Fédération CGT des Cheminots


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ASCT, RET, À VOUS DE JOUER !

DCI TRAINS DU 26 SEPTEMBRE 2017

| Services communs

L’ouverture, à grand renfort de publicités le 1er juillet, des nouvelles lignes LGV vers la Bretagne et Bordeaux, a été l’occasion pour l’entreprise de modifier en profondeur l’approche et le contenu du travail des ASCT opérant à bord des trains sur ces 2 nouvelles lignes.
En effet, entre le changement de nom de TGV à InOui, l’absence d’activité de contrôle à l‘initiative de l’entreprise et les manques importants constatés lors des accueils/embarquements à Bordeaux et Paris Montparnasse, notamment du fait de la neutralisation des portiques d’embarquement, la CGT constate et déplore une dégradation importante des conditions de transport, de travail et de sûreté pour les usagers et les cheminots.

La communication des établissements, suite à la posture adoptée par l’axe Atlantique, est grave. En effet, nous constatons une dégradation inquiétante des dispositifs d’embarquement sur Paris/Lyon, et le non-respect des engagements de la Direction concernant l’aspect financier et la sûreté. Ainsi, force est de constater que la Direction de l’entreprise n’est plus garante des 4S, véritables piliers des fondamentaux métiers des ASCT. La privatisation des missions de sûreté et de l’accueil lors des embarquements, est un point plus qu’irritant pour la CGT et les ASCT. Par cette organisation, c’est la remise en cause du professionnalisme des agents SNCF par le moins disant social.

C’est dans ce contexte que la fédération a déposé une DCI nationale sur les sujets des TGV 100% service, les AE et les portes d’embarquement.

La délégation a été reçue uniquement par la Branche Voyages, malgré une DCI déposée au niveau du GPF et de son DRH J-M Ambrosini. Cela démontre la considération de la Direction envers l’ensemble des ASCT et le peu de cas qu’elle fait de l’unicité du métier qui doit rester transverse à toutes les activités.

Sur les TGV service, la Direction nationale reste évasive, quant aux futures missions des ASCT à bord des trains. Elle avance juste quelques principes généraux, qui consistent à dire que le métier sur TGV s’oriente principalement sur du « service » aux dépens d’une ou plusieurs des missions reprises dans les 21 situations professionnelles du métier d’ASCT, mais sans en dire plus.

Ces projets de TGV 100% autrement appelé INOUI, sont donc des coquilles vides, alimentées « au fil de l’eau », en fonction du profil de la clientèle, par les AXES ou par des produits « dérivés ».

La Direction nous renvoie donc vers les dirigeants d’axe qui ont carte blanche dans le domaine du « n’importe » quoi sauf des trains.

Sur les problèmes liés à l’explosion de la fraude sur certains axes, pour la CGT, c’est dû :
• A la mise en place des TGV 100% service non contrôlés à bord ;
• Aux dysfonctionnements des portes d’embarquement ;
• Au manque de personnel d’ESCALE et à l’absence de la SUGE sur les dispositifs ;
• Au non-respect de l’équipement des trains ou au recours à du personnel CDD.

Selon la Direction, nous sommes dans une phase de transition. Tout devrait mieux aller dans « quelque temps » … Pour la CGT, l’exemple du Paris Lyon, en place depuis 2 ans, démontre l’inefficacité de ces projets vu que rien ne s’est amélioré depuis.

C’est inacceptable car les premières victimes sont les ASCT et leurs RET qui naviguent à vue, sans aucune une ligne directrice claire.

Concernant les mesures pour la LAF, la Direction n’annonce aucun moyen humain supplémentaire, mais indique que les AXES travaillent avec des « données » par TGV qui serviront UN JOUR à cibler tel ou tel train ou tel ou tel type de fraude. Le digital plutôt que l’efficacité humaine !

Sur les portes d’embarquement, la Direction VOYAGES admet que dans la communication du Président, il y a eu une certaine précipitation sur les TGV IN-OUI, les dispositifs n’ayant pas assez été testés ni rodés.

Elle indique que pour le positionnement des ASCT, qu’il est préconisé de se placer derrière les dispositifs, mais que ce sont encore une fois les axes qui décident. La Direction Voyages nous invite donc à rencontrer les dirigeants des axes…

Sur l’emploi : la CGT a tenu à dénoncer le manque d’effectif au sein de la filière, et les pratiques scandaleuses de la Direction qui industrialise et développe de manière exponentielle le recours aux CDD, CDD seniors, intérimaires et autres emplois précaires ; voire même à faire appel aux jeunes retraités pour reprendre du service. Autre innovation : le recours aux sociétés Manpower et ADECCO pour trouver des chefs de bord et des Gestionnaires de Moyens.

Alors qu’un grand nombre d’ASCT sont en âge ou en passe de partir à la retraite (génération TGV années 80), aucune phase de recrutement n’est prévue pour compenser ces départs. Tout cela est préoccupant sur le devenir des ASCT à bord des trains.

Au contraire de l’activité Voyages, de la DDTE et de la Direction du GPF, la CGT se battra pour conserver un vrai métier train !

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LA CONDUITE D’UN AUTRE CHANGEMENT !

Action du 16 novembre 2017 (Services communs)

| Services communs

Les Services Communs sont menacés par les projets de la Direction de l’Entreprise.
La charge de travail et donc l’existence même des Services Communs au sein de l’entreprise sont liées au nombre de cheminots à qui le service est rendu.
L’avenir des Services Communs dépend donc directement du choix de l’Entreprise en termes de politique d’emploi.

Aujourd’hui, les projets de réduction de personnel touchent les contrôleurs (EAS/trains sans contrôleur), les conducteurs de trains (le choix du bus de G. Pépy), la filialisation du Fret SNCF avec ses 6083 cheminots, la fermeture de postes d’aiguillage du réseau secondaire, le recours à des prestataires privés tant à l’équipement qu’au matériel générant la suppression des postes de cheminots, l’avenir incertain de plus de 2800 cheminots de la SUGE au sein du GPF,…
Ce sont des milliers de suppressions de postes que l’entreprise tente de réaliser en faisant croire à une inéluctable ouverture à la concurrence.
La CGT dénonce ce choix politique incohérent et inacceptable, au regard de notre mission de service public, qui doit permettre la mobilité des individus en toute sécurité pour les besoins liés au travail, à la santé, la famille, les loisirs, …
En outre, faire le choix du bus dans ce contexte environnemental est un non-sens !
La CGT interpelle le Président Pépy et le Gouvernement dans leur logique ultra-libérale ignorant le climat et la qualité de vie de tous.
Aussi, cette politique anachronique, si nous laissons faire, pourrait avoir raison des métiers des Services Communs présents dans l’ensemble du GPF.
D’ores et déjà, l’orientation de transformer l’EPIC SNCF en une cellule de pilotage met en danger l’emploi dans tous collèges et les fondamentaux métiers qui vont avec.
La politique globale de Monsieur Guillaume Pépy pourrait être confortée par une loi Travail 2 et les ordonnances Macron : Direction et gouvernement ont un intérêt commun, à savoir, le démantèlement de l’entreprise SNCF.
Chaque jour, les cheminots des Services Communs constatent les conséquences des choix de l’Entreprise et notamment la détérioration de leurs métiers et de leurs conditions de travail.
La transformation digitale, imposée à la hâte, se traduit par une déferlante de nouveaux outils. L’absence de réelle formation et l’insuffisance de temps nécessaire pour s’y adapter, désorganisent et compliquent le travail de chacun.
L’encadrement, également, se retrouve dans des situations de plus en plus complexes, sans véritable droit à la déconnexion.
La CGT dénonce une extrême polyvalence et un rythme de travail qui épuisent physiquement et moralement les cheminots.
La CGT exige la reconnaissance des compétences ainsi qu’une véritable politique de recrutement, se traduisant par des embauches au cadre permanent.
Dans ce cadre, le 5ème volet de la Convention Collective Nationale traitera de la classification de nos métiers.
Les périmètres métiers définiront l’emploi nécessaire à la production comme à l’encadrement, mais aussi la qualification des postes au regard des exigences métiers et de la charge de travail. La CGT entend peser dans ces négociations.

Rien n’est irréversible, l’Histoire nous le montre !

Ces derniers mois, la mobilisation des cheminots des Services Communs ne cesse de s’élever.
Les cheminots de tous collèges se rassemblent. Ils n’acceptent plus d’absorber toujours plus de tâches, de missions.
La Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots des Services Communs à poursuivre et augmenter la mobilisation, ce jeudi 16 novembre par la grève et à participer aux manifestations interprofessionnelles organisées partout sur le territoire.

UN PRÉAVIS NATIONAL A ÉTÉ DÉPOSÉ
DU 15 NOVEMBRE 19H00 AU 17 NOVEMBRE 08H00.

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CHEMINOTS : NOS DROITS MENACÉS !

Agences Paie et Famille

| Services communs

Les cheminots des agences Paie et Famille sont garants et compétents dans la gestion de nos droits, de notre rémunération et de notre situation administrative au sein de l’entreprise.

Pourtant, nos droits et emplois en tant que cheminots sont menacés ! : Digitalisation des Facilités de Circulation, externalisation et digitalisation de la gestion de nos dossiers agents, projets de nouvelles suppressions de postes en Agence Paie et Famille…

Expérimentation sur la gestion téléphonique des cheminots : Serveur AVAYA

La CGT a démontré que pour tenir le serveur téléphonique AVAYA, il fallait du personnel supplémentaire, puisqu’il était impossible de tenir son poste et dans le même temps tenir un serveur téléphonique.

La CGT et les cheminots des APF avaient également fait savoir que l’organisation du travail était bien plus efficace lorsque les gestionnaires géraient leur portefeuille d’agents et étaient en capacité de répondre à leurs collègues directement.

Si la Direction a reconnu l’incompatibilité entre AVAYA et la tenue du poste, elle a pour autant refusé le retour à la gestion téléphonique par portefeuille d’agents.

Elle n’a d’ailleurs pas mis en place l’effectif pour assurer AVAYA, détériorant ainsi les conditions de travail des cheminots de l’APF, la qualité du service rendu et les délais de réponse à l’ensemble des cheminots de l’Entreprise. Les gestionnaires ne veulent pas d’AVAYA !

Réponse de la Direction : Privatisation d’AVAYA et d’une partie des missions des gestionnaires.

Pour la CGT, c’est une attaque contre la pérennité de nos emplois cheminots !

Face au choix de la Direction d’externaliser, la CGT souligne que nous avons l’expertise et les compétences en interne pour ce type de plateforme et que nous savons faire avec des cheminots : Centre Ligne Directe, par exemple.

En termes de moyens humains cheminots, les EIM regorgent de cheminots sans poste.

La CGT exige sans délai la réinternalisation d’AVAYA

Impact des expérimentations et réorganisations successives sur vos droits

Les cheminots des APF ont pu constater à quel point les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles et que la qualité du service rendu et les délais de réponse s’en ressentent.

Les réorganisations, les restructurations opérationnelles ont largement détérioré le travail en lui-même et de fait, la capacité des agents à assurer le meilleur service possible aux cheminots.

La CGT exige des recrutements et des emplois en corrélation avec la charge de travail.

Les projets de la Direction visant à généraliser la spécialisation dans l’organisation de travail (« travail par thème ») n’améliorent en rien la qualité des prestations. Cela est comparable à un conducteur dédié à une ligne et un engin. La répétition est source d’erreur et totalement contraire à la professionnalisation des cheminots.

La CGT dénonce un retour en arrière digne du « travail à la chaîne ».

Fusion d’Agences ou de sites : isolement des cheminots

La Direction déclare qu’Il n’y a pas de fusion d’APF « en cours », ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de projet de fusion, voire de fermeture d’APF. Les orientations de la Direction nationale visant à alléger les frais en termes de patrimoine et de dépenses immobilières pèsent sur l’avenir des petites agences.

Les cheminots sont de moins en moins souvent gérés par des collègues en proximité, l’accueil physique est limité, voire fermé, ce qui rend encore plus compliqué la gestion de tout problème éventuel, que ce soit concernant la fiche de paie ou tout autre sujet personnel majeur.

La CGT exige un retour à la proximité entre les gestionnaires du personnel et leurs collègues cheminots.

Evolution du travail des gestionnaires et de leurs Dirigeants

La baisse des effectifs s’accentue, mais la charge de travail ne faiblit pas ! La Direction Nationale impose une extrême polyvalence et une poly-compétence aux gestionnaires comme aux dirigeants, qui détériorent gravement les conditions de vie et de travail des cheminots des APF tous collèges confondus, engendrant une explosion des RPS. Pour la CGT, le retour à la triple compétence du métier de gestionnaire du personnel doit s’accompagner du volume d’emploi nécessaire pour les collèges exécution, maîtrise et cadre, de manière à respecter les contours métiers et à permettre une organisation du travail efficace.

Les nouveaux outils imposés par la Direction nationale aux APF sont souvent inadaptés et rendent le travail moins précis, plus long, plus compliqué. Ces nouveaux outils entrainent de nouvelles sources d’erreurs et donc un travail supplémentaire de contrôle.

Le travail en APF évolue et exige de plus en plus de nouvelles compétences, mais la reconnaissance professionnelle n’y est pas, que ce soit pour les gestionnaires comme pour leurs Dirigeants.

La CGT demande une étude de requalification des postes tous collèges, en cohérence avec les nouvelles exigences métier. La juste rémunération du travail est un élément d’amélioration des conditions de travail et de fait, d’une meilleure qualité de service.

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MENACES SUR LA SUGE

| Services communs

La Surveillance Générale est un service en constante évolution depuis ces dernières années, notamment depuis la mise en place de la contractualisation en 2003. Après plusieurs organisations successives changeant les brigades SUGE en Directions Territoriales pour finalement arriver à un fonctionnement DZS aux périmètres empruntés aux Zones de Défense, la réforme du ferroviaire est venue porter de nouveaux coups au service.

Ce n’est pas la réforme du code du travail qui est de nature à nous rassurer sur notre devenir puisque contrairement aux différentes communications des uns et des autres laissant penser le contraire, les ordonnances Macron s’appliquent bel et bien aux cheminots.

La question de l’avenir de la SUGE dans le contexte de la réforme ferroviaire se pose aujourd’hui au regard de l’isolement de la sûreté du reste des fonctions transverses dans l’EPIC de tête.

Cet isolement, organisé et entretenu par une Direction de la Sûreté se comportant comme une entreprise autonome et indépendante de l’EPIC, pose très sérieusement le sujet de l’externalisation du service.

Dans un rapport « Sécurité des transports ferroviaires de Fret et avenir de la Surveillance Générale à la suite de la libéralisation européenne » datant de mars 2006 et adressé au Ministère des Transports, la réflexion était déjà bien engagée. Le rapporteur prônait une solution consistant en la constitution d’une société filiale de la SNCF à qui serait affecté l’ensemble des moyens de la SUGE.

Attention donc à ce que les « mauvais démons » ne ressurgissent pas !

Si cette solution a été écartée à l’époque, et que la filialisation était motivée par la volonté de permettre la fourniture de prestations aux autres EF dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, il n’en demeure pas moins qu’elle n’a jamais été définitivement abandonnée, bien au contraire. C’est d’ailleurs tout le sens des orientations et des décisions prises par la Direction de la Sûreté, et plus précisément ces deux dernières années.

Lors de rencontres avec les organisations syndicales durant l’été 2016, la Direction de la Sûreté rappelait l’absolue nécessité d’adhérer à ses décisions de réduction des coûts, des effectifs, de l’augmentation de la productivité opérationnelle. A défaut de quoi, elle prévenait que la disparition du service serait une évidence !!!

C’est avec cette menace brandie sur la tête des cheminots du service que la Direction de la Sûreté a diminué le nombre d’agences SUGE, supprimé 26 postes de RRS et de nombreux postes notamment dans l’encadrement (mesure engendrant au passage 1 000 000 euros d’économies par an).

La Direction entend aller encore plus loin dans la réduction des coûts à la SUGE avec un objectif principal aujourd’hui : la marchandisation de la sûreté.

Vers une sûreté LOW-COST ?

En juillet 2016, l’ARAFER (Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires et Routières) rendait un 1er avis négatif considérant que le coût horaire d’un agent SUGE était beaucoup trop élevé. Un an plus tard, et malgré les mesures drastiques prises par la Direction de la Sûreté (avec les conséquences évidentes sur le quotidien de l’agent SUGE), l’ARAFER revient à la charge en préconisant encore une nouvelle baisse du coût horaire de la SUGE de l’ordre de 3 euros….

Après avoir réduit la voilure sur le nombre d’agences et de sites locaux SUGE, après avoir organisé la fusion des DZS, après le scandaleux tour de passe-passe sur les effectifs consistant à faire passer pour des créations d’emplois des effectifs déjà existants, la Direction entend une fois de plus se plier aux recommandations de l’ARAFER.

La formation comme levier de productivité ?

Pour ce faire, la solution qui semble avoir été arrêtée serait d’économiser sur les coûts de formation, et dans un premier temps, sur la formation TIS. C’est en tout cas l’idée qui aurait discrètement été suggérée aux DZS.

Concrètement, le volume d’heures de la formation TIS passerait de 40 heures minimum à 40 heures maximum en incluant au passage les seules formations obligatoires BTP et TONFA. Autrement dit, un DZS à qui il était reproché aujourd’hui de ne pas respecter les 40 heures de formation TIS annuelles a minima serait demain pointé du doigt si cet objectif était atteint.

Si cette décision venait à se confirmer, elle porterait un coup sans précédent à la professionnalisation de l’agent SUGE.

Après la suppression importante de postes, après la réduction des coûts, après les gains de productivité, après la restructuration et mutualisation de certaines entités SUGE (VTT, CEZAR, SEF), après la fermeture de PC (Marseille), c’est aujourd’hui au fondement même du métier de la SUGE que la Direction vient s’attaquer.

L’externalisation de certaines missions de la SUGE (effectuées aujourd’hui par les sociétés privées de gardiennage) était la première étape, la seconde pourrait être l’externalisation du service.

Parcours professionnels, formation, emploi, conditions de travail, salaires, déroulement de carrière…L’avenir de la SUGE se décide AUJOURD’HUI avec une CGT force de propositions pour contrer les projets néfastes de la Direction !

CHEMINOTS DE LA SUGE, LE 19 OCTOBRE 2017, AGISSONS PAR LA GRÈVE !

(Préavis de grève national déposé pour la période du mercredi 18 octobre 2017 à 19h00 au vendredi 20 octobre 2017 à 08h00)

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FERMETURE DES DATACENTERS, LA DIRECTION N’ASSUME PAS !

DCI du 30 août 2017

| Action du 21 septembre 2017

La CGT a déposé une Demande de concertation immédiate au GPF pour évoquer la situation des Systèmes d’Information. Avec l’utilisation toujours plus grande de solutions externes, de type Cloud « as a service » (IaaS, PaaS, SaaS), l’externalisation gagne encore du terrain.
La conséquence directe de cette politique néfaste est la fermeture de nos DataCenters. Mais la Direction continue de nier l’évidence et la véracité de ses propres documents.
Malgré les critiques et des résultats décevants, la Direction ne compte pas remettre en cause ces modes de fonctionnement, bien au contraire. Quel avenir pour les cheminots dans ce modèle qui ne vise qu’à supprimer leur métier ?

CDS – TIA, ÇA NE FONCTIONNE PAS, MAIS ON CONTINUE !

Depuis des années, la CGT alerte la Direction sur l’inefficacité et les dysfonctionnements des Centres de Services et Tierces Intégrations Applicatives (TIA) mis en place.

Aujourd’hui, la qualité de service et les conditions de travail des cheminots ont nettement été dégradées par ce mode de fonctionnement. Même la Direction le reconnait à demi-mot aujourd’hui.

Mais malgré ce retour d’expérience désastreux, cette dernière persiste à dire que ce modèle est bon et va mettre en place de nouvelles TIA là où ça marchait encore bien avec un fonctionnement interne. Une nouvelle fois, cela se fera au détriment des conditions de travail des cheminots et de la qualité de service rendu.

Le seul argument avancé pour justifier ces choix repose sur les économies réalisées. Economies que la Direction a bien du mal à justifier auprès des représentants des salariés.

Aucun chiffre n’a jamais été présenté malgré nos nombreuses demandes, la Direction se contentant d’affirmations péremptoires.

Depuis des années, nous sommes censés croire sur parole la Direction.

Aussi, vos élus ont interpellé la Présidente du CE de l’EPIC SNCF afin que leur soient enfin fournis des éléments chiffrés. Ceux-ci seront examinés au cours d’une Commission Economique. Une expertise économique pourrait être demandée et le cas échéant, un droit d’alerte économique déposé.

La CGT exige de la Direction qu’elle rende des comptes sur les choix opérés et notamment l’externalisation comme unique horizon.

TOUJOURS PLUS D’EXTERNALISATION

La réorganisation de e-SNCF vise en fait à nous préparer à la mise en oeuvre de la feuille de route technologique.

La SNCF ne peut bien évidemment pas se permettre l’immobilisme et passer à côté de la révolution digitale déjà enclenchée. Mais en l’état, il est difficile de vraiment savoir quel rôle les cheminots tiendront dans cet immense chantier et quels impacts cela aura sur leur emploi et leurs conditions de travail.

Certaines filiales comme ITnovem prennent de plus en plus de place dans notre organisation. Demain faudra-t-il postuler en filiales pour continuer à exercer son métier ?

Pour la CGT, les cheminots ne peuvent être les laissés-pour-compte de cette transformation et les IRP devront être consultées avant la mise en oeuvre de chaque grand chantier pouvant avoir un impact sur les métiers des cheminots.

CTN Services CommunsMontreuil, le 07septembre 2017

La CGT a déposé une Demande de concertation immédiate au GPF pour évoquer la situation des Systèmes d’Information. Avec l’utilisation toujours plus grande de solutions externes, de type Cloud « as a service » (IaaS, PaaS, SaaS), l’externalisation gagne encore du terrain.

La conséquence directe de cette politique néfaste est la fermeture de nos DataCenters. Mais la Direction continue de nier l’évidence et la véracité de ses propres documents.

Malgré les critiques et des résultats décevants, la Direction ne compte pas remettre en cause ces modes de fonctionnement, bien au contraire. Quel avenir pour les cheminots dans ce modèle qui ne vise qu’à supprimer leur métier ?

ÉCARTS DE DEROULEMENT DE CARRIÈRE ENTRE LILLE ET LYON/PARIS

Depuis le regroupement des équipes de Lille et Lyon dans l’entité Production IT (PIT), la CGT a remonté à plusieurs reprises des écarts de qualification et de déroulement de carrière entre les agents Lillois et leurs homologues Lyonnais. Toutes les organisations syndicales avaient déjà interpellé le Directeur Optim’Services à ce sujet lors d’une demande d’audience début 2016. Fin 2017, le problème n’est toujours pas réglé. Lors de la DCI, la CGT a souhaité revenir sur ce point pour qu’il soit enfin traité.

Pour la Direction, en ce qui concerne les écarts de qualification, le problème se situe à Lyon, et propose ironiquement un nivellement par le bas.

Pour la CGT, c’est inacceptable !

Par contre, la Direction reconnait qu’il y a bien un problème en ce qui concerne les déroulements de carrière et recherche une solution afin de le résoudre une bonne fois pour toutes lors du prochain exercice de notations. La CGT a proposé à la Direction de profiter des notations annuelles complémentaires (NAC) d’octobre pour commencer à traiter les cas les plus flagrants et montrer ainsi qu’elle a bien pris en compte notre demande. Solution qui ne sera pas retenue…

La CGT exige des déroulements de carrière homogènes et cohérents pour tous.

EFFECTIFS ET CADRE D’ORGANISATION

Le Cadre d’Organisation (CO) correspond au nombre de postes nécessaires pour assurer le service. Il est actuellement de 906 postes. Ce CO n’est plus tenu depuis quelques années, notamment à cause des départs en retraite non remplacés et de l’externalisation de la charge de travail. La Direction souhaite donc l’abaisser à 830, soit presque 80 postes de cheminots en moins.

Pour la CGT, des missions stratégiques et de la connaissance fonctionnelle ont été transférées à tort vers les centres de services ; tâches qui n’étaient à la base pas prévues dans les contrats avec les CdS (ce qui explique peut-être une partie des dysfonctionnements). Ces 80 postes doivent être conservés afin de renforcer les équipes cheminotes et garder une meilleure maîtrise de notre SI, ainsi que toutes les connaissances fonctionnelles.

La CGT réclame des recrutements externes maîtrises et cadres afin de renforcer les DSI et insiste sur la nécessité d’y inclure de jeunes diplômés.

DATACENTERS, LA FEUILLE DE ROUTE APPARAIT… SUR YAMMER… PUIS DISPARAIT.

La stratégie d’externalisation du SI, conduite depuis plusieurs années par la Direction de la SNCF puis celle du GPF, mène lentement mais sûrement à augmenter le coût de nos Datacenters.

La logique de « comptable borné », qui est celle de nos dirigeants, aboutit fatalement à les inciter à fermer tous nos Datacenters. Mais pour annoncer la fermeture des 3 datacenters de la SNCF, il faut un certain courage managérial.

La Direction a préféré faire les choses petit à petit. Il faut toujours diviser pour mieux régner. Ils ont commencé par sacrifier le plus petit des 3, Ermont dont l’annonce de la fermeture est faite depuis maintenant de longs mois.

Le sort de La Mulatière a ensuite été jeté. Le tout ayant été accompagné d’un discours rassurant sur le PRA, sous-entendant la pérennité du site de Lille Pont de Tournai.

En mai dernier, la CGT écrivait que la feuille de route technologique visait à faciliter le changement de fournisseur de Datacenters et à pouvoir vider les nôtres…

Depuis lors, au mois de juillet, est sorti un document sur Yammer nous informant clairement sur le sujet.

Interrogée par la CGT sur la stratégie Datacenter, la Direction a confirmé la fermeture de La Mulatière pour fin 2019 et nous a assurés que pour Lille Pont de Tournai rien n’est acté. Aujourd’hui, Benoit Tiers n’a pas acté la fermeture de Lille1.

Confrontée aux informations contenues dans ce document (depuis lors il a disparu de Yammer, comme par enchantement), droite dans ses bottes, la Direction nous a affirmé qu’il s’agissait d’un document non validé et que le Directeur Général e-SNCF n’avait pas acté la fermeture du datacenter Lille 1.

La CGT considère que la ré-internalisation de la conception, et l’exploitation du SI dans des datacenters SNCF restent le moyen pour le GPF d’assurer ses missions de service public au meilleur coût et surtout aux meilleures conditions de sécurité.

Pour imposer d’autres choix et défendre votre métier ;

Parce que la fermeture des Datacenters est la conséquence néfaste et difficilement réversible d’une politique d’externalisation non moins néfaste ;

Parce que la fermeture des Datacenters n’est inéluctable que dans l’esprit des dirigeants du GPF

MARDI 12 SEPTEMBRE, METTEZ-VOUS EN GRÈVE !

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QUELQUES AVANCÉES QUI EN EXIGENT D’AUTRES !

DCI du 22 août 2017

| Services communs

Au cours de la réunion de conciliation du 22 août 2017 portant sur le déroulement de carrière à la SUGE, la CGT a tenu à rappeler les revendications qu’elle porte sur le sujet, et plus précisément sur la mise en place de qualifications D « référent métier », annoncée officiellement en février 2017 par la Direction de la Sûreté par le biais d’un flash com.

DÉROULEMENT DE CARRIÈRE – QUALIFICATION D « Référent Opérationnel »

La CGT a souligné que cette annonce, si elle va dans le sens des attentes des cheminots de la SUGE, arrive cependant tardivement au regard du contenu et des exigences du métier. La CGT précise que c’est une revendication qu’elle porte régulièrement depuis près de 20 ans, que celle-ci a toujours été motivée par la forte et constante évolution métier, et par le rajout d’importantes contraintes successives au fil des années. Cela est d’autant plus vrai aujourd’hui avec les dispositions de la loi SAVARY et les conditions d’exercice du métier dans un contexte sécurité particulier et sensible.

C’est pourquoi, la CGT déclare que l’annonce de la mise en place de ces qualifications D « référent métier » ne peut suffire à elle seule à répondre au besoin d’une vraie reconnaissance du métier de la SUGE, de ses particularités et de ses nombreuses contraintes. La Direction doit aller plus loin dans ses propositions en favorisant un vrai déroulement de carrière.

La CGT a expliqué que le déroulement de carrière à la SUGE doit se réfléchir et se concevoir avec une projection sur les futurs exercices de notations (et pas uniquement à l’occasion de la prochaine commission de notations). Aussi et en ce sens, la CGT a formulé plusieurs propositions à la Direction, toutes issues du cahier revendicatif CGT pour le métier de la SUGE :

  • La mise en place d’une qualification D « référent opérationnel » par équipe doit être l’objectif à atteindre ;
  • La mise en place d’une qualification D « référent opérationnel » par site doit être la règle générale dans la phase intermédiaire qui devra suivre après la promotion des 60 qualifications D « référent opérationnel » 2017/2018 ;
  • La majorité des 60 promotions à D doivent être majoritairement réalisées en 2017, et avec effet rétroactif au 1er janvier 2018 au plus tard pour celles restant à réaliser. Elles doivent également l’être avec un souci d’équilibre entre les DZS ;
  • Cette mesure visant à une reconnaissance du parcours professionnel, notamment pour les agents en seconde partie de carrière, l’ancienneté doit être « le » critère de promotion ;
  • La promotion de l’agent doit se faire sur son unité d’affectation, la fonction ne devant comporter ni de missions ni de tâches managériales ;
  • Les qualifications C, libérées par les promotions à D, doivent être réalisées sur le même périmètre.

En réponse aux arguments développés par la CGT, la Direction a fait part de plusieurs décisions :

  • 20 promotions à la qualification D seront réalisées au 1er octobre 2017 (par déclinaison, autant de qualifications C seront réalisées à la même date) ;
  • Chaque DZS ainsi que l’EAR et l’UNIR se verront attribuer au moins 1 qualification D des 20 premières promotions, la Direction faisant savoir qu’elle n’avait pas encore arrêté de décision sur les 7 restantes ;
  • Concernant la date des 40 promotions restantes, la Direction indique avoir entendu la demande de la CGT et précise qu’elle reviendra vers elle très rapidement pour lui faire part de sa décision ;
  • Les promotions seront réalisées à partir du listing des agents placés sur le niveau 2 de la qualification C (favorisant ainsi l’ancienneté et la reconnaissance du parcours professionnel en seconde partie de carrière). Les agents seront promus sur leur unité d’affectation (pas de condition de mobilité géographique exigée). Le poste de référent opérationnel est un poste exclusivement opérationnel, aucune mission ou tâche managériale ne s’y rattachera. L’utilisation de l’agent promu se fera uniquement sur son site d’affectation.

En conclusion, la CGT indique qu’elle considère la mise en place de qualifications D « référent opérationnel » et les critères de promotion retenus comme des annonces positives mais devant servir de support à d’autres réflexions et décisions à venir. Elle prend également note de la position de la Direction, qui indique ne pas être opposée à ouvrir rapidement des discussions/négociations sur ce que pourrait être le déroulement de carrière à la SUGE à moyen et long terme. Elle se dit également disposée à discuter du sujet de la pénibilité et de l’aménagement des postes en fin de carrière, répondant ainsi à deux demandes de la CGT.

Entrouvrir la porte sur le déroulement de carrière est une chose, faire preuve d’une plus grande ouverture en est une autre. Une réelle reconnaissance de la part de la Direction Sûreté envers les cheminots de la SUGE reste à gagner.

A la question « votre déroulement de carrière, vous le voulez comment ? », la CGT invite l’ensemble des cheminots à s’approprier ce sujet, à rencontrer et échanger avec leurs représentants CGT, tant sur le fond et la forme de la revendication que sur les moyens nécessaires à envisager pour obtenir satisfaction.

L’avenir de nos métiers et de notre évolution de carrière est un enjeu majeur au regard des évolutions et de l’actualité politique. Remise en cause des régimes spéciaux, financement de la protection sociale, casse du code du travail…

Autant de sujets qui pèsent sur l’avenir de notre profession et que nous devons combattre le mardi 12 septembre prochain, dans le cadre de l’action de grève et de manifestations interprofessionnelles CGT.

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L’Action sociale SNCF dévoyée, nous ne laisserons pas faire !

Action sociale

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Ce qui se cache derrière les attaques portées par la direction nationale à notre Action sociale, c’est bien son ambition d’en faire un service d’accompagnement de la stratégie de l’entreprise.

En janvier 2015, la direction de la SNCF transfère les prestations familiales des cheminot(e)s vers la CNAF sous couvert d’une prétendue obligation légale.

La direction en profite, dans la foulée, pour abaisser le taux de cotisation du Fonds d’action sanitaire et sociale (FASS) et porte ainsi un coup au salaire socialisé des cheminot(e)s et au financement de notre Action sociale SNCF.

Chaque année, la part financière non utilisée du FASS constitue ce qu’on appelle un « report à nouveau ».
Au 31 décembre 2014, ce report à nouveau s’élevait à 24 millions d’euros, placés en banque par les bons soins de la direction.
Au 31 décembre 2016, le report à nouveau atteint les 30 millions.
Comment se fait-il qu’en plus du transfert des prestations familiales et de la baisse du FASS, le budget de l’Action sociale continue d’être sous-utilisé ?

La CGT dénonce la stratégie de l’entreprise visant à transformer l’Action sociale SNCF au service des cheminot(e)s et de leurs familles en une action sociale tournée vers la politique financière de l’entreprise.

Malgré le budget et les besoins, la direction nationale organise :

  • La privatisation de Prim’Enfance ;
  • La fermeture des EHPAD ;
  • La fermeture des Centres d’action sociale (CAS) ;
  • La suppression des postes de secrétaire ;
  • La privatisation de l’accueil téléphonique (plateforme téléphonique sous-traitée) ;
  • L’accroissement de la mobilité des travailleurs sociaux ;
  • La réduction exponentielle de l’autonomie des professionnels de l’action sociale quant à l’évaluation des besoins des cheminot(e)s.

Les salariés de l’Action sociale souffrent de plus en plus de leurs conditions de travail, mais aussi de l’empêchement de travailler qu’ils subissent.

La CGT exige un changement immédiat de politique sociale de la part de l’entreprise :

  • Le rétablissement du FASS à hauteur de 1,275 % ;
  • Une gestion du budget FASS en phase avec les besoins des bénéficiaires ;
  • Le maintien des EHPAD ;
  • Le maintien de l’accueil physique et téléphonique par les secrétaires de l’Action sociale ;
  • L’arrêt immédiat des fermetures de CAS ;
  • La mise en place des moyens matériels et humains permettant une couverture par l’Action sociale des bassins d’emploi cheminots ;
  • L’arrêt immédiat de l’externalisation de Prim’Enfance ;
  • Le respect du professionnalisme de nos TS compétents auprès des cheminot(e)s ;
  • L’anonymisation complète des dossiers des bénéficiaires en commissions de recours ;
  • Rendre les cheminot(e)s au RH0254 bénéficiaires de la totalité des prestations de l’action sociale SNCF.

Contre la disparition de nos métiers et la remise en cause des droits des cheminot(e)s :

Une DCI nationale CGT est déposée auprès de la direction du Groupe public ferroviaire (GPF) concernant nos métiers, nos emplois, notre rémunération et l’ensemble de nos droits sociaux de cheminot(e)s au CP et contractuels.

Le 12 septembre 2017,
La CGT appelle tous les cheminot(e)s à rejoindre les salariés du public et du privé pour s’opposer massivement à la nouvelle loi travail.

S’opposer aux annonces du gouvernement, c’est aussi s’opposer à la stratégie de l’entreprise SNCF.

Vos représentants CGT de l’Action sociale SNCF :
Ludivine Briche : ludi.briche@live.fr 0630205015
Clara Pelosin: clarapelosin@gmail.com 0681833228
Roselyne Saussereau : roselyne.saussereau@gmail 0672868827
Sonia Bekkouche : sonia.bekkouche@sncf.fr 0664279812

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Privatisation, ne pas laisser faire !

Agence paie et famille

| Services communs

Ce qui se cache derrière la digitalisation, l’optimisation AVAYA et la suppression des différentes modalités de contact entre les cheminots et leurs collègues gestionnaires, c’est la privatisation !

En septembre 2014, la CGT alerte quant à la mise en place d’AVAYA. Elle y voyait, à coup sûr, un pas vers l’externalisation, d’autant plus que l’outil s’ajoute à des progiciels conçus pour automatiser un maximum le travail des gestionnaires.

La CGT a mesuré la charge de travail supplémentaire générée par AVAYA comme équivalente à 1 poste par Agence.

Peu après, l’enquête SECAFI fait ressortir qu’AVAYA est un facteur aggravant la souffrance au travail.

La CGT demande l’effectif nécessaire à la réelle charge de travail absorbée par les APF et un retour de la gestion téléphonique par portefeuille.

La direction a en premier lieu utilisé des CDD et intérimaires pour « donner la pousse », ce qui ne résout en rien la quantité de sollicitations, bien au contraire.

Jamais la direction n’a fourni les 25 recrutements nécessaires à de tels outils, par contre, elle espère en supprimer 24 dans un premier temps, si elle parvient à privatiser AVAYA et une partie de notre métier.

24, c’est, en effet, le nombre de « Bachelors » qui vont prendre un poste de qualification E dans les mois à venir et dont l’ancien poste ne serait alors pas remplacé.

L’expérimentation de la privatisation de notre gestion téléphonique a débuté le lundi 17 juillet dans 9 agences.
La majorité du temps, l’attente téléphonique est tellement longue que les cheminots abandonnent, quand ça ne raccroche pas automatiquement après des attentes sans fin !

Les cheminots sont coupés de leurs gestionnaires et les sujets de premières importances restent en suspens.

Certains de nos gestes métiers nous ont également été retirés, puis digitalisés sur « Portail RH », afin de soi-disant palier au sous-effectif.

Là encore, l’outil n’est absolument pas adapté aux besoins des cheminots qui reviennent finalement vers leur gestionnaire.

De fait, sur certains sites, les cheminots ont légitimement décidé de se déplacer.

RDV ou pas, ils veulent rencontrer leur gestionnaire afin d’obtenir des réponses à leurs questions.

La CGT soutient cette démarche et a décidé de communiquer à l’ensemble des cheminots sur les attaques faites aux APF de manière à ce que la situation soit connue de tous.

La CGT exige que Monsieur Xavier Roche prenne la décision immédiate de cesser l’expérimentation. Les cheminots doivent être gérer par des cheminots.

La CGT demande également un retour aux visites physiques sans obligation de RDV dans toutes les Agences, ainsi que pour les cheminots retraités à l’Agence de Marseille.

Enfin, la CGT exige de la Direction Nationale que l’effectif en APF soit adapté à la charge de travail et non l’inverse !

NOTRE MÉTIER NE SERA PAS EXTERNALISÉ, LES CHEMINOTS CONSERVERONT LEURS DROITS !

TOUS MOBILISÉ(E)S LE 12 SEPTEMBRE 2017,
JOURNÉE D’ACTION INTERPROFESSIONNELLE À L’APPEL DE LA CGT !

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LOW COST POUR LES USAGERS, DUMPING SOCIAL POUR LES SALARIÉS !!!

TRAM-TRAIN T11 EXPRESS

| Services communs

La mise en service du T11 Express entre Le Bourget et Epinay-sur-Seine constitue une bonne nouvelle pour les habitants de la Seine-Saint-Denis. Cette liaison en rocade était très attendue car elle répond à un besoin de transport de « banlieue à banlieue » exprimé depuis nombre d’années. La CGT ne pourrait que s’en réjouir si la SNCF n’avait pas décidé, pour la première fois, de confier l’exploitation d’une ligne à une filiale privée, en l’occurrence Transkeo du groupe Keolis.

Madame, Monsieur,

Le Tram-Train est défini par le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, comme « un mode d’exploitation à partir d’un matériel particulier, apte à circuler à la fois sur des emprises de tramways des centres-villes et sur des emprises ferroviaires ».

Il diffère en ce sens du Tramway, destiné aux milieux urbains, qu’il soit sur rails intégrés à la chaussée, ou sur pneus.

L’exploitation d’une ligne Tram-Train est donc assimilable au transport ferroviaire, de par son matériel, ses installations et ses procédures.

La nouvelle ligne Tram-Train T11 est quant à elle exclusivement implantée sur le Réseau Ferré National et ne comporte aucune portion urbaine.

Son exploitation doit donc être confiée automatiquement à la SNCF selon le contrat qui lie cette dernière au syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF). Or et sans aucun scrupule, la SNCF a décidé de la sous-traiter à une entreprise de droit privé créée pour l’occasion.

La Seine-Saint-Denis sera désormais desservie par un opérateur low-cost ce que les citoyens de ce département et les usagers de cette ligne apprécieront.

Aucun argument d’efficacité ou de qualité de service ne tient la route pour justifier un tel choix car l’objectif est purement financier.

SÉCURITÉ, FIABILITÉ, CONFORT ??

Si Keolis, maison-mère de Transkeo, a acquis au fil des années une situation de quasi-monopole en matière de transports urbains, y compris Tramway, elle ne dispose d’aucun savoir-faire en matière ferroviaire ou de Tram-Train.

Transkeo, quant à elle, est une entreprise qui vient d’être créée à cet effet, et ne dispose donc d’aucun savoir-faire en quelle que matière que ce soit. Ses salariés, nouveaux embauchés, sont formés par… la SNCF.

Il s’agit donc simplement d’abaisser les conditions sociales des salariés du transport, d’instaurer une polyvalence accrue entre les missions commerciales et celles relevant de la sécurité des circulations, de la ponctualité et du confort des usagers.

Il ne s’agit ni plus ni moins que de dumping social avec des salariés dont les garanties collectives, les rémunérations et les conditions de travail seront tirées vers le bas, ce qui est pourtant expressément interdit par le contrat liant la SNCF au STIF.

La CGT a interpellé la Direction de Transkeo concernant les conditions de vie et de travail des salariés de Transkeo, sur lesquelles la Direction de cette entreprise refuse pour l’heure de négocier sérieusement.

Transkeo est un laboratoire du moins disant social visant à auto-concurrencer les entreprises nationales historiques SNCF et RATP et finalement, à dégrader fortement les conditions sociales de l’ensemble du secteur.

Si ces entreprises de Service Public sont publiques, c’est qu’elles sont le bien de la Nation, gage d’orientation en faveur de la réponse aux besoins des usagers et non en faveur d’intérêts financiers individuels et de court-terme.

Mme Valérie Pécresse, Présidente du STIF, bien qu’interpellée à plusieurs reprises sur ce dossier, semble couvrir les agissements de la Direction de la SNCF, témoignant d’une volonté d’ouvrir le réseau ferré francilien à des opérateurs privés, au détriment du Service Public.

MONOPOLY ENTRE AMIS !!

La Direction de la SNCF entend déjà étendre l’expérience aux futures autres lignes de Tram-Train (T12, T13). Et demain ? Les Transiliens ? Les RER ?

Nul doute que les appétits financiers privés s’aiguisent à la perspective de pénétrer un tel « marché ».

Les habitants et les usagers n’ont rien à y gagner, tout au contraire. Lignes low-cost, polyvalence, affaiblissement de la chaîne de sécurité sont ainsi présentés comme « modernes » par les casseurs du Service Public.

Pour la CGT, la sécurité, la continuité et la qualité du Service Public sont intimement liées aux garanties collectives des salariés mettant en œuvre ce Service Public ferroviaire. Tout ce qui contribue à les fragiliser fait tout simplement prendre des risques aux personnes que nous transportons, comme aux personnels.

La CGT entend tout mettre en oeuvre pour la reprise de l’exploitation du T11 Express par la SNCF directement en intégrant les salariés de Transkeo au sein de l’EPIC. Aucun recours, ni aucune piste de mobilisation des cheminots et des usagers ne seront négligés.

Le T11 Express doit être exploité dans le respect des métiers de cheminots et dans les mêmes conditions d’exploitation que n’importe quelle autre ligne du Réseau Ferré National. Cela relève de la responsabilité conjointe du STIF et de la Direction de la SNCF qui ne respectent pas aujourd’hui leurs propres engagements contractuels.

Merci de votre attention et bon voyage.

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AMENAGEMENT DU TEMPS DE TRAVAIL

L’ultra flexibilite !

| Services communs

Réunissant les organisations syndicales à un « comité de lecture » le mercredi 30 novembre 2016, la direction s’est empressée d’indiquer qu’elle restait seule décisionnaire dans la réécriture du RH 657 et que celui-ci ne ferait l’objet d’aucune négociation sur le contenu. Elle est accompagnée dans cette démarche par l’UNSA et la CFDT, signataires de l’accord d’entreprise en juin dernier.

Évoquant un simple toilettage du RH 657, la direction entend pourtant règlementer le travail sans tenir compte des légitimes revendications des cheminots de la SUGE en matière de santé, de sécurité, de droit au repos, d’équilibre vie personnelle/vie professionnelle.
Pour rappel, le RH 657 est le fruit de la négociation collective dans le cadre de l’accord 35 heures signé, entre autres, par la CGT.
Refusant tout débat, la direction entend faire du RH 657 une annexe non négociable, qu’il lui suffirait simplement d’agrafer sans aucune forme de négociations, à l’accord d’entreprise.
Aujourd’hui, tel que repris dans l’accord d’entreprise, l’engagement de dispositions au moins aussi favorables n’est pas respecté et la date de mise en application de l’accord est anticipé par certaines baronnies.
En d’autres termes, le RH 657 prévoit un délai de prévenance d’une heure pour modifier les prises de service des cheminots de la SUGE. Qui plus est, la liste des circonstances permettant d’utiliser ce délai de prévenance étant relativement étendue, les portes seront désormais grandes ouvertes pour permettre à chaque direction SUGE de l’utiliser quotidiennement pour pallier au manque d’effectifs.

Le RH 657 tel que voulu par la direction, et dont le toilettage ramène le contenu à figurer sur une seule page, sera applicable à compter du 12 décembre 2016.

Le soutien inconditionnel de l’UNSA et de la CFDT à la réécriture du RH 657 par la direction doit amener les cheminots de la SUGE à mesurer les conséquences de cette disposition sur leur quotidien.
La volonté affichée par le gouvernement, mais aussi pour ceux qui aspirent à diriger le pays, à éliminer l’EPIC de tête se précise de jour en jour.
La Direction anticipe, dans le même temps, l’externalisation des tâches des cheminots de la SUGE, voire leur privatisation.
Le professionnalisme, quel que soit le grade, des agents de la SUGE n’est plus à démontrer. Il doit au contraire recevoir la reconnaissance qui lui est due tant sur les plans du salaire, du déroulement de carrière mais aussi de la sureté et de la sécurité avec des conditions de travail et de vie améliorées.
La Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots de la SUGE à déployer des initiatives revendicatives dans leurs régions, sur leurs sites, à partir de leurs revendications ; pour repousser la mise à sac de leurs métiers.

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La vraie info - Le JT des cheminots

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17 novembre 2017

La CGT plaide pour le maintien de la qualité de service du train de nuit

Pour la journée nationale d'action, le 16 novembre, contre les ordonnances Macron, localement, la CGT a voulu mettre l'accent sur la défense du service public ferroviaire.[…]

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