Fédération CGT des Cheminots


Flash info : NÉGOCIATIONS FORFAIT-JOURS

Temps de travail

| Maîtrise et cadres UFCM

Les organisations syndicales représentatives du GPF étaient conviées à une 12e Table Ronde sur le forfait-jours. A l’issue de 15h de négociations, la direction persiste dans sa volonté de faire disparaitre la référence horaire concernant l’aménagement du temps de travail des agents de l’encadrement ! Pour la CGT, cette décision est inacceptable et dangereuse.

Pour la CGT, les points bloquants sont :
1. Le refus d’introduire dans cette négociation :
• un volet emploi ;
• un volet organisation collective de travail.

2. Le refus de mettre en place :
• un dispositif auto déclaratif inviolable et infalsifiable des heures réellement effectuées a postériori.
• un vrai dispositif d’alerte, dès le non-respect des repos quotidiens et/ou hebdomadaires et/ou annuels (dépassement de 217 jours de travail : maximum de la convention nationale de branche). La CGT demande également que dès le dépôt d’une alerte, il y ait une information aux IRP ainsi qu’un suivi et un bilan régulier du nombre d’alertes, de leurs causes et des mesures prises. Ce dispositif permettrait tout autant de protéger le salarié au forfait-jours que son responsable quant aux moyens mis à sa disposition.
• Les moyens nécessaires (humains et organisationnels) aux DET et DUO (et assimilés) pour pouvoir assurer correctement leurs nouvelles responsabilités professionnelles, juridiques et pénales (d’encadrement d’agents en forfait-jours) : comment vérifier l’effectivité des repos et le non dépassement des 1589h sur l’année et faire face à la production et ses aléas ?

3. Le maintien des articles 8, 9 et 10 qui permettent de monétiser 5 jours de repos et de dépasser le nombre de jours travaillés affichés (205 pour les maîtrises qualif E et les cadres d’établissements et assimilés et 210 jours pour les cadres des directions régionales et sièges). Pour la CGT, l’effectivité des 35h ne peut être assurée que si le nombre de jours affichés est un nombre maximum et non minimum. Les agents de l’encadrement doivent pourvoir bénéficier des 35h et de la réduction effective de leur temps de travail. C’est une condition indispensable pour assurer de l’emploi pour toutes et tous. Les dépassements d’horaires endémiques à l’encadrement se traduisent par une perte sèche de 10 000 postes, selon nos premières évaluations.

4. Le manque de transparence pour nommer les postes réellement éligibles au forfait en jours. Par conséquent quelle réponse à cette question : quels agents d’encadrement aujourd’hui dans notre Groupe Public Ferroviaire sont réellement autonomes ? Pourquoi reporter la responsabilité de cette désignation sur les épaules du DET (ou assimilé) ?

5. La remise en cause du rôle des CHSCT notamment par le refus qu’ils soient consultés sur les postes qui seront au forfait-jours.

En conclusion, même si des avancées sont à noter et à mettre sur le compte du rapport de force imposé par la CGT, nous doutons de l’effectivité des mesures de récupération de temps et/ou de repos supplémentaires octroyées le 1er mars.

Les expertises présentées aux négociateurs à la fin de l’année dernière témoignent de la difficulté pour les encadrants de prendre leurs repos et de leur grand désarroi. Ils font face à une production toujours plus compliquée sans soutien de long terme et moyens apportés. La CGT mesure que le forfaitjours prévu dans cet accord va augmenter les réunions (+3 réunions par agent la première année et une nouvelle tous les ans, alors que les EIA sont déjà compliqués à tenir), alourdir les démarches administratives et le reporting (nouvelles modalités de suivi du temps de travail, formulaire de cadrage de la charge de travail puis du suivi de la charge…).

Malheureusement, ces négociations sur l’aménagement du temps de travail de l’encadrement, qui ont duré 10 mois, en l’état actuel des choses ne sont pas de nature à préserver ni la santé des salariés en question, ni d’assurer l’effectivité des 35h. Par contre, elles sécurisent la direction de la SNCF.

La CGT réaffirme que d’autres solutions existent pour concilier les protections du titre II et la référence horaire pour les agents non soumis à tableau de service.

La CGT et son UFCM continueront à mobiliser les cheminots de l’encadrement afin de porter leurs revendications qui garantissent de bonnes conditions de vie et de travail, leur équilibre vie personnelle et vie professionnelle et leur santé au travail. La CGT invite à ne pas signer les conventions individuelles du forfait en jours.

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LE 21 OCTOBRE, EXIGEONS DES MOYENS SUPPLÉMENTAIRES !

Sécurité ferroviaire

| Maîtrise et cadres UFCM

Le 21 octobre 2026, une table ronde réunira le directeur général de SNCF Réseau et les organisations syndicales représentatives du groupe SNCF, dans un contexte marqué par la multiplication des accidents graves et des incidents de sécurité. La CGT appelle ses syndicats à interpeller leurs directions locales, ce jour-là.

DES MOYENS POUR LA SÉCURITÉ, DES RÉPONSES À NOS ALERTES !

Depuis le début de l’année, huit événements graves ont marqué le réseau ferro-viaire, dont le déraillement de Cléon, en Normandie, le 11 septembre dernier. Dans le même temps, les alertes se multiplient : rails cassés, pièces manquantes ou détériorées sur des rames, ainsi que des difficultés à assurer la maintenance faute de temps et de personnel. Ces situations ne peuvent être ignorées.

LA SÉCURITÉ, FONDEMENT DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

Des décennies de restrictions budgétaires, de suppressions d’emplois et de réor-ganisations fragilisent le système ferroviaire. L’ouverture à la concurrence accen-tue son morcellement, multiplie les interfaces et favorise la sous-traitance, tandis que la recherche permanente de réduction des coûts pèse sur les effectifs, la formation et les conditions de travail.
Dans tous les métiers, les cheminot·e·s subissent la dématérialisation à marche forcée, la multiplication des outils numériques, le développement du travail isolé et la dégradation des horaires et des amplitudes de travail. Parallèlement, les moyens de la médecine du travail diminuent, les effectifs de la Suge sont fragilisés et leurs missions sont soumises à des logiques de contrats commerciaux.
Pour la CGT, la sécurité repose avant tout sur des cheminot·e·s formés, expérimentés, présents sur le terrain et disposant du temps et des moyens nécessaires pour travailler correctement.

LE 21 OCTOBRE, FAISONS ENTENDRE LES RÉALITÉS DU TERRAIN !

Cette journée ne doit pas se résumer à une réunion d’experts ni à de simples déclarations d’intention. Elle doit permettre d’interpeller les directions dans les territoires sur les manques de moyens, les dysfonctionnements constatés et les événements de sécurité locaux.
La CGT appelle les cheminot·e·s de tous les métiers à faire remonter leurs alertes et à exiger des réponses concrètes. Les réunions territoriales à venir devront pro-longer cette démarche et déboucher sur des mesures précises pour prévenir de nouveaux accidents.

UN AUTRE CHOIX POUR LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

La multiplication des appels d’offres, la duplication des moyens et le morcellement des activités alourdissent l’organisation du système ferroviaire, alors que la sécurité exige de la coordination, de la continuité et une vision globale du réseau.
La CGT refuse cette logique de fragmentation et revendique un service public ferroviaire qui mutualise ses moyens humains, techniques et matériels pour gagner en efficacité et en sécurité.
Nous exigeons des effectifs suffisants, une maintenance réalisée dans de bonnes conditions, une formation de qualité, le renforcement de la médecine du travail et de la Suge, ainsi que la maîtrise des missions essentielles à la sécurité.

Le 21 octobre, faisons entendre nos exigences et imposons des réponses à nos alertes !

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DES MOYENS À LA HAUTEUR DE NOS MISSIONS, DES DROITS À LA HAUTEUR DE NOS RESPONSABILITÉS !

| Maîtrise et cadres UFCM

Le 15 septembre, la CGT et son UFCM ont réuni les cadres Traction pour échanger sur leur quotidien et leurs conditions de travail. Quatre sujets majeurs sont ressortis : les effectifs, le forfait-jours, les astreintes et la reconnaissance de la pénibilité sur lesquels la CGT et son UFCM revendiquent des réponses concrètes.

Les restructurations de l’entreprise sont menées tambour battant depuis plusieurs années avec pour conséquence la modification profonde de nos environnements de travail. Les activités sont de plus en plus cloisonnées, et des collectifs de travail qui fonctionnaient pourtant bien sont aujourd’hui remis en cause par les nouvelles organisations de l’entreprise. En plus de devoir accompagner ces profondes mutations, l’encadrement est sommé de s’adapter à marche forcée avec une évolution profonde des contours métier. Pour la CGT et son UFCM, l’encadrement Traction a des missions centrales dans la sécurité ferroviaire.

Les effectifs, une question de moyens et de sécurité ferroviaire.

Aujourd’hui, certains CTT ont plus de 40 ADC à encadrer. À ces niveaux d’effectifs, il leur devient impossible d’assurer correctement la certification des ADC par la formation et le suivi professionnel.
Pour la CGT et son UFCM, la solution n’est pas de rajouter des RMT ou des ARC pour pallier le manque de moyens. Les CTT doivent garder pleinement leurs responsabilités en matière d’animation et de pilotage de la sécurité ferroviaire.

Le forfait jours, ça suffit !

Les dérives du forfait jours ont fait exploser le temps de travail des CTT, bien au-delà des heures annuelles réglementaires. Il invisibilise le travail réel et les heures effectuées, en imposant une part importante de travail non rémunéré tout au long de l’année !
La charge de travail doit être réellement évaluée, en tenant compte de toutes leurs missions : astreintes, accompagnement, gestion des aléas, appels et sollicitations en dehors des horaires habituels…
Leurs responsabilités ne doivent pas signifier être disponibles en permanence, au détriment de leur équilibre vie pro – vie perso et de leur santé physique et mentale.
Pour la CGT et son UFCM, l’autonomie ne veut pas dire travailler sans compter. C’est pouvoir organiser réellement ses missions et son temps de travail. Pour cela les effectifs doivent être à la hauteur des missions et de la charge réelle des cadres traction.

Des parcours d’astreinte démesurés

La Direction de l’Axe TGV Sud-Est expérimente un nouveau découpage des parcours d’astreinte. Ces nouveaux découpages des astreintes, s’ils sont mis en place, risquent de limiter les interventions des CTT à leur seule activité, au détriment de la réactivité sur le terrain.
Pour la CGT et son UFCM, les CTT doivent conserver une gestion transverse et cohérente de la sécurité, indispensable pour intervenir rapidement et efficacement, notamment lors d’événements graves.
La réactivité ne doit pas être sacrifiée au cloisonnement des activités et de la sécurité ferroviaire.

Pour une reconnaissance de la pénibilité du métier de CTT

Le métier de CTT exige de nombreuses connaissances et responsabilités. Pourtant, la charge administrative ne cesse de s’alourdir, au détriment du coeur du métier.
Entre la planification, l’alourdissement de la charge mentale, le stress dû à la gestion des incidents et l’accompagnements des ADC, il devient de plus en plus difficile d’organiser ces journées. Cela entraîne des RHR réguliers et des accompagnements tôt le matin, ou tard le soir, avec pour conséquence un véritable déni du droit à la déconnexion.
À cela s’ajoutent les difficultés d’effectifs ADC, qui amènent régulièrement les CTT à assurer la conduite et à contribuer à la continuité du service public.
Pour la CGT et son UFCM, ces contraintes doivent être pleinement reconnues et prises en compte dans les emplois repères à pénibilité avérée (ERPA).

La CGT et son UFCM revendiquent :

• un décompte horaire garantissant le respect de la durée annuelle du temps de travail ;
• le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail et des temps de repos ;
• un réel droit à la déconnexion interdisant toute sollicitation en dehors du temps de travail ou d’astreinte ;
• l’élargissement de la liste des ERPA aux CTT, ouvrant droit à la cessation anticipée d’activité (CAA) pénibilité ainsi qu’aux dispositifs de rémunération P1, P2 et P3.

POUR UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE HUMAIN ET SOLIDAIRE, POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES, AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

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AU SERVICE DES CHEMINOTS, PAS DE LA RENTABILITÉ !

| Maîtrise et cadres UFCM

Les 9 et 17 septembre derniers, la CGT a participé à deux réunions bilatérales consacrées à l’intelligence artificielle (IA), à SNCF Voyageurs et à SNCF Réseau.
Alors que l’IA impacte l’ensemble du GPU, la Direction choisit de traiter le sujet séparément dans chaque SA, empêchant un véritable débat de fond sur les conséquences de l’IA pour les cheminot·e·s, leurs métiers et le service public ferroviaire.
Derrière des présentations rassurantes et un discours axé sur la modernisation, la Direction affiche sa volonté d’accélérer le déploiement de l’IA. Pour la CGT, le progrès n’a de sens que s’il bénéficie à toutes et tous, et l’humain doit rester aux commandes.

UN DÉPLOIEMENT DE L’IA SANS DÉBAT NI TRANSPARENCE !

La Direction reconnaît que des outils intégrant de l’IA sont déjà utilisés depuis plusieurs années au sein des SA Réseau et Voyageurs, sans information préa-lable des représentants du personnel, ce qui ne l’empêche pas d’annoncer vouloir amplifier son déploiement ! Avec SNCF-GPT, elle affirme vouloir « sécu-riser les données » et présente l’IA comme un simple outil d’assistance destiné à gagner en temps et en efficacité. Mais lorsque sont abordées les consé-quences concrètes sur l’emploi, les salaires, les qualifications ou l’ouverture à la concurrence, la Direction botte en touche.
Pour la CGT, cette approche purement technico-technique est insuffisante : une technologie n’est jamais neutre lorsqu’elle transforme l’organisation et le contenu du travail !

DERRIÈRE LE DISCOURS TECHNOCRATIQUE, LA COURSE À LA PRODUCTIVITÉ !

Pour les directions d’entreprise, l’IA est avant tout présentée comme un levier d’optimisation des coûts et des effectifs. Les exemples déjà observés à la SNCF interrogent, à commencer par les outils de commande du type Hastus, Oscar et Score pour les roulants, Self-Service pour les agents de gare. Des IA trient déjà les appels dans les RCAD et distribuent le travail des chemi-not·e·s des agences Paie et Famille. Des transformations sont également attendues dans l’Ingénierie du Matériel, dans les communications entre les opérateurs sécurité sur les liaisons transfrontalières avec des traducteurs du type Athéna à la Traction. Plus largement, la déshumanisation des gares, des trains et de nos métiers montre que ces dangers sont désormais bien réels !
Chez SNCF Réseau, la réflexion autour d’un outil d’organisation des travaux piloté par IA illustre cette logique. Après avoir détruit les métiers, les savoir-faire et les coordinations préexistantes avec la mise en place de Résonances, ce genre d’annonce est hors sol ! Pour la CGT, l’IA doit améliorer le travail des cheminot·e·s et renforcer le service public, et non justifier des suppressions d’emplois, dégrader les conditions de travail ou faire pression sur les salaires !

L’HUMAIN DOIT RESTER AUX COMMANDES !

Il est nécessaire que tout déploiement d’outils contenant de l’IA ayant une incidence sur le travail fasse l’objet d’une information-consultation préalable des CSE, conformément aux obligations de l’employeur.

La CGT exige que soient systématiquement évalués les effets sur :

  • l’emploi ;
  • les métiers et les qualifications ;
  • les parcours professionnels ;
  • la formation ;
  • la santé et la sécurité ;
  • les conditions de travail.
  • Aucun système ne doit pouvoir décider à la place des cheminot·e·s ni servir de prétexte à la remise en cause de leurs droits.

LA CGT ET SON UFCM, PORTE DES PROPOSITIONS !

La CGT revendique un encadrement strict du recours à l’intelligence artificielle afin de garantir qu’elle reste au service des salarié·e·s.
Nous revendiquons :

  • l’interdiction de l’IA dans les décisions relatives à l’embauche, l’évaluation, la rémunération, la gestion des carrières ou les procédures disciplinaires ;
  • le maintien d’une décision humaine pour toute mesure impactant un cheminot ou une che-minote ;
  • un contrôle social des outils d’IA, de leur conception à leur exploitation, incluant les données utilisées, les objectifs poursuivis et les droits d’accès ;
  • une information-consultation systématique des CSE sur les conséquences en matière d’em-ploi, d’organisation et de conditions de travail ;
  • la garantie qu’aucun déploiement d’IA ne conduise à des suppressions d’emplois.

Pour la CGT, les gains de productivité générés par l’IA doivent bénéficier aux cheminot·e·s par la réduction du temps de travail et l’instauration de la semaine de 32 heures, la mise en place de la grille unique des salaires CGT dans le cadre de la construction d’un nouveau Statut du travail cheminot et la conquête de nouveaux droits sociaux.

POUR UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE HUMAIN ET SOLIDAIRE, POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES, AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

 

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POUR UNE INGÉNIERIE DE HAUT NIVEAU, MAILLON ESSENTIEL DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

| Maîtrise et cadres UFCM

Prisonnier·e·s d’une vision comptable court-termiste, d’une non-reconnaissance de la technicité des métiers et des qualifications ainsi que d’un recours abusif à la sous-traitance et à l’externalisation, les cheminot·e·s des pôles d’études et ingénierie (PEI, ex-PRI) sont en première ligne pour essuyer les plâtres de l’ultra-financiarisation de l’entreprise.
Pour l’UFCM-CGT, il est temps de remettre au goût du jour une idée révolutionnaire : LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

Conséquence de la mauvaise loi de 2018 qui impose la règle d’or financière, empêchant la SA Réseau de s’endetter et de la Loi d’orientation des Mobilités (LOM) qui reporte la propriété des Lignes de Dessertes Fines du Territoire (LDFT) aux régions, le projet « Résonances » a été une véritable attaque en règle contre le service public ferroviaire et les cheminot·e·s.

LA VENTE À LA DÉCOUPE DU RÉSEAU AU DÉTRIMENT DE L’INGÉNIERIE !

Derrière le vernis affiché sur les présentations et les grands discours, « Résonances » a profondément changé la donne en rattachant les pôles d’études et ingénierie (PEI) aux nouvelles directions régionales, entrant dans le giron des DG (ex-ZP). Sous couvert d’une décentralisation de façade, cette réorganisation met l’ingénierie au service des appels d’offres, en mobilisant les PEI pour répondre aux besoins commerciaux de la SA Réseau, notamment auprès des nouveaux entrants, avec une approche purement comptable, au détriment des cheminot·e·s et du service public !
Les PEI contribuent ainsi aux gains de productivité de la SA Réseau dans un contexte d’ouverture à la concurrence. Ce changement génère une perte de vision stratégique de l’ingénierie, une pression accrue sur les moyens humains et financiers avec des répercussions sur l’emploi, ainsi qu’un affaiblissement du rôle des PEI, indispensables au service public ferroviaire et à l’aménagement du territoire. Pour l’UFCM-CGT, seul le retour à une entreprise publique, unique et intégrée permettra aux cheminot·e·s des PEI de travailler dans des conditions optimales, avec les moyens humains et techniques nécessaires au développement du service public ferroviaire de demain !

INGÉNIEUR·E·S, CADRES, TECHNICIEN·NE·S ET AGENT·E·S DE MAÎTRISE (ICTAM) DES PEI :
POUR UNE VÉRITABLE RECONNAISSANCE DES MÉTIERS DE L’INGÉNIERIE !

Depuis l’accord classifications-rémunérations (que la CGT n’a pas signé), tous les agent·e·s et spécialistes études, quels que soient leur classe ou leur métier, sont devenus des « chargé·e·s de production Ingénierie ». Cette uniformisation des postes a eu pour effet de casser les parcours professionnels, en supprimant les spécificités métier et les possibilités d’évolution. Elle a également conduit à une remise en cause de la reconnaissance des diplômes et des qualifications. En regroupant sous un même emploi-repère des métiers aux niveaux d’expertise différents, la reconnaissance de la technicité propre à chaque spécialité de l’ingénierie s’en trouve amoindrie.

L’ingénierie intervient sur l’ensemble du champ ferroviaire : ingénierie d’études techniques, de projet, d’exploitation, de maintenance, recherche et développement… Une production ferroviaire de qualité doit s’appuyer sur une ingénierie forte et intégrée, garante de la sécurité, reposant sur des effectifs en nombre suffisant et reconnus à la hauteur de leurs qualifications et de la technicité de leurs métiers, sous maîtrise publique exclusive du GPU SNCF, afin de garantir un service public ferroviaire de haut niveau !

PAS D’INGÉNIERIE DE QUALITÉ SANS CADRE SOCIAL DE HAUT NIVEAU !

Les conditions de vie et de travail des cadres et maîtrises se sont fortement dégradées : la charge mentale ne cesse d’augmenter et le temps de travail explose, notamment dû au forfait-jours. Cette pression constante entraîne une perte de sens et une souffrance au travail causant des effets dévastateurs sur la santé physique et mentale des cheminot·e·s. L’UFCM-CGT exige un décompte horaire garantissant le respect du temps de travail annuel, une mise en oeuvre d’un réel droit à la déconnexion préservant les temps de repos ainsi qu’une reconnaissance de la pénibilité des métiers de l’encadrement ! LA GESTION CGT DES ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES : UNE VISION ÉMANCIPATRICE, SOLIDAIRE ET HUMAINE !
La CGT et son UFCM rappellent que les CSE qui ne mutualisent pas totalement la dotation destinée aux activités sociales et culturelles (ASC) avec les CASI privent les cheminot·e·s et leurs ayants droit de l’ensemble des prestations sociales et culturelles que ces derniers proposent.
Contrairement à certaines organisations syndicales qui privilégient les chèques en tous genres et le tourisme marchand, la gestion CGT des ASC via les CASI et le CCGPF garantit un véritable droit à des ASC émancipatrices, progressistes et humaines, ainsi qu’aux vacances pour toutes et tous (actif·ve·s, retraité·e·s et enfants), permettant à celles et ceux qui n’en auraient jamais la possibilité d’en bénéficier.

CAR NON, CONTRAIREMENT À CE QUE DISENT CERTAINES ORGANISATIONS SYNDICALES, LES ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES NE SONT PAS UN COMPLÉMENT DE SALAIRE !

AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026,
POUR LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE,
POUR DÉFENDRE MES DROITS ET EN GAGNER DE NOUVEAUX,
JE VOTE CGT !

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Alternant·e·s : construisons l’avenir sur des droits de haut niveau !

| Espace jeunes

Les politiques d’austérité menées au sein du GPU SNCF n’ont pas épargné les alternant·e·s. Précarité, mal-logement, alourdissement de la charge mentale, pression subie, incertitudes sur l’avenir…
Pour la CGT, son UFCM et ses collectifs Jeunes, il est urgent de gagner des droits nouveaux pour les alternant·e·s, qui sont les cheminot·e·s d’aujourd’hui et de demain !

Les alternant·e·s ne doivent pas être une main-d’oeuvre à bas coût, sous prétexte qu’elles et ils sont jeunes ! Utilisés par la Direction pour combler les manques de personnels, rémunérés au minimum légal, privés de primes de travail et de gratification de fin d’année, et contraints d’assumer une grande partie de leurs frais de transport, de déplacement (repas, etc.) et d’héberge-ment, elles et ils subissent une précarité insupportable. Pourtant, l’entreprise bénéficie d’importants financements publics en faveur de l’alternance. Pour la CGT et son UFCM, ces aides doivent servir à former les cheminot·e·s de demain au lieu de servir à réaliser des gains de productivité !

MAL-ÊTRE ET SANTÉ MENTALE : AGIR MAINTENANT !

Les alternant·e·s doivent bénéficier d’un statut social de haut niveau, garan-tissant une rémunération juste, des conditions de vie dignes et de réelles perspectives professionnelles. Cela leur procurerait une sécurité économique et sociale, leur permettant de réussir pleinement leurs vies personnelle et professionnelle. Garantir des conditions de vie dignes pour les cheminot·e·s en alternance, c’est aussi garantir leur réussite et préparer l’avenir !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT POUR TOU·TE·S LES ALTERNANT·E·S :

  • le recrutement en CDI à l’issue de leur formation, pour celles et ceux qui le souhaitent ;
  • l’augmentation de leur rémunération et la reconnaissance de leurs diplômes ;
  • l’attribution de la prime de travail et de la gratification de fin d’année ;
  • la prise en charge par l’employeur de tous les frais de transport et de dépla-cement domicile-CFA-lieu de travail ;
  • des garanties de logement et d’hébergement, et la prise en charge intégrale des loyers ;
  • qu’elles et ils bénéficient d’un accompagnement de qualité assuré par des cheminot·e·s en nombre suffisant, disposant du temps nécessaire au tutorat et au monitorat, afin de garantir la transmission des savoirs, des savoir-faire et de la culture cheminote.

POUR DES DROITS NOUVEAUX, POUR UN AVENIR HUMAIN ET SOLIDAIRE, AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

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GM : FACE À NOS RÉALITÉS, PLACE À LA RECONNAISSANCE DE NOTRE MÉTIER !

| Maîtrise et cadres UFCM

À l’initiative de la CGT, une audience s’est tenue le 8 septembre dernier. Trois axes revendicatifs majeurs ont été portés : la reconnaissance de la pénibilité, la revalorisation de la prime de travail et l’ouverture à un véritable parcours professionnel des métiers de la commande et de la planification.

Cette première audience confirme l’analyse de la CGT, les transformations de l’entreprise ont profondément modifié le métier de gestionnaire de moyens : multiplication des outils numériques, réorganisations, charge de travail accrue et perte de sens au travail. Pour-tant, les GM restent au coeur de la production ferroviaire et assument chaque jour des responsabilités essentielles. Face à cette situation, la CGT et son UFCM portent trois exi-gences : pénibilité et conditions de travail, reconnaissance salariale et parcours profes-sionnels.

LA CGT POURSUIT SON PROCESSUS AVEC LES GM.

Pénibilité – Le quotidien des agents de la commande, qu’ils soient GM, RCT, programmeurs ou ordonnanceurs, est marquée par des contraintes lourdes et chroniques. Horaires en 2X8, 3X8 ou forfait jours, alourdissement de la charge mentale, travail sous pression, déni du droit à la déconnexion, gestion des incidents, décisions à prendre rapidement et responsabilité permanente dans la production constituent leur réalité quotidienne. Ces contraintes ne peuvent plus être ignorées par la Direction ! Elles doivent être pleinement reconnues et prises en compte dans les emplois repères à pénibilité avérée (ERPA).

Reconnaissance salariale – La charge de travail, les contraintes horaires, la pression per-manente et les responsabilités assumées par les agents de la commande justifient une véritable revalorisation de la prime de travail (et une mesure équivalente pour les contrac-tuels). La Direction refuse pourtant de reconnaître l’expertise et les fonctions d’encadre-ment exercées au quotidien par les GM. Cette absence de reconnaissance n’est plus acceptable ! La CGT et son UFCM revendiquent le rattachement des gestionnaires de moyens de la commande Traction et Trains au code prime 25, correspondant à la prime d’encadrement train, afin que leurs responsabilités et les contraintes spécifiques de leur métier soient enfin reconnues.

Parcours professionnels – Les compétences acquises, la reconnaissance de la technicité du métier, l’expérience, l’ancienneté et les responsabilités assumées doivent ouvrir des droits et des perspectives. Pour la CGT et son UFCM, il n’est pas question que les cheminot·e·s soient condamnés à rester dans un « tube » professionnel alors même que l’entreprise leur demande de s’adapter en permanence. L’évolution des métiers doit aussi être une opportunité d’évolution professionnelle pour les GM.

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’élargissement de la liste des ERPA aux GM, ouvrant droit à la cessation anticipée d’activité (CAA) pénibilité ainsi qu’aux dispositifs de rémunération P1, P2 et P3 ;
  • le rattachement de la prime de travail au code prime 25 (environ + 144 euros men-suels) et une mesure équivalente pour les contractuels ;
  • une prime de base garantie reconnaissant la technicité du métier, mensuelle, cotisée et prise en compte pour la retraite ;
  • la prise en compte du temps de prise de service à hauteur de 10 minutes par JS, au moyen de l’incrémentation d’un compteur à la main de l’agent ;
  • un parcours professionnel reconnaissant les diplômes, les qualifications et l’ancienneté pour un véritable déroulement de carrière et des passerelles entre les métiers.

C’EST POURQUOI LA CGT APPELLE TOUS LES CHEMINOT·E·S GESTIONNAIRES DE MOYENS À SIGNER ET FAIRE SIGNER LA PÉTITION. CELLE-CI DOIT PERMETTRE D’INTERPELLER LA DIRECTION DANS LES PROCHAINES SEMAINES SUR LA BASE DE NOS REVENDICATIONS.

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UNE DIRECTION QUI PERSISTE ET SIGNE !

| Maîtrise et cadres UFCM

À la suite d’une obligation juridique, la direction du GPU a convié la CGT le 23 septembre 2026 à une réunion portant sur la mise en oeuvre de l’accord forfait-jours, que la CGT n’a pas signé.
Loin de revenir sur l’essence même de ce dispositif, cette réunion a surtout été l’occasion pour la Direction de réaffirmer sa volonté de poursuivre dans cette voie !

La participation de la CGT à cette réunion a été l’occasion, une nouvelle fois, de réaffirmer notre revendication d’abrogation pure et simple de toute forme de comptabilisation du temps de travail forfaitisé en jours. Après 9 années d’application chaotique et détournée du forfait-jours, et d’un suivi quasi inexistant, la direction s’est simplement contentée de proposer un bien pâle ripolinage de ce dispositif sans s’attaquer à la source du problème, à savoir l’absence de comptabilisation des heures réellement travaillées !

Pour la CGT et son UFCM, ce ne sont ni les opérations de communication ni la succession d’interminables « groupes de travail » visant à débattre des contraintes et des dégâts du forfait-jours, sans jamais les remettre en cause, qui régleront l’explosion du temps de travail et l’aggravation de la charge mentale subies au quotidien par les encadrant·e·s !

La charge de travail de l’encadrement doit être étudiée poste par poste en dehors du carcan du forfait-jours, suivie en IRP et permettre de déterminer le nombre et les types d’emplois nécessaires pour assurer un service public ferroviaire de qualité. Pour la CGT et son UFCM, l’autonomie c’est avant tout d’avoir la main sur l’organisation de ses missions !
Seul point positif, la direction a annoncé que le droit à la déconnexion fera l’objet d’une négociation à part. La plateforme commune unitaire du 24 octobre 2025, construite sous l’impulsion de l’UFCM-CGT, a porté ses fruits. La Fédération CGT des cheminots continuera de porter la construction d’une réponse revendicative massive et la plus unitaire possible dans l’intérêt de tous·tes les cheminot·e·s !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • le décompte horaire du temps de travail ;
  • la mise en place de plages horaires variables ;
  • le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail et des temps de repos ;
  • de remettre l’Humain au centre de l’organisation de la production et du travail.

POUR DES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL QUI PROTÈGENT RÉELLEMENT LA SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE DES CHEMINOT·E·S ET QUI FAVORISENT L’EMPLOI, ÉLEVONS COLLECTIVEMENT LE RAPPORT DE FORCE !

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La CGT participe pour porter la sortie du dispositif !

| Maîtrise et cadres UFCM

Après neuf ans de silence et sans réel suivi, sur un accord que la CGT et Sud-Rail n’ont pas signé, la direction du groupe SNCF convoque les organisations syndicales représentatives à une réunion le 23 septembre 2026 sur la mise en oeuvre du forfait jours.
Cette réunion intervient suite à une obligation juridique qui n’implique pas explicitement la notion de sortie du forfait jours.
Il s’agirait donc de remettre à plat le régime du forfait jours et ses conditions d’application.

La CGT s’est largement expliquée au moment de la négociation et depuis la mise en oeuvre du forfait jours à la SNCF. Elle n’a cessé de dénoncer ses méfaits et dangers.

LA POSITION DE LA CGT EST CLAIRE.

NOUS REVENDIQUONS L’ABROGATION DE L’ACCORD FORFAIT JOURS.

Nous ne voulons pas négocier le poids des chaînes. Pour nous, la réponse passe notamment par :

  • le décompte horaire du temps de travail ;
  • la mise en place de plages variables ;
  • le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail ;
  • une autre organisation de la production et du travail.

La charge de travail doit également être traitée, mais elle ne peut pas être réduite à la mise en place d’outils de suivi du forfait jours.

Le droit à la déconnexion doit être négocié dans un autre cadre, dans un accord spécifique applicable à tous les collèges.

ALORS POURQUOI PARTICIPER ?

Nous avons fait le choix de participer à cette première réunion pour :

  • porter directement nos revendications ;
  • connaître les intentions de la Direction ;
  • analyser les propositions qui seront mises sur la table avant de décider des suites.

Nous ne participerons pas à une démarche visant à simplement sécuriser ou pérenniser le dispositif. Notre boussole reste de garantir la santé physique et mentale des cheminots. Nous rendrons compte de cette réunion et déciderons des suites à lui donner.

POUR L’UFCM-CGT, IL FAUT ABANDONNER LE FORFAIT JOURS, PAS LE SÉCURISER !

Nous avons des revendications qui préservent la possibilité d’organiser sa journée de travail tout en sécurisant le temps de travail en limitant la surcharge de travail.

Le combat continue pour le décompte réel du temps de travail, les emplois nécessaires et une organisation du travail respectueuse des droits des cheminot·es.

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Transparence salariale : progrès ou écran de fumée ?

| Maîtrise et cadres UFCM

La transposition en droit français de la directive européenne sur la transparence salariale est présentée comme une avancée majeure pour l’égalité des rémunérations. Obliger les employeurs à communiquer leur politique salariale et à justifier les écarts de rémunération peut constituer un outil supplémentaire pour visibiliser les discriminations, notamment celles qui touchent les femmes.
Pour autant, rendre les inégalités visibles ne les fera pas disparaître ! Il faudra lutter pour obtenir une législation respectant l’esprit de la directive !

Cette directive européenne, qui aurait déjà dû être déclinée dans les États membres de l’Union européenne au 7 juin 2026, introduit plusieurs mesures significatives, comme l’obligation pour l’employeur de publier les critères utilisés pour fixer les rémunérations et les évolutions de carrière, de rendre publics les niveaux de rémunération moyens par catégorie de salarié·e·s, ou encore de mesurer et communiquer les écarts salariaux femmes-hommes.
La directive consacre également le principe d’égalité pour un « travail à valeur égale », un renforcement de la charge de la preuve en cas de discrimination, ainsi que des sanctions pour les employeurs fautifs. Si ces dispositions sont effectivement transposées et appliquées, elles pourraient servir à lutter contre les discriminations salariales.
Le patronat, vent debout contre ces dispositions, est entré dans une phase active de lobbying pour demander un moratoire ou réduire le texte à une simple formalité administrative… Preuve en est que les mesures annoncées vont dans le bon sens !

LES ENCADRANTES EN PREMIÈRE LIGNE

Au sein du GPU et dans la branche, l’accord « Classifications-rémunérations » fixe des rémunérations annuelles garanties. Mais, ce dispositif, censé clarifier, limite la transparence : les salaires réellement pratiqués et les écarts au sein d’une même classe ne sont pas connus. L’opacité salariale et l’arbitraire patronal règnent en maître, touchant en particulier les contractuel·les et les femmes, notamment les encadrantes. Les mécanismes qui accentuent les discriminations causées par la division sexuée du travail sont connus : ségrégation professionnelle, plafond de verre et parois de verre, temps partiel, maternité, accès inégal aux postes à responsabilité, parcours professionnels bridés… Les femmes sont, dans les faits, victimes de sexisme et de stéréotypes de genre.

Pour l’UFCM-CGT, combattre les inégalités revient à s’attaquer aux politiques qui les produisent, dans lesquelles le travail est considéré comme un coût à réduire plutôt qu’une richesse à redistribuer. L’ouverture à la concurrence, la fin du recrutement au Statut, la multiplication des filiales et l’individualisation de la rémunération ont profondément modifié les conditions d’emploi et de travail. Les cheminot·e·s sont progressivement mis en concurrence les un·es avec les autres, au détriment de l’égalité professionnelle, des salaires, de la reconnaissance des qualifications et de l’ancienneté.

L’INJUSTICE N’EST PAS UNE FATALITÉ !

Face à cette stratégie de division, la loi à venir sur la transparence salariale peut être un point d’appui, mais ne saurait être une fin en soi : sans mobilisation et sans rapport de forces pour faire respecter et appliquer les futures dispositions, cette loi pourrait s’avérer n’être qu’un pétard mouillé.

Pour la CGT et son UFCM, il est urgent de continuer à élever le rapport de forces afin de gagner des droits nouveaux, collectifs et opposables au travers d’un Nouveau Statut du Travail Cheminot : car la justice sociale ne se résume pas à connaître les écarts de rémunération ; elle consiste à les supprimer durablement en réaffirmant que les richesses créées par le travail doivent revenir à celles et ceux qui les produisent !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • la réunification du système ferroviaire dans une entreprise publique SNCF, unique et intégrée ;
  • l’amélioration des droits de l’ensemble des cheminot·es de la branche ferroviaire au moyen d’un Nouveau Statut du Travail Cheminot (NSTC) ;
  • parvenir à l’égalité salariale avec l’application du principe « qualification égale, salaire égal » en revendiquant :
    > un salaire égal à qualification égale pour toutes et tous à l’embauche ;
    > un véritable déroulement de carrière pour toutes et tous permettant un accès aux postes à responsabilités ;
    > une égalité d’accès à la formation continue, avec des aménagements si nécessaires (logement, garde d’enfant…).
  • l’amélioration des conditions de vie et de travail des cheminotes et cheminots, notamment par des emplois qualifiés et des embauches en nombre suffisant ;
  • des augmentations générales des salaires par le biais de NAO dès septembre.

L’AVENIR APPARTIENT À CELLES ET CEUX QUI LUTTENT !
REJOIGNEZ LA CGT !

 

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