Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

Les raisons de la colère

Édito

Le 17 octobre dernier, les contrôleurs et les conducteurs faisaient valoir leur droit de retrait en tout point du territoire suite à l’accident entre un train AGC et un convoi exceptionnel survenu la veille en Champagne-Ardenne.

L’écran de fumée affiché par le gouvernement et la direction SNCF sur la légalité du droit de retrait, légalité qu’il n’appartient qu’au juge de trancher, masque mal la réalité d’une entreprise qui, sous les coups de butoirs de ses dirigeants, recule chaque jour un peu plus sur la qualité de la sécurité ferroviaire.

La gestion financière de la marge opérationnelle est érigée en totem et conduit, partout, à des décisions contraires aux règles de sécurité ferroviaire qui faisaient de la SNCF le champion ferroviaire par excellence. Suppression des contrôleurs dans les trains, mise en œuvre des autorisations de mouvement en supprimant des agents circulation, détente des pas de visite sur le matériel roulant… Tout est organisé autour du risque calculé.

Jamais président de la SNCF n’aura eu autant d’accidents ferroviaires à son actif : Brétigny, Eckwersheim, Denguin et tous ceux qui n’ont pas fait la une de l’actualité.

Le blocage des discussions suite au droit de retrait démontre une direction et un gouvernement en dehors de toutes réalités.

Il est temps que cette ère se tourne et que l’on revienne aux fondamentaux du service public ferroviaire : l’intérêt général avant les intérêts financiers.

Nos voix doivent se faire entendre haut et fort pour obtenir un autre cap.
Le 5 décembre nous serons en grève tous ensemble pour les y contraindre.

LA DIRECTION DOIT GARANTIR LA PROTECTION DES AGENTS SUGE

Tract aux cheminots

| Services communs

La CGT exige l’amélioration du pan « Sûreté ferroviaire » issu du référentiel national RH0955 « Prévention des atteintes et accompagnement des agents » qui ne garantit pas une protection suffisante des cheminots de la Surveillance Générale.

Deux ans après en avoir pris l’engagement, il est temps que la direction de la Sûreté ouvre enfin les négociations et mette les moyens pour les faire aboutir !

Il y a deux ans, la direction de la Sûreté dénonçait les différents accords agressions régionaux en vue de les remplacer par un accord national commun à l’ensemble des agents SUGE. Par courrier individuel adressé en recommandé aux agents, elle justifiait cette décision et procédait à sa mise en oeuvre, au nom du principe “d’équité” entre les agents SUGE, considérant que des différences importantes existaient d’une région à une autre.

Pour la CGT, cela aurait pu être une bonne décision si les négociations avaient été à leur terme et avaient abouti à un accord de haut niveau comme la direction s’y était engagée. La CGT exigeait pour les salariés la reprise a minima, des dispositions les plus favorables des accords régionaux existants.

Particulièrement exposés dans une conjoncture qui se complexifie (insécurité, risques attentats, risques sanitaires, …), les agents SUGE doivent impérativement bénéficier d’un accord protecteur de haut niveau.

Lors de la bilatérale Sûreté du mois de mai, la CGT a obtenu que la Direction de la Sûreté réitère son engagement sur l’ouverture de négociations en vue d’améliorer le pan « Sûreté » du RH0955.

Néanmoins, à ce jour, aucune date n’a été communiquée. La CGT a donc décidé d’interpeller la Direction de la Sûreté pour la rappeler à ses engagements. Une demande d’audience lui a été adressée afin que les négociations s’amorcent dans les plus brefs délais.

La CGT revendique la mise en place immédiate de mesures complémentaires au GRH0955, telles que :

  • Un champ d’application étendu à chaque agression ayant entraîné une blessure de l’agent en service et fait l’objet d’un dépôt de plainte ;
  • L’assistance systématique d’un avocat et le cas échéant, la garantie d’un accompagnement et d’une prise en charge de l’agent du début jusqu’à la fin de la procédure ;
  • Faciliter le dégagement de la production pour une meilleure prise en charge du dossier ;
  • Garantir le maintien des EVS (heures de nuit, dimanches et fêtes, …) en cas d’incapacité de travail ou de service restreint ;
  • Proposer un reclassement, en fonction de la gravité et selon les souhaits de l’agent, avec la conservation des indemnités de port d’arme et complémentaires de port d’arme.

La direction tergiverse depuis de nombreuses années. Il est temps qu’elle passe du discours aux actes avec un accord réellement protecteur pour reconnaître le travail et l’engagement des agents SUGE, tout en préservant leur intégrité physique et morale. Cet accord doit protéger les agents mais également leur famille.

La Direction doit tenir ses engagements et ouvrir rapidement les négociations !

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DES DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE AU POINT MORT

NOTATIONS CSP RH ET PRODUCTION COMPTABLE COLLÈGE MAÎTRISE

| Services communs

La politique d’austérité de la Direction de la SA SNCF a des conséquences directes sur le déroulement de carrière des cheminots.

L’exercice de notations 2020/2021 en a fait la parfaite démonstration.

Reportée à la suite de la crise sanitaire et des mesures de confinement, la Commission de notations maîtrise s’est finalement tenue le 22 juin 2020.

Parmi les revendications portées par les cheminots et la CGT, les questions des salaires, des métiers, du parcours professionnel et des déroulements de carrière sont étroitement liées.

Les coupes franches dans les effectifs et l’acharnement de la direction à contraindre la masse salariale notamment à Optim’Services, réduisent à la portion congrue les contingents de niveaux et les positions de rémunération à attribuer.

La Fédération CGT des Cheminots a exigé des volumes de niveaux beaucoup plus importants dans le cadre de la reconnaissance des métiers et de la technicité des cheminots.

Pour autant, les niveaux supplémentaires obtenus lors d’une table ronde en février et durant les commissions de notations, restent très insuffisants pour proposer un véritable déroulement de carrière aux cheminots d’Optim’Services.

De la même manière, si les représentants de la CGT à la commission ont pu obtenir des notations supplémentaires sur les Listes d’Aptitude (LA) pour l’attribution de positions de rémunération, elles sont loin de compenser les effets dévastateurs des destructions d’emplois sur les déroulements de carrière.

Les promotions à la qualification supérieure suivent également et quasi mathématiquement la courbe des effectifs.

La CGT exige la requalification des postes que ce soit en APF ou encore en CCF.

Le pesage des postes maîtrises et cadres doit permettre, non seulement, de requalifier des postes d’expertise de C vers D, mais également de requalifier des postes d’encadrants de E vers F.

La CGT porte également des revendications en matière d’emploi et de déroulement de carrière construites en proximité dans nos syndicats de site.

ENSEMBLE, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS !

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DES AVANCÉES QUI RESTENT INSUFFISANTES

Notations SUGE Exécution

| Services communs

L’exercice de notations 2020/2021 illustre les conséquences sur le déroulement de carrière suite à la politique d’austérité de la Direction. Cependant, les récentes mobilisations des cheminots de la SUGE ont permis quelques avancées.

Reportée à la suite de la crise sanitaire et des mesures de confinement, la Commission de notations SUGE Exécution s’est finalement tenue le 23 juin 2020.

Lors de la réunion, la CGT a obtenu plusieurs notations hors compte.

Cependant, elles restent très insuffisantes au regard de la nécessaire revalorisation des déroulements de carrière des agents SUGE.

La CGT obtient 9 Positions de Rémunération (PR) hors compte (notations supplémentaires) en commission : 2 PR B1 5 ; 1 PR B2 9 ; PR B2 10 ; 1 PR B2 11 ; 2 PR C1 10 ; 1 PR C1 11 ; 1 PR C2 15.

Les promotions à la qualification supérieure subissent, elles-aussi, la politique d’austérité de l’entreprise.

Les postes sont sous-qualifiés au regard des missions et des responsabilités.

Les parcours professionnels et les déroulements de carrière sont réduits voire inexistants.

Dans ce cadre, la CGT a exigé des mesures afin que le déroulement de carrière des cheminots de la SUGE ne stagne pas sur le niveau 2 de la qualification B mais puisse se poursuivre rapidement sur la Qualification C.

Concrètement pour cette année, la CGT obtient 8 Qualifications C supplémentaires : DZS Ouest 2 Qualifs C ; DZS Nord 2 Qualifs C ; DZS Med 2 Qualifs C ; DZS Sud-Ouest 1 Qualif C et DZS IDF Sud-Est 1 Qualif C.

Pour la CGT, ces mesures devront se poursuivre et se développer lors du prochain exercice de notations.

La CGT demande également la requalification de nombreux postes en agences, à l’UDSUR ou en PCNS.

Pour la CGT, la reconnaissance du métier passe par un véritable déroulement de carrière SUGE.

ENSEMBLE POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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PASSONS AU CONCRET !

Prévision de 2000 embauches à SNCF Réseau

| Équipement

La direction de SNCF Réseau a annoncé, à grand renfort de communication, vouloir recruter 2000 agents en 2020, dont 500 agents circulation (EIC), 400 pour les services télécom et électriques et 170 aux caténaires.

Maintenant, l’heure est à la concrétisation !

Même si la direction affirme que la courbe des recrutements était bonne avant la crise sanitaire, nous constatons que sur l’ensemble des établissements, le bilan au mois de juin est en-deçà des prévisions.

Sur l’ensemble des établissements de la Zone de Production Atlantique, seule 1 embauche aura été faite au 31 mars 2020.

Il y a urgence à réaliser ces embauches au vu du nombre de départs en retraite et de démissions. Leur non-remplacement conduirait à une accentuation de la dégradation des conditions de travail et de la sécurité.

A cela s’ajoute la ré-internalisation de 500 emplois sur 3 ans actée par la direction du Groupe Public Unifié lors de la table ronde du 5 mars 2020.

Sur ce point, la CGT exige qu’en premier lieu, l’ensemble des missions de sécurité soit réinternalisé. En effet, depuis le début de l’année, nous constatons une recrudescence des incidents et accidents de sécurité en lien direct avec l’externalisation de ces missions, ce qui a conduit la Fédération CGT des cheminots à alerter le Président de SNCF Réseau par courrier en date du 16 juin 2020.

La ré-internalisation permettrait d’avoir à nouveau la maîtrise de l’organisation de la production et de sa mise en oeuvre. Pour tous les chantiers, la CGT revendique que l’annonce des circulations soit faite par des cheminots.

Il ne peut y avoir de production sans moyens humains et matériels !

Les potentiels de recrutements existent bel et bien avec, cette année, l’entrée de plus de 700 000 jeunes sur le marché du travail.

Cette crise a mis en évidence que les cheminots sont indispensables au bon fonctionnement des installations.

Il faut maintenant passer du dire au faire ! Faire des embauches ! Faire des formations initiales et continues !

Dans le cadre de ces annonces, LA CGT EXIGE :

  • Un plan d’urgence pour la réalisation effective de ces recrutements ;
  • L’embauche en CDI de tous les alternants et CDD qui le souhaitent ;
  • Un état des lieux précis des collectifs de travail afin de redonner les marges de manoeuvre nécessaires à une production de qualité.

La revendication de la CGT demandant le recrutement immédiat de 1 800 cheminots à l’Equipement était donc réaliste !

C’est bien la détermination de la CGT avec les cheminots qui contraint la direction à faire des annonces !

La CGT mettra tout en oeuvre pour que les recrutements annoncés au niveau national soient réalisés dans tous les métiers et dans tous les établissements.

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IMMOBILIER / ENVIRONNEMENT DU TRAVAIL : UNE FUSION SOUS SURVEILLANCE

Projet Immobilier 2021

| Services communs

La présentation du projet IMMO 2021 par les Directions de l’Immobilier et de l’Environnement du Travail a des allures de préambule.

Un projet à mettre sous surveillance, face aux tentations de la Direction d’accentuer la productivité ou le recours à la sous-traitance.

Le projet Immo 21 intervient dans un contexte exceptionnel qui a vu le professionnalisme des cheminotes et cheminots de l’Immobilier et de l’Environnement du Travail durant tout le temps de cette crise sanitaire pour maintenir le parc immobilier à disposition de tous.

Pour la CGT, le rapprochement de l’Environnement du Travail et de SNCF Immo peut être tout à fait cohérent, à condition que les moyens humains et techniques soient en corrélation avec une organisation du travail efficace.

Rendre l’Immobilier et Environnement du Travail « incontournables » pour les activités du groupe est une nécessité. Cependant, la CGT s’interroge sur ce que la Direction entend par incontournable et sur la manière d’y parvenir.

La vocation de la fonction immobilière du GPU doit être recentrée sur les besoins liés à notre activité de transporteur de service public, ainsi que sur la création et la rénovation de logements cheminots et de locaux d’activités sociales.

De fait, le service à rendre aux cheminots de l’entreprise dans les territoires doit avant tout être de qualité, de manière à permettre la continuité de la production. Cela concerne autant l’industriel, le ferroviaire, le tertiaire et le social, y compris la gestion des logements. C’est par ce biais que la Direction doit contribuer majoritairement à l’élaboration d’une véritable politique volontariste en matière de de Responsabilité Sociale et Environnemental du Groupe SNCF.

Cela s’oppose à la seule recherche de la performe économique, sachant que la Direction a également une obligation en matière de sécurité et de santé au travail, qui ne peut pâtir de préoccupations exclusivement financières.

Côté emploi, la Direction se veut rassurante lorsqu’elle présente le projet Immo 2021 qui, à première vue, ne comporte aucun aspect négatif sur l’emploi, ni d’externalisation supplémentaire.

Immo 2021 serait uniquement mis en place afin d’améliorer l’accès aux services Immobilier et Environnement du Travail par le biais d’un interlocuteur unique en territoire. Cet interlocuteur serait en capacité d’analyser rapidement le besoin de l’activité et d’organiser la réponse selon qu’il s’agit de projet immo, de maintenance, de services à l’occupant, de prévention des risques, …

Immo 2021 présente donc une réorganisation en 4 domaines d’activités : optimisation, gestion immobilière, exploitation et valorisation, le tout décliné dans 3 filières : stratégie immo, Environnement du Travail et valorisation immo.

Cependant, à ce stade, la Direction n’apporte aucun élément « métier ». La CGT, qui a travaillé à imposer les métiers de l’Immobilier et de l’Environnement du Travail dans la future CCN de la Branche Ferroviaire, demande une présentation complète de l’organisation du travail à venir qui précisera pour l’ensemble de la ligne hiérarchique, le rôle et la place de chacun. C’est-à-dire les missions, les qualifications et les responsabilités de chaque poste.

Et puisque la Direction assure qu’il n’y aura aucune suppression de poste, nous demandons également la présentation du Cadre d’Organisation en corrélation avec cette future organisation.

Immo 2021, tel qu’il est présenté aujourd’hui, peut être une organisation du travail efficace à condition que plusieurs améliorations y soient apportées, telles que :

  • Une ligne métier affirmée et pilotée de manière transverse ;
  • Des systèmes d’informations adaptés aux besoins des cheminots ;
  • La considération particulière du territoire IDF tant sur le pan IMMO que sur le plan Environnement du Travail ;
  • La mise en place d’un véritable Plan de Formation ;
  • Des parcours professionnels et des passerelles Groupe dans les métiers de l’immobilier notamment ;
  • La reconnaissance par la qualification des évolutions métiers ;
  • La place du logement dans la politique immobilière.

Cela suppose également que la suite à donner ne soit pas basée sur de la performance économique.

Car si le projet socle ne prévoit pas de coupe franche dans la ligne hiérarchie à ce jour, l’organisation telle qu’elle est présentée le permettrait par la suite.

D’ailleurs, la Direction qui répète sans cesse « ce n’est pas dans le projet », ne nie pas que « la performance » sera le sujet d’après ! Le projet Global FM en est la parfaite illustration.

Pour la CGT, la politique Immo et Environnement du Travail doit avant tout être menée de manière unifiée au niveau du GPU, avec une logique de qualité de service et de renforcement de la maîtrise des risques de toute nature. Cela nécessite un niveau d’emploi cheminot et de compétences internes adaptés.

L’accroissement scandaleux d’un recours à la sous-traitance toujours plus coûteux doit cesser, notamment en Facility Management (FM) et en Assistances à Maitrise d’Ouvrage (AMO).

La CGT exige dès à présent la mise en place d’une politique de recrutements plus attractive et mieux pilotée afin de couvrir les postes vacants, ainsi qu’une campagne de ré-internalisation des missions dont nous avons les compétences, tant du côté immobilier que du côté Environnement du Travail.

Il est urgent de remettre les métiers de l’immobilier et de l’Environnement du Travail au coeur du processus de production ferroviaire.

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EXIGEONS L’INTERNALISATION DE LA RESTAURATION FERROVIAIRE !

Restauration ferroviaire

| Fédération

À l’issue de la période particulière que nous venons de traverser, nous devons reprendre le chemin de deux revendications essentielles :

Le rattachement du personnel de la restauration ferroviaire à la CCN de branche et l’internalisation de la restauration ferroviaire dans la SNCF.

Les dirigeants de la restauration ferroviaire continuent leurs manoeuvres auprès des décideurs et sont persuadés que le temps jouera pour eux. Ils sont d’ailleurs plus prompts à s’organiser à travers l’Alliance des métiers de la restauration aérienne et ferroviaire (AMRAF) pour défendre leur business qu’à s’occuper de notre rattachement à la CCN du ferroviaire !

La lutte n’a jamais cessé depuis 2016, nous la poursuivrons ! Il est temps maintenant de déconfiner nos revendications en rappelant notre existence au nouveau patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, afin de lui demander de soutenir ses cheminots de la restauration.

Parce que nous sommes des cheminots à part entière, la CGT voit plus loin et a élaboré un projet d’intégration de l’ensemble de la restauration ferroviaire au sein du groupe SNCF (Eurostar, Thalys, Lyria, TGV et Intercités). Ce projet a été envoyé aux parlementaires et sera remis en main propre à la direction de la SNCF.

https://fr.calameo.com/read/006324070aaf2c882ae24

Les dirigeants de ce secteur d’activité prétendent que la restauration ferroviaire coûte chère. Dont acte ! Supprimons le coût principal : la rente versée à ces entreprises et leurs actionnaires !

Vous le savez, ce ne sont ni les salaires, ni le statut qui posent problème, mais bien la rapacité sans fin de ces sociétés qui vivent de subventions publiques et qui n’ont de cesse d’augmenter leurs marges en précarisant l’emploi, en baissant les salaires, en déstructurant notre statut et en pratiquant le chantage à l’emploi.

Internalisons la restauration ferroviaire au sein de la SNCF !

La CGT propose que les économies réalisées par la suppression de cette sous-traitance soient redéployées dans :

  • Une convention collective de haut niveau (branche ferroviaire) ;
  • Une remise à niveau des salaires et l’embauche du personnel précaire ;
  • Une restauration plus « écologiquement responsable et de proximité » ;
  • Une baisse des tarifs pour les usagers.

C’est plus enthousiasmant que de gaver les actionnaires de dividendes, non ?

Il nous reste à en convaincre la SNCF et le Gouvernement. La CGT invite une nouvelle fois l’ensemble du personnel de la restauration ferroviaire, nos collègues cheminots à un rassemblement devant le siège de la SNCF à Saint – Denis.

Le 1er juillet 2020 à 11h00

Venez nombreux défendre votre avenir !

Signez la pétition sur change.org

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Ne laissons pas l’urgence manger notre réflexion

| Maîtrise et cadres UFCM

Des semaines après le déconfinement, nous devons apprendre à vivre et à travailler avec ce virus. Il est indispensable de repenser nos processus de production et redonner du sens au travail. Les objectifs d’hier ne pourront pas être ceux de demain.

Refusons les cures d’austérité

Aujourd’hui, le monde de la finance prône l’austérité et demande aux salariés de payer les efforts de reconstruction. Ils veulent retrouver au plus vite leurs taux de profit !

Les mêmes logiques qui ont fermé tant de lits d’hôpitaux, imposent encore moins de services publics au nom de la situation économique. La SNCF en a déjà pâti et les dernières annonces sont lourdes de conséquences.

La réduction des effectifs dans les sièges, garantira-t-elle des moyens supplémentaires en établissement ou au contraire, moins d’appui, moins de transversalité et d’unité pour le groupe SNCF ?

Le travail, pourquoi et comment ?

Pour la CGT, nous devons repartir de la réponse aux besoins : ceux du transport ferroviaire pour les usagers et la population.

L’UFCM-CGT sollicite la participation effective des Maîtrises et Cadres à la définition de leur travail et l’évaluation des moyens requis pour construire, ensemble, les revendications.

Le travail doit prendre un sens, avoir une utilité, une finalité pour l’intérêt général, cela ne peut pas être le business.
Il doit aussi se réaliser en améliorant nos conditions de vie, en aménageant du temps pour la famille, la culture, le sport…

Le monde de demain, quels enseignements ?

Au plein cœur de la crise, nous avons su mener une production ferroviaire qui répond aux enjeux stratégiques de la Nation pour les personnels indispensables, les malades ou les marchandises.
Il faut maintenant, non seulement, répondre aux be-soins actuels : déplacements domicile/travail, de loi-sirs et économiques, mais aussi contribuer à la réindustrialisation, respectueuse de l’environnement, du pays.
La structuration actuelle qui met en concurrence les cheminots entre eux a montré, bien au-delà de ses limites, sa nocivité. Faut-il continuer dans l’éclatement total ou bien plutôt réunifier, mutualiser les savoirs en proximité appuyés sur des lignes métiers ?

Le temps de travail

Nous sommes rémunérés pour 1589 heures réparties sur un nombre de journées déterminées (205 ou 214 en général à la SNCF) pour une année. Au-delà, les heures supplémentaires doivent être comptabilisées, récupérées ou indemnisées, que l’on ait un tableau de service ou un forfait en jours.

La réduction du temps travail, le progrès pour tous

L’évolution de nos compétences et les progrès technologiques nous permettent de produire plus en moins de temps. Cette productivité ne doit-elle pas bénéficier aux salariés sous forme de réduction du temps de travail ?

Adéquation charges/ ressources : clé de l’équilibre

Si la charge de travail n’est pas accomplie en 1589 h, alors elle doit être revue et partagée.
Parce que le monde du travail est rempli d’imprévus, dont la plupart dépendent de l’organisation de l’entre-prise et de son environnement, nous ne sommes pas rémunérés à la tâche, mais pour un temps de travail. Ceci est un acquis des premières luttes du XIXe siècle. Le forfait jour en est une remise en cause.

L’enjeu est le décompte de tous les temps de travail avec des règles pour garantir les temps de repos.

Confinement et conséquences

Pendant le confinement, nous avons certainement tous pris du retard dans notre travail, Or :

  • le télétravail, plus ou moins efficace, est du temps de travail ;
  • les journées de chômage partiel sont à déduire du temps annuel. Vouloir les travailler serait du travail gratuit et un abus de l’employeur qui a bénéficié des indemnités légales ;
  • Les jours de repos imposés pendant le confinement ont dû être réellement pris. Dans le cas contraire, ce serait du vol et du travail gratuit pendant un repos.

Télétravail, oui, mais sous certaines conditions

Pour garantir le temps passé avec sa famille, le partage des tâches domestiques et des loisirs… pour prendre soins des autres et de soi, il faut des frontières franches entre le travail et la vie personnelle.

Les études démontrent que les femmes en majorité cumulent le travail et gestion des enfants. En 2020, cela n’est plus admissible.

La Fédération CGT des cheminots fait des propositions pour que le télétravail ne rompe pas les liens sociaux et ne colonise pas nos vies. : Fournitures de bureau dans la gare la plus proche du domicile (sans porter de gilet rouge), limitation à 2 jours par semaine sauf justification médicale, horaires fixes. Pour les jours travaillés sur le lieu de service, un bureau personnel doit être garanti (pas de bureau flexible déshumanisé).

Le volontariat doit être la règle. Le dirigeant N+1 ne peut pas le supprimer unilatéralement, les refus doivent être argumentés pour des raisons de bonne marche du service.

À situation particulière, réponse particulière !

La crise sanitaire bouscule les façons de produire, l’économie, les attentes de la Nation vis-à-vis du transport ferroviaire. Ceci a des conséquences sur les chiffres d’affaires, mais aussi sur la production à venir, qui doit être repensée.

Les anciens plans n’ont plus aucune valeur ! Continuer à évaluer les cadres et maîtrises sur les anciennes bases est donc complètement illogique.

C’est en fonction de ce qui va devoir être fait, de priorités clairement affichées et énoncées, de définition des moyens liés, que la charge de travail et les « objectifs » de chacun doivent être rediscutés et redéfinis.

L’emploi, c’est l’avenir

Le président de la SNCF a annoncé que les suppressions d’emplois ne devaient plus être un tabou. Ce tabou est largement dépassé avec environ 2 000 emplois supprimés par an depuis 2017. Les annonces ciblent plutôt les sièges, pour concentrer les efforts sur la production en établissements.

Alors, plusieurs questions se posent :

  • Peut-on contraindre sans fin les effectifs et continuer à assurer partout une production et un service satisfaisants ?
  • De quelle production ou service peut se passer le système ferroviaire ?
  • N’y a-t-il pas un risque de sortir de l’entreprise publique/historique une partie de ses métiers ?
  • Si on vide les sièges, où sera la nécessaire transversalité entre chaque entité ?
  • Qui assurera et assumera le pilotage des lignes métiers ? Des fonctions RH ?
  • Les établissements seront-ils de plus en plus autonomes ? Avec quels risques pour les cursus professionnels et les passerelles (inter-établissements, inter-métiers, inter-activités) ?

La SNCF, un groupe public… unifié ?

La réforme de 2020 s’applique et déjà, la SNCF marque le pas. Ce modèle, pensé pour une ouverture à la concurrence contre vents et marées, n’a jamais autant fragilisé l’avenir de l’entreprise.

  • Peut-on se contenter de vider les sièges sans revoir en profondeur la structuration même du GPU ?
  • Cette structuration ne doit-elle pas reposer plus sur les finalités du transport public ferroviaire et des besoins des populations que sur des objectifs financiers et comptables par activités ?
  • L’heure de l’unification n’a-t-elle pas sonné ?

Dans mon service, quels sont nos besoins ?

Une entreprise de service public, nécessitant une technologie précise avec un devoir intransigeant de sécurité, a besoin de quels savoirs et compétences et avec quels salariés ?

La situation a démontré, une fois de plus, qu’en cas de crise, la capacité à maîtriser tous les aspects de la production pour pouvoir les adapter est indispensable.

Nous devons, service par service, et collectivement identifier ce qui a fonctionné et ce qui a été un frein, pour déterminer quels savoirs, quelles compétences avec quels salariés et avec quels moyens nous pouvons être efficaces et réactifs.

Travailler ensemble : des établissements multi-activités par bassins d’emplois

Certains services comme l’Équipement ou la SUGE, ont une organisation avec des établissements très vastes, parfois nationaux, les structures hiérarchiques intermédiaires sont donc plus grandes. Les activités prennent des décisions indépendamment, comme si les autres n’existaient pas. Cela nuit à l’efficacité et la coordination de la production ferroviaire et de la réglementation RH.

Dans l’immédiat, la CGT a demandé la désignation d’un coordinateur unique, proche du terrain, compétent pour prendre les décisions s’appliquant à toutes les SA et activités. À terme, ne devrions-nous pas repenser une entreprise ferroviaire unique et intégrée ?

Internaliser pour maîtriser sa production et affronter les aléas

Nous sommes les experts du ferroviaire, car nous savons faire ! Le rôle des maîtrises et des cadres est d’organiser, de gérer les compétences, d’appréhender le patrimoine, l’environnement et préparer l’avenir.
Au quotidien, nous dépassons les aléas afin d’assurer un service public tourné vers l’intérêt général. Nous devons être entendus. Les moyens et les compétences nécessaires à la réalisation de chantiers permettent de respecter toutes les exigences de qualité, sécurité, de respect des normes qui sont de notre responsabilité.

Avoir une véritable maîtrise de la production

Si la sous-traitance en cascade ne permet pas de disponibiliser des moyens humains face aux situations exceptionnelles, elle génère des surcoûts de production.

Externaliser son activité peut créer l’arrêt ou le ralentissement de la production, des difficultés dans le travail d’encadrant opérationnel, au risque d’un sur-engagement avec des conséquences personnelles et pour la sécurité des circulations.

Un système de production intégré ne place pas les salariés en concurrence, mais en coopération.

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INFO LUTTES

La lutte paye !

| Fédération

Malgré le contexte de crise sanitaire, l’activité revendicative n’a pas connu de pause, bien au contraire ! L’importance des services publics et de la présence humaine dans les gares et dans les trains apparait plus que jamais nécessaire aux yeux des usagers, des populations et d’un nombre croissant d’élus locaux. Remettons définitivement en cause l’exploitation en EAS, rouvrons gares et guichets et gagnons les emplois nécessaires pour assurer et développer le Service Public Ferroviaire.

EAS – LA DIRECTION RECULE ET LES CONTRÔLEURS REDEVIENNENT INDISPENSABLES DANS LES TRAINS !

Depuis 2007, l’EAS est mis en place sur la région Midi-Pyrénées sur une portion de ligne de 10 km en banlieue Toulousaine. Déjà, par un conflit, nous avions réussi à limiter le retrait des contrôleurs sur cette seule partie de ligne en faisant inscrire sur la convention TER qu’hormis ces trains, la présence des ASCT à bord de chaque train était obligatoire.

Lors du renouvellement de la convention au 1er janvier 2019, sous pression forte de la SNCF, l’AOT a fait le choix de ne plus inscrire cet impératif dans la nouvelle convention. Pourtant, à l’appel des 2 secteurs CGT de Montpellier et Toulouse, des associations d’usagers, de partis politiques, un rassemblement de 1 500 personnes permettait d’interpeller sur les besoins humains dans les gares et à bord des trains en juin 2018.

Grâce au travail de la CGT, le rapport de force établi avec les cheminot.e.s, les usager.e.s, les élu.e.s. et partis politiques progressistes, a permis de limiter fortement le retrait des ASCT sur 3 portions lignes supplémentaires en Midi-Pyrénées.

Depuis, le travail de conviction et le rapport de force n’ont jamais cessé. La CGT n’a jamais accepté cette déshumanisation. Le nombre massif des droits de retrait sur notre région suite à l’accident du 16 octobre, en région Champagne-Ardenne, prouve que nous avions raison sur l’adhésion des cheminot.e.s et la compréhension et le soutien des usager.e.s !

Dès lors, suite à la pandémie et aux moyens à mettre en place pour permettre une reprise des circulations TER dans les meilleures conditions de sécurité possibles, la CGT a très rapidement mis comme impératif un retour de personnels qualifiés à bord des trains et dans les gares.

Cette position a été portée tant auprès du Directeur Territorial SNCF que de l’AOT.

Nos démarches ont permis de gagner le retour d’au moins un contrôleur sur chaque train. Pour l’heure, sans date limite de fin !

La présence humaine comme élément indispensable de la chaîne de sécurité du service public ferroviaire a été imposée à nos dirigeants.

A nous de continuer le combat et gagner un retour définitif de personnels qualifiés !

LA RÉSIDENCE TRAIN DE MOULINS MAINTENUE

Depuis 2016, les cheminots, avec la CGT, luttent contre la fermeture de la résidence de Moulins et la suppression des ASCT à bord des trains.

Cela a débuté avec la mise en place du projet LAF/EAS qui impactait directement les ASCT de la résidence de Moulins, avec une perte importante de charge de travail.

La CGT s’est emparée de ce projet et l’a combattu avec vigueur en réussissant à maintenir 8 ASCT en roulement avec les fonctions de sécurité et les 6 autres passant en lutte anti-fraude, mais en gardant les fonctions de sécurité.

Ce projet LAF/EAS n’était qu’une étape pour la direction puisque début 2019, elle est revenue à l’attaque. Une nouvelle réorganisation devait se faire en 2 étapes. La 1ère en supprimant les 6 ASCT LAF au 1er septembre 2019, et la 2ème devait concerner les 8 agents du roulement avec une fermeture programmée au plus tard en juillet 2020 puis repoussée une 1ère fois en décembre 2020.

La CGT, comme à son habitude, est rapidement montée au créneau malgré un contexte très difficile entre le dernier mouvement de grève et la pandémie.

A l’issue de multiples audiences et DCI, la mobilisation a néanmoins porté ses fruits en faisant reculer la direction. Non seulement la résidence ne fermera pas en décembre 2020 mais un roulement est déjà prévu pour toute l’année 2021 !

Une grande victoire pour les agents soutenus par la CGT.

Malgré tout, la vigilance est de mise car les volontés de réduction d’effectifs post -confinement sont bien réelles, tout comme l’est la détermination de la CGT !

RÉHUMANISATION DES GARES ET DES TRAINS : C’EST POSSIBLE !

En cette période complexe, marquée par la peur, le risque pour sa santé et celle des autres, la CGT du secteur de Reims et ses syndicats ont contraint la direction SNCF à mettre en place les mesures sanitaires nécessaires pour réaliser nos missions de service public. Avec le rapport de force engagé en appui de courriers en direction des élus politiques, il a été acté des réouvertures de guichets ainsi que l’abandon de l’EAS sur certains trains.

Les marquages au sol, les filtrages, visites et contrôles en gares avec personnel SUGE en appui des forces de l’ordre, la présence d’ASCT dans un grand nombre de trains ainsi que la réouverture de guichets équipés de vitres et hygiaphones dans certaines gares doivent être garanties et pérennisées.

Ainsi les gares de Sedan fermées suite à une restructuration, Fismes et Guignicourt fermées suite à la crise sanitaire, ont vu leur réouverture actée.

Ces victoires en ont appelé d’autres. Ainsi, à la traction, après avoir gagné 6 mises en stage, s’ajoutent 8 arrivées supplémentaires, dont 3 ou 4 mutations de la région Parisienne permettant d’acter dans les faits la revendication de travailler au pays…

« Le jour d’après ne sera pas un retour au jour d’avant », a déclaré Emmanuel Macron, prenons-le au mot, construisons un jour d’après offensif pour le service public. Pour cela, les directions de l’entreprise doivent cesser toutes les réorganisations qui sont néfastes pour le service public de qualité auquel chaque citoyen a le droit.

Ensemble, nous y parviendrons, rien n’est inéluctable….

 

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LE 16 JUIN, RASSEMBLONS-NOUS !

Journée d'action interprofessionnelle

| Fédération

Parce que la santé est l’affaire de toutes et tous, la CGT soutient les mobilisations en cours dans la santé et appelle l’ensemble des citoyennes et des citoyens à prolonger leurs applaudissements en s’engageant dans ces initiatives. Cheminotes, Cheminots, le 16 juin, prenons notre place dans les rassemblements initiés sur le territoire !

Depuis plus d’un an, les personnels de la santé, du médico-social, toutes catégories confondues, sont mobilisés pour exiger plus de moyens pour bien travailler au service de la population et une reconnaissance de leur métier et de leur qualification. Durant des mois, ils et elles ont été souvent raillé·e·s voire ignoré·e·s par les pouvoirs publics et le Gouvernement.

Non, la santé n’est pas un coût, mais un investissement !

C’est dans ces conditions très difficiles que l’ensemble de ces personnels ont dû affronter de façon exemplaire la crise sanitaire du CORONAVIRUS. Ils et elles ont travaillé sans compter pour soigner, sauver des vies parfois au détriment de la leur. Cette période particulière a mis en avant la nécessité d’avoir un système de santé et de protection sociale solidaire. Elle a également révélé à grande d’échelle tous les maux et toutes les attaques subies ces dernières décennies. Nous avons été très nombreux à les avoir applaudis le soir, à les avoir chaleureusement remerciés, mais ces remerciements ne peuvent se solder par la remise d’une médaille ou de primes à géométrie variable !

Il faut des réponses concrètes aux revendications comme aux moyens dédiés à la santé et à la protection sociale dans notre pays.

>> C’est pourquoi la CGT porte le projet d’une Sécurité Sociale intégrale financée à 100 % par des cotisations sociales, salariés et employeurs. Il faut renforcer la sécurité sociale en intégrant des nouveaux droits comme la perte d’autonomie des personnes âgées ou celles en situation de handicap, quel que soit l’âge, dans la branche maladie.

Dans la sortie de crise sanitaire qui s’amorce, le Gouvernement et ses alliés voudraient que tout redevienne comme avant, ou pire. Des voix s’élèvent déjà pour augmenter le temps de travail, baisser les rémunérations et imposer des reculs sociaux.

Alors que 450 milliards ont été dépensés pour aider les entreprises, l’annonce de restructurations et de suppressions d’emplois dans les entreprises privées, publiques, comme dans les services publics, sont inadmissibles.

Au contraire, la CGT revendique :

  • Une vraie rupture avec les politiques économiques et sociales ;
  • L’annulation de la réforme de l’assurance chômage et de celle des retraites ;
  • L’augmentation des salaires ;
  • La reconnaissance des qualifications ;
  • Une réduction du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire pour partager le travail et ainsi travailler tous et mieux.

Ce sont des leviers essentiels pour la croissance, l’emploi et contre les inégalités.

À la SNCF, les mêmes maux produisent les mêmes effets !

Les cheminot·e·s qui ont su, dans la dernière période, malgré le manque de moyens et des directives fluctuantes et parfois contradictoires, faire face à la situation et maintenir « la boutique » en ordre de marche n’ont pas à être la variable d’ajustement et subir les conséquences d’une crise dont ils ne sont en rien responsables.

C’est pourquoi un plan d’urgence d’embauches doit être lancé et qu’une sixième année consécutive de gel des salaires ne pourrait être comprise.

La crise sanitaire révèle une nouvelle fois à quel point le rail est indispensable pour garantir le droit aux transports pour toutes et tous. Le fret ferroviaire a démontré son utilité dans l’acheminement des matières et produits indispensables à la Nation. Les actes doivent désormais succéder aux paroles. Un plan de relance ambitieux et pérenne du Fret SNCF doit être décrété et financé rapidement.

La réduction des investissements annoncée par la direction SNCF ne peut être la solution pour améliorer les comptes de l’entreprise. Au contraire, ils doivent être augmentés pour permettre au ferroviaire de se développer sur l’ensemble du territoire et ne pas conduire à abandonner les milliers de kilomètres de « petites lignes » qui irriguent le pays. La CGT exige que des engagements soient pris quant à leur maintien et développement.

Les annonces du président Farandou quant aux mesures qu’il compte mettre en oeuvre pour « préserver » la situation financière de l’entreprise ont des airs de déjà-vu et vécu : maîtrise de la masse salariale et coup de frein sur les investissements.

Ce sont donc les mêmes règles qui s’appliquent partout ! Rassemblons-nous afin de mener nos combats en commun !

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle tous les cheminots à participer activement aux initiatives interprofessionnelles liées à l’avenir de notre système de santé et de nos services publics le 16 juin prochain !

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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Dans les médias

25 mai 2020

A partir de septembre, les conducteurs de train seront seuls à bord de la ligne Belfort-Besançon

Dans une lettre ouverte, la CGT s'indigne de la mise en place d'une nouvelle organisation sur la ligne TER Belfort-Montbéliard-Besançon à partir du 1er septembre. Les contrôleurs SNCF disparaîtront des wagons et les conducteurs de trains seront seuls à bord.[…]

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