Le déploiement à marche forcée des outils numériques (Orion, Oscar, Progrès, Score, ORP, Hastus) et les réorganisations successives des bureaux de commande ou autres centres opérationnels ont sérieusement dégradé le métier et les conditions de travail des gestionnaires de moyens.

Leur quotidien est saturé de tâches « parasites » liées aux dysfonctionnements des outils, aux platesformes de commande de taxis « ubérisés », aux adaptations permanentes des journées en opérationnel, aux formations de cheminots en reclassement ou en contrat précaire et plus encore à l’utilisation d’une multitude d’outils de communication numérique comme Avaya, Teams, SMS, téléphone, e-mail, etc.

La désorganisation amorcée par les réformes successives a créé des « tubes étanches » entre les différents services, engendrant des tâches supplémentaires responsables de l’augmentation des risques psychosociaux.

Les spécialisations par produit, voire par ligne, se conjuguent avec une polyvalence imposée de plus en plus débridée : commande d’ADC, de cheminots sédentaires et/ou d’ASCT, tenue d’astreinte, réglementations différentes, etc.

Dans le même temps, les parcours professionnels et les possibilités de déroulement de carrière se réduisent, et la perte de sens du travail gagne du terrain.

Pour la CGT, il devient urgent de reprendre la main et d’exiger la reconnaissance du métier de gestionnaire de moyens.

JE SIGNE CETTE PÉTITION :

POUR des outils numériques fonctionnels et adaptés ;
POUR des effectifs suffisants dans les bureaux de commande et les centres opérationnels ;
POUR l’amélioration des roulements 3X8 avec des périodes courtes et l’augmentation du nombre de week-ends ;
POUR l’attribution de l’indemnité de saisie de 70 euros pour tous les GM ;
POUR la prise en compte du temps de prise de service à hauteur de 10 minutes pour les postes à relève ;
POUR l’attribution d’une indemnité pour les agents chargés des formations au poste de travail ;
POUR un parcours professionnel prenant en compte les examens et l’ancienneté ;
POUR des passerelles entre les métiers ;
POUR un retour à la proximité sur les sites en front-office.

Téléchargements

DONNONS DU SENS AU TRAVAIL !

Gestionnaire de moyens

| Maîtrise et cadres UFCM

Le déploiement à marche forcée des outils numériques et les réorganisations successives des bureaux de commande ou autres centres opérationnels ont sérieusement dégradé le métier et les conditions de travail des gestionnaires de moyens.

Pourtant essentiel à la production ferroviaire, le métier de gestionnaire de moyens n’a jamais été reconnu à sa juste valeur. Depuis la mise en place de l’accord Classifications et Rémunérations, le métier de GM est repris dans le guide des emplois-types dans la famille professionnelle « Production ferroviaire », identifié « gestionnaires de moyens humains et matériels » associé à cinq emplois-repères.

Chaque activité a besoin de GM pour assurer la conception des plans de transport et l’organisation de la production humaine et matérielle en adéquation avec les besoins.

Le résultat de la séparation par activité a sclérosé le métier avec des objectifs différents, surtout financiers, qui prennent le pas sur la production. Les cheminots sont confrontés à une entreprise fracturée par cette politique et cela a un impact direct sur l’exercice du métier. C’est pourquoi un groupe de travail spécifique Gestionnaire de moyens s’est tenu le 03 avril dernier.

La CGT rappelle qu’un·e gestionnaire de moyens doit maîtriser l’ensemble de la chaîne de production pour répondre aux défis de la sécurité, des conditions de travail et de la réalisation d’un service public de haut niveau attendu par les usagers et les chargeurs.

Actuellement, ils-elles sont dédié·e·s par produit, voire par ligne. Cela se conjugue avec une polyvalence imposée de plus en plus débridée : commande d’ADC, de cheminots sédentaires et/ou d’ASCT, tenue d’astreinte, réglementations différentes. Toutes les missions qui leur étaient dévolues disparaissent, les réduisant au simple rôle d’opérateurs de saisie des données sur des logiciels défaillants.

La CGT rappelle qu’elle n’est pas opposée à l’évolution technologique, si elle permet d’améliorer les conditions de travail et ne détruit pas les métiers et l’emploi.

La CGT exige donc des embauches et des formations au métier de gestionnaire de moyens, que ce soit sur les plates-formes de commande, sur les centres opérationnels ou sur les sites de conception, afin de permettre des parcours professionnels et des possibilités de déroulement de carrière.

Pour Lire les témoignages de GM : Télécharger le tract complet ci-dessous

La CGT revendique :

  • des effectifs suffisants dans les bureaux de commande et les centres opérationnels ;
  • des outils numériques fonctionnels et adaptés ;
  • l’amélioration des roulements 3×8 avec des périodes courtes et l’augmentation du nombre de week-ends ;
  • l’attribution de l’indemnité de saisie de 70 euros pour tous les GM ;
  • la prise en compte du temps de prise de service à hauteur de 10 minutes ;
  • l’attribution d’une indemnité pour les agents chargés des formations au poste de travail ;
  • un parcours professionnel prenant en compte les examens et l’ancienneté pour des passerelles entre les métiers.

C’EST POURQUOI LA CGT APPELLE TOUS LES CHEMINOTS DE LA FILIÈRE GESTIONNAIRE DE MOYENS À SIGNER ET FAIRE SIGNER LA PÉTITION. CELLE-CI DOIT PERMETTRE D’INTERPELLER LA DIRECTION DANS LES PROCHAINES SEMAINES SUR LA BASE DE NOS REVENDICATIONS.

 

Téléchargements

GT ENCADREMENT : LA CGT CADRE LE SUJET !

| Maîtrise et cadres UFCM

À l’issue des (pseudo-) négociations NAO, la Direction avait annoncé vouloir mettre en place un groupe de travail Encadrement.

La Fédération CGT des cheminots a toujours porté un œil attentif aux spécificités des cadres, techniciens, ingénieurs et agents de maîtrise, se dotant, dès les années 1960, d’une Union fédérale des cadres et, en 1973, d’une Union fédérale des cadres et maîtrises afin de travailler avec eux leurs revendications et approches particulières des sujets, dans la convergence des luttes.

L’UFCM-CGT s’est rendue à la première bilatérale porteuse de ses orientations afin de cadrer les sujets qui pourraient être abordés lors de ce groupe de travail.

Pour la CGT et son UFCM, il est impossible :

  • de parler d’une rémunération ou d’une grille de salaires dédiée uniquement aux cadres ;
  • de restreindre la notion d’encadrement aux seuls cadres ou aux seuls « managers ».

L’UFCM-CGT préfère d’ailleurs parler d’Ictam (ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise), qui reflète mieux la diversité des collèges, parcours et fonctions que la notion d’encadrement ou d’encadrants, qui pourrait cantonner la réflexion aux seuls cadres assurant des fonctions managériales.

Dans cette bilatérale, l’UFCM-CGT a pointé la nécessité de discuter sur :

  • la réduction des charges de travail et du temps de travail ;
  • la considération des cadres et/ou encadrants comme des salariés comme les autres ;
  • des conditions de travail correctes pour les Ictam, sans les échanger contre de quelconques compensations numéraires ;
  • la sortie des Ictam d’une rémunération individualisée et soumise aux objectifs financiers de l’entreprise et non à la qualité de production ;
  • les moyens de bien travailler pour les Ictam, notamment par les effectifs, y compris par le dimensionnement suffisant des collectifs subordonnés ;
  • l’arrêt de l’arbitraire patronal qu’ils subissent ou qu’on les oblige à faire subir ;
  • la reconnaissance de tous les métiers et fonctions et du sens au travail ;
  • l’organisation du travail et le rôle des maîtrises et cadres dans celle-ci.

Tous ces sujets sont vecteurs d’une souffrance que nos équipes militantes de terrain nous remontent de plus en plus fréquemment et contre laquelle ils accompagnent et arment nos collègues cadres et maîtrises.

L’UFCM-CGT tiendra informés régulièrement l’ensemble des cheminots sur la tenue, la teneur et les avancées de ces réunions et les mettra en débat avec eux.

Pour suivre les annonces et connaître les propositions de l’UFCM-CGT, n’hésitez pas à prendre contact avec les militants UFCM-CGT de votre périmètre.

Téléchargements

CADRES JEUNES EMBAUCHÉS : POUR UN PARCOURS D’ACCUEIL INTÉGRATEUR

Parcours professionnels

| Maîtrise et cadres UFCM

Les jeunes embauchés cadres participent à la construction du ferroviaire de demain. Ils sont l’avenir. Pour ce faire, ils doivent avoir tous les atouts en mains.
En tant qu’encadrants ou en tant que techniciens et experts, donnons-leur un parcours pour acquérir les moyens, les savoirs, l’expérience et l’autorité pour exercer leur travail.

Depuis quelques années, la SNCF modifie l’accueil et accélère les parcours d’intégration des jeunes embauchés cadres, prenant exemple sur les entreprises privées. En effet, la période d’essai n’est pas pensée pour transmettre des savoirs, mais pour tester les nouveaux embauchés. En la superposant à la période d’accueil et de première validation de formation, les employeurs fusionnent les deux notions. Cette politique managériale va à l’encontre de la sécurité et la qualité de la production, mais aussi à l’encontre de l’intérêt de ces jeunes cheminots.

UN ACCUEIL FORMATEUR

L’accueil des jeunes embauchés doit leur permettre d’appréhender la structuration de l’entreprise et les bases de la sécurité, ils ne peuvent être livrés à eux-mêmes. Pour les écouter, les aiguiller et les conseiller, ils doivent bénéficier d’une forme de tutorat, avec du temps dédié pour tous les acteurs.

La formation des jeunes cadres est primordiale dans la qualité et la sécurité de travail fourni. Nous le voyons depuis quelques temps, une formation certifiante de 4 mois, mais sans formation métier initiale complète, suivie d’une prise de poste de cadre ou technicien aguerri, est utopique et dangereuse !

Pour la CGT, la formation doit pouvoir les armer techniquement à exercer leur métier et encadrer des agents. Cette formation doit se faire en présentiel et avoir une durée suffisante pour acquérir parfaitement la théorie et les techniques. L’expérience terrain en formation parfait l’acquisition de connaissances concrètes. À noter : certaines habilitations nécessaires à la tenue de poste sont faites actuellement à la va-vite, voire ne sont pas faites !

LA RECONNAISSANCE DES DIPLÔMES

Les employeurs recrutent les cheminots avec les qualifications indispensables mais sans les reconnaître par le salaire.
Dans certains cursus, ils payent le salarié sur des classes inférieures pendant le temps de formation. Il arrive même qu’ils recrutent directement sur la classe inférieure.

La CGT exige que les diplômes soient reconnus et les cheminots soient payés en conséquence. La Validation des Acquis de l’Expérience doit aussi être favorisée et reconnue.

Niveau de diplôme Salaire Qualification CGT
Sans diplôme 1 x le Smic Exécution 1
CAP/BEP 1,4 x le Smic Exécution 2
Bac 1,7 x le Smic Exécution 3
Bac + 2 2 x le Smic Maîtrise 1
Licence 2,3 x le Smic Maîtrise 2
Maîtrise 2,4 x le Smic Cadre 1
Master 2,9 x le Smic Cadre 2
Doctorat 3,3 x le Smic Cadre supérieur 1

UN TEMPS DE TRAVAIL RESPECTÉ

La CGT rappelle qu’il y a une législation du travail et un Code du travail pour tous les salariés, dont les cadres. À la SNCF, tout cheminot sédentaire doit faire 35 heures hebdomadaires (en moyenne), soit 1 589 heures de travail annuelles. Cela concerne aussi le régime de travail en forfait-jours même s’il n’y pas de décompte horaire (et c’est le piège !).

Certains dirigeants vont jusqu’à exiger que les cadres au forfait-jours soient présents à des plages horaires fixes, allant à l’encontre du principe d’une autonomie de son emploi du temps.
La CGT (opposée au principe même de la forfaitisation du travail) revendique le décompte des heures de travail et le respect des limites des temps de travail (journalières, hebdomadaires, etc.) et des temps de repos.
Un agent en découverte de son métier est moins productif. Cela a toujours été vrai. L’employeur ne peut lui reprocher ou exiger qu’il travaille en plus et, de plus, sans être rémunéré.

L’ÉQUILIBRE ENTRE LA VIE PROFESSIONNELLE ET PERSONNELLE

La charge mentale de l’encadrement augmente d’année en année. Les nouvelles technologies, l’information et la communication l’accentuent. Pour leur santé, les cheminots doivent pouvoir aussi « déconnecter » du travail pendant leur repos. La CGT revendique le droit à la déconnexion.
Les jeunes cadres en formation doivent être soumis à une veille particulière de l’application réglementaire du temps de travail et bénéficier de formations sur ces items afin d’être en capacité de les faire respecter pour leurs futures équipes. Les jeunes cadres doivent pouvoir s’épanouir aussi en dehors du travail. Le travail ne doit pas devenir aliénant.

LE SALAIRE ET LA RECONNAISSANCE DES QUALIFICATIONS

Le travail doit être rémunéré à sa juste valeur. Les diplômes et l’expérience acquise doivent être correctement rémunérés. Les jeunes cadres doivent aussi avoir une perspective d’avenir.
La CGT est également opposée aux Rémunérations Annuelles Garanties, qui ne sont qu’un plancher et tirent les salaires vers le bas, et revendique une grille salariale pour tous les cheminots.

Un parcours d’intégration permet donc de lier automatiquement l’acquisition de la qualification et le déroulement sur la grille salariale.

 

En résumé, les employeurs utilisent les jeunes cadres sur des postes reconnus bien en-deçà de leurs diplômes, leur donnent une formation au rabais et finissent par les mettre en poste trop rapidement avec une faible rémunération. Ils donnent ainsi autorité aux jeunes cadres sans les pleines compétences et sans moyens, ce qui les met en difficulté… alors qu’ils ont la responsabilité juridique !

 

Avec l’UFCM-CGT, les jeunes cadres peuvent gagner des droits nouveau et améliorer leurs conditions de travail, leur rémunération et déroulement de carrière.

ENSEMBLE, EXIGEONS LES MOYENS POUR BIEN TRAVAILLER ET POUR RECONNAÎTRE NOS QUALIFICATIONS.

Téléchargements

8 MARS, TOUS ET TOUTES NÉCESSAIREMENT FÉMINISTES !

Égalité professionnelle

| Maîtrise et cadres UFCM

« Dans toutes les branches du travail humain, la femme assume la même fonction que l’homme… Comment de cette identité d’existence et de fonction ne résulterait-il pas l’identité des droits et des revendications. » (Jean Jaurès, La Dépêche, 1907)

Et si l’identité des droits et des revendications est valable pour que les femmes s’associent aux mouvements de l’ensemble des salariés, alors l’ensemble des salariés doit s’associer aux mouvements pour les droits et revendications pour les femmes. Et en plus, ils ont tout à y gagner !

Dans la branche ferroviaire et le GPU, les femmes, notamment maîtrises et cadres, continuent de souffrir des mêmes écueils :

  • le plancher collant : difficultés qu’ont les femmes à être promues en début de carrière et à gravir les échelons au sein d’une entreprise. Les femmes ont moins accès aux promotions fonctionnelles, en lien avec les présupposés de disponibilité et technicité de ces postes ;
  • les parois de verre : les femmes sont concentrées dans peu de professions. Or, ces emplois sont dévalorisés ;
  • le plafond de verre : même si la part des femmes cadres augmente, elles n’occupent pas les postes les mieux rémunérés ;
  • les primes : les femmes touchent moins de primes. La part variable des cadres étant importante, les femmes sont plus discriminées.

Quelques exemples tirés des données officielles UTP et GPU 2022 (chiffres 2023 non encore connus) pour les illustrer :

  • En 2022, les femmes ne représentent que 21 % des effectifs de la branche ferroviaire et 20,4 % des embauches. Pour le GPU, les femmes représentent 22,89 % de l’effectif, + 0,10 point en un an, et 20,81 % des embauches en CDI.
  • La part des femmes en emploi précaire est significative : 52,61 % des contrats aidés et 50,18 % des CDD, dont 64,55 % des CDD cadres !
  • En 2022, les femmes représentaient 29,79 % des classe 1 (+9 % en 2 ans), 21,81 % des classe 2 (- 1,5 % en 2 ans) et 21,74 % des classe 3 (-0,6 en 2 ans), mais, en 2022, les femmes ne représentent que 20,96 % des promotions à la classe 4 où elles ne représentent que 16,39 %. LA DISCRIMINATION S’INTENSIFIE DÈS L’ACCÈS À LA MAÎTRISE.
  • La part des femmes, dans le nombre de promotion en classe est toujours inférieure à la représentation des femmes (– 0,5 % en 2022) ;
  • À part à la classe 1, la rémunération mensuelle moyenne brute est systématiquement inférieure pour les femmes, au CP comme contractuelles ;
  • Le poids des EVS dans la rémunération réelle des femmes maîtrises ou cadres est systématiquement inférieur à celui des hommes ;
  • Moins de 17 % du volume d’heures de formation dispensées au sein du GPU au cours des deux dernières années ont concerné des femmes, quand elles représentent 22,9 % de l’effectif total.

Accepter la discrimination envers les femmes, c’est accepter toutes les discriminations, qu’elles soient basées sur le sexe, la race, la religion réelle ou supposée, les aptitudes physiques réelles ou supposées, la sexualité réelle ou supposée, les contraintes familiales réelles ou supposées, la disponibilité réelle ou supposée, la mobilité réelle ou supposée…

Si toutes concernent les femmes, chacune ne concerne pas que les femmes.

Lutter contre ces discriminations, c’est donc lutter pour chacun, pour TOUS. Les hommes comme les femmes doivent donc prendre toute leur place dans ce combat.

Garantir l’égalité réelle entre les femmes et les hommes au travail passe par des règles collectives, un cadre unique et commun qui s’impose à toutes et tous !

Gagner de meilleures conditions de travail pour les femmes, comme un accès facile aux toilettes, des outils pour le port de charges lourdes, la fin des réunions à 17h30, la réduction du travail de nuit au strict minimum de la continuité de service public, c’est gagner pour tous l’hygiène au travail, la réduction des troubles musculosquelettiques, le droit à la parentalité, à une vie sociale, sportive et culturelle… bref permettre aux hommes d’être des femmes comme les autres !

Concernant l’accès aux métiers à dominante féminine pour les hommes, ils sont depuis de nombreuses années supprimés massivement par l’entreprise, comme les fonctions RH, la vente et le médical et social, souvent remplacés par des alternantes sur les plus basses tranches de rémunération et largement subventionnées.

Gagner une grille des salaires de branche pour tous permet de lutter contre les discriminations salariales, qu’elles soient sexistes, racistes, syndicales, politiques…

Gagner un dispositif d’accès aux fonctions maîtrises et cadres qui repose sur des connaissances du système ferroviaire, des savoir-faire techniques et des connaissances théoriques des métiers et un dispositif de déroulement de carrière qui repose sur la formation sous contrôle des salariés, c’est gagner pour tous de la transparence, de la légitimité et empêcher l’encadrant d’être soupçonné de favoritisme pour quelque cause que ce soit.

ALORS, CE 8 MARS, ON MATÉRIALISE SON ENGAGEMENT ET SON ACTION AU QUOTIDIEN POUR L’ÉGALITÉ
PAR SA PARTICIPATION À LA GRÈVE FÉMINISTE ET AUX RASSEMBLEMENTS ET MANIFESTATIONS SUR TOUT LE TERRITOIRE !

 

Téléchargements

EIA : ARRÊTONS DE SUBIR !

Processus managérial

| Maîtrise et cadres UFCM

L’EIA (entretien individuel d’appréciation), c’est le moment pour négocier des moyens en corrélation avec l’atteinte des objectifs que nous sommes censés partager. Et lorsque que les objectifs ne sont pas partagés, c’est aussi l’occasion d’exprimer nos réserves.

UN EIA MAL-PRÉPARÉ ET SUBI, C’EST SE METTRE EN DANGER !

Les risques pour les salariés cadres lors de leur EIA peuvent générer une pression non-supportable pour atteindre des objectifs irréalistes. Le manque de reconnaissance de leur travail, la mise en concurrence avec leurs collègues et le risque de subir des discriminations ou des mesures injustes liées à la gestion des ressources humaines peuvent les conduire jusqu’au « burn-out ».

Négocions des objectifs réalisables en respectant sa capacité de travail et le temps que l’on y passe.

L’entreprise a une obligation de résultats et le salarié une obligation de moyens.

Le salarié, quel que soit son grade, n’a qu’une obligation de moyens, il doit faire le travail qui lui est commandé pour contribuer à l’objectif général, mais ne peut pas endosser de responsabilité personnelle si le résultat n’est pas
atteint.

À titre d’exemple :

Le représentant de l’employeur ne peut pas donner pour objectif zéro accident du travail de l’équipe, zéro incident ou encore le doublement du chiffre d’affaires. Mais il peut donner pour objectif de garantir la priorité de veiller à l’application des normes, si l’ensemble des moyens sont attribués.

DONC NE VALIDONS QUE DES OBJECTIFS DE MOYENS !
NÉGOCIONS DES MOYENS POUR ATTEINDRE CES OBJECTIFS

Les encadrants, comme tous les salariés, se trouvent confrontés à des buts définis par la prescription. Pour réaliser du travail bien fait, ils ont besoin de débattre et de négocier avec le ou les prescripteur(s) pour obtenir les moyens nécessaires à une production qui réponde aux exigences et prescriptions de qualité et de sécurité.

À titre d’exemple :

Le nombre d’heures ou de stages de formation pour soi ou les agents subordonnés, les effectifs pour tenir la charge, le matériel informatique nécessaire, etc.

SI LES MOYENS NE SONT PAS ACCORDÉS, LES OBJECTIFS NE PEUVENT ÊTRE VALIDÉS !

Accepter des objectifs inatteignables sans moyens, c’est aussi accepter de ne pas pouvoir les dénoncer en cas de procédure disciplinaire, d’écartement de processus de déroulement, de destitution du poste tenu comme en cas d’incident ou pire.

N’OUBLIONS PAS NOS RESPONSABILITÉS JURIDIQUES !

La délégation de pouvoir de l’employeur responsabilise les encadrants sur LES prescriptions.

Cette délégation de pouvoir tourne autour du triptyque autorité, moyens et compétences.

Pour la CGT et son UFCM, les compétences liées à l’expérience, la formation et aux savoir-faire sont la condition première pour lui permettre d’apprécier et exiger les moyens nécessaires pour faire correctement son travail ou réaliser ses missions.

L’autorité donnée se définit par la responsabilité de prévoir, de diriger, contrôler et coordonner les activités d’une partie d’une entreprise ou d’une organisation avec le pouvoir de commandement correspondant par délégation de l’employeur et sous son autorité.

La délégation de pouvoir, et donc sa responsabilité juridique sur les collectifs qui leur sont subordonnés, ne peut s’exercer qu’une fois ces deux premières conditions remplies.

CETTE DÉLÉGATION DE POUVOIR DOIT ÊTRE CLAIREMENT DÉFINIE PAR ÉCRIT.

Lors de nos EIA, exigeons :

  • Une charge de travail qui soit compatible avec les 1589h annuelles qui nous sont payées ;
  • Un temps de présence suffisant auprès des collectifs subordonnés, ce qui suppose un ajustement des tâches de reporting (communication des données) et de certaines réunions qui surchargent les emplois du temps ;
  • Des appuis de proximité réactifs pour les services nécessaires aux cheminots ;
  • Des appuis techniques en proximité pour garantir la qualité de la production ;
  • Des moyens humains, matériels et financiers qui concourent à l’application de nos missions.

La plateforme Station C n’a pas été conçue pour apporter des réponses et préparer sereinement les EIA. La CGT a exprimé ses inquiétudes à la direction. Les réponses apportées montrent qu’il est un outil managérial au service de l’employeur, mais pas des agents (N+1 et audité).

⇒ L’UFCM-CGT met un guide à la disponibilité des deux intervenants de l’entretien : voir le guide

Bonne lecture !

Téléchargements

L’INGÉNIERIE DU MATÉRIEL À LA CROISÉE DES CHEMINS !

| Maîtrise et cadres UFCM

Les Ingénieries SNCF du Matériel roulant, fortes de près d’un siècle d’expérience, constituent les fondations solides de l’édifice SNCF. Les compétences et savoirs, technicités et expériences ferroviaires acquises sont immenses et font référence dans le monde entier.

Malgré cela, la direction du Matériel applique une politique d’entreprise dévastatrice qu’elle érige en dogme et impose contre vents et marées !

LA DIRECTION DU MATÉRIEL JOUE AU BONNETEAU AVEC LES EFFECTIFS ET LES SAVOIRS !

Les réorganisations se succèdent, à la hâte, et ne permettent pas de garantir l’avenir de nos sites.

La centralisation en plaque par périmètre, avec des antennes sur des sites éloignés, provoque des dysfonctionnements de logistique, des pertes de temps et des problèmes inhérents à chaque site. Les donneurs d’ordres sont déconnectés des problématiques régionales, et certaines demandes mettent plus d’un an pour avoir une réponse.

Le travail qui était fait dans les services Ingénieries supprimés se retrouve transféré dans les autres Ingénieries, créant des problèmes de surcharge de travail.

L’EMPLOI AU COEUR DES PRÉOCCUPATIONS DES CHEMINOTS

Désormais, l’externalisation est imposée contre toute logique de qualité et de sécurité… Avant, l’externalisation était choisie par l’Ingénierie du site et limitée au strict nécessaire. Maintenant, elle est objectivée par la Direction nationale.

Certains travaux ont été en partie ou complétement externalisés C’est autant de compétences perdues et de documents produits de moindre qualité.

Les Ingénieries SNCF doivent garder leur charge de travail car le « privé » n’a pas les compétences, les habilitations et les connaissances spécifiques du ferroviaire. Le travail d’étude doit également être réservé à l’Ingénierie de proximité : données remontées des établissements de maintenance. Il est plus simple pour un établissement de traiter avec une Ingénierie proche qui peut être sur place à tout moment.

La surcharge de travail, la multiplication des différents contrats de travail de personnel (intérimaires, prestataires, sous-traitants…) et l’éclatement de la SNCF font perdre du temps en communication, formation, réactivité, qualité…

La multiplication des décisionnaires via des filiales augmente les délais et détériore la qualité des vérifications. Nous avons besoin de services SNCF dans une entreprise intégrée et des hiérarchiques, qui, au bon niveau, peuvent trancher.

Nous devons tous être dans la même entreprise pour y travailler ensemble : ingénierie, établissements, exploitation !

DES DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE EN BERNE

Dans les Ingénieries, la tenue d’un poste dans le temps permet d’acquérir une expertise et une efficacité, ce qui justifie les postes à fourchette (reconnaissance des qualifications acquises par les agents).

Aujourd’hui, la direction du Matériel a une vision tronquée des postes des Ingénieries, principalement d’encadrement. Il faudrait ignorer le travail pour ne faire presque exclusivement que de la gestion et du management. Nous sommes des techniciens et des experts avant tout !

DES CONDITIONS DE TRAVAIL DE PLUS EN PLUS DÉGRADÉES

Les open spaces perturbent le travail (bruit, interruptions constantes…). L’étude de flex office annoncée, sans place attitrée, n’est pas possible en Ingénierie car il isole les agents et les éloigne d’un collectif.

Dans le même temps, les agents sont abreuvés de questionnaires faussement anonymes (Pulse, C’est à vous, etc.) sans aucun fond et dont le seul but est de donner bonne conscience à la direction du Matériel, qui se vante de s’occuper activement de la QVT !

OUVERTURE À LA CONCURRENCE : BEAUCOUP DE QUESTIONS ET TROP PEU DE RÉPONSES !

La réforme du ferroviaire accélère l’ouverture à la concurrence. La plupart des AOT (Régions et État) multiplient les appels d’offres pour l’exploitation et la maintenance du matériel. Aujourd’hui, SNCF Voyageurs « remporte » la plupart des lots tout en voulant imposer des filiales dédiées : c’est une aberration tant pour la production que pour la maintenance. Si nous n’arrêtons pas la Direction, il y aura des répercussions sur les études d’ingénierie !

Pour qui allons-nous travailler ? Dans quelles conditions ? Avec quels budgets ? Les différents acteurs du secteur (EF, sociétés dédiées, etc.) feront-ils le choix d’une ingénierie performante, efficace et ayant pour principal objectif la sécurité des circulations et du personnel ? Ou bien rechercheront-ils le plus bas coût synonyme de moins-disant social et de sécurité ?

Pour la CGT, le transport des usagers par le rail ainsi que les conditions de vie et de travail des cheminots sont un investissement et répondent à un critère fondamental : la sécurité avant tout !

LE E-LEARNING OU COMMENT BROYER LES STRUCTURES INTERNES DE FORMATION ?

Nous faisons de moins en moins de formations. Nous devons nous former nous-mêmes. Une formation validée sans formateur qui oriente les stagiaires brouille les objectifs de celle-ci… Dernier exemple en date : la formation Secufer en e-learning, modèle du genre… avec la possibilité de recommencer l’évaluation autant de fois que possible en reprenant exactement les mêmes questions jusqu’à ce que vous atteigniez 100 % de bonnes réponses. On marche sur la tête !

Les agents de l’Ingénierie du Matériel peuvent reprendre leur avenir en main et imposer un changement de cap radical.

La sécurité et l’humain doivent être le cœur et les poumons de nos actions !

ENSEMBLE, FAISONS EN SORTE QUE LE FERROVIAIRE DE DEMAIN SOIT MEILLEUR QU’AUJOURD’HUI !

Téléchargements

Renforce-toi, adhère à la CGT !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

27 mai 2024

Cessation progressive d’activité à la Sncf : les cheminots ouvrent la voie

Lire la suite

Voir les autres articles

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.