Fédération CGT des Cheminots


OPTIMUM, MAIS POUR QUI ?

Gestion d'utilisation du personnel

| Services communs

Les cheminots Gestionnaires d’Utilisation ne sont pas épargnés par les conséquences immédiates de la mauvaise réforme. Celle qui ne devait rien changer, mais qui impacte lourdement le quotidien des GU, l’avenir du métier, comme pour l’ensemble des cheminots des fonctions supports.

Depuis l’éclatement de la SNCF en 3 EPIC, les Directions entendent réduire leurs dépenses RH.

La mauvaise réforme du système ferroviaire a facilité le choix de la Direction, celui de la centralisation des services RH, notamment des pôles GU (Gestion d’Utilisation du personnel) et du recours à l’extrême polyvalence.

La Centralisation de la Gestion d’Utilisation du Personnel

Sur le modèle de la création de plaques Gestion Administrative en 2007 (Agence Paie et Famille), la Direction décide seule de créer des « plaques » GU. La création progressive de ces plateformes Gestion d’Utilisation sert avant tout à réaliser des gains de productivité sur la masse salariale en réduisant l’effectif et en déqualifiant les postes.

Organisée en plaque, la charge de travail par gestionnaire augmente, d’autant plus que les GU ont récupéré des tâches « rémunération » (confiées aux CMGA à leur création).

Comme en APF, la création de ces plaques GU génère une détérioration immédiate des conditions de travail.

En 2017, la CGT a saisi le CHSCT qui a réalisé une expertise pour risques graves à la « cellule GU » de l’infrapôle Nord Pas de Calais.

Le résultat de l’expertise est éloquent. La réorganisation du travail en cellule GU est responsable de l’augmentation de la charge de travail et donc du rythme de travail, de la dégradation des rapports sociaux et l’augmentation des arrêts de travail.

Stress, fatigue, troubles de la concentration, trouble du sommeil montrent une imbrication évidente de Risques Psycho Sociaux aggravés.

OPTIMUN : le Digital au service de la productivité

Face à cette souffrance au travail, l’outil OPTIMUN est annoncé comme un sauveur, capable de résoudre la surcharge de travail par la simplification des tâches.

C’est ainsi que chaque nouvel outil numérique est présenté aux cheminots dans les fonctions supports.

La réalité diffère. Les outils achetés au privé, plutôt que d’être conçus par nos services informatiques internes, sont pour la plupart inadaptés et donc sources de travail induit supplémentaire, de reprise d’erreurs informatiques apportant agacement et démotivation.

De plus, la mise en place de nouveaux outils est systématiquement utilisée par la Direction comme un moyen de supprimer des postes, sous prétexte d’automatisation des tâches.

Pour la CGT :

  • Le numérique doit être le moyen d’améliorer les conditions de travail ;
  • La maîtrise du rythme de travail passe par le choix d’un outil adapté aux besoins des gestionnaires et par le calcul d’un effectif cohérent à la charge de travail. Cela nécessite une évaluation de la charge de travail ;
  • La direction doit reconnaître les conséquences du choix de l’open space sur la santé des salariés et revenir à des espaces de travail à taille humaine et en conformité ;
  • L’organisation du travail en proximité, au contraire de la centralisation, contribue à une bonne qualité de service, et donc à la satisfaction du travail bien fait ;
  • L’amélioration des rapports sociaux passe par la reconnaissance des compétences relationnelles déployées par les GU lors de leurs contacts avec les agents ;
  • L’amélioration du relationnel avec la hiérarchie de proximité nécessite la reconnaissance des savoir-faire des GU : considération managériale, mise à jour des fiches de poste et requalification des postes de Gestionnaire d’Utilisation du Personnel.

La Gestion d’Utilisation dans la Convention Collective Nationale de la Branche Ferroviaire

Dans le cadre des négociations de notre future Convention Collective Nationale, la CGT s’oppose au patronat qui envisage de détruire les contours du métier afin de permettre une très large polyvalence au sein de la fonction RH dans sa globalité.

La CGT propose l’intégration, dans le volet classification des métiers de notre CCN, d’une fiche métier Gestionnaire d’Utilisation du personnel, reprenant la définition précise du métier, le diplôme d’entrée (ou le diplôme correspondant aux compétences acquises par l’expérience professionnelle, la qualification du poste, les missions du poste et les compétences requises et le parcours professionnel attenant).

Ce n’est que par ce biais qu’il est possible de garantir l’avenir du métier de Gestionnaire d’Utilisation et sa reconnaissance.

Notre métier, c’est notre vie au travail, notre salaire, notre équilibre professionnel/personnel.

La CGT continue de défendre chaque métier et l’avenir de tous les cheminots.

Je suis cheminot, je défends mon métier !

LE 19 MARS 2019, TOUS MOBILISÉS !

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LA SUGE N’EST PAS À VENDRE !

| Services communs

Le 22 janvier dernier, le ministre des transports a lancé une mission d’évaluation sur l’avenir de la sûreté ferroviaire.
Sous couvert d’adaptation à la concurrence, c’est l’unité même de notre service public qui est visée.

La CGT, qui sera auditionnée dans le cadre de cette mission le 8 avril 2026, y portera des revendications claires : la sécurité des usagers, des installations ferroviaires et des cheminots ne peut être soumise aux lois du marché !

LA « CONTRACTUALISATION » : LE POISON DE 2014

Depuis la loi de 2014 (article L2251-1-1 du Code des transports), la SUGE est enfermée dans une relation « client-fournisseur ». Ce mécanisme absurde transforme les cheminots de la SUGE en prestataires de service pour les entreprises ferroviaires (EF). Cette logique marchande fragilise les missions et l’avenir même du service.
La CGT conteste cette mise en concurrence qui fait la part belle aux entreprises de gardiennage privée. La sûreté doit sortir de la sphère marchande pour redevenir une fonction transverse de sécurité ferroviaire publique.

FINANCEMENT : POUR UN RECOURS À LA « FACILITÉ ESSENTIELLE »

Le gouvernement et les opérateurs privés lorgnent sur un éclatement du financement pour « baisser les coûts ». Pour la CGT, la solution est politique et technique : le financement de la SUGE doit être intégré aux droits d’accès au réseau.
En tant que facilité essentielle, la sûreté doit être garantie de manière indissociable de l’infrastructure, d’autant plus au regard du nombre croissant d’actes de malveillance (vol de câbles). C’est le seul verrou pour maintenir le monopole de la SUGE et son efficacité sur l’ensemble du territoire.

AUTONOMIE ET MONOPOLE : PAS DE DÉMANTÈLEMENT !

La lettre de mission du ministre des transports évoque des pistes de « coordination » qui cachent mal une volonté de laisser les opérateurs privés gérer leur propre sécurité ou de fragmenter le champ d’intervention de la SUGE.
Or, le rail est un système complexe. Multiplier les acteurs privés de sécurité, c’est multiplier les risques et diluer les responsabilités.
Pour la CGT, la SUGE doit rester au sein de la SNCF, avec une autonomie garante de sa déontologie et de son savoir-faire professionnel.

LA CGT REVENDIQUE :

  • L’abrogation des dispositions de la loi de 2014 plaçant la SUGE en position de prestataire.
  • Le maintien et l’extension du monopole de la SUGE sur tout le RFN (réseau ferré national).
  • Un financement pérenne via les péages, sanctuarisant les effectifs et les missions.

ENSEMBLE, EXIGEONS UN SERVICE PUBLIC DE SÛRETÉ FORT, UNIFIÉ ET 100 % SNCF !

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GIE OPTIM’ SERVICES : STOP AU PLAN SOCIAL DÉGUISÉ !

| Services communs

En seulement six mois, la direction du GIE enchaîne les projets de réorganisation avec un seul mot d’ordre : l’austérité. Sous prétexte d’ouverture à la concurrence, on demande aux cheminots de payer la facture d’une stratégie purement comptable.
Pour la CGT c’est non !

Depuis sa création en 2023, la CGT dénonce la face cachée d’OPTIM’SERVICES. En effet, ce qui nous était présenté alors comme un centre de « services partagés » (Paie, Médical, Action Sociale, Logement) constituait en réalité l’outil du dépeçage de la SA de tête. En transférant 3 000 cheminots (sur les 10 100 de la Holding) vers ce GIE, la direction préparait une sortie pure et simple du cadre historique de la SNCF en créant une « Holding » pour faire du cash.
Le projet était alors clair : détourer les activités, isoler les missions pour, à terme les sous-traiter ou les filialiser.
3 ans après cette stratégie se précise et ses répercussions sont brutales.

PRODUCTION COMPTABLE : L’EFFONDREMENT DES EFFECTIFS

Ce n’est pas une « optimisation », c’est un plan de suppression d’emplois qui ne dit pas son nom. L’expertise du CSE est sans appel :

  •  – 21 % d’effectifs théoriques : une saignée sans précédent.
  • 35 suppressions de postes (dont 57,1 % sont à la classe 5) pour seulement 11 créations.
  • Bilan net : 24 postes supprimés au Cadre d’Organisation.

La direction l’avoue elle-même : ce projet explose les Risques Psycho-Sociaux (RPS) en dégradant violemment les conditions de travail.

APTITUDE FERROVIAIRE (CFAS) : LA SÉCURITÉ EN DANGER !

Le projet « Relevons le défi ! » est un défi à la sécurité et au bon sens :

  • 40 % de suppressions d’emplois sur Lyon et Paris Sud-Est (passage de 46 à 28 agents).
  • Objectif financier : 500 000 € d’économies sur le dos de notre santé et de la sécurité ferroviaire.
  • Cadence infernale : 14 Visites Médicales (VMAS) par jour. L’infirmière n’aura que 5 minutes par acte (prélèvements, ECG, biométrie) !

En fermant le centre de Rennes (1 600 agents suivis à rebasculer sur Paris), la direction met en péril la qualité du suivi médical et la sécurité des circulations.

ARCHIVES (SARDO) : LE GRAND BRADAGE

Le SARDO, responsable de plus de 100 km d’archives papier pour toutes les SA, a vu ses effectifs diminuer de 50 % en moins de dix ans.

Malgré cela, la direction poursuit son oeuvre de démantèlement : déqualification de postes au siège (Bat. Acrobates), polyvalence forcée au Mans et fermeture définitive du site de Combs-la-Ville. Le résultat ? Trois suppressions de postes sur un effectif déjà réduit à peau de chagrin (34 agents).

Le scandale est aussi financier : la charge de travail de Combs-la-Ville est transférée à la société privée Géoparts, qui facturerait depuis 2021 des prestations non réalisées !

NE PAS RESTER SPECTATEUR !

La CGT se bat dans toutes les instances (CSE, CSSCT) pour bloquer ces projets néfastes. Mais pour gagner, l’unité est indispensable. Nous déplorons que l’organisation majoritaire refuse parfois de soutenir nos demandes d’expertises, comme le 5 février dernier…

TOUS ENSEMBLE : CONSTRUISONS LA RIPOSTE !

Face à cette offensive globale contre nos métiers, la réponse doit être collective et massive.

La CGT travaille activement à la construction d’une mobilisation de tous·tes les cheminot·es.

RESTONS GROUPÉS,
INFORMÉS ET PRÊTS À AGIR
POUR DÉFENDRE NOS EMPLOIS
ET NOS CONDITIONS DE VIE !

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GIE « DÉSOPTIM’SERVICES » : STOPPONS L’HÉMORRAGIE MÉDICALE !

Cabinets médicaux

| Services communs

La Direction du GIE Optim’Services tente de maquiller le démantèlement de notre médecine en « modernisation ».

Dans un contexte sanitaire déplorable au sein du GPU SNCF, pour la CGT, la réalité des chiffres est glaciale : on ne soigne plus les cheminot·e·s, on gère de la ressource humaine.

Alors que la Direction veut faire croire à une « optimisation » de l’offre de soins, la réalité est tout autre !

En effet, les documents internes fournis en CSE révèlent un fossé entre les discours lénifiants sur la « proximité » et la disparition programmée de nos structures de santé. Il s’agit d’une véritable stratégie d’effacement des moyens, où l’on prétend maintenir un service tout en supprimant les ressources nécessaires à son fonctionnement.

UN MAILLAGE TERRITORIAL EN MIETTES – LA SNCF NE VEUT PLUS SOIGNER SES AGENTS

Elle veut uniquement vérifier leur « aptitude à la production ». La preuve par les chiffres : les effectifs de médecine générale se sont effondrés de 49,4 %, tandis que ceux des infirmières de soins ont été réduits de 48 % et que les secrétaires médicales, pilier de l’organisation, ont subi une coupe sombre de 77 %. Depuis 2011, presque la moitié des cabinets médicaux a disparu.

UNE ACCÉLÉRATION INQUIÉTANTE

L’analyse des rapports de 2023 à 2026 confirme une accélération de la réduction du maillage sanitaire au sein du GIE Optim’Services. En seulement trois ans, le nombre de cabinets médicaux est passé de 99 en mai 2023 à 87 structures en octobre 2025, soit une perte de 12 cabinets (- 12,1 %).

Voici l’ampleur du désastre entre 2011 et 2025 :

Catégorie de personnel / Structure Effectifs 2011 Effectifs 2024/2025 Évolution
Médecins Spécialistes 492 374 -24 %
Médecins Généralistes (Soins) 164 83 -49,4 %
Médecins du Travail (MT) 156 96 -38,5 %
Infirmières de Santé au Travail (IST), polyvalentes et CFAS 334 197 -41 %
Infirmières de Soins 41 20 -48 %
Secrétaires Médicales de soins et laboratoire 112 26 -76,8 %
Laborantins 33 21 -76,8 %
Laboratoires 5 3 -40 %
Cabinets Médicaux (structures) 147 87 -41 %

UNE CHARGE DE TRAVAIL EXPLOSIVE

Comment assurer le suivi de 155 458 cheminot·e·s avec des équipes réduites de moitié ?

  • L’effondrement du secrétariat : en 2011, on comptait 1 secrétaire pour 6 médecins. Aujourd’hui, c’est 1 secrétaire pour 17 médecins !C
  • Conséquence directe : les médecins et infirmières croulent sous l’administratif. Ce temps « caché » est du temps en moins pour l’écoute, le diagnostic et la prévention.
  • Mise en danger : la précipitation et la surcharge sont les premiers facteurs d’erreurs et d’accidents. La Direction joue avec la sécurité ferroviaire et la santé des agents.

L’URGENCE : REPRENDRE LA MAIN SUR NOTRE SANTÉ !

La stratégie est claire : dégrader le service pour justifier, à terme, son externalisation totale vers le secteur privé. Pour la CGT, la santé des cheminots est un droit, pas une prestation commerciale.

GAGNONS UNE MOBILISATION DE TOUTES ET TOUS LES CHEMINOTS !

L’attaque sur les services médicaux s’inscrit dans la politique globale de démantèlement du Groupe SNCF que nous combattons chaque jour. Nous ne laisserons pas passer ce « plan de sauvegarde de l’emploi » qui ne dit pas son nom. Médecins, infirmières, secrétaires, agents de production : nous sommes tous concernés !

Pour la CGT, seule une mobilisation de TOUS LES CHEMINOTS pourra les faire reculer !

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L’urgence sociale des cheminot·es des Fonctions transverses

| Services communs

À l’heure du morcellement et de la filialisation des activités ferroviaires de la SNCF, l’austérité budgétaire imposée, malgré des bénéfices record, essore les services transverses qui sont aujourd’hui vidés de leurs emplois et prérogatives métiers.
Pour la CGT, les mises en plaque, l’Intelligence Artificielle, la digitalisation, la mobilité contrainte et les incertitudes ne doivent pas être le seul horizon pour ces cheminots.

Alerte rouge sur les métiers et les conditions de travail !

Qu’ils ou elles soient des services médicaux, sociaux, administratifs, paie et famille, de la SUGE, de l’informatique ou encore de l’immobilier, les cheminots des fonctions transverses subissent des réorganisations depuis de trop nombreuses années. Les ambitions des différentes directions dans les projets portés d’ici à 2030 ne laissent pas beaucoup de perspectives et nécessitent la construction d’un rapport de force.

Service Médical !

Les infirmières des cabinets médicaux d’OPTIM’ Services dénoncent un blocage total de leur évolution professionnelle et salariale (postes et salaires gelés à la classe 5), et ce, malgré un GIE affichant 26 millions d’euros de bénéfices.
Ce refus de reconnaissance est d’autant plus inacceptable que la Direction justifie la situation en évoquant un simple ressenti » de charge de travail, et accuse les salariées d’être responsables des retards de visite en raison de leurs arrêts maladie et de mauvaise volonté de délégation des médecins.

En 2025, aucun départ d’infirmière n’a été remplacé. L’absurdité atteint son comble avec les postes de secrétaires médicales occupés par des alternantes qui se retrouvent à former les intérimaires.

Pour masquer ce déficit de personnel qualifié, la Direction a mis en place une « Task Force » qui est des plus « précaire » surtout sur la réglementation du travail, par conséquent celle-ci envisage aussi le recours à des logiciels ou aux Assistantes de Santé au Travail (AST).

Ces choix témoignent d’un mépris total pour la profession et mettent en péril la qualité du suivi des cheminots. La CGT exige l’embauche d’infirmières et secrétaires médicales, l’ouverture des cabinets médicaux à l’ensemble des cheminot-e-s actifs et retraités et l’accès immédiat à la classe 6 pour le personnel infirmier, en cohérence avec leurs responsabilités accrues.

Agence Paie et Famille – On nous a menti !

La création du GIE ne devait rien changer. Force est de constater qu’aujourd’hui, les gestionnaires en APF sont devenus des « prestataires de services ». Cela, bien souvent au mépris de la réglementation et des accords signés.

Les outils mis à disposition sont souvent trop lents et inadaptés aux nouveautés, parfois même inutilisables.

De plus, dans un contexte en constante évolution, le métier « paie » demande une adaptation continue aux process sans réelle formation adéquate. La gestion par thème n’a rien arrangé. Cela nuit de plus en plus aux conditions de travail.

Système d’information – Destination 2030

Dans le cadre du projet Destination 2030, SNCF Voyageurs entend reprendre en main la gouvernance de son système d’information.

Elle compte créer pour cela une Direction Numérique Voyageurs constituée d’une direction Délégation de Service Public, d’une direction TGV Europe, d’une direction Matérielle et d’une direction Transverse Voyageurs (ex PFPR).

Cette nouvelle entité laisse craindre une prise d’autonomie de la SA et une perte de gouvernance globale du SI. La SA entend également privilégier la mise en concurrence et l’usage de progiciels du marché laissant craindre pour l’avenir d’une partie d’eSNCF. La solidarité entre SA du groupe ne semble plus être de mise.

SUGE : plateforme GU en Île-de-France

À la SUGE, la mise en concurrence et les Régions qui décident de ne pas contractualiser de moyens pour la sûreté de leur gare et de leurs trains, font également peser beaucoup d’incertitudes. De plus, les effectifs recrutés en 2024 dans le cadre des JO sont en train de disparaître alors que la sûreté dans les gares, les trains et sur le réseau se dégrade en raison des suppressions de postes.

Dans les Directions Zonales Sureté, la direction s’attaque aux fonctions support. La création d’une plateforme regroupant tous les GU des DZS parisiennes avec de nombreuses suppressions de postes est également annoncé en Île-de-France.

La gestion locale reposera, une nouvelle fois, sur les dirigeants de proximité déjà débordés par les tâches administratives. Cette logique de fonctionnement en plaques se fait au détriment de la qualité de vie au travail avec une recrudescence des erreurs sur l’utilisation des agents de la SUGE.

CPRPF sous tension

Depuis plusieurs mois, le SRTEL (plateforme téléphonique de la CPR) traverse une crise profonde. Les agents subissent une surcharge constante liée aux retards de campagnes, aux pics d’activité, et à un manque criant d’effectifs.

Résultat : conditions de travail dégradées, épuisement croissant, et forte dégradation du service rendu aux cheminots du régime spécial et du régime général (temps d’attente, réitérations d’appels, baisse des indicateurs COG.

La CGT demande des renforts immédiats, une réévaluation des effectifs, et une meilleure reconnaissance du travail des agents. Elle alerte également sur les projets d’intelligence artificielle qui pourraient menacer l’emploi, et sur l’absence de réponse concernant les procédures d’accident du travail.

La CGT dénonce également le projet de fermeture du service de la gestion des populations sensibles, notamment les Cadres Supérieurs et les agents SNCF de la CPR. La fermeture de ce service historique pose de réelles questions de confidentialité.

Immobilier : Contrat de services immobilier

Fin septembre, la CGT a rencontré la Direction de l’Immobilier pour évoquer le prochain contrat de services immobiliers (CSI). Ce contrat de prestation entre les différentes SA et la holding sera signé pour 6 ans, avec une clause de revoyure dans 3 ans et renouvelable une fois.

Si celui-ci semble conforme aux revendications de la CGT pour une branche immobilière intégrée, la CGT met cependant l’accent sur le cadre légal en particulier vis-à-vis des filiales TER. De plus elle alerte sur les conditions de travail des encadrants, la répartition des missions entre les services RH et DAF et porte la revendication de mise en place de référent RH de proximité.

Reprographie et service courrier en danger

La CGT s’interroge sur l’avenir des centres de reprographie. En effet malgré la réinternalisation d’un certain nombre de commandes, la pyramide des âges ne cesse de croître et certaines reprographies comptent très peu d’agents. Si des embauches ne sont pas réalisées rapidement, certains sites pourraient être menacés de fermeture.

De plus, après avoir fermé les tris et externalisé le courrier, la direction projette d’entériner la fin du courrier interne.

Les Cheminot·es des services transverses constituent un pilier essentiel du fonctionnement de la SNCF. Par leur expertise, leur coordination et leur rôle fédérateur, ils garantissent l’unicité de l’entreprise et la cohérence des missions exercées par l’ensemble des cheminots. Leur maintien et leur reconnaissance sont indispensables pour assurer un service public ferroviaire fiable, performant et homogène sur tout le territoire.

La CGT appelle l’ensemble des Cheminots de ces services à s’inscrire dans l’action de grève du 2 décembre pour combattre l’austérité et l’éclatement du service public SNCF !

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LES DRH CHANGENT MAIS PAS LES REVENDICATIONS !

GT National SUGE

| Services communs

Mercredi 29 octobre, une délégation CGT a été reçue dans le cadre d’une rencontre bilatérale par la nouvelle directrice des ressources humaines de la Sûreté Ferroviaire.
Au-delà des présentations d’usage, la CGT en a profité pour porter les revendications des Cheminotes et Cheminots de la SUGE.

Alors que la situation, dans les équipes SUGE et à la SNCF en général, se dégrade du fait de l’ouverture à la concurrence, que les effectifs disparaissent petit à petit pour laisser la place à des équipes réduites, alors que les sujets
de déroulement de carrière, de rémunération et de reconnaissance des qualifications sont au point mort, la CGT s’est rendue à cette rencontre avec la volonté de poser des revendications.

  •  Un déroulement de carrière au niveau des engagements des agents sur le terrain, avec le passage à la classe 4 de tous les chefs de mission.
  • L’intégration de la prime de port d’arme dans la prime de travail avec la création d’une prime de travail spécifique SUGE.
  • La mise en place d’un accord sur l’organisation du temps de travail en lien avec le métier afin de respecter l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle.
  • La création de postes de fin de carrière.

Après cette liste non exhaustive la CGT en a profité pour rappeler son opposition à la casse de l’emploi annoncée dans les pôles GU des DZS parisiennes et la création d’une plateforme commune dans l’unique but de faire
de la productivité.
La CGT est également intervenue sur la cure d’austérité mise en place depuis la fin des JO avec une réduction des effectifs et une trajectoire emploi inquiétante et à contre-courant des faits sûreté et de sabotage qui explosent
sur le territoire.
Le cadre de cette réunion n’a pas permis d’obtenir des réponses aux sujets posés et nécessitera de nouvelles interpellations.

La CGT interviendra dans les prochaines semaines sur le sujet de la contractualisation et de l’avenir des métiers de la sûreté ferroviaire.

On ne lâche rien !

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NE LAISSONS PAS DÉRAILLER NOS SERVICES MÉDICAUX SNCF !

Cabinets médicaux

| Services communs

À l’heure où les services médicaux font face à de nombreuses menaces en lien avec l’instauration de la complémentaire santé obligatoire et la mise en œuvre du règlement européen STI OPE, la CGT appelle tous les cheminots à la vigilance
et la mobilisation.

Dès le 5 juin, imposons tous ensemble le développement de nos services de santé SNCF et de meilleures conditions de travail pour les personnels.

LA SITUATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ EST PRÉOCCUPANTE.

Aujourd’hui, les services médicaux SNCF sont en souffrance. Malgré des besoins de suivi et de prise en charge en augmentation, la Direction poursuit le non-remplacement des départs, le gel des embauches et la répression salariale. Elle évoque même un « dépoussiérage » des CFAS (centres ferroviaires d’aptitude sécurité) sans aucune considération humaine ni proposition de transfert en santé au travail ou en soins pour les soignants.

Dans le même temps, des postes d’infirmier·e restent vacants ou sont supprimés. Secrétaires et infirmier·e·s tiennent plusieurs postes, des alternantes font office de secrétaires et des assistantes de santé au travail formées attendent la création du poste promis. Par conséquent, le nombre d’agents gérés par les gestionnaires de guichet Médecine du travail augmente considérablement, alors que leur effectif actuel ne permet pas d’assurer des remplacements lors de leurs absences.

De plus, les professionnels sont soumis à de multiples outils, avec pour seule formation des e-learnings sans temps dédié supplémentaire, en raison d’un effectif restreint. La Direction fixe des objectifs de plus en plus exigeants sans les ressources nécessaires, notamment en prévention et diverses missions, et insiste sur des « taux d’ancrage » des VIP (visite d’information et de prévention) en constante augmentation.

Cette pression entrave la pleine réalisation de la mission de santé publique et de protection des travailleurs. Ces conditions délétères nuisent au suivi régulier, à la qualité de vie au travail des cheminot·e·s et à la sécurité, éloignant les soignants de leur vocation au détriment de la santé des cheminot·e·s.

Les médecins, en sous-effectif chronique, ne peuvent répondre aux besoins, et les délais de visite s’allongent de manière très inquiétante. Cette négligence touche également les laboratoires, dans lesquels le maintien d’un personnel compétent et d’équipements performants est pourtant fondamental. Pourtant, la Direction semble les reléguer au second plan dans sa vision de la « modernisation ».

Pour la CGT, on ne soigne pas les cheminot·e·s avec des outils numériques mais avec du personnel soignant qualifié et en nombre. Ce n’est pas seulement un problème de conditions de travail mais une question de santé publique et de sécurité ferroviaire. Sans personnel qualifié (secrétaires médicales, infirmières et médecins) et sans la technicité et l’expertise des personnels de laboratoire, ce sont les cheminot·e·s, les trains et les usager·e·s qui sont en péril. La médecine du travail est un droit fondamental et un enjeu de sécurité. Sans soignants, les visites médicales, la santé et l’avenir de chacun sont en danger.

Il est impératif de souligner également le rôle crucial des laboratoires et de leur personnel hautement qualifié. Leur technicité pointue est indispensable pour des diagnostics précis et un suivi biologique fiable de la santé des cheminot·e·s. La qualité de leur travail contribue directement à l’efficacité de la médecine du travail et à la sécurité ferroviaire.

AGIR POUR LA SANTÉ ET POUR L’AVENIR !

Face au démantèlement méthodique des cabinets médicaux, la CGT oppose le recrutement massif en CDI d’infirmières, secrétaires et médecins du travail. De même, les laboratoires doivent bénéficier des investissements nécessaires en lien avec leur expertise technique essentielle.

La CGT reste mobilisée et poursuivra la défense des salarié·e·s jusqu’à l’obtention des revendications. Pour exiger des réponses, une nouvelle demande de concertation immédiate (DCI) sera envoyée très prochainement pour revendiquer :

  • l’arrêt de la dégradation des conditions de travail ;
  • le recrutement massif en CDI d’infirmières, secrétaires médicales, médecins, technicien·ne·s de laboratoire ;
  • la reconnaissance des diplômes et spécialités de toutes les infirmières à la classe 6 ;
  • l’accès aux postes de GMT et AST pour les secrétaires de laboratoire ;
  • le respect des effectifs réglementaires afin d’éliminer la surcharge de travail ;
  • l’accès aux soins pour tous (contractuels, retraités et ayants droit) ;
  • l’arrêt de la répression salariale ;
  • la présentation d’un réel projet concernant l’avenir et la pérennité des CFAS et de leur personnel ;
  • une véritable évaluation de l’état de santé des cheminot·e·s ;
  • la réintégration des services médicaux dans une entreprise unique et intégrée.

D’ores et déjà, la CGT appelle l’ensemble des cheminot·e·s des services médicaux à agir et à rejoindre la CGT pour construire ensemble un autre avenir pour nos services de santé !

 

TOUTES ET TOUS
EN GRÈVE
LE 5 JUIN 2025 !

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UNE TRAJECTOIRE CADRES À LA SUGE, MAIS À QUEL PRIX ?

| Services communs

Dans le cadre d’une table ronde qui s’est déroulée le 17 avril 2025, la direction de la Sûreté a présenté des évolutions concernant le parcours professionnel des encadrants.

Si certains crient déjà victoire, pour la CGT, le diable se cache souvent dans les détails.

En renommant les postes actuels de chef d’unité opérationnelle (CUO) en dirigeant d’unité opérationnelle (DUO), la direction de la Sûreté annonce vouloir requalifier l’intégralité de ces postes à la classe 7. Aujourd’hui, 24 CUO sont déjà à la classe 7 sur les 38 unités opérationnelles (UO). Par conséquent, seulement 14 CUO pourraient prétendre à un changement de classe à la condition que leur potentiel soit détecté par la Direction. En revanche, tous devront accepter une augmentation de leurs responsabilités, comme la préservation du climat social et de la production.

Dans les UO comportant plus de 50 agents (soit 31 UO sur 38), chaque DUO sera suppléé par un remplaçant du dirigeant d’unité opérationnelle (RDUO), actuellement nommé adjoint chef d’unité opérationnelle (ACUO). Ces futurs RDUO, au-delà d’avoir la capacité de remplacer le DUO lors de ses absences, devront obligatoirement diriger une équipe, donc être DPX. En contrepartie, la Direction passera l’intégralité de ces postes à la classe 6.
Actuellement, 21 ACUO sur 24 sont déjà à la classe 6 et seulement 3 sont à la classe 5. 7 postes seraient donc créés et 3 se verraient proposer une promotion, sous couvert là encore de la détection managériale. Vous l’aurez compris, ce que la Direction appelle un « défi organisationnel » est potentiel-lement une réorganisation lourde de conséquences, dont la mise en œuvre progressive s’étalerait jusqu’en 2027.

En effet, si tous les RDUO doivent être aussi DPX, cela se traduira forcément par une suppression d’au moins 24 postes de DPX à la classe 5 et diminuera les possibilités de mutation. Cette diminution du nombre de postes va également venir impacter le parcours professionnel des agents. D’ailleurs, la Direction annonce que cette mise en place se fera au moment de la prise de poste d’un DPX ou au départ d’un ACUO ! Cette réorganisation purement comptable ne tient pas compte de la charge de travail, ni des problématiques géographiques pour les UO de province.

Si la CGT est favorable à l’amélioration des parcours professionnels, elle ne les envisage certainement pas dans ces conditions. La CGT revendique :

  • des garanties sur les conditions de travail liées à toute évolution de poste ; 
  • la classification des postes de DUO à la classe 7 ou 8 selon les spécificités métiers et géographiques ; 
  • la création d’un véritable poste de RDUO à la classe 6 sans management d’équipe ; 
  • un accompagnement des agents pour devenir ACUO et/ou DUO sans éviction ni favoritisme.

CHEMINOTES, CHEMINOTS, NE RESTONS PAS SPECTATEURS !
MOBILISONS-NOUS POUR UN AVENIR PROFESSIONNEL JUSTE, HUMAIN ET RESPECTUEUX DE NOTRE TRAVAIL !
LA CGT EST À VOS CÔTÉS. ENSEMBLE, FAISONS ENTENDRE NOS VOIX.

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ÉCLATEMENT DU GPU : TOUTES ET TOUS CONCERNÉ·ES !

Grève nationale tous services

| Action à partir du 12 décembre 2024

Le 21 novembre, les cheminots ont adressé un ultimatum au gouvernement et à la direction SNCF. Les organisations syndicales, unies et déterminées, appellent TOUS les cheminots à se mettre massivement en grève à compter du 11 décembre à 19h00.

Méconnus, les agents des services communs participent pourtant à l’ensemble de la chaîne de production, au même titre que les autres cheminots, mais ils sont les cheminots de l’ombre.

Agents de l’immobilier, des services généraux, de la surveillance générale (SUGE), informaticiens, gestionnaires, chargés du recrutement, comptables, acheteurs, secrétaires, assistantes sociales, médecins du travail, infirmier.e.s, chargés de communication, chargés des affaires juridiques… ces fonctions supports, très diverses, sont pourtant indispensables au fonctionnement d’une entreprise de service public telle que la SNCF.

Les agents des services communs sont le service public interne, au service des cheminots, afin de leur permettre de réaliser leur travail dans les meilleures conditions possibles.

Les cheminots des services communs ne sont pas épargnés par l’éclatement de la SNCF.

Par exemple, les conséquences du démantèlement du FRET sont sans appel, depuis 2009, ce sont 7 500 postes qui ont été supprimés, soit l’équivalence de 90 000 feuilles de paie en moins pour les APF par an, 7 500 visites médicales en moins, 7 500 dossiers d’agents en moins pour les fonctions RH….

Les cheminots des service communs, véritable variable d’ajustement budgétaire, sont mis dans la balance pour pouvoir répondre aux appels d’offres dans le cadre de l’ouverture à la concurrence. La direction estime qu’ils sont un coût alors qu’ils sont une véritable richesse au sein de l’entreprise publique !
Surcharges de travail, éclatement en plaques, équilibre vie pro/vie privée bouleversé, les premières conséquences de cette politique désastreuse se font déjà sentir. Pour exemple :

  • Perte de 30 000 heures SUGE sur la région PACA suite à l’ouverture à la concurrence soit une trentaine d’agents ;
  • Fragilisation du GIE à peine crée avec la liquidation programmée mais encore évitable de la SAS FRET SNCF ;
  • Restructuration des services informatiques en territoires (18 postes sur la sellette) ;
  • Politique cachée de la direction d’une réduction des offres proposées par nos cabinets médicaux (soins infirmiers, préventions, consultations, secourisme, relations d’aides…) ou de nos centres d’actions sociales avec la mise en place de directions de territoires ;
  • Robotisation, externalisation, autonomisation des agents sur leur gestion administrative.

Chaque restructuration, chaque poste supprimé a un impact direct sur la pérennité de nos services communs !
Les avancées sociales ont été obtenues par la grève et les mobilisations massives ! Plus on nous attaque, plus nous devons nous rassembler pour être plus forts !

Chacun, isolé, nous perdons, tous ensemble, rassemblés, nous gagnons !

ENSEMBLE, NOUS FAISONS CAUSE COMMUNE,
ENSEMBLE, NOUS AVONS UN AVENIR EN COMMUN !

C’est pourquoi nous revendiquons pour toutes et tous les cheminots :

l’arrêt du processus de discontinuité de Fret SNCF et l’obtention d’un moratoire ;
l’arrêt du processus de filialisation TER, Transilien et Intercités et le maintien de l’ensemble des droits des cheminots ;
l’arrêt de la mise en concurrence sur le réseau et la mise en œuvre d’une loi de programmation pluriannuelle pour la modernisation du système ferroviaire et de nos infrastructures.

CHEMINOTES ET CHEMINOTS DES SERVICES COMMUNS :
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE DÉS LE 11 DÉCEMBRE AU SOIR !

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AJOUTER DES MISSIONS AUX AGENTS DE LA SUGE SANS MOYENS SUPPLÉMENTAIRES ?

Surveillance générale

| Services communs

C’est en substance le contenu de la proposition de loi n°134 visant à renforcer la sûreté dans les transports.

Cette PPL a fait l’objet d’une audition des organisations syndicales à laquelle la CGT a participé le 25 novembre à l’Assemblée nationale.

Dans le cadre de sa déclaration liminaire, la CGT a tenu à rappeler la situation actuelle dans les 5 sociétés du groupe public SNCF et pointer les filialisations et privatisations de pans entiers de l’entreprise d’ici la fin de l’année. En effet, la liquidation de Fret SNCF, la filialisation des lignes TER et Transilien et le découpage du réseau a et aura inévitablement de lourdes conséquences sur les charges de travail et les missions des services de la SUGE.

LA SUGE EST INDISPENSABLE !

En parallèle, la CGT est revenue sur l’épisode des JO, les attaques coordonnées sur le réseau du 25 juillet ainsi que l’important dispositif, malheureusement éphémère, qui a permis de renforcer de manière importante les effectifs dans les espaces voyageurs et les trains. Cet apport de moyens humains a démontré la nécessité de disposer d’effectifs conséquents pour assurer la sûreté, la sécurité et un service de qualité.

À l’occasion de cette audition, la CGT a rappelé les rôles et prérogatives des services régaliens de l’État, police et gendarmerie nationale, qui sont garants de la paix sur notre territoire, et l’impérieuse nécessité des coopérations entre ces services et ceux de la SUGE.

LE RÔLE DE LA SUGE EST CLAIR

  • Dans les articles 1 et 2 qui visent à élargir les pouvoir et les champs d’intervention des services internes de sécurité des opérateurs de transport, une volonté de faire assurer aux agents de la SUGE des missions qui vont au-delà des périmètres des emprises ferroviaires. Hormis le fait que cette possibilité existe déjà sous condition préfectorale, les activités font de plus en plus appel à des sociétés de gardiennage privées pour assurer la surveillance des gares et installations en interne. Pour la CGT, les agents de la SUGE ne sont pas des agents de surveillance de la voie publique.
  • Dans l’article 8 traitant de la faculté des agents de contrôle à faire usage de caméra-piéton, la CGT a pointé l’absence d’évaluation et de bilan des expérimentations. Elle a également dénoncé le fait que le déploiement de ces caméras est souvent détourné pour dédouaner l’employeur de ses responsabilités en matière de sécurité de ses salariés.
  • Concernant les articles 9 et 10 accordant la faculté aux agents SUGE d’utiliser des logiciels d’intelligence artificielle et de traiter des données sensibles dans le cadre d’infractions flagrantes punies d’une peine d’emprisonnement, la CGT a opposé les difficultés actuelles des agents SUGE qui sont essentiellement de l’ordre contraventionnel.Sur ce point, nous avons également pointé la nécessité d’augmenter le volume des formations et d’avoir accès à un fichier (de base) facilitant la rédaction de PV en lieu et place d’une procédure RI trop lourde et chronophage.
  • Concernant l’article 13 et s’agissant de la création d’une interdiction de paraître dans les transports en commun, la CGT a pointé l’étendue du champ d’infraction qui va de l’usage intempestif de signal d’alarme jusqu’au déraillement volontaire d’une circulation en passant par les vols et autres agressions. Sur ce point, nous avons exprimé la difficulté à faire appliquer ce type d’interdiction qui installe une forme de négation du droit au transport.
  • Concernant l’article 14 et s’agissant de la création d’un délit d’oubli de bagage, la CGT a pointé les difficultés liées au discernement du caractère intentionnel ou non de l’oubli ainsi que la pertinence de la création d’un PV d’oubli de bagage vis-à-vis du risque attentat.

La CGT a rappelé l’historique et l’ancienneté de la SUGE qui dispose d’une expérience et d’un savoir-faire de plus d’un siècle et dont le coeur de métier est la prévention, la sécurité des personnes et des biens, la protection des agents de l’entreprise et son patrimoine.
Ces prérogatives sont mises à mal depuis 10 ans avec la contractualisation et les injonctions de l’ART de baisser les coûts pour les nouveaux opérateurs et, par la même, raboter les formations. Ces attaques sont de plus en plus violentes. D’ailleurs, les conséquences de l’ouverture à la concurrence sur l’étoile de Nice ont fait baisser le nombre d’heures contractualisées de 30 000 heures, ce qui a pour conséquence de faire disparaître certaines missions et entraîner la mise en place d’équipes de sécurité privées à bord des TER.

⇒ DERNIÈRE MINUTE
Nous apprenons, à l’issue de l’audience, qu’une proposition d’amendement du groupe LFI proposait de désarmer les agents de la SUGE ! Cet amendement est inacceptable !
La Fédération CGT des cheminots est intervenue IMMÉDIATEMENT afin que cet amendement soit retiré sur le champ !

La CGT a toujours été aux côtés des cheminots de la SUGE et à l’initiative de plusieurs rassemblements et journées d’action pour défendre leurs droits.

Depuis des années, la CGT se bat pour la reconnaissance du métier, consciente du niveau d’excellence demandé par l’État et l’entreprise et du haut niveau d’engagement de ces cheminots au quotidien.

LA CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS DE LA SUGE
À S’INSCRIRE DANS LA GRÈVE DÈS LE 11 DÉCEMBRE
POUR S’OPPOSER À LA FILIALISATION
ET LA PRIVATISATION DES SERVICES.

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