Fédération CGT des Cheminots


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Flash info : NÉGOCIATIONS FORFAIT-JOURS

Temps de travail

| Maîtrise et cadres UFCM

Les organisations syndicales représentatives du GPF étaient conviées à une 12e Table Ronde sur le forfait-jours. A l’issue de 15h de négociations, la direction persiste dans sa volonté de faire disparaitre la référence horaire concernant l’aménagement du temps de travail des agents de l’encadrement ! Pour la CGT, cette décision est inacceptable et dangereuse.

Pour la CGT, les points bloquants sont :
1. Le refus d’introduire dans cette négociation :
• un volet emploi ;
• un volet organisation collective de travail.

2. Le refus de mettre en place :
un dispositif auto déclaratif inviolable et infalsifiable des heures réellement effectuées a postériori.
un vrai dispositif d’alerte, dès le non-respect des repos quotidiens et/ou hebdomadaires et/ou annuels (dépassement de 217 jours de travail : maximum de la convention nationale de branche). La CGT demande également que dès le dépôt d’une alerte, il y ait une information aux IRP ainsi qu’un suivi et un bilan régulier du nombre d’alertes, de leurs causes et des mesures prises. Ce dispositif permettrait tout autant de protéger le salarié au forfait-jours que son responsable quant aux moyens mis à sa disposition.
• Les moyens nécessaires (humains et organisationnels) aux DET et DUO (et assimilés) pour pouvoir assurer correctement leurs nouvelles responsabilités professionnelles, juridiques et pénales (d’encadrement d’agents en forfait-jours) : comment vérifier l’effectivité des repos et le non dépassement des 1589h sur l’année et faire face à la production et ses aléas ?

3. Le maintien des articles 8, 9 et 10 qui permettent de monétiser 5 jours de repos et de dépasser le nombre de jours travaillés affichés (205 pour les maîtrises qualif E et les cadres d’établissements et assimilés et 210 jours pour les cadres des directions régionales et sièges). Pour la CGT, l’effectivité des 35h ne peut être assurée que si le nombre de jours affichés est un nombre maximum et non minimum. Les agents de l’encadrement doivent pourvoir bénéficier des 35h et de la réduction effective de leur temps de travail. C’est une condition indispensable pour assurer de l’emploi pour toutes et tous. Les dépassements d’horaires endémiques à l’encadrement se traduisent par une perte sèche de 10 000 postes, selon nos premières évaluations.

4. Le manque de transparence pour nommer les postes réellement éligibles au forfait en jours. Par conséquent quelle réponse à cette question : quels agents d’encadrement aujourd’hui dans notre Groupe Public Ferroviaire sont réellement autonomes ? Pourquoi reporter la responsabilité de cette désignation sur les épaules du DET (ou assimilé) ?

5. La remise en cause du rôle des CHSCT notamment par le refus qu’ils soient consultés sur les postes qui seront au forfait-jours.

En conclusion, même si des avancées sont à noter et à mettre sur le compte du rapport de force imposé par la CGT, nous doutons de l’effectivité des mesures de récupération de temps et/ou de repos supplémentaires octroyées le 1er mars.

Les expertises présentées aux négociateurs à la fin de l’année dernière témoignent de la difficulté pour les encadrants de prendre leurs repos et de leur grand désarroi. Ils font face à une production toujours plus compliquée sans soutien de long terme et moyens apportés. La CGT mesure que le forfaitjours prévu dans cet accord va augmenter les réunions (+3 réunions par agent la première année et une nouvelle tous les ans, alors que les EIA sont déjà compliqués à tenir), alourdir les démarches administratives et le reporting (nouvelles modalités de suivi du temps de travail, formulaire de cadrage de la charge de travail puis du suivi de la charge…).

Malheureusement, ces négociations sur l’aménagement du temps de travail de l’encadrement, qui ont duré 10 mois, en l’état actuel des choses ne sont pas de nature à préserver ni la santé des salariés en question, ni d’assurer l’effectivité des 35h. Par contre, elles sécurisent la direction de la SNCF.

La CGT réaffirme que d’autres solutions existent pour concilier les protections du titre II et la référence horaire pour les agents non soumis à tableau de service.

La CGT et son UFCM continueront à mobiliser les cheminots de l’encadrement afin de porter leurs revendications qui garantissent de bonnes conditions de vie et de travail, leur équilibre vie personnelle et vie professionnelle et leur santé au travail. La CGT invite à ne pas signer les conventions individuelles du forfait en jours.

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Ne laissons pas l’urgence manger notre réflexion

| Maîtrise et cadres UFCM

Des semaines après le déconfinement, nous devons apprendre à vivre et à travailler avec ce virus. Il est indispensable de repenser nos processus de production et redonner du sens au travail. Les objectifs d’hier ne pourront pas être ceux de demain.

Refusons les cures d’austérité

Aujourd’hui, le monde de la finance prône l’austérité et demande aux salariés de payer les efforts de reconstruction. Ils veulent retrouver au plus vite leurs taux de profit !

Les mêmes logiques qui ont fermé tant de lits d’hôpitaux, imposent encore moins de services publics au nom de la situation économique. La SNCF en a déjà pâti et les dernières annonces sont lourdes de conséquences.

La réduction des effectifs dans les sièges, garantira-t-elle des moyens supplémentaires en établissement ou au contraire, moins d’appui, moins de transversalité et d’unité pour le groupe SNCF ?

Le travail, pourquoi et comment ?

Pour la CGT, nous devons repartir de la réponse aux besoins : ceux du transport ferroviaire pour les usagers et la population.

L’UFCM-CGT sollicite la participation effective des Maîtrises et Cadres à la définition de leur travail et l’évaluation des moyens requis pour construire, ensemble, les revendications.

Le travail doit prendre un sens, avoir une utilité, une finalité pour l’intérêt général, cela ne peut pas être le business.
Il doit aussi se réaliser en améliorant nos conditions de vie, en aménageant du temps pour la famille, la culture, le sport…

Le monde de demain, quels enseignements ?

Au plein cœur de la crise, nous avons su mener une production ferroviaire qui répond aux enjeux stratégiques de la Nation pour les personnels indispensables, les malades ou les marchandises.
Il faut maintenant, non seulement, répondre aux be-soins actuels : déplacements domicile/travail, de loi-sirs et économiques, mais aussi contribuer à la réindustrialisation, respectueuse de l’environnement, du pays.
La structuration actuelle qui met en concurrence les cheminots entre eux a montré, bien au-delà de ses limites, sa nocivité. Faut-il continuer dans l’éclatement total ou bien plutôt réunifier, mutualiser les savoirs en proximité appuyés sur des lignes métiers ?

Le temps de travail

Nous sommes rémunérés pour 1589 heures réparties sur un nombre de journées déterminées (205 ou 214 en général à la SNCF) pour une année. Au-delà, les heures supplémentaires doivent être comptabilisées, récupérées ou indemnisées, que l’on ait un tableau de service ou un forfait en jours.

La réduction du temps travail, le progrès pour tous

L’évolution de nos compétences et les progrès technologiques nous permettent de produire plus en moins de temps. Cette productivité ne doit-elle pas bénéficier aux salariés sous forme de réduction du temps de travail ?

Adéquation charges/ ressources : clé de l’équilibre

Si la charge de travail n’est pas accomplie en 1589 h, alors elle doit être revue et partagée.
Parce que le monde du travail est rempli d’imprévus, dont la plupart dépendent de l’organisation de l’entre-prise et de son environnement, nous ne sommes pas rémunérés à la tâche, mais pour un temps de travail. Ceci est un acquis des premières luttes du XIXe siècle. Le forfait jour en est une remise en cause.

L’enjeu est le décompte de tous les temps de travail avec des règles pour garantir les temps de repos.

Confinement et conséquences

Pendant le confinement, nous avons certainement tous pris du retard dans notre travail, Or :

  • le télétravail, plus ou moins efficace, est du temps de travail ;
  • les journées de chômage partiel sont à déduire du temps annuel. Vouloir les travailler serait du travail gratuit et un abus de l’employeur qui a bénéficié des indemnités légales ;
  • Les jours de repos imposés pendant le confinement ont dû être réellement pris. Dans le cas contraire, ce serait du vol et du travail gratuit pendant un repos.

Télétravail, oui, mais sous certaines conditions

Pour garantir le temps passé avec sa famille, le partage des tâches domestiques et des loisirs… pour prendre soins des autres et de soi, il faut des frontières franches entre le travail et la vie personnelle.

Les études démontrent que les femmes en majorité cumulent le travail et gestion des enfants. En 2020, cela n’est plus admissible.

La Fédération CGT des cheminots fait des propositions pour que le télétravail ne rompe pas les liens sociaux et ne colonise pas nos vies. : Fournitures de bureau dans la gare la plus proche du domicile (sans porter de gilet rouge), limitation à 2 jours par semaine sauf justification médicale, horaires fixes. Pour les jours travaillés sur le lieu de service, un bureau personnel doit être garanti (pas de bureau flexible déshumanisé).

Le volontariat doit être la règle. Le dirigeant N+1 ne peut pas le supprimer unilatéralement, les refus doivent être argumentés pour des raisons de bonne marche du service.

À situation particulière, réponse particulière !

La crise sanitaire bouscule les façons de produire, l’économie, les attentes de la Nation vis-à-vis du transport ferroviaire. Ceci a des conséquences sur les chiffres d’affaires, mais aussi sur la production à venir, qui doit être repensée.

Les anciens plans n’ont plus aucune valeur ! Continuer à évaluer les cadres et maîtrises sur les anciennes bases est donc complètement illogique.

C’est en fonction de ce qui va devoir être fait, de priorités clairement affichées et énoncées, de définition des moyens liés, que la charge de travail et les « objectifs » de chacun doivent être rediscutés et redéfinis.

L’emploi, c’est l’avenir

Le président de la SNCF a annoncé que les suppressions d’emplois ne devaient plus être un tabou. Ce tabou est largement dépassé avec environ 2 000 emplois supprimés par an depuis 2017. Les annonces ciblent plutôt les sièges, pour concentrer les efforts sur la production en établissements.

Alors, plusieurs questions se posent :

  • Peut-on contraindre sans fin les effectifs et continuer à assurer partout une production et un service satisfaisants ?
  • De quelle production ou service peut se passer le système ferroviaire ?
  • N’y a-t-il pas un risque de sortir de l’entreprise publique/historique une partie de ses métiers ?
  • Si on vide les sièges, où sera la nécessaire transversalité entre chaque entité ?
  • Qui assurera et assumera le pilotage des lignes métiers ? Des fonctions RH ?
  • Les établissements seront-ils de plus en plus autonomes ? Avec quels risques pour les cursus professionnels et les passerelles (inter-établissements, inter-métiers, inter-activités) ?

La SNCF, un groupe public… unifié ?

La réforme de 2020 s’applique et déjà, la SNCF marque le pas. Ce modèle, pensé pour une ouverture à la concurrence contre vents et marées, n’a jamais autant fragilisé l’avenir de l’entreprise.

  • Peut-on se contenter de vider les sièges sans revoir en profondeur la structuration même du GPU ?
  • Cette structuration ne doit-elle pas reposer plus sur les finalités du transport public ferroviaire et des besoins des populations que sur des objectifs financiers et comptables par activités ?
  • L’heure de l’unification n’a-t-elle pas sonné ?

Dans mon service, quels sont nos besoins ?

Une entreprise de service public, nécessitant une technologie précise avec un devoir intransigeant de sécurité, a besoin de quels savoirs et compétences et avec quels salariés ?

La situation a démontré, une fois de plus, qu’en cas de crise, la capacité à maîtriser tous les aspects de la production pour pouvoir les adapter est indispensable.

Nous devons, service par service, et collectivement identifier ce qui a fonctionné et ce qui a été un frein, pour déterminer quels savoirs, quelles compétences avec quels salariés et avec quels moyens nous pouvons être efficaces et réactifs.

Travailler ensemble : des établissements multi-activités par bassins d’emplois

Certains services comme l’Équipement ou la SUGE, ont une organisation avec des établissements très vastes, parfois nationaux, les structures hiérarchiques intermédiaires sont donc plus grandes. Les activités prennent des décisions indépendamment, comme si les autres n’existaient pas. Cela nuit à l’efficacité et la coordination de la production ferroviaire et de la réglementation RH.

Dans l’immédiat, la CGT a demandé la désignation d’un coordinateur unique, proche du terrain, compétent pour prendre les décisions s’appliquant à toutes les SA et activités. À terme, ne devrions-nous pas repenser une entreprise ferroviaire unique et intégrée ?

Internaliser pour maîtriser sa production et affronter les aléas

Nous sommes les experts du ferroviaire, car nous savons faire ! Le rôle des maîtrises et des cadres est d’organiser, de gérer les compétences, d’appréhender le patrimoine, l’environnement et préparer l’avenir.
Au quotidien, nous dépassons les aléas afin d’assurer un service public tourné vers l’intérêt général. Nous devons être entendus. Les moyens et les compétences nécessaires à la réalisation de chantiers permettent de respecter toutes les exigences de qualité, sécurité, de respect des normes qui sont de notre responsabilité.

Avoir une véritable maîtrise de la production

Si la sous-traitance en cascade ne permet pas de disponibiliser des moyens humains face aux situations exceptionnelles, elle génère des surcoûts de production.

Externaliser son activité peut créer l’arrêt ou le ralentissement de la production, des difficultés dans le travail d’encadrant opérationnel, au risque d’un sur-engagement avec des conséquences personnelles et pour la sécurité des circulations.

Un système de production intégré ne place pas les salariés en concurrence, mais en coopération.

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DPX : LA SÉCURITÉ DES CHEMINOTS ET DES USAGERS EST AUSSI DE NOTRE RESPONSABILITÉ

Reprise de la production

| Maîtrise et cadres UFCM

Gouvernement et direction ne peuvent se contenter de déclarer la reprise d’activités, il faut établir des règles sûres et applicables, donner les moyens et apporter les compétences pour assurer la production dans un contexte où le virus continue à tuer.

Pas de calcul des risques, le rôle de l’encadrement de proximité est de veiller à l’application stricte des mesures de protection, nous ne sommes ni médecins, ni virologues…

Si nous sommes responsables de l’organisation de la production, nous sommes aussi responsables de la sécurité des collectifs qui nous sont subordonnés, et de la sécurité ferroviaire.

Notre objectif premier n’est pas la rentabilité financière.

Exigeons ensemble les moyens de se protéger et de protéger les autres, tout ne pourra pas être réalisé et nos procédures devront tenir compte des mesures de protection contre le virus.

Gérer et organiser nos équipes dans ce contexte nécessite un appui fort de nos directions, rien ne peut être laissé au hasard. Si nous sommes en responsabilité, nous devons avoir autorité, moyens et compétences !

La fédération CGT des cheminots a établi une note HSCT et une consigne syndicale. Nous encourageons tous les cheminots à s’en emparer. Si la sécurité n’est pas garantie, alors chacun peut faire valoir son droit de retrait.

Si nous acceptons la responsabilité opérationnelle, nous n’accompagnerons pas la deuxième vague !

Pas de protection : pas de travail !

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LA REPRISE DE LA PRODUCTION DOIT TENIR COMPTE DU CONTEXTE

Lutte contre le coronavirus

| Maîtrise et cadres UFCM

Le redémarrage de la production ferroviaire doit se faire sereinement, en toute sécurité pour les cheminots et les usagers.

Pas question de s’affranchir des consignes strictes par rapport au virus.

Suite aux annonces du Président de la République sur la sortie de confinement le 11 mai, l’encadrement est sollicité pour organiser le retour à la production. Face aux incertitudes, alors que nous ne sommes ni médecin, ni virologue, les informations imprécises, l’isolement laissant une grande marge d’appréciation individuelle, sont à bannir.

Il ne doit pas y avoir de place pour les antagonismes entre appliquer les directives gouvernementales suite à la crise sanitaire, gérer les situations urgentes, et assurer la production tout en donnant les moyens à leurs équipes de travailler en sécurité et dans de bonnes conditions.

Nous ne revivrons pas les approximations de fin mars. Pas de protections efficaces, pas d’organisation du travail adaptée : Pas de travail !

La CGT a demandé la désignation d’un coordinateur unique par bassin d’emploi, proche du terrain, compétent pour prendre les décisions s’appliquant à toutes les SA et activités.

Cette organisation doit permettre une meilleure réactivité, de l’expertise et de la clarté, particulièrement concernant la protection sanitaire des cheminots face aux discours confus et contradictoires.

Tous les cheminots exigent de la transparence et du dialogue.

L’organisation de réunions régulières avec les représentants syndicaux et le coordinateur territorial est nécessaire.

La direction dit être favorable à une mise en place de ce dispositif. Néanmoins, les directions nationales des activités, éloignées du lieu de production, continuent à se focaliser sur leurs objectifs financiers. Ils mettent une pression latente aux dirigeants de proximité, sans donner l’ensemble des moyens.

Quels que soient le service, la SA ou le grade, les cheminots ont besoin d’unicité et de cohésion. En l’absence d’assurance de protections efficaces, tous les cheminots devront exercer leur droit de retrait.

REDONNONS DU SENS COMMUN À NOS MODÈLES ÉCONOMIQUES

Le service public revêt, face à cette épreuve, toute sa valeur. Il est et sera à la hauteur de ses responsabilités. Le rôle de l’encadrement sera essentiel pour relancer la production en tenant compte du contexte. Il faudra mettre des priorités pour assurer la sécurité ferroviaire et des circulations. La sortie du confinement sera un défi.

Tous les objectifs managériaux ne pourront pas être réalisés, nos procédures devront tenir compte des mesures de protection contre le virus.

L’ensemble des cheminots de l’encadrement opérationnel a eu un comportement exemplaire, ils doivent être entendus. L’UFCM-CGT ne se contentera pas de bonnes intentions et d’incantations.

Forcément, la production subira des répercussions, et cela va nécessiter de revoir en partie l’organisation. L’UFCM-CGT sera à vos côtés pour refuser des objectifs inatteignables.

INTELLIGENCE COLLECTIVE ET RAISON POUR SORTIR DE LA CRISE

L’unité du pays est nécessaire face à une épidémie, mais nous n’oublions pas que la facture des crises est souvent payée par les salariés, y compris ceux de l’encadrement. Nous devrons être vigilants pour que la solidarité contre le coronavirus ne soit pas interprétée comme une validation de nouveaux reculs sociaux.

Nous devrons aussi également nous opposer à toute tentative de réduction de l’offre ferroviaire sous couvert d’austérité.

Les milliards d’euros annoncés par le Gouvernement doivent impérativement aider aussi au renforcement du service public ferroviaire, à la protection de ses salariés et à la préservation réelle de l’emploi. L’indécence des dividendes aux actionnaires devra cesser pour une répartition des richesses vers l’intérêt général.

Plusieurs métiers, plusieurs fonctions, une seule profession : CHEMINOT !

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RÉVISER NOS OBJECTIFS VERS L’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Sortie de crise sanitaire

| Maîtrise et cadres UFCM

À la SNCF, le management par objectif est devenu la règle.

La réalisation des objectifs s’impose comme un dogme, souvent au détriment de l’essentiel. Peu importe comment ils ont été décidés (concertations, négociations). Les moyens, la cohérence de production ne sont pas définis. Ils doivent être atteints. Les encadrants ne sont jugés que sur les résultats obtenus, occultant leur réactivité face à l’imprévu, et les manières pour y arriver.

L’objectif se fixe, en théorie, selon le but à atteindre, la performance à réaliser. Dans la gestion d’une entreprise, celui-ci est donc le reflet d’une volonté (en termes de qualité, quantité, d’efficacité) couplée à des moyens, dans un contexte.

Or, le contexte peut changer.

D’ailleurs, tous les ans en mars ou avril, est présentée, dans les Conseils d’Administration des entreprises du GPU, l’adaptation des prévisions budgétaires, parce que le contexte a évolué.

En effet, les budgets sont conçus dès octobre ou novembre de l’année N-, les réalisations des derniers mois de l’année ne sont, à ce moment, que projections. A la SNCF, certains éléments relèvent aussi de la présomption, voire de la conjecture, quand ils reposent sur les budgets ou moyens mis à disposition par d’autres : État, autres entreprises ferroviaires, organismes de financement…

Le budget 2020 de SNCF Réseau a d’ailleurs été réalisé sans aucun plan stratégique, financier ou industriel officiel partagé avec l’Etat.

L’analyse économique et financière des 2 ou 3 premiers mois de l’année N permet donc de modifier le budget. En général, les moyens mis à disposition du transport public ferroviaire ne sont jamais revus à la hausse.

Ce deuxième budget fait plutôt l’objet de renoncements.

En général, cette révision se traduisait par des baisses d’effectifs. La contraction de la masse salariale est, en effet, toujours la variable la plus facilement ajustable par la direction de l’entreprise et l’Etat.

Tous les ans, nous vivons la même chose…

Ce qui ne change pas, ce sont les objectifs fixés en EIA, aux DPX, DUO, RET, TOP… Et autres encadrants en proximité.

Dès le mois d’avril, les COMEX et les hauts dirigeants le savent ! Certaines missions ne pourront être accomplies, certains programmes ne seront pas achevés, certaines commandes non soldées ; pour autant, celui qui doit les réaliser n’est ni averti, ni alerté, et surtout pas consulté pour les modifier ou reformuler.

Pour l’UFCM-CGT, la modification de la prévision budgétaire doit être l’occasion de faire un point d’étape sur les objectifs des différents encadrants.

Il n’y a pas que le budget qui vient bousculer les résolutions que l’on se fixe.

La révision des objectifs devrait aussi être de mise face aux éléments imprévisibles qui peuvent les impacter. Aléas climatiques particuliers, grèves, ou bien sûr l’actualité qui nous le rappelle dramatiquement, crise sanitaire et épidémie.

Tout événement nuisant à la production devrait être pris en compte. Y compris la grève. On ne demande pas à un conducteur de conduire les trains qu’il n’a pas assurés pendant une période de grève. Les encadrants, eux, voient leurs objectifs et dossiers toujours en place et toujours à traiter, que l’arrêt de la production soit de leur fait, ou de leurs équipes.

La crise Covid 19 que nous traversons montre à la fois le carcan et l’abrutissement de certains managers englués dans la réalisation d’objectifs, qui pourraient maintenant paraître dérisoires, mais aussi l’ingéniosité, la conscience professionnelle, le sens des responsabilités de certains encadrants qui, malgré les contraintes de production, le zèle de certains, ont su hiérarchiser les priorités en fonction de la sécurité, de la préservation de leurs équipes, des contraintes de réalisation de certaines tâches liées aux gestes barrières.

De fait, tout ne pourra pas être réalisé

Quand il y a moins de monde pour produire, il y a moins de production. De fait, il y aura un impact financier à cette crise. La direction cédera-t-elle à la tentation de faire payer la note aux cheminots ?

Mais puisque toutes les cartes seront rebattues, même le Président de République a affirmé qu’il y aura un avant et un après. Pour l’UFCM-CGT, nous devons changer les méthodes :

Il faudra faire un listage exhaustif de ce qui peut être encore réalisé dans le respect de la réglementation et des conditions et utilisation de travail de tous les salariés.

Les renoncements à certains projets, chantiers, programmes devront être clairement annoncés.

L’UFCM-CGT ne se contentera pas de bonnes intentions et d’incantations.

Nous n’accepterons pas de pressions sur les encadrants et de fait par ricochet sur leurs équipes, pour concrétiser des objectifs inatteignables.

Il faudra aussi valoriser les capacités d’adaptation et les choix de préservation de la santé des agents et ceux de la sécurité.

Des consignes sont actuellement données afin d’utiliser le confinement actuel pour réaliser les EIA. Pour la CGT, les incertitudes de sortie de crise rendent l’exercice impossible ou illusoire, voire artificiel.

La période doit être à la planification de toutes les opérations nécessaires au retour à une circulation rapide lorsque les autorités auront levé les mesures de confinement.

Les objectifs attendront le retour à une vie normale.

Les objectifs doivent aider à prioriser nos actions et non à évaluer le personnel, sinon ils conduiront à des excès de zèle dangereux ou à une perte de sens de notre travail.

L’UFCM-CGT revendique que chaque encadrant puisse régulièrement rencontrer son hiérarchique afin de débattre et réévaluer ses objectifs, en fonction des moyens alloués, mais aussi du contexte.

Aujourd’hui encore, notre principal objectif c’est le service public !

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NOUS, CADRES ET MANAGERS, REFUSONS D’ÊTRE LE RELAI DU GOUVERNEMENT

Projet de réforme des retraites

| Action depuis le 5 décembre 2019

Depuis début janvier, la DRH de la SNCF demande aux encadrants de faire la promotion du futur régime et de supposées contreparties.

Ce n’est pas notre rôle dans l’entreprise.

COMMUNIQUER SUR LA RÉFORME DES RETRAITES, EST-CE NOTRE RÔLE ?

Il est normal qu’un manager organise le travail dans son périmètre et qu’il puisse épauler son équipe dans les difficultés qu’elle rencontre.

De même, notre rôle de manager nous amène, au quotidien, à exercer des missions de commandement du personnel. Nous l’acceptons volontiers, cela est notre rôle dans l’entreprise.

Tout en nous niant notre rôle contributif à l’élaboration de sa stratégie, les COMEX de la SNCF nous demandent régulièrement de l’expliquer à nos équipes.

Systématiquement, les « décideurs » nous refusent notre droit d’expression. Silence dans les rangs, et gare à qui oserait parler.

Maintenant, les mêmes nous demandent de défendre un projet de loi portant sur un volet essentiel de la politique social de notre pays. Or, cette loi n’est pas encore adoptée et promulguée, loin de là. La retraite, son hypothétique fonctionnement et financement sont des sujets avant tout politiques.

Même le Conseil d’Etat relève des lacunes au projet de loi sur la trajectoire financière. Dans l’attente des ordonnances, il est impossible de réaliser une étude d’impact sur les bénéficiaires.

Aujourd’hui, même les spécialistes de la CPR sont en peine de communiquer avec certitude. Nous pouvons seulement affirmer qu’elle représente un véritable recul pour tous, quel que soit le statut, le grade ou l’entreprise.

Assurer la défense d’un projet de loi du Gouvernement qui impacte la société tout entière revient à nous faire endosser une mission de communication politique. Nous devons être francs avec nos agents.

Nous, cadres et managers UFCM-CGT, refusons d’endosser ce rôle qui n’est pas le nôtre dans l’entreprise.

Nous appelons nos collègues à refuser d’assurer le service après-vente d’un projet de loi du Gouvernement.

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LES MAÎTRISES ET CADRES MOBILISÉS POUR GAGNER

MOBILISATION DE L'ENCADREMENT

| Action depuis le 5 décembre 2019

Après plus d’un mois de conflit, le Gouvernement joue la fracture de la société.

Ces positionnements sont de plus en plus incompréhensibles, pliant sous les féodalités financières.

 DES NÉGOCIATIONS D’ENTREPRISE EMPÊCHÉES PAR LE GOUVERNEMENT

Contrairement aux engagements de la nouvelle direction de la SNCF, la négociation d’entreprise (nouveau cadre social, modèle de production, emploi, formation, parcours pro…) n’a pas eu lieu. Elle a été même annulée alors que le taux de grévistes était au plus haut.

Le Gouvernement a sommé les dirigeants de la SNCF de ne plus discuter tant que les organisations syndicales n’accepteraient pas la réforme des retraites. C’est une manipulation politique.

Pourtant, la direction mesure la défiance de son encadrement qui, aujourd’hui plus encore, se sent berné par les orientations prises. On ne peut pas diriger une entreprise contre ses salariés.

L’INSULTE DES MINISTRES

Tous les jours, le Gouvernement relaie les mystifications sur les cheminots et notre régime spécial. Les COMEX se taisent, le laissant détériorer l’image de l’entreprise et des cheminots.

Le mensonge d’une reforme juste se révèle au fur à mesure du dévoilement du contenu du projet. Il s’agit d’un recul majeur contraire à la visée de 1945. La création de la sécurité sociale avait maintenu les régimes spéciaux dans l’attente d’une harmonisation par le haut. Les cheminots se financent leurs droits par leurs cotisations.

DES RECULS INACCEPTABLES, LES MAÎTRISES ET CADRES FORTEMENT PÉJORÉS

Les carrières progressives ou les entrées tardives dans la vie active sont moins reconnues par les régimes à points, puisque c’est l’ensemble de la carrière qui est prise en compte. Un régime à points ne permet pas de conserver un bon niveau de vie à la retraite.

Le régime à points nuit gravement aux femmes dont la carrière est maltraitée directement, soit indirectement lorsque le père ne peut pas assumer pleinement son rôle. Le management par objectifs exige des temps de présence qui nuisent à la parentalité. Il faut donc sortir de ces logiques managériales.

TOUS MOBILISÉS !

La participation par la grève des Maîtrises et Cadres atteint des niveaux historiques. Les liens entre les 3 collèges à la SNCF n’ont jamais été aussi solidaires. La population, sondage après sondage, s’oppose au Gouvernement. Sa réforme est mauvaise, il doit la retirer.

Dans un contexte tendu, les maîtrises et cadres doivent afficher leur place dans la contestation et se rendre visibles dans le mouvement. Dans les jours à venir, notamment le 9, 10 et 11 janvier, leur rôle particulier sera observé par tous. Les prochains rendez-vous prennent une signification particulière devant la rigidité du pouvoir exécutif.

La bataille pour la justice sociale doit se mener par l’ensemble du salariat ! C’est la condition pour une victoire contre l’individualisation des conditions de vie et de travail. 

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LES MAÎTRISES ET CADRES ONT DES REVENDICATIONS

Grève à partir du 05 décembre 2019

| Action depuis le 5 décembre 2019

Les sujets de colère ne manquent pas : les retraites, la réforme ferroviaire ont des conséquences directes sur les conditions de vie et de travail des cheminots de tous collèges. Les inquiétudes et les colères s’expriment à la SNCF et ailleurs. Malgré des promesses d’écoute, les orientations du gouvernement restent figées. Pis, il manipule l’opinion pour tenter de diviser le public et le privé, les ouvriers et les cadres.

C’est pourquoi, la CGT appelle les cheminots de tous collèges à cesser le travail à partir du 5 décembre 2019.

Faire du bon travail, c’est possible

Que les blocages viennent des ministères ou des COMEX, les budgets ne correspondent pas aux besoins d’une production de qualité. Les organisations de l’entreprise qui en découlent, vont à contre-courant du bon sens. Moins de cheminots et explosion de la sous-traitance provoquent des gâchis financiers, des pertes de savoirs et du surtravail.

Pourquoi faire faire, quand on sait faire, quand on peut faire, lorsque l’on veut faire ?

Aujourd’hui, les Comex fixent des objectifs d’externalisation. Il ne s’agit pas d’une fatalité mais d’une décision très politicienne… Quel encadrant de proximité préfère gérer des intérimaires ou des contrats de sous-traitance plutôt que de pouvoir agir en direct avec des agents dont les qualifications pourront être construites dans la durée ?

Et les solutions sont locales : dans chaque service que pourrions-nous internaliser pour mieux travailler ? Qui empêche leur mise en oeuvre, aujourd’hui ? Qui décide du budget emploi ? Qui décide du budget financier ?

Mon temps de travail doit me permettre de vivre

Les études de 2016 démontraient que le temps de travail des maîtrises et cadres dépassait allégrement les 35 heures par semaine. 77 % travaillent plus de 39 h, 18 % travaillent plus de 48 heures par semaine.

Comptes-tu tes heures de travail au poste de travail et pendant les repos ?

60 % des agents de maîtrise et des cadres déclarent travailler occasionnellement ou régulièrement pendant leurs repos. Cela a nécessairement des conséquences sur les conditions de vie et les équilibres familiaux.

Le refus de la DRH de mettre en place des compteurs des heures travaillées par l’encadrement est symptomatique de son refus de reconnaître ce malaise. Pour l’UFCM-CGT, il faut comptabiliser l’ensemble des heures de travail. Pour réduire le temps de travail, il faut des recrutements et une meilleure organisation du travail.

Des parcours professionnels indispensables pour le développement des savoirs dans l’entreprise et une juste reconnaissance des qualifications.

Le volet classification et rémunération de la branche ferroviaire se négocie actuellement. La SNCF a des positions plus qu’ambigües puisqu’elle déclare vouloir remettre à plat la grille SNCF avec un système de notations de plus en plus opaque. Le patronat (la SNCF représente 95% des effectifs de la branche) refusait d’intégrer les maîtrises et cadres dans une grille salariale. Depuis, son positionnement évolue avec des discussions autour de 9 niveaux de qualifications comme le propose la CGT.

Cependant, nous sommes loin du consensus tant les niveaux de salaires sont faibles et les règles collectives de déroulement absentes. La CGT revendique la rémunération des qualifications (ensemble des connaissances dans un métier), c’est notre proposition d’une grille de branche.

Les droits collectifs sont-ils un frein ou une garantie pour la reconnaissance de l’investissement ? Pourquoi la direction veut-elle éliminer tous les repères, aussi utiles, pour les contractuels ?

Une grille, avec un contrôle des représentants du personnel, est aussi un levier pour lutter contre les inégalités femmes/hommes.

Les retraites, un enjeu public/privé

L’annonce d’un projet de réforme des retraites à points nous concerne tous. Les agents de maîtrise et cadres seront pleinement frappés, notamment si leur qualification a évolué, puisque c’est l’ensemble de la carrière qui serait pris en compte.

Comment répondre à nos besoins à la retraite ?

Avec un prix d’achat du point et des valeurs de service (valeur à la revente) évoluant en fonction de la conjoncture analysée par quelques spécialistes (espérance de vie, produit intérieur brut…) ?

Ou avec l’obtention d’un revenu de remplacement reposant sur les 6 derniers mois pour le régime spécial ou les dix meilleures années pour le régime général ?

Ce projet n’est pas égalitaire, ni pour les femmes, ni pour les générations car un euro cotisé ne donnera pas les mêmes droits. Il rend incertaine la retraite pour favoriser la capitalisation individuelle et injuste.

La CGT revendique l’élargissement du régime spécial à la Branche (sous condition d’âge pour la retraite afin de financer les droits spécifiques). Pour un départ à 55 ans et 75% du salaire et des mesures de départ anticipé pour compenser la pénibilité (horaires décalés, …)

En 2018, la direction avait analysé un « décrochage managérial ».

En d’autres mots, le refus des choix opérés par le gouvernement avec la duplicité du directoire pour favoriser l’introduction de la concurrence et le moins disant social.

L’encadrement va subir des pressions pour se mettre à l’écart d’un mouvement légitime. Les Comex lui demanderont de porter ses orientations politiques, tout en prétendant qu’elles ne le sont pas. Ils ambitionnent même de placer l’encadrement dans une position de neutralité, ni salarié, ni décideur. L’UFCM-CGT le rappelle, les maîtrises et cadres sont des salariés à part entière avec des revendications partagées avec tout le salariat.

Aujourd’hui comme hier, il est indispensable que les agents de maîtrise et les cadres se mobilisent !

DÈS LE 5 DÉCEMBRE, AGISSONS PAR LA GRÈVE !

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APPEL À LA GRÈVE GESTIONNAIRES DE MOYENS !

Grève à partir du 05 décembre 2019

| Action depuis le 5 décembre 2019

A partir du 5 décembre, les cheminots sont appelés à se mobiliser contre le projet des retraites mais aussi contre la réforme mise en place par la direction et le gouvernement. La politique de l’entreprise va avoir de fortes conséquences sur l’emploi, la rémunération et le parcours professionnel des gestionnaires de moyens.

Créée en 1999 au sein de la Filière Traction, la spécialité GM n’a jamais réellement bénéficié d’un parcours professionnel qualifiant.

Emploi/conditions de travail

  • La CGT revendique des emplois en nombre suffisant dans tous les bureaux de commande pour améliorer les conditions de travail, notamment lors de pics de charge et lors de la préparation et l’adaptation des roulements en fonction des effectifs disponibles. Ce gros travail de préparation, d’adaptation réalisé en commun et en amont avec les services de conception, permet de désamorcer des situations.
  • Depuis la création de cette spécialité, les effectifs ont été en hausse jusqu’en 2018. Désormais, la diminution des effectifs sera la règle avec la politique annoncée de la direction.
  • Il est inadmissible que la direction recrute des gestionnaires de moyens à la qualification D. La direction abaisse la rémunération du poste, tout en maintenant le même niveau de responsabilités sans reconnaître les compétences. Ce recrutement ralentit le déroulement de carrière des qualifications E jusqu’à H.
  • Pour tous les gestionnaires de moyens devant effectuer des relèves, la CGT revendique l’alimentation du compteur TC (Temps Compensé) de 20 minutes par journée de service graphiquée sur le roulement pour compenser le temps de remise de service non compris, actuellement, dans le temps de travail.

Parcours professionnel/déroulement de carrière

  • Depuis 1999, les cheminots de la spécialité GM n’ont jamais bénéficié d’un réel parcours professionnel. Les différents changements de poste se font selon les volontés des cadres dirigeants qui ne prennent pas forcément en compte l’expérience acquise. Ainsi, le parcours professionnel est différent d’une UP, d’un ET à un autre. La CGT revendique la mise en place d’un réel parcours professionnel qualifiant reconnaissant l’expérience acquise, les formations, la progression des qualifications et la technicité des gestionnaires de moyens.
  • Pour le déroulement de carrière, la politique de la direction “Trajectoire GM” vise à former un salarié à son futur poste de travail et non à l’ensemble des métiers de la filière. De ce fait, la formation est bien insuffisante par rapport aux besoins réels. La CGT est fortement intervenue contre la mise en place de ce projet néfaste pour les salariés dans les instances représentatives du personnel.
  • De plus, la fin du recrutement au statut prévue à la fin de l’année 2019 va scléroser le peu de déroulement de carrière.

  • Pour la CGT, les salariés embauchés à la qualification D doivent avec leur expérience professionnelle acquise dérouler sur la qualification E sans passer l’examen.

  • La place des gestionnaires de moyens doit être réaffirmée au sein de la traction. La pyramide hiérarchique doit être la suivante : E= 50% de l’effectif, F = 25% de l’effectif, G = 15% de l’effectif et H = 10% de l’effectif.

Rémunération

  • Comme l’ensemble des cheminots, les gestionnaires de moyens subissent le gel des salaires pour la cinquième année consécutive. A cela s’ajoutent la plus basse prime de travail (code 72) et les éléments variables de solde (EVS) qui n’ont pas été revalorisés.

    La CGT revendique la revalorisation de la prime de travail au niveau national au même niveau du code 9, soit une augmentation d’environ 110.

    A titre de comparaison, les opérateurs de commande des CPST dans les ECT perçoivent la prime “code 25” environ 70€ de plus que les gestionnaires de moyens dans les établissements ou dans les centres opérationnels.

  • La CGT revendique également le paiement de l’indemnité de saisie pour l’ensemble des gestionnaires de moyens. Cette rétribution est pleinement justifiée du fait du travail essentiellement sur un poste informatique.

Avenir des bureaux de commande et du métier

L’éclatement des établissements traction en plusieurs directions de ligne ou le rattachement des UP Voyages par axe vont avoir pour conséquence la centralisation des bureaux de commande. Selon les sites, les mêmes opérateurs vont devoir gérer les contrôleurs et les conducteurs voire les agents d’escale.

Cela ne va pas se faire sans poser bon nombre de problèmes. L’application de l’accord collectif est le même pour tous les agents mais les accords locaux et habitudes de travail sont différents selon les sites. Les tensions vont s’amplifier au fil du temps. La mise en place des plateformes va entraîner une baisse des effectifs.

Ces restructurations vont avoir un impact direct sur les plages d’ouverture des bureaux de commande.

La CGT revendique le renforcement des bureaux de commande dans les UP ou sur les résidences en termes d’emploi.

Dans les prochaines années, un nouvel outil informatique va être mis en place en remplacement de tous les outils actuels (PACIFIC, CARAÏBES, …). Ce logiciel, aux différents noms selon les activités, a pour objectif de restreindre les affectations quotidiennes des rames et des salariés. Il doit permettre d’organiser la production et doit servir d’outil de conception. La direction compte donc réduire les coûts des opérations tout en augmentant l’offre de service.

Pour la CGT, cet outil entraînerait des suppressions d’emplois massives et une déqualification du métier de gestionnaire de moyens sans une réponse aux besoins des gestionnaires de moyens et du Service Public.

Le métier de gestionnaire de moyens doit être reconnu comme tel dans la future CCN.

Pour gagner de bonnes conditions de travail et une revalorisation de la rémunération, rejoins la grève unitaire. Pose ta D2I !

TOUS ENSEMBLE le 5 décembre !

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LE PATRONAT ORGANISE LE DUMPING SOCIAL CHEZ LES GESTIONNAIRES DES MOYENS

Gestionnaires des moyens

| Maîtrise et cadres UFCM

Dans le cadre des discussions sur la CCN, le volet classification des métiers et rémunération commence à être abordé depuis le 8 octobre 2019. L’UTP (Union des Transports Publics), MEDEF de la branche ferroviaire, abat ses cartes et dévoile son projet néfaste pour les cheminots et particulièrement ceux à la Traction.

Lors de la CMPN suivante, initialement prévue le 21/10/19, le Patronat devait nous présenter ses premières propositions en matière de rémunération. Suite à l’accident survenu dans les Ardennes, le mouvement social a entraîné l’annulation de cette réunion, la direction de la SNCF n’ayant pas envie de rencontrer les organisations syndicales. Le document préparatoire, envoyé en amont, ne peut que mettre en évidence le peu de respect que le patronat porte aux cheminots notamment sur les propositions salariales.

L’UTP n’épargne pas le métier de gestionnaire des moyens en tirant la rémunération vers le bas.

Pour mettre en évidence ce dumping, la fédération CGT vous propose un tableau comparatif reprenant les propositions des définitions du métier de la traction autre que la conduite, les déroulements de carrière et les rémunérations correspondantes entre le dictionnaire des filières (applicable à la SNCF, GRH0263) et les propositions de l’UTP.

Critique du système de rémunération

A la différence des autres métiers de la Traction pour lesquels le patronat envisage une forte polyvalence, les métiers de gestionnaire des moyens sont assez proches de ceux que nous connaissons à la SNCF.

Le dénominateur commun à toutes les qualifications de la spécialité gestion des moyens est une nette régression salariale. Ces écarts se creusent plus fortement dans les qualifications supérieures.

Les possibilités de déroulement de carrière, déjà assez restreintes à la SNCF, sont encore plus amoindries dans le projet de l’UTP car elles sont dictées uniquement par des choix patronaux. Le patronat n’a aucun intérêt à dérouler les gestionnaires de moyens jusqu’à la qualification H comme à la SNCF, le but étant de tirer les salaires au maximum vers le bas.

Positions de la CGT afin de combattre les minima salariaux

La CGT, force de propositions, revendique un métier Gestionnaire des moyens rattaché à la filière traction.

Pour la CGT, le Gestionnaire des moyens est « une personne chargée de la gestion prévisionnelle et opérationnelle des conducteurs et du matériel du domaine ferroviaire ».

Le Gestionnaire des moyens peut assurer les fonctions suivantes : technicien chargé de la gestion opérationnelle, cadre chargé de la gestion prévisionnelle et opérationnelle, cadre responsable de l’encadrement des gestionnaires des moyens, et le cadre supérieur responsable de la direction d’une structure dans le domaine de la gestion des moyens.

Une grille de salaire CGT a été créée pour positionner l’ensemble des métiers du ferroviaire. Sur la première position, avec une rémunération équivalente au SMIC, la CGT a placé les salariés recrutés sans diplôme et sans qualification.

Pour les métiers « Gestionnaire des moyens », le recrutement se fait au niveau BTS/ DUT en externe ou en interne. Ces salariés, déjà diplômés, suivent une formation qualifiante qui leur permet d’obtenir une rémunération plus conséquente.

Parallèlement au déroulement de carrière par position, viennent s’ajouter les échelons d’ancienneté, soit une majoration maximum de 33,01% après 33 années de carrière.

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

21 août 2020

Des TGV espagnols bientôt en gare d’Avignon sur la ligne Lyon-Marseille

La Renfe devrait proposer cinq allers-retours en TGV par jour entre Lyon et Marseille via Avignon à partir de décembre 2021. La compagnie espagnole se lance sur le marché français dans le cadre de l'ouverture à la concurrence du rail européen.[…]

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