Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

22 JUIN 2021 : TOUS À PARIS !

Appel aux cheminots

| Grève du 1er juillet 2021

La direction SNCF et le Gouvernement entendent poursuivre la privatisation de la SNCF et la casse des conditions sociales de tous les cheminots. Une réaction collective est indispensable et possible. La première étape aura lieu le 22 juin 2021 à Paris !

22 JUIN – 11h00 – SIÉGE DE LA SNCF – SAINT-DENIS

POUR NOS SALAIRES, NOS EMPLOIS, NOS DROITS !

Les cheminots ont besoin de réponses positives concernant principalement trois axes :

  • Les questions budgétaires, particulièrement leurs volets recrutements et augmentation générale des salaires ;
  • L’organisation de la production, les conditions de travail et l’avenir des activités de transport de marchandises, de voyageurs, et de l’infrastructure ;
  • Le futur statut social (à l’échelle du groupe et de la branche), le maintien des facilités de circulation pour les actifs et les retraités.

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle les cheminotes et les cheminots actifs et retraités à se rassembler MASSIVEMENT devant le siège de la SNCF ! À cette occasion, nous remettrons les plus de 20 000 pétitions salaires et facilités de circulation impulsées par la seule CGT.

22 JUIN – 13h30 – PLACE DE LA RÉPUBLIQUE – PARIS

CHEMINOTS/AGENTS EDF – GDF, MÊME COMBAT : LE SERVICE PUBLIC !

Le scénario de l’éclatement d’EDF, prénommé « HERCULE » puis « grand EDF » est semblable au tristement célèbre « pacte ferroviaire » de 2018. Ce sont les mêmes recettes qui sont appliquées.

En tant que cheminots, mais aussi citoyens et usagers de la SNCF comme d’EDF, nous sommes légitimes à agir en convergence avec toutes celles et tous ceux qui se battent au quotidien pour que vivent nos services publics.

Les agents d’EDF-GDF qui mènent la lutte depuis plusieurs mois seront dans la rue le 22 juin à Paris. Nos revendications liées au maintien et au développement des services publics, à l’égalité de traitement, à un véritable développement humain durable, à un statut social protecteur, sont communes !

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle les cheminotes et les cheminots actifs et retraités à converger, à l’issue de notre rassemblement à Saint-Denis, vers la place de la République, afin de rejoindre la manifestation nationale des agents EDF-GDF. À cette occasion, la Fédération CGT des Cheminots prendra la parole pour réaffirmer les intérêts communs que nous avons à lutter ENSEMBLE !

Lire aussi : 1er juillet 2021 : Tous en grève !

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COMBATTONS LA RÉPRESSION SYNDICALE !

RÉPRESSION SYNDICALE

| Tract

En plein mois d’août, après s’être vu interdite d’accès à ses locaux par la municipalité de Montauban, l’UD CGT 82 est désormais menacée d’expulsion.

Comme un avertissement adressé aux salariés, cette décision intervient à un moment où des projets de réformes régressives sur les retraites ou l’assurance chômage, entre autres, se profilent et nécessiteront de construire de puissants rapports de forces dans les entreprises et dans les territoires.

À travers cette décision inique, la volonté non avouée est bien d’éteindre toutes formes de contestation face aux projets néfastes du Gouvernement. C’est tout le syndicalisme de contestation, de proposition et d’action qu’incarne la CGT qui est visé.

La décision de la municipalité de Montauban n’est pas isolée et n’est que l’une des formes que revêt la répression syndicale. Elle est subie tous les jours par les salariés dans les entreprises.

Une répression institutionnelle

La loi Travail a, en son temps, supprimé plusieurs instances représentatives du personnels (CE, DP, CHSCT). Les CSE ont été créés avec comme principal objectif de réduire le nombre de délégués dans les entreprises en même temps que leurs prérogatives et donc leur capacité à défendre les salariés dans leur quotidien et d’intervenir sur les choix de gestion.

À la SNCF, bien que contraires aux dispositions du Statut relatives au droit syndical, les règlements intérieurs des SA (RI) voudraient interdire par exemple aux militants et délégués le droit de distribuer des tracts dans les locaux de l’entreprise.

Le droit syndical dans sa globalité est attaqué, les militants CGT sont la cible régulière de menaces diverses (sanctions abusives, blocage sur les déroulements de carrière, licenciement…).

Tout cela ne vise qu’à faire taire les salariés, à limiter leur capacité à s’organiser et à agir pour défendre leurs intérêts collectifs et individuels face à ceux du patronat !

Au-delà d’exprimer toute sa solidarité envers les militants de l’UD 82 dans leur combat pour retrouver l’usage de leurs locaux, la Fédération CGT des Cheminots enjoint donc la municipalité de Montauban à les restituer et à permettre à la CGT d’assumer ses responsabilités sans être inquiétée.

Face à ces attaques, la Fédération CGT des Cheminots appelle l’ensemble de ses syndicats et militants à riposter et à construire dès aujourd’hui une rentrée sociale placée sous le signe de luttes offensives et gagnantes !

La liberté syndicale est le terreau du progrès social ! Défendons-la, renforçons-la !

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DES EXIGENCES SALARIALES QUI RESTENT À SATISFAIRE

| Tract

Après huit années de gel des salaires ayant occasionné une perte de pouvoir d’achat de près de 20ؘ %, les cheminots de la SNCF subissent une inflation de plus de 6ؘ % depuis le début d’année 2022. Malgré des résultats économiques très favorables, la direction d’entreprise persiste dans le déni et les mesures insuffisantes.

Tout augmente plus vite que les salaires !

Selon l’indice Insee, les prix à la consommation auraient augmenté de 6,1 % en 1 an à fin juillet 2022. Le niveau d’inflation estimé d’ici à la fin de l’année oscille entre 8 et 10 %.

L’indice Insee est lui-même un facteur de minimisation qui ne correspond pas à la consommation réelle des ménages. Il est élaboré à partir de données de caisse sur la base de référentiels d’articles établis par les agences marketing de la grande distribution, donc par le patronat, puis passées à la moulinette d’algorithmes obscurs.

En 1 an, les prix des loyers ont augmenté de 9 %, le gaz naturel de 45 %, le fioul domestique de 55 %, le carburant de 17 à 32 %, les pâtes de 17 %, le café de 13 %, la viande hachée de 15 %, les couches, laits infantiles, gels lavants et autres produits vendus en pharmacie de 7 à 90 % selon les produits.

L’accord de branche ferroviaire relatif aux classifications et rémunérations ne permet pas de protéger les cheminots de la hausse des prix, tant en raison de l’indigence des minima salariaux que des méfaits de l’annualisation des salaires.

En effet, cet accord entérine des minima salariaux annuels ne permettant pas de neutraliser les fluctuations en cours d’année et dès lors impropres à répondre aux aspirations des cheminots, dont le budget s’établit par mois et non par année.

Un salaire pour vivre, pour reconnaître les qualifications et partager les richesses

Le travail est la seule source de richesse. Le travail d’un salarié n’est donc pas un coût, contrairement à ce que prétendent le patronat et ses soutiens, mais il a un prix : le salaire !

Le salaire permet de reconnaître les qualifications du salarié dont profite l’employeur, de vivre dignement pour le salarié, chaque mois et tout au long de sa vie grâce aux cotisations sociales. Le salaire permet également une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salariés.

Une lutte unitaire décisive

La Fédération CGT des cheminots a initié une démarche qui a conduit à un appel unitaire à la grève le 6 juillet dernier.

Plus d’1 cheminot sur 3 ont répondu à cet appel, avec des établissements fortement mobilisés, ce qui a contraint la direction d’entreprise à annoncer des mesures pérennes et générales :

  • dégel des salaires ;
  • augmentation générale des salaires : 400 € pérennes par an et par cheminot + hausse générale de 1,4% ;
  • augmentation de 100 € de la gratification de vacances + 20 € au premier enfant + 20 € au second et + 10 € au-delà ;
  • revalorisation des indemnités et allocations.

L’ensemble des mesures est applicable rétroactivement à compter du 1er avril 2022 et sera versé au plus tard sur la solde d’octobre 2022.

Des mesures positives mais insuffisantes

Au regard de l’inflation actuelle et du niveau attendu en fin d’année, ces mesures sont clairement indécentes et n’effacent pas le contentieux salarial !

Pour compenser les pertes de pouvoir d’achat des cheminots, ne serait-ce que pour l’année 2022, des augmentations générales des salaires supplémentaires a minima de 5% s’imposent !

Pour tenir compte de l’impact de l’inflation sur le budget des cheminots depuis le début de l’année, la CGT exige que l’ensemble des mesures salariales s’applique rétroactivement au 1er janvier 2022 !

Une direction qui se réserve les richesses produites par les cheminots

Le refus récurrent de la Direction d’augmenter les salaires des cheminots est injustifiable, d’autant que les moyens existent et qu’ils sont souvent réservés à d’autres :

  • le bénéfice net du groupe en 2021 avoisine les 900 millions d’euros ;
  • les trains affichent cet été des taux de remplissage records ;
  • les perspectives financières de l’entreprise pour 2022 s’annoncent bien meilleures qu’en2021, et le bénéfice net est évalué à 2 milliards d’euros (1 % d’augmentation des salaires représente 84 millions d’euros) ;
  • pour mémoire, la déclaration de patrimoine de l’ancienne ministre des Armées a mis en lumière les 1 800 euros perçus par jour calendaire (52569 euros net par mois) pendant qu’elle était directrice générale de SNCF Voyageurs en 2017…

Une direction qui « a besoin » d’une nouvelle mobilisation

Les quatre fédérations syndicales ont interpellé unitairement le président Farandou par courrier pour qu’il fasse droit aux légitimes revendications des cheminots. La direction d’entreprise a signifié son refus par la voix de son DRH.

Cette posture idéologique est intolérable, tant au regard du constat partagé des pertes subies par les cheminots que des gains colossaux engrangés par l’entreprise grâce au travail des cheminots !

Les fédérations syndicales ont prévu de se retrouver le 1er septembre prochain pour évaluer ensemble les suites à donner à ce refus inique.

La Fédération CGT des cheminots proposera donc aux organisations syndicales la poursuite du processus unitaire engagé pour exiger de la Direction qu’elle passe à la caisse au-delà de la compensation de la seule inflation pour gagner une juste rémunération du travail et des qualifications des cheminots !

La CGT appelle donc les cheminots à débattre largement des questions salariales durant l’été et à se tenir prêts à la mobilisation pour exiger un rattrapage du pouvoir d’achat perdu et de véritables augmentations générales des salaires !

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FIERTÉ POUR LES CHEMINOTS MALIENS !

| Communiqué

L’attente aura été longue pour les « Bouts de bois de Dieu ». Quatre longues années où le train ne circulait plus ! Il aura donc fallu attendre le mercredi 13 juillet dernier à la gare de Bamako pour entendre de nouveau le train siffler.

La circulation d’un train d’essai entre Bamako et Kayes (641 km) est la déclinaison du plan d’urgence et de réhabilitation du trafic Voyageurs qui est à l’arrêt depuis mai 2018. Cet essai était un préalable à la reprise définitive du trafic prévue en décembre 2022.

Il est 8h00 sur les rails de la gare de Bamako, une locomotive et une rame de plusieurs wagons sont positionnées. À bord, des cheminots, des techniciens, des responsables de la société du patrimoine et Moussa Keita, le secrétaire du syndicat libre des travailleurs du rail (SYLTRAIL) affilié à la CSTM.

Plusieurs travaux ont précédé ce redémarrage : le renforcement de la voie ferroviaire, la rénovation de 19 gares, la réhabilitation des ponts de Galouko, Mahina et Toukoto, ou encore la réhabilitation des ateliers centraux de Korofina et de Kayes.

Les deux locomotives CC2205 et CC2207 ont été réhabilitées par les techniciens et les ingénieurs de l’ex chemin de fer qui ont mis la main à la pâte sans aucune aide extérieure. Que ce soit sur le matériel roulant ou la voie ferrée, l’ensemble de ces travaux a été réalisé uniquement par un financement sur le budget national.

Les derniers réglages finis, le train siffle et démarre pour Kayes à 8h45. Partout, dans les 19 gares réhabilitées, ce fut l’effervescence, avec une population en liesse et émerveillée pour accueillir le train. Le sifflement de la locomotive a émerveillé les populations nostalgiques du train Voyageurs et, unanimement, tous s’impatientent de voir la reprise effective du trafic ferroviaire dans le pays.

Le train est arrivé le 14 juillet 2022 à 2h50 du matin à Kayes, comme un signe d’espoir et de vie, pour non seulement la population de la ville, mais aussi pour toutes les villes irriguées par les rails.

Le gouvernement du Mali, dans sa volonté de relancer le ferroviaire dans le pays, a signé avec la société russe STM un mémorandum d’entente afin de réhabiliter d’autres locomotives se trouvant dans les ateliers centraux de Korofina et l’acquisition de trois nouvelles locomotives ainsi que la réalisation d’une étude pour passer d’une voie métrique à un écartement standard.

La Fédération CGT des Cheminots réaffirme à cette occasion la force de la solidarité et l’amitié qui nous unissent à nos camarades maliens de la CSTM et salue la détermination de nos camarades pour gagner cette réouverture. En effet, le train a toujours accompagné l’essor d’un pays, d’une région, d’un territoire et partout où le train siffle, la vie reprend !

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AKIEM VENDU !

Communiqué

| Espace presse

Après la cession d’ERMEWA, principal loueur de wagons, pour 3,2 milliards d’euros, la SNCF s’apprête à annoncer la cession d’AKIEM, principal loueur de locomotives, pour environ 2,5 milliards d’euros. Cette annonce, à rebours des grandes déclarations sur la relance du ferroviaire faites par le Président FARANDOU, prive la SNCF d’un actif stratégique pour notamment relancer FRET SNCF.

Avec plus de 600 locomotives et une flotte de matériel voyageurs, AKIEM est un des plus grands loueurs d’Europe, c’est donc un actif stratégique pour le groupe SNCF.

Chronologie d’un abandon en plusieurs étapes :

▪ En 2008, la SNCF crée la filiale AKIEM et lui cède 262 engins moteurs provenant de FRET SNCF, tout en lui garantissant le carnet de commandes en louant une centaine de locomotives une fois l’opération conclue ;
▪ En 2016, c’est la cession de 50 % du capital à un fonds d’investissement allemand (DWS) ;
▪ En 2022, vente d’AKIEM, dont elle est pourtant le premier « client ».

Cette décision est un non-sens au regard des ambitions et déclarations du gouvernement sur la relance du ferroviaire, et notamment le X2 vanté par le Président de la SNCF. C’est aussi une des conditions imposées par le gouvernement au plan de relance qui s’ajoute à la cession d’ERMEWA en vue de réduire le niveau de la dette du GROUPE SNCF.

Cette décision intervient quelques mois après l’annonce d’un Partenariat Public/Privé entre la Banque des territoires (filiale de la Caisse des dépôts et consignations) et AKIEM pour proposer à l’État et aux Régions des solutions « clés en main » de financement, d’acquisition et de gestion des flottes de trains de voyageurs.

Ce partenariat ne cache même pas ses intentions en affichant l’objectif de « garantir un accès non-discriminatoire au matériel roulant à tous les exploitants ferroviaires sélectionnés par les Régions ».

C’est donc aussi un danger pour la maintenance du matériel SNCF, car AKIEM, à travers sa filiale AKIEM TEKNIK, fournit aussi des prestations de maintenance pour les matériels qu’elle loue.

Pour la CGT, c’est une mauvaise décision qui s’avère être un accélérateur de la concurrence en facilitant l’accès au matériel roulant. Seule la SNCF, entreprise unique et intégrée, disposant des moyens nécessaires à son développement en réintégrant ses filiales, permettra de développer le train public.

 

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UNE GRILLE DES SALAIRES JUSTE POUR CONTRER LA DEMAGOGIE

Salaires

| Maîtrise et cadres UFCM

Face à l’inflation, la question salariale s’est imposée avec une forte mobilisation des cheminots le 6 juillet dernier. Les fédérations CGT, UNSA, SUD et CFDT ont pris rendez-vous le 1er septembre 2022 pour permettre aux cheminots de porter leurs exigences. Lors de la table ronde, la direction a été contrainte d’accorder une première augmentation pérenne, cependant elle reste insuffisante.

L’inflation est la même pour tous. Ainsi, elle péjore l’ensemble des dépenses quelle que soit la quantité. Pour compenser ses effets, il est juste d’augmenter tous les salaires à hauteur de l’inflation, donc en pourcentage.

De même, nos systèmes de protection sociale subissent l’inflation (dépenses de santé, besoin d’augmenter les pensions, les aides familles, etc.). Il est juste d’augmenter tous les salaires, donc l’ensemble des cotisations sociales.

Or, lors de la négociation, la direction a concédé une augmentation générale de 1,4 % contre une inflation de 5,8 % au 1er juillet 2022.

Elle a ensuite procédé à une augmentation en somme fixe de 400 € sous forme de point et de 100 € de gratifications, ce qui produit, face à l’inflation, une augmentation différenciée : 3,7 % à la PR 4, 3,1 % à la PR 16 ou 2,6 % à la PR 26, 2,4 % à la PR 30. À noter, le coup de pouce aux basses rémunérations est absolument insuffisant et les qualifications sont dévalorisées.

ET LES CONTRACTUELS ?

Les cheminots en CDI déjà présents dans l’entreprise vont bénéficier des mesures équivalentes. Les minimas de l’entreprise sont revalorisés de 4 % pour la classe 1, de 2, 2 % pour la classe 3, et de 1 % pour la classe 4. Et rien pour les classes 5 à 9.

Rappelons que les minimas de branche et d’entreprise sont des planchers volontairement bas pour instaurer une rémunération « négociée » de gré à gré. Rappelons également que l’accord « classification » ne reconnaît pas les diplômes.

UNE GRILLE SNCF ET DES MINIMAS INJUSTES !

Ces dernières années, la direction SNCF refusait une augmentation générale et a multiplié les mesures bas salaires puisque le Smic dépassait la grille. Ainsi, le déroulement d’un cheminot de l’exécution ou maîtrise est quasi-neutre pour sa rémunération.

Le graphique compare les minimas d’entreprise transposés de l’accord classifications et rémunération, avec la grille linéaire proposée par la CGT. À noter, l’accord classifications ne prévoit qu’une rémunération annuelle garantie (minimum) incluant les primes. Le salaire peut varier d’un mois à l’autre. La forme exponentielle des minimas est calquée sur la grille du statut SNCF avec des montants bien inférieurs.

La Direction, avec démagogie, met en place des mesures en somme fixe qui, prétend-elle, soulageront les petits salaires. Or, le problème vient de la grille. Et cyniquement, les minimas de branche (rémunération annuelle garantie) de l’accord Classifications et rémunération, signé en décembre 2021, reproduisent exactement les mêmes maux.

LA CGT A DES REVENDICATIONS CONCRÈTES AFIN DE RECONNAÎTRE LES QUALIFICATIONS

Équivalent en niveau de diplôme Salaire Qualification CGT
Sans diplôme 1 X le Smic Exe1
CAP/BEP 1,4 X le Smic Exe2
Bac 1,7 X le Smic Exe3
Bac+2 2 X le Smic M1
Licence 2,3 X le Smic M2
Maîtrise 2,6 X le Smic C1
Master 2.9 X le Smic C2
Doctorat 3,3 X le Smic CS1

Les responsabilités confiées aux maîtrises et cadres et leurs qualifications, leur technicité, qui s’acquièrent avec les diplômes, les formations qualifiantes, et l’expérience, doivent être reconnues par un véritable salaire ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus et payés tout au long de la carrière.

La Fédération CGT des cheminots exige une grille salariale de branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadre permanent, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs.

La première position de rémunération doit être au Smic : 2 000 € brut pour que chaque salarié vive dignement de son travail. L’écart entre la plus basse et la plus haute rémunération doit être contenu dans une proportion de 1 à 4.

Cette grille doit être indexée au minimum sur le véritable coût de la vie !

La grille CGT est plus favorable à l’ensemble du salariat et la progression du salaire en fonction du déroulement de carrière est plus juste.

Il y a donc urgence à procéder à une augmentation générale, à corriger la grille SNCF et à renégocier intégralement la classification et la rémunération de la convention collective de la branche ferroviaire.

Les luttes menées dans les entreprises sont de nature à bousculer le patronat et son gouvernement.

En septembre, la Fédération CGT des cheminots proposera une nouvelle journée de mobilisation.

Maîtrises et Cadres, emparons-nous de cette journée pour exiger la juste reconnaissance de notre travail et de nos qualifications.

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LE RAIL EN SURCHAUFFE !

Communiqué aux Cheminots

| Espace presse

Depuis plusieurs semaines, cheminots, usagers et population constatent une forte dégradation de la qualité de l’offre et du service public ferroviaire SNCF. L’engagement et le professionnalisme des cheminots permettent, malgré un manque de moyens et de personnel, d’assurer la production.

Alors que la direction de l’entreprise et le gouvernement multiplient les déclarations sur le potentiel de développement du ferroviaire, il devient urgent d’agir sur le réel !

Dans une période de très forte inflation, notamment sur les produits pétroliers, le train est plébiscité par les usagers.

Dans ce contexte de forte demande de transport, les dysfonctionnements des installations, défaillances de matériel, départs d’incendies aux abords des voies, retards et suppressions de trains s’accumulent.

Le président de la SNCF veut multiplier par deux le nombre de trains, qu’il le multiplie déjà par un !

Attribuer ce délitement à l’exceptionnelle vague de chaleur de ces dernières semaines relèverait d’une profonde malhonnêteté.

Le quotidien des cheminots, c’est :

  • Des sous-effectifs chroniques dans tous les métiers ;
  • Des ateliers du matériel sous tension par l’utilisation intensive du parc ;
  • Des suppressions de trains faute d’effectifs d’agents de conduite ou de contrôleurs ;
  • Des files d’attentes interminables aux guichets ;
  • Des brigades équipement sur-sollicitées en période de forte chaleur.

Cette liste non-exhaustive confirme ce que la CGT affirme et revendique depuis plusieurs mois, notamment sur l’emploi et les moyens pour le Service Public. Les nombreuses luttes et actions menées par la CGT doivent se poursuivre pour arracher les moyens de bien travailler !

Gouvernement et Direction doivent, dès à présent, prendre la mesure des enjeux sociaux et environnementaux posés. Il n’est plus possible d’éluder les difficultés rencontrées par les cheminots pour exercer leurs métiers et faire rouler les trains.

Le contexte auquel notre société est actuellement confrontée impose et renforce la nécessité de disposer d’un service public ferroviaire SNCF efficace, sûr et accessible par tous, en tous points du territoire.

La Fédération CGT des cheminots revendique :

  • Le retour à une entreprise publique SNCF unique et intégrée, pour une organisation de la production plus efficace ;
  • Des moyens financiers, humains et matériels pour améliorer la situation sans tarder ;
  • La construction d’un Statut social de haut niveau pour les cheminots statutaires et contractuels, premiers garants du service public ferroviaire.

POUR UN TRANSPORT FERROVIAIRE DE MARCHANDISES ET DE VOYAGEURS  RÉSOLUMENT D’UTILITÉ PUBLIQUE !

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INFO LUTTES : LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT HAUSSENT LE TON !

| Équipement

16-05
PAYS DE LA LOIRE
Les cheminots ne veulent pas de cette organisation du travail

À l’initiative de la CGT, des cheminots de l’Équipement se sont rassemblés le 16 mai à Nantes pour faire bloc contre le projet « Maintenir Demain » que souhaite leur imposer l’entreprise. Une trentaine d’agents SE venus de toute la région se sont réunis devant les locaux SE de Nantes, malgré un mail d’intimidation de la direction. Ils ont donc interpellé les « collaborateurs » de la direction qui passent présenter ce projet dans chaque secteur pour prêcher le bien fondé. Les cheminots n’en veulent pas dans l’état ! Sa mise en place sera néfaste pour les déroulements de carrière et dégradera l’ambiance au sein des équipes. Les parcours seront rallongés, avec les risques routiers que cela engage.

Les revendications suivantes ont été portées :

  • Des DPX à la qualification F ;
  • Un découpage d’astreinte réduit ;
  • Un doublement des compensations d’astreinte ;
  • La qualification C, au premier mois de la prise d’astreinte, pour une reconnaissance technique de tous les agents qui la montent ;
  • Six embauches de SE en plus des 17 embauches prévues et sans réduction des CO.

À l’issue de ce rassemblement, 2 cheminots ont rejoint la CGT.
Des suites à ce mouvement sont d’ores et déjà étudiées afin de l’élargir à tous les cheminots de la région.


08-06
BRETAGNE
Les cheminots demandent plus de sécurité

Les cheminots demandent plus de sécurité Mercredi 8 juin 2022, avait lieu, à Rennes, la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT). Son président n’est autre que le directeur de l’Infrapôle Bretagne. Ce fut l’occasion pour une cinquantaine d’agents de l’Infrapôle Bretagne de venir interroger la direction sur les trop nombreux incidents de sécurité qui ont eu lieu sur notre territoire ces derniers mois et surtout ces dernières semaines.

Cette réunion était donc le moment pour les agents de rappeler l’importance de leurs métiers dans l’organisation quotidienne des chantiers. Face aux interventions des cheminots, la direction devait proposer une réunion avec des cheminots présents.

Des suites à ce mouvements sont d’ores et déjà étudiées afin de l’élargir à tous les cheminots de la région.


14-06
REIMS
Les cheminots demandent des emplois, du salaire, l’augmentation de la prime de travail

Pour les cheminots de la région de Reims, la lutte du 14 juin n’était qu’une première mise en bouche. Les cheminots sont excédés. Les maux ne manquent pas (pression, qualité de vie, organisation du travail, manque de personnel, salaire trop bas et non socialisé, inquiétudes de la concurrence, « maintenir demain », etc.)

Les AG ont réuni plus de 110 cheminots sur le secteur, notamment à Charleville, Reims, Châlons en Champagne, Troyes) à l’appel de la seule CGT. La direction a refusé de communiquer les taux de grévistes, et pour cause. Après recensement, ce sont entre 30 et 40% des cheminots de l’Équipement qui se sont mis en grève, dont beaucoup de cadres.

Suite à ce mouvement, une nouvelle rencontre avec la direction est prévue par la mise en place de la prime de travail (+20%).

La direction s’est également engagée à respecter les CO et à réaliser des embauches sur tous les postes vacants et manquants.
2 adhésions ont été réalisées et 3 sont en attente lors de cette seule journée d’action à l’Équipement.

Des suites à ce mouvements sont d’ores et déjà étudiées afin de l’élargir à tous les cheminots de la région.


20-06
PARIS RIVE GAUCHE

Les cheminots d’IPSO se sont rassemblés le 20 juin à Juvisy pour interpeller le DET, à l’appel de la CGT, sur les problématiques de « Maintenir Demain », de l’emploi et des salaires.
Sur « Maintenir Demain », les cheminots ont exprimé leur refus de ce projet mortifère pour l’emploi avec des suppressions de postes, des déqualifications de postes notamment du REQ, davantage de polyvalence et d’externalisation.

Le compte n’y est pas sur la transformation de la ligne managériale, sur les futurs postes des DPX, TO et TA, sur les limites des UTM, équipes, brigades, parcours, parcours d’astreinte, sur les changements de LPA, sur l’impact sur les autres UP de l’établissement.

Les besoins en effectif, avec des CO non-comblés depuis de trop nombreuses années, ont également été abordés. D’ailleurs, 100 postes sont vacants au CO. La CGT a porté les besoins en recrutement dans tous les collectifs avec l’exigence de réaliser les 135 autorisations d’embauche prévues en 2022 et un volet supplémentaire de 50 emplois afin de réaliser la charge de travail. La formation des agents et la transmission des compétences sont indispensables.
La question des salaires a été portée avec force par les cheminots.

Des suites à ce mouvements sont d’ores et déjà étudiées afin de l’élargir à tous les cheminots de la région.


20-06
BORDEAUX

En amont de la manifestation d’intérêt général du 20 juin 2022 à Bordeaux, les cheminots de l’Équipement de l’Aquitaine et du Poitou-Charentes se sont rassemblés devant le siège de l’infrapôle Aquitaine afin de se faire entendre par la direction.

La CGT a porté une fois de plus les principales revendications des cheminots, à savoir :

  • L’augmentation générale de nos salaires et de la prime de travail et équivalent pour les contractuels ;
  • Des emplois en conséquence dans nos brigades et équipes ;
  • L’arrêt de la dégradation de nos conditions de travail ;
  • L’arrêt de « Maintenir demain » ;
  • Des conditions sociales d’un haut niveau.

De plus, un mail reçu par les agents dans les équipes de l’établissement de l’infrapôle Aquitaine visant à réécrire le GRH0131 par le biais d’une note datant de 2012, à savoir de limiter à une seule prime de conduite par véhicule et par jour, a entraîné la colère des cheminots. Ils se sont organisés en déposant massivement les clés des véhicules de service.

Face à la grogne massive et à l’intervention de la CGT, la direction a donc envoyé aux équipes un message de désaveu. Elle ne remettra pas en cause le nombre de prime de conduite !

À l’issue de ce rassemblement, plusieurs jeunes cheminots ont pris contact avec la CGT.

Des suites à ce mouvements sont d’ores et déjà étudiées afin de l’élargir à tous les cheminots de la région.


28-06
LYON

Ce sont plus de 180 cheminots de l’Équipement qui se sont rassemblés face au siège de l’Infrapôle Rhodanien pour exprimer leur colère. Depuis trop longtemps, les revendications en termes de salaires et d’emploi ne sont pas entendues par une direction déconnectée de la réalité. Combien de chantiers reportés, sous-traités ou en suspens, faute de cheminots ?! Sous le dogme financier, c’est une véritable purge des effectifs que la direction impose, nous dépossédant un peu plus chaque jour de notre savoir-faire, de notre travail ! Et comme si cela ne suffisait pas, le pouvoir d’achat est particulièrement mis à mal. Cette question est de plus en plus prégnante au regard de l’inflation galopante. L’éloignement domicile-travail imposé par les différentes restructurations, fait d’autant plus mal au porte-monnaie quand il s’agit de faire le plein de carburant. La CGT porte depuis de nombreux mois l’exigence d’augmenter les salaires et les pensions de retraite.

Face au mutisme de cette direction, il conviendra d’élargir plus largement l’action à l’ensemble des cheminots de la région.


30-06
MONTPELLIER

Ce sont plus de 150 cheminots de l’Équipement, venus de toute la région, qui se sont rassemblés devant la Direction SNCF. Une première étape réussie pour aller chercher de véritables avancées à la hauteur des revendications des cheminots.

Les cheminots et la CGT ne peuvent pas accepter de nouvelles suppressions d’emplois et de postes qui engendreront de réelles incapacités à maintenir le Réseau dans un court délai.

La CGT a également alerté la direction sur la détérioration des conditions de travail des cheminots, à savoir des surcharges de travail, le développement important des RPS suite aux nombreuses annonces de réorganisations, de trop nombreux accidents de travail, des astreintes réduites, des volumes d’heures effectuées des agents soumis au forfait-jour au-delà des textes réglementaires….

Le rapport de force des cheminots aura permis de faire bouger des lignes sur l’emploi avec huit mutations et cinq recrutements supplémentaires, sur l’arrêt de la suppression de la brigade de St Chély d’Apcher, le report du projet de flicage par géolocalisation des véhicules et la proposition d’une enveloppe pour la majoration de la prime de travail.

Les cheminots, mobilisés et déterminés, ont appelé à amplifier le rapport de force et à poursuivre la mobilisation.

Les luttes se multiplient, d’autres sont d’ores et déjà annoncées en région à la rentrée.

RESTONS MOBILISÉS ! 

AMPLIFIONS LES LUTTES !

 

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DONNONS-NOUS LES MOYENS DE NOS AMBITIONS !

Ingénierie du Matériel

| Journée d'étude Ingénieries le 4 oct. 2022

L’ingénierie du Matériel est en souffrance. Pourtant, aux dires de ses dirigeants, les affaires sont florissantes. La charge de travail est bien présente, elle serait même en augmentation !

Alors, pourquoi tant de dysfonctionnements et de mal-être chez les agents et leur encadrement ? Et que pouvons-nous y faire ?

La CGT organise une journée d’étude le 4 octobre à Paris pour que les agents d’études se donnent un avenir.

Pour l’intérêt de la filière ferroviaire, la CGT défend l’entreprise unique et intégrée avec ses ingénieries (équipement et matériel). Le service public place en priorité la sécurité des circulations et apporte une égalité de traitement. C’est un gage d’efficacité industrielle (mutualisation du matériel roulant, retour d’expérience, fiabilisation, maîtrise technologique, planification industrielle, etc.). Le service public est l’outil pour une politique d’aménagement du territoire en phase avec les enjeux actuels (développement humain durable, énergétique etc.).

Les pôles ingénieries : un maillon non-dissociable de la chaîne de production

À ce titre, ils doivent jouir de moyens suffisants, tant en nombre d’emplois qu’en qualification, pour accomplir toutes les missions en qualité de prescripteur de règles de maintenance et de modernisation des matériels. Et c’est là où le bât blesse !

Le dogme de la financiarisation mis en oeuvre avec zèle par nos premiers dirigeants met à mal les fondements du contrat qui nous lie à la Nation.

La structuration actuelle de l’ingénierie du matériel : à refaire !

La restructuration des ingénieries Matériel en Clusters est un accompagnement de la gestion par produit réfléchie pour faciliter l’ouverture à la concurrence et l’implantation de nouveaux opérateurs ou de filiales SNCF.

La désorganisation actuelle ne permet pas d’identifier les donneurs d’ordre et les responsabilités. La direction, pour pallier cette déstructuration, met en place un système d’imputation complexe, de clients/fournisseurs, qui conduit les études vers une financiarisation en perdant l’objectif industriel.

La gestion par produit, parfois sur une même série de matériel, entraîne une règle de maintenance à plusieurs vitesses. Les « libéraux » européens allègent les STI (Spécification Technique Interopérabilité) et n’exigent rien en termes de maintenance. Cette dérégulation tend à alléger les normes… toujours dans l’objectif d’évacuer les « contraintes » et de favoriser l’implantation d’une concurrence au détriment de la sécurité de l’exploitation ferroviaire.

La CGT apporte une vision différente :

  1. L’expertise nationale du CIM, complétée par celle du laboratoire (l’AEF), sont essentielles pour préserver et développer des savoirs ferroviaires. Elles permettent l’appui technique, particulièrement pointu, des ingénieries d’établissement pour résoudre les problèmes techniques et apporter des connaissances via la formation. Elle structure les partenariats avec l’ingénierie de l’infrastructure et aussi avec les constructeurs (assembleurs et équipementiers).
  2. L’attachement des ingénieries à leur technicentre présente un double avantage :
    • Une proximité avec la production, en lien direct entre les besoins des sites de production et la recherche de réponse technique. Ce lien est indispensable à la planification des opérations et aux conditions de travail pour les agents de maintenance ;
    • Des passerelles qui permettent de construire des parcours professionnels sur les bassins d’emploi des établissements.

Pas d’ingénierie efficace sans agents qualifiés

La direction déroule son dogme : aujourd’hui, entre 25 et 30 % de la charge de travail est externalisée au prix d’une bureaucratie lourde et de gâchis liés à l’instabilité des emplois.

Pourquoi ? Afin de plagier le modèle de l’industrie pour qui une usine, sa production, sa masse salariale et ses emplois, doivent se soumettre au marché. Cela permet également de mieux la valoriser (vente aux fonds de pension, etc.). C’est une vision à court terme qui précarise le salariat (incompatible avec le temps ferroviaire : matériel amorti en 30 ou 40 ans).

Or, ce sont les emplois, leur qualification, qui permettent de conserver et de produire les savoir-faire.

Sur nos différents sites, près de 500 postes sont à pourvoir

Certes, une infime partie des prestataires apporte des connaissances qui n’existent pas dans l’entreprise, mais la majeure partie d’entre eux ne sont là que par la volonté de la direction de réduire l’emploi de cheminots.

La charge de travail étant pour la plupart pérenne : les connaissances apportées ont besoin d’intégrer l’entreprise. Nous revendiquons donc un plan de recrutement (interne et externe) de 600 emplois sur 6 ans (100 emplois par an). Les prestataires ont vocation à intégrer l’entreprise.

L’apport des savoirs via la formation initiale, continue et l’expérience est indispensable et doit être rémunéré. Or, le tassement de la grille SNCF (Cadre Permanent) et la faiblesse de la Rémunération Annuelle Garantie (CDI) ne reconnaissent pas les qualifications.

Une grande part des jeunes prestataires niveau BAC + 5 perçoivent un salaire très éloigné d’une reconnaissance de leur diplôme. En cas de proposition d’embauche, la direction la fait sur la base d’un recrutement Bac +2.

De plus, l’évolution technologique se traduit par un besoin de connaissance supérieur et nous oblige à une requalification des métiers.

À l’heure des fortes attentes sociales, environnementales et économiques vers plus et mieux de ferroviaire, il nous faut repenser l’avenir. Le constat est sans équivoque : le démantèlement de la SNCF lui tourne le dos.

Si nous voulons une planification pour amorcer le virage vers le progrès, les ingénieries intégrées dans une SNCF sont essentielles. La CGT veut donner la parole aux agents d’étude, techniciens et experts, pour construire un véritable projet, porteur de développement humain durable et de progrès.

RENDEZ-VOUS LE 4 OCTOBRE 2022 À PARIS !

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N’EN RESTONS PAS LÀ !

Grève du 6 juillet / Salaires

| Espace presse

La journée de grève nationale unitaire tous services du 6 juillet dernier sur les salaires à la SNCF a mobilisé près d’un·e cheminot·e sur trois.

Les Fédérations syndicales CGT – UNSA-Ferroviaire – SUD-Rail – CFDT se sont réunies ce jour pour analyser le contexte et envisager les suites à donner.

La mobilisation nationale unitaire a contraint la direction à rompre avec 8 ans de refus d’augmenter les salaires.

L’ensemble des Organisations Syndicales jugent insuffisant le niveau des mesures annoncées pour compenser les pertes de pouvoir d’achat des cheminots.

En effet, nous subissons depuis 2014 une hausse des prix cumulée de près de 13 %. L’inflation constatée au 1er juillet 2022 s’élève d’ores et déjà à 5,8 %. D’après les projections annoncées, elle pourrait atteindre 10 % d’ici à la fin de l’année.

DES MOYENS EXISTENT ET DE L’ARGENT IL Y EN A !

1 % d’augmentation des salaires représente 84 millions d’euros de budget.

L’excédent budgétaire 2021 s’élève à 890 millions d’euros. Les projections pour 2022 sont estimées à 1,5 milliard d’euros.

Les 12 millions de billets de train vendus sur la période juillet-août représentent 1,2 milliard d’euros de recettes.

Alors que la direction SNCF se félicite du business qu’elle va faire durant la période estivale, elle va devoir répartir encore mieux les richesses produites.

Les organisations syndicales ont donc décidé :

  • D’interpeller la direction sous forme d’un courrier unitaire portant l’exigence d’augmentations générales des salaires et de rétroactivité de l’ensemble des mesures annoncées au 1er janvier 2022 ;
  • De se revoir dès le 1er septembre prochain pour évaluer ensemble les réponses apportées par la direction ;
  • De déterminer les suites à donner en termes de mobilisation.

Les Fédérations CGT – UNSA-Ferroviaire – SUD-Rail – CFDT appellent les cheminot·es à se saisir et à débattre largement des questions salariales durant l’été.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

04 juillet 2022

Les cheminots de la gare SNCF de Sète en grève illimitée tout l’été

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