Fédération CGT des Cheminots


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AIGUILLAGE DANGEREUX POUR UNE DÉSERTIFICATION PROGRAMMÉE !

Circulation

| Exploitation

Sous couvert de modernisation du réseau et de la mise en place des CCR (Commandes Centralisées du Réseau), des CCU en Ile de France (Commandes Centralisées Unifiées) et autres PGRA (Postes à Grand Rayon d’Action), la direction SNCF Réseau accélère la casse de nos emplois. L’objectif est la suppression de plus de 2700 postes d’agents circulation, aiguilleurs ou chefs de service à l’horizon 2035 !

Face aux carences du projet de budget 2022 de SNCF Réseau, le déploiement des CCR risque de se réaliser dans la douleur pour les cheminots. En effet, ce budget contraint a pour corollaire la poursuite de la réduction des emplois pour financer les projets de modernisation du Réseau. Ainsi, chaque Établissement Infra Circulation va s’appliquer à atteindre cet objectif en tentant de supprimer une vingtaine de postes par an, si les cheminots ne se mobilisent pas ! Ces incessantes coupes de nos emplois entraînent une dégradation réelle des conditions de travail avec un accroissement important de la charge de travail dans les CCR. De plus, la fermeture de nombreux postes entraîne des risques psychosociaux supplémentaires sans qu’aucune considération ne soit apportée à l’organisation du travail !

Ces restructurations se font au détriment de la sécurité des circulations et des conditions de travail

Devant la volonté de l’entreprise de faire des économies à tout prix ou quoi qu’il en coûte, les cheminots doivent montrer leur attachement à la sécurité des circulations qui passe par de bonnes conditions de travail. Aussi, pour la CGT, il n’est pas concevable de détériorer les conditions d’exercice du métier. De plus, il convient de reconnaître la technicité des métiers et donc des qualifications.

Dans chaque zone d’emploi, où les CCR, CCU et PGRA sont déployés, la direction cherche à revoir les organisations du travail en proposant des roulements inadaptés, mettant en danger les salariés et les usagers. La CGT porte au contraire la nécessité de maintenir les roulements 3X8 avec 5 lignes pour préserver les temps de repos nécessaires à la récupération de la fatigue visuelle et mentale. Il convient donc de refuser la mise en place des organisations de travail sur l’article 25 D ouvrant la porte à une attaque en règle des 35 heures et du temps de repos !

Depuis le début du projet de la création de postes CCR en 2007, la direction SNCF Réseau cherche à réaliser ce déploiement en méprisant les conditions de travail des cheminots pour réaliser des économies en personnel, par une productivité à outrance. Ces démarches entraînent l’incompréhension des cheminots qui se trouvent affectés dans ces postes mal conçus. En effet, la conception des locaux laisse parfois à désirer, comme à Lyon où les cheminots dénoncent une augmentation du risque bruit, malgré les tentatives de la direction d’éteindre le feu de la contestation des agents.

Pour la CGT, les médecins du travail doivent prendre la mesure des contraintes liées à ce projet et doivent faire des propositions pour améliorer nos vies au travail et limiter les risques pour la santé que la direction fait porter aux cheminots, notamment sur la charge de travail, la charge mentale et la fatigue liée à l’exercice du métier d’agent-circulation, chef circulation, régulateur etc … En effet, les cheminots doivent faire face à la mise en place incessante de nouveaux logiciels et applications, dont les dysfonctionnements impactent le sens du travail et mettent les agents en difficulté. Bien souvent, la direction expose les salariés, les rendant responsables des incidents de circulation, alors même que ces derniers n’ont pas les moyens de bien faire leur travail !

Quel avenir pour les lignes UIC 7 à 9 ?

En modernisant le réseau et en mettant des CCR, la direction concentre les moyens humains et matériels dans des grands centres, prenant ainsi le risque de paralysie, notamment en cas de Cyber attaques. Au contraire, notre organisation syndicale porte un projet valorisant les évolutions technologiques en intégrant une dimension de sécurité des données et des circulations en maintenant les possibilités de reprise en commande locale, véritable plan B, équivalentes aux boucles de rattrapage indispensables en matière de sécurité des circulations.

De plus, le déploiement de ces postes à grand rayon d’action met en danger l’exploitation des lignes de dessertes fines du territoire (UIC 7 à 9), car basé sur une gestion par axe prioritaire avec des embranchements simplifiés. En l’état actuel du RFN, il n’est pas possible de poursuivre sur cette voie sans réduction des voies de circulation. En cela, la Direction SNCF Réseau est largement aidée par un gouvernement aux ordres de la finance, qui n’hésite pas à proposer aux régions de gérer ces lignes pour leur compte, et selon les moyens disponibles pour réaliser un service public de transport de qualité et en toute sécurité !

CCU en Ile de France

Alors que le projet de la CCU de Pantin avance, les cheminots revendiquent de meilleures conditions de travail. De son côté, la Direction avance sur les nouvelles technologies et autre intelligence artificielle pour promouvoir le train sans humain. Dans le même temps, la création de ce poste intégrant PIVIF, régulateurs, SE, etc est programmée pour une mise en oeuvre en mai 2022, entraînant son lot de désagréments pour les cheminots qui vont subir une mobilité forcée. Dans ce cadre, il est primordial de revenir à de réelles négociations avec les OS pour que les cheminots travaillent au pays dans de bonnes conditions.

À ce titre, la Direction devra revoir sa copie sur les négociations salariales, car le compte n’y est pas en rouvrant sans tarder des NAO afin d’acter de réelles augmentations générales des salaires.

La CGT revendique :

  • La création de postes de coupeurs et de renforts travaux dans les CCR ;
  • L’étude de la charge de travail et des personnels nécessaires ;
  • L’arrêt du passage en régime 25 D (2X8 +) de certains postes ;
  • L’arrêt des suppressions de postes non concernés par les CCR ;
  • Une reconnaissance de la technicité des métiers ;
  • De réelles augmentations de salaires par la réouverture de NAO.

C’est par la mobilisation et le rapport de forces que nous pourrons stopper cette politique de destruction de la SNCF et de nos outils de travail !

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ENGAGEMENTS DE RÉSEAU : COPIE À REVOIR !

Restitution TR EIC Programme Circulation

| Exploitation

Conformément aux engagements pris par la Direction lors de la table ronde EIC du 13 mai 2022, faisant suite aux nombreux conflits locaux du printemps dernier portés par la CGT avec les cheminot·e·s, SNCF Réseau a organisé la restitution le 8 novembre.

Quatre points devaient être abordés :

  • situation des recrutements en EIC ;

  • feuille de route programme Circul’action ;

  • présentation des premiers résultats de l’étude sur les prises et remises de service et les premières propositions ;

  • résultats de la réflexion spécifique sur les parcours individuels de fin de carrière.

La délégation CGT a rappelé le contexte social fortement dégradé dans les EIC ayant conduit les cheminot·e·s en colère à mener des conflits sur l’emploi, les salaires, les conditions d’exercice des métiers Circulation et la reconnaissance des qualifications des agents au service de la sécurité ferroviaire. En clair, tout le contraire de l’accord Classifications-Rémunérations !

L’EMPLOI AU CŒUR DES REVENDICATIONS DES CHEMINOT·E·S !

Les 720 recrutements annoncés ne seront pas atteints d’ici la fin de l’année. Sur les zones de production, les taux d’embauche atteignent environ 74 % des objectifs. En Île-de-France, les résultats sont loin de correspondre aux engagements, notamment dans le collège maîtrise. La CGT a rappelé que les CO (cadres d’organisation) ne permettent pas aux cheminots de pouvoir travailler dans de bonnes conditions et a dénoncé l’absence de transparence des commissions de suivi du recrutement, qui était un des engagements pris par la Direction lors de la table ronde du 13 mai 2022. La CGT a exigé des moyens humains et des données précises sur la situation de l’emploi, en exigeant notamment la fourniture des CO. Ainsi, les cheminot·e·s pourront comparer les données sur l’emploi et faire des propositions visant à améliorer leurs conditions de vie et de travail en disposant de leurs repos et congés.

En séance, la Direction campe sur sa position et ne respecte pas ses engagements en refusant toujours de transmettre les CO aux organisations syndicales, créant les conditions d’une véritable perte de confiance envers la Direction pour les cheminot·e·s des EIC.

LE PARCOURS INDIVIDUEL DE FIN DE CARRIÈRE

Ce dossier creux a été abordé en toute fin de séance alors qu’il mériterait une meilleure prise en compte par l’employeur afin de respecter ses obligations en matière de santé des salariés. Sur ce point, la Direction n’a pas fait de réelles propositions mais de vagues adaptations selon les postes, après une étude en établissement. La CGT a rappelé que, depuis la réforme des retraites en 2007, un dispositif de postes de fin de carrière avait été acté par la Direction, mais qu’en l’état les parcours professionnels nécessitaient des postes à moindre pénibilité pour permettre une véritable évolution au cours de la carrière, notamment au regard de l’exigence des visites de sécurité et d’aptitude.

Enfin, le dossier de la CPA (cessation progressive d’activité) a été abordé sommairement. La CGT en a profité pour rappeler que l’accord Classifications-Rémunérations remettait en cause la CPA pour les cheminots non statutaires en cas de transfert suite à perte de marché…

METTRE FIN AU TRAVAIL DISSIMULÉ !

La Direction a enfin engagé un espace d’échanges pour étudier les conditions de réalisation des remises et prises de service en proposant la prise en compte d’un chevauchement des séances de travail. Les premiers éléments des analyses sont encore loin de nos revendications mais la Direction convient de la nécessité de nouvelles rencontres pour enrichir les propositions. L’ensemble des OS a rejeté les diverses dispositions qui créeraient de réelles inégalités entre les cheminots de la Circulation. Le dispositif ne concernerait que les postes du réseau structurant, balayant ainsi d’un revers de main les postes des lignes de dessertes fines du territoire, ainsi que les agents des COGC. De plus, la Direction envisagerait de remettre en cause la durée maximale de travail par GPT en allant au-delà des 48 heures, soit 6 journées de service réglementaires. Pour la CGT, ces propositions sont inacceptables !

La remise et la prise de service concernent tous les postes. Ce temps de travail primordial pour maintenir un haut niveau de sécurité est un maillon indispensable pour assurer le plan de transport et garantir la sécurité des circulations. Les cheminots ont fait preuve d’un professionnalisme sans faille, l’entreprise leur doit une prise en compte à la hauteur de cette tâche.

La CGT revendique :

  • un temps de remise et de prise de service de 15 minutes ;
  • aucune discrimination entre les cheminots des EIC, quel que soit le lieu de leur affection : réseau structurant, dessertes fines du territoire et COGC ;
  • l’amélioration des conditions de travail des cheminot·e·s ;
  • des GPT de 5 journées au maximum ;
  • la réduction du temps de travail par l’instauration de journées courtes régulières, permettant d’inclure les chevauchements dans les OTS tout en respectant les DJS moyennes ;
  • une prise en compte réelle de tous les éléments constitutifs de la remise de service, quand la Direction s’en tient uniquement aux éléments portés sur le carnet d’enregistrement des dépêches.

Pour la CGT, la Direction doit améliorer ses propositions dans les meilleurs délais.

Dans ce cadre, nous devons maintenir la pression pour faire aboutir nos revendications, si d’aventure ces discussions n’aboutissaient pas lors des prochaines bilatérales et TR. Plus que jamais les cheminots des EIC doivent rester mobilisés pour gagner ensemble sur nos revendications !

Flash info : bilatérale du 14 novembre
La CGT a évoqué les enjeux de la seconde partie de carrière et le nécessaire déclenchement, dès 45 ans, de dispositifs permettant aux agents d’envisager leur orientation vers des postes à moindre pénibilité. Pour la CGT, les savoirs et expériences doivent être pris en compte par la création de postes de formateur, d’assistant travaux et de pauseur-coupeur qui valoriseraient les fins de carrière. Une meilleure approche des rythmes biologiques, des roulements dans le sens horaire sur des séries courtes permettraient une réduction de la pénibilité et du temps de travail.
La Direction s’engage à professionnaliser la remise et la prise de service et à revoir sa copie sur le périmètre en prenant en compte l’ensemble des postes d’aiguillage, la prise en compte des COGC étant encore en discussion. D’autre part, le temps déterminé par l’étude est évolutif. La Direction insiste sur le taquet des 48 heures qu’elle souhaiterait porter à 48,5 heures pour les agents de réserve uniquement et permettre les GPT de 6 ! Pour la CGT, cette provocation est tout autant illégale qu’inacceptable !
Enfin, la Direction étudie l’incrémentation des compteurs.

Améliorer notre quotidien, conquérir des garanties pour l’avenir :
DU 17 AU 24 NOVEMBRE 2022, JE VOTE CGT !

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LA NÉBULEUSE DU SYSTÈME SOLAR

Vendeurs / Télévendeurs

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Le déploiement de SOLAR destiné à remplacer Mosaïque révèle des failles de l’outil et des manquements entraînant des dégradations prévisibles du service et des conditions de travail.

Alors que la Direction utilise tous les leviers pour poursuivre sa politique de casse sociale, la CGT exige une véritable reconnaissance du métier de vendeur et de meilleures conditions de vie et de travail.

Les cheminots, déjà exaspérés par la récente généralisation de la vente des cartes Avantage et abonnements, attendaient un nouvel outil de vente afin de remplacer Mosaïque, complètement obsolète.

Cependant, le déploiement de SOLAR ne semble pas répondre aux attentes des cheminots. Bien au contraire, il met en relief de nombreux problèmes.

LA TECHNICITÉ AU CŒUR DE SOLAR ?

En décidant de faire cohabiter les outils Mosaïque et Solar, la Direction complexifie les séances de travail des vendeurs et entraîne des risques supplémentaires pour la sécurisation des fonds.

De plus, ce nouvel outil est truffé de bugs, ce qui n’est pas sans rappeler SNCF Connect !

La Direction expose ainsi les vendeurs au mécontentement des voyageurs compte tenu de l’allongement des délais pour éditer un billet et, de fait, du temps d’attente aux guichets.

Sous couvert de modernisme, la Direction n’a eu de cesse de supprimer les emplois à la vente.

Elle a mésestimé le métier de vendeur alors que les couacs numériques ou digitaux n’ont fait que réaffirmer que l’outil, quelle que soit sa qualité, ne saurait suffire à réaliser complétement et parfaitement le service.

Pour la CGT, il y a urgence à reconnaître la technicité du métier de vendeur et de télévendeur.

LA FORMATION PERÇUE COMME UN COÛT COMPRESSIBLE

Sauf à vouloir mettre en difficulté les vendeurs face aux demandes des voyageurs, les formations à l’outil doivent être complètes.

Pourtant, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, la Direction réduit les moyens afin de réaliser des économies sur le dos des cheminots et des usagers.

Il est donc nécessaire de revoir à la hausse les moyens humains et matériels afin de permettre aux vendeurs de suivre pleinement la formation à l’outil.

Cela passe inévitablement par des recrutements de vendeurs.

DES PARCOURS PROFESSIONNELS MENACÉS

SOLAR est à la seule main des directions d’activités (TER et Voyages) qui décideront de le déployer complètement ou non sur leur périmètre.

Le déploiement sera hétérogène sur le territoire.

« Travailler » avec des outils différents prépare un éclatement du métier de vendeur et remet en cause les parcours professionnels.

La CGT revendique des moyens humains et matériels pour répondre aux besoins des voyageurs.

Cela implique un maillage territorial plus dense, avec l’ouverture ou la réouverture des guichets dans les gares et le recrutement de vendeurs ou télévendeurs.

Les cheminots de la vente doivent être formés à toutes les gammes tarifaires, qu’elles soient régionales, nationales ou internationales.

La Fédération CGT des cheminots revendique l’amélioration des conditions de vie et de travail des vendeurs et télévendeurs. En ce sens, elle exige :

  • l’arrêt des réorganisations ;
  • l’arrêt des fermetures ou des réductions d’amplitude d’ouverture des guichets ;
  • la réouverture de points de vente et la création de nouveaux points de vente ;
  • une véritable formation à toutes les gammes tarifaires et à tous les outils de vente ;
  • l’amélioration du déroulement de carrière ;
  • la revalorisation de la prime de travail et équivalent pour les cheminots contractuels ;
  • la reconnaissance de la pénibilité.

DU 17 AU 24 NOVEMBRE 2022, JE CHOISIS DE GAGNER DE MEILLEURES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL, JE VOTE CGT !

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EXPLOITATION : LA LUTTE DES CLASSES

Classification

| Exploitation

La direction du GPU a entrepris de transposer à la SNCF le volet de l’accord de branche validé par l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT.

Pour les cheminots, cette mise en oeuvre emporte de lourdes conséquences sur les déroulements de carrière, les parcours professionnels, la prise en compte de la pénibilité. Elle consacre l’ultra-polyvalence.

Au-delà des recours individuels, la Fédération CGT des cheminots propose d’agir collectivement pour contrer cette casse sociale.

Chaque cheminot a reçu un courrier lui indiquant son rattachement à un nouvel emploi dit « type » ainsi que sa classe (qualification). Les conséquences sont multiples.

UNE POLYVALENCE SANS LIMITE

Les nouveaux emplois-types auxquels sont rattachés les cheminots sont ultra-génériques. Leurs contours flous et leur contenu très large autorisent toutes les polyvalences au gré des objectifs de productivité des directeurs d’établissement, voire des chefs de chantier ou des dirigeants de BU (Business Unit).

Cet accord reprend tous les vendeurs, en gare comme à distance, les cheminots commerciaux de l’escale et de l’accueil, sous un seul emploi-type : « Chargé de la relation client », dans lequel toutes les missions de l’ensemble des métiers sont cumulées.

De la vente mobile à la lutte antifraude ou des missions de contrôle qui relèvent normalement d’autres métiers (contrôleurs…) ; de la vente par téléphone à la régularité des circulations lors du départ du train, tout y passe. Corvéables à merci !

Déjà fortement impactés par les suppressions d’emplois et les réorganisations incessantes, ces cheminots voient leurs conditions de vie et de travail se dégrader sans commune mesure.

Pour les cheminots de la Circulation, l’accord ouvre la polyvalence jusqu’à des missions d’entretien aux champs vastes, de la gare aux installations de sécurité en passant par les espaces verts.

Pour les cheminots de Fret, c’est la totale : accroche, manoeuvre, desserte, reconnaissance à l’aptitude au transport, chargé de relation avec le « client chargeur », traitement des spécificités des transports exceptionnels et même la maintenance des wagons !

La coupe est pleine !

Les cheminots des métiers à la vente, à l’escale, du Fret et de la circulation sont déclassés et essorés par l’ultra-polyvalence.

La Fédération CGT des cheminots revendique des métiers aux contours précis et aux contenus exhaustifs garantissant le service public ferroviaire, un haut niveau de sécurité et limitant les polyvalences.

UNE CLASSIFICATION QUI CREUSE LES INÉGALITÉS

La direction utilise une méthode de classification différente pour les cheminots contractuels et les cheminots au cadre permanent, renforçant de fait les inégalités.

Pour les cheminots statutaires, la détermination de leur classe est faite par l’application d’une grille de correspondance entre leur qualification (au sens du statut) et la classe.

Pour les contractuels, c’est l’emploi qui définit leur classification.

Ainsi, la direction a déclassé de nombreux emplois pour in fine déclasser les cheminots contractuels.

D’autre part, en transposant cet accord à la SNCF, la direction n’a plus l’obligation de reconnaître les diplômes à l’embauche ou en cours de carrière.

Les cheminots sont tous recrutés à la classe 1, quel que soit leur métier ou leur diplôme, jusqu’à la validation de leur formation « 1er emploi » et l’obtention des habilitations ou autorisations nécessaires. C’est également le cas pour les alternants.

La Fédération CGT des cheminots revendique une grille unique reconnaissant les diplômes et qualifications pour TOUS les cheminots.

DES PARCOURS PROFESSIONNELS SOUMIS À L’ARBITRAIRE

La direction s’est empressée d’effacer tous les parcours professionnels repris dans les référentiels d’entreprise.

Elle s’est appuyée sur l’accord de branche pour supprimer les règles et les garanties collectives et individuelles en la matière reprises dans le dictionnaire des filières et les règlements attachés.

Elle détermine arbitrairement les parcours professionnels des cheminots contractuels et statutaires.

En ce sens, elle a même modifié les dispositions statutaires dans le cadre de changement de filière ou de métier.

La Fédération CGT exige des parcours professionnels formalisés avec des garanties collectives et individuelles valorisantes.

DES DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE À L’ARRÊT

Les règles collectives de progression professionnelle sont balayées pour instaurer l’arbitraire patronal.

Si chaque emploi-type reprend une plage de progression en classe, les cheminots n’ont aucune garantie en matière de déroulement sur ces classes.

Par exemple, pour l’emploi-type « Technicien ferroviaire circulation », la plage s’étend de la classe 4 à la classe 6 (qualification D à F) ou encore l’emploi-type « Opérateur Fret au sol », la plage s’étend de 2 à 4 (qualification B à D).

Cependant, il n’y a aucun mécanisme ou règle écrite de progression en classe. Elle est à la main de la direction.

De plus, avec l’effacement des règles d’accès à la classe supérieure (examen, concours, expérience…), les cheminots classés en fin de plage n’ont plus de perspectives d’évolution.

La Fédération CGT des cheminots revendique un déroulement de carrière automatique et soustrait à l’arbitraire patronal.

LA RECONNAISSANCE DE LA PÉNIBILITÉ SUR LA SELLETTE

La transposition a, dans certains cas, entraîné une modification administrative dramatique de l’emploi des cheminots.

En effet, de nombreux cheminots sont positionnés sur des emplois qui ne sont pas repris dans la liste des emplois à pénibilité avérée et les amènent à ne plus bénéficier des mesures liées (CPA, surveillance médicale, majoration fixe de la prime de travail…).

C’est notamment le cas de nombreux chefs d’escale qui ont été positionnés sur des emplois de vendeurs ou de certains agents circulation qui sont positionnés sur un emploi-type « appui aux projets ».

De plus, en développant les polyvalences, la direction supprime des emplois et crée de nouveaux emplois plus larges qui ne sont pas repris dans la liste des emplois à pénibilité avérée.

FACE À CETTE CASSE SOCIALE, LA CGT APPELLE LES CHEMINOTS À CONTACTER RAPIDEMENT LES SYNDICATS LOCAUX ET LEURS REPRÉSENTANTS CGT POUR CONTRECARRER COLLECTIVEMENT LES VELLÉITÉS DE LA DIRECTION !

PLUS FORT ENSEMBLE, AVEC LA CGT !

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Les grèves locales continuent de payer !

Négociations EIC

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À la suite des actions locales très fortes organisées dans les EIC, la direction de SNCF Réseau poursuit ses annonces.
Après la table ronde du 13 mai, la direction a gardé quelques annonces supplémentaires à faire aux initiateurs du préavis national.
Personne n’est dupe sur le rapport de forces réel qui est à l’origine de l’ensemble de ces acquis, entre des actions de grèves réelles et des intentions qui ne demandaient qu’à être abandonnées !

L’ensemble des annonces de la direction :

  • Des recrutements supplémentaires « autant que de besoin pour couvrir les postes vacants », l’organisation de la formation sera ajustée pour accueillir l’ensemble des stagiaires ;
  • Des formations modularisées pour les aiguilleurs, limitées aux 12 prochains mois, avec engagement de formations complémentaires ;
  • Un suivi des recrutements dans chaque EIC ;
  • Une prime de 600 euros versée sur la paye de juin ;
  • Une majoration temporaire de la prime de travail de 20 % pendant 8 mois pour les agents classes 2, 3 et 4 et pendant 7 mois pour les autres (et une mesure équivalente pour les contractuels) à compter du mois de septembre ;
  • Le lancement d’une étude sur la remise de service entre opérateurs (échéance octobre, avec point d’étape en juillet) ;
  • Une réflexion spécifique sur les fins de carrière (échéance octobre) ;
  • Réunion de la commission métier sur le schéma CCR ;
  • La direction de SNCF Réseau portera à la connaissance de la direction du GPU la revendication d’une évolution des éléments de rémunération des salariés opérationnels en EIC.

Pour rappel, les conflits locaux organisés par la CGT, souvent unitairement, sont à l’origine de la panique de la direction de SNCF Réseau. Et pour cause ! Les cheminots ont été très fortement mobilisés dans la grève, avec une forte participation de l’encadrement, et ils ont multiplié les journées pour démontrer leur détermination.

Après les EIC de Paris Est (90 %) et Paris Nord (55 %), c’est la mobilisation pendant 4 jours de l’EIC APC (80 %) qui a convaincu la direction de faire des annonces nationales.

D’autres conflits locaux ont suivi pour enfoncer le clou : Toulouse 80 % ; Lorraine Champagne Ardenne 60 % ; PACA 70 % ; Montpellier (tous services) 30 %. Par la suite, sur Limoges, Tours, Normandie et Bretagne, la direction a cédé avant même le dépôt du préavis, sachant que la mobilisation serait puissante. Autrement dit, le rapport de forces était créé !

Ces régions, qui vont cumuler les acquis locaux avec les annonces nationales, ont obtenu des embauches, des créations de postes pour améliorer les conditions de travail ou les fins de carrière, et des mesures salariales qui vont donc monter selon les régions jusqu’à un maximum de 12 mois de hausse de la prime de travail de 20 % et 1 600 € de prime.

Si des conflits locaux avaient été menés de manière unitaire dans les quelques régions mobilisées sur le préavis national du 25 mai, les acquis sur ces sites auraient été bien plus importants : Paris Sud-Est 59 % de DII ; Lille 18 % ; Chambéry 16 % ; Paris Saint Lazare 15 %.

Tous les autres EIC se situent entre 1 et 10 % de DII.

La lutte paye !
Continuons à agir !

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Les actions locales payent !!!

Table-ronde EIC

| Exploitation

À la suite du conflit local de l’EIC APC qui avait mobilisé très fortement les cheminots lors de 4 séquences de grève, d’autres conflits locaux se sont enclenchés dans les EIC. La Direction de SNCF Réseau, bousculée par les très forts taux de grévistes, y compris dans l’encadrement, avait alors décidé de convoquer une Table-Ronde de négociations sur les EIC le 13 mai 2022.

6h de négociation ont permis d’arracher des avancées…

La Direction de SNCF Réseau propose 8 mesures pour les EIC :

  • Des recrutements supplémentaires « autant que de besoin pour couvrir les postes vacants », l’organisation de la formation sera ajustée pour accueillir l’ensemble des stagiaires ;
  • Des formations modularisées pour les aiguilleurs, limité aux 12 prochains mois, avec engagement de formations complémentaires ;
  • Un suivi des recrutements dans chaque EIC ;
  • Une prime de 500 euros versée sur la paye de juin ;
  • Une majoration temporaire de la prime de travail de 20% pendant 4 mois (et une mesure équivalente pour les contractuels) à compter du mois de septembre ;
  • Le lancement d’une étude sur la remise de service entre opérateurs (échéance octobre, avec point d’étape en juillet) ;
  • Une réflexion spécifique sur les fins de carrière (échéance octobre) ;
  • Réunion de la commission métier sur le schéma CCR.

Ces mesures se cumuleront avec ce qui a déjà été obtenu dans les conflits locaux.

Elles sont un début de réponse au malaise qui a été exprimé dans les EIC au travers des fortes grèves qui se sont succédées ces dernières semaines (Toulouse, Montpellier, Normandie, Bretagne, Reims/Lorraine, Lyon, Marseille…).

Pour autant, toutes les questions ne sont pas résolues et les problèmes généraux du chemin de fer perdurent : gel des salaires, déconstruction progressive des règles de progression professionnelle pour s’aligner sur les dispositions minimales de la CCN ferroviaire, rationalisation du plan de transport dans le cadre de la mise en concurrence, etc…

La CGT appelle donc les cheminots à se syndiquer dans ses syndicats de proximité pour mener la lutte l’échelle où elle est la plus efficace :

  • Luttes locales sur les revendications de proximité (conditions de travail, emploi, qualification des postes, hausse temporaire de prime de travail ou d’EVS.)
  • Luttes sectorielles sur les questions métiers (contenus de formation, habilitations, refonte des primes de travail, etc.)
  • Luttes nationales tous métiers sur les questions qui concernent l’ensemble des cheminots (droits des contractuels, devenir du régime spécial et du statut, classification des métier, salaires, organisation de la production, etc.)

Tous ensemble nous sommes forts !

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DES MOBILISATIONS LOCALES POUR DES LUTTES GAGNANTES !

Circulation

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Dans plusieurs régions, les cheminots de la Circulation se mobilisent massivement pour gagner de meilleures conditions de travail et de rémunération.

Le rapport de forces obtenu par les cheminots a contraint les directions locales à répondre aux revendications portées par la CGT !

C’est en proximité, dans chaque chantier et poste d’aiguillage, que les mobilisations se construisent pour des luttes gagnantes.

Avec 90 % de grévistes à Bordeaux comme dans d’autres régions, les directions d’établissement cèdent sous le poids des mobilisations locales massives.

« NOYER LE POISSON » POUR SE DÉFILER

Les questions d’emplois, de salaires et de conditions de travail sont au coeur des préoccupations des cheminots.

Les directions d’établissement tentent de fuir leurs responsabilités en renvoyant ces questions loin des chantiers et des cheminots, dans les CSE ou vers la direction nationale.

Elles s’évertuent à déconstruire les mobilisations locales tant elles mesurent leur capacité à faire bouger les lignes lorsqu’elles sont massives et que les revendications sont précises et proches des cheminots.

Elles tendent ainsi le piège de la démobilisation en dessinant un horizon lointain et des réponses incertaines ou inadaptées.

Dans les faits, ce sont bien les directions d’établissement locales qui déterminent les besoins en effectif, les tableaux de roulement, les conditions de travail, etc., et une partie de la rémunération, notamment la reconnaissance du métier et la majoration de la prime de travail.

La CGT, avec ses syndicats de site, porte donc les revendications des cheminots de la Circulation, là où les décisions sont prises, c’est-à-dire devant les directions d’établissement.

Elle organise les mobilisations locales sur le terrain, dans les postes d’aiguillage, les COGC, les commandes du personnel et dans l’encadrement afin de gagner sur les revendications des cheminots de la circulation.

DES MOBILISATIONS LOCALES QUI PAIENT !

Jamais auparavant, les cheminots de la Circulation, des postes d’aiguillage jusqu’à l’encadrement, ne se sont mobilisés localement aussi massivement.

À Bordeaux, le plan de transport a été gravement affecté par l’obstination coupable de la direction qui refusait, dans un premier temps, d’entendre les revendications des cheminots de la circulation portées par la CGT.

Après plusieurs jours de grève, les cheminots ont obtenu un plan de recrutement de 40 emplois, la création de 10 postes supplémentaires, une revalorisation de la rémunération de 1000 euros pour 2022.

Ils ont gagné sur des revendications que la direction nationale a toujours refusé d’entendre de manière dogmatique, comme la création de 4 postes de fin de carrière à moindre pénibilité.

Dans plusieurs EIC (Établissements Infrastructure Circulation), les directions locales ont également été contraintes de majorer les primes de travail des cheminots pendant plusieurs mois, comme à Thionville ou dans les EIC Centre et Limousin.

ET MAINTENANT… PARTOUT, DES MOBILISATIONS LOCALES POUR GAGNER ENSEMBLE

Les luttes locales font bouger les lignes pour tous les cheminots.

D’ailleurs, la mobilisation des cheminots de la Circulation de la région Aquitaine Poitou-Charentes a conduit la direction nationale de SNCF Réseau à ouvrir des discussions avec les organisations syndicales sur le recrutement et l’attractivité du métier, avec une dernière réunion programmée le 13 mai.

Sans présumer du contenu de cette réunion, il est certain que pour ne rien céder sur l’essentiel, la direction de SNCF Réseau cherchera à éteindre les mobilisations locales en renvoyant au niveau national les questions dont les réponses relèvent pourtant des établissements.

Toujours le même piège, toujours la même stratégie d’éloignement des préoccupations des cheminots pour les démobiliser.

L’emploi, les conditions de travail (poste à de fin de carrière…), l’organisation du temps de travail (roulement, repos, congés, réelle prise en compte des prises et fin de service, etc.) et une partie de la rémunération, dont la reconnaissance du métier à travers la majoration de la prime de travail, relèvent des prérogatives des directions d’établissement.

Aussi, nous devons multiplier les actions locales dans les EIC afin de peser sur les directions d’établissement, comme à Toulouse où les cheminots ont décidé d’une nouvelle journée d’action le 9 mai.

En Occitanie, en Auvergne, en PACA, en Rhône-Alpes, en Champagne-Ardenne, au Centre-Val de Loire ou en Île-de-France, les cheminots avec la CGT construisent également les mobilisations locales.

Mobilisons-nous en proximité pour contraindre les directions d’établissement à répondre aux revendications locales sur l’emploi et les salaires !

Gagnons :

  • La revalorisation de la prime de travail et l’équivalent pour les cheminots contractuels ;
  • Une véritable reconnaissance du métier ;
  • La prise en compte des prises et remises de service ;
  • Des cadres d’organisation qui limitent les conséquences de l’organisation du temps de travail sur les conditions de vie ;
  • Le décompte du travail de nuit sur le principe de 6 heures travaillées = 8 heures ;
  • Un recrutement massif pour couvrir les cadres d’organisation correctement dimensionnés ;
  • Des postes de fin de carrière.

AMPLIFIONS LES ACTIONS LOCALES POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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UNE FUITE EN AVANT !

Table ronde recrutement Circulation

| Exploitation

La mobilisation des cheminots de la Circulation dans plusieurs régions a contraint la direction de Réseau à réunir, le 28 mars, une table ronde « recrutement ».

Lors de cette réunion, elle est restée sourde aux exigences des cheminots !

Le seul fruit de sa réflexion : un document d’une quinzaine de pages presque vide et sans intérêt !

Alors que les cheminots des EIC se mobilisent pour gagner de meilleures conditions de travail et de rémunération, la direction se borne à présenter les canaux de communication « grand public » pour le recrutement.

UNE RÉUNION POUR JOUER LA MONTRE

L’essentiel se résume à des campagnes sur les réseaux sociaux et quelques médias traditionnels.

Une présentation totalement à côté de la plaque où il a été évoqué le « marketing de recrutement » et les techniques de « sourcing ».

Autant d’expressions anglaises creuses et infantilisantes qui masquent la réalité.

La direction ne propose absolument rien sur le fond pour régler les problèmes de recrutement notamment, pas de remise en cause des salaires trop bas, pas de mesures pour améliorer les conditions de travail.

La CGT a porté les sujets de formation initiale (éloignement des centres, avance des frais, …), lieux géographiques d’affectation, salaires, reconnaissance, aménagement du temps de travail, organisation du travail, parcours professionnels, carrière…

La direction n’a pas souhaité aborder ces sujets. Elle renvoie les discussions à de futures et hypothétiques réunions.

DES RECRUTEMENTS INDIGENTS POUR UNE PRODUCTIVITÉ ACCRUE

Consciente du taux d’échec qu’elle chiffre à 30 % en moyenne nationale un an après l’embauche (ratés en formation, démissions, …), la direction se fixe 720 recrutements pour 2022 pour couvrir un besoin qu’elle estime à 527 embauches.

Cependant, si le taux d’échec se maintenait, il n’y aurait que 504 embauches définitives selon les propres statistiques de la direction.

Alors que l’objectif de 527 embauches est déjà très en-dessous des besoins mesurés par les cheminots, la direction programme donc d’en faire encore moins : ce n’est pas admissible.

À LA CROISÉE DES CHEMINS, GAGNONS UNE AUTRE VOIE

Pour la CGT, la satisfaction des revendications légitimes des cheminots de la circulation en matière de conditions de travail et de rémunération est une condition nécessaire pour améliorer les conditions du recrutement et d’emploi.

Dans ce cadre, la CGT porte les revendications de meilleures conditions de vie et de travail avec notamment :

  • L’arrêt du surdimensionnement des secteurs circulation et des reports de charge ;
  • La tenue impérative de tous les postes du cadre d’organisation et l’anticipation des recrutements avec un tuilage sur le poste ;
  • La limitation de la polyvalence au périmètre métier ;
  • Le dimensionnement des cadres d’organisation en limitant les conséquences de l’organisation du temps de travail sur leurs conditions de vie (par exemple des roulements à 5 ou 6 lignes pour les postes en 3X8 ou des roulements intégrant des effectifs pour réduire la pénibilité du travail ou le nombre de week-ends travaillés) ;
  • La prise en compte dans les roulements et le décompte comme temps de travail effectif des prises et remises de service ;
  • Le décompte du travail de nuit sur le principe de 6 heures travaillées égales 8 heures.

La rémunération est un élément essentiel et marqueur de la politique en matière d’emploi. En ce sens, nous revendiquons :

  • La réouverture des négociations annuelles obligatoires ;
  • La revalorisation de la prime de travail et l’équivalent pour les cheminots contractuels ;
  • Une véritable reconnaissance de la qualification des métiers de la circulation à rebours des dispositions de l’accord classification de la convention collective ;
  • La reconnaissance des diplômes et des formations, là encore à rebours de l’accord classification.

D’autre part, les parcours professionnels sont également des éléments de perspectives et d’horizon indispensables.

Ils doivent répondre à l’exigence d’une meilleure progression professionnelle automatique et accélérée ou encore la création de postes à moindre pénibilité pour les cheminots en fin de carrière.

D’autres garanties collectives sociales sont motrices d’une véritable politique de l’emploi en faveur des cheminots.

C’est par exemple le cas du logement, avec l’explosion des loyers et la distorsion avec les salaires des cheminots, dans les régions frontalières ou dans les grandes villes, exacerbées par des programmes comme la CCR qui conduisent à la métropolisation.

Une autre table ronde est prévue en mai sur l’attractivité des métiers. Elle doit être mise sous le contrôle des cheminots de la circulation.

La CGT appelle donc les cheminots de la circulation à multiplier et à amplifier les mobilisations dans tous les EIC.

HAUSSONS LE TON !
LE 31 MARS TRANSPORTONS NOS REVENDICATIONS À PARIS !

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COLÈRE SUR LE RÉSEAU LA MOBILISATION S’IMPOSE !

Circulation

| Exploitation

Face au sous-effectif chronique, à la dégradation de leurs conditions de vie, de travail et de rémunération, les cheminots de la circulation mènent des luttes gagnantes dans de nombreuses régions.

La mobilisation doit s’amplifier afin de gagner sur nos revendications dans tous les EIC (Établissement Infrastructure Circulation).

Rarement les cheminots de la Circulation se sont inscrits dans l’action avec une telle ferveur.

Partout en France, les chiffres de grévistes et les participations aux actions révèlent que les mobilisations sont ancrées à haut niveau dans de nombreux EIC.

LES RAISONS DE LA COLÈRE

Tous les signaux sont au rouge et traduisent une dégradation des conditions de vie et de travail des cheminots de la Circulation.

Les postes en opérationnel sont régulièrement non-tenus ou tenus par des cheminots de l’encadrement. Les reports de congés et de repos sur l’année suivante se multiplient.

Les déroulements de carrière et les parcours professionnels se réduisent comme « peau de chagrin ».

La direction continue sa course vers un objectif d’économie annoncé de 1,5 milliard d’euros, dont 40 % sur les emplois.

Elle organise le sous-effectif permanent en sous-évaluant les besoins pour réaliser des gains de productivité sur le dos des cheminots.

Elle précarise l’emploi et développe les contrats à durée déterminée et intérimaires afin de réduire les cadres d’organisation.

Alors qu’elle ne couvre même pas les cadres d’organisation, elle prétexte cyniquement de la crise sanitaire et l’absence des cheminots pour fermer les postes d’aiguillage et renvoyer les usagers sur la route.

L’explosion de la charge travaux, la récurrence des dérangements d’installations de sécurité liés au défaut de financement depuis des dizaines d’années dans la maintenance pèsent au quotidien sur les cheminots de la Circulation sans qu’aucun moyen supplémentaire ne leur soit attribué.

Elle exige toujours plus de technicité sans réelle reconnaissance de la qualification des cheminots de la Circulation.

En transposant dans l’entreprise, le volet classifications et rémunération de la CCN (Convention Collective Nationale), validé par l’UNSA, Sud-Rail et la CFDT, la direction vise à contraindre encore plus les déroulements de carrière et la rémunération des cheminots.

Les mobilisations dans les EIC démontrent que nous avons les ressources pour gagner une autre voie.

ORGANISÉS AVEC LA CGT POUR GAGNER

Dans de nombreux EIC, les lignes bougent sous la mobilisation des cheminots.

Après Paris Nord et Toulouse, c’est à Bordeaux que les cheminots des postes d’aiguillage et de l’encadrement ont contraint la direction à revoir sa position en matière de recrutement.

D’ailleurs, en Aquitaine, la lutte se poursuit pour gagner sur l’ensemble des revendications et notamment sur les conditions de travail et l’emploi.

Les cheminots de Sète/Montpellier, avec 100 % de grévistes, se mobilisent massivement pour rejeter une réorganisation visant à supprimer des emplois.

À Lyon, les cheminots de la CCR dénoncent les conditions d’exercice dans ces postes à haute technicité et revendiquent une amélioration des parcours professionnels avec de réelles perspectives, notamment sur les postes de fin de carrière permettant de sortir du 3 X 8.

À Thionville, après de longs mois de mobilisations, la direction cède et répond aux revendications des cheminots, soit le recrutement de 71 emplois sur l’établissement au lieu de 45 initialement prévus et la majoration de la prime de travail.

Amplifions et étendons le mouvement à tous les EIC. Ensemble, nous gagnerons de nouveaux droits !

Avec la CGT, faisons converger les colères pour les transformer en luttes victorieuses ! Organisons-nous pour la satisfaction de nos revendications !

La CGT revendique :

  • L’arrêt immédiat des réorganisations en cours ou en projet ;
  • La réouverture des négociations pour des augmentations générales des salaires ;
  • La reconnaissance de la technicité du métier ;
  • De véritables parcours professionnels et déroulements de carrière ;
  • L’augmentation immédiate de la prime de travail de 20 % ;
  • Un recrutement massif
  • La création de postes en pré-opérationnel et en opérationnel dans le processus « travaux » ;
  • La création de postes pour réduire la charge sur le principe : 6 heures de nuit = 8 heures ;
  • La considération dans le temps de travail des « prises et remises de service ».

Signez massivement la pétition Exploitation !

LE 31 MARS 2022, AGISSONS ENSEMBLE POUR GAGNER !

DES CHEMINOTS AU BOUT DU FIL !

Vente à distance

| Exploitation

Le métier de télévendeur dans les centres RCAD (Relation Client À Distance) a beaucoup évolué ces dernières années, sans que la direction reconnaisse la qualification des cheminots.

Au contraire, ils subissent une polyvalence exacerbée, les dysfonctionnements informatiques permanents et les velléités de la direction d’externaliser la charge de travail.

Au bout du fil, les télévendeurs SNCF doivent travailler toujours plus et mieux, sans aucune considération en matière de salaire et de conditions de travail !

UNE EXTERNALISATION GALOPANTE

La direction externalise une grande partie des activités front-office (prise d’appels).

Alors que dans le même temps elle réduit les horaires d’ouverture des RCAD, 25 % des appels sont traités par des centres de « débord », des sociétés de télévente, ARMATIS pour l’activité Fidélité Voyageurs et SITEL pour l’activité Loisirs.

En externalisant la charge de travail, la direction met en oeuvre sa politique de suppression d’emplois à la SNCF.

Pour la CGT, ce n’est pas entendable, les demandes des voyageurs doivent être traitées par les cheminots dont c’est le métier !

UNE AUTOMATISATION TOUS AZIMUTS

Afin de réaliser de nouveaux gains de productivité, la direction développe l’automatisation dans les RCAD au détriment des cheminots et des usagers.

Pour les réclamations, elle n’a eu de cesse d’augmenter le volume de traitement automatisé via son « BOT ».

Cette automatisation détériore la qualité du service rendu aux usagers et ne répond pas à leurs besoins.

Par exemple, certains usagers se voyant indemnisés par un bon d’achat automatique (par le BOT) mais qui optent par la suite pour un virement bancaire, perçoivent une somme inférieure au bon d’achat délivré.

Pour la CGT, la direction doit cesser l’externalisation et réhumaniser le traitement des réclamations.

Mettre en place une diversité front/back-office permettrait de mieux gérer le service aux usagers, mais aussi d’améliorer les conditions de travail des cheminots.

EXIGEONS LA RECONNAISSANCE DE NOTRE MÉTIER

Avec la disparition des guichets dans les gares, conséquence d’une politique d’entreprise destructrice de service public, les usagers, attachés aux échanges humains, se retournent vers le 3635.

Si la Direction Voyages reconnait la qualité du travail fourni par les cheminots, elle continue de précariser l’emploi et de fermer les centres.

La technicité des cheminots de la filière commerciale, notamment ceux des RCAD, doit être reconnue.

Cela passe par des augmentations générales des salaires, une revalorisation des qualifications et un véritable déroulement de carrière.

Par exemple, il n’est pas acceptable que des cheminots en charge des sujets en lien avec les « réseaux sociaux » soient QB (ou équivalent pour les cheminots contractuels).

D’ailleurs, certains dirigeants affirment eux-mêmes que seuls des cheminots de QC (ou équivalent pour les cheminots contractuels) peuvent traiter cette activité dite « sensible ».

À Béziers, à Marseille et partout en France, la CGT construit, avec les cheminots des RCAD, des luttes victorieuses.

Signons massivement la pétition Exploitation ! Amplifions le mouvement !

Mobilisons-nous dans tous les RCAD pour gagner sur nos revendications :

  • L’embauche des CDD et autres contrats précaires (intérimaires, etc.) ;
  • La réouverture des négociations pour des augmentations générales des salaires ;
  • L’augmentation immédiate de la prime de travail de 20 % ;
  • La généralisation de la prime de saisie à l’ensemble des sites RCAD ;
  • La création de postes référents QD ou équivalent pour les cheminots contractuels ;
  • Un véritable déroulement de carrière ;
  • La reconnaissance de la pénibilité ;
  • La revalorisation de la qualification des cheminots des RCAD.

LE 31 MARS 2022, AGISSONS ENSEMBLE POUR GAGNER !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

16 novembre 2022

La CGT alerte sur le mal-être au travail des cheminots

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