Fédération CGT des Cheminots


PAS D’USAGERS DE SECONDE ZONE

PSH/PRR

| Exploitation

Suite à une révision de la réglementation européenne concernant notamment l’accessibilité et la prise en charge des personnes à mobilité réduite dans les transports, la direction souhaite imposer aux cheminots du sol et du bord de nouvelles obligations.

À compter du 7 juin 2023, les ASCT et les agents des gares (escale, vendeurs…) devront être formés à la prise en charge des personnes à mobilité réduite afin de répondre aux exigences du nouveau règlement européen en matière d’accessibilité et de prise en charge des PSH dans les transports.

Après des décennies d’inertie, alors qu’environ 40 % de la population sont confrontés à une situation de handicap temporaire ou permanente, l’entreprise a désormais l’obligation d’agir. Pour cela, plusieurs mesures sont prévues par le législateur.

Mais si la direction prévoit de confier aux cheminots de nouvelles responsabilités afin de faciliter les déplacements, l’accessibilité aux sites ferroviaires, l’achat des titres de transport, l’information et les déplacements à bord comme au sol, les représentants du personnel n’ont été destinataires d’aucune information précise quant aux réelles missions, obligations, conséquences, responsabilités engagées, ni sur le contenu des formations.

DES MOYENS LOIN DU COMPTE, VOIRE INEXISTANTS

La direction assure pouvoir garantir un service dans 100 % des gares. Or, entre les postes figés en gare, l’EAS ou encore la multitude d’équipements de trains incomplets (absence agent B) et l’insuffisance des formations, dont certaines sont effectuées en e-learning, cette affirmation paraît au mieux illusoire, au pire mensongère !

D’ailleurs, les (lourds) investissements à consentir pour que les 1 650 gares et points d’arrêt du territoire soient accessibles à tous, n’ont aucun début de traitement !

DES EXIGENCES À SATISFAIRE

La Fédération CGT des cheminots réaffirme que la première obligation de l’entreprise publique SNCF est de garantir à tous et en tous points du territoire, l’égalité d’accès au service public de transport ferroviaire de voyageurs.

Le retour à une entreprise publique et intégrée en est l’une des conditions.

La Fédération CGT exige également les moyens humains, financiers et matériels supplémentaires nécessaires à l’accomplissement de cette mission, y compris par l’arrêt de la sous-traitance !

Les personnes à mobilité réduite ne sont pas des usagers de seconde zone ! Leur prise en compte ne peut se résumer à ne faire que de la communication !

APRÈS DES ANNÉES D’ÉVITEMENT, DE RÉORGANISATIONS ET DE CASSE DES EMPLOIS, LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS N’ACCEPTERA PAS QUE LA DIRECTION ABANDONNE LES CHEMINOTS À LEUR SORT ET LAISSE LES USAGERS SUR LE QUAI !

Lexique :
PSH : Personne en Situation de Handicap
PMR : Personne à Mobilité Réduite
DOV : Règlement européen sur les Droits et Obligations des Voyageurs ferroviaires, aussi appelé PRR pour « rail Passengers’ Rights and obligations Regulation »

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EXTRÊME DROITE : L’IMPOSTURE SOCIALE !

Collectif femmes-mixité

| Tract

Sous une apparence pseudo-sociale, l’extrême droite propose une politique bien marquée à droite, pro-capitaliste, de division et de haine.

Elle soutient les sociétés patriarcales mettant au banc l’égalité de droits entre les femmes et les hommes.

Les cheminotes ne sont pas épargnées !

En matière de droits des femmes, l’extrême droite a une ligne de conduite : celle de les combattre, de les mépriser et de les piétiner… Lors des votes à l’Assemblée, elle s’est systématiquement opposée quasiment unanimement aux textes qui promeuvent l’égalité entre les femmes et les hommes – que ce soit pour l’égalité salariale, l’accès à la contraception, la lutte contre les violences faites aux femmes et les violences de genre ou la promotion de la parité.

LES SALAIRES : INÉGALITÉS SALARIALES ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

L’extrême droite dit soutenir celles et ceux réclamant une augmentation de salaire, et non pas des primes. Mais toute l’argumentation ne tourne qu’autour de l’intérêt du patronat. Il s’agit de supprimer des cotisations sociales versées par les employeurs, la défiscalisation des heures supplémentaires…
Pire, quand il s’agit d’augmenter les salaires minimums, les partis nationalistes s’y opposent : contre l’augmentation du SMIC, contre l’indexation des salaires sur l’inflation ou contre l’encadrement des salaires.
En d’autres termes, la volonté est une diminution du salaire socialisé pourtant indispensable au financement des protections sociales (CPR, chômage, …).
Dans l’entreprise historique, les inégalités salariales femmes/hommes, les carrières hachées de nombreuses cheminotes, le temps partiel pris par les femmes sous couvert de contraintes familiales alimentent les inégalités salariales et viennent percuter leurs droits.

LES RETRAITES : INÉGALITÉS ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

L’extrême droite mise sur une entrée précoce dans le monde du travail et propose la suppression des comptes Pénibilité. La régulation de nos retraites, ce « système déficitaire », se ferait par une relance de la natalité.
Rappelons également que les partis nationalistes ont voté contre la revalorisation des petites retraites majoritairement perçues par les femmes, comme dans le secteur agricole par exemple.
Les cheminotes sont les premières victimes avec les pensions les plus basses.

LE LOGEMENT : PARC SNCF

Social ? Certainement pas ! L’extrême droite veut réduire le nombre de logements sociaux et supprimer le minimum de 25 % imposé aux communes.
Il en va de même concernant le gel des prix des loyers auquel l’extrême droite s’oppose ; opposition encore à l’augmentation des hébergements d’urgence dont le nombre est à ce jour insuffisant pour notamment garantir la sécurité des femmes victimes de violences conjugales.

LES SERVICES PUBLICS

Alors que les services publics sont un facteur de progrès et d’égalité, l’extrême droite, dorénavant à la tête de certaines municipalités, privatise et externalise les crèches, les cantines, baisse les dotations aux écoles et oblige les associations de soutien à la vie citoyenne comme les plannings familiaux à fermer leurs portes faute de subvention.
La défense des services publics n’est alors qu’un affichage pour éviter les débats de fond. Une véritable casse des services publics s’organise dans leur programme.
Par exemple, les partis nationalistes ont même voté contre le recrutement des sapeurs-pompiers et la revalorisation de leurs salaires.
Ce discours patriarcal et réactionnaire est très en adéquation avec celui des bataillons anti-IVG ! D’ailleurs, concernant l’inscription de l’IVG dans la Constitution, le vote de l’extrême droite a été partagé, les dirigeants étant fondamentalement opposés à l’avortement. Le refus de reconnaître à la femme le droit de disposer de son corps est la racine des discours radicalisés.

L’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

Ceux qui prétendent défendre la justice sociale nient pourtant les écarts de salaire entre les femmes et les hommes, préférant inviter les femmes à choisir des « métiers mieux payés ».
Au niveau européen, les partis nationalistes se sont opposés à la directive visant à lutter contre la discrimination en matière de rémunération et à contribuer à combler l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes dans l’Union européenne.

Toujours sous couvert de justice sociale, ils soutiennent les « revenus pour les mères au foyer » qui assignent donc les femmes à un travail domestique… Drôle de conception de l’égalité !
Sur la lutte contre les violences faites aux femmes, encore une vive opposition au déblocage d’un milliard d’euros alors que tous les 3 jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.

En conclusion, malgré une stratégie de dédiabolisation adroitement mise en place auprès des médias et du public, les idées restent les mêmes. L’extrême droite n’est absolument pas un parti de justice sociale prônant l’égalité des travailleuses et travailleurs. Elle est au contraire en opposition directe aux revendications des travailleur·euse·s, des retraité·e·s, des privé·e·s d’emploi et elle est en totale opposition avec tout ce que défend la CGT.

Ne laissons pas les idées d’extrême droite envahir la société et réduire les droits les plus fondamentaux !

Ensemble, exigeons le progrès social
lors des prochaines élections européennes !

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DES RÉPONSES QUI ATTENDRONT

Instance spécifique aux métiers du bord du 16 mai 2024

| Traction

Le 16 mai s’est tenue la première Instance spécifique aux métiers du Bord de l’année 2024.

Cette instance, née après le conflit de décembre 2022, a pour but de traiter les questions inhérentes à la filière Trains.

JOP : La CGT a posé de nombreuses questions qui sont restées sans réponse. La direction s’est, une nouvelle fois, contentée d’une présentation générale sans répondre aux inquiétudes formulées notamment sur l’hébergement en situation d’urgence (délogement suite à incident climatisation ou chambres colonisées par des punaises…). À 2 mois de l’évènement, nous n’avons toujours pas de réponse sur l’utilisation et le respect de la réglementation (temps de trajet), un haut niveau de sûreté à bord ou lors des A/E, la fourniture et l’utilisation des code-pass notamment à proximité des zones rouges.

LAF/ Recouvrement : Une présentation a été faite sur le fonctionnement des 3 sites dédiés de Béziers, Bordeaux et Paris, ainsi que sur leurs résultats en matière de recouvrements des PV. Béziers est le site le plus important avec 40 agents, contre 18 à Bordeaux et 15 à Paris. Le site biterrois a la particularité, en plus de traiter les recouvrements à l’amiable, d’être en charge des contentieux (pour ce qui est des contentieux « réseaux sociaux » la direction TGV sud-est se charge de répondre aux contrevenants…). La délégation CGT a alerté sur le nombre important d’appels effectués pour contacter les personnes sous le coup d’un ou plusieurs procès-verbaux ainsi que sur les conditions de travail quotidienne des agents en lien avec le sous-dimensionnement des équipes. En effet, avec une moyenne de 80 appels par jour à traiter par agent, avec des échanges parfois traumatisants, tendus voire violents entre nos collègues et les contrevenants, les conditions sont particulièrement difficiles, voire anxiogènes.

En parallèle, le taux de recouvrement n’évolue que très peu depuis des années avec un taux de seulement 7,82 % au global (9 % sur TN) Malgré des accords avec certains pays qui ont permis de « récupérer » 150 000 € en 2023 sur 21,6 millions € (28 millions € supplémentaires sont encaissés par l’État).

2,4 millions de PV ont été émis en 2023 pour un montant total de 276 millions d’euros. 70 % de ces PV sont réalisés sur TER et 320 000 seraient inexploitables.

276 : c’est, en millions d’euros, le coût total des PV émis en 2023.

2,4 millions :  c’est le nombre de PV émis, dont 320 000 sont non-exploitables.
70 % des PV sont rédigés sur TER.

Pour faire face à ces chiffres, la direction entend sensibiliser les ASCT. Avant d’envisager toute initiative, la CGT a rappelé le contexte Sûreté à bord et les nombreuses situations tendues que rencontrent les ASCT.

Sûreté : La direction affiche un nombre d’agressions en baisse qu’elle justifie par des taux satisfaisants de prise en main et d’utilisation des caméras-piétons.

Si le niveau des agressions baisse sur TGV, pour la CGT cela est principalement dû à la présence significative d’agents B et à la généralisation des accueils-embarquements.

En revanche, les agressions explosent sur IC et la direction est dans l’incapacité de fournir un début d’analyse. Pour la CGT, cette recrudescence a un lien direct avec le nombre important de trains en retard ou supprimés faute de moyens, ainsi que sur des effectifs insuffisants à bord. Des solutions doivent être trouvées rapidement pour faire baisser le nombre d’agressions.

Enfin, concernant TER, si la direction se satisfait d’une baisse de 6 % par rapport à l’année dernière, les 4 641 actes d’agression sont à mettre en relation avec le nombre d’ASCT sur TER, qui est de 5 103. Concrètement, cela représente près d’une agression par an et par agent sur TER et reflète une politique absurde de lutte anti-fraude.

Dans ce cadre, la CGT attend de la direction qu’elle propose un vaste plan Sûreté. Il est urgent de répondre globalement et efficacement à l’explosion d’agressivité et de violence que subissent les ASCT, illustrée par les dernières agressions. C’est la raison pour laquelle la CGT poursuit ses revendications sur l’emploi ASCT et exige la réalisation des 850 recrutements budgétés cette année suite à la table ronde du 7 février dernier. Aussi, la CGT a proposé à la direction une ventilation des emplois sur le territoire afin de favoriser les parcours professionnels à partir de TER, de renforcer la production, d’atteindre dès 2024 l’équipement de tous les TGV en agent B et d’étendre cette mesure à IC afin d’en améliorer la sûreté. Les 200 emplois supplémentaires doivent, en ce sens, servir à améliorer l’accompagnement des trains sensibles et les trains ANS sur TER.

Dans ce contexte, le port de la caméra-piéton n’apporte aucune garantie. D’ailleurs, et de façon unanime, toutes les Fédérations syndicales ont condamné les pressions exercées sur les agents pour imposer leur utilisation (nous sommes bien loin du principe du volontariat…). Est-ce en lien avec les éléments chiffrés remis en séance qui attestent d’une baisse de nombre de volontaires ou d’activations de la caméra ? Si la direction croit aux bienfaits de son projet de caméra-piéton, ne doit-elle pas s’attacher à convaincre, plutôt qu’à contraindre ?

Enfin, la CGT est également intervenue pour dénoncer la productivité accrue faite sur l’ensemble des roulements ainsi que sur le durcissement du dialogue de la part des axes à l’égard des OS.

La CGT a rappelé qu’en marge de cette instance, la direction avait organisé un COTECH (comité technique) le 14 mars 2024 axé sur l’usure professionnelle. Force est de constater qu’il y a de gros écarts entre l’objectif du COTECH et la réalité de ces pré-commissions Roulement qui dégradent les conditions de travail des roulements et de la réserve. Si la direction annonce la mise en place de mesures rectificatives, le signal envoyé par les axes est désastreux.

LA CGT DEMEURE FORCE DE PROPOSITION POUR DÉFENDRE, AMÉLIORER ET
PÉRENNISER LE MÉTIER D’ASCT !

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UNE EMBAUCHE = UN LOGEMENT IMMÉDIAT !

| Les conditions sociales

Alors que, grâce à la mobilisation, la CGT a gagné 1 100 emplois supplémentaires aux 7 300 initialement prévus pour 2024, l’accès au logement pourrait devenir discriminatoire à l’embauche, notamment en région parisienne et dans les zones dites tendues de province.

UN CONTEXTE DÉFAVORABLE ?!

Les six dernières années de mandat Macron sont celles durant lesquelles la France a construit le moins de logements au cours des trente dernières années. Les lois BOUTIN, ALLUR, ELAN et le projet de loi KASBARIAN ne visent qu’à répondre aux situations d’urgence en oubliant au passage le concept de mixité sociale dans les HLM. Ils opposent les pauvres aux « presque-pauvres » entre eux !

Le parc social est sous-dimensionné face au système capitaliste qui laisse de plus en plus d’exclus au fur et à mesure qu’il avance.

LES CHEMINOTS N’ÉCHAPPENT PAS À LA RÈGLE

Le gel des salaires durant 8 ans, l’abandon du statut, l’accord classifications et rémunérations avec une RAG au rabais, font qu’en 10 ans, les cheminots et leurs familles sont passés de 7 % à plus de 30 % des demandes de logement classifiées en PLAI : le plafond le plus bas des revenus pour accéder aux logements sociaux.

UN PARC « CHEMINOTS » DE PLUS EN PLUS RÉDUIT ?

Comme pour les cotisations sociales, injustement appelées charges patronales, le 1 % logement s’appelle PEEC (Participation à l’Effort des Employeurs à la Construction) alors qu’il est bel et bien le fruit des richesses produites par les salariés.

La SICF, collecteur du 1 % SNCF, ne tient pas ses promesses : les plans de construction triennaux de ces dernières années ne sont pas respectés. Pire, l’argent dédié à la construction sert à réhabiliter les logements que le bailleur ICF Habitat n’entretient que très peu. Pourtant, ces 5 dernières années, ce sont plus de 3 milliards d’euros qu’a rapporté la vente du patrimoine des cheminotes et cheminots.

Nous exigeons que la SNCF investisse sur fonds propres dans des logements où elle serait seule propriétaire pour répondre aux besoins sociaux des cheminots et leurs familles en appliquant des loyers sociaux.

DOUBLE PEINE POUR LES JEUNES EMBAUCHÉS

Des jeunes cheminots en attente de logement en IDF sont contraints d’habiter Reims, Le Mans, Lille…

La Direction leur enlève l’autorisation domicile-travail sur leurs facilités de circulation au bout de 12 mois, les contraignant à se déplacer pour aller travailler suivant le bon vouloir des collègues ASCT. Cette situation n’est admissible pour personne.

LA CGT EXIGE QUE LE LOGEMENT NE SOIT PAS UN SUJET DISCRIMINATOIRE À L’EMBAUCHE, LA DIRECTION DOIT APPLIQUER CETTE FORMULE SIMPLE :
UNE EMBAUCHE = UN LOGEMENT IMMÉDIAT !

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PRÈS DE 8 000 CHEMINOTS VEULENT REMETTRE LE TRAIN PUBLIC SUR DE BONS RAILS !

Manifestation nationale des cheminots

| Espace presse

La Fédération CGT salue les cheminot·es qui, une fois encore, se sont engagés dans cette belle journée.

Ce 28 mai 2024, à l’initiative de la CGT, le passage de la flamme avait pris de l’avance à Paris !

Venus de toute la France, les cheminot·es, massivement rassemblé·es sous les bannières de la CGT, ont redit toute leur opposition à la stratégie détestable de casse de l’outil public portée par les gouvernements successifs et la direction de l’entreprise.

Soutenus par de nombreuses délégations des syndicats européens présentes sur place, nous pouvons réaffirmer que nous sommes dans le vrai lorsque nous estimons que l’ouverture à la concurrence, tant dans le trafic voyageurs que dans le trafic marchandises, est dangereuse pour l’avenir des entreprises « historiques ».

La concurrence entre les salariés du public comme du privé l’est tout autant !

Nous ne céderons pas !

Les cheminots ont eu raison de défiler dans les rues de Paris pour redire qu’ils sont :

  • CONTRE la libéralisation et la casse de l’entreprise publique SNCF et opposés à la concurrence dans le transport de voyageurs ;
  • POUR sauvegarder le Fret SNCF et gagner un moratoire sur le projet de liquidation de notre outil public de transport de marchandises ;
  • POUR que les 8 400 autorisations d’embauches gagnées par le rapport de force soient effectives en 2024 afin d’améliorer la production et les conditions de travail au quotidien ;
  • POUR l’ouverture immédiate de négociations annuelles obligatoires et une augmentation générale des salaires ;
  • POUR une refonte totale et une augmentation des primes de travail pour tous les cheminots ;
  • POUR l’élargissement à la branche ferroviaire de l’accord CPA signé à la SNCF ;
  • POUR l’élargissement de la liste des métiers soumis à pénibilité.

 

Cette manifestation nationale unitaire, soutenue par les syndicats européens sera, à ne pas en douter, un point d’étape qui fera date dans notre bataille contre la libéralisation des chemins de fer publics.

D’ores et déjà, la Fédération CGT appelle ses syndicats, avec les cheminots, à se réunir dans les chantiers, à débattre et construire les revendications au plus près des lieux de travail, afin d’envisager des suites revendicatives dont le niveau du rapport de forces et les modalités devront être proportionnels aux attaques !

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TABLE RONDE JO/JOP : LES ANNONCES

| Communiqué

Cette table ronde se déroulait au lendemain d’une forte mobilisation des cheminotes et cheminots d’Île-de-France afin d’exiger des moyens pour assurer la production dans le respect de la réglementation du travail et une reconnaissance financière de la part de l’entreprise.

La CGT s’est faite l’écho des revendications portées par ses syndicats et a exigé des réponses et des engagements de la part de la direction.

La direction SNCF a présenté aux organisations syndicales un projet d’accord reprenant des éléments sur les recrutements réalisés en 2023. Elle a renvoyé à la table ronde Emploi du 29 mai pour une présentation précise des recrutements 2024 et leur déclinaison par territoires et métiers.

La CGT a contraint la direction à s’engager au respect strict de la réglementation du travail, aucunes dérogationsne sera possible sous prétexte du surcroît de charge de
travail pendant les JOP. La direction n’appliquera pas la loi du 19 mai 2023 relative au JOP de 2024.

La direction a proposé de mettre en place une indemnité journalière de 95 € uniquement pour les agents qui concourront directement à la production pendant les JOP à proximité d’un site olympique. La direction estime que cela pourrait concerner 50 000 agents dont 30 000 en Île-de-France. Cette mesure exclue de fait les agents des fonctions support, celles et ceux qui ont participé à la préparation des JOP dans les différents services et les cheminotes et cheminots des sites non olympiques mais qui connaîtront un afflux de voyageurs.

Pourtant, la CGT a porté l’exigence que tous les cheminots puissent bénéficier d’une mesure financière. En effet, il y a évidemment des cheminots pour qui la charge de travail sera plus importante autour des sites où se déroulent les disciplines olympiques. Pour la CGT, 10 millions de touristes en plus sur la durée des JO vont clairement entraîner un accroissement de charge pour tous les cheminots sur l’ensemble du territoire. La direction n’a pas daigné répondre à notre demande d’une mesure pour tous.

Le projet d’accord est soumis à signature jusqu’au 04 juin. La fédération CGT des cheminots consultera ses instances dirigeantes pour déterminer sa position.

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UN RÈGLEMENT EUROPÉEN VIOLENT ET DÉVASTATEUR !

Sécurité

| Tract

Un nouveau règlement européen supprime la quasi-totalité des conditions de formation et d’aptitude requise pour réaliser des missions de sécurité (autres que celles de la conduite des trains, pour le moment).

Les conséquences seront dévastatrices pour les cheminots et pour les usagers.

Les prochaines semaines vont être décisives pour inverser ces décisions.

De l’aveu même de la direction générale des Infrastructures, des Transports et des Mobilités (DGITM), l’application au 28 juin 2024 du nouveau règlement européen entraînera la suppression de 95 % des obligations actuelles faites aux employeurs pour former et garantir l’aptitude des cheminots en matière de sécurité.

Afin de lever tous les freins à la libéralisation du ferroviaire, le nouveau règlement européen supprime totalement les tâches essentielles de sécurité et les conditions de formation, de santé médicale et psychologique.

Reçue en urgence le 21 mai, au siège de l’UTP (le patronat de la branche ferroviaire), la CGT a dénoncé les conséquences du déploiement de ce règlement européen conduisant à l’abaissement du niveau de sécurité des circulations et du personnel.

Il agit comme un véritable outil de dumping social avec :

  • la suppression de centaines de postes en charge de la formation professionnelle ;
  • la fermeture des centres d’aptitude ;
  • la suppression de milliers d’emplois, conséquence mathématique de la disparition des centaines de milliers de journées de service consacrées aux examens d’aptitude et aux formations professionnelles ;
  • les qualifications liées à la formation seront donc revues au minimum, avec pour visée des baisses de rémunération ;
  • l’abrogation des exigences d’aptitude physique et psychologique.

Les accidents quotidiens et parfois mortels pour les cheminots ne suffisent pas à raisonner un libéralisme forcené et un patronat du ferroviaire avide de gains de productivité.

Pour la CGT, l’horizon tracé par ce règlement n’est pas indépassable. Différentes possibilités pour améliorer le niveau de sécurité et les conditions de travail des cheminots existent.

Cependant, seule la mobilisation des cheminots pourra imposer une autre voie au patronat et aux gouvernements libéraux.

Dans les rues de Paris, le 28 mai 2024, au départ de la grande manifestation nationale des cheminots, place d’Italie, à partir de 12 heures (départ de la manifestation à 14 heures)…

ENSEMBLE, REMETTONS LE TRAIN PUBLIC SUR DE BONS RAILS !

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APPEL ISSU DE LA 20e CONFÉRENCE DE l’UFR

Union fédérale des retraités

| Retraités UFR

Réuni·es en conférence du 14 au 16 mai 2024 à Saint-Mandrier, les délégué·es des sections de retraités des syndicats de cheminots CGT ont débattu de la situation politique et sociale dans le pays.

Elles et ils ont réaffirmé leur engagement pour la paix dans le monde et dénoncé le plan du gouvernement qui annonce vouloir faire 10 milliards en 2024 et 20 milliards d’€ en 2025 d’économies sur la politique sociale, les services publics et la transition écologique.

Les questions de protection sociale ont fait l’objet de nombreux échanges, les intervenantes et intervenants condamnant tour à tour la réforme des retraites, les difficultés d’accès aux soins, l’augmentation des franchises médicales et, plus globalement, le recul de la prise en charge des dépenses de santé par les régimes obligatoires (sécurité sociale et CPR) et le risque d’un transfert vers les organismes privés. Le coût de gestion de ces organismes (assurances, mutuelles) est six fois supérieur au coût de gestion de la Sécu !

C’est dans ce contexte que les délégué·es ont réaffirmé leur totale opposition à la mise en place, à l’horizon 2025, d’une complémentaire santé obligatoire pour l’ensemble des cheminot·e·s actives et actifs statutaires.

Privées de la solidarité intergénérationnelle, les cotisations des complémentaires santé augmenteraient fortement et le tissu mutualiste cheminots pourrait disparaître. Par ailleurs, la politique d’entreprise concernant la médecine de soins s’en trouverait affaiblie !

Quant au gouvernement, il y verrait une opportunité pour aligner, par le bas, les prestations du régime spécial servies par la CPR à l’ensemble des salarié·es de la branche du ferroviaire, quels que soient leur statut ou leur entreprise.

Face à l’entêtement de la SNCF sur ce dossier avec la présentation d’un nouvel accord d’entreprise en 2024, la Fédération CGT des cheminots porte, à l’inverse, la revendication d’un élargissement du régime spécial de prévoyance servi par la CPR à l’ensemble des salarié·es de la branche du ferroviaire, quels que soient leur statut et entreprise.

 

Les délégué·es réuni·es lors de cette conférence appellent l’ensemble des retraitées et retraités cheminots à faire connaître au plus grand nombre cette proposition de la Fédération CGT des cheminots et à agir avec les actifs pour la faire aboutir.

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AGENT DE CONDUITE FRET SNCF, UN MÉTIER SOUS TENSION !

Audience traction Fret

| Traction

Le 14 mai dernier, une délégation CGT a été reçue en audience par la direction de Fret SNCF sur la répartition de charge entre les résidences, l’organisation des pools FAC type Giraf/Ecaf, le respect de la réglementation en vigueur, les parcours professionnels, la refonte du système de prime traction ainsi que sur la participation aux Cotech métiers.

Répartition de charge entre résidences

Lors de cette audience, la délégation CGT a interpellé la direction de Fret SNCF sur la répartition de charge Traction au sein des différentes résidences. Aujourd’hui, la Direction organise de manière volontaire une production à outrance sur certains sites, quitte à payer double ceux qui les remplacent. Pour exemple, un conducteur peut effectuer 500 kilomètres et 7 heures de travail de pleine nuit quand, sur d’autres sites, des conducteurs sont inutilisés.

En sous-utilisant certains conducteurs, la Direction espère ainsi supprimer des emplois. Sous couvert de discontinuité, elle tente d’imposer les départs vers la SA Voyageurs. De plus, la mise en place de l’ULN (unité ligne nationale) censée réunir toutes les résidences au sein d’une même conception n’apporte aucune amélioration, bien au contraire.

La CGT dénonce ce système et a exigé de la transparence dans les organisations de travail. La répartition de la charge obéit à un processus bien établi, et chacun peut constater jour après jour les aberrations de ce système qui est un non-sens social, environnemental et économique. La CGT a proposé de revoir le calendrier en amont des GT Roulements afin de pouvoir faire remonter ses propositions.

Pour la Direction, le maître-mot est l’optimisation des journées de service, malgré une ACR (adéquation charge-ressources) à + 80 au niveau national.

La CGT a également revendiqué un retour à la multi-activité, qui a été possible pour Captrain et qui pourrait tout autant l’être avec SNCF Voyageurs, particulièrement dans les résidences fortement impactées.

Respect de la réglementation et pools FAC type Giraf/Ecaf

Malgré toutes les tentatives mises en oeuvre par la Direction pour masquer les conditions d’utilisation de ces agents extrêmement malléables, la CGT a relevé et dénoncé une nouvelle fois de très graves dérives réglementaires :

  • périodes de travail pouvant aller jusqu’à 8 jours consécutifs ;
  • prise de RHR sur les engins moteurs ;
  • délais d’acheminement et de repos non respectés entre deux journées de service (exemple : fin de service à Châlons-en-Champagne à 9 heures pour une reprise de service à 21 heures à Calais le jour même)
  • RHR de 6 heures.

La délégation CGT a rappelé la Direction à ses responsabilités pénales en cas d’accident ou d’incident.

Lors d’aléas, ces pompiers du rail sont systématiquement appelés sans qu’aucune solution ne soit recherchée dans les dépôts avec des conducteurs disponibles, une manière de justifier leur nombre grandissant : 43 ADC Ecaf/Giraf.

La CGT exige une équité de traitement pour tous les agents de conduite de Fret SNCF. La Direction doit revenir à la raison et stopper ces dérives, y compris dans l’attribution de certaines indemnités.

Parcours professionnels

La CGT a demandé un état des lieux exhaustif des parcours professionnels vers le TGV. La Direction s’est engagée à fournir l’ensemble des protocoles et des listings mis à jour et a réaffirmé sa position de proposer un accès direct TGV aux conducteurs Fret sans passer par Voyageurs.

Refonte du système de prime traction

L’éclatement de l’entreprise consécutif à la réforme ferroviaire de 2018 a rendu le système de calcul obsolète. Notre projet CGT prime de traction porté depuis 2022 est beaucoup plus protecteur pour les conducteurs car il instaure une prime de base garantie (46,62 %) versée pour chaque journée de service mais également en cas de journées inutilisées de maladie ou encore de blessure hors service. S’ajoute à cela une prime de technicité (19,38 %), qui reconnaît la « technicité » du métier (interopérabilité, grand axe), et une prime de production (34 %), qui reprend l’amplitude de travail, les heures en tête de train et les heures de nuit.

La Direction avait acté, en mai 2022, suite à une grève, un travail sur la rémunération des particularités liées aux métiers du fret. Force est de constater que, deux ans plus tard, rien n’a été engagé.

Participation de Fret SNCF aux Cotech métiers

Les conditions d’exercice du métier ou encore sa pénibilité ne sont pas différentes que l’on soit conducteur de Voyageurs ou bien conducteur de Fret. Nous avons réitéré notre demande à ce que Fret SNCF participe activement à ces Cotech. La qualité de vie au travail des agents de conduite de Fret SNCF est un sujet majeur qui mérite que l’on s’y penche beaucoup plus sérieusement que ce qui a pu être fait ces dernières années.

POUR LA DÉFENSE D’UN VRAI SERVICE PUBLIC DE TRANSPORTS
DE MARCHANDISES ET UN CADRE SOCIAL DE HAUT NIVEAUPOUR TOUS :

LA FÉDÉRATION CGT APPELLE TOUS LES CHEMINOT·E·S À PARTICIPER MASSIVEMENT
À LA GRANDE MANIFESTATION NATIONALE CHEMINOTE DU 28 MAI PROCHAIN À PARIS !

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QUAND SNCF VOYAGEURS RESSORT SES VIEUX DOSSIERS !

Prise de congé

| Trains

Prendre congé, se retirer ; accomplir les devoirs dus à une personne que l’on quitte. Cette expression, qui a vu le jour dans la seconde moitié du XIXe siècle, s’emploie toujours aujourd’hui, et la direction veut inscrire ce protocole à la sortie de ses TGV.

En 2011, la direction de l’Axe Atlantique avait tenté de passer en force ce concept, visant à imposer aux ASCT de se tenir sur le quai à l’arrivée du train pour saluer les voyageurs. Devant la levée de bouclier des agents et l’action de la CGT dans les établissements de l’Axe, cette « idée » avait été enterrée. Cependant, aujourd’hui, la direction revient à la charge !

« Le service, toujours le service », c’était l’argument de l’activité TGV et de la feue DDT, quitte à mettre en place des organisations complexes, inutiles, voire insécurisantes. Force est de constater que si les têtes changent, les idées restent les mêmes !

En effet, depuis plusieurs semaines, axe après axe, il est demandé aux ASCT de procéder à ce geste à l’arrivée des TGV, faisant fi des arguments légitimes portés par la CGT et des craintes des ASCT pour leur propre sûreté.

Pour convaincre les ASCT de la pertinence de la mise en place du concept de la prise de congé qui devrait permettre, selon elle, de fidéliser le client et personnaliser la relation, la direction souhaite désormais l’intégrer dans le dispositif primable IMPEC…

Au regard du niveau des agressions, la CGT estime qu’une telle mesure peut conduire à exposer les ASCT inutilement. Pendant ce temps, pour légitimer leur projet, certaines UO indiquent que dès lors qu’il y a 2 ASCT sur un train, il convient que les ASCT s’isolent en se disposant le long de la rame… Tout le contraire des principes Sûreté de base préconisés lors des opérations de contrôle.
Dans la continuité d’une régularisation compliquée ou d’une réflexion à bord, est-il normal et utile qu’un ASCT se positionne en bout de train pour saluer les voyageurs ? Dans l’esprit d’un contrevenant, cela pourrait être interprété comme de la provocation.

Les ASCT ont un rôle de sauvegarde des recettes. En ce sens, ils ne sont ni des hôtesses, ni des stewards. En imposant cette mesure, les principes les plus élémentaires de sûreté sont mis à mal. Ainsi, la dernière ronde et l’annonce à l’arrivée suffisent à entretenir le relationnel avec les usagers, sans exposer les ASCT.

Devant les conséquences d’une politique faite de suppressions de postes dans les gares, la direction s’efforce de trouver des solutions peu coûteuses pour répondre aux standards qu’elle ambitionne.
Pour la CGT, cet accueil à l’arrivée doit avant tout être effectué par les cheminots de l’escale, qui sont les seuls à avoir une parfaite connaissance de leur gare et dans les meilleures conditions pour informer et guider les usagers.

Pour toutes ces raisons, la CGT demande que le concept « prise de congé » soit discuté avec les personnels de l’escale et de la SUGE. En ce sens, les ASCT ne doivent pas être sollicités pour cette organisation.

LA CGT, TOUJOURS PRÉSENTE POUR DÉFENDRE
LES INTÉRÊTS DES ASCT !

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