Fédération CGT des Cheminots


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Flash Info N°2

Sur le débat parlementaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

La session parlementaire s’est poursuivie les 10 et 11 avril sur plusieurs séances où ont été abordés les articles 2 et 3 de la loi ferroviaire.

Au cours de ces séances, si les débats entre l’opposition et la majorité ont été intenses (malgré un nombre de députés souvent restreint…), l’orientation de ce texte de loi voulu par le gouvernement n’a pas changé. Les amendements émanant de l’opposition ont tous été rejetés et les modifications adoptées par la majorité n’ont absolument pas tenu compte de la mobilisation des cheminots et des citoyens…

L’article 2 autorise le Gouvernement à transposer, par ordonnance, la Directive européenne qui concerne l’ouverture du marché des services nationaux de transport de voyageurs par chemin de fer et la gouvernance de l’infrastructure ferroviaire.

Le calendrier de l’ouverture à la concurrence (appels d’offres obligatoires) est confirmé :

Entre le 03/12/2019 et le 24/12/2023, possibilité d’ouverture à la concurrence pour TET et TER et nouveaux services Ile-de-France.

Généralisation :

  •  à partir du 25/12/2023 pour TER et TET ;
  •  entre 25/12/2023 et 24/12/2033 pour Transilien non RER ;
  •  entre 25/12/2033 et 2039 pour RER C, D, E ;
  •  2039 pour RER A et B.

Les conventions passées avant le 24/12/2023 peuvent être conclues pour une durée maximale de 10 ans.

En cas de passage d’un contrat de service public à un autre opérateur, les contrats de travail des cheminots concernés sont transférés. Il n’y a pas de maintien de l’ancienneté inscrit dans la loi, la conservation du niveau de rémunération et de certaines dispositions (sans les préciser) du contrat de travail sont maintenues pour une durée maximale de 15 mois (Cf Code du travail) pour permettre de réaliser des accords d’entreprise .

Si un amendement instaure d’inclure des clauses sociales dans les contrats avec les opérateurs, il n’en précise pas non plus le contenu.

L’article 3 autorise le gouvernement à prendre, par ordonnance, les dispositions relatives à l’ouverture à la concurrence des services publics conventionnés de transport ferroviaire de voyageurs. [Dispositions en partie reprise dans une future loi et en partie par ordonnance (loi mixte)].

  •  Confirmation de la possibilité de transfert aux AOT des biens nécessaires au fonctionnement du service public ferroviaire (Matériel roulant, ateliers de maintenance, locaux….) en cas d’appel d’offres remporté par une entreprise.
  •  Mise à disposition des ateliers de maintenance du matériel au futur opérateur, pas d’indemnisation prévue pour la SNCF (renvoyer à des discussions ultérieures sans aucunes autres précisions).

D’autres sessions sont programmées à l’Assemblée nationale . Le Sénat devra ensuite débattre sur le texte à partir de fin mai.

Il convient donc de maintenir la pression par l’élargissement de la mobilisation !

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UNE DIRECTION SÛRE D’ELLE MAIS UNE CGT DETERMINÉE

Tract aux ASCT - Rencontre Direction OUIGO

| Tract

Une délégation CGT a été reçue le 08 janvier 2019 par la direction OUIGO dans le cadre d’une bilatérale afin d’évoquer les perspectives 2019.

Bilan 2018 et perspectives 2019 : après présentation des bilans de l’année écoulée et des extensions précédentes, le directeur nous a annoncé que la marge financière opérationnelle est de – 10 millions d’Euros : Pourtant selon eux rien d’affolant…
La direction nous informe des différents sujets à traiter dans l’année 2019, tels que la modification de certains tarifs, des options d’achats différentes, un remplissage des trains plus complet avec une réflexion sur la surréservation.

Le nouveau plan de transport comportera un aller/retour journalier Paris-Toulouse sans arrêt pour juillet et un autre en fin d’année. C’est ainsi l’occasion de nous annoncer de façon plus officielle le transfert de la résidence de Massy TGV vers Paris Montparnasse. De plus, un recrutement d’ASCT conséquent aurait lieu d’ici 2020 : la future résidence de Montparnasse deviendrait la deuxième plus grosse résidence OUIGO après Lyon St-Exupéry.
La CGT a réaffirmé la volonté, en premier lieu, de recruter des agents déjà ASCT ou des cheminots inscrits dans un processus de reconversion. Ainsi, les agents de la vente du site seraient pressentis en priorité.

La CGT a également mis en garde la direction sur les problématiques sûreté à répétition et la grogne des agents concernant la qualité et les conditions de travail (rames non sorties à temps, avec des défauts non traités, les problèmes confort récurrents…).
Pour toute réponse, la direction répond qu’elle en a conscience et qu’elle va tenter de répondre clairement à ces problèmes. La CGT sera vigilante sur ces affirmations.
Enfin, la direction a voulu remettre sur la table la vente de service à bord, dont la restauration (suite à la précédente DCI CGT de décembre 2018).

La CGT réaffirme son opposition à la mise en place de la restauration à bord par les ASCT. Nous l’avons affirmé haut et fort, les ASCT ont un métier avec une charge relativement lourde et sérieuse.
Il apparaît que la Direction ne connaît pas notre métier, elle ne le voit que sous le prisme du coût, elle envisagerait selon les temps de parcours de proposer/d’imposer aux agents la vente additionnelle de produits alimentaires.
Malgré nos arguments, la direction, fidèle au principe patronal d’écouter sans entendre les OS, souhaite sonder les agents pendant le mois de février afin de connaître leurs positions.

En ce sens, la Fédération CGT des cheminots annonce la mise en place d’une pétition afin d’affirmer notre refus d’assurer la restauration par les ASCT et la mise en oeuvre de celle-ci par les personnels de la restauration ferroviaire. Nous vous invitons à la signer massivement pour porter notre attachement au dictionnaire des filières et aux missions de chacun.

La direction doit avant tout répondre à nos légitimes revendications : respect de l’équipement, amélioration de la sureté, respect des 4S, revalorisation salariale…

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OÙ EST PASSÉE LA DIRECTION SNCF ?

Accident de Brétigny

| Fédération

Dans le cadre de l’enquête judiciaire sur la catastrophe de Brétigny-sur-Orge, les juges d’instruction viennent de mettre en examen un jeune dirigeant de proximité pour homicides et blessures involontaires.

Pour rappel, la Fédération des cheminots CGT s’est portée partie civile pour la manifestation de la vérité, malgré les pressions qu’elle a subie. Le rapport d’expertise, réalisé par le cabinet APTEIS à la demande du CHSCT de Brétigny-sur-Orge, a été remis à la justice.

Pour la CGT, la sécurité est un impératif absolu de la production ferroviaire. Elle considère que tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour garantir aux usagers qu’ils voyagent en toute sécurité, en toutes circonstances.

La production ferroviaire, dont la maintenance de l’infrastructure est un système intégré, repose sur des règles et prescriptions précises. L’organisation du travail, le calcul des effectifs nécessaires à la réalisation de la charge de travail, la formation professionnelle du personnel pour la qualification et l’outillage sont l’autre pan de la sécurité ferroviaire.

Depuis de nombreuses années, du fait des orientations de leurs dirigeants, les cheminots réalisent leur travail dans des conditions dégradées : baisse des effectifs, allongement des pas de maintenance, sur un réseau négligé depuis des années. Les dirigeants de proximité sont particulièrement exposés dans cette situation.

La ministre des transports, lors de la commémoration de l’accident de Brétigny-sur-Orge en 2018, a pointé les choix qui ont « sacrifié l’entretien quotidien à toujours plus de projet nouveaux ». Elle a évoqué le « symptôme d’un mal plus profond ». Les « mesures prises ne sont pas seulement techniques, mais aussi, concernent l’organisation de la SNCF » a-t-elle aussi dit. Cette déclaration lue dans ce contexte rejoint l’analyse d’une faute structurelle, et non individuelle.

Toutes les responsabilités doivent être identifiées. Les décideurs des politiques ferroviaires doivent rendre des comptes, qu’ils soient hauts-dirigeants de l’entreprise ou membres du gouvernement. Il n’est pas question que des cheminots portent le chapeau pour ceux qui leur ont imposé.

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DES ANNONCES QUI SE FONT ATTENDRE !

GT Suge du 10 janvier 2019

| Fédération

Contrainte par la mobilisation des cheminots de la SUGE les 06 et 18 décembre 2018, la direction de la sûreté était tenue d’organiser des groupes de travail en janvier, en retenant 3 thématiques : la rémunération, le parcours professionnel et la QVT.
Invitant les organisations syndicales à une 1ère réunion ce jeudi 10 janvier 2019, où la question de la rémunération devait être abordée, la direction de la sûreté entendait imposer une autre méthode et un calendrier au terme duquel elle serait en capacité de formuler des propositions.

A l’inverse d’engager de réelles discussions autour de la rémunération, comme elle s’y était engagée, la direction de la sûreté souhaitait éluder cette question et faire de ce 1er GT SUGE une réunion « fourre-tout » en y mêlant une multitude de sujets, y compris ceux pour lesquels la direction annonçait qu’aucune discussion ne serait possible (le sujet de la contractualisation pour ne citer que celui-là).

Après une interruption de séance demandée par la CGT, notre délégation a rappelé à la direction les engagements pris par la directrice de la sûreté qui, à l’occasion du rassemblement du 18 décembre 2018, indiquait que des propositions seraient annoncées dans chacun des groupes de travail programmés en janvier.

La CGT a également rappelé le contexte dans lequel se tenaient ces rencontres, et qu’à défaut d’apporter des réponses aux attentes et revendications des cheminots de la SUGE, la direction de la sûreté aurait la responsabilité d’une nouvelle mobilisation courant janvier.

Enfin, la CGT a exigé de la direction de revenir à de meilleures dispositions, ce qui suppose d’adopter une autre méthode de travail et d’arrêter une seule thématique par réunion. Également, la CGT a réclamé que chaque groupe de travail fasse l’objet d’un relevé de décisions et qu’une table ronde conclusive soit programmée une fois les groupes de travail tenus.

Après avoir acté la méthode demandée par la CGT, la direction de la sûreté a confirmé que le calendrier initial serait tenu, et que conformément à ses engagements, des annonces autour des 3 thématiques seraient faites avant le 31 janvier 2019.

A défaut d’avoir pu tenir cette 1ère réunion sur le thème de la rémunération, la CGT a profité de cette rencontre pour repréciser les axes revendicatifs devant être pris en compte et faire l’objet de propositions à l’occasion des prochaines réunions :

▪ Rémunération

1. Intégration des indemnités de port d’armes dans la prime de travail des cheminots au statut ou dans le traitement pour les cheminots contractuels (comptant dans le calcul de la retraite) ;
2. Augmentation significative des indemnités de port d’armes (celles-ci n’ayant pas été revalorisées depuis la date de leur création en juillet 2005)

▪ Parcours professionnel

3. Augmentation du volume de qualifications D opérationnelles (et par ricochet le nombre de qualifications C) sur les prochains exercices de notations (avec une 1ère mesure dès l’exercice de notations 2019/2020) ;
4. Mesures visant à favoriser le déroulement de carrière des ADPX ;
5. Mesures pour le déroulement de carrière des agents au RH 254 ;
6. Dans le cadre de la pénibilité, mesures organisationnelles pour les agents ayant atteint 20 ans d’ancienneté ;
7. Dans le cadre de la fin de parcours professionnel, mesures favorisant la reconversion des agents (dès 20 ans d’ancienneté) avec le maintien des IPA/ICPA ou son équivalence indemnitaire.

▪ QVT – Conditions de travail

8. Réécriture du RH 657 garantissant un équilibre vie professionnelle/vie privée (calendrier prévisionnel glissant à 6 mois incluant les périodes de nuit, les repos prévisionnels étant réputés immuables sauf accord écrit de l’agent, toute modification de service doit s’accompagner d’un délai de prévenance de 10 jours, les formations et les absences de toute nature, dès lors qu’elles sont connues, ne peuvent constituer une nécessité de service ou une circonstance accidentelle ou imprévisible, limiter le nombre de GPT de 6 jours, limiter à deux le nombre d’horaires différents dans une même GPT, limiter le nombre de RP secs, tout changement de service fait l’objet de l’attribution d’une indemnité de modification de commande) ;
9. Réflexions en proximité sur une autre organisation du travail (site par site)
10. Mise en place d’un accord agression spécifique SUGE.

Si l’objectif de cette première rencontre n’a pas pu être tenu, et qu’aucune annonce n’a été faite par la direction de la sûreté, celle-ci a toutefois pris l’engagement de tenir le calendrier initial et d’acter des propositions avant le 31 janvier.

Après chaque groupe de travail programmé en janvier 2019 (les dates n’étant pas encore arrêtées), la CGT communiquera sur le contenu des échanges et des propositions qui devraient être faites par la direction de la sûreté. Dès lors, il appartiendra aux cheminots de la SUGE d’analyser ces propositions et d’apprécier si celles-ci sont à la hauteur des attentes qu’ils ont exprimées en décembre 2018.

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CADRES À LA SNCF, SORTONS DE LA « NASSE » SALARIALE

Tract de l’UFCM-CGT concernant les salaires et la prime « Macron »

| Maîtrise et cadres UFCM

Qu’est-ce que le salaire ?
Le salaire est la rémunération d’un salarié en échange d’un travail. Il dépend du temps de travail et de la qualification. Ces qualifications sont indispensables à la production des entreprises où la technicité garantit sa modernité et l’efficacité. Une grille salariale permet ainsi de reconnaître les compétences et l’expérience acquises par les salariés.

Le salaire doit permettre à un individu de vivre bien ! Le SMIC, salaire minimum légal, a été mis en place pour garantir un niveau d’existence qui ouvre pleinement sur les réalités sociales et culturelles de notre époque, en donnant un plein accès à l’ensemble des droits humains pour un salarié sans qualification. Il est donc nécessaire de le revaloriser régulièrement. La CGT revendique le SMIC à 1800 euros bruts à partir d’une évaluation des besoins.

Les besoins sont individuels mais aussi collectifs, notamment en matière de protection sociale. La cotisation sociale, qu’elle soit patronale ou ouvrière, est une partie du salaire versée dans une caisse de solidarité, qu’est la sécurité sociale, pour répondre aux besoins élémentaires des salariés pour leur santé, leur retraite, la famille. Il en est de même pour le chômage.

Après des années d’austérité, les exigences salariales refont vivement surface. L’Espagne vient de décider une augmentation de 22% de son salaire minimum. A la Deutsche Bahn, la direction vient de signer un accord salarial avec les organisations syndicales décidant d’une prime immédiate de 1000 euros et d’une augmentation de 6,5% des salaires sur deux ans.

En France, le patronat refuse de parler salaires et évoque le « coût » du travail

La France loge au peloton de tête pour la distribution de dividendes, préférant céder aux stratégies financières en faveur de la rente, plutôt que de promouvoir le travail et le système productif. Une politique qui attaque directement notre modèle social en supprimant ou affaiblissant la cotisation privant la sécurité sociale de son financement solidaire, prétexte aux économies. Ces mesures permettent au patronat de réduire le prix du travail et aux groupes privés (fonds de pension notamment) de proposer aux salariés des complémentaires « santé », « retraite », « chômage »…

En finir avec la financiarisation de la SNCF

La SNCF change de raison d’être à la faveur d’une stratégie de mondialisation du groupe. Une orientation qui s’accompagne du désengagement de l’Etat sur le mode ferroviaire et provoque le recul des moyens du service public de marchandises comme voyageurs.

Pour financer sa transformation, la SNCF se comporte en véritable banque vis-à-vis de ses activités et ses filiales. En 2017, elle aura réalisé 4,5 milliards d’euros de marge opérationnelle et 1,3 milliard de bénéfices, dont 80% assis sur la partie ferroviaire public du groupe. Mobilités, au coeur du dispositif, compte 5 milliards d’euros de trésorerie sur ses comptes.

Une affaire très lucrative menée à coups de suppressions massives d’emplois et de gel des salaires. Gel depuis quatre ans qui aura aussi contribué à maintenir largement la rémunération des cheminots dans l’assiette du CICE pour lequel la SNCF aura perçu environ 800 millions d’euros sur la même période.

Si l’argent coule bien à flots dans l’entreprise, c’est au détriment des conditions de transport des usagers et des conditions de vie et de travail des cheminots.

Les cadres et le salaire

Les cadres sont soumis à des logiques d’exploitation qui les lient pleinement aux autres salariés. En matière de salaires, les évolutions sont les mêmes que pour l’ensemble des salariés. Oui, la question du pouvoir d’achat est posée au regard de la hausse du coût de la vie et des besoins nouveaux qui apparaissent avec les transformations économiques et sociales. L’augmentation de la productivité du travail comme le progrès technique doivent participer à l’amélioration du niveau général d’existence plutôt que d’être confisqués par les logiques actionnariales.

A la SNCF, les cadres ne sont pas reconnus

Comme l’ensemble des cheminots, les quatre années de gel des salaires pèsent dans le budget de chacune et chacun. Le budget 2019 de la SNCF inscrit littéralement une nouvelle année de gel, alors qu’une négociation annuelle obligatoire doit se tenir en juin. Ce qui en dit long sur le dialogue social.

Le GVT (glissement vieillesse technicité), se réduisant au fil des ans, est dévoyé pour prendre la place des augmentations générales de salaires. Une politique qui se répercute également sur les contractuels (RH0254) et particulièrement celles et ceux repris à l’annexe C, où le salaire se négocie de gré à gré.

Les urgences salariales se font sentir. Tous les palliatifs (Prime/GIR/intéressements/dividendes salariaux), sans cotisations et non liquidables pour la retraite, précarisent la rémunération et donnent un pouvoir supplémentaire et arbitraire à l’employeur. Ils ne reconnaissent pas la qualification.

Dans le contexte social actuel, le gouvernement n’a en réalité rien cédé sur son dogme de la compétitivité en appelant le patronat à proposer une prime jusqu’à 1000 euros pour les entreprises qui le souhaitent. Bien sûr, la SNCF est priée de s’exécuter, une prime de 400 ou 200 euros plafonnée sur la base du salaire brut théorique annuel écarte d’office plus de 50 000 agents de maîtrise ou cadres et les alternants.

En procédant ainsi, après avoir privé du droit de vote une partie de l’encadrement aux élections professionnelles, la SNCF envoie un nouveau message clair : vous resterez dans l’angle mort du salariat cheminot.

Pas de hausse de salaires, pas de prime, refus de décompter les heures travaillées aux agents soumis au forfait-jours. A l’heure actuelle, les dirigeants de la SNCF, via l’UTP, refusent l’instauration d’une grille de salaire pour les cadres sur la branche voulant généraliser le « gré à gré ».

Sortons de la nasse et exigeons la reconnaissance des diplômes et des qualifications !

La CGT revendique une grille salariale unique pour toute la branche, couvrant de l’embauché sans qualification jusqu’au cadre supérieur pour reconnaître le rôle indispensable de l’encadrement d’organisation et la coordination de la production.

AVEC LA CGT ET SON UFCM, REPRENONS EN MAIN NOTRE SALAIRE !

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Lettre ouverte de l’UFCM-CGT envoyée ce jour à Benjamin Raigneau DRH du groupe SNCF, concernant le forfait jours

| Maîtrise et cadres UFCM

Monsieur le Directeur,

La Fédération CGT des Cheminots, avec son Union Fédérale des Cadres et des agents de Maîtrise, vous alerte avec sérieux et gravité sur le temps de travail excessif de nombreux agents de l’entreprise soumis au forfait-jours.

Ce temps de travail est nettement supérieur aux 1589 heures annuelles pour lesquelles les cheminots sont rémunérés. Au-delà du travail gratuit qu’il représente, c’est la santé physique, morale et sociale de ces salariés qui est aujourd’hui en danger. En effet, nos militants constatent que la situation de l’encadrement n’a pas évolué dans le bon sens depuis 2017, date de la signature de l’accord catégoriel introduisant le forfait en jours à la SNCF.

Nous vous rappelons les conclusions de l’étude réalisée par le cabinet SECAFI, sous le contrôle de la commission santé du CCGPF :
• Les fortes inégalités de la charge en fonction du poste de travail,
• Les dépassements réguliers du temps de travail,
• Le sentiment de ne pas pouvoir faire du bon travail,
• La pression étouffante pour de nombreux dirigeants en proximité ;
• L’intrusion des activités professionnelles dans la vie personnelle ;
• …
Vous le savez, cette analyse repose sur les réponses spontanées des 13 300 agents de maîtrise et cadres au questionnaire mis en ligne par le CCGPF. Elle a été complétée par 100 entretiens en face-à-face. En séance plénière, lors de la restitution de cette étude, les rapporteurs du cabinet d’expertise vous avaient officiellement avisé du risque de crise sanitaire pour quelques agents rencontrés. En 2016 toujours, vous aviez diligenté une étude par la Direction des Audits et des Risques qui aboutissait à la même alarme. D’ailleurs, lors des négociations, vous n’avez jamais remis en cause ce diagnostic. Qu’en est-il aujourd’hui, alors que votre « pacte d’entreprise » se « discute » sous votre total contrôle dans des ateliers ou sur des plateformes numériques au traitement opaque ?

Nous avons connaissance d’une étude réalisée en 2018 à la demande de la Direction des Ressources Humaines qui dépeint une situation qui n’évolue pas, qui ne s’améliorera pas. Cette étude sera-t-elle un jour présentée officiellement aux représentants des cheminots ? Ces résultats ne sont pas étonnants, puisque derrière le mea-culpa de rigueur, rien n’a été mis en place par la direction pour alléger la charge de travail.

Rappelez-vous, M. le Directeur, de la position de la CGT qui proposait à la direction un accord global pour résoudre le problème à la source plutôt que de le dissimuler sous l’opacité du forfait en jours, dont l’objectif est de supprimer le décompte des heures travaillées.

Pour la CGT, traiter à la racine signifie d’aborder l’organisation de la production, le volume d’emplois pour répartir les tâches et la reconnaissance de la qualification par le salaire. La CGT avait également proposé un dispositif d’alerte lorsque les temps de repos n’étaient pas respectés ou lorsque le temps de travail dépassait les limites fixées.

Aucune de ces propositions n’a été retenue, les signataires de l’accord, au premier rang la direction, ont préféré des formules offrant peu de droits aux cheminots et qui au contraire déportent la responsabilité sur l’agent et son supérieur direct.

Nous savons que de nombreux cheminots ont dépassé leur forfait en jours en 2018, qu’avez-vous fait ?

Un dramatique accident nous a révélé l’existence de pratiques de certains métiers où des femmes et des hommes travaillent le jour, assistent aux réunions et suivent les chantiers la nuit. Certes, la mise en place du forfait-jours n’est pas à l’origine de ces dérives, mais le flou, l’absence de cadre réglementaire qu’il laisse transparaitre, ne permettent pas aux cheminots de se reposer sur des droits pour organiser le travail. Les maigres dispositifs contenus dans l’accord s’avèrent inefficaces puisqu’ils semblent d’abord viser à vous désengager de vos responsabilités d’employeur.

Face à l’inopérance des articles 12b (cadrage a priori de la charge), 13 (suivi des journées travaillées), 13 bis (possibilité d’émettre un signalement) de l’accord relatif à la mise en place du forfait en jours du 17 mars 2017, veuillez donc considérer ce courrier comme un signalement collectif sur le respect des repos et de la charge de travail.

Il vous incombe, en conséquence, d’engager des actions nationales en vue d’une meilleure maîtrise de la charge de travail et de garantir le repos.

Monsieur le Directeur, vous ne pouvez plus ignorer les pratiques qui se développent dans les différents EPIC et Activités. Pour la CGT, il est donc urgent d’ouvrir des négociations sur les points suivants :
• Décompte des heures travaillées,
• Mise en place de dispositifs d’alerte à partir de ce décompte,
• Création de postes, d’assistants entre autres, pour soulager la charge de travail des Dirigeants en Proximité,
• Mise en place de dispositifs de déconnexion sous la responsabilité de l’employeur,
• Instauration des plages horaires de prise et fin de service variables pour les salariés dont les métiers le permettent,
• Reconnaissance des qualifications.

Seule une négociation sur la base de ces propositions serait de nature à créer des droits adaptés, modernes, efficaces et protecteurs des cheminots de l’encadrement.

Vous connaissez l’attachement de la CGT et son UFCM aux conditions de vie et de travail des cheminots comme à la qualité du travail pour rendre un service public fiable et efficace. Les solutions existent, elles dépendent d’une volonté, d’un engagement.

Dans l’attente d’une mesure de vos responsabilités, au regard du niveau d’alerte pour la santé des cheminots de l’encadrement, veuillez recevoir, M. le Directeur, nos salutations respectueuses.

Jocelyn PORTALIER
Secrétaire Général de l’UFCM-CGT

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LOI SUR LES MOBILITÉS : « MAKE OUR PLANET GREAT AGAIN(1) ? »

| Fédération

Empêtré dans une année 2018 qui aura vu se succéder les contestations, la ministre des Transports a tenté, en fin d’année, de nous ressortir les formules datées : « des gens qui sont abandonnés depuis des années par le tout TGV, qui sont abandonnés au tout voiture et qui attendent des réponses… ».

À l’entendre donc, la loi sur les mobilités (LOM) ambitionne de marquer une rupture avec le passé… Cet Ancien Monde que la ministre a en partie façonné, elle qui a « oeuvré » au ministère de l’Équipement, à la direction de la stratégie à la SNCF, au ministère de l’Écologie comme directrice du cabinet de Ségolène Royal, à la tête de la RATP…

De quelle rupture parle-t-on ? Si le Gouvernement s’enorgueillit dans son exposé des motifs, d’une consultation sans précédent en 2018 pour faire aboutir son projet, force est de constater qu’il ne semble pas faire l’unanimité.

À l’heure où les émissions de CO2 de la France repartent à la hausse, peut-on encore fanfaronner sur le thème « make our planet great again » ?

À l’image du « pacte ferroviaire », la LOM n’ambitionne aucun report modal.

Pour exemple, confrontée à la question de l’avenir de la ligne Saint-Dié-des-Vosges – Épinal, la ministre renvoie à un « travail avec le président de région »… Il faut comprendre, LA RÉGION FINANCE !

Le projet de la LOM marque donc en réalité la poursuite du désengagement de l’État en matière de transport, et notamment pour ce qui concerne les financements des infrastructures. Si la ministre annonce des investissements supplémentaires, elle se garde bien de préciser qui va payer quoi, et notamment quel sera réellement l’effort supplémentaire fourni par l’État.

Quand SNCF Réseau s’endette, on parle de dette de la SNCF ; quand SNCF Réseau investit on parle d’investissement de l’État…

« En même temps », l’avis de l’ARAFER2 rendu public en novembre, pointe la poursuite soutenue de l’endettement de SNCF Réseau et pose la question de savoir quelle sera « la consistance du réseau ». En clair, il faut trancher et abandonner des lignes pour que la trajectoire financière soit soutenable, puisque SNCF Réseau s’endette pour maintenir un haut niveau d’investissement en lieu et place de l’État.

Selon la LOM, il faut passer d’un État stratège à un État qui libère les initiatives. Un savant mélange qui doit associer transports individuels type vélo et trottinette à l’aide d’applications numériques et entrepreneuriat privé avec des solutions de covoiturage.

Enfin, le nouveau renvoi à plus tard d’une écotaxe poids lourd résume à lui seul la politique du Gouvernement qui tente de taxer les contribuables sur le carburant tandis qu’il exonère le patronat. Le gazole des patrons serait-il plus vert que celui des « classes laborieuses » ?

Les politiques libérales, qui sont à l’oeuvre depuis plusieurs décennies et qui ne visent qu’à libéraliser l’ensemble des transports, sont en échec tant dans les réponses aux besoins exprimés par les usagers dans l’ensemble des territoires, qu’aux besoins des salariés en matière sociale et qu’aux enjeux environnementaux.

Pour la CGT, le droit aux transports doit être réaffirmé et l’État, qui en est le garant, doit tout mettre en oeuvre au travers d’une politique ambitieuse et durable pour y parvenir. Le service public SNCF est un atout essentiel pour y parvenir !

La Fédération CGT des Cheminots porte à ce titre un projet complet « Ensemble pour le fer ».

La Fédération CGT appelle d’ores et déjà les cheminots à rester mobilisés dans les semaines et mois à venir afin de défendre leurs conditions de vie et de travail, le maintien et le développement du service public SNCF !

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DÉFINITIVEMENT INCOMPATIBLE AVEC LE SERVICE PUBLIC SNCF

Budget 2019 de la SNCF

| Fédération

La présentation du budget de la SNCF pour l’année 2019 révèle un nouveau plan social massif avec plus de 2 400 suppressions d’emplois pour le Groupe Public Ferroviaire.
Dans le même temps, le chiffre d’affaires est en augmentation, les bénéfices prévus dépassent les 700 millions d’euros.

4 ans de gel des salaires malgré des bénéfices de plusieurs centaines de millions d’euros et 2 000 suppressions d’emplois, voilà en substance la pilule de l’austérité que fait avaler le président de la SNCF chaque année aux cheminots…. Pour 2019, petite nouveauté, la pilule sera plus grosse !

Guillaume PEPY annonçait en septembre un plan stratégique de performance visant à préparer l’entreprise aux défis de l’ouverture à la concurrence ; les éléments contenus dans le budget 2019 vont encore réduire les possibilités pour la SNCF et les cheminots d’exercer les missions de service public qui leur sont dévolues.

Premier enseignement, le pacte ferroviaire va accroître la dette de SNCF Réseau puisque nous dépasserons allègrement les 50 milliards d’euros de dette, ceci malgré une hausse du chiffre d’affaires avec des commandes de régénération du réseau ferroviaire supplémentaires et un dividende de 537 millions d’euros versé par SNCF Mobilités.

En cause, le manque de subvention de l’État malgré les promesses du printemps et le recours à la sous-traitance qui représente un surcoût de 15 % par rapport à des travaux réalisés par les cheminots. Pour 2019, il faudrait, selon l’entreprise, recruter 750 emplois pour assurer la charge de travail ; 700 le seront en ayant recours aux entreprises sous-traitantes du BTP.

Par ailleurs, un effort de productivité – comprendre une dégradation des conditions de travail des cheminots – sera réalisé à hauteur de 575 emplois équivalents temps pleins (ETP).

Pour l’Epic de Tête, 4 % de productivité devront être réalisés avec la suppression de plus de 300 emplois dans les fonctions transverses, et notamment dans les Agences Paie et Famille.

70 embauches à la SUGE, 33 au service informatique et dans quelques autres services donneront au total moins 184 emplois sur ce périmètre.

A noter que les résultats sont excédentaires et que la direction de l’EPIC de tête préfère supprimer des emplois, puisque dans le même temps, elle va investir 15 millions d’euros dans des « start up ».

Pour la direction de SNCF Mobilités, nous sommes trop nombreux. Cela se traduit par la suppression de 2 095 emplois et par un effort de productivité de 2 500 équivalents temps plein.

Par activité, nous avons donc :
▪ TER et Transilien : – 827 emplois
▪ Voyages et Intercités : – 492 emplois
▪ Gares et Connexions : – 27 emplois
▪ Matériel : – 382 emplois
▪ Directions centrales : – 21 emplois
▪ Fret : – 346 emplois

Cependant, la direction nous annonce que l’entreprise se portera bien en 2019 puisqu’elle prévoit un bénéfice net de plus de 700 millions d’euros pour un chiffre d’affaires atteignant les 35 milliards.

C’est donc encore une fois les cheminots et les usagers qui vont subir la politique de l’entreprise… des centaines de guichets, de gares, de lignes ferroviaires vont fermer alors que nous avons l’argent nécessaire dans les caisses pour remplir les exigences du service public.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, il faut poursuivre et amplifier le processus revendicatif et la mobilisation qui ont été engagés tout au long de l’année 2018 pour l’emploi, les salaires, les conditions sociales des cheminots et le développement du service public SNCF.

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DU SOL AU BORD IL N’Y A PAS DE FUMÉE SANS FEU

Audience Direction Voyages

| Exploitation

Le 19 Décembre 2018, dans le cadre d’une audience nationale, la CGT a interpellé la Direction Voyages quant à son projet d’assurer l’accompagnement des TGV avec des cheminots de l’Escale.
Niant ce projet pour 2019, la Direction n’a pourtant donné aucune garantie pour 2020 tout en rappelant qu’elle souhaitait multiplier les polyvalences à la vente et l’escale.

Si sur le périmètre TER, les Directions régionales annoncent sans détours leurs intentions de fusionner les métiers de la Vente, de l’Escale et des Trains, sur Voyages, la Direction avance en dissimulant davantage ses ambitions en la matière.

Ainsi, à demi-mot, la Direction de l’axe TGV Atlantique a laissé entendre son projet d’expérimenter l’accompagnement des TGV par des cheminots d’Escale sur les établissements de l’Axe.

Au mépris du dictionnaire des filières, sans formation adéquate et alors même que la classification des métiers est en cours de négociation, la Direction tente d’avancer tous azimuts.

Elle dépèce les métiers pour réaliser des économies sur les formations, sur les parcours professionnels et supprimer des milliers d’emplois sans même considérer les conséquences sur la sécurité et les conditions de travail.

UNE DIRECTION EMBARRASSÉE !

La Direction Voyages visiblement embarrassée a nié toute volonté de transformation de l’accompagnement des TGV pour 2019.

Elle affirme ne pas être le commanditaire de cette expérimentation tout en cherchant à connaître la source de nos informations (qui, quand, comment ???).

En effet, la Direction Voyages indique que pour 2019, seule la polyvalence Vente/Escale est recherchée et qu’il n’y a pas de remise en question du rôle et des missions des ASCT.

Avec le déploiement des portiques d’embarquement, la suppression de nombreuses tâches de sécurité et en contraignant les usagers à utiliser les réseaux de distribution digitaux, la Direction compte éradiquer les métiers de la Vente et multiplier les polyvalences à l’Escale.

Lors de cette audience, la CGT a rappelé qu’elle ne dénonçait pas des initiatives, types « vie ma vie » pour la découverte du métier d’ASCT par les cheminots de l’escale ou de la vente mais bien la volonté de la Direction de dépouiller les fondements des métiers en fusionnant les métiers.

Malgré les affirmations et l’affichage de circonstance de la Direction Voyages, il n’y a pas de fumée sans feu.

Nul ne doute que le projet d’affecter des cheminots de l’Escale ou de la Vente dans les trains annoncé dans les établissements est bien réel mais que le ramdam provoqué par les interpellations de la CGT a incité la Direction à plus de prudence.

À l’heure où la Direction de OUIGO envisage la vente de repas dans les trains par les ASCT, d’autres projets de même nature voient le jour dans tous les territoires.

Cependant la CGT restera vigilante et continuera de porter les revendications des cheminots en matière de métier, parcours professionnels, de conditions de travail et de service public ferroviaire.

AVEC LA CGT, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS.

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INSUFFISANCE DES PENSIONS : LA CPRP SNCF INTERPELLE LE GOUVERNEMENT !

Protection sociale

| Les conditions sociales

Forte des résultats électoraux recueillis dans le cadre des élections des représentants des retraités au Conseil d’Administration de la CPR et dans le cadre des élections CSE, la CGT a impulsé une interpellation et une demande d’audience auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé, sur la question de l’insuffisance des niveaux de pension, au travers une délibération du Conseil d’Administration.
Cette délibération a été adoptée par le Conseil d’Administration de la CPR du 18 décembre.
UNE DÉCISION INÉDITE !

Le Conseil d’Administration de la Caisse de Prévoyance et de Retraite du Personnel de la SNCF s’est réuni dans un contexte social fortement dégradé par les inégalités croissantes, les niveaux insuffisants des salaires et pensions, entrainant une baisse du pouvoir d’achat des salariés aggravée par une remise en cause des Services Publics et donc de la réponse aux besoins, au profit d’intérêts privés.

Un débat sur la revalorisation des pensions des cheminots retraités était inscrit à l’ordre du jour du Conseil d’Administration.

Les administrateurs CGT ont rappelé les éléments de contexte impactant le niveau de vie des retraités : CSG, hausse des dépenses de santé, niveau insuffisant des revalorisations de pensions depuis 9 ans…

Pour rappel, depuis 2009 pour les cheminots et 2004 pour les salariés du régime général, les pensions sont indexées sur l’indice Insee des prix, indicateur d’ensemble à partir de la consommation moyenne de toute la population, qui ne correspond pas à la consommation réelle des retraités et ne tient pas compte de leurs dépenses contraintes (CSG, CRDS, CASA, suppression de la demi-part fiscale, fiscalisation de la majoration enfant, forfaits et franchises médicales…).

Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) pointait en 2015 que les pensions n’avaient progressé que de 17,52 % entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2014, alors qu’une indexation sur le salaire moyen aurait produit une augmentation de 29,09 %.

Les administrateurs CGT ont porté les revendications des cheminots, à savoir une augmentation immédiate des pensions et une revalorisation automatique des pensions basée sur l’évolution du salaire moyen, en intégrant les augmentations générales de salaires, mais également celles dues à la technicité des métiers. Cela permet d’assurer la solidarité intergénérationnelle et c’est aussi le seul moyen d’empêcher un décrochage du niveau de vie des retraités.

Par ailleurs, le gouvernement envisage désormais, au travers le projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2019, de supprimer simplement les réévaluations automatiques des pensions.

yr201C’est dans ce contexte qu’une délibération a été proposée au Conseil d’Administration pointant les éléments de contexte, la problématique du niveau insuffisant des pensions et sollicitant une audience des représentants des affiliés auprès de la Ministre chargée des Solidarités et de la Santé.

Les représentants de la direction de l’entreprise, décideurs du gel des salaires depuis 4 ans, grands consommateurs d’exonérations de cotisations sociales et donc co-responsables directs avec le gouvernement de l’affaiblissement du financement du régime spécial et de la baisse du pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités, ont préféré s’abstenir sur ce vote.

L’ensemble des administrateurs représentant les affiliés, ainsi que le président du Conseil d’Administration ont voté favorablement cette délibération, qui a donc été adoptée.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS ET SON UFR APPELLERONT LES CHEMINOTS ACTIFS ET RETRAITÉS À S’EMPARER DE CETTE RENCONTRE POUR PESER SUR LES CHOIX POLITIQUES EN TERMES DE NIVEAUX DES SALAIRES ET DES PENSIONS !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

21 décembre 2018

Des personnels des gares de Bourges et Vierzon en grève à l’appel de la CGT cheminots

Un mouvement de grève des personnels présents dans les gares SNCF de Bourges et Vierzon a démarré ce vendredi matin, à l'appel du syndicat CGT des cheminots.[…]

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