Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

Conférence de presse du Comité de vigilance ferroviaire

Introduction faite le 4 décembre 2018

| Espace presse

Mesdames et Messieurs,

Bonjour à toutes et à tous et merci d’avoir répondu à notre invitation.

1)Présentation du comité de vigilance :

Le comité de vigilance sur le service public ferroviaire a été créé le 3 octobre 2018.
2 réunions se sont tenues pour échanger sur la réforme du système ferroviaire et ses conséquences, sur les attentes vis-à-vis du service public.

Un plan de travail a été établi sur les prochains mois pour étudier 3 thèmes en particulier en plus de l’actualité:

• Les territoires et le service public ferroviaire ;
• L’environnement et le service public ferroviaire ;
• La politique de l’Union Européenne en matière ferroviaire.

Participent de façon régulière : 10 Partis politiques, 2 associations d’usagers à caractère national et plusieurs associations à caractère régional, des personnalités civiles et la CGT.
Le comité de vigilance recense un grand nombre de mobilisations locales des usagers, élus et cheminots ces 3 derniers mois pour la préservation des lignes, des gares et des dessertes.
Certaines de ces manifestations sont relayées via un blog créé pour l’occasion il y a quelques semaines.
La réforme est donc loin d’avoir apportée des solutions aux problématiques que connaît le mode ferroviaire, au contraire.
L’un des objectifs du comité de vigilance est de donner une visibilité nationale à ce mécontentement, aux exigences des usagers du service public et aux éventuelles contrepropositions qui pourraient faire consensus entre les participants.
Il s’agit de mettre en lumière la réalité de la réforme du système ferroviaire en regard des nombreuses promesses mensongères que le Gouvernement a véhiculé pendant le conflit des cheminots pour éviter que l’opinion publique ne bascule totalement en leur faveur.

2) Le contexte :

Des exigences environnementales ont été exprimées dans les manifestations sur le réchauffement climatique. Elles se confrontent avec une absence totale de politique gouvernementale de report modal de la route sur le rail, que ce soit en matière de transport de voyageurs que de marchandises. Le transport est portant un gros pourvoyeur d’émission de gaz à effet de serre.
Des exigences sociales sont exprimées en ce moment sur l’avenir des territoires, et aussi sur la vie chère. Elles se confrontent avec l’abandon de la logique de mutualisation liée au service public, la politique de marge qui incite à la hausse des tarifs, et l’abandon de dessertes et de lignes dans les zones jugées non rentables.
Ce contexte appelle d’autres réponses que la piètre réforme libérale du système ferroviaire qui a été votée par les parlementaires LREM et de droite en juin 2018.

3) Point sur la réforme en elle-même :

– Les éléments qui restent à écrire (décrets, ordonnances) – les organisations syndicales ont été reçues par le Ministère le 5 octobre. Comme à son habitude celui-ci écoute mais ne tient aucun compte de l’avis des représentants du personnel.

o Décret « transférabilité du personnel… ». La négociation avec le patronat est totalement stérile. Les organisations syndicales qui se sont engagées dans l’accompagnement sur ce dossier constatent le refus de toute concession de la part du patronat et du Gouvernement. Une réunion de branche a lieu aujourd’hui, une autre est prévue le 11 décembre.

o Ordonnances à 6 mois

• sur l’ouverture à la concurrence (modalités de transfert aux Autorités Organisatrices des matériels roulants et des ateliers, tarification, billettiques, régulation, etc…). C’est la priorité absolue du Gouvernement (la seule ?) : permettre rapidement que les premiers appels d’offres puissent être travaillés.
• sur la négociation collective.

o Autres ordonnances :

• à 9 mois sur les péages et la révision des contrats de performance ;
• à 12 mois sur le groupe ferroviaire unifié (organisation, missions, gestion des gares, gouvernance du groupe, conditions d’indépendance de SNCF Réseau, etc…)

– Le complément de la politique des transports dans la LOM

o Financements des infrastructures revus à la baisse par rapport aux annonces lors du conflit (56 milliards sur 10 ans, contre 60 milliards dans le scénario 2 Duron ; pour le ferroviaire les montants sont stables à environ 3,6 milliards mais financés en majorité sur fonds propres de la SNCF).
o Politique publique axée essentiellement sur l’automobilité (marche, vélo, trottinette, covoiturage…) ; nouvelles technologies à l’appui de cette constitution d’un « GAFA des transports » ;

Impact de sa mise en place depuis le vote :
– La préparation au passage en Société par Actions de droit privé : hausse du CA de 20 % et hausse de la marge opérationnelle de 50 % d’ici 2026. Donc pression sur la croissance externe, les prix et la masse salariale.
– La préparation à l’ouverture à la concurrence : Plus aucune solidarité ou mutualisation financière, adaptation du prix au marché et adaptation des coûts au prix pour maintenir la marge en jouant sur la qualité.

o TGV – segmentation entre INOUI de luxe et OUIGO low cost ; suppression des dessertes de villes moyennes jugées non rentables.
o TER – segmentation de l’offre entre Proxy, chrono, et City, donc casse de l’égalité de traitement entre les usagers.

– La préparation de la filiale « gares » :

o Guichets massivement fermés pour avoir à terme une filiale gestionnaire des espaces commerciaux et simple « donneuse d’ordres » sur le service minimum propreté – sécurité – réparation. Exemple : 70 km de ligne dans le Cantal sans un guichet depuis le 1er décembre, les agents circulation qui faisaient auparavant la vente sont toujours sur place donc cela ne génère aucune économie !

– Préparation de la filiale FRET

o Plan d’affaires en préparation prévoyant 1 % d’augmentation du CA par an… Donc probable poursuite de la régression lente des trafics

– La trajectoire économique

o Désengagement financier de l’Etat et report sur les collectivités (budget 2019 de SNCF Réseau : l’Etat devait financer à hauteur de 958m€, il n’apporte que 503m€, et ce sont les autres collectivités qui compensent).

o Productivité massive :

• Annonce de Pepy de suppression de 15 % des effectifs d’ici 2016 !
• Budget 2019 de SNCF Réseau : 733 emplois supplémentaires sont nécessaires pour respecter le plan de charge sur les travaux et 233 pour la maintenance, mais au final aucun ne seront créés et on supprimera même 285 postes.

– La reprise de la dette :

o Montage d’une « caisse de la dette publique » pour constitution d’un système de « dette miroir » qui aboutit au maintien du poids financier sous le double effet de l’accroissement de la dette globale et de la hausse des taux d’intérêts. Mécanisme pour préserver les intérêts des investisseurs.
o Toujours pas d’équilibre financier du système

– Gouvernance : Direction centrale de la SNCF fragilisée par l’annonce de départ du Président, tiraillement des activités dont chacune veut défendre son intérêt propre.

CONCLUSION
Un premier bilan d’étape de la réforme à 6 mois qui est mauvais, qui ne correspond pas aux promesses du Gouvernement et qui aggrave la situation des usagers, des territoires et des cheminots.

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Appel à la mobilisation les 7 et 8 février 2023

des fédérations CGT Mines et Énergie, Industries Chimiques, Ports et Docks, Cheminots

| RÉFORME DES RETRAITES

Les Fédérations Nationales CGT :

  • Mines et Énergie

  • Industries Chimiques

  • Ports et Docks

  • Cheminots

ont décidé de mobiliser les syndicats de leurs secteurs professionnels, les 7 et 8 février prochain.

Les 4 Fédérations nationales CGT considèrent, pour renforcer la démarche interconfédérale, qu’il est important d’impulser et de coordonner des initiatives d’actions dans les territoires.
L’élévation et l’élargissement du rapport des forces sont nécessaires pour faire reculer le gouvernement avec la réforme des retraites Macron/Borne.

La grève est indispensable dans les entreprises et partout où c’est possible. Pour gagner, la reconduction de la grève s’impose.

ENSEMBLE, ET DE FAÇON COORDONNÉE DANS LES TERRITOIRES,
LES 7 ET 8 FÉVRIER PROCHAIN,
AGISSONS POUR BLOQUER L’ÉCONOMIE.

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LES 7 ET 8 : ON TAPE FORT EN GRÈVE ET EN MANIF ! LE 11 : ON FAIT DÉBORDER LA RUE !

Info Luttes n°9

| RÉFORME DES RETRAITES

Après deux premières puissantes journées de grève et de manifestations interprofessionnelles, la semaine à venir sera intense ! Elle sera également une étape supplémentaire et incontournable pour aller chercher la victoire ! 

L’AGENDA DE LA SEMAINE

Mardi 7 février 2023

  • Appel à la grève et aux manifestations interprofessionnelles unitaires sur l’ensemble du territoire !
  • Augmentation du nombre de grévistes dans la branche ferroviaire et à la SNCF !
  • Organisation d’assemblées générales dans les chantiers pour débattre des suites revendicatives et pour construire le 8 !

Mercredi 8 février 2023

  • Ancrage de la grève dans l’entreprise !
  • Organisation d’initiatives à caractère local !
  • Interpellation des représentants de l’entreprise sur la réforme des retraites et sur ses conséquences, sur les leviers de financement que représentent l’emploi et les salaires.
  • Organisation d’assemblées générales dans les chantiers pour débattre des suites revendicatives, de ce que nous voulons gagner et comment y parvenir !

Samedi 11 février 2023

  • Présence massive des cheminots dans les manifestations interprofessionnelles unitaires en territoire !
  • Élargissement de la contestation dans et hors de l’entreprise !

CE QU’IL FAUT RETENIR :

• La réforme est injuste, injustifiable et injustifiée.

• Le Gouvernement a déjà perdu la bataille de l’opinion publique.

• Plusieurs alternatives financières existent pour sauvegarder, mais également améliorer notre système de retraite. Imposons notre projet par la lutte et la montée en puissance de l’action ! Exigeons le retour à 60 ans, 50 et 55 ans pour les cheminots !

• Les journées des 19 et 31 janvier ont été de véritables réussites, tant dans les rues que dans le niveau de grévistes notamment à la SNCF. Il faut aller plus loin !

• Nous sommes toutes et tous concerné·es par cette réforme ! Cheminotes et cheminots contractuel·les comme statutaires ! Personne n’échapperait à la cisaille du Gouvernement, contrairement à ce que porte la direction de l’entreprise qui, par sa communication interne, se rend complice du projet régressif du Gouvernement.

• Il ne faut écarter aucune modalité de grève : 24 heures, 48 heures, reconductible, nous aurons à décider ensemble des « outils » les plus adaptés à la situation et à l’exigence d’une montée en pression si d’aventure le Gouvernement s’entêtait !

CHEMINOTES, CHEMINOTS,
Enrageons la lutte ! 

Pour être plus fort, vous aussi, adhérez à la CGT ! https://www.cheminotcgt.fr/adherer/

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7/8 février : ancrons la grève dans le rail

Communiqué CGT Cheminots / Sud-Rail

| RÉFORME DES RETRAITES

Nous pouvons, nous devons gagner ! 

En s’appuyant sur les puissantes mobilisations des 19 et 31 janvier, l’intersyndicale interprofessionnelle a décidé d’appeler toute la population à se mobiliser par la grève et dans la rue lors de deux nouvelles journées la semaine prochaine. 

C’est une réponse offensive au mépris du gouvernement réaffirmé ces derniers jours. 

Dans le ferroviaire, les fédérations cheminotes CGT et SUD-Rail réaffirment la nécessité de taper très fort et par la grève les 7 et 8 février. Nous avons été entendus et plusieurs secteurs appellent à se mobiliser sur ces mêmes dates ! 

C’est le moment de faire basculer définitivement le rapport de forces de notre côté ! 

Tous les ingrédients sont réunis pour obliger le gouvernement à retirer son projet de loi. À part le FMI, les défenseurs de cette contre-réforme n’ont aucun autre soutien. Elisabeth Borne et ses ministres sont sonnés par ces deux premiers rounds et en sont réduits à ressasser à vide une pédagogie de mensonges et d’arguments éculés tellement ils ont été démontés. 

Les fédérations cheminotes CGT et SUD-Rail le réaffirment sans aucune ambiguïté : la victoire passera par une intensification de l’action décidée en Assemblées Générales dans plusieurs secteurs professionnels. La modalité, y compris reconductible, est discutée sur le terrain, il faut continuer de la construire pour réunir les conditions nécessaires à sa mise en oeuvre. 

Mardi et mercredi prochains, mettons le ferroviaire à l’arrêt pour leur donner un avant-goût. 

Deux jours pour renforcer la convergence des luttes ! 

Les journées de grève et de manifestations interprofessionnelles ont démontré que les autres secteurs professionnels et les salarié·es du secteur privé étaient toujours plus nombreux mobilisés dans cet affrontement social. Les 7 et 8 février, nos fédérations appellent les cheminotes et cheminots à se réunir dans les Assemblées Générales partout sur le territoire, à organiser des actions pour converger avec les secteurs qui ont décidé de monter d’un cran ces prochaines heures, mais également à ancrer l’action dans l’entreprise. 

Mettons sous pression la direction SNCF, qui a décidé d’être le porteur d’eau de cette contre-réforme et profite du contexte pour passer encore des réorganisations d’ampleur. 

Une semaine importante nous attend, ne lâchons rien ! 

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RENFORÇONS LA MOBILISATION POUR RENFORCER NOS DROITS !

Réforme des retraites

| Maîtrise et cadres UFCM

Le 31 janvier fut une deuxième journée forte de mobilisation, avec 2,5 millions de manifestants et un cheminot sur deux en grève. La direction du GPU, dans un souci constant d’intoxication, refuse de communiquer les chiffres.

La bataille des idées fait prendre conscience aux salariés de tous collèges que cette réforme est une injustice. En effet, elle instaure une diminution des droits des salariés pour garantir plus de profits au patronat.

L’enjeu de la mobilisation n’est pas de perdre des journées de travail, mais de ne pas perdre sa vie au travail.

Si l’espérance de vie a augmenté, c’est en grande partie parce que l’on a plus de chance de vieillir en bonne santé quand on part à la retraite plus tôt.

Le gouvernement ment quand il présente son projet de réforme sous l’angle de la justice, de l’équilibre et du progrès !

S’attaquer aux régimes spéciaux qui prennent en compte nos métiers et nos choix de solidarité est une injustice sociale. Il s’agit d’un non-sens financier car les prestations sont financées par des cotisations spécifiques. À ce titre, la CGT demande l’ouverture du régime spécial à tous les cheminots, dont les contractuels de la SNCF et des entreprises ferroviaires privées et aux futurs embauchés !

Le niveau global de cotisations retraites est de 47 % au régime spécial alors qu’il est de 18 % pour le régime général.

En 2021 et 2022, les caisses de retraite étaient excédentaires respectivement de 900 millions d’euros et 3,2 milliards d’euros.

Selon le COR, il n’y a pas de dépenses incontrôlées. Les dépenses seraient globalement stables jusqu’en 2027 (entre 13,8 % à 13,9% du PIB), puis augmenteraient jusqu’en 2032 (14,2 à 14,7 % du PIB) pour se stabiliser ou diminuer à partir de 2032.

Sur le long terme (d’ici 2070), la part des dépenses de retraites dans le PIB serait comprise entre 14,7% et 12,1%.

Ensemble, cheminots de tous les collèges et de tous statuts exigeons la réouverture et le renforcement du régime spécial, quelle que soit l’entreprise pour l’ensemble de la branche ferroviaire !

Une réforme à combattre qui tourne le dos au progrès social !

Nous sommes face à un choix de société, la bataille engagée par la CGT, et particulièrement par la fédération des cheminots sur le projet des retraites, a un double objectif :

Exiger le retrait du projet dogmatique gouvernemental ;

Financer de bonnes retraites par répartition à 55 ans (50 ans pour les métiers pénibles) grâce à un régime spécial renforcé.

Cela n’est pas une utopie, les moyens de financements existent bel et bien. Il est bon de rappeler que la part des salaires dans la valeur ajoutée a baissé de 8,7 points depuis 1982, ce qui représente 112 milliards d’euros !

Notre retraite se doit d’être le fruit de notre vie au travail

Pour nous, Maîtrises et Cadres, le fait que, de plus en plus, nos employeurs refusent de reconnaître nos qualifications en nous cantonnant dans le piège des compétences, vise à diminuer nos salaires liquidables, et donc nos cotisations sociales.

En exigeant une véritable reconnaissance de nos qualifications, c’est-à-dire l’ensemble de nos savoirs et savoir-faire acquis par la formation, le niveau d’étude et l’expérience, par le salaire grâce à un positionnement dans une grille hiérarchique, nous contribuerons de façon concrète au renforcement du système par répartition.

L’engagement dans le travail des Maîtrises et Cadres en fait des salariés avec des contraintes certes peut être moins physiques, mais la charge mentale doit aussi être prise en compte en ce qui concerne la pénibilité. Les Maîtrises et Cadres ont aussi le droit d’accéder à la retraite en pleine santé.

La charge de travail des encadrants est de plus en plus difficilement mesurable, étant donné le refus du décompte horaire en tentant d’imposer le forfait-jours.

Un véritable décompte horaire permettrait aussi de faire valoir des droits opposables en matière de salaire, et donc de les augmenter.

Ne nous faisons pas piéger par les contrevérités assénées par l’exécutif gouvernemental et relayées par la direction du GPU !

Le système de retraites n’est pas en danger, cette réforme ne vise pas à le pérenniser, et encore moins à l’améliorer. Elle vise au contraire à le mettre à mal pour financer encore plus de « cadeaux » au patronat, et donc à ouvrir la voie à un système par capitalisation. Les leviers de financements équitables sont nombreux, crédibles et finançables.

Le gouvernement se dit inflexible malgré le nombre de manifestants. À nous d’amplifier le rapport de force pour d’autre choix de société en agissant par la grève. Le gouvernement n’est-il pas le porte-serviette du patronat ?

La Fédération CGT des cheminots et son UFCM appellent les cheminots de tous collèges, toutes fonctions, tous statuts, à poursuivre la mobilisation, par la grève, les 7 et 8 février 2023 !

ENSEMBLE, NOTRE VOIX EST PLUS FORTE !

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GAGNER UN MEILLEUR DÉROULEMENT DE CARRIÈRE !

Contingents de niveaux ADC

| Traction

Suite à la mobilisation des cheminots, la direction cède des niveaux supplémentaires lors de la table ronde nationale du 26 janvier.

Si les mobilisations des cheminots ont permis de gagner des niveaux supplémentaires lors de la table ronde, le volume reste insuffisant.

SAIGNÉES DES EFFECTIFS ET RÉFORME DEVASTATRICE

Invariablement, la direction réduit les contingents de niveaux accordés aux ADC en fonction de la diminution du nombre de cheminots éligibles.

La chute des effectifs, singulièrement à statut, avec la casse du Fret et la productivité grandissante imposée aux ADC pèsent mécaniquement sur les déroulements de carrière (niveau et PR).

La fin du recrutement au statut, inscrite dans la réforme scélérate de 2018, largement anticipée par les directions avec l’embauche massive de contractuels depuis plusieurs années, accélère cette trajectoire.

En un an, la direction a supprimé 127 TA et 393 TB.

LA CRÉATION DE LA PR 14 POUR LES TA ET DE LA PR 21 POUR LES TB

Selon la direction, la création des PR 14 pour les TA et PR 21 pour les TB doit répondre à l’allongement des carrières.

Pour les TA, des mesures d’amorçage ont été mises en place. Tous les TA 2 13 depuis le 1er avril 2017 seront placés à la PR 14 hors compte. Cela ne représente qu’une soixantaine de conducteurs.

Pour les TB, la direction fait le choix de ne pas mettre en place de mesures spécifiques pour la PR 21, considérant que la PR 20 a été mise en place depuis peu de temps.

DES VOLUMES DE NIVEAUX INSUFFISANTS

Même si la direction lâche des niveaux supplémentaires, le compte n’y est pas ! Le volume de niveaux TB3 pour l’exercice 2023/2024 est de seulement 256, soit une nouvelle baisse de 64 niveaux par rapport à l’an passé. Le volume de niveaux TA2 s’établit, quant à lui, à 52, soit une diminution de 22 niveaux par rapport à 2020.

Malgré l’augmentation des pourcentages de la grille et les mesures spécifiques de déroulement de carrière lors de la NAO, les cheminots vont rester plus longtemps sur la dernière PR avant de changer de niveaux.

La CGT revendique :

  • Un délai de 7 maximum sur chaque niveau ;
  • L’application de l’ancienneté TA pour accéder au niveau 3 chez les TB (ex-renvoi 4 du dictionnaire des filières) ;
  • L’application du passage 2 ans maximum pour les TB niveau 1 au niveau 2 ;
  • Une nouvelle grille de rémunération commune pour tous les cheminots statutaires et contractuels.

Téléchargez ci-dessous le tract complet pour visualiser les tableaux et graphique liés (Répartition des niveaux TA2 et TB3 pour l’exercice 2023/2024, Évolution des contingents TA et TB…)

ENSEMBLE, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS !

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DROITS DANS LEURS BOTTES ? VRAIMENT ?

Info Luttes n°8

| RÉFORME DES RETRAITES

La pression monte.

Ce sont plus de deux millions de personnes qui ont à nouveau défilé ce 31 janvier 2023 contre la réforme des retraites. Les cheminots ont confirmé la mobilisation du 19 janvier dernier puisque 1 sur 2 a agi par la grève ce jour.

Il faut maintenant taper plus fort.

À LA RUE

Le Gouvernement, incapable de justifier sa réforme, qui n’a pas lieu d’être, abandonne l’idée de convaincre. Il choisit l’autoritarisme, vise le passage en force et sait déjà qu’il a perdu la bataille de l’opinion publique puisque près de 80 % des Françaises et Français interrogés rejettent ce projet.

Perdu dans ses propres contradictions, le navire Macron-Borne prend l’eau de toutes parts. Ainsi, ces derniers jours ont été le théâtre de déclarations médiatiques toutes plus ahurissantes que les autres.

• La Première ministre affirme que l’âge de départ et le nombre d’annuités ne sont « pas négociables » !
Dommage, car c’est précisément le souci ! Mieux, c’est un retour au départ à 60 ans, 50 et 55 ans pour les cheminots que nous réclamons !

• Le ministre chargé des relations avec le Parlement déclare, s’agissant des femmes : « Evidemment, si vous reportez l’âge légal, elles sont un peu pénalisées. On n’en disconvient absolument pas ».

• Le président du Conseil d’Orientation des Retraites affirme que « Les dépenses de retraites ne dérapent pas, elles sont relativement maîtrisées, dans la plupart des hypothèses, elles diminuent plutôt à terme. Et dans celle retenue par le gouvernement, elles diminuent très, très peu mais un peu à terme (…) Les dépenses de retraites ne dérapent pas, mais elles ne sont pas compatibles avec les objectifs de politique économique et de finances publiques du gouvernement ».

• Le meilleur opposant à cette réforme est le Président de la République lui-même qui, rappelons-le, déclarait en 2019 : « On va vous dire “il faut maintenant aller à 64 ans“. Vous ne savez déjà plus comment faire après 55 ans, les gens vous disent : “les emplois, c’est plus bon pour vous“. C’est ça la réalité, c’est le combat qu’on mène. On doit d’abord gagner ce combat avant d’aller expliquer aux gens “mes bons amis, travaillez plus longtemps ! ».

Alors que l’opposition contre cette réforme injustifiable grandit, le Gouvernement sort du bois et qualifie maintenant cette réforme de « réforme d’efforts » !

Il n’en faut pas plus pour valider ce que les citoyennes et citoyens affirment : cette réforme vise à faire reculer nos droits à la retraite et à fragiliser le système. C’est un choix politique, comptable et idéologique, qui ne répond à aucune obligation. Notre système n’est pas en danger, il est solide et doit être amélioré.

De l’argent, il y en a ! Il faut donc contraindre le Gouvernement à changer de cap ! Imposons NOTRE réforme des retraites ! Imposons NOTRE projet de société, par la lutte !

DANS LA RUE, DANS LA GRÈVE

La dynamique enclenchée ne s’arrêtera pas ! Le nombre grandissant de manifestants, le nombre de secteurs professionnels qui agissent par la grève, notamment sur les temps forts décidés par les organisations syndicales au plan interprofessionnel, démontrent une volonté et une capacité à agir massivement !

Nous pouvons gagner, soyons en persuadés !

La Fédération CGT des Cheminots estime qu’il faut maintenant franchir un palier.

  • Elle annonce déjà qu’elle appellera les cheminots à agir lors de la prochaine journée interprofessionnelle.
  • Comme proposé lors de l’interfédérale du 20 janvier dernier, qui réunissait les fédérations syndicales cheminotes représentatives nationalement, la Fédération CGT des Cheminots appelle à intensifier l’action, notamment :
    • En déclenchant une séquence de 48 heures de grève les 7 et 8 février prochains (adaptable en fonction du calendrier interprofessionnel).
    • La Fédération SUD-Rail a d’ores et déjà donné son accord pour cette salve de 48 heures.
    • L’UNSA-Ferroviaire et la CFDT Cheminots souhaitaient prendre en compte cette journée du 31 janvier avant de se déterminer.
  • La Fédération CGT des Cheminots appelle ses militants et ses syndicats à organiser des AG de syndiqués et des AG de cheminots partout afin de décider des suites à donner à l’action dans les prochaines semaines.

LES FÉDÉRATIONS CHEMINOTES SE RETROUVERONT, LE 1ER FÉVRIER EN INTERFÉDÉRALE, AFIN D’ANALYSER CETTE 2EME JOURNÉE D’ACTION ET DÉTERMINERONT ENCORE PLUS PRÉCISEMENT LES SUITES REVENDICATIVES UNITAIRES À DONNER AU MOUVEMENT QUI NE FAIT QUE DÉBUTER !

Nous avons tous les atouts : un contenu revendicatif solide, atteignable et crédible, une capacité d’action significative, une conviction chevillée au corps.

Nous sommes prêts ! Allons-y !

LES 7 ET 8 FÉVRIER, ON ENRAGE LA LUTTE !

Pour être plus fort, vous aussi, adhérez à la CGT ! https://www.cheminotcgt.fr/adherer/

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DÉCLARATION DES FÉDÉRATIONS NATIONALES CGT

| RÉFORME DES RETRAITES

En réponse aux sondages d’opinion écrasants et aux manifestations massives, la Première ministre déclare que « les 64 ans ne sont pas négociables », affichant une posture sourde et brutale.

Le Gouvernement confirme qu’il est dans un rapport de forces : il détient le pouvoir et l’utilisera contre l’avis de la population, jusqu’à ce que la population l’oblige à faire autrement.

Les salariés ont évidemment un rôle singulier dans cette situation, puisqu’ils ont une capacité d’intervention sur la production des richesses dans le pays, donc sur le profit des entreprises.

En agissant par la grève, ils peuvent obliger le pouvoir libéral à reculer.

Les journées d’action des 19 et 31 janvier 2023 ont montré à quel point le rejet de la réforme des retraites est profond.

Les débats publics prouvent chaque jour un peu plus que le recul de l’âge de départ en retraite n’est justifié ni démographiquement ni économiquement, et encore moins humainement.

Cette réforme injuste et rétrograde ne passera pas !

Et il est urgent de revenir à un âge plus juste de départ en retraite :

60 ans pour tous, avec des droits nouveaux au départ anticipé dans les professions et métiers sous contraintes, et des modalités qui permettent un bon niveau de pension.

Nous ne voulons pas seulement nous battre pour celles et ceux qui ont beaucoup à perdre, nous voulons gagner un progrès social pour toutes et tous !

Nous sommes toutes et tous concernés ! Nous devons toutes et tous agir !

Les Fédérations CGT des Mines et de l’Énergie (FNME), des Industries Chimiques (FNIC) et des Ports et Docks, rejointes par la Fédération CGT des Cheminots, ont décidé de coordonner le plus possible leurs actions afin de développer l’efficacité des mobilisations de leurs syndicats dans les territoires.

Cette démarche a vocation à s’élargir au maximum de secteurs de l’économie possible.

Nous appelons donc les salariés à participer massivement aux grandes démonstrations des journées d’action interprofessionnelles.

Nos Fédérations s’inscrivent dans la recherche d’élévation du rapport de forces.

Par conséquent, nos Fédérations appelleront dans les prochains jours à des initiatives de lutte diverses et variées afin d’amplifier notamment la grève reconductible.

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LA CGT À L’OFFENSIVE !

| ASCT

À la suite des négociations de décembre 2022, la Fédération CGT a actualisé sa proposition sur la Prime de travail validée par la signature de 60 % des ASCT.

La CGT s’est attachée à renforcer le coeur de sa proposition, en l’adaptant au regard des éléments conquis lors de la période. Ainsi, la CGT se rendra aux prochaines négociations en étant force de proposition et à l’offensive.

Le coeur du projet CGT sur la prime de travail intègre la nécessité d’une revalorisation financière et l’intégration d’un nouvel élément structurant primant la reconnaissance de l’expérience acquise et des compétences des agents.

Lors des négociations de la fin de l’année 2022, 2 points liés directement à la prime de travail ont été actés :

  • intégration de 600 euros par an, soit 50 euros par mois (mesures générales NAO du 7 décembre 2022) ;
  • intégration de 720 euros par an, soit 60 euros par mois (mesures conciliation action du 22 décembre 2022).

Ainsi, et afin de respecter le coeur de notre projet, la Fédération CGT propose d’intégrer la somme de 600€ annuels (50€ par mois) issue des mesures NAO dans la rubrique EA, ce qui aurait pour effet immédiat d’augmenter le taux actuel de 2,63€, soit 17,14€

Concernant l’indemnité spécifique train (720€ annuels), celle-ci répond à notre revendication initiale du projet CGT (ARMT). Elle repose sur l’expérience acquise et la reconnaissance métier.

Aussi, la Fédération CGT propose d’intégrer cette indemnité dans la nouvelle rubrique de la prime de travail. Celle-ci aura vocation à être revalorisée, comme la direction s’y est engagée lors des NAO 2024 et 2025.

PROJET FÉDÉRATION CGT POUR UN ASCT CLASSE 3, NIVEAU 2, POSITION 13

(Télécharger ci-dessous le tract pour visualiser le projet CGT)

La proposition CGT permettrait d’intégrer 65 % de notre future prime de travail dans le traitement. Cela garantirait à tout ASCT, y compris durant diverses absences (maladies, blessures, SU…), son versement. Cela reviendrait à intégrer dans le traitement le montant moyen actuel de la prime de travail de manière pérenne et liquidable, et ainsi atteindre, selon cet exemple, un montant de 780 €.

Cette adaptation de notre projet répond plus que jamais au besoin d’augmenter les salaires, et à la reconnaissance des spécificités du métier. Avec la CGT, la lutte pour la fiche de paie, c’est du concret!

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LA CGT ARRACHE DES PROMOTIONS SUPPLÉMENTAIRES !

Contingents de niveaux

| Communiqué

La réunion annuelle pour définir le nombre de niveaux à attribuer aux cheminots statutaires lors de l’exercice de notations s’est tenue le 26 janvier.

Face aux mobilisations des cheminots, la direction a été contrainte de revoir sa copie.

Sous la pression des cheminots, la direction cède des contingents de niveaux.

DES MESURES SALARIALES PAS À LA HAUTEUR

La colère des cheminots s’articule autour de l’emploi et des salaires. L’inflation pèse lourdement sur les conditions de vie des cheminots, déjà largement dégradées par 8 années de gel des salaires.

Les mobilisations des cheminots en 2022 sur la question salariale ont contraint la direction à un dégel des salaires. Mais les mesures obtenues à la suite des NAO (Négociations annuelles Obligatoires) sont insuffisantes.

Elles ne compensent pas les conséquences de la fin du recrutement au statut sur les déroulements de carrière et ne constituent pas une réelle reconnaissance des métiers des cheminots.

Depuis plusieurs années, la direction s’acharne à réduire le volume de contingents de niveaux au même rythme que la baisse des effectifs au statut.

Cette année, les effectifs au statut ont lourdement chuté (-4 880 cheminots au statut). La direction comptait imposer un volume de contingents de niveaux de 5 779, soit une baisse de 11,36 % par rapport à l’année précédente.

LA DIRECTION CÈDE DES NIVEAUX, MAIS CELA RESTE TRÈS INSUFFISANT

23,9 % des cheminots au statut éligibles pouvaient prétendre à accéder au niveau 2, lors de la réunion de l’exercice de notations précédent.

Cette année, le contingent s’établit à 24,7 % soit près de 1/4 de ces cheminots pour un total de 6 000 niveaux.

Même si le volume de contingents de niveaux cédé par la direction est insuffisant et très loin de répondre aux revendications de la CGT, les luttes des cheminots avec la CGT ont contraint la direction à revoir sa position initiale.

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20 janvier 2023

L. Brun sur RMC : Nous appelons les salariés à multiplier les actions

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