Fédération CGT des Cheminots


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Info luttes n°52

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le chiffre du jour :
21 millions d’euros, c’est ce que rapportent les cheminots chaque jour à l’entreprise.

Les mots ne manquent pas de la bouche ou de la plume de certains commentateurs qui parcourent les plateaux télé pour décrédibiliser la bataille que nous avons décidé de poursuivre pour l’écriture d’une nouvelle loi et le développement de la SNCF.

UNE BATAILLE DE LONGUE HALEINE !

La loi qui a été votée n’entrera réellement en vigueur que le 1er janvier 2020.

Le gouvernement doit maintenant préparer sa mise en oeuvre, notamment en dévoilant les conséquences des mesures imposées, qui vont être en contradiction avec les promesses faites aux yeux de tous.

Parallèlement, la CGT va continuer à s’investir dans la construction d’une CCN de haut niveau, comme elle l’a fait depuis le début de l’ouverture des négociations en 2014. Agir de la sorte n’est pas un abaissement de nos exigences, mais bien une volonté de préserver et gagner des droits nouveaux pour tous les cheminots et salariés du ferroviaire.

De son côté, la Direction de l’entreprise va présenter son plan stratégique dans le cadre du Conseil de Surveillance du 27 juillet prochain.

Ce plan stratégique donnera lieu à des tables rondes avec les Organisations Syndicales pour bâtir un « pacte d’entreprise ».

La future loi sur les mobilités, qui doit être discutée à l’automne, va réaborder les sujets ferroviaires, particulièrement le financement des infrastructures. 1 des 3 scenarii du rapport Duron sera alors retenu et ponctuera l’avenir de milliers de kilomètres de lignes, notamment en proximité.

Nous ne pouvons rester spectateurs de cette purge annoncée du Réseau Ferré National.

La CGT estime que les trois volets sont étroitement liés (loi, CCN, pacte d’entreprise).

Nous devons continuer la lutte pour gagner :

  •  L’abrogation des dispositions législatives mettant en oeuvre le « pacte ferroviaire » et gagner une nouvelle loi (retour au Statut d’EPIC, maintien et amélioration du statut des cheminots, unification de la SNCF) ;
  •  Des conditions sociales : maintien et amélioration de notre régime spécial de prévoyance et de retraite et de la Sécurité Sociale (RH0254), CCN de haut niveau, sécurité de l’emploi, régularisation de l’emploi précaire, protection sociale ;
  •  Le développement du service public ferroviaire : plan de relance du fret, ressources allouées aux collectivités pour le développement TER, relance TET (transversales, trains de nuit), emploi, avenir des sites ferroviaires, ré-internalisation des charges de travail, organisation intégrée de la production, augmentation générale des salaires et pensions.

LA RÉACTION INDIGNE D’UNE DIRECTION REVANCHARDE !

M. Pépy et son staff, non contents de saborder l’entreprise depuis des décennies, ont décidé de faire payer le prix fort aux cheminots qui luttent pour conserver une entreprise ferroviaire publique et… leur boulot.

Il est vrai que pour le COMEX, il n’est pas acceptable de s’opposer à eux qui « scient la branche »… puisque cela fait longtemps qu’ils ont la hache en main.

N’en déplaise au COMEX, la Fédération CGT des cheminots ne laissera pas faire !

Alors que plus de 70 % des cheminots ont, à un moment ou un autre ces derniers mois, exprimé par la grève leur opposition à cette loi, confirmée par le résultat du Vot’action, le gouvernement et la direction d’entreprise ont beau jeu de vouloir museler la contestation (désinformation, coups tordus, attaque du droit de grève et répression / sanctions envers les cheminots grévistes).

La direction matraque depuis plusieurs semaines des militants syndicaux en proposant des niveaux de sanction disproportionnés par rapport aux faits qui sont reprochés.

Notre camarade Jean-François Randado est sous le coup d’une radiation des cadres.

La séance plénière du CE Maintenance et Travaux du 27 juillet prochain a pour seul point à son ordre du jour le licenciement de Jean-François.

Pour dénoncer l’acharnement dont font l’objet de nombre cheminots et défendre Jean-François, un rassemblement est organisé ce même jour, rue de Dunkerque, à Paris, à 8H30.

IMPACT DE LA GRÈVE

Dans son Temps Réel N°68 du 20 juillet dernier, la direction du GPF annonçait que la grève qui s’est déroulée avait coûté 790 millions d’euros.

Cela aurait pu coûter beaucoup moins cher si gouvernement et direction d’entreprise avaient bien voulu entendre les cheminots, négocier avec leurs représentants et répondre à leurs légitimes revendications.

Par sa communication, la direction reconnaît implicitement que les cheminots, avec leurs conditions sociales, rapportent 21 millions d’€ par jour à l’entreprise. Alors pourquoi vouloir supprimer le statut et vider le RH0254 de son contenu ?

Gageons que la direction du GPF mettra autant de ferveur à démontrer les bienfaits de l’ouverture à la concurrence du Fret SNCF depuis 2006, de la mise en place de l’EAS, de l’externalisation et de la sous-traitance ? Quelle plus-value pour le service public ?

Ce qui coûte aujourd’hui au service public ferroviaire, c’est que ses dirigeants se comportent comme des financiers et font du business avec de l’argent public !

Tous au rassemblement le 27 juillet, Rue de Dunkerque, à Paris, à 8h30 et au rassemblement devant la direction de l’entreprise, place aux Etoiles, à Saint-Denis, à 11h00.

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INSUFFISANCE DES PENSIONS : LA CPRP SNCF INTERPELLE LE GOUVERNEMENT !

Protection sociale

| Les conditions sociales

Forte des résultats électoraux recueillis dans le cadre des élections des représentants des retraités au Conseil d’Administration de la CPR et dans le cadre des élections CSE, la CGT a impulsé une interpellation et une demande d’audience auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé, sur la question de l’insuffisance des niveaux de pension, au travers une délibération du Conseil d’Administration.
Cette délibération a été adoptée par le Conseil d’Administration de la CPR du 18 décembre.
UNE DÉCISION INÉDITE !

Le Conseil d’Administration de la Caisse de Prévoyance et de Retraite du Personnel de la SNCF s’est réuni dans un contexte social fortement dégradé par les inégalités croissantes, les niveaux insuffisants des salaires et pensions, entrainant une baisse du pouvoir d’achat des salariés aggravée par une remise en cause des Services Publics et donc de la réponse aux besoins, au profit d’intérêts privés.

Un débat sur la revalorisation des pensions des cheminots retraités était inscrit à l’ordre du jour du Conseil d’Administration.

Les administrateurs CGT ont rappelé les éléments de contexte impactant le niveau de vie des retraités : CSG, hausse des dépenses de santé, niveau insuffisant des revalorisations de pensions depuis 9 ans…

Pour rappel, depuis 2009 pour les cheminots et 2004 pour les salariés du régime général, les pensions sont indexées sur l’indice Insee des prix, indicateur d’ensemble à partir de la consommation moyenne de toute la population, qui ne correspond pas à la consommation réelle des retraités et ne tient pas compte de leurs dépenses contraintes (CSG, CRDS, CASA, suppression de la demi-part fiscale, fiscalisation de la majoration enfant, forfaits et franchises médicales…).

Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) pointait en 2015 que les pensions n’avaient progressé que de 17,52 % entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2014, alors qu’une indexation sur le salaire moyen aurait produit une augmentation de 29,09 %.

Les administrateurs CGT ont porté les revendications des cheminots, à savoir une augmentation immédiate des pensions et une revalorisation automatique des pensions basée sur l’évolution du salaire moyen, en intégrant les augmentations générales de salaires, mais également celles dues à la technicité des métiers. Cela permet d’assurer la solidarité intergénérationnelle et c’est aussi le seul moyen d’empêcher un décrochage du niveau de vie des retraités.

Par ailleurs, le gouvernement envisage désormais, au travers le projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2019, de supprimer simplement les réévaluations automatiques des pensions.

yr201C’est dans ce contexte qu’une délibération a été proposée au Conseil d’Administration pointant les éléments de contexte, la problématique du niveau insuffisant des pensions et sollicitant une audience des représentants des affiliés auprès de la Ministre chargée des Solidarités et de la Santé.

Les représentants de la direction de l’entreprise, décideurs du gel des salaires depuis 4 ans, grands consommateurs d’exonérations de cotisations sociales et donc co-responsables directs avec le gouvernement de l’affaiblissement du financement du régime spécial et de la baisse du pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités, ont préféré s’abstenir sur ce vote.

L’ensemble des administrateurs représentant les affiliés, ainsi que le président du Conseil d’Administration ont voté favorablement cette délibération, qui a donc été adoptée.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS ET SON UFR APPELLERONT LES CHEMINOTS ACTIFS ET RETRAITÉS À S’EMPARER DE CETTE RENCONTRE POUR PESER SUR LES CHOIX POLITIQUES EN TERMES DE NIVEAUX DES SALAIRES ET DES PENSIONS !

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UNE NOUVELLE PRIME !

La Direction SNCF est une mauvaise élève qui applique une mauvaise mesure

| Fédération

Le lundi 17 décembre 2018, la Direction SNCF a annoncé une mesure unilatérale : l’octroi d’une prime exceptionnelle créditée sur la paye de décembre.
400 € seront attribués aux cheminots dont le salaire annuel brut (hors EVS) est inférieur à 27 000 €.
200€ seront attribués à ceux dont le salaire annuel brut (hors EVS) se situe entre 27 000 € et 35 000 €.
0 € pour les autres.

La Direction affirme qu’environ 100 000 cheminots sont concernés.

C’est une mauvaise mesure qui répond mal à la pression sociale

Elle découle de l’annonce par le Président Macron d’une prime de fin d’année de 1 000 € (dans les entreprises volontaires) pour répondre au mouvement des Gilets Jaunes, alors que la revendication portait sur la hausse du SMIC et des pensions.

A la SNCF, la situation est identique. La Direction doit répondre à un malaise social profond qui s’est exprimé lors du conflit du début d’année et encore récemment lors de la grève du 14 décembre 2018. Sur la question salariale, l’exigence d’une vraie augmentation est portée de plus en plus fortement après 4 ans de baisse du pouvoir d’achat.

Mais au lieu d’entendre les cheminots, la Direction annonce une prime, donc une mesure non pérenne, qui ne correspond même pas au montant annoncé par le Gouvernement, et qui représente moins de 0,4 % de la masse salariale (quand l’inflation a été de 2,4 % sur les 4 années de gel).

Dans le même temps, la Direction présente les budgets 2019 au CCGPF et prévoit une nouvelle année d’augmentation « 0 % ». Comment ose-t-elle parler de « défense du pouvoir d’achat » après cela ? C’est totalement malhonnête !

Enfin, elle rajoute à l’insuffisance de la mesure Gouvernementale, une discrimination entre les cheminots.

Comme le Président Macron, la Direction SNCF est à côté de la plaque.

Les besoins sociaux doivent être entendus réellement

Les cheminots ne demandent pas l’aumône. Ils exigent un juste retour sur les richesses produites par leur travail, pour bien vivre. Cela passe par une augmentation générale des salaires et pensions.

Ils exigent également le maintien et l’amélioration de leur régime spécial de prévoyance et de retraite, financé par les cotisations sociales.

Si de plus en plus d’éléments de la rémunération ne sont pas soumis à cotisations (intéressement, heures supplémentaires, prime…), le régime spécial et la sécurité sociale seront affaiblis. Le remboursement des soins, les aides familiales ou les droits à la retraite continueront de se dégrader.

Pourquoi faire pression sur les malades, les familles ou les retraités alors que les dividendes versés aux actionnaires sont indécents ???

Le patronat doit payer le juste prix du travail : des augmentations générales et des cotisations sociales pour notre modèle de solidarité !

A la SNCF, malgré un coût de la dette de 1,3 milliard d’euros et des investissements massifs financés à la place de l’Etat, le résultat net des entreprises publiques a été de 1,1 milliard d’euros en 2017, et il est prévu à 700 millions d’euros en 2019. Pour rappel, une mesure de rattrapage salarial de 6 % coûterait moins de 400 millions d’euros.

Arracher une hausse des salaires des cheminots, c’est juste et c’est possible :
mobilisons-nous pour cela !

La CGT va déposer une nouvelle DCI à la SNCF sur les salaires et la situation de l’entreprise. Elle appelle ses syndicats à interpeller leur direction dans les Entreprises Ferroviaires privées et filiales, et elle prépare une motion pour le Conseil d’Administration de la CPRP pour exiger la hausse des pensions.

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ESV, BILAN ET CONFIRMATION DE LA CASSE ORGANISÉE !

Établissement service voyageurs

| Matériel

Les ESV ont été créés par la direction pour terminer le travail de mise en tube par activité avec la volonté de livrer « clé en main » les cheminots, leur savoir-faire et leur expérience quand sonnera l’heure de l’ouverture à la concurrence !

La Direction a pris son temps pour affiner ses desseins en activant la stratégie de « la boite à outil ». Ainsi, chaque région et établissement aura vu une adaptation différente de la mise en place de ces ESV. Cette situation, depuis le début, la fédération CGT des cheminots l’a dénoncée au travers de multiples interventions dans les instances ou par le dépôt de DCI, parfois suivie d’action de grève.

Toutes les contestations en régions ont été à l’initiative de la CGT. Nous avions analysé dès le début que cette forme d’établissement servirait surtout à cloisonner et isoler encore un peu plus les cheminots et notamment les ASCT. Aujourd’hui, même celles et ceux qui ont accompagné ces mises en place d’ESV, reconnaissent que nous avions raison. Ceci appuyé par une production et une gestion bancale (notation, cloisonnement professionnel, traitement inégal selon les ESV d’une même région et de parcours professionnels…).

En effet, la mise en place des ESV a été accompagnée dans de nombreux endroits de référentiel ou d’accord concernant la question des parcours professionnels. Ainsi, alors qu’il est inscrit noir sur blanc que les passerelles seraient assurées (TGV, IC, TER ou Transilien), « des volontés régionales » surgissent afin que les activités recrutent en direct.

La Direction de Ouigo avait inauguré le processus en activant ces recrutements, désormais certains établissements avec l’assentiment des axes TGV lui emboite le pas. Ceci n’est malheureusement pas une surprise, cela dénote encore une fois avec quel mépris la direction considère les discussions qu’elle a avec les organisations syndicales, les négociations, les accords qu’elle signe. Demain dans le cadre des CSE et avec la disparition des élus DP, CHSCT et CE le pire est à craindre si nous n’agissons pas !

La CGT estime que ces agissements sont honteux vis à vis des ASCT et de leur parcours professionnel. La CGT dénonce le manquement grave de la direction vis-à-vis de la préservation élémentaire de la santé physique et mentale de ses salariés. Ceci s’ajoutant en effet à la mise en place de l’EAS dans de nombreuses régions et de la volonté d’ouvrir à la concurrence notamment pour les ASCT de l’activité IC.

UNE DIRECTION AVEUGLEE PAR LE BUSINESS !

Depuis 2014 et la loi portant réforme du ferroviaire nous ne cessons de dénoncer les recettes libérales et anti-cheminot appliquées avec un zèle coupable par nos dirigeants.

Il est grand temps qu‘un grand coup de frein soit imposé à nos dirigeants !

Depuis la lutte du printemps la direction revancharde veut en finir avec nous les ASCT, la liste des attaques est longue, remise en cause des accords locaux, extension de l’EAS, tentative de création d’équipe EML sans aspect sécurité, agent B sur TGV assuré par des agents d’escale et désormais l’embauche directe sur TGV sans possibilité donnée aux agents IC ou TER de postuler.

Il est temps de mettre un terme à cette situation, la CGT va tout mettre en oeuvre pour y parvenir et demande à tous les cheminots des trains de se mobiliser !

ENSEMBLE POUR LE FER AVEC LA CGT ON PEUT LE FAIRE, TOUS ENSEMBLE !

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LES ASCT DE OUIGO NE SONT PAS DES SERVEURS !

OUIGO

| Matériel

L’ASCT est la pierre angulaire de la relation avec le voyageur à bord du train. Ses missions sont claires et définies par le dictionnaire des filières, et également cadrées de par les habilitations sécurité, de l’assermentation et l’agrément dont il doit disposer. Les agents à bord des trains OUIGO sont bel et bien des ASCT à part entière !

Ainsi, nous avons appris, par voie de presse, la volonté de la direction d’initier une restauration à bord des trains OUIGO. Quelle ne fut pas fut la surprise des cheminots d’apprendre que ce serait aux ASCT de « vendre de la nourriture à bord » !

La Fédération CGT des cheminots et ses syndiqués, s’insurgent d’une telle éventualité et réaffirment qu’il n’est pas dans les missions d’un ASCT de proposer de la restauration à bord. Ceci est un métier à part entière et il est assuré avec brio sur les TGV INOUI par nos collègues de la restauration ferroviaire. Si l’idée de proposer de la restauration va dans le sens d’un service de qualité, ce n’est pas aux ASCT de l’assurer. De plus, par cette méthode, la direction espère faire fi des organisations syndicales, auxquelles un tel projet doit être a minima annoncé. De telles pratiques sont intolérables et démontrent une fois de plus le mépris de la direction envers les cheminots. Le spectre de la disparition d’IDTGV a ainsi refait surface. LAMENTABLE !!!

Encore une fois, nous ne nions pas qu’un besoin existe. Néanmoins, cela ne doit pas se faire par une surcharge de missions de l’ASCT dont la restauration n’est pas le métier !

La Fédération des cheminots CGT a déposé une Demande de Concertation Immédiate auprès de la direction OUIGO afin d’éclaircir la situation et réaffirmer les missions de l’ASCT qui ne reprennent pas de restauration.

La Fédération CGT des cheminots demande aux ASCT de OUIGO de se tenir prêts à agir massivement si la direction prenait la décision de passer en force !

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FAISONS-NOUS ENTENDRE !

Avenir du personnel CE-CCGPF

| Personnel CE/CCGPF

Alors que la CGT, dans toutes les négociations, a alerté la Direction sur les conséquences de la proposition de ses accords sur la mise en place des CSE et des répercussions sur l’avenir des Activités Sociales et du personnel CE/CCGPF, elle reste campée sur ces positions.
Aujourd’hui, elle est la seule responsable.

Le personnel CE/CCGPF s’est mobilisé le 14 décembre, rejoignant les différents cortèges avec leurs syndicats. Des envahissements de CE sont prévus dans les régions pour interpeller les présidents de CE.

Les élections professionnelles de novembre 2018 ont confirmé l’attachement des cheminots à des activités sociales de proximité. Pourtant, elles sont aujourd’hui en danger.

Le personnel CE/CCGPF ne veut pas aller pointer à Pole Emploi, Nous devons être entendu, la Direction reste sourde, alors haussons le ton !

Pour toutes ces raisons, le collectif Personnel CE/CCGPF appelle à un rassemblement National,

le 19 décembre à partir de 10H30 à Saint Denis,

Ce jour de dernière plénière du CCGPF, faisons-nous entendre pour :
▪ avoir des réponses sur notre avenir à partir du 1er janvier 2019 ;
▪ la création de CSE inter-entreprises, mutualisant physiquement et financièrement certaines ASC et AEP ;
▪ des engagements sur la continuité du CCGPF après le 1er janvier 2020.

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UN SEUL OBJECTIF : GAGNER SUR VOS REVENDICATIONS

Rassemblement national SUGE du 18 décembre 2018

| Services communs

L’heure n’est pas à la division, pas plus qu’elle n’est aux petites querelles de paroisse. Au contraire, le temps est venu pour les cheminots de la SUGE de se rassembler le plus largement possible pour, enfin, se faire entendre auprès d’une direction de la sureté qui fait preuve d’une irresponsabilité totale en choisissant la surdité comme réponse au conflit social au sein de la SUGE.
S’opposer plutôt que de se rassembler ne servirait, par ailleurs, que les intérêts de la direction de la sureté, au détriment des revendications toutes légitimes qu’expriment les cheminots de la SUGE.

La CGT tient à rappeler, pour ce qui la concerne, qu’il n’y a pas d’opposition entre l’action qu’elle a initiée et proposée aux cheminots de la SUGE de Paris Est, le 06 décembre 2018 et le rassemblement des agents de la SUGE devant la direction de la sureté le même jour.

La CGT ne peut également que constater une convergence importante entre les revendications métier qu’elle porte depuis des mois et celles défendues par les agents de la SUGE reçus ce mardi 11 décembre par la direction de la sureté qui opposera une fin de non-recevoir, là aussi, à toutes les demandes formulées.

La responsabilité de la situation sociale à la SUGE n’incombe ni aux organisations syndicales, ni à leurs représentants, et encore moins aux cheminots de la SUGE à l’opérationnel ou à l’encadrement. Elle est exclusivement du fait de la direction de la sureté guidée par des choix économiques et de rentabilité.

Les revendications sont toutes connues de la direction de la sureté, que ce soit celles exprimées à l’occasion de la réunion du mardi 11 décembre 2018 entre la direction de la sureté et une délégation d’agents ou celles portées par la CGT, à l’occasion de la DCI nationale déposée le 29 novembre 2018.

L’heure n’est plus à la tergiversation, mais aux engagements fermes et aux mesures concrètes que doit prendre immédiatement la direction de la sureté.

C’est en ce sens que la CGT appelle tous les cheminots de la SUGE à se rassembler massivement le mardi 18 décembre 2018 devant le siège SNCF à ST DENIS à 11h30 pour obtenir satisfaction sur :
▪ L’arrêt des projets en cours (modification des régimes et organisation du travail, valorisation des NU et autres directives reprises dans le plan performance sureté) ;
▪ L’amélioration des conditions de travail et de vie des agents ;
▪ La reconnaissance du parcours professionnel des agents de la SUGE à travers le déroulement de carrière, la pénibilité et les mesures de fin de carrière ;
▪ Augmentation de l’IPA et de l’ICPA et son intégration dans la prime de travail ;
▪ Un autre modèle de financement de la SUGE lui redonnant son autonomie opérationnelle et décisionnelle ;
▪ La mise en oeuvre d’un accord agression spécifique «sureté».

Également, la CGT propose, région par région, et à chaque organisation syndicale qui le souhaite de s’inscrire dans un appel unitaire au plus proche des cheminots et de leurs revendications, c’est-à-dire au niveau des DZS.

L’action des cheminots de la SUGE de Paris Est du 06 décembre 2018 et le rassemblement du même jour devant la direction de la sureté, doivent trouver des prolongements au-delà des trois DZS parisiennes.

Aujourd’hui, pour obtenir satisfaction, il n’y a pas d’autre voie possible qu’un rassemblement massif des cheminots de la SUGE le 18 décembre 2018 à ST DENIS.

Il en va de nos conditions de travail et de notre vie familiale. Plus largement, c’est l’avenir même de la SUGE qui est conditionné à la réussite de cette action ouverte et proposée à tous pour le seul intérêt des cheminots de la SUGE.

Un préavis de grève national a été déposé par la Fédération CGT couvrant l’ensemble des cheminots du GPF du 14 au 31 décembre 2018, avec une première action tous services le 14 décembre 2018. Ce préavis est aussi de nature à favoriser le rassemblement du 18 décembre pour les cheminots de la SUGE qui peuvent donc agir en se mettant massivement en grève.

TOUS À ST-DENIS LE 18 DÉCEMBRE POUR GAGNER !!!
À 11H30 DEVANT LE SIÈGE DE LA SNCF

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LA CGT NE LAISSERA PAS FAIRE !

Éclatement des métiers

| Matériel

Les directions d’axes TGV, toujours promptes à réfléchir pour le moins disant social, attaquent frontalement les métiers trains, vendeurs et escale. La CGT reste vigilante et ne laissera pas démonter les métiers sur l’autel de la rentabilité et de la vente à la découpe. Ainsi, nous avons déposé une demande d’audience à la directrice SNCF Voyages pour que cessent ces projets néfastes.

La Direction des axes TGV, pratiquant avec zèle le petit manuel de l’apprenti sorcier à la sauce libérale, avance avec l’assentiment de la direction de la SNCF sur l’évolution et la transformation des métiers. Dernier sujet en date, la volonté d’équiper en agents B les TGV par des agents d’escale.

Pour ce faire, elle s’efforce de progresser sur ce sujet par la politique du passage en force en localité. Ainsi çà et là, notamment dans les UO, le sujet est évoqué ou présenté. Ceci est à l’image des entorses régulières au dialogue social qu’elle pratique au quotidien et qui se sont dangereusement accentuées lors du conflit du printemps.

Dans les faits, elle commence par désorganiser notre système en ne respectant pas scrupuleusement l’équipement des trains (agents B, C, X ou Y dans les TGV).

Puis, dans un deuxième temps, elle pratique la danse du ventre devant les agents d’escale en les faisant rêver d’une évolution de carrière.

Dans un troisième temps, elle indique comme seul avenir aux vendeurs, dont les postes seront grandement menacés dans les prochaines années, qu’ils sont fortement pressentis pour remplacer les agents d’escale…Ainsi, la boucle est bouclée.

Pour la CGT, occuper un poste issu d’un métier et d’une filière, nécessite une formation transverse et solide. La direction cherche à faire croire aux cheminot-e-s que ceci est has-been et d’un autre temps. Or, c’est au coeur des négociations avec l’UTP (Patronat du ferroviaire) dans le cadre de la CCN (Convention Collective Nationale). C’est une garantie pour que chacun des cheminot-e-s puisse avoir des repères métiers, de déroulement de carrière et de salaire.

La fédération CGT exige que la Direction cesse ces expérimentations qui visent à éclater les métiers, baisser la rémunération, casser les repères collectifs en méprisant les négociations avec l’UTP dans le cadre de la CCN.

La CGT a interpellé la direction Voyages SNCF afin que ce sujet soit abandonné et que les dérives qui dégradent le dialogue social s’arrêtent.

La CGT renvoie la Direction à son projet CGT « Ensemble pour le Fer », seul à même de développer le Service Public et à garantir les métiers des cheminots.

Pour la défense de mon métier, de mon entreprise et du Service Public, pour gagner sur mes revendications salariales, je suis aux côtés de la CGT.

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MES GUICHETS, MON SERVICE PUBLIC !

Guichets vente IDF

| Exploitation

Faisant fi des files d’attente que les réductions successives du nombre de guichets de vente dans les gares et les boutiques SNCF ont déjà entraînées, de nouvelles annonces de la Direction révèlent son intention d’accélérer le pas en éradiquant les guichets.
Face à ces velléités, habitants, usagers et cheminots doivent s’unir pour la défense d’un véritable service aux voyageurs.

La Direction de la SNCF lance une campagne agressive de suppressions des guichets de vente.

L’objectif non avoué par la Direction est de faire une fois de plus des économies sur le dos des usagers et des salariés, pour assumer une réforme ferroviaire non financée et les velléités d’expansion à l’international des dirigeants de SNCF.

C’est sous couvert du développement du digital que la Direction tente d’éradiquer la vente physique.

Elle va jusqu’à fermer les points de vente qu’elle juge pourtant «rentables» pour contraindre les usagers à se diriger vers les réseaux de distribution digitaux.

Cette stratégie pousse jusqu’au cynisme lorsque, dans les médias, G. PEPY conseille aux usagers de se rabattre sur les plateformes téléphoniques payantes avec des délais d’attente toujours plus importants.

D’autant plus qu’en gares, en renvoyant vers les automates du fait de la suppression de la vente physique, les files d’attente se multiplient également devant les bornes de billetterie automatique.

En réalité, l’allongement des files d’attente aux guichets, au téléphone et aux bornes automatiques fait partie de la stratégie de la Direction pour contraindre les usagers à se diriger vers le « tout digital » et internet.

C’est inacceptable puisque cela exclut de fait des moyens de paiement (espèces qui représentent 30% des paiements en gares et chèques).

De plus, cela prive les voyageurs des conseils dispensés par les cheminots formés et aptes à démêler l’imbroglio tarifaire.

Un accès déjà très dégradé !

A Paris et en Ile de France, pour accéder à un guichet, les usagers doivent attendre en moyenne plus de 45 minutes tous les jours (semaine ou week-end) et régulièrement plus d’une heure, parqués à l’extérieur de l’espace de vente debout dans les halls voyageurs.

En l’espace de deux ans sur le périmètre de la Gare de Lyon, près de quarante guichets ont été supprimés.

Presque tous les jours, les espaces de vente ferment leurs portes entre 30 et 40 minutes avant la fermeture officielle pour prendre en charge les usagers déjà à l’intérieur sans pouvoir en accueillir d’autres.

Régulièrement, à partir de 17 heures, pour faire face à l’affluence, la vente aux guichets est réservée aux voyageurs qui ont un départ le jour même.

Les usagers qui souhaitent un billet pour un autre jour sont réorientés vers les files d’attente des bornes automatiques.

La Direction tente même de mettre en place un système de prise de « rendez-vous » pour accéder aux guichets, comme on le ferait pour une visite chez le médecin.

Les files d’attente qui s’allongent inexorablement alimentent le mécontentement légitime des usagers et conduisent à augmenter les évènements sûreté, incivilités….

Des annonces encore plus destructrices.

Les annonces de la Direction sont pour le moins très claires.

A la vente, ce sont plus de 750 emplois qui seront supprimés en France en seulement 5 mois, prémices de vagues de suppressions encore plus importantes.

Plus précisément, à Paris et en Ile de France, les annonces atteignent l’inimaginable lorsque sur le périmètre de Paris Montparnasse et Austerlitz, la Direction annonce plus de 250 suppressions de postes à la vente.

En gare de Paris Saint Lazare, la Direction compte supprimer 8 guichets sur 12, soit les 2/3.

De plus, sur la zone de Paris Saint Lazare, elle a annoncé les suppressions supplémentaires de 57 postes de vente en zone diffuse sur 2019 et 2020.

A Paris Nord, là aussi, les menaces de suppressions d’emplois à la vente pèsent sur les guichets.

À Paris Est, ce sont également des dizaines d’emplois à la vente et autant de guichets qui sont menacés.

D’ailleurs, depuis plus de 4 semaines, les cheminots de Paris Est sont en grève pour défendre leurs emplois mais aussi un véritable accès au service public ferroviaire avec un réseau de distribution humanisé et le maintien des guichets.

Pour la CGT, le Service Public doit être accessible au plus grand nombre avec l’égalité de traitement comme élément de cohésion quels que soient la localisation, le public, les moyens.

En ce sens, les guichets sont indispensables. D’autant plus que les cheminots formés sont à même d’aiguiller et de conseiller les usagers.

Ensemble, usagers, élus locaux, associations et cheminots, nous pouvons peser pour infléchir les orientations de la Direction SNCF.

Portons cette exigence du maintien et du développement de la vente dans les guichets en gares et boutiques.

ENSEMBLE POUR NOS GUICHETS, ENSEMBLE POUR NOTRE SERVICE PUBLIC LE 14 DÉCEMBRE 2018, TOUS EN GRÈVE !

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HALTE A L’ATTAQUE DES CHEMINOTS !

| Espace presse

La Fédération CGT des Cheminots découvre avec consternation qu’un reportage télévisuel sur la catastrophe de Millas est programmé ce soir et que celui-ci verse dans la désinformation pour faire du sensationnalisme.

Le fait que le train était conduit par la stagiaire en formation est présenté comme une révélation, alors qu’il s’agit de la pratique normale de l’apprentissage du métier, conforme à la législation.

Cela n’indique en rien que les cheminots aient commis la moindre faute et procède probablement d’une instrumentalisation des médias pour détourner l’attention des fautes réellement commises par d’autres parties.

La Fédération CGT des Cheminots appelle la direction de l’entreprise SNCF à confirmer le caractère normal de la situation et dénonce l’attitude des médias qui relaient des éléments partiels sans attendre les conclusions de l’enquête.

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Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
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14 décembre 2018

Suppressions de postes à la gare de Carcassonne : les cheminots déplorent une « gare fantôme »

"Gare fantôme", telle est l'expression utilisée par les responsables du syndicat CGT Cheminots au sujet de la gare de Carcassonne où plusieurs postes aux guichets et à l'information sont appelés à disparaître dans le courant de l'année 2019, selon les informations données aux salariés par la direction de la SNCF. […]

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