Fédération CGT des Cheminots


UNIS ET DÉTERMINÉS POUR LE RETRAIT !

Interfédérale du 9 mars 2023

| RÉFORME DES RETRAITES

Après la mobilisation historique du 7 mars, le débat est en cours au Sénat. Celui-ci a décidé d’attaquer frontalement les régimes spéciaux. La majorité sénatoriale porte un décalage de l’âge pivot de deux ans. C’est l’inverse de ce qu’a annoncé le Gouvernement et que la direction de la SNCF a repris.

Plus deux ans pour l’âge des droits et plus deux ans pour l’âge pivot : les masques tombent, les cheminot·es seront bel et bien fortement impacté·es si nous ne faisons pas reculer le Gouvernement !

À la SNCF, les fédérations syndicales représentatives CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots ont appelé dès le 02 mars dernier les cheminots à s’inscrire dans une grève à caractère reconductible à partir du 7 mars 2023.

Les fédérations syndicales représentatives cheminotes mesurent le niveau de mécontentement chez les cheminots, traduit par leur participation importante dans la mobilisation.

C’est dans ce contexte qu’elles appellent les cheminots à rester mobilisés par la grève reconductible et à participer massivement aux journées interprofessionnelles prévues les 11 et 15 mars prochains à l’appel de l’intersyndicale.

Les fédérations syndicales représentatives CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots appellent à participer massivement aux AG et proposent unitairement :

  • Que leurs militants locaux se rencontrent, décident et organisent des initiatives unitaires partout pour continuer de convaincre d’agir et ainsi élargir le mouvement ;
  • De poser dans les débats de ces AG les sujets du quotidien, particulièrement les questions d’emploi et de salaire, directement liées au financement de notre système de retraite ;
  • D’interpeller les directions en organisant des rassemblements sur les chantiers.

Les fédérations CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots considèrent qu’au regard des différents signaux positifs (participation aux manifestations, implication dans la grève, soutien populaire, unité syndicale longue et soudée, etc.), la victoire est possible.

TOUS ENSEMBLE POUR GAGNER !

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EXPÉRIMENTATION CAMÉRAS-PIÉTONS : OÙ EN SOMMES-NOUS ?

| Trains

L’expérimentation sur le port de la caméra-piéton doit prochainement s’achever. Sous couvert de l’attente d’une validation juridique, la direction demeure silencieuse sur le devenir de l’outil, et surtout sur ses intentions.

Pourtant, l’investissement budgétisé pour 2024 prévoyant l’achat de 2 500 caméras pour un coût de 2 millions d’euros en dit long…

Depuis 2019, la Fédération CGT a engagé une multitude de démarches revendicatives ainsi qu’une expertise votée au CSE Central Voyageurs afin d’obtenir de la direction un cadrage clair, notamment juridique, sur le déploiement des caméras-piétons. En effet, l’objectif initial était de déployer sans distinction l’utilisation de cet outil, alors que la loi ne l’autorisait qu’à titre expérimental pour les cheminots de la SUGE. La direction avait alors délibérément l’intention de placer les ASCT en situation irrégulière.

L’action de la CGT aura permis d’encadrer ces velléités, en imposant un calendrier en adéquation avec le passage au Parlement du projet de loi autorisant, sous certaines conditions, l’expérimentation (dont le volontariat), son vote et sa promulgation.

Si cet engagement a finalement été respecté, la CGT constate toujours plusieurs dérives. En effet, la direction a une vision bien à elle du volontariat et de fortes incitations ont lieu avec objectivation à la clé (IMPEC, déroulement de carrière…). Jusqu’à présent, plus de 2 700 caméras-piétons ont été déployées sur le territoire et 2 500 sont prévues pour cette année 2024, pour un coût total de plus de 4 millions d’euros. En parallèle, nous ne disposons d’aucun élément précis nous permettant d’évaluer l’utilité de ce dispositif par rapport au nombre d’agressions.

Ainsi, il est évident que la direction souhaite, sans le dire ni l’écrire, avoir un retour rapide sur investissement en « exhortant » les ASCT à utiliser cet outil sans aucune mesure de prévention supplémentaire !

Constatant une élévation inquiétante du niveau de violence (menace à l’arme blanche, arme à feu…), la CGT réaffirme que le déploiement de la caméra-piéton ne peut pas être l’unique réponse. Si son port peut rassurer et faire baisser des tensions, elle peut tout autant envenimer certaines situations. En outre, elle accroît une posture déroutante entre la nécessité du « lâcher-prise » et un faux sentiment de sécurité, posture qui peut conduire à augmenter le risque en lien avec la politique incessante du chiffre imposée aux ASCT.

Pour la CGT, les conditions d’amélioration de la sûreté doivent être traitées le plus largement possible. Cela passe avant tout par des effectifs supplémentaires qui conduisent naturellement à respecter l’équipement de TOUS les TRAINS, l’accompagnement par 2 ASCT minimum des trains, la hausse des heures contractualisées avec la SUGE et des effectifs en gare. Dans ce contexte, le port de la caméra peut être un complément, mais sûrement pas un palliatif !

S’il est évident, au regard des investissements consentis, que cette expérimentation pourrait conduire à une validation par le législateur, la CGT s’interroge sur le devenir du volontariat ainsi que sur les velléités d’imposer l’usage des caméras sous couvert d’une posture Sûreté ? Aussi, la CGT demande à la direction d’éclaircir ses intentions.

LA CGT ET LES ASCT ATTENDENT DES RÉPONSES !

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L’ÉTAT ET LA SNCF BRADENT SYSTRA !

| Fédération

Après la vente de ERMEWA en 2021 et d’AKIEM en 2022, c’est au tour de SYSTRA, autre joyau du groupe d’être bradé pour satisfaire sa promesse de vendre à la découpe les actifs stratégiques du groupe à des intérêts privés ou des fonds de pensions.

La loi du 27 juin 2018, pour un nouveau pacte ferroviaire a accentué le démantèlement du groupe SNCF. L’ouverture à la concurrence des trafics voyageurs, la mise en place du GIE en sont la parfaite illustration. Et pourtant, cela n’apparaît pas encore suffisant pour nos dirigeants politiques.

Cette « vente » de Systra s’inscrit pleinement dans la ligne de la réforme du ferroviaire de 2018 où, en contrepartie de la reprise partielle de la dette de Réseau, la direction s’est engagée à vendre pour six milliards d’euros d’actifs.

Évoquer SYSTRA, c’est un peu revenir sur l’histoire ferroviaire française des « 30 glorieuses » à nos jours. Cette société, héritière de SOFRERAIL, filiale d’étude de la SNCF créée en 1957, assurait le développement du savoir-faire ferroviaire français à l’international, notamment dans le cadre de coopérations. Elle s’est développée au fil des évolutions géopolitiques sur tous les continents, non seulement dans son coeur de métier (l’ingénierie ferroviaire) mais également sur des projets urbains. Une expérience reconnue mondialement qui a permis à nos fleurons du BTP et à notre industrie ferroviaire de remporter de nombreux marchés.

SYSTRA est l’entreprise vitrine d’une société publique, la SNCF, pour servir les intérêts de la nation et promouvoir l’excellence ferroviaire française, ce qui explique qu’à sa création, dès l’origine, la rentabilité n’était pas la priorité.

La RATP a opéré de même, avec la création, dans la même période, de SOFRETU, spécialisée dans les métros et tramways.

En 1992, la création/fusion de SEFRERAIL et de SOFRETU donne naissance à SYSTRA, filiale détenue par les 2 sociétés publiques, possédant 43,4 % du capital chacune.

En 2017, SYSTRA a dû faire face à des difficultés de trésorerie, en partie liées aux délais de paiement de la SNCF et de la RATP !

Plusieurs plans stratégiques ont alors été mis en place pour apurer la situation financière et permettre le développement de la société.

La recapitalisation a permis d’aboutir à la société que nous connaissons aujourd’hui, assainie et renforcée, avec 10 000 salariés dont 2 200 en France, un chiffre d’affaires de 1,1 Mds€ forte de son expertise toujours reconnue mondialement.

À l’heure où cette filiale du groupe affiche des résultats en hausse et a dégagé 14 millions d’euros de bénéfices en 2023, deux fonds d’investissements sont en lice pour la reprise : LATOUR Capital et FIMALAC. En vue de séduire ces repreneurs, la SNCF et la RATP concèdent le contrôle majoritaire de leur filiale et ne garderaient que 20 % de parts au capital. Une privatisation qui annonce l’arrivée de millions d’euros d’argent frais en contrepartie d’une productivité accrue pour assouvir la recherche de rentabilité de ces actionnaires.

À l’heure où l’État communique sur la souveraineté nationale, c’est un projet que la Fédération CGT des Cheminots considère contraire aux intérêts des deux opérateurs publics et de l’industrie ferroviaire française.

La Fédération CGT des Cheminots propose, au contraire, de renforcer nos compétences internes en études et de s’appuyer ensuite sur nos filiales d’étude et d’ingénierie pour assurer le développement et le renouvellement attendus du Réseau ferré national.

Les politiques libérales visant à éclater le système ferroviaire public, ses savoir-faire uniques, ses compétences, amoindriront les capacités de la SNCF à répondre aux enjeux du développement et de modernisation du réseau ferré essentiels à la sécurité des circulations et à la production d’un service public ferroviaire de qualité. À l’heure où les enjeux sociétaux et environnementaux sont au cœur du débat public, les activités doivent être réinternalisées plutôt que d’être sacrifiées au profit des investisseurs privés.

 

LA FÉDÉRATION CGT APPELLE TOUS LES CHEMINOT·E·S À PARTICIPER MASSIVEMENT À LA GRANDE MANIFESTATION NATIONALE CHEMINOTE DU 28 MAI PROCHAIN À PARIS !

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FAISONS CORPS, SOYONS UNIS !

Fret SNCF

| Le transport de marchandises

Lors du CSE du 24 avril, la direction a présenté aux élus les dernières conséquences sur l’emploi de l’abandon à la concurrence des 23 flux dits dédiés ainsi que les premières informations sur la vente des actifs de Fret SNCF.

TRAIN DE PRIMEURS : TOUT UN SYMBOLE !

Alors que les multiples mobilisations développées par la CGT contraignaient le Gouvernement CASTEX à annoncer la reprise du « train des primeurs » le 20 septembre 2021, le Gouvernement ATTAL annonce, par un tweet, l’arrêt de ce trafic historique de Fret SNCF au 30 juin 2024. Un manque de courage et une décision que la CGT dénonce au regard du report modal inversé qui en découlera et qui devait être « une ligne rouge » ! Le train sous sa forme actuelle sera définitivement arrêté et un nouvel AMI (appel à manifestation d’intérêt) devrait être lancé pour du transport de fruits et légumes en autoroute ferroviaire ou en combiné avec un démarrage, au mieux, dans 12 mois si un repreneur se fait connaître. Fret SNCF ne pourra se positionner sur ce train pour cause de discontinuité.

UNE ABERRATION DE PLUS !

Sur les 23 flux offerts à la concurrence, à la fin du mois de juin, il ne restera pas grand-chose : 5 flux seront assurés en sous-traitance pour quelques mois encore. Peu importe les aberrations sociales, environnementales, industrielles ou économiques que cela crée, les injonctions ministérielles seront respectées à la lettre par la direction de Fret SNCF pour qui le mot d’ordre est : « suppression » !

Aucun traitement de faveur n’est prévu, y compris pour le plus gros chargeur ARCELOR qui a manifesté son attachement à Fret SNCF (flux CAFFIERS) et qui se voit contraint de monter des appels d’offres pour acheminer sa production. Pire encore, la direction cède un trafic clé en main à l’un des plus grands armateurs mondiaux, MSC, à travers sa filiale MEDWAY qui sera assuré en sous-traitance par Fret SNCF le temps qu’ils puissent le réaliser en propre. Ce géant des mers dépense ses milliards amassés durant la période COVID, notamment dans le renforcement de sa chaine logistique, dont le ferroviaire apparaît comme un chaînon manquant. Avec 36 milliards de bénéfice en 2022, MSC aurait-elle des velléités sur Fret SNCF ?
Les flux restants sont : 1 flux Lineas, 2 flux Lorry-Rail dont 1 ne roule pas et 1 flux Novatrans qui est en attente de l’obtention de son certificat de sécurité.

DES ADAPTATIONS À METTRE SOUS LE CONTRÔLE DES CHEMINOTS !

En conséquence de ces abandons, se préparent les adaptations des roulements de juin. Les études de répartitions de charges seront examinées par la DTP entre les bassins d’emploi dont « l’Adéquation Charges/Ressources » (ACR) est négative et ceux dont l’ACR est positive. Problème, cette ACR comporte à ce jour de nombreuses erreurs et alimente un jeu de dupes, dont les cheminots de Fret SNCF.

SUPPRESSIONS D’EMPLOIS : C’EST ENCORE TROP !

Au motif d’un soi-disant rattachement aux flux dédiés, le gouvernement demande la suppression de 453 emplois. La direction annonce, de son côté, vouloir supprimer 291 emplois en 2024, desquels il faut soustraire les postes basculés sur le mutualisé et les opérations de maintenance.

De ce fait, il n’y a pas eu de suppression directe pour Technifret. Au total, ce sont donc 233 postes qui ont été supprimés, dont 136 ADC. Selon la direction, il y aurait, en fin d’année 2024, un nouveau sureffectif de 82 ADC TB ! Ce dernier chiffre est issu de la balance ACR évoquée plus haut.

Bien que le chiffre réel de suppressions d’emplois soit plus faible que celui annoncé, c’est encore trop, particulièrement au regard du potentiel de développement annoncé par la direction pour les 2 nouvelles entités qui « succèderont » à Fret SNCF. Pour la CGT, nous le répétons encore une fois, c’est une aberration sociale, économique et industrielle.

Dans le même temps, la direction, toujours prompte à supprimer des postes, annonce la fusion des permanents ADC et des GM feuille ADC créés il y a à peine 1 an à travers l’ULN et le CCN+ ! L’Usine Ligne Nationale navigue toujours à vue, les dysfonctionnements sont toujours bien présents et la seule solution apportée est de supprimer encore des postes par un jeu de fusion. La CGT s’y oppose !

LA « GRANDE BRADERIE » EST OUVERTE

Également à la demande du gouvernement, la direction va vendre 40 % des actifs de Fret SNCF (essentiellement des terrains et des locomotives). C’est la vente des bijoux de famille de Fret SNCF et des biens publics aux plus offrants. Vendre à qui ? pour qui ? pour quoi faire ? Le travail de référencement des terrains à vendre a été confié, comme souvent, à un cabinet externe pour la modique somme de 300 000 euros ! À date, et malgré l’insistance de la CGT, nous ne savons toujours pas où ira le produit de ces ventes évalué à 500 millions d’euros !

Au total, ce sont 112 locomotives que la direction entend céder (dont 62 issues de la discontinuité). Il y aura 2 types de vente, l’une par cession en lien avec les 23 flux, l’autre aux enchères ! C’est la grande braderie sur les locomotives de Fret SNCF et ce ne sera pas les plus vieilles, puisque les cessions ne concernent que les machines qui ne contiennent pas d’amiante !

FRET SNCF DOIT VIVRE ET ÊTRE DÉCLARÉ D’UTILITÉ PUBLIQUE !

Il n’y a pas de questions à se poser, les femmes et les hommes qui font Fret SNCF ne peuvent être la variable d’ajustement d’une sanction qui ne porte pas son nom ! Fret SNCF doit être déclaré d’utilité publique et chargé du service public de transport de marchandises par le rail en France.

La CGT a fait des propositions concrètes en ce sens au travers « ensemble pour le Fret » et « Pour la continuité du Fret SNCF ».

POUR LA DÉFENSE D’UN VRAI SERVICE PUBLIC DE TRANSPORTS DE MARCHANDISES ET UN CADRE SOCIAL DE HAUT NIVEAU POUR TOUS :

LA FÉDÉRATION CGT APPELLE TOUS LES CHEMINOT·E·S À PARTICIPER MASSIVEMENT À LA GRANDE MANIFESTATION NATIONALE CHEMINOTE DU 28 MAI PROCHAIN À PARIS !

 

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LES CHEMINOT·E·S RETRAITÉ-E-S SONT APPELÉS À DIRE STOP À LA LIBÉRALISATION DES CHEMINS DE FER !

Le 28 mai, toutes et tous à Paris !

| Fédération

En convergence avec les cheminots actifs, les retraités se mobilisent pour participer en masse à une manifestation de cheminots venus de toute l’Europe pour dire stop à la libéralisation et agir pour le renforcement de leurs droits, la revalorisation des pensions et le retour à un service public ferroviaire de qualité.

Depuis près de trente ans, les différentes initiatives législatives communautaires de l’Union européenne ont totalement déstructuré les grandes entreprises historiques du ferroviaire en désorganisant la production ferroviaire.

Dans toute l’Europe, y compris la France, la situation du secteur ferroviaire, notamment celle du transport de fret ferroviaire, est catastrophique.

Le quatrième paquet ferroviaire a parachevé la déstructuration des entreprises historiques pour laisser place à une « concurrence libre et non faussée ».

On en mesure les effets en France avec des volontés politiques allant toujours plus loin dans la casse du service public ferroviaire, comme avec la réforme de 2018 qui a conduit, entre autres, à la création de 4 Sociétés Anonymes (SA) et une SAS (Fret) et à la fin des embauches au Statut. Toutes ces réformes et déstructurations impactent les retraités et leurs droits.

C’est le dumping social qui prévaut et qui est au coeur de la mise en concurrence, c’est un véritable sabotage du service public ferroviaire.

On est loin du message sur la volonté de diminuer les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), responsables du réchauffement climatique et dont les transports sont les premiers émetteurs.

Il y a urgence à agir pour un véritable report modal de la route vers le rail dans une véritable politique multimodale, ce qui passe par la reconquête d’une entreprise publique intégrée sous contrôle et maîtrise publique.

Affirmons-le avec force, les contraintes spécifiques qui pèsent sur le mode ferroviaire et l’exigence d’un haut niveau de sécurité bénéficiant à la fois aux cheminots de la branche, aux usagers et aux populations nécessitent un haut niveau de droits et de garanties applicables à l’ensemble des cheminots. Cela passe par un statut, un régime spécial et une réglementation de haut niveau applicables à toute la branche dans la perspective du retour à une entreprise unique et intégrée.

Les retraités sont partie prenante de ces exigences, qu’ils portent depuis de nombreuses années au travers de pétitions, rassemblements, audiences…

Par leurs actions, les retraités ont remporté une première victoire stoppant la dématérialisation imposée et généralisée aux ayants droit retraités. Cette première avancée en appelle d’autres sur l’accessibilité à tous les trains sans contraintes.

Le 28 mai sera aussi l’occasion de réaffirmer notre opposition à la mise en place au sein du Groupe ferroviaire SNCF1 d’une complémentaire santé obligatoire pour les cheminots relevant du Statut et gagner l’extension du régime spécial des cheminots à Statut à l’ensemble des salariés de la branche du ferroviaire ainsi que l’élévation des prestations.

Les retraités porteront aussi la revalorisation des pensions, avec l’exigence d’une augmentation immédiate de 10 %.
Le 28 mai 2024, tous ensemble, cheminots actifs et retraités d’Europe, manifestons pour :

  • Contrer la libéralisation et la déstructuration de nos entreprises,
  • Maintenir des entreprises ferroviaires publiques dans un système intégré,
  • Améliorer les garanties collectives et les conditions sociales des cheminots,
  • Favoriser l’emploi des jeunes dans nos entreprises,
  • Une égalité salariale et des pensions entre les femmes et les hommes.

 

Nous appelons l’ensemble des retraités, des pensions de réversion à s’organiser avec les actifs pour participer massivement à la manifestation du 28 mai 2024, à partir de 12h30 à place d’Italie et défiler ensuite jusqu’à Montparnasse.

REMETTONS
LE TRAIN PUBLIC
SUR DE BONS RAILS !


1 Le périmètre du Groupe Ferroviaire SNCF est constitué par : SNCF Holding (en lieu et place de la SA mère), SNCF Réseau, SNCF Gares&Connexions, SNCF Voyageurs, Fret SNCF et le GIE SNCF Optim’services.

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LES MAÎTRISES ET CADRES MANIFESTENT POUR LE SERVICE PUBLIC !

28 mai : manifestation nationale à Paris

| Fédération

Les politiques libérales européennes ont permis aux États, dont la France, d’engager la privatisation des compagnies publiques « historiques » : concurrence, sous-traitance et moins-disant social.

Le 28 mai 2024, manifestons ensemble pour un service public ferroviaire qui réponde aux besoins de la Nation et qui respecte les cheminots.

Rendez-vous 12h00 place d’Italie à Paris !

Le patronat ferroviaire acteur de la libéralisation

Face aux besoins d’investissements, la concurrence ne s’installe pas naturellement. Alors, les tenants de la concurrence libre et non faussée imposent, via les États :

  • La séparation étanche du réseau et des gares ;
  • Le morcèlement du trafic ferroviaire en marchés ;
  • Une concurrence au travers de filiales étrangères ou intérieures des entreprises nationales ;
  • Des circuits financiers comme le fonds de concours1 pour épargner les entreprises privées.

Cette politique est extrêmement coûteuse car il faut démultiplier les structures. Donc les libéraux imposent le moins-disant social via une Convention Collective d’un niveau de garanties très inférieur qui dérèglemente les droits des cheminots.

Elle met en concurrence les cheminots entre eux.

Le président JP. Farandou ne cache plus que le recours aux filiales a pour objectif de ne pas appliquer le temps de travail SNCF (nombre de repos et congés supprimés, flexibilité de repos et de l’astreinte, temps de travail accru etc.) au détriment de la mutualisation.

La recherche de cash pousse la Direction à vendre :

  • Systra (filiale en ingénierie ferroviaire avec la RATP) ;
  • Akiem (filiale de location de locomotives SNCF) ;
  • Ermewa (filiale de location de wagons) à des fonds financiers peu scrupuleux.

…mais aussi les immeubles, les emprises ferroviaires à des promoteurs.

La logique de profit prend le pas sur l’aménagement du territoire : La radiation de rames TGV a permis la diminution de dessertes, la concentration des trafics sur LGV au détriment des prix (Yield) et du confort (correspondances obligatoires et approximatives). C’est le TGV business !

Le trafic de marchandises est divisé par 2 en 20 ans et nécessite des aides. Fret SNCF est liquidé pour tenir à flot les entreprises privées. Le réseau est en dégradation, pendant que les régions construisent des ateliers TER et achètent des rames pour chaque bout de lots !

Cela ne peut pas marcher et cela ne marche pas : le ferroviaire est un système rigide et têtu !

IL FAUT RENATIONALISER LE FERROVIAIRE en intégrant toutes les entreprises, les sous-traitants et prestataires.

Un impact sur le travail des ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise

Dans l’organisation néolibérale du travail, les technologies servent la programmation et le contrôle du travail dans ses procédures et dans ses résultats. Quel que soit le niveau d’expertise, le patronat veut des salariés, quel que soit le collège, facilement interchangeables, sans prise en compte des qualifications, savoir-faire et expériences.

Le travail se déshumanise. Pour les ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise, les objectifs sont fixés principalement pour générer des dividendes. Cette financiarisation des entreprises procède par objectifs quantitatifs de court terme, incompatibles avec le développement humain et durable : elle tue le travail et tue au travail.

La réalisation des objectifs est devenue le seul critère d’évaluation des encadrants. Beaucoup en perdent alors la finalité de leur production : faire fonctionner le système ferroviaire. Cette forme de contractualisation pousse au présentéisme et se traduit, de fait, par une exigence de disponibilité. Il faut tout le temps recommencer, ce n’est jamais fini, avec un effondrement de la confiance en soi.

Exigeons un Statut du travail cheminot

Le ferroviaire nécessite des métiers, des connaissances et des savoir-faire. Nous ne pouvons plus les laisser se volatiliser. Les politiques de la direction sont coupables et irresponsables !

Ce Statut doit permettre les parcours professionnels, la reconnaissance des expériences et des diplômes, de tenir compte de l’exigence du service public et prendre soin de notre santé. Il doit permettre aux agents, notamment les encadrants qui sont à la fois vecteurs et victimes, de sortir d’une précarité personnelle induisant fatigue, épuisement et surmenage.

Aujourd’hui, les directions usent de tous les artifices pour ancrer leur emprise sur les maîtrises et cadres. Elles masquent leur système hyper directif par la communication et les éléments de langage obligatoires. La fausse autonomie, les séminaires en tous genres, le brainstorming et autres tchats donnent l’illusion d’être co-constructeurs…

Reprenons la main sur le travail

L’entreprise publique doit être un outil pour le transport écologique des citoyens et des marchandises. Elle doit permettre d’investir massivement dans les infrastructures de transports. Plutôt que de mettre les opérateurs des réseaux en concurrence, créons la coopération européenne en s’appuyant sur des entreprises publiques.

Réapproprions-nous l’organisation de la production ferroviaire en recréant des collectifs de travail !
L’objectif de l’UFCM-CGT est de sortir les ICTAM d’une posture de relais des orientations patronales, avec un devoir de réserve, dans laquelle le patronat cherche à les enfermer.

Le 28 mai, Ingénieurs, Cadres, Techniciens, Agents de Maîtrise, que nous soyons fonctionnels, encadrants, prescripteurs, opérationnels, revendiquons pour nos salaires, nos emplois, notre temps de travail !

Manifestons pour le ferroviaire et pour nos conditions de vie et de travail !

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28 MAI 2024 : REMETTONS LE TRAIN PUBLIC SUR DE BONS RAILS !

Manifestation nationale

| Espace presse

La Fédération CGT des Cheminots soutenue par les syndicats européens adhérents à ETF, a décidé d’organiser une manifestation nationale des cheminots à Paris le 28 mai. Celle-ci sera unitaire !
Envahissons les rues de Paris !

C’est donc à l’appel de la Fédération CGT des Cheminots rejointe par l’UNSA ferroviaire, SUD-Rail et la CFDT cheminots, que les cheminots sont invités à venir défiler en masse, de la place d’Italie à Montparnasse.

Si tu es :

  • CONTRE la libéralisation et la casse de l’Entreprise publique SNCF et opposé à la concurrence dans le transport de voyageurs ;
  • POUR sauvegarder le Fret SNCF et gagner un moratoire sur le projet de liquidation de notre outil public de transport de marchandises ;
  • POUR que les 8 400 autorisations d’embauches gagnées par le rapport de force soient effectives en 2024 afin d’améliorer la production et les conditions de travail au quotidien ;
  • POUR l’ouverture immédiate de négociations annuelles obligatoires et une augmentation générale des salaires ;
  • POUR une refonte totale et une augmentation des primes de travail pour tous les cheminots ;
  • POUR l’élargissement à la branche ferroviaire de l’accord CPA signé à la SNCF ;
  • POUR l’élargissement de la liste des métiers soumis à pénibilité.

Alors plus aucune hésitation !

Ta place est avec NOUS, dans les rues de Paris le 28 mai 2024, au départ de la grande manifestation nationale des cheminots, place d’Italie, à partir de 12h00 (départ de la manifestation 14h00).

ENSEMBLE,
REMETTONS LE TRAIN PUBLIC SUR DE BONS RAILS,
PARTOUT EN EUROPE !

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LES CRLEL NE SONT PAS DES COBAYES !

Certification des conducteurs

| Traction

La CGT a été reçue par la direction de la Traction suite au courrier envoyé le 14 mars concernant l’habilitation de conducteurs-élèves à 200 km/h en région Centre-Val-de-Loire.

L’arrivée massive d’automotrices dont la Vitesse Limite est à 200 km/h, a conduit la direction de la Traction, sur la demande de l’activité TER, à autoriser de manière expérimentale, leur utilisation par des élèves conducteurs en région Centre Val de Loire.
Rien ne justifie cette dérive, si ce n’est le prétexte d’une productivité sous le diktat des activités. Cela met à mal la sécurité des circulations ferroviaires, mais également les parcours professionnels.

Pour la CGT, ce genre d’expérimentation est irresponsable !

En effet, pour la CGT, la TT00035 (texte régissant la certification des conducteurs) est là pour garantir une progressivité dans la carrière en respectant des périodes nécessaires d’apprentissage. Un/Une conducteur élève, après l’obtention de son examen ETT2, doit pouvoir mettre sereinement en application ses nouvelles connaissances acquises lors de son année d’école.

L’hyperspécialisation des ADC à une ligne ou un produit engendre désormais ce genre de décisions dangereuses. Paradoxalement, la direction reconnaît les faits, et évoque même un phénomène de « sous-charge mentale », c’est-à-dire une forme de décrochage due à la monotonie des journées de travail et du contenu des JS pour tous les conducteurs.

La productivité l’emporte sur la raison des « experts » de la Traction, bien conscients de leurs expérimentations. D’ailleurs, ceux-ci nous disent être attentifs à ce qui se passe au niveau européen, et particulièrement en Allemagne où de jeunes élèves conducteurs ont comme premier emploi et première circulation le TGV (ICE) à 300 km/h.

Face à cette « foire à l’innovation et aux expériences en tout genre », la CGT a réaffirmé sa complète opposition à ces dérogations qui font porter de lourdes responsabilités en cas d’incident à ces conducteurs et à leurs responsables hiérarchiques.

Pour un très haut niveau de sécurité, la CGT revendique :

  • une direction de la Traction ayant un réel pouvoir de prescription en matière de sécurité ferroviaire, indépendamment des contraintes financières des activités de l’entreprise ;
  • une organisation de la sécurité ferroviaire primant sur l’organisation de la production ;
  • un véritable parcours professionnel avec des roulements adaptés aux élèves conducteurs ;
  • la fin des expérimentations en tout genre ;
  • un retour à la multi-activité et à une entreprise unique et intégrée ;

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RÉTABLIR LA VÉRITÉ… SANS RÉÉCRIRE L’HISTOIRE !

Cessation progressive d'activité

| Fédération

La droite et l’extrême droite ne décolèrent pas suite à la signature de l’accord CPA ! C’est la preuve que nous avons tapé juste !
Allons gagner de nouvelles avancées pour revivre ce moment de plaisir !

LA GENÈSE DES CESSATIONS PROGRESSIVES D’ACTIVITÉ ET DE LA PÉNIBILITÉ !

  • En 2007, N.Sarkozy lançait une réforme des régimes spéciaux ;
  • Le 18 octobre 2007, 75 % des cheminots agissaient par la grève ;
  • Quelques jours plus tard, une grève reconductible s’engageait ;
  • Le Gouvernement allait au bout de sa réforme mais était contraint, tout comme la direction SNCF, d’ouvrir des négociations placées sous le contrôle des cheminots ;
  • Ces négociations aboutissaient sur un projet d’accord qui créait diverses formules de CPA, notamment liées à la pénibilité ;
  • Dans la foulée, la CGT impulsait une grève des ASCT ;
  • Le rapport de force créé permettait l’obtention d’un avenant qui créait le CPA ASCT de 24 mois ;
  • La CGT, la CFDT, la CFTC, l’UNSA, le SNCS et la direction SNCF validaient l’accord et son avenant en y apposant leurs signatures. D’autres considéraient alors que ces dispositions étaient une « traîtrise » à l’encontre de la classe ouvrière et des cheminots et ne signaient pas cet accord ;
  • Après plusieurs réformes des retraites qui touchaient l’ensemble des salariés et donc les cheminots, E. Macron décide d’engager une nouvelle réforme début 2023.
  • Dans son Info Luttes n°2 du 10 janvier 2023, au début du mouvement, la CGT portait la réouverture de négociations sur l’amélioration des dispositifs de CPA existants, quelle que soit l’issue du conflit. ELLE ÉTAIT LA SEULE !
  • À force de conviction, cette revendication irriguait le corps social cheminot ;
  • En septembre 2023, la CGT faisait paraître un projet complet et précis sur denouveaux dispositifs et une nouvelle rémunération des périodes travaillées et non travaillées ;
  • Les actions locales initiées par la CGT portaient alors toutes, dans leurs revendications, l’amélioration des CPA.

À CE STADE, LA CGT ÉTAIT TOUJOURS SEULE !

  • Le rapport de force mis en œuvre par les cheminots, localement et /ou par métiers, contraignait la direction à déclencher un cycle de bilatérales et une table ronde début avril 2024 ;
  • Les autres organisations syndicales qui, pour certaines ne portaient que l’instauration d’un dispositif individuel, reprenaient finalement les axes revendicatifs de la CGT en matière de CPA, ce que nous saluons.
  • Le 10 avril, les négociations dans le cadre de la table ronde nationale, permettaient notamment, sur la base des revendications de la CGT :
    • D’améliorer les dispositifs existants ;
    • D’améliorer la rémunération sur les parties travaillées et non travaillées ;
    • D’améliorer la prise en charge des cotisations retraites par l’entreprise ;
    • D’améliorer le déroulement de carrière.
  • La Commission Exécutive fédérale de la CGT Cheminots a donc décidé à l’unanimité, le 11 avril dernier, de signer cet accord ;
  • Les 3 autres organisations syndicales ont également signé cet accord, y compris celles qui, en 2008/2009 jugeaient la mise en oeuvre des CPA comme un recul social.

Les faits sont têtus et les éléments vérifiables.
Répéter 100 fois un mensonge n’en fait pas une vérité !

Nous devons maintenant exiger l’ouverture de négociations au sein du patronat ferroviaire afin de faire appliquer ces dispositifs à l’ensemble des cheminots de la branche, comme cela a été notifié par courrier de la Fédération CGT des Cheminots en date du 17 avril 2024.

La CGT salue les cheminots et les cheminots qui se sont emparés légitimement des revendications portées par la CGT !

 

SOYONS FIER·E·S
DES AVANCÉES OBTENUES !
LES VICTOIRES SONT COLLECTIVES !

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UNE GRILLE UNIQUE POUR TOUS !

Tract n°2 de la campagne salaire

| Fédération

⇒ C’EST QUOI UNE GRILLE DES SALAIRES ? : C’est un mécanisme qui permet la reconnaissance des qualifications des cheminots et qui garantit une véritable progression de carrière.

LA QUALIFICATION UN ÉLÉMENT DÉTERMINANT DE LA GRILLE
Pour que la qualification soit reconnue, la CGT propose notamment qu’un salaire repère soit attaché à chaque niveau de diplôme et constitue ainsi un seuil d’accueil des salariés dans une grille des salaires.

Pour chacun des grands niveaux de qualification, le niveau du salaire de base mensuel brut garanti revendiqué par la fédération CGT des cheminots est :

  • Sans diplôme et sans formation, ni expérience : SMIC revendiqué par la CGT à 2000€
  • CAP-BEP : 2652€
  • Bac (quel qu’il soit) : 3304€
  • BTS-DUT (Bac + 2) : 3956€
  • Licence/ licence professionnelle (Bac + 3) : 4608€
  • Maitrise (Bac + 4) : 5097€
  • Master 2 / Diplôme d’ingénieur (Bac + 5) : 5749€
  • Doctorat (Bac + 8) : 6564€

DES DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE GARANTIS
La qualification du cheminot progresse tout au long de la vie, par la pratique et l’expérience, mais également par la formation professionnelle – d’où la nécessité d’un déroulement de carrière minimal garanti.
La qualification doit être reconnue dans l’emploi comme dans le salaire.

⇒ Elle peut être acquise :

  • par l’obtention d’un diplôme ;
  • par l’expérience ;
  • par la validation des acquis ;
  • par la formation continue.

Reconnaître les qualifications c’est aussi permettre à tous les cheminots un vrai déroulement de carrière.

La CGT propose pour cela que soit garanti au minimum le doublement du salaire sur la carrière avec une progression salariale automatique (sans nouvelle formation ou diplôme) tout au long de la carrière (une position de rémunération tous les 4 ans ou 3 ans pour les agents de conduite).

Dans la grille des salaires CGT, les écarts entre les différentes positions de rémunération sont significatifs et réguliers afin d’avoir une véritable progression salariale.

La fédération CGT revendique une grille unique pour tous les cheminots statutaires et contractuels du GPU SNCF ainsi que pour tous les cheminots de toutes les autres entreprises ferroviaires.

Il s’agit d’une part d’une question de justice sociale, mais aussi d’un puissant levier pour lutter contre le dumping social et la concurrence entre cheminots qu’organise le patronat.

Reconnaître les qualifications dans une grille c’est aussi lutter contre le déclassement professionnel qui touche particulièrement les femmes.

Pour donner plus de poids à cette revendication, vous pouvez rejoindre la CGT et contribuer à organiser la mobilisation. Rejoignez la Fédération CGT des cheminots

Pour voir la grille unique pour tous les cheminots, télécharger le tract.

UN ENJEU CENTRAL
Le patronat mène une offensive continue pour ne pas reconnaître les qualifications et donc ne plus payer.

Ainsi dans la branche ferroviaire, l’accord « classification et rémunérations » dénoncé par la CGT, mais validé par toutes les autres organisations syndicales représentatives permet aux employeurs de ne plus reconnaitre les diplômes, les formations et l’expérience acquise. Seul compte le poste occupé. L’évolution de carrière n’est donc plus garantie. Cela entraîne un déclassement des cheminots dont les salaires n’ont plus de lien avec leurs savoirs et savoir-faire.

Pour la CGT, revendiquer la reconnaissance et le paiement de la qualification dans une grille des salaires, c’estrevendiquer d’être payé pour ce que l’on est et pas uniquement selon le poste occupé.

La fédération CGT des cheminots revendique :

  • la mise en place de l’échelle mobile des salaires et le rattrapage du contentieux salarial ;
  • la mise en place de la grille salariale CGT unique pour tous les cheminots avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique, la reconnaissance des diplômes ;
  • l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • des augmentations générales des pensions et des salaires avec une véritable reconnaissance des métiers des cheminots et la redistribution aux cheminots des richesses produites par le travail ;
  • un véritable 13e mois pour tous les cheminots.

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