Fédération CGT des Cheminots


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L’ENFUMAGE NUIT GRAVEMENT AU SERVICE PUBLIC SNCF !

Guichets SNCF

| Espace presse

En effet, l’annonce de la vente des billets de train dans les bureaux de tabac s’apparente à du « vapotage ferroviaire » : beaucoup de fumée pour masquer la réalité.

La stratégie de carbonisation de la SNCF doit cesser !

Afin de répondre aux injonctions de la réforme ferroviaire de 2018 qu’elle a elle-même portée, la direction SNCF multiplie les initiatives visant à en finir avec le train public.

Ainsi, l’annonce d’une convention passée avec les buralistes afin de délivrer des billets dans les bureaux de tabac, vise à dissimuler les faits :

La suppression massive de guichets dans les gares et de boutiques SNCF dans les localités ;

La déshumanisation des gares, la fermeture de certaines d’entre-elles ;

L’abandon du Service Public ferroviaire en territoire.

« Dîtes-moi de quoi vous avez besoin, je vous dirai comment vous en passer ! »

L’allongement des files d’attente est, en fait, la conséquence d’une trajectoire voulue par le Gouvernement et la direction SNCF.

Avec plus de 900 postes supprimés dans la filière commerciale SNCF en moins de 7 mois, la situation actuelle et les annonces de la direction sonnent comme une véritable provocation à l’encontre des usagers et des cheminots.

Cette annonce est donc une ineptie de plus ! Elle constitue, dans les faits, un recul du service public SNCF et un mensonge supplémentaire qui vient s’ajouter à ceux déjà énoncés lors du vote de la loi dite du Pacte ferroviaire.

La situation est donc intenable !

Exigeons le déclenchement immédiat d’une campagne de recrutements au Statut, d’ampleur nationale, afin de couvrir, dans un premier temps, les 900 postes supprimés ces derniers mois ! Les guichets SNCF doivent rouvrir !

En outre, la Fédération CGT appelle les usagers et tous ceux qui souhaitent conserver un Service Public ferroviaire en France, à nouer des contacts avec les syndicats CGT cheminots de leur territoire.

Organisons la riposte pour que, demain, plus un guichet, plus une gare, plus une ligne ne ferme, et que la SNCF, entreprise publique de service public, reprenne la voie du développement et de l’intérêt général.

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LE SALAIRE EST UN DROIT !

Tract aux cheminots

| Les conditions sociales

La crise sanitaire que nous traversons relance les appétits du patronat et met en évidence la grave crise sociale que subissent les salariés français depuis plusieurs années. À la SNCF, après 5 années de gel des salaires, la direction semble favorable au maintien de l’austérité salariale, au motif de pertes financières qu’elle entend récupérer sur le dos des cheminots !

Alors qu’il bénéficie d’aides financières massives depuis plusieurs décennies, le patronat réclame la baisse des salaires, soit directe, soit par l’augmentation du temps de travail, soit par les exonérations de cotisations sociales.

• LE FANTASME PATRONAL DU COÛT DU TRAVAIL 

Les richesses produites en France n’ont cessé de croître depuis l’après-guerre et elles n’ont jamais été aussi inégalement réparties.

Il ne peut y avoir de création de richesses sans l’intervention de l’Homme.

Le patronat ne crée pas de richesses, et tout comme le fantasme du « coût du travail », le mythe du créateur d’emplois est une thèse absurde.

Les employeurs ne créent pas d’emplois, ils font appel à la main-d’œuvre pour créer les richesses qu’ils ne sont pas capables de produire eux-mêmes.

Le patronat est donc en quelque sorte le coucou de la chaîne de création de richesses.

Ce sont les travailleurs qui créent les richesses et le salaire est le prix de leur travail.

• LE SALAIRE A UNE DOUBLE FINALITÉ

Le salaire doit garantir les moyens nécessaires à l’existence et permettre l’épanouissement des salariés par l’élévation de leur niveau de vie en dehors de tout autre élément de rémunération, par nature variable, et qui ne permettrait pas la réponse évolutive aux besoins.

En ce sens, le salaire comporte une partie de salaire direct (le net) pour le mois, et une partie de salaire socialisé (les cotisations) pour la vie. Cela permet au salarié de continuer à percevoir un revenu en retraite, lorsqu’il sera malade, privé d’emploi…

Les 2 rôles sont intimement liés car répondre aux besoins collectifs de Sécurité Sociale, c’est éviter les dépenses individuelles nécessaires à la réponse aux besoins (hôpital, remboursements maladie, pensions de retraite…).

• 2 COMPOSANTES INDISSOCIABLES POUR 2 FINALITÉS ESSENTIELLES

La distinction idéologique entre cotisations dites « salariales » et « patronales », est largement usitée pour inoculer les exonérations, notamment celles promises encore récemment au patronat. Elle serait basée sur le fait que c’est l’employeur qui les verse.

Tout d’abord, cette distinction est absurde. Pour faire un parallèle, chacun sait que la TVA est payée par les consommateurs et pourtant ce sont les entreprises qui la collectent et la versent.

Ensuite, cette distinction vise à remettre en cause une partie du salaire des salariés, au détriment de la Sécurité Sociale, sur fond d’abaissement du prix du travail au profit du capital.

Le salaire est un tout et les cotisations sociales, qu’elles soient dites « patronales » ou « salariales », sont la contrepartie du travail du salarié. Toute exonération de cotisations sociales constitue donc une baisse du salaire !

• LE SALAIRE : SEUL GAGE DE RECONNAISSANCE DES QUALIFICATIONS

Le niveau du salaire doit permettre la reconnaissance des qualifications, que ce soit à l’embauche ou en cours de carrière.

La qualification s’acquiert par la formation et l’expérience.

Selon l’INSEE et l’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion sociale, il faut au minimum 1 424€ (net) à une personne seule pour vivre décemment.

Cet état de fait conforte la revendication de la CGT pour un salaire minimum d’embauche sans diplôme à 1 800 euros brut.

L’évolution permanente des sciences et des techniques amène une élévation constante des qualifications nécessaires tant à l’embauche qu’en cours de carrière, ce qui doit se traduire pour la CGT par :

  • La reconnaissance des diplômes de formation générale et professionnelle ;
  • La prise en compte de l’évolution de la qualification liée aux transformations technologiques (évolution du métier, de l’outil de travail), à l’expérience, à l’ancienneté acquise, à la formation continue, à la réussite aux examens, concours, constats d’aptitude, à la validation des acquis de l’expérience (VAE) et à la validation des acquis professionnels (VAP).

La reconnaissance de la qualification s’oppose à la notion d’employabilité, qui constitue une pure forme d’arbitraire patronal selon lequel les qualifications reconnues sont celles dont l’employeur prétend avoir besoin à un temps donné.

• LA CGT REVENDIQUE UN VÉRITABLE DROIT À LA CARRIÈRE !

Pour la CGT, l’expérience acquise tout au long de la vie professionnelle, doit permettre à chaque cheminot, hors action de formation ou promotion particulière, d’obtenir au minimum le doublement de son salaire d’embauche.

C’est pourquoi la CGT revendique une grille de rémunération unique pour tous les cheminots de la branche ferroviaire, débutant à 1 800 € brut pour un cheminot embauché sans diplôme.

Cette grille est basée sur la reconnaissance des diplômes et qualifications acquises à l’embauche et tout au long de la carrière.

Dans la grille CGT, pour une juste reconnaissance des qualifications, à ancienneté égale, aucun cheminot ne perçoit plus de 4 fois le salaire d’un autre.

Pour la CGT, chaque cheminot doit franchir une position tous les 4 ans (3 ans pour les agents de conduite et métiers à pénibilité avérée pour lesquels la CGT revendique le bénéfice des bonifications retraite).

Dans le cadre des opérations de notations à venir, les représentants CGT porteront cette exigence légitime !

• LA CGT REVENDIQUE DES AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DES SALAIRES EN POURCENTAGE

La question salariale influe nécessairement sur le pouvoir d’achat des salariés au travers :

  • Le salaire net pour le mois ;
  • Les cotisations sociales qui financent les prestations de Sécurité Sociale pour couvrir les besoins de santé, de retraite, de revenu de remplacement en cas de privation d’emploi… ;
  • Le financement du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale SNCF qui apporte une aide aux cheminots en difficulté ;
  • Le financement des Activités Sociales et Culturelles des CSE et CCGPF ;
  • Les impôts sur le revenu qui financent notamment les Services Publics dont l’objet est la mise en commun des moyens pour permettre l’accès de tous aux besoins fondamentaux.

Les augmentations générales des salaires ont pour objet :

  • De faire profiter les salariés des gains de productivité liés aux avancées des techniques et technologies ;
  • De restituer aux salariés une partie des richesses qu’ils produisent (la valeur ajoutée) ;
  • D’augmenter le pouvoir d’achat des salariés.

Dans ce cadre, pour faire face à l’augmentation des prix et des dépenses et pour tourner le dos au gel des salaires à la SNCF depuis 5 ans, l’augmentation générale des salaires est indispensable !

Dans ce cadre, pour faire face à l’augmentation des prix et des dépenses et pour tourner le dos au gel des salaires à la SNCF depuis 5 ans, l’augmentation générale des salaires est indispensable ! Le traitement des cheminots est basé sur la valeur du « point ».

Chaque position de rémunération correspond à un coefficient hiérarchique qui est ensuite multiplié par cette valeur du point. La CGT revendique une augmentation générale et en pourcentage de la valeur du point afin de garantir à tous la même amélioration du pouvoir d’achat.

Les augmentations de salaires en sommes fixes modifient la grille de rémunération (coefficients hiérarchiques), remettent en cause la reconnaissance des qualifications, et entraînent une stagnation du pouvoir d’achat pour les positions intermédiaires et une baisse pour les niveaux supérieurs.

La Fédération CGT des cheminots exige que des NAO salariales se tiennent avant l’été !

La CGT revendique l’amélioration et l’augmentation des primes de travail.

Les dérives managériales préexistantes font que la rémunération de certains cheminots comporte une part excessive d’EVS en lieu et place du salaire. Cette absence de reconnaissance des qualifications conjuguée à des perfusions d’EVS incitent certains cheminots à s’exposer volontairement au risque, qu’il s’agisse du travail de nuit, du travail isolé ou actuellement du travail sans protection, ou sans faire valoir un arrêt maladie.

La CGT revendique l’abrogation de tous les dispositifs de rémunérations individuelles, aléatoires (GIR, La Prime, intéressement, etc.). Les montants globaux doivent être consacrés aux augmentations générales des salaires.

La prime de travail est un élément de rémunération qui permet, outre la reconnaissance des qualifications, de rémunérer une technicité spécifique. La prime de travail est liquidable pour les droits à retraite.

La CGT revendique l’amélioration et la revalorisation de l’ensemble des primes de travail.

C’est pourquoi, forte de son expertise et de ses relations quotidiennes avec l’ensemble des cheminots, la Fédération CGT continuera de porter l’exigence d’une autre politique salariale, notamment lors des prochaines négociations annuelles obligatoires.

Oui, le salaire est un droit !

Il appartient aux salariés, pas au patronat !

 

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« PETITES LIGNES », GRANDS ENJEUX

CTN Exploitation

| Exploitation

Dans le contexte de crise sanitaire et des mesures de confinement, la Direction de la SNCF a décidé de fermer de nombreuses lignes, singulièrement les lignes UIC 7 à 9, dites « les petites lignes ». La menace qui pèse sur la réouverture de ces lignes, malgré le « déconfinement », fait planer de graves conséquences sur l’emploi et le service public ferroviaire.

A ce jour, 19 de ces lignes ne sont toujours pas rouvertes. Pourtant le maillage ferroviaire du territoire est nécessaire au service public.

DE DÉSENGAGEMENTS EN RENONCEMENTS : UN RÉSEAU MENACÉ

Les lignes UIC 7 à 9 représentent plus de 12 000 km de lignes, soit 42 % du réseau ferré national (RFN). 9 137 km sont avec des services aux voyageurs soit 32% du RFN. 2 910 km sont dédiés au trafic Fret (10 % du RFN).

Collant à la commande du Gouvernement, le rapport Philizot, confirme le désengagement de l’État dans le financement des lignes UIC 7 à 9. Il renvoie aux Régions, la responsabilité du financement des lignes « voyageurs » et confirme le renoncement des lignes dédiées au Fret.

1 000 km de lignes avec service voyageur pourraient être directement transférées aux Régions (Loi d’Orientation des Mobilités) et 6 500 km seraient assujettis à des Contrats de Plan État – Régions.

De nombreuses lignes nécessitent des investissements, non réalisés depuis des années, entraînant une dégradation des voies, une baisse de l’offre et de la qualité de service d’un transport ferré soucieux de la sécurité des voyageurs et des circulations.

DES LIGNES EN « ? »

Pour 10 lignes des 19 lignes encore fermées la direction de Réseau, n’offre aucune garantie quant à leur réouverture (exemple : La Roche-sur-Yon/Thouars/Bressuire).

De là à penser que la direction de Réseau, opportuniste, profite du contexte pour conditionner la réouverture des lignes au financement par les régions déjà exsangues, il n’a qu’un pas.

En l’absence de ressources suffisantes, les Régions pourraient être amenées à renoncer à tout ou partie de ces lignes et/ou à réaliser des plans de productivité dramatiques.

LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE ET L’EMPLOI EN DANGER !

Le rapport Philizot préconise de nouveaux modes de gestion et d’exploitation sous la responsabilité des Régions.

Certaines régions ont déjà admis le désengagement de l’État et mis en œuvre ces préconisations.

  • Prise en charge totale dès 2020 par la Région Grand Est des lignes Nancy-Vittel (section Jarville-Vittel), Épinal-Saint-Dié-des-Vosges (section Arches-Saint-Dié-des-Vosges), Molsheim-Saint-Dié-des-Vosges, Sélestat-Obernai ;
  • Prise en charge à 100 % dès 2020 par la Région Centre – Val de Loire des lignes Tours-Loches, Tours-Chinon et de la ligne métrique du Blanc-Argent (Salbris-Valençay). Cette dernière pourrait par ailleurs être reprise en gestion par la Région.

Outre les impacts sur le Service Public, l’avenir de près de 7 000 cheminot·e·s de la vente et de la circulation (dont 12 % réalisent également les opérations de vente) est étroitement lié au sort de ces lignes, soit directement dans les gares et postes de la ligne, soit indirectement dans les grands centres avec une perte d’une partie de la charge de travail.

RÉORIENTER LES POLITIQUES VERS LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE

Au regard de la situation économique et sociale, la CGT affirme que d’autres choix sont possibles en renforçant le service public ferroviaire SNCF. Cela suppose, notamment, de :

  • Renforcer la transversalité de l’entreprise par une production multi-activités en proximité ;
  • Développer une stratégie de l’emploi offensive, pour répondre efficacement aux besoins de transport des voyageurs et des marchandises ;
  • Promouvoir une politique salariale qui renforce la cohésion du corps social cheminot.

La Fédération CGT des Cheminots revendique le développement d’une politique publique des transports respectueuse de l’environnement et un aménagement du territoire répondant aux besoins des populations.

Le financement des lignes UIC 7 à 9 doit donc être assumé et garanti par l’État. Ces lignes doivent être développées dans le cadre et l’objectif de service public ferroviaire.

Pour maintenir et développer les lignes fines du territoire, la Fédération CGT des Cheminots propose dans son projet « Ensemble pour le fer » de :

  • Sortir du financement par les seuls péages qui font porter sur le mode ferroviaire l’ensemble des charges ;
  • Travailler les infrastructures sous les aspects fonctionnels incluant le Fret et les voyageurs pour les trajets du quotidien, courtes et longues distances ;
  • Réorienter l’utilisation des produits de la fiscalité (exemple du produit de la TICPE) ;
  • Conditionner les aides publiques aux entreprises industrielles et de service à l’usage d’un mode de transport vertueux. La transparence et le contrôle doivent être de mise sur les aides, exonérations et défiscalisations (CICE, CIR…) dont bénéficient les transporteurs et faire l’objet de conditions sociales et environnementales.

SERVICES PUBLICS, AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, EMPLOI, ORGANISATION DE LA PRODUCTION, CADRE SOCIAL, SONT INTIMEMENT LIÉS AU SORT DES « PETITES LIGNES ».

AUTANT D’ENJEUX POUR LESQUELS, AVEC LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS, L’INTERVENTION DES CHEMINOTS ET DES USAGERS SERA NÉCESSAIRE !

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SUGE : URGENCE SOCIALE

| Services communs

La Fédération CGT est intervenue à de multiples reprises pour imposer des mesures de protection individuelles et collectives. Pour autant, la CGT continue à porter, dans le contexte, les revendications sur la rémunération (primes de travail, IPA/ICPA), l’emploi, et les conditions de travail.

Sans attendre, des mesures immédiates peuvent et doivent être prises.

REVENDICATIONS CGT :

Prime de travail et reconnaissance du métier

  • Pour la CGT, la majoration de 20% de la prime de travail serait un premier signal de reconnaissance de l’engagement et de la disponibilité des agents de la SUGE qui ont dû s’adapter au contexte pandémique et poursuivre leurs missions de sûreté sur le terrain. La Direction semble pourtant s’orienter vers l’attribution d’une gratification exceptionnelle qui ne finance pas la protection sociale (retraite, prévoyance). D’autres mesures pérennes, comme l’intégration de l’IPA et de l’ICPA dans la prime de travail, doivent être prises.
  • La Direction doit tenir ses engagements d’indemnisation (indemnité kilométrique, Indemnité Compensatrice de Service Restreint,…), que ce soit en agence ou dans les Postes de Commandement.
  • La CGT exige la reconnaissance de la spécificité et la technicité des métiers de la Sûreté, l’exercice de notations de juin doit permettre de passer sans tarder aux travaux pratiques !

Emploi

  • La reconnaissance des métiers de la SUGE doit conduire à des requalifications de postes au regard des compétences exigées et des responsabilités requises.
  • Les parcours professionnels doivent se construire en prenant en compte les compétences acquises par l’ancienneté, mais aussi des formations continues et qualifiantes.
    La CGT exige qu’un travail d’analyse fine des postes et des qualifications soit engagé pour reconstruire les parcours professionnels et rattraper le retard en la matière. La CGT, qui travaille le sujet depuis de nombreuses années, et plus particulièrement ces derniers mois dans le cadre de la future Convention Collective, porte des propositions justes pour les salariés et efficaces pour l’organisation du travail.
  • Malgré les annonces du groupe quant au gel de 75 % des embauches prévues pour 2020, la CGT a exigé le maintien des 210 recrutements prévus cette année pour faire face aux besoins de sûreté, mais aussi combler les départs. La Direction de la sûreté affirme vouloir maintenir ce volume de recrutements. Cela doit maintenant se traduire dans les faits dans chaque DZS !
    L’UDSUR et le PCNS font partie des sites en sous-effectif et doivent faire l’objet d’une attention particulière.

Conditions de travail

  • Contractualisation : la CGT n’a jamais cessé de combattre l’incidence néfaste de la contractualisation dans l’organisation du travail de la SUGE. Ce système, constamment soumis aux aléas de la « commande » des activités, est un véritable non-sens au regard des métiers de la Sûreté.
    La Direction de la Sûreté, consciente des contraintes que cela suppose pour recruter, former et organiser la production, affirme de son côté rechercher des engagements pluriannuels des activités (3 ans).
    Pour la CGT, cette prise de conscience de la Direction est un premier pas vers une organisation du travail plus efficace. Il n’en demeure pas moins que la contractualisation reste un frein à la réponse aux besoins de sûreté.
  • Un management à revoir ! : la CGT a multiplié les alertes sur des situations dégradées, que ce soit en agences ou en postes de commandement. Le relationnel entre les agents et leurs hiérarchiques continue de se détériorer. La CGT dénonce l’utilisation managériale de la rémunération individuelle (La Prime), le manque de moyens humains et matériels des N+1, N+2, et le management inapproprié, voire agressif quel que soit l’étage managérial, …
    La CGT exige que la Direction nationale prenne ses responsabilités afin de régler immédiatement les situations sensibles.
  • Mutations : de nombreuses demandes de mutation sont en souffrance, la CGT a rappelé à la Direction que ces demandes doivent être traitées. Les recrutements programmés doivent permettre de répondre favorablement à ces demandes.
  • Temps de travail et accord agression sûreté : la CGT exige par ailleurs la réécriture des RH0657 et RH0955, afin d’organiser le travail de la Sûreté Ferroviaire dans le respect de l’accord d’entreprise sur l’Aménagement du Temps de Travail. La Direction doit maintenant mettre un terme aux atermoiements et ouvrir les négociations !

La Formation Sûreté (UDSUR), l’organisation du travail dans les Postes de Commandement, les conditions de travail (RH0657, RH0955), l’emploi et la rémunération (Qualifications-parcours pro-recrutement) sont des sujets prioritaires. La CGT, qui a formulé de nombreuses propositions sur tous ces sujets, attend maintenant de la Direction qu’elle engage sans tarder des négociations pour répondre à l’urgence sociale.

Nos conditions de travail ne doivent pas subir la pandémie.

CE N’EST PAS À NOUS DE PAYER LA CRISE !

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NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS FAIRE, LA CGT ALERTE LA DIRECTION !

DCI nationale

| Fédération

La crise sanitaire que nous subissons depuis plusieurs mois est révélatrice, si besoin était, de la fragilité du modèle libéral exacerbé par des années de politiques d’austérité en matière d’investissement et de services publics, aux seules fins de rentabilité financière.

Le contexte particulier dû au confinement puis déconfinement progressif depuis le 11 mai ne doit pas servir de prétexte au Gouvernement et au patronat pour remettre en cause nos droits sociaux et dégrader nos conditions de vie et de travail.

Le monde ferroviaire et la SNCF en particulier n’échappent pas à la situation. Les annonces du président Farandou quant aux mesures qu’il compte mettre en œuvre pour « préserver » la situation financière de l’entreprise ont des airs de déjà-vu et vécu : maîtrise de la masse salariale et coup de frein sur les investissements.

IL N’EST PAS QUESTION QUE LES CHEMINOT·E·S PAYENT LA FACTURE !

Les cheminot·e·s qui ont su, dans la dernière période, malgré le manque de moyens et des directives fluctuantes et parfois contradictoires, faire face à la situation et maintenir « la boutique » en ordre de marche n’ont pas à être la variable d’ajustement et subir les conséquences d’une crise dont ils ne sont en rien responsables.

Dans ce contexte, la direction, qui n’a de cesse de louer le professionnalisme des agents, doit immédiatement leur rendre les 6 jours de repos qu’elle leur a pris contre leur gré.

De la même manière, les recrutements gelés dans de nombreux métiers et filières ces derniers mois doivent être rapidement réactivés et un plan massif de rattrapage doit être mis en œuvre pour au moins respecter les objectifs d’embauche initiaux. La priorité doit être donnée aux milliers d’intérimaires, de CDD et d’alternant·e·s actuellement dans l’entreprise.

Pour la CGT, la reconnaissance de l’engagement des agents passe aussi par une revalorisation des salaires, gelés depuis maintenant 5 ans.

La direction s’était engagée à ouvrir des négociations salariales en avril. Même si la période du confinement ne s’y prêtait pas, force est de constater que le déconfinement ne rime pas avec ouverture de négociation. Une 6e année sans augmentation générale de salaire conséquente, alors que les marges de manœuvre existent dans l’entreprise serait incomprise et inadmissible.

Les sommes consacrées tous les ans aux dispositifs d’intéressements, primes, gratifications individuelles pourraient aisément être réorientées vers le salaire de l’ensemble des cheminot·e·s quel que soit leur collège et ainsi être pérennisées et alimenter le financement de notre protection sociale.

LE FERROVIAIRE A PROUVÉ SA PERTINENCE !

La crise sanitaire révèle une nouvelle fois à quel point le rail est indispensable pour garantir le droit aux transports pour toutes et tous. Le fret ferroviaire a démontré son utilité dans l’acheminement des matières et produits indispensables à la Nation. Les actes doivent désormais succéder aux paroles. Un plan de relance ambitieux et pérenne de Fret SNCF doit être décrété et financé rapidement.

La réduction des investissements annoncés par le président Farandou ne peut être la solution pour améliorer les comptes de l’entreprise. Au contraire, ils doivent être augmentés pour permettre au ferroviaire de se développer sur l’ensemble du territoire et ne pas conduire à abandonner les milliers de kilomètres de « petites lignes » qui irriguent le pays. La CGT exige que des engagements soient pris quant à leur maintien et développement.

Malgré la multiplication des rencontres avec la direction sous forme de bilatérales ou tables rondes dans la dernière période, les revendications portées par la CGT depuis de nombreux mois sont toujours sans réponses. Comme quoi, qualité et efficacité du dialogue social ne rime pas avec quantité !

Face à cette situation, la CGT a décidé de provoquer la négociation en déposant une démarche de concertation immédiate (DCI) auprès du DRH national.

LA CRISE SANITAIRE NE MASQUE PAS LES REVENDICATIONS !

LA CGT CONTINUE À DÉFENDRE LES DROITS DES CHEMINOT·E·S

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SÉCURITÉ DÉMATÉRIALISÉE

SIRIUS

| Traction

Les projets numériques sur l’IPad et SIRIUS continuent leurs évolutions durant le confinement. Une bilatérale a été réalisée pour faire le point sur l’outil Sirius et toutes les applications de l’IPad.

Ces ébauches d’études montrent toutes que la direction remplace le personnel supprimé dans les trains et dans les gares par des gadgets numériques.

Le développement de certaines applications a été reporté en 2021, comme la digitalisation du carnet de bord, ou encore la deuxième phase de la dématérialisation de la demande de secours.

D’autres sont en cours de développement comme ODICEO (dématérialisation des différents avis). Sa généralisation est néanmoins reportée à cause du confinement.

Les différentes versions de SIRIUS, qui seront mises en place tout au long de l’année 2020, participent de la politique néfaste de l’entreprise en matière de suppressions d’emplois et de casse des métiers.

  • La version 4.8 a été lancée en mars 2020 en phase pilote, mais comme peu de trains ont circulé, sa généralisation est reportée en juin. La principale évolution concerne la réception de messages pour informer les voyageurs en situation dégradée sur Transilien.
  • La version 4.9 sera lancée courant 2020. La mise à jour portera essentiellement sur la présence d’Opticonduite (vitesse de référence en rapport avec le GPS), prenant en compte l’avis DEFIT (présence de travaux sur la voie). La réception de messages pour notifier aux voyageurs les situations perturbées sera disponible pour TER, Intercités et Voyages.
  • La version 4.10 sera mise en place au plus tard le 15 décembre (changement de service). À la suite d’un changement de logiciel de traçage des sillons à Réseau, les vitesses de référence sur la fiche train vont disparaître. Le département “sécurité traction” étudie donc un nouveau système pour avoir cette donnée essentielle aux conducteurs.

Ces évolutions qui instaurent des dispositifs liés à l’information des voyageurs en situation dégradée, vont à l’encontre des revendications portées par la CGT.

En effet, la CGT milite pour la présence d’agents formés et qualifiés dans les trains et dans les gares pour répondre aux besoins des usagers.

Un service public de qualité ne peut se réaliser que par la présence humaine avec un haut niveau de sécurité.

Concernant la disparition des vitesses de référence sur les fiches trains, la CGT s’est fortement opposée à la généralisation et à l’obligation d’utiliser “Opticonduite”. La CGT a rappelé les dangers de cette fonctionnalité, dont la perte des repères sur les lignes parcourues par les conducteurs.

En parallèle, 2 études demandées par le pôle “sécurité” du GPU vont être menées durant l’année 2020 :

  • La première nommée “Stop and Go” permettra de partager avec l’ensemble des acteurs toutes les informations des prestations en cours (PMR, groupes, …) ;
  • La seconde concernera “H-00” et regroupera toutes les « bonnes pratiques » pour partir à l’heure.

La CGT est fermement opposée à ces projets. Avec la mise en place de l’AuM et la suppression du personnel sur les quais, le conducteur, dans son rôle d’assembleur, se verrait dans l’obligation de vérifier la réalisation de toutes les prestations sans que les applications ou fonctionnalités ajoutées prennent en compte l’augmentation de sa charge mentale.

Il est impossible de garantir une sécurité des circulations maximale en faisant reposer toutes les responsabilités sur une seule personne !

La CGT revendique la présence systématique de cheminots formés et qualifiés dans les trains et dans les gares !

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Le jour d’après commence dès aujourd’hui

Repenser l’organisation des transports et de ses infrastructures

| UIT

Le secteur des transports publics est durement touché par la crise sanitaire liée au COVID 19 et ce dans toutes ses composantes. Que ce soit en raison du confinement, de la limitation des échanges nationaux et internationaux, de la mise en place du chômage partiel et du télétravail, les mesures prises pour enrayer la propagation de l’épidémie ont mis en sommeil l’activité économique et les besoins de transports. Les trafics aériens, maritimes, routiers et ferroviaires sont drastiquement réduits, voire paralysés et essentiellement tournés vers les échanges de marchandises. L’aéroport d’Orly et certains ports sont fermés, les réseaux urbains et régionaux fonctionnent au ralenti et les TGV ne transportent que 1% des voyageurs habituels.

Nous traversons une situation que personne n’a évidemment jamais connue, surtout sur une période de plusieurs semaines avec des perspectives qui s’annoncent préoccupantes pour plusieurs mois.

Une situation qui appelle d’ores et déjà à réfléchir sur le « jour d’après », l’organisation de notre mode de vie sociale et économique et à penser autrement notre rapport au monde et à la planète.

Citoyens, acteurs politiques, économistes, scientifiques, de nombreuses voix s’élèvent pour rompre avec un système à bout de souffle destiné à servir les intérêts de certains au détriment du plus grand nombre et de la planète.

Au niveau des transports, au-delà des conséquences directes de la crise pour les usagers et les salariés, c’est l’occasion de réfléchir à nos besoins et par là même aux infrastructures nécessaires aux populations et à notre société qui devront nécessairement évoluer dans leur nature et leur finalité.

Ce n’est pas ce qui se dessine actuellement ! Le pouvoir politique et économique ne prend pas la mesure de la situation et compte bien redémarrer « comme avant », se saisissant même des mesures exceptionnelles mises en place par le Gouvernement pour tirer des profits sur le dos des salariés et des contribuables.

Des chantiers qui ont redémarré en plein confinement

Alors que la grande majorité des chantiers d’infrastructures de transport ont été à l’arrêt depuis plusieurs semaines, ce n’est pas un hasard si un des premiers à redémarrer est celui du CDG Express, cette liaison ferroviaire tant contestée qui doit relier directement la Gare de l’Est à l’aéroport au détriment des usagers de la ligne B du RER. Les travaux du Grand Paris Express ont également repris.

Après une mise en sommeil prolongée des infrastructures existantes, il y aurait pourtant d’autres priorités si l’on veut que les différents réseaux soient de nouveau opérationnels et permettre un retour à la normale progressif de nos capacités de transport dans un contexte qui sera inévitablement tendu en moyens humains, matériels et financiers.

Dans un premier temps, il s’agira de s’assurer que cette reprise se réalise dans des conditions maximales de protection des salariés et des usagers.

Dans un second temps il faudra impérieusement que les équipes soient concentrées sur les opérations de maintenance et de régénérations des différents réseaux et des modes de transports indispensables au redémarrage avant que des contraintes techniques liées à l’arrivée de l’été ne viennent perturber les capacités d’intervention.

Il faudra bien évidemment que les entreprises de transport, et les gestionnaires d’infrastructures, puissent bénéficier du soutien financier de l’Etat, si nous voulons que le secteur des transports continue d’assumer le rôle stratégique qu’il a toujours occupé, notamment dans les périodes de crises telle celle que nous traversons.

Le jour d’après se prépare dès aujourd’hui

Au-delà des mesures d’urgence nécessaires pour maintenir à flot les différents acteurs et redémarrer l’activité de manière sûre et efficace, il faudra mettre en place un grand plan d’investissements pour les infrastructures de transport.

Il nous faut concrètement redéfinir nos priorités et orienter nos financements vers les infrastructures nécessaires aux enjeux stratégiques de la Nation en termes de transport de masse mais également pour irriguer chaque parcelle du territoire, que ce soit pour les voyageurs ou les marchandises.

Les infrastructures de transport devront demain, non seulement répondre aux besoins actuels, notamment ceux liés aux déplacements domicile/travail, de loisirs et économiques, mais également anticiper les besoins futurs liés à une réindustrialisation du pays et à l’intégration des besoins environnementaux.

Cette crise a fait apparaître de nombreuses failles dans notre modèle libéral, notre manière de vivre, de produire et de consommer. Au-delà du drame social et humain que nous vivons, il nous faut en tirer les enseignements pour que demain soit différent, pour que l’humain et notre environnement soient au coeur de nos préoccupations. Certains employeurs n’en prennent pas le chemin et demandent d’ores et déjà des assouplissements voire des suppressions de règles environnementales.

Il nous faut repenser les transports, leur quantité, leur financement, leur fonctionnement, leur place dans la société si l’on veut qu’ils continuent d’exercer le rôle essentiel qu’ils occupent dans notre pays, notamment dans le domaine social et économique.

La CGT met à disposition du débat ses propositions, notamment celle de la création d’un Pôle Public de Transports de Marchandises et de Voyageurs. Il reposerait sur la mise en réseau d’un ensemble d’entreprise de transports et de gestion des réseaux et des infrastructures exerçant des missions de service public et d’intérêt général. Sa conception s’inscrit dans une logique multimodale de la chaine de transport, en complémentarité entre eux, en opposition aux logiques de concurrence.

Pour que le « jour d’après » qui commence dès aujourd’hui soit signe de renouveau, c’est tous ensemble qu’il nous faut construire le monde de demain.

Ensemble, exigeons un grand plan d’investissements dans des infrastructures de transports pour répondre aux besoins des citoyens et de la Nation ainsi qu’aux grands enjeux environnementaux et sociaux du XXIème siècle !

Ensemble, exigeons des transports de qualité, sûrs et au service de tous, sur tout le territoire ! Ensemble, écrivons notre avenir !

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PROTÉGER ET SE PROTÉGER

SUGE

| Services communs

Le Gouvernement annonce un déconfinement à date du 11 mai. La motivation unique semble être la relance économique du pays. À en juger par les annonces du président de la SNCF, la décision de reprise d’activité et les intérêts premiers de notre direction ne diffèrent pas de ceux du Gouvernement. À la SUGE, les difficultés risquent de s’accentuer faute de mesures adéquates pour protéger les cheminots.

Les pouvoirs publics multiplient les annonces quant à une reprise générale de l’activité. Les plans de transport sont annoncés par les régions, mais une inconnue de taille demeure concernant les niveaux de fréquentation attendus dans les gares et dans les trains.

Face à cette inconnue, et plutôt que réguler la demande de transports, le Gouvernement a décidé de se défausser de ses responsabilités sur la SNCF et, en bout de chaine, sur les cheminots, singulièrement ceux de la SUGE qui vont se retrouver en première ligne pour gérer les flux d’usagers contraints à reprendre le travail.

MASQUES ET DISTANCIATION SOCIALE

Le Gouvernement a décidé d’imposer dans les Transports Publics la distanciation sociale et le port du masque. Concernant les masques, encore faut-il que les usagers se les procurent, ou encore qu’ils soient disponibles à la vente…

Concernant la distanciation sociale, il y a fort à parier que l’offre de transport ne permettra pas de répondre à la demande, particulièrement en zone dense et en Île-de-France.

Peu importe, le Gouvernement a trouvé la solution : le PV !

N’étant ni en mesure de distribuer des masques à tous les usagers, ni d’assurer la distanciation sociale, le Gouvernement a donc décidé de dégainer l’arsenal législatif et réglementaire. Dans le cadre de la prorogation de l’état d’urgence sanitaire, les agents de la SUGE vont être habilités à verbaliser les contrevenants au port du masque, voire le non-respect de la distanciation sociale. Un décret devrait en préciser les modalités dans les jours qui viennent. Ces mesures vont exposer inutilement les agents de la SUGE et, plus largement, mettre en danger les cheminots au contact des usagers.

La CGT est fermement opposée à toute forme de verbalisation des usagers pour avant tout passer sous le tapis les manquements répétés de ce Gouvernement.

LES CONDITIONS DE REPRISE

Les conditions d’une reprise en bon ordre sont toutes énumérées dans le Droit d’alerte CSE posé par la CGT le 10 avril dernier.

Dans le cadre de l’augmentation de la reprise en présentiel, les kits pandémiques individuels doivent être fournis à chaque agent, Ils doivent comporter plusieurs masques FFP2 (les plus protecteurs), y compris pour les trajets domicile/travail, et des lingettes désinfectantes virucides, notamment dans le cadre d’utilisation des véhicules de services et des outils de travail partagés.

L’accès aux points d’eau doit être garanti pour se laver les mains et limiter la transmission du virus. La distance de sécurité doit être respectée : plus d’un mètre entre chaque personne, y compris concernant les vestiaires, la restauration ou le coffre d’armes. Les équipes doivent rester dédiées, sans croisement de service.

ADAPTER L’ORGANISATION DU TRAVAIL

Hormis les cheminots qui peuvent poursuivre l’activité en télétravail, l’organisation du travail doit prendre en compte les temps nécessaires prévus pour les diverses opérations que doit accomplir un agent SUGE (prise de service, fin de service, adaptation des temps d’habillage et déshabillage, d’armement, …). Par ailleurs, nombre d’agents ne sont pas disponibles (arrêts de travail, quatorzaine, garde d’enfants).

L’adaptation des journées de service doit se faire avec la CSSCT. Elle doit prendre en compte la pénibilité liée au port du masque. La pause repas doit être étalée afin que le nombre d’agents en réfectoire permettent le respect des gestes barrières.

UNIVERSITÉ DE LA SÛRETÉ

Le retard pris dans la formation des nouveaux embauchés déséquilibre également la capacité de production. Actuellement, 13 stagiaires attendent de terminer la formation et l’examen TIR pour intégrer une agence. La CGT propose que l’UDSUR organise la poursuite de ces formations dès lors que les distances barrières peuvent être respectées. Les locaux de l’UDSUR permettent également de dispenser l’Enseignement Général à 15 stagiaires, puis leur formation TIR. Pour autant, certaines formations non urgentes doivent pouvoir être reportées.

La Formation CSUV peut également être dispensée en amphithéâtre. Cela suppose que l’ensemble des équipes de formation soit équipé en matériel pandémique et les conditions de travail adaptées pour le respect des gestes barrière.

PCNS

Les agents de la Sûreté ferroviaire travaillant en présentiel au 116 rue de Maubeuge doivent bénéficier des mêmes préconisations sanitaires et d’organisation du travail qu’en agence. En effet, Les cheminots du PCNS, par exemple, travaillent en milieu confiné, en 3/8, et avec des outils de travail partagés. La direction a mis plus d’un mois avant de fournir le matériel pandémique alors que les équipes se croisent. Il a fallu plusieurs interventions de la CGT pour améliorer la sécurité sanitaire des agents du PCNS et faire cesser le comportement dangereux de la DDS.

UTILISATION / RÉMUNERATION

La reprise d’activité ne doit pas se faire sans respect de la réglementation du travail, y compris concernant les délais de prévenance, la durée des repos, la durée des journées de service et l’attribution des congés protocolaires.

Les journées de mise à disposition et d’astreintes doivent être rémunérées en travail effectif. Aucune rétroactivité d’activité partielle ne peut être apposée sur les journées de MAD, astreintes, télétravail, et CS.

Les agents concernés par la mise en activité partielle grâce à l’intervention de la CGT conservent leurs Indemnités de Port d’Armes, Indemnités Complémentaires de Port d’Armes, ainsi que le traitement, l’indemnité de résidence et la prime de travail.

Pour autant, la revendication CGT de l’intégration de l’IPA, ICPA à la prime de travail demeure plus que jamais d’actualité.

Le Droit d’Alerte CSE déposé par la CGT est toujours en cours et couvre la totalité de la Sûreté Ferroviaire.

LA SANTÉ DES SALARIÉS EST LA PRIORITÉ,

NOTRE CONSIGNE EST CLAIRE : PAS DE PROTECTION = PAS DE TRAVAIL !

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SERVICES MÉDICAUX : UN RÔLE CENTRAL

COVID 19

| Services communs

Le Gouvernement annonce un déconfinement à la date du 11 mai. La motivation unique semble être la relance économique du pays. A en juger par les annonces du président de la SNCF, la décision de reprise d’activité et les intérêts premiers de notre direction ne diffèrent pas de ceux du Gouvernement. Pour la CGT, la reprise doit s’organiser sous l’aspect du service à rendre à la Nation et non sous l’angle purement financier.

Cette reprise du travail ne peut pas se construire sous le seul angle financier, ni être subordonnée aux velléités des SA et des Activités. La Direction du Groupe Unifié (Ex-GPF) doit faire appliquer les règles de sécurité sanitaire avant tout.

La reprise de la production, l’évolution du plan de transport, doivent s’organiser pour répondre aux exigences du Service Public. Dans cette chaîne de réponse aux besoins, les Services Médicaux sont un maillon essentiel, pour permettre une reprise dans de bonnes conditions sanitaires pour tous les cheminots.

Les services médicaux peuvent être un appui précieux pour de nombreux métiers, en prodiguant des conseils à partir de leur expertise médicale sur les adaptations de gestes métiers. Une forte implication des CSSCT, en qualité et non en nombre de réunions, ainsi que la place centrale de notre médecine doivent être le fil conducteur d’une reprise responsable et progressive.

Les conditions d’une reprise ordonnée et raisonnée

Dans le cadre de l’augmentation de la reprise en présentiel, et de la reprise de la campagne de recrutements, la charge de travail des Services Médicaux augmente.

Cabinets Médicaux, CFAS, Laboratoires ont donc un rôle central dans la reprise d’activité et le déconfinement annoncé par le Gouvernement.

Les cheminots de ces services doivent impérativement être dotés des mêmes équipements pandémiques que dans les hôpitaux, y compris dans nos laboratoires.

De même, les conditions de protection lors du trajet domicile-travail est sous la responsabilité de l’employeur.

La distance de sécurité doit être respectée : plus d’un mètre entre chaque personne, y compris dans les vestiaires ou les locaux dédiés à la restauration.

La CGT a demandé que l’affichage des protocoles et la mise à disposition du matériel pandémique à l’entrée des centres et cabinets soient visibles des patients La distanciation sociale doit être respectée dès lors que les missions le permettent.

L’organisation du travail

L’organisation du travail doit prendre en compte les temps nécessaires prévus pour les diverses opérations que doit accomplir le personnel (adaptation des temps d’habillage et déshabillage, transmissions…).

L’adaptation des journées de service doit se faire avec la CSSCT. Elle doit prendre en compte la pénibilité liée au port du masque. La pause repas doit être étalée afin que le nombre d’agents en réfectoire permettent le respect des gestes barrières.

La reprise du travail des cheminots va s’accroître et occasionner une charge de travail plus importante pour nos Services Médicaux. Les secrétaires médicales vont donc avoir un rôle important dans cette organisation du travail. La CGT exige que les cabinets médicaux, les CFAS, les laboratoires soient tous dotés d’au moins un poste de secrétaire tenu pendant les heures d’ouverture.

Cabinet Médicaux : des moyens à renforcer

Le contexte sanitaire nécessite une adaptation des consultations. Cependant, la CGT rappelle que les textes actualisés permettent un exercice des trois médecines. La reprise progressive de la production va se traduire par une augmentation importante des visites de reprise, des habilitations, des visites d’embauche, et des suivis médicaux renforcés.

Afin de limiter le trajet des patients et les déplacements des personnels, La CGT demande que les ouvertures des cabinets de proximité soient organisées en conséquence. Concernant, la médecine spécialiste, la CGT propose que seules les spécialités essentielles soient concernées par la reprise dans un premier temps (Ophtalmo, cardio, …).

CFAS : Le retard pris dans le recrutement déséquilibre l’organisation du travail de la médecine d’aptitude. La Direction, poussée par les activités, a donc ordonné la réouverture des CFAS sans doter la totalité des personnels soignant de masques FFP2. La CGT a dû intervenir en CSSCT pour que le FFP2, le seul masque efficace soit retenu pour les cheminots des CFAS et qu’ils en soient équipés.

La CGT exige de la Direction que la montée en charge de l’activité, soit gérée et pilotée concernant notamment le croisement des équipes et l’évaluation des stocks de matériels pandémiques pour les soignants, mais également ceux à fournir aux patients.

LABORATOIRES : Un atout délaissé par la Direction

La CGT a exigé que nos laboratoires ne soient pas négligés au profit des laboratoires privés. En équipant nos techniciens de laboratoire de la tenue complète et des matériels adéquats, nous pouvons assurer les besoins de notre médecine. Ils sont aussi en capacité de réaliser les prélèvements sérologiques que la CGT exige. La réouverture des laboratoires de Toulouse et Marseille doit être organisée, sans tarder pour répondre au besoin des cheminots. Un acte fort, bien plus cohérent et plus utile que de voler 5 repos aux cheminots !

Utilisation /Rémunération.

La reprise d’activité ne doit pas s’affranchir respect de la réglementation du travail, y compris concernant les délais de prévenance, la durée des repos, la durée des journées de service et l’attribution des congés protocolaires.

La Direction du GPU a validé la demande de la CGT quant à l’indemnisation de TOUS les cheminots placés en télétravail depuis le 15 mars. Les personnels des Services Médicaux qui réalisent du télétravail doivent donc recevoir l’indemnité, et ce de manière rétroactive. Aucune rétroactivité d’activité partielle ne peut être apposée sur les journées de télétravail et de CS.

La CGT, présente sur les lieux de travail et dans les CSSCT, s’assurera que les préconisations mises en place pour protéger les cheminots soient appliquées partout sur l’ensemble du territoire.

Si un cheminot ne se sent pas assez protégé, ou rencontre des difficultés pour obtenir le matériel de protection, il doit faire valoir son droit de retrait.

LA SANTÉ DES SALARIÉS EST LA PRIORITÉ,

NOTRE CONSIGNE EST CLAIRE :

PAS DE PROTECTION = PAS DE TRAVAIL !

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PROTECTION DES CHEMINOTS : UN CHANGEMENT D’ATTITUDE TIMIDE ET TARDIF

Flash Info : Traction

| Traction

Après une première table ronde le 4 mai, relevant plus de l’exercice de communication que d’une véritable intention de répondre aux inquiétudes et revendications exprimées par les cheminots, la direction de la Traction a dû revoir sa copie.

Interpellée par la CGT, elle a été contrainte de modifier son plan de reprise pour améliorer la protection sanitaire des salariés et l’organisation de la production.

REPRISE DU TRAVAIL

Avant toute reprise du travail, un échange entre l’ADC et son CTT sera désormais obligatoire. Le but est de déterminer l’état d’esprit de l’agent, mais aussi de le sensibiliser aux mesures spécifiques liées à la situation sanitaire. La direction préconise un entretien en présentiel plutôt qu’au téléphone, sans l’imposer pour autant, laissant les coudées franches aux activités.

La CGT a revendiqué une cartographie des installations sanitaires et des lieux de réapprovisionnement pour le gel hydroalcoolique et les lingettes virucides. La direction y a répondu positivement.

ORGANISATION DU TRAVAIL

Jusqu’alors, les activités refusaient catégoriquement d’intégrer dans les journées de service le temps nécessaire aux conducteurs pour assurer les gestes barrières.

Mises sous pression par la CGT, elles ont finalement été contraintes d’affecter un temps forfaitaire de 5 mn pour la désinfection du pupitre en début de service.

En revanche, pour les relèves en cours de route, la direction impose le port du masque si la désinfection du pupitre n’a pu se faire ! Pour la CGT, cette mesure scandaleuse est complètement inadaptée à la protection de l’agent de conduite ! Si du temps ne peut pas être alloué à la désinfection des pupitres au moment des relèves, elles doivent être interdites !

Enfin, aucun temps supplémentaire n’est pour l’heure intégré pour l’application des autres gestes barrières.

Il est essentiel que le conducteur désinfecte son pupitre à chaque nouvelle utilisation. La santé, avant la régularité !

DÉSINFECTION ET NETTOYAGE

Les cabines de conduite seront désinfectées tous les jours avec une traçabilité accessible aux ADC. Leur accès est réservé aux salariés dûment habilités dans le cadre de leur commande (y compris cabines intermédiaires et arrières). Des rappels seront réalisés par la direction.

Concernant les foyers, la direction a demandé à ORFEA une désinfection des chambres après chaque utilisation, au lieu d’une fois toutes les 24h. Les distributeurs de boissons chaudes et les fontaines à eau seront également désinfectés et remis en service.

RÉMUNÉRATION

Concernant la rémunération et l’impact sur les primes de Traction, la direction reconduit le dispositif mis en œuvre aux mois de mars et avril, sur l’ensemble de la période où l’activité n’est pas à son niveau nominal. À la demande de la CGT, le niveau des primes réalisées sera veillé, afin de s’assurer de l’efficacité du dispositif.

Bien que la CGT note un progrès dans les mesures prises par la direction, elles sont loin de satisfaire les attentes des cheminots en matière de protection.

Pour la CGT, la santé des salariés reste la priorité et le droit de retrait, sa consigne !

Pas de protection = Pas de train !

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

25 mai 2020

A partir de septembre, les conducteurs de train seront seuls à bord de la ligne Belfort-Besançon

Dans une lettre ouverte, la CGT s'indigne de la mise en place d'une nouvelle organisation sur la ligne TER Belfort-Montbéliard-Besançon à partir du 1er septembre. Les contrôleurs SNCF disparaîtront des wagons et les conducteurs de trains seront seuls à bord.[…]

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