Fédération CGT des Cheminots


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La CGT ne se taira pas !

Édito

« Tout homme ou institution qui essaiera de me voler ma dignité perdra. » Nelson Mandela

Le mois de mars n’est pas encore fini que le bilan sanitaire est déjà funeste : 2 accidents mortels, plusieurs blessés graves, 2 déraillements de trains de matières dangereuses et 2 suicides de militants syndicaux. Inacceptable !

Le climat social au sein de la SNCF devient intenable. Coupée des réalités, engluée dans sa logique comptable, la direction du GPF poursuit sa fuite en avant et s’enfonce dans le déni.

Entre 2002 et 2014, ce sont 32 000 emplois de cheminots au statut qui ont disparu.

Dans le budget 2017, la direction SNCF annonce 1 200 à 1 800 suppressions d’emplois alors que nous sommes déjà en sous-effectifs.

Bien sûr, ces coupes ont des conséquences déplorables sur la qualité du travail réalisé, ainsi que sur la sécurité ferroviaire.

Elles ont aussi des conséquences sur les conditions de vie et de travail des cheminots, dont particulièrement la hausse des charges et les restructurations incessantes des établissements.
Les cheminots s’organisent pour défendre les emplois, pour améliorer leur condition de travail, pour faire reconnaître leur qualification, pour gagner leur vie, pour la dignité au travail !

Mais la direction fait le choix de déployer l’arsenal répressif plutôt que de répondre aux légitimes revendications !

La Fédération CGT des cheminots appelle la direction à stopper sa politique de casse !

Elle appelle l’ensemble des cheminots à s’organiser dans les syndicats CGT pour ne laisser aucun collègue dans la détresse individuelle et pour lutter encore plus contre la destruction de l’entreprise publique et du service public ferroviaire.

Elle exige la tenue d’une table ronde nationale pour prendre des mesures rapides afin d’améliorer la situation sanitaire et sociale des cheminots !

UNE PREMIÈRE ÉTAPE RÉUSSIE !

Prime de travail

| ASCT

À l’appel de la CGT, près de 600 cheminots de la filière Trains ont répondu présents afin de remettre la pétition sur la prime de travail. Venus de toutes les régions, ils ont été les acteurs principaux de la réussite de cette journée de mobilisation. Les 4 632 signatures sont la preuve que les ASCT, les RET et les GET soutiennent le projet CGT de refonte et de revalorisation de la prime de travail. La Direction n’a plus le choix, elle doit ouvrir immédiatement les négociations.

Il y a 18 mois, la Fédération CGT des cheminots a posé les jalons d’un travail technique et revendicatif autour de la prime de travail de la filière Trains. Celle-ci, gagnée de haute lutte à la fin des années 1990 sous l’impulsion de la CGT, n’a plus connu de revalorisation spécifique depuis 2008.

Un projet CGT validé par la majorité !

La CGT a décidé de soumettre aux cheminots de la filière Trains une pétition exigeant la refonte/revalorisation de la prime de travail.

Les déploiements militants de la CGT ont recueilli, en quelques semaines, une majorité de signatures. La démarche et les propositions de la CGT sont validées.

Une démarche concrète valorisant nos technicités !

Le projet CGT s’appuie sur la revalorisation des taux, sur la simplification des mécanismes de la prime (fusion de la CR S1 et la CR S2 avec un taux enfin réévalué) et sur la création d’une base forfaitaire mensuelle, pérenne et liquidable, d’un minimum garanti de 150 euros. Celle-ci pourrait s’élever à 300 euros lors d’un mois de travail complet. Elle est justifiée par la technicité exigée pour l’exercice des métiers Trains (nouvelles technologies, transfert de missions et de responsabilités, connaissances juridiques…).

Loin des artifices managériaux et autres projets vides de moyens, les cheminots de la filière Trains exigent une autre considération de la part de la SNCF par la mise en place du projet CGT porté par les 4 632 signatures.

Un combat de tous les instants !

Constatant le rassemblement massif, le niveau élevé des signatures et les différentes interpellations, la Direction a reçu immédiatement la CGT en audience. À cette occasion, la CGT a expliqué son projet, ses mécanismes, et a exprimé la nécessité de revaloriser les qualifications acquises et exercées au quotidien.

La Direction a été prudente sur la nature de ses réponses et renvoie aux discussions des prochaines NAO. C’est une invitation à construire, dès maintenant, la prochaine étape !

Notons que l’histoire donne une fois de plus raison à la CGT. En ne validant pas le projet d’accord dit « salarial » de décembre dernier, qui prévoyait l’absence de NAO en 2022, la Fédération CGT des cheminots a su maintenir la porte ouverte à une refonte/revalorisation de la prime de travail Trains !

Le rapport de force sera nécessaire pour imposer à la Direction une autre politique salariale. Les agents de la filière Trains ont démontré qu’ils sont déterminés à faire avancer leurs revendications !

APRÈS CETTE PREMIÈRE ÉTAPE RÉUSSIE, CONSTRUISONS DÈS MAINTENANT LA SUIVANTE !

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REFUSONS DE BRADER NOS SAVOIRS ! DÉFENDONS UNE INGÉNIERIE UTILE !

| Maîtrise et cadres UFCM

Le constat est fait que les stratégies d’entreprise en matière d’externalisation et de parcours professionnels ne répondent pas au besoin de maintenir un haut niveau de technicité pour développer le système ferroviaire.

Le recours à de la main d’oeuvre prestataire ne se fait plus pour gérer les pics de charge mais pour assurer la production courante. Il y a donc un réel levier pour exiger des embauches car la charge de travail est pérenne.

Sortons d’une vision comptable à court terme.

Les ingénieries Génie civil sont essentielles, elles se doivent de développer une technologie de haute précision afin de rouler plus vite et plus sûr. Ne pas maîtriser la technologie condamne le ferroviaire à l’obsolescence. Le TGV en est l’exemple, c’est la volonté politique avec la qualification des cheminots qui a permis de développer le ferroviaire à grande vitesse et de faire de la filière française un fleuron. La roue et le rail sont indissociables, le progrès se gagne ensemble !

La technicité des agents n’est pas suffisamment reconnue. En effet, pour obtenir un déroulement de carrière, il faut passer par des postes en management de projet alors que la technicité, qui s’acquiert aussi par l’expérience, ne donne pas la possibilité d’évoluer sur plusieurs qualifications.

Nous devons porter des revendications pour garantir un véritable déroulement de carrière aux techniciens et experts !

Gares & Connexions, l’usine à gaz en pleine crise

La filiale de SNCF Réseau, Gares & Connexions (G&C), a repris depuis 2020 la gestion des quais, des souterrains et des grandes halles voyageurs (GHV). Or, cette reprise d’actifs ne s’est pas forcément accompagnée du transfert des agents et donc des compétences.

La CGT avait voté seule contre la réorganisation Transfo 2020 au comité social et économique de G&C.

Cette « désorganisation » issue de la loi ferroviaire de 2018 est accentuée par la vision dogmatique de l’entreprise, qui externalise ses études, par le biais de sa filiale Arep ou de bureaux d’études externes. Les cheminots de G&C se voient donc contraints d’assumer des projets de rénovation de quais ou de GHV sans compétences ferroviaires, restées elles en infrapôle ou dans les pôles régionaux Ingénierie (PRI).

L’installation de bâtiments et d’infrastructures en milieu ferroviaire répond à des normes de sécurité (risques électriques, risques liés aux circulation…) qui ne peuvent être maîtrisées qu’en interne.

La CGT des cheminots dénonce ce cloisonnement destructeur des savoirs et revendique la création « d’établissements multi-activité » regroupant toutes les composantes du ferroviaire, permettant ainsi de sortir de cette relation contractuelle établie entre la SNCF Réseau et SNCF Gares & Connexions.

RÉINTERNALISONS ! Gardons et développons nos savoirs pour le fer.

L’externalisation des études et l’utilisation de travailleurs « Presta » traduisent une stratégie opaque financièrement et court-termiste, néfaste pour les cheminots de la SNCF comme pour les prestataires.

Cette filialisation et ces externalisations en cascade engendrent des surcoûts pour les projets ferroviaires et des pertes de compétences énormes dans les domaines du bâtiment, des ouvrages d’art et de la voie.

Le ferroviaire est un domaine « complexe », il a besoin d’une maîtrise parfaite des processus, qui s’acquiert sur un temps long et uniquement dans l’entreprise SNCF.

Outre le dumping social réalisé sur ces ingénieurs et techniciens précaires, cette politiqueؘ RH est financièrement et stratégiquement absurde. Les cheminots des pôles Études considèrent ces prestataires comme leurs collègues. C’est pourquoi l’Union fédérale des cadres et maîtrises CGT (UFCM-CGT) revendique l’embauche immédiate de tous les prestataires qui le souhaitent et la réinternalisation des études.

De bonnes conditions pour bien travailler !

Le refus du flex office, qui rend le télétravail obligatoire, apparaît comme une évidence pour les cheminots des PRI.

Pour ce qui est du télétravail, il nous faut gagner un cadrage, et il doit se faire uniquement sur la base du volontariat. Ses limites ont été pointées en ce qui concerne l’animation des collectifs de travail.

Cheminots et prestataires, ensemble, mettons fin à cette hémorragie des savoirs !
« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ! »

Le 29 septembre, la CGT organisera une journée d’étude de l’ingénierie ferroviaire.
Toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur volonté de donner du sens à leur travail y sont invités.
Ensemble, donnons-nous un avenir !

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PROTECTION SOCIALE : TOUT CE QUE LES SIRÈNES NE VOUS CHANTENT PAS

| Fédération

Des négociations de branche se sont ouvertes autour de la protection sociale complémentaire des cheminots.

Le patronat envisage un niveau de prestations inférieur à l’ensemble des dispositifs existant dans les accords d’entreprise de la branche.

Le seul objectif de ces négociations est d’imposer une complémentaire-santé obligatoire aux personnels du Cadre Permanent.

 

1- La généralisation de l’obligation de complémentaire-santé est un progrès social. Vrai ou Faux ?

2- La Sécurité sociale est globalement la réponse la moins chère aux besoins de couverture santé. Vrai ou Faux ?

3- La loi impose aux personnels statutaires d’adhérer à une complémentaire-santé. Vrai ou Faux ?

4- …

11 questions / réponses pour vous aider à y voir plus clair !

Téléchargez le quatre-pages spécial Protection sociale

EXIGEONS LA SÉCURITÉ !

Sécurité ferroviaire

| Traction

L’accord Classifications et rémunérations dans la branche ferroviaire et sa transposition dans l’entreprise aura des conséquences sur la sécurité ferroviaire et la formation de conducteurs.

Cette dernière va être réduite au premier emploi du conducteur.

Quant au nouvel outil Sirius Next, il accentue la déqualification du métier.

La Direction continue de « détricoter » le métier de conducteur de trains. L’accord Classifications et rémunérations transposé dans l’entreprise contribue non seulement à la baisse de rémunération avec la mise en place de salaires minimaux, mais aussi à la casse du métier.

LA FORMATION DU MÉTIER DE CONDUCTEUR RABOTÉE

Cette transposition fait évoluer la formation du métier de conducteur vers une formation au premier emploi ou au poste de travail. Par exemple, la direction de Transilien a décidé de dédier la formation des agents à la conduite sur la ligne H exclusivement et de la réduire à 143 jours au lieu de 180. La partie technique, notamment sur le système du fonctionnement du frein (distributeur, fonctionnement du PBL2…), va être supprimée.

Plus largement, les formations ont pris du retard suite aux années de pandémie. Pour l’année 2022, les centres sont complets et tournent à plein régime malgré le manque de CTT formateurs. Plus de 1 000 mises en stage sont prévues. Limités dans leur capacité, les centres ne peuvent plus accueillir d’écoles supplémentaires.

Par ce motif, la direction de TER souhaite donc externaliser la partie théorique de la formation initiale pour augmenter le nombre de stagiaires dans les régions AURA, Grand-Est et Hauts-de-France.

Pour la CGT, ces stratégies développées par les activités provoquent une dégradation du niveau de formation qui, à terme, va conduire au délitement de la sécurité ferroviaire. La formation doit rester au sein de la direction de la Traction, sous l’égide de son pôle Formation. Elle doit se réaliser prioritairement dans les établissements.

UN NOUVEL OUTIL POUR DÉQUALIFIER LE MÉTIER

La direction de la Traction a présenté son nouvel outil numérique Sirius Next. La version proposée permet la géolocalisation en temps réel. Les vitesses limites, tout comme les limitations permanentes et temporaires (travaux), sont reprises et permettent de recalculer sans cesse l’horaire pour arriver à l’heure dans les gares. Ce système va encore déqualifier le métier de conducteur et automatiser nos gestes métier.

La Fédération CGT des cheminots rappelle que l’observation de la signalisation au sol doit être la priorité. L’attention des conducteurs ne doit pas se focaliser sur l’écran et Sirius.

Avec la généralisation de l’EAS et la suppression des autorisations de départ, la Direction a démantelé des métiers qui assuraient des fonctions de sécurité. Devant ce constat, elle décide de développer toutes sortes de fonctionnalités et d’applications (Opti-conduite…) plutôt que d’investir dans les moyens humains pour améliorer la sécurité (ASCT…).

Ces modifications sur la formation et les nouveaux outils numériques vont avoir des conséquences sur le niveau de sécurité, désormais pilotée par les activités, pour lesquelles elle représente un coût qu’il faut absolument réduire. De ce fait, elles adaptent les règles selon leurs besoins. Elles pourraient être différentes d’une activité ou d’une région à une autre.

Pour la CGT, la formation, la sécurité et ses règlements doivent rester transverses et dépendre exclusivement du GPU. En ce sens, la CGT revendique le maintien de la ligne métier Traction, élément essentiel pour garantir un haut niveau de sécurité.

Plus que jamais, exigeons la sécurité !

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L’ANTI SERVICES PUBLICS ENTRE EN GARE DE MATIGNON !

Nomination à Matignon

| Espace presse

Depuis la nomination d’Elisabeth BORNE à Matignon, les sollicitations médiatiques s’enchaînent. La question est, à chaque fois, identique : « que pensez-vous de Madame Borne ? »

Voici quelques éléments de réponse….

2002, Elisabeth Borne est directrice de la stratégie à la SNCF sous l’ère Pepy. Elle sera celle qui participera au découpage de l’entreprise publique, à sa « mise en silos », au pilotage par activités, au dépeçage et au rabougrissement du transport de marchandises par le fer.

2007, Elisabeth Borne intègre le groupe EIFFAGE, entre autres constructeur et gestionnaire d’autoroutes mais également géant du BTP, y compris dans le domaine ferroviaire. Elle y restera 1 an.

2014/2015, Elisabeth Borne est directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Ecologie et des Transports. Elle en profitera pour accorder aux gestionnaires d’autoroutes un allongement allant jusqu’à 6 ans de leurs concessions.

2015, Elisabeth Borne est nommée présidente de la RATP. Elle y mettra en oeuvre des plans de productivité importants et elle développera les filiales de droit privé au détriment de l’entreprise publique RATP.

2018, alors ministre des Transports, Elisabeth Borne met en œuvre la réforme dite « du pacte ferroviaire ».

Bilan :

  • Transformation du statut juridique et découpe de la SNCF en 5 sociétés anonymes ;
  • Fin du recrutement au Statut ;
  • Ouverture à la concurrence du transport de voyageurs ;
  • Abaissement des droits sociaux des cheminots….

Enfin, en tant que ministre du Travail, elle sera l’instigatrice de la réforme de l’assurance chômage qui abaisse les droits de nos concitoyens les plus touchés et les plus fragilisés par une situation sociale déjà fortement dégradée.

Ce bref rappel de quelques éléments les plus significatifs du parcours de Madame BORNE se suffit à lui-même et répond donc à la question « que pensez-vous de madame Borne ? ».

L’Angleterre a eu Margaret THATCHER.

La France a maintenant Elisabeth BORNE.

La Fédération CGT des Cheminots assure donc être très attentive et déjà à l’offensive quant aux politiques qui seront menées, tant sur les sujets interprofessionnels que sur ceux touchant au domaine ferroviaire.

CONTACT SERVICE PRESSE COMMUNICATION
Cédric ROBERT
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Les grèves locales continuent de payer !

Négociations EIC

| Exploitation

À la suite des actions locales très fortes organisées dans les EIC, la direction de SNCF Réseau poursuit ses annonces.
Après la table ronde du 13 mai, la direction a gardé quelques annonces supplémentaires à faire aux initiateurs du préavis national.
Personne n’est dupe sur le rapport de forces réel qui est à l’origine de l’ensemble de ces acquis, entre des actions de grèves réelles et des intentions qui ne demandaient qu’à être abandonnées !

L’ensemble des annonces de la direction :

  • Des recrutements supplémentaires « autant que de besoin pour couvrir les postes vacants », l’organisation de la formation sera ajustée pour accueillir l’ensemble des stagiaires ;
  • Des formations modularisées pour les aiguilleurs, limitées aux 12 prochains mois, avec engagement de formations complémentaires ;
  • Un suivi des recrutements dans chaque EIC ;
  • Une prime de 600 euros versée sur la paye de juin ;
  • Une majoration temporaire de la prime de travail de 20 % pendant 8 mois pour les agents classes 2, 3 et 4 et pendant 7 mois pour les autres (et une mesure équivalente pour les contractuels) à compter du mois de septembre ;
  • Le lancement d’une étude sur la remise de service entre opérateurs (échéance octobre, avec point d’étape en juillet) ;
  • Une réflexion spécifique sur les fins de carrière (échéance octobre) ;
  • Réunion de la commission métier sur le schéma CCR ;
  • La direction de SNCF Réseau portera à la connaissance de la direction du GPU la revendication d’une évolution des éléments de rémunération des salariés opérationnels en EIC.

Pour rappel, les conflits locaux organisés par la CGT, souvent unitairement, sont à l’origine de la panique de la direction de SNCF Réseau. Et pour cause ! Les cheminots ont été très fortement mobilisés dans la grève, avec une forte participation de l’encadrement, et ils ont multiplié les journées pour démontrer leur détermination.

Après les EIC de Paris Est (90 %) et Paris Nord (55 %), c’est la mobilisation pendant 4 jours de l’EIC APC (80 %) qui a convaincu la direction de faire des annonces nationales.

D’autres conflits locaux ont suivi pour enfoncer le clou : Toulouse 80 % ; Lorraine Champagne Ardenne 60 % ; PACA 70 % ; Montpellier (tous services) 30 %. Par la suite, sur Limoges, Tours, Normandie et Bretagne, la direction a cédé avant même le dépôt du préavis, sachant que la mobilisation serait puissante. Autrement dit, le rapport de forces était créé !

Ces régions, qui vont cumuler les acquis locaux avec les annonces nationales, ont obtenu des embauches, des créations de postes pour améliorer les conditions de travail ou les fins de carrière, et des mesures salariales qui vont donc monter selon les régions jusqu’à un maximum de 12 mois de hausse de la prime de travail de 20 % et 1 600 € de prime.

Si des conflits locaux avaient été menés de manière unitaire dans les quelques régions mobilisées sur le préavis national du 25 mai, les acquis sur ces sites auraient été bien plus importants : Paris Sud-Est 59 % de DII ; Lille 18 % ; Chambéry 16 % ; Paris Saint Lazare 15 %.

Tous les autres EIC se situent entre 1 et 10 % de DII.

La lutte paye !
Continuons à agir !

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Les actions locales payent !!!

Table-ronde EIC

| Exploitation

À la suite du conflit local de l’EIC APC qui avait mobilisé très fortement les cheminots lors de 4 séquences de grève, d’autres conflits locaux se sont enclenchés dans les EIC. La Direction de SNCF Réseau, bousculée par les très forts taux de grévistes, y compris dans l’encadrement, avait alors décidé de convoquer une Table-Ronde de négociations sur les EIC le 13 mai 2022.

6h de négociation ont permis d’arracher des avancées…

La Direction de SNCF Réseau propose 8 mesures pour les EIC :

  • Des recrutements supplémentaires « autant que de besoin pour couvrir les postes vacants », l’organisation de la formation sera ajustée pour accueillir l’ensemble des stagiaires ;
  • Des formations modularisées pour les aiguilleurs, limité aux 12 prochains mois, avec engagement de formations complémentaires ;
  • Un suivi des recrutements dans chaque EIC ;
  • Une prime de 500 euros versée sur la paye de juin ;
  • Une majoration temporaire de la prime de travail de 20% pendant 4 mois (et une mesure équivalente pour les contractuels) à compter du mois de septembre ;
  • Le lancement d’une étude sur la remise de service entre opérateurs (échéance octobre, avec point d’étape en juillet) ;
  • Une réflexion spécifique sur les fins de carrière (échéance octobre) ;
  • Réunion de la commission métier sur le schéma CCR.

Ces mesures se cumuleront avec ce qui a déjà été obtenu dans les conflits locaux.

Elles sont un début de réponse au malaise qui a été exprimé dans les EIC au travers des fortes grèves qui se sont succédées ces dernières semaines (Toulouse, Montpellier, Normandie, Bretagne, Reims/Lorraine, Lyon, Marseille…).

Pour autant, toutes les questions ne sont pas résolues et les problèmes généraux du chemin de fer perdurent : gel des salaires, déconstruction progressive des règles de progression professionnelle pour s’aligner sur les dispositions minimales de la CCN ferroviaire, rationalisation du plan de transport dans le cadre de la mise en concurrence, etc…

La CGT appelle donc les cheminots à se syndiquer dans ses syndicats de proximité pour mener la lutte l’échelle où elle est la plus efficace :

  • Luttes locales sur les revendications de proximité (conditions de travail, emploi, qualification des postes, hausse temporaire de prime de travail ou d’EVS.)
  • Luttes sectorielles sur les questions métiers (contenus de formation, habilitations, refonte des primes de travail, etc.)
  • Luttes nationales tous métiers sur les questions qui concernent l’ensemble des cheminots (droits des contractuels, devenir du régime spécial et du statut, classification des métier, salaires, organisation de la production, etc.)

Tous ensemble nous sommes forts !

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PARCOURS PRO EN DANGER !

| ASCT

Depuis plusieurs semaines, la Fédération CGT fait le constat que les entorses au parcours professionnel des ASCT se multiplient.

Prétextant des contraintes d’effectifs disponibles à TER, les directions d’établissement TGV et Intercités bloquent les parcours professionnels en recrutant en externe. En procédant de la sorte, c’est le parcours professionnel des ASCT qui est en danger.

La Fédération CGT s’oppose à ces dérives et réaffirme la nécessité de garantir à chaque ASCT un parcours professionnel équitable.

Hauts-de-France, Auvergne, Région Parisienne, Nouvelle Aquitaine… les exemples se multiplient, et partout nous constatons les mêmes dérives, la direction n’hésitant plus à abuser de prétextes fallacieux pour justifier ses manquements. En effet, en ne respectant pas les principes du référentiel cadre et des différents accords dans les établissements, elle fait preuve d’un mépris qui n’a d’égal que le cynisme de ses réponses.

Le cloisonnement des activités est le seul responsable.

Pour tenter de légitimer ses agissements, les directions d’établissement TGV et IC « chargent les établissements TER » coupables de ne pas mettre à disposition suffisamment d’agents dans le cadre des parcours professionnels, et notamment concernant les accès aux roulements.

Ainsi, le sujet maintes fois porté par la CGT concernant le manque d’effectif aux Trains se matérialise implacablement dans les faits. Plus de 1500 postes d’ASCT ont été supprimés depuis 5 ans dans les périmètres des désormais ex-ECT. Ce n’est pas sans conséquence… Aussi, la Fédération CGT dénombre environ 580 postes d’ASCT manquant afin d’assurer la seule charge de travail telle que définie selon les règles de l’entreprise.

Le sujet de l’emploi et du niveau des effectifs est donc intrinsèquement lié à la question de l’alimentation des parcours professionnels. Ce n’est pas aux ASCT du TER de payer les retards en termes de recrutement, dus à une absence totale d’anticipation.

Des règles élémentaires à respecter !

Un agent est embauché au TER/Transilien avant d’accéder, s’il le souhaite, à Intercités et TGV. Cela permet à chacune et chacun de disposer d’un parcours professionnel choisi et équitable et non contraint par des décisions autoritaires.

La CGT revendique :

  • Des recrutements pérennes et immédiats sur le périmètre TER ;
  • Le respect des parcours professionnels tels que définis dans la VO et les accords d’établissement en respectant les passerelles de TER vers TGV/IC ;
  • Que toutes les formations soient sur la base des 4 S.

La Fédération CGT des cheminots interviendra sur le sujet lors de la prochaine commission métier « Relation client » et s’emploie à créer les conditions pour que tout ASCT aient la garantie d’un parcours professionnel équitable et harmonieux.

Les Parcours professionnels doivent être respectés et les passerelles ne doivent pas se refermer. Restons unis pour conserver la maîtrise de notre métier.

Soyons nombreux le 19 mai à Saint-Denis pour la remise des pétitions Prime de Travail et le rappeler à la Direction.

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UN MÉTIER QUI DOIT ÊTRE RECONNU

Prime de Traction

| Traction

Le 3 février dernier, 500 agents de conduite ont interpellé la direction de la Traction à l’appel de la Fédération CGT des cheminots au sujet des primes de Traction.

À cette occasion, 4200 signatures exigeant une refonte du système de la prime de Traction ont été remises à la direction.

Lors du rassemblement, la direction s’était engagée à recevoir la Fédération CGT des cheminots afin d’écouter les revendications visant à simplifier très fortement le système de primes.

La direction a bien conscience que le système actuel vit ses dernières heures. Il est hors d’âge et complètement déconnecté du plan de transport d’aujourd’hui. Pour autant, elle ne veut pas le changer pour des raisons de coût.

Pour la CGT, l’argument économique ne peut pas s’entendre.

Depuis des années, la direction réalise d’importants gains de productivité et de personnels.

Dans le même temps, les primes ont stagné, accentuant une perte conséquente de pouvoir d’achat pour les conducteurs.

En 10 ans, la prime moyenne des TB a donc baissé de 2,75 € par mois et celle des TA a progressé de 14,69 €.

En revanche, l’inflation sur ces 10 dernières années s’élève à 12,4 %.

Rapportée en euros constants, la prime moyenne de 2011 (925 €) représenterait en 2021 1043 €, soit une perte de 118 € par mois.

À ces pertes de primes viennent s’ajouter, comme pour les autres cheminots, le gel des salaires de ces dernières années et le refus de la direction de leur octroyer un véritable 13ème mois.

Les agents de conduite ont donc largement payé la note. Il est temps de leur rendre l’argent.

La Fédération CGT des cheminots exige l’ouverture d’une véritable négociation sur les primes de Traction aboutissant à :

  • Une revalorisation des primes de l’ensemble des agents de conduite ;
  • Une simplification du système ;
  •  Une sécurisation des primes, notamment en cas de maladie ou d’inaptitude.

REVENDIQUONS LA JUSTE RECONNAISSANCE DE NOTRE MÉTIER !

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La vraie info - Le JT des cheminots

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29 avril 2022

Les cheminots de Lyon contre l’ouverture à la concurrence des TER

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