Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

Conférence de presse du Comité de vigilance ferroviaire

Introduction faite le 4 décembre 2018

| Espace presse

Mesdames et Messieurs,

Bonjour à toutes et à tous et merci d’avoir répondu à notre invitation.

1)Présentation du comité de vigilance :

Le comité de vigilance sur le service public ferroviaire a été créé le 3 octobre 2018.
2 réunions se sont tenues pour échanger sur la réforme du système ferroviaire et ses conséquences, sur les attentes vis-à-vis du service public.

Un plan de travail a été établi sur les prochains mois pour étudier 3 thèmes en particulier en plus de l’actualité:

• Les territoires et le service public ferroviaire ;
• L’environnement et le service public ferroviaire ;
• La politique de l’Union Européenne en matière ferroviaire.

Participent de façon régulière : 10 Partis politiques, 2 associations d’usagers à caractère national et plusieurs associations à caractère régional, des personnalités civiles et la CGT.
Le comité de vigilance recense un grand nombre de mobilisations locales des usagers, élus et cheminots ces 3 derniers mois pour la préservation des lignes, des gares et des dessertes.
Certaines de ces manifestations sont relayées via un blog créé pour l’occasion il y a quelques semaines.
La réforme est donc loin d’avoir apportée des solutions aux problématiques que connaît le mode ferroviaire, au contraire.
L’un des objectifs du comité de vigilance est de donner une visibilité nationale à ce mécontentement, aux exigences des usagers du service public et aux éventuelles contrepropositions qui pourraient faire consensus entre les participants.
Il s’agit de mettre en lumière la réalité de la réforme du système ferroviaire en regard des nombreuses promesses mensongères que le Gouvernement a véhiculé pendant le conflit des cheminots pour éviter que l’opinion publique ne bascule totalement en leur faveur.

2) Le contexte :

Des exigences environnementales ont été exprimées dans les manifestations sur le réchauffement climatique. Elles se confrontent avec une absence totale de politique gouvernementale de report modal de la route sur le rail, que ce soit en matière de transport de voyageurs que de marchandises. Le transport est portant un gros pourvoyeur d’émission de gaz à effet de serre.
Des exigences sociales sont exprimées en ce moment sur l’avenir des territoires, et aussi sur la vie chère. Elles se confrontent avec l’abandon de la logique de mutualisation liée au service public, la politique de marge qui incite à la hausse des tarifs, et l’abandon de dessertes et de lignes dans les zones jugées non rentables.
Ce contexte appelle d’autres réponses que la piètre réforme libérale du système ferroviaire qui a été votée par les parlementaires LREM et de droite en juin 2018.

3) Point sur la réforme en elle-même :

– Les éléments qui restent à écrire (décrets, ordonnances) – les organisations syndicales ont été reçues par le Ministère le 5 octobre. Comme à son habitude celui-ci écoute mais ne tient aucun compte de l’avis des représentants du personnel.

o Décret « transférabilité du personnel… ». La négociation avec le patronat est totalement stérile. Les organisations syndicales qui se sont engagées dans l’accompagnement sur ce dossier constatent le refus de toute concession de la part du patronat et du Gouvernement. Une réunion de branche a lieu aujourd’hui, une autre est prévue le 11 décembre.

o Ordonnances à 6 mois

• sur l’ouverture à la concurrence (modalités de transfert aux Autorités Organisatrices des matériels roulants et des ateliers, tarification, billettiques, régulation, etc…). C’est la priorité absolue du Gouvernement (la seule ?) : permettre rapidement que les premiers appels d’offres puissent être travaillés.
• sur la négociation collective.

o Autres ordonnances :

• à 9 mois sur les péages et la révision des contrats de performance ;
• à 12 mois sur le groupe ferroviaire unifié (organisation, missions, gestion des gares, gouvernance du groupe, conditions d’indépendance de SNCF Réseau, etc…)

– Le complément de la politique des transports dans la LOM

o Financements des infrastructures revus à la baisse par rapport aux annonces lors du conflit (56 milliards sur 10 ans, contre 60 milliards dans le scénario 2 Duron ; pour le ferroviaire les montants sont stables à environ 3,6 milliards mais financés en majorité sur fonds propres de la SNCF).
o Politique publique axée essentiellement sur l’automobilité (marche, vélo, trottinette, covoiturage…) ; nouvelles technologies à l’appui de cette constitution d’un « GAFA des transports » ;

Impact de sa mise en place depuis le vote :
– La préparation au passage en Société par Actions de droit privé : hausse du CA de 20 % et hausse de la marge opérationnelle de 50 % d’ici 2026. Donc pression sur la croissance externe, les prix et la masse salariale.
– La préparation à l’ouverture à la concurrence : Plus aucune solidarité ou mutualisation financière, adaptation du prix au marché et adaptation des coûts au prix pour maintenir la marge en jouant sur la qualité.

o TGV – segmentation entre INOUI de luxe et OUIGO low cost ; suppression des dessertes de villes moyennes jugées non rentables.
o TER – segmentation de l’offre entre Proxy, chrono, et City, donc casse de l’égalité de traitement entre les usagers.

– La préparation de la filiale « gares » :

o Guichets massivement fermés pour avoir à terme une filiale gestionnaire des espaces commerciaux et simple « donneuse d’ordres » sur le service minimum propreté – sécurité – réparation. Exemple : 70 km de ligne dans le Cantal sans un guichet depuis le 1er décembre, les agents circulation qui faisaient auparavant la vente sont toujours sur place donc cela ne génère aucune économie !

– Préparation de la filiale FRET

o Plan d’affaires en préparation prévoyant 1 % d’augmentation du CA par an… Donc probable poursuite de la régression lente des trafics

– La trajectoire économique

o Désengagement financier de l’Etat et report sur les collectivités (budget 2019 de SNCF Réseau : l’Etat devait financer à hauteur de 958m€, il n’apporte que 503m€, et ce sont les autres collectivités qui compensent).

o Productivité massive :

• Annonce de Pepy de suppression de 15 % des effectifs d’ici 2016 !
• Budget 2019 de SNCF Réseau : 733 emplois supplémentaires sont nécessaires pour respecter le plan de charge sur les travaux et 233 pour la maintenance, mais au final aucun ne seront créés et on supprimera même 285 postes.

– La reprise de la dette :

o Montage d’une « caisse de la dette publique » pour constitution d’un système de « dette miroir » qui aboutit au maintien du poids financier sous le double effet de l’accroissement de la dette globale et de la hausse des taux d’intérêts. Mécanisme pour préserver les intérêts des investisseurs.
o Toujours pas d’équilibre financier du système

– Gouvernance : Direction centrale de la SNCF fragilisée par l’annonce de départ du Président, tiraillement des activités dont chacune veut défendre son intérêt propre.

CONCLUSION
Un premier bilan d’étape de la réforme à 6 mois qui est mauvais, qui ne correspond pas aux promesses du Gouvernement et qui aggrave la situation des usagers, des territoires et des cheminots.

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STOP À UNE POLITIQUE TARIFAIRE RÉPRESSIVE !

CTN TRAINS - OUTIL COSMO

| Le transport de voyageurs

COSMO, outil technologique dernier cri, est en cours de déploiement. A de nombreuses reprises, la CGT a dénoncé la disparition du tarif guichet qui remet en cause un des fondamentaux du service public, l’égalité de traitement !

La CGT constate que la direction n’a aucunement cherché à revoir sa copie.

Au regard du climat dans et en dehors des trains, nous craignons fortement que les ASCT, avec la mise en place du nouvel outil de contrôle Cosmo, se retrouvent dans des situations de plus en plus conflictuelles, stressantes et agressives.

En effet, alors que la direction ne cesse depuis des années de justifier ses réorganisations et ses évolutions des métiers de la filière voyageurs par la nécessité d’un meilleur service aux « clients », elle s’engage maintenant dans le tout répressif avec la disparition du tarif guichet et l’apparition d’un tarif forfaitaire majoré.

De plus, la direction laisse entendre que, sur le périmètre TER, la responsabilité de ces nouvelles mesures tarifaires incomberait aux Autorités Organisatrices (AO). L’art et la manière de se dédouaner….

Pour la CGT, la direction SNCF applique immédiatement la double peine pour les usagers des TER, TGV et INTERCITÉS !

Comment aujourd’hui peut-elle justifier qu’un usager paie le prix majoré de son billet, alors qu’elle ne lui donne pas la possibilité de l’acheter en gare ?

Le comble de l’incohérence est atteint lorsqu’il est demandé au voyageur verbalisé de s’adresser au service après-vente et de justifier l’absence de guichet ou d’une panne de distributeur, s’il veut obtenir un éventuel remboursement de l’amende forfaitaire.

Déjà, des associations d’usagers s’expriment et s’insurgent contre ce nouveau dispositif tarifaire.

La CGT affirme qu’une politique tarifaire répressive n’est pas le meilleur moyen de fidéliser les usagers.

Les ASCT ne sont pas des cobayes.

Cette discrimination tarifaire pose également un point essentiel que tout employeur a l’obligation de respecter, à savoir la sécurité des salariés (article L.4121-1 du code du travail). Or, avec ces majorations abusives des tarifs, cette sécurité n’est plus garantie.

Aveuglée par son empressement à tourner le dos au service public, la Direction engage l’intégrité physique et mentale des ASCT. Dans le même temps, elle continue de fermer des guichets (pour les 5 premiers mois de 2019, 750 emplois sont envisagés d’être supprimés à la vente), de restreindre leurs heures d’ouverture et de déshumaniser les gares, sans se soucier des conséquences pour les cheminots et les usagers.

Il apparait que dans le cadre du déploiement imminent en territoires de l’outil COSMO, de nombreux ASCT n’ont pas reçu la moindre formation. Elle est pour nous indispensable, et ce n’est pas aux ASCT non formés d’expliquer aux usagers les changements à venir.

Pour l’égalité de traitement des usagers et la sécurité des ASCT, la CGT continue d’agir

La CGT a alerté par courrier1 l’ARF (Association des régions de France) et les conseils régionaux des conséquences de ces mesures. Certaines régions se sont déjà positionnées pour demander à la SNCF une autre décision. A notre connaissance, pas de réponse à ce jour de la direction.

La Fédération CGT des Cheminots exige que la direction revienne à des pratiques commerciales conformes au rôle de l’entreprise publique et ré-humanise les gares, les guichets et les trains afin de répondre aux besoins des usagers des TER, TGV et INTERCITÉS et pour la sécurité des ASCT.

Nous demandons également le retour du tarif guichet et la mise en place de formations professionnelles à la hauteur des exigences du service public.

Le traitement de ce dossier est à l’image de ce qui est entrepris par la direction de l’entreprise depuis des mois : faire du business à n’importe quelle condition. Or, la SNCF appartient à la nation, elle est une entreprise publique de service public et c’est TOUS ENSEMBLE CHEMINOTS ET USAGERS que nous lui imposerons d’autres choix.

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Lettre ouverte de la Fédération au Président de la SNCF

| Fédération

M. Guillaume PEPY
Président de la SNCF
2, Place aux Etoiles
93633 La Plain St Denis Cedex

Objet : réponse au « Temps Réel » n°32- du 21.03.2019

Monsieur le Président,
C’est avec attention que nous avons pris connaissance de votre « Temps Réel » n°32 du 20 mars 2019 qui est l’exacte retranscription d’articles parus dans la presse ce jour.

Nous vous le confirmons, 2019 sera une année engagée, revendicative, celle de nouveaux combats dont on souhaite qu’ils soient utiles pour l’avenir d’un grand service public ferroviaire en France. Ce qui est certain, c’est qu’ils seront nécessaires.

Aujourd’hui, comme depuis des décennies, les cheminots, avec la CGT, ont la même volonté de faire de la SNCF une grande entreprise publique au service des usagers, des populations, bref, au service de l’intérêt général.

La CGT, quant à elle, s’attache sans relâche à la défense des cheminots, malgré les choix désastreux opérés par la direction SNCF depuis des années.

Vous avez raison, la SNCF pourrait bien aborder une nouvelle période de son histoire le 1er janvier 2020.

Vous n’y êtes pas pour rien !

Vous êtes l’artisan de réformes successives dans le ferroviaire qui ont, les unes après les autres, quels qu’aient été les gouvernements en place, détricoté le service public ferroviaire, dégradé les conditions de transport des usagers, massacré le Fret SNCF et fait reculer les conditions sociales, de vie et de travail des cheminots.

Vous êtes également celui qui a supprimé plus de 25 000 emplois de cheminots en une décennie, soit la capacité de plus de 48 Airbus A 380, pour reprendre votre unité de mesure.

Vous affirmez par ailleurs que vous ne souhaitez pas faire « le mandat de trop » mais n’est-ce pas déjà trop tard ?

N’étant candidat à rien, vous estimez être « pleinement libre d’agir » mais n’était-ce pas déjà le cas ?

Vous êtes l’instigateur, voire l’auteur des réformes de 2014 et 2018 qui pourraient plonger la SNCF, vous le savez, non pas dans une période de développement et de réponse aux besoins pour tous mais dans une ère de rabougrissement, de recul, avec tout ce que cela comporte de difficultés, d’incertitudes, d’inquiétudes pour les usagers et les cheminots.

Vous faites également état des chantiers engagés à l’international, vantant les
contrats du métro de Buenos Aires et le RER de Toronto.

Mais alors ? Pourquoi passer sous silence les pertes financières du métro de Boston qui s’élèvent à 35 millions de dollars sur les 3 premières années (2014 à 2017).
L’investissement de 700 millions d’euros dans le rachat de l’entreprise de transport de marchandises routières OHL quand, dans le même temps, le FRET SNCF a été sacrifié faute d’investissements, la création de la filiale d’évasion fiscale au Luxembourg SNCF RE pour ne citer que quelques exemples ?

Plus près de nous, pourquoi ne pas évoquer la fuite en avant qui a poussé les hauts dirigeants de la SNCF à investir au total 265 millions d’euros dans OUIBUS avant que cela ne se révèle être un fiasco retentissant ?

Vous soulignez également votre souhait que « la SNCF ait toutes les armes pour gagner dans l’ouverture à la concurrence qui s’annonce ».

Il nous semble ici que vous ayez recours à un abus de langage, voire à un travestissement de la réalité.

Vous avez d’abord souhaité imposer et gagner l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire, le sort de l’entreprise publique historique arrivant bien après dans l’ordre de vos préoccupations.

Les réformes de 2014 et 2018, pour ne citer que les plus récentes, ont été votées sur des mensonges. Elles ne prévoient pas « plus » de trains publics, plus de services et mieux de service public ferroviaire. Elles enclenchent au contraire une spirale dangereuse dont les premiers effets se font déjà sentir puisque certaines gares, leurs guichets, certaines lignes sont menacés de fermeture, voire déjà fermés.

Servir la SNCF, entreprise publique de service public, et donc travailler pour l’intérêt général, est effectivement un beau métier.

Vous dites savoir ce que la SNCF doit à tous ses salariés. « Les cheminots sont compétents, ultra engagés et capables du meilleur pour relever des défis difficiles».
C’est vrai.

C’est d’ailleurs pour cela que vous n’hésitez pas, avec l’aide du patronat ferroviaire, à tout faire pour casser leurs métiers, instaurer une polyvalence accrue, un effacement des repères, des compétences, des savoir-faire, dans le cadre des discussions en cours sur la Convention Collective Nationale.

C’est aussi parce vous respectez les cheminots Exécution, Maîtrise et Cadres que vous gelez leur salaire depuis 4 ans, que vous détruisez consciencieusement leur collectif de travail, que vous tentez de les placer en instabilité permanente, restructuration après restructuration, quitte à générer une réelle souffrance au travail.

Si nous pouvons partager que la sérénité n’est pas source d’immobilisme, nous affirmons en revanche que la course échevelée et sans limites à laquelle s’adonnent les plus hauts dirigeants de l’entreprise, relève, au mieux, d’un dogme contraire à l’intérêt général, au pire, d’une volonté d’en finir définitivement avec une entreprise publique pourtant fortement ancrée dans l’histoire et le quotidien de notre pays, pour de multiples raisons.

Les cheminots, avec la CGT, ne manquent pas d’énergie. Ils auront encore l’occasion de le démontrer.

Les présidents passent, les Cheminots demeurent.

Ils demeurent certes parfois avec leur cortège de questionnements, d’incompréhensions mais ils demeurent aussi avec la conviction inébranlable qu’ils sont la colonne vertébrale de la SNCF. Cela leur donne encore plus de force et de courage pour affronter et combattre collectivement les décisions technocratiques souvent hors-sol.

Etre le « serviteur » d’un projet global, inscrit dans le temps, qui va dans le sens inverse de l’intérêt de la SNCF, des usagers et des cheminots, est déjà largement discutable.

En être l’idéologue, le promoteur pour finalement en être fier, est et restera inacceptable quelle que soit la personne chargée de sa mise en œuvre.

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AGIR POUR DES AUGMENTATIONS DE SALAIRES, PAS POUR DES PRIMES !

Salaires

| Matériel

La direction de l’entreprise a décidé de la mise en place d’une « indemnité opérationnelle Matériel IDF » pour les cheminots occupant un poste du CO des qualifications A à D dans les Technicentres de la région parisienne, suite aux difficultés d’attractivité et de fidélisation.
Pour la CGT, cette nouvelle prime non liquidable pour la retraite et qui ne concerne qu’une catégorie de cheminots, n’est qu’un artifice de plus dans l’individualisation de la rémunération souhaitée par la direction et non une véritable réponse pour endiguer les démissions et attirer de nouvelles recrues.

DES CHEMINOTS QUI SUBISSENT LA MODÉRATION SALARIALE

Les cheminots du GPF, quels que soient leur collège et leur région d’appartenance, subissent le gel de leur salaire depuis 2014, alors qu’ils produisent davantage de richesses chaque année. De plus, leur pouvoir d’achat est amputé par la hausse des dépenses obligatoires en termes de logement, d’énergie, de santé, de carburant, de biens de consommation courante…

La question du niveau des salaires est essentielle pour tout salarié.

Pour preuve, dans les Technicentres, la faiblesse des salaires et l’absence d’augmentations pérennes poussent de plus en plus de cheminots à démissionner, fragilisant ainsi l’organisation du travail mais aussi engendrant une perte indéniable de compétences.

Depuis de nombreuses années, la CGT alerte la direction sur les conséquences de sa politique au sujet, entre autres, de la perte d’attractivité et de l’attachement à notre entreprise. De plus, la fin annoncée des recrutements à Statut est sûrement un élément défavorable pour intégrer la SNCF.

L’ENTREPRISE MET EN PLACE UNE POLITIQUE SALARIALE QUI CHERCHE À DIVISER

La SNCF ne s’en cache pas, elle peine à recruter et à convaincre de travailler en Région Parisienne. Alors elle crée une prime qui ne répond qu’à sa vision libérale et à court terme du marché de l’emploi et non à des mesures pérennes réellement attractives.

La CGT réaffirme que la politique salariale menée par la direction vise en réalité à individualiser la rémunération afin de contraindre les cheminots à adhérer à ses choix politiques néfastes et à briser les socles collectifs.
Cette situation est inacceptable, des augmentations générales de salaires s’imposent!

C’est en ce sens que la CGT revendique :

• De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros bruts mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la prime de travail) ;
• Des augmentations générales des salaires permettant un rattrapage du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de l’augmentation de la technicité de leurs métiers ;
• De supprimer les zones résidentielles des salaires en alignant les zones 2 et 3 sur la zone 1 et l’intégration de l’indemnité de résidence dans le traitement pour les cheminots ;
• De créer une indemnité compensatrice de la perte d’EVS pour les femmes enceintes ou en congé maternité ;
• De transformer la PFA en véritable 13e mois incluant le traitement, l’indemnité de résidence et la prime moyenne théorique de travail. Celle-ci doit être attribuée à tous les cheminots ;
• De substituer aux gratifications d’exploitation et de vacances actuelles, pour tous les cheminots, une prime de vacances unique et uniforme payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche majoré de 10% par enfant à charge ;
• D’aligner le taux des EVS sur le plus élevé et le revaloriser ;
• De combler le « creux de grille » qui pénalise les positions 4 à 18 pour permettre une évolution régulière de la rémunération de tous les cheminots tout au long de leur carrière.

Face à une direction intransigeante qui n’apporte comme réponse aux légitimes revendications que des mesurettes, seul le rapport de forces fera bouger les choses en faveur des intérêts des cheminots en termes d’augmentations pérennes des salaires, d’un meilleur déroulement de carrière et d’embauches supplémentaires.

La Fédération CGT des Cheminots invite les cheminots à débattre de ces sujets et de la nécessaire mobilisation à construire pour gagner sur ces revendications.

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CHEMINOT-E-S RETRAITÉ-E-S, LE 11 AVRIL, NOUS AGIRONS ENSEMBLE !

Appel unitaire des UFR CGT – UNSA – SUD-Rail – CFDT

| Retraités UFR

POUR L’AUGMENTATION DES PENSIONS

Le Président Macron vole les retraités :

augmentation-pensions

Des ponctions pour quel résultat ?

  • Le chômage ne baisse pas et les inégalités explosent ;
  • L’exonération (qui reste à concrétiser) de la taxe d’habitation, ne compensera pas ces pertes de pouvoir d’achat et, de plus, dégradera de manière importante le financement des services publics de proximité ;
  • De plus en plus de retraités sont contraints de réduire leurs achats quotidiens (alimentation, habillement, carburant, chauffage…) et renoncent aux soins…

C’est pourquoi, la CGT, l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT revendiquent notamment :

  • L’augmentation des salaires et pensions (avec un rattrapage immédiat de 300 pour les retraités) ;
  • Une fiscalité plus juste ;
  • Des moyens pour la santé et la perte d’autonomie.

POUR LA DÉFENSE DU RÉGIME SPÉCIAL

Qui s’appuie à la fois sur :

  • La CPR qui sert les droits aux cheminots actifs et retraités et leurs familles, en matière de Retraite et de Maladie (Prévoyance) ;
  • La SNCF qui met en oeuvre l’Action Sociale actifs-retraités (au travers du FASS), la médecine de soins (au travers des cabinets médicaux) et du maintien de salaire pour les actifs…

Sans cesse remis en cause avec :

  • Les différentes réformes des retraites (avec le recul de l’ouverture des droits et l’allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein) ;
  • Les LFSS, dont celle de 2019 qui supprime les prestations différentielles d’hospitalisation et de décès, et réduit de 28 à 24 ans l’âge de maintien de la qualité d’ayants droit pour les enfants poursuivant leurs études ;
  • La baisse de la contribution de la SNCF au FASS, la vente des EHPAD, la gestion des prestations familiales par les CAF…

Menacé dans son existence par la loi sur le ferroviaire de juillet 2018 :

  • Qui met fin à l’embauche au Statut ;
  • Qui impose l’ouverture à la concurrence des trafics Voyageurs et le transfert des personnels dans les entreprises privées.

D’où l’exigence des Fédérations Syndicales de cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT, de mesures empêchant la fermeture du régime, le maintien des droits et le financement actuel du régime spécial des cheminots.

POUR UNE CAISSE AU SERVICE DES AFFILIÉS

  • En laissant le choix aux affiliés de recevoir les informations de la Caisse soit en support Papier, soit dans un espace personnel du site internet de la CPR ;
  • En développant un réseau d’antennes et de permanences de la Caisse sur tous les bassins d’emploi ferroviaires ;
  • En réduisant le temps d’attente lors des appels téléphoniques.

LE 11 AVRIL 2019, NOUS EXIGERONS :

  • Une augmentation immédiate des pensions directes et de réversion ;
  • Le rattrapage des 6 années de quasi-gel des pensions ;
  • La suppression des mesures fiscales (hausse de la CSG, ½ part fiscale…) ;
  • Une prise en charge de la perte d’autonomie (par la SÉCU) ;
  • Le maintien du régime spécial des cheminots et l’amélioration des droits servis par ce Régime.

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LA COUPE EST PLEINE !

Journée d'action interprofessionnelle

| Fédération

Depuis plusieurs semaines, les questions liées aux salaires et au recul des services publics sont clairement posées sous différentes formes. Les luttes menées par les cheminots portent les mêmes sujets. Leur présence dans les manifestations interprofessionnelles en témoigne. Il convient toutefois d’augmenter la pression revendicative sur la direction SNCF et le Gouvernement.

Les politiques menées par la direction du Groupe Public Ferroviaire s’inscrivent dans la logique libérale de la politique gouvernementale.

Depuis le vote de la loi « Pacte ferroviaire » en juin 2018, le processus de déréglementation, de casse sociale et d’affaiblissement du service public ferroviaire est à l’oeuvre. Véritable porte-serviette du Gouvernement, la direction du GPF ainsi que l’UTP (patronat ferroviaire) s’activent, pour les premiers en tentant de passer en force concernant le pacte d’entreprise et ce, sans négociation, pour les seconds en bâclant la négociation de la CCN de la branche ferroviaire.

C’est bien le dogme de l’ouverture à la concurrence qui conduit à casser les repères métiers en introduisant une polyvalence qui n’a pour seul objectif de supprimer des milliers d’emplois. C’est bien cette même concurrence qui pousse nos dirigeants à enfoncer des coins sérieux dans les droits liés à notre protection sociale, à notre Statut, nos conditions de travail. C’est aussi cette fuite en avant vers la concurrence à tout prix qui génère externalisation des tâches, sous-traitance sans limite et recours aux contrats précaires.

Les cheminots créent des richesses, elles ont été estimées pour 2018 à 890 Mmalgré 37 jours de grève.

Un an après la parution du rapport Spinetta, devons-nous accepter sans broncher que celles et ceux qui se sont nourris sur le dos du service public SNCF depuis des décennies soient les mêmes qui, sans scrupules, en sont les bourreaux ? Combattre l’ouverture à la concurrence, c’est se battre pour conserver un service public ferroviaire en France. Cela est possible !

La Fédération CGT des Cheminots porte un projet complet « Ensemble pour le fer » toujours d’actualité qui va dans ce sens.

Elle exige entres autres :

  • La réintégration des tâches sous-traitées ;
  • Des embauches au Statut répondant aux besoins de la production ferroviaire ;
  • L’arrêt de la fermeture des guichets, des lignes, des gares tous azimuts sans tenir compte des besoins exprimés par les populations ;
  • Des augmentations générales des salaires et des pensions pour les cheminotes et les cheminots actifs et retraités ;
  • Le maintien et le développement des droits sociaux, etc.

Les mensonges du Gouvernement et de la direction SNCF doivent cesser. Cela ne dépendra que de notre capacité à agir !

Réforme ferroviaire, pacte d’entreprise, avenir de nos métiers, de notre régime spécial, du système des retraites en général, salaires, pensions, sont autant de sujets qu’il va nous falloir appréhender de manière offensive !

La Fédération CGT salue les cheminots qui, une nouvelle fois, se sont mobilisés par la grève et les manifestations ce mardi 19 mars.

Elle les appelle d’ores et déjà à discuter, dans les chantiers, les bureaux, les dépôts, les brigades, aux nécessaires luttes qu’il conviendra de construire dans les prochaines semaines, tant dans l’entreprise qu’en dehors de l’entreprise.

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LES INGÉNIEURS ET TECHNICIENS : UN ATOUT POUR LE FERROVIAIRE

Ingénieries du matériel

| Fédération

A l’heure où le ferroviaire devient la réponse évidente aux enjeux de transition écologique, le travail en coopération entre ingénieries devient incontournable pour le développement du matériel roulant et sa maintenance.

La coopération est l’outil pour inventer le ferroviaire de demain dans le respect du développement humain durable. Avoir des objectifs communs et non contraires, décidés ensemble est une décision de société gage d’efficacité.
Cette coopération doit reposer sur :
Des ingénieries intégrées dans la SNCF qui a le retour d’expérience de la maintenance et l’expression du besoin (voyageurs et chargeurs, population et conducteurs, contrôleurs, équipement, circulation…) ;
Des constructeurs qui ne se basent pas sur le profit des actionnaires.

Le TGV du futur, un bel exemple

Le programme TGV 20/20 (TGV du futur) a construit des solutions grâce au travail des ingénieurs de différentes entreprises. Il est né d’une volonté politique de réinventer le TGV pour le futur. La SNCF est sortie de sa logique de rédaction de cahiers des charges et de la relation client/fournisseur. Ce ne sont ni les juristes, ni les clauses commerciales qui font le progrès. Les ratés de la mise en circulation des nouveaux matériels démontrent l’impasse de cette pratique commerciale.

Malgré cette expérience, la logique de la direction est de démultiplier les fractures entre Technicentres Industriels et de Maintenance. Elle impose une part de plus en plus importante à la sous-traitance, aux prestations. Elle a budgèté en 2019 la suppression de nombreux postes dans les ingénieries. C’est une perte de savoirs pour tout le ferroviaire.

Gouvernement Macron, la finance au détriment de l’industrie

Le feuilleton de la fusion entre Siemens et Alstom oppose deux vieilles visions capitalistes. D’un côté, les fidèles à la dérèglementation européenne qui préfèrent la guerre économique interne. De l’autre, le gouvernement français, avec celui du patron de Siemens visant la réduction de l’outil de production avec 4 à 7000 suppressions d’emplois. Leur projet est financier : 1,8 Md€ de dividendes exceptionnels supplémentaires ont déjà été votés pour les actionnaires d’Alstom. Cette orientation est contraire au développement de la recherche ferroviaire.

La CGT croit en l’avenir du ferroviaire

Il faut une direction du Matériel forte qui ne s’efface pas derrière les activités. Alors que de nombreux matériels arrivent à leur mi-vie, il est urgent de planifier et réaliser leur modernisation.
Il y a aussi le devoir pour le report du transport des marchandises de la route sur le rail. La SNCF est propriétaire de wagons, via sa filiale. Il est impératif que nous prenions nos responsabilités pour désamianter, rénover et développer ce parc.

Cheminots des services, pôles et centres techniques, techniciens et ingénieurs, défendons nos emplois, nos formations, travaillons pour la SNCF et développons des coopérations avec les constructeurs.

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LA SAIGNÉE CONTINUE !

Vente agences groupes

| Le transport de voyageurs

La Direction de SNCF Voyages nous a annoncé, lors d’une bilatérale, le 14 mars 2019, son intention de supprimer près de 82% des emplois des agences groupes.
Elle compte renoncer à des pans entiers d’activité et fermer 6 agences sur 7.

Au total, ce sont 266 emplois des agences de Paris, Lille, Nantes, Bordeaux, Marseille, Lyon qui sont directement menacés dès septembre 2019.

Seul le site de Strasbourg serait conservé.

Pour la Direction, il ne s’agit pas de développer l’activité groupes, mais principalement de réduire les coûts de distribution de 36% à 15% et préparer l’ouverture à la concurrence dans les régions.

En réalité, les objectifs de la Direction sont de développer l’activité Internet et d’externaliser une grande partie de l’activité, tout en renvoyant la vente TER à une hypothétique prise en charge par les Autorités Organisatrices (les régions administratives).

Clic and Go….and flop !

Après plus de 3 ans d’utilisation, l’application « Clic and Go » ne représente que 13% du chiffre d’affaires de l’activité, démontrant ainsi que les voyageurs préfèrent la relation humaine à la machine.

Pourtant, la Direction souhaite contraindre les voyageurs à se diriger vers internet.

Ainsi, toutes les demandes de voyages en groupes de moins de 30 personnes seront uniquement accessibles sur le site internet.

L’externalisation pour les voyages « forfait » !

Jusqu’à présent, les agences groupes organisent les voyages de « bout en bout », en intégrant les différents modes de transports (Bus, Train…) et la billetterie éventuelle liée aux entrées des parcs d’attractions ou de musées par exemple.

La Direction considère que cette activité est moins rentable, méprisant de fait l’expertise des cheminots.

Elle a donc décidé d’externaliser entièrement la vente groupes « forfait » en la confiant aux agences de voyages.

Les voyages groupes en TER renvoyés à l’AO (Autorité Organisatrice)

La Direction renonce à la vente pour les groupes voyageant uniquement en TER. Elle renvoie la charge de cette prestation dans le giron de l’activité TER.

Dans le contexte de l’ouverture à la concurrence, la Direction TER a d’ores et déjà indiqué qu’elle ne comptait pas reprendre les effectifs des agences groupes sans garantir pour l’instant le maintien de cette prestation.

Seuls les voyages de groupes supérieurs à 30 personnes seraient toujours traités par la seule agence qui resterait, celle de Strasbourg.

Des suppressions d’emplois avec des échéances à très court terme.

tableau

Les multiplications de suppressions d’emplois dans tous les services assombrissent (FRET, Vente aux guichets, Escale…) les perspectives d’avenir pour les cheminots de ces agences, d’autant plus que la Direction n’a clairement pas pris en considération à sa juste mesure, ni même anticipé, les conséquences sociales de sa politique.

Lors de cette bilatérale, la CGT a rappelé que les agences groupes faisaient partie du tissu de distribution du service public ferroviaire et qu’à ce titre, la proximité restait essentielle et ne pouvait souffrir d’un traitement différent selon les réseaux (TER ou Grandes Lignes) ou le nombre de voyageurs.

La CGT a dénoncé une décision dogmatique sacrifiant les cheminots sur l’autel de la productivité et des velléités d’externalisation de la vente.

La fédération CGT appelle les cheminots à débattre de cette décision de la direction avec les syndicats CGT afin d’élever le rapport de forces pour imposer à la Direction une autre trajectoire, la pérennisation et le développement des agences groupes dans les territoires.

La journée d’action du 19 mars 2019 doit être l’occasion de nous faire entendre et combattre ce plan social dans les agences groupes.

LE 19 MARS 2019,
TOUS EN GRÈVE POUR GAGNER !

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LA CGT DES CHEMINOTS GAGNE UN ACCORD SUR LES ACTIVITÉS SOCIALES

Tract aux cheminots

| Fédération

Depuis plus de 4 mois, forte de la confiance que lui ont renouvelée les cheminots lors des élections professionnelles de novembre 2018, la Fédération CGT des cheminots oeuvre sans relâche pour qu’un accord permette de maintenir les activités sociales offertes aux cheminots et à leurs ayants-droit.

La mise en oeuvre des CSE en lieu et place des comités d’entreprise à la SNCF au 1er janvier 2019, a légalement fait tomber tous les accords existants. Potentiellement, le Comité Central (CCGPF) aurait donc dû disparaître, et avec lui les colos, les maisons familiales et tout le patrimoine social qui aurait été bradé aux promoteurs immobiliers. Les activités sociales de proximité auraient dû être éclatées entre les 33 CSE multirégionaux, très éloignés des cheminots, provoquant le licenciement de centaines de salariés et la disparition de nombreuses installations sportives, culturelles ou de loisirs. Les cheminots d’un même site n’auraient pas eu les mêmes droits.

La CGT s’est donc engagée dans une bataille intense pour préserver les acquis des cheminots, notamment en faisant des propositions très concrètes pour reconstruire l’unicité entre les agents, quelle que soit leur activité.

Elle a réussi à convaincre les autres organisations syndicales et à imposer à la Direction la création de 23 instances de proximité interentreprises sur des périmètres géographiques raisonnables (les anciennes régions SNCF).

Le Comité Central est également maintenu.

Après une table ronde le 7 mars dernier, un accord national est désormais soumis à signature.

La CGT va le signer.

Même si certaines OS ont obtenu de pouvoir limiter l’accès des agents dépendant de leurs CSE à la seule restauration, l’accord prévoit aussi une autre option afin leur offrir l’accès à toutes les activités. Les élus des CSE devront donc choisir entre ces deux scenarii.

La CGT, que les cheminots ont placée à la gestion de 27 CSE sur 33, affirme d’ores et déjà qu’elle défendra l’option de la mutualisation totale pour que tous les cheminots puissent accéder à l’ensemble des activités sociales offertes en proximité de leur lieu de travail.

Les activités sociales seront donc un espace qui restera préservé de l’éclatement de l’entreprise. C’est un acquis important ! Il faut maintenant aller plus loin. 2

Cela prouve que l’on peut reconstruire l’unicité dans l’organisation de la production, l’exercice de nos métiers, ou encore notre statut social.

Il faut pour cela résister à la tentation de l’individualisme et se mobiliser tous ensemble pour défendre des revendications qui vont dans ce sens.

La CGT souligne l’implication des personnels CE qui ont multiplié les actions afin de défendre leurs emplois et les activités sociales (envahissements de séances plénières, squats de directions régionales, rassemblements, etc).

La Fédération CGT appelle les cheminots à s’organiser en se syndiquant.

Afin de mieux mener la bataille, elle organisera des débats dans les prochaines semaines sur les attentes des syndiqués en matière de « conditions de travail, conditions de vie et conditions de lutte ».

Face à la réforme ferroviaire et à la réforme des retraites, notre avenir est dans nos mains !

Il n’est pas question de rester spectateurs de la casse que la Direction et le Gouvernement entreprennent. On ne fait pas une réforme, on ne transforme pas une entreprise, on ne change pas de modèle social, contre l’avis de ses salariés ou de ses citoyens.

Faisons-nous entendre et imposons d’autres choix !

Faire reculer la Direction SNCF et imposer notre vision du service public, c’est possible !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

13 mars 2019

Mobilisation contre la réduction des horaires d’ouverture de la gare de Villefranche-de-Rouergue

David Gistau, secrétaire départemental de la CGT, a dénoncé une aggravation de l'inégalité d'accès aux services publics./ Photo DDM.[…]

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