Fédération CGT des Cheminots


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LA DIRECTION SNCF VEUT-ELLE ABAISSER LE SALAIRE DES ADC ET ASCT CONTRACTUELS ?

Personnels contractuels

| Les conditions sociales

Par courriel du 21 décembre 2021, la direction SNCF soumettait aux organisations syndicales représentatives un projet d’accord « sur l’évolution des principes de rémunération des personnels contractuels des cinq sociétés SNCF ».

Cet accord constituant un assemblage de reculs sociaux et d’effacement des garanties collectives des personnels contractuels, la Fédération CGT des cheminots a refusé d’y apposer sa signature.

UN PROJET GLOBAL D’ABAISSEMENT DES DROITS DES CHEMINOTS

L’accord soumis à signature par la direction SNCF se voulait substituer aux garanties collectives dont bénéficie le personnel contractuel à la SNCF les nouvelles règles notoirement régressives issues de l’accord de branche classification-rémunération, signé début décembre 2021 par l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT-FGAAC.

La direction a largement dévoyé, au fil des années, les conditions de recours à l’annexe C du RH0254, notamment pour les agents de conduite, et ce afin d’effacer les repères collectifs de salaire prévus dans les annexes A et B.

L’accord proposé envisage purement et simplement d’imposer à tous les cheminots contractuels, y compris les nouveaux embauchés, un cadre social exempt de protection.

Pour combler les pertes de droits, le texte prévoit un « rachat » de la « perte d’opportunité liée à l’ancienneté » pour les agents relevant actuellement des annexes A1, A3 et B. Un aveu de régression !

UNE NOTION DE SALAIRE ANNUEL IMPROPRE À RÉPONDRE AUX BESOINS DU QUOTIDIEN !

À l’instar de l’accord de branche, l’accord d’entreprise proposé envisage la rémunération sous la forme d’un minimum annuel.

Alors que les cheminots paient leurs factures chaque mois et non annuellement, cette forme de rémunération ne garantit pas un salaire correspondant à la qualification, ni des montants déterminés pour chaque élément de rémunération, et ouvre la voie à des fluctuations de rémunération au cours de l’année.

Avec un salaire annuel, le cheminot pourrait avoir un salaire insuffisant 11 mois sur 12 et un rattrapage minimum en fin d’année.

LES PRIMES DE TRACTION ET DE TRAVAIL DES ASCT INCLUSES DANS LE MINIMUM ?

L’accord de branche précise qu’une Rémunération Annuelle Garantie (RAG) est fixée pour les différentes classes.

Cette rémunération annuelle garantie constitue un socle minimal fixé par la branche

Concomitamment, les parties conviennent de mettre en place un barème des salaires minimaux au sein des sociétés SNCF. Le tableau ci-après décrit la grille des salaires contractuels annuels de base minimaux équivalent temps plein, en fonction de la classe d’emploi et de l’ancienneté du salarié au sein de l’entreprise :

Pour visualiser la grille des salaires minimaux SNCF (Extrait Article 3 de l’accord), télécharger la version pdf de ce tract.

Les montants minimaux indiqués dans ce tableau s’appliquent au salaire annuel de base (donc hors prime d’ancienneté) équivalent temps plein pour l’ensemble des salariés contractuels.

Les montants s’entendent hors primes (exceptée la prime de traction ou de travail pour le personnel cité ci-après), indemnités, gratifications (notamment GRAVAC, GAEX et indemnités fixes mensuelles), prime de réserve, qui viennent s’ajouter au salaire de base. Dans le cas particulier des salariés positionnés sur les emplois-types de :

  • conducteur de ligne, conducteur de tram-train, conducteur de manoeuvre et de ligne locale,
  • agent d’accompagnement d’un train de voyageurs,

ces salaires minimaux incluent, en plus du salaire de base, la prime de travail ou de traction.

Littéralement, le texte rédigé par la direction SNCF pose :

  • Les primes, indemnités, gratifications et primes de réserve viennent s’ajouter aux montants minimaux du tableau (salaire de base), sauf pour les primes de traction ou ASCT ;
  • Pour les agents de conduite et les ASCT, les primes de traction ou de travail sont déjà incluses dans les salaires minimaux de base du tableau.

En conséquence, selon cette lecture :

  • le salaire de base des ADC et ASCT contractuels n’est pas garanti ;
  • les primes de traction et de travail des ADC et ASCT contractuels seraient fondues dans la rémunération globale ;
  • ▪a rémunération garantie des ADC et ASCT contractuels serait fortement abaissée.

La seule garantie salariale pour un ADC contractuel ayant par exemple 12 ans d’ancienneté, serait un salaire annuel, PFA et primes de traction comprises, de 24 943 € bruts, soit 19 456 € nets ! À vos calculatrices ! En outre, les revalorisations d’ancienneté prévues dans l’accord ne s’appliquent qu’aux salaires minimaux, pas aux salaires de manière générale, de la même manière que les salaires n’augmentent pas tous en même temps que le SMIC.

La CFDT-FGAAC et l’UNSA ont signé cet accord !

Leurs signatures conjuguées demeurant minoritaires, cet accord n’est, pour l’heure, heureusement pas valide, mais l’intention du patronat et des signataires reste entière, nécessitant la mobilisation des cheminots pour exiger le maintien intégral des droits et en gagner de nouveaux !

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ENVAHISSEZ-NOUS !

Appel à la jeunesse

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

Le 7 décembre 2021, l’Union Fédérale des Cadres et agents de Maîtrise de la Fédération CGT des Cheminots a invité des jeunes de moins de 35 ans afin qu’ils expriment leurs indignations, leurs colères et leur envie de changer la société.

Venus de toutes la France, ces jeunes, Femmes et Hommes, étaient de différentes SA, de différents établissements, de différentes filières,

Ils occupent des postes opérationnels, techniques, d’appui ou d’encadrement. Ils sont jeunes embauchés ou plus anciens dans le monde ferroviaire. Ils ont eu un parcours d’attaché cadre, TS ou opérateur avant d’accéder à leur poste actuel. Ils travaillent en collectif, ou seul, dans des espaces partagés ou dans un bureau personnel…

Ils représentent l’ensemble la diversité sociale, culturelle, fonctionnelle du monde ferroviaire.

Nos échanges portaient principalement sur les thématiques de salaire et rémunération, de conditions de travail, de temps de travail et de repos et de leurs parcours professionnels.

Toutes et tous ont mis en avant une perte de sens du travail ; une organisation de la production – qu’on les force parfois à mettre en place – qui ne répond pas aux besoins des voyageurs ni des cheminots ; une vision à court terme de l’entreprise et de leur avenir ; une confiance parcellaire envers les plus hauts dirigeants de l’entreprise ; une non-reconnaissance de l’engagement, de l’investissement dans le travail ; des salaires qui ne sont pas satisfaisants.

Face à leurs aspirations, leurs besoins, nous avons confronté les revendications de la CGT et de son UFCM. Toutes les problématiques de ces jeunes maîtrises et cadres se retrouvent dans nos repères revendicatifs.

Puisque nous les partageons, ENSEMBLE, nous pouvons les porter !

Nos discussions ont mis en exergue la peur de l’isolement et de la stigmatisation pour un maîtrise ou un cadre s’il se fait remarquer négativement par sa hiérarchie. Mais elles ont aussi montré que construire ensemble une mobilisation est atteignable, que des revendications sont gagnables, que la jeunesse de la SNCF n’est pas individualiste, comme certains veulent le faire croire.

Prenez contact avec une structure UFCM-CGT, un syndiqué maîtrise ou cadre CGT, renseignez-vous sur les initiatives proposées, sollicitez-les pour créer les conditions de rendez-vous et d’échanges entre maîtrises et cadres, entre cheminots.

JEUNES MAÎTRISES ET CADRES, PLUS JAMAIS SEULS, REJOIGNEZ LA MOBILISATION, REJOIGNEZ LA CGT !

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EXIGEONS LA RECONNAISSANCE DE NOTRE SAVOIR-FAIRE ET DE NOS QUALIFICATIONS !

Prime de travail Matériel

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

De nombreux conflits pour l’augmentation pérenne de notre prime de travail et des augmentations de salaire auront marqué cette fin d’année un peu partout en France. Depuis des années, la diminution du pouvoir d’achat et du reste à vivre ne font que s’accentuer, et le gel des salaires subi depuis sept années ne permet pas d’inverser la tendance.

Les cheminots, et particulièrement ceux du Matériel, subissent une réduction importante de leur pouvoir d’achat. Comme l’ensemble des salariés, ils subissent la politique de gel des salaires orchestrée par le gouvernement, relayée sans filtre par la direction du GPU et impulsée sur le terrain par des directions agressives.

La prime de travail, élément de rémunération intégré au salaire sous l’égide du code prime 33, n’a pas connu de réévaluation depuis plus de 10 ans ! Pire encore, suite à l’alignement des autres codes primes, et année après année, cette prime paraît aujourd’hui dérisoire face à l’augmentation du coût de la vie.

Ces derniers mois, dans de nombreux établissements du domaine Matériel, la mobilisation des cheminots aura permis d’obtenir des mesures temporaires, seul moyen trouvé par les établissements pour calmer la gronde grandissante et légitime.

La CGT exige que la prime de travail Matériel soit réévaluée de manière pérenne. Le projet porté par la Fédération CGT des cheminots va dans ce sens.

L’entreprise doit prendre en compte nos revendications et revaloriser sans attendre la prime de travail, comme elle s’y était engagée en novembre 2019, après le conflit au Matériel, pour que les cheminots n’aient plus à subir de nouvelles dégradations de leurs conditions de vie.

À la volonté de l’entreprise de nous enfermer dans ses choix régressifs à coup de primes et autres EVS limités dans le temps et non liquidables, nous devons opposer notre volonté de travailler dans un cadre choisi et de renforcer nos structures syndicales pour être force de proposition et imposer les revendications légitimes des cheminotes et des cheminots de l’entreprise publique SNCF : EXIGEONS la reconnaissance de notre savoir-faire et de nos qualifications par des augmentations générales de salaire ainsi qu’une augmentation de la prime de travail.

Avec la CGT, je signe la pétition salaires et je revendique :

pour la rémunération,

  • l’augmentation de 200 € de la prime de travail Matériel par une mesure spécifique, pérenne et sans contrepartie pour combler les pertes subies depuis 2011,
  • la reconnaissance de la technicité des métiers du Matériel pour tous les cheminots contractuels et statutaires ;

Contrairement aux primes exceptionnelles, cette augmentation aurait un effet bénéfique durant toute la carrière et sur le montant des futures pensions.

pour l’emploi,

  • l’embauche de 1 042 cheminots au minimum pour combler les emplois perdus dans les technicentres depuis janvier 2020,
  • l’embauche des 652 intérimaires des UO et chantiers Matériel recensés au 22 novembre 2021,
  • la réinternalisation de toutes les charges de travail ;

pour la formation,

  • un haut niveau de formation continue, technique et numérique.

Cheminots du matériel, ne subissons plus le diktat patronal contraignant nos conditions de vie, ne nous contentons plus de primes exceptionnelles !

Exigeons une augmentation de la prime de travail Matériel et participons aux initiatives de la CGT !

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ATTAQUES SUR LE TEMPS DE TRAVAIL, LA RIPOSTE S’IMPOSE !

Régime de travail

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

En tentant de déroger à la réglementation sur l’organisation du temps de travail, l’entreprise saisit l’occasion de mettre plusieurs coups de canif dans l’organisation de travail des cheminots du matériel. La riposte doit s’organiser !

C’est en catimini que l’entreprise voulait mettre en place des roulements dérogatoires calqués sur le régime D, prévus pour la circulation ferroviaire et donc non applicables dans la fonction Matériel. En tentant de le mettre en place sur un périmètre dit « test », la direction du domaine Matériel comptait bien l’étendre rapidement à l’ensemble des établissements.

Ainsi, la direction des établissements Matériel Grand Est a tenté de proposer des modifications de cette organisation qui étaient censées reposer sur une nécessité technique… en réalité, c’est loin d’être le cas !

Il convient donc d’examiner, en premier lieu, les modifications de roulement proposées – même si, pour l’heure, le projet semble abandonné suite à l’intervention de la CGT – qui ambitionnent de supprimer de nombreux emplois pour, au final, ne viser que des économies financières à court terme sur le dos des cheminots.

À savoir, ces dérogations ne sont pas indispensables à l’exercice et à la continuité du service public. S’il y a bien un problème d’organisation au sein des ateliers, il est de la seule responsabilité de l’entreprise et de ses dirigeants qui ont pris des décisions fragilisant l’emploi et la qualité de maintenance du matériel roulant :

  • pas ou peu de matériels roulants de réserve ne suffisant pas à combler ceux à l’arrêt pour défaut de main d’oeuvre ou de pièces pour leur permettre de rouler en toute sécurité (les autorités organisatrices impactées se voyant dans l’obligation d’avoir recours au prêt de matériels provenant d’autres régions ;
  • refus d’investir dans du matériel neuf qui répondrait de surcroît aux attentes des usagers (prise de courant, Wi-Fi à bord, etc.) ;
  • refus d’embaucher à hauteur des enjeux d’entretien et de maintenance du parc automoteur régional.

Au prétexte fallacieux du maintien des missions de service public, ce sont ces décisions qui dégradent plus encore l’organisation de la maintenance et poussent les directions locales à inventer des organisations de travail bancales et destructrices pour la qualité de vie et de travail des cheminots.

Cela se traduit dans les roulements par plus de nuits travaillées, une hausse de la durée journalière de travail, la prise de congés rendue de plus en plus difficile, des week-ends de travail qui s’enchaînent sans relâche, des remplacements quasi impossibles à effectuer, la mise en concurrence des cheminots entre eux, des pertes d’emplois, le non-recrutement de personnels précaires (intérimaires/CDD) alors que les besoins sont réels, etc.

Pour arriver à ses fins et faire adhérer les cheminots à son idéologie productive, l’entreprise compte utiliser le levier de la rémunération individuelle, voire pousser les organisations syndicales dites « réformistes » à accompagner son projet.

STOP AU CHANTAGE !

La CGT est fermement opposée à toute sorte de rémunération individuelle, qui plus est versée sous forme de primes non pérennes, qui opposeraient les cheminots entre eux. Elle l’est davantage encore lorsqu’il s’agit pour l’employeur « d’acheter » la dérogation à la règle, la sécurité du personnel et la dégradation des conditions de vie et de travail des salariés en agitant une rémunération variable, non liquidable et individualisée.

Pour l’heure, la Direction ambitionne toujours de réaliser des économies financières à court terme sur le compte des cheminots.

Pour la CGT, les cheminots des quatre spécialités qui composent le domaine Matériel — maintenance, mouvement, logistique et ingénierie — doivent se mobiliser pour ne pas permettre la mise en place de roulements issus du régime D, puisque ces roulements « proposés » par la Direction ne reposent en rien sur une nécessité technique. Ils ne sont donc pas nécessaires, et encore moins dérogatoires !

La CGT propose des solutions alternatives pour assurer la production de maintenance et permettre à la SNCF de répondre efficacement à ses missions de service public, tout en respectant la réglementation du travail et sans dégrader davantage les conditions de vie et de travail des cheminots.

La CGT revendique :

1. pour l’emploi :

  • l’embauche de 1 042 cheminots au minimum pour combler les emplois perdus dans les technicentres depuis janvier 2020,
  • l’embauche des 652 intérimaires des UO et chantiers Matériel recensés au 22 novembre 2021,
  • la réinternalisation de toutes les charges de travail ;

2. un haut niveau de formation continue, technique et numérique ;

3. la réduction du temps de travail à 32 heures.

Le domaine Matériel subit de trop nombreuses réorganisations contraires à la bonne marche de notre fonction, mettant ainsi à mal les métiers et en évidence le manque croissant de cheminots et de formations. Ce déficit de personnels impacte la qualité de la production et provoque des pertes de savoirs et de savoir-faire, allant jusqu’à créer du mal-être au travail qui pousse des cheminots à quitter l’entreprise.

Ensemble, refusons la déréglementation et la dégradation des conditions de vie et de travail !

Exigeons de réelles avancées sur l’emploi, l’amélioration notable des conditions de travail ainsi que l’augmentation de la prime de travail pour une véritable reconnaissance de nos métiers, de notre savoir-faire et de nos compétences.

LE 27 JANVIER 2022, J’AGIS PAR LA GRÈVE !

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CONVENTION COLLECTIVE, DIRECTIVE EUROPÉENNE, INTERPELLONS LE MINISTÈRE DES TRANSPORTS !

Personnel de la restauration ferroviaire

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

En deux ans de crise Covid, le patronat de la restauration ferroviaire a su tirer massivement profit de la solidarité nationale et de celle de leurs donneurs d’ordres (SNCF, Thalys, Eurostar…) par le biais du chômage partiel, des exonérations en tous genres, du fonds de solidarité etc…. Des montants colossaux ont été distribués aux différents employeurs du secteur. Il est grand temps que des contreparties sociales soient données aux salariés.

L’intégration à la branche du Ferroviaire

Sur la convention collective, la CGT lutte sur tous les fronts aux côtés des salariés de la branche depuis 2016. Il aura fallu 15 mobilisations pour obtenir le report du rattachement à une CCN inadaptée (restauration collective) et obtenir un réexamen par la Direction du Travail (DGT). La CGT agit également dans toutes les instances paritaires, comme tout récemment pour que la restauration ferroviaire intègre l’OPCO Mobilités pour ce qui touche à la formation.

Alors que la DGT a donné un avis favorable, il nous faut convaincre la SNCF et le Gouvernement et pour cela, rien de tel qu’une mobilisation des salariés. La Fédération CGT des Cheminots invite une nouvelle fois l’ensemble du personnel de la restauration ferroviaire, nos collègues cheminots, et toutes les Organisations Syndicales qui le souhaiteraient à un rassemblement devant le Ministère des Transports.

L’application de la directive européenne sur les temps de repos des roulants

Alors que la France arrive à la présidence du Conseil de l’Union Européenne, le ministre des Transports doit imposer l’application de la directive européenne 2005-47 (personnels qui traversent les frontières de 10 kms).

Cette revendication portée par la CGT depuis plusieurs années concerne les temps de repos des personnels roulants.

Repos journalier passant de 11 à 12 heures ; repos simples passant de 35 à 36 heures ; repos doubles de 59 à 60 heures ; 12 repos doubles par an sur samedi/dimanche.

Paiement de compléments au chômage partiel

Le ministre des Transports doit également faire pression sur les employeurs de la branche pour encadrer le recours au chômage partiel. Il doit faire pression pour que des compléments financiers soient versés aux salariés impactés par le chômage partiel. Les aides d’État ne sont pas destinées à enrichir encore plus les actionnaires du secteur à court ou moyen terme.

Le jeudi 27 janvier à 11h00, soyons nombreux devant du Ministère des Transports

à l’angle de la rue Saint-Simon et du boulevard Saint Germain, Paris 7eme, Métro Rue du Bac

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LE 27 JANVIER 2022 : EN GRÈVE ET EN MANIFESTATIONS !

Appel du collectif CGT des personnels CASI / CSE / CCGPF

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

LES RICHESSES PRODUITES APPARTIENNENT AUX TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES !

Alors qu’en 2021, plus de 300 milliards d’€ ont été captés par les 500 plus grandes fortunes, que la part des bénéfices versée aux actionnaires est passée de 30 % dans les années 80 à 85 % aujourd’hui, une large majorité des travailleurs et des travailleuses du pays, les retraité·e·s et pensionné·e·s voient leur pouvoir d’achat systématiquement diminuer au point d’être jeté·e·s dans la précarité, dans la pauvreté ! En cause, des salaires et pensions qui n’augmentent pas ou en-deçà de l’inflation !

CHEMINOTS ET PERSONNELS CASI, CSE, CCGPF : MÊME COMBAT !

En conséquence des politiques d’austérité budgétaire menées par la direction SNCF, les cheminots et les personnels CASI, CSE et CCGPF n’échappent pas à cette réalité en l’absence de revalorisation salariale depuis 8 ans !

De plus, les mesures bas salaires, et les revalorisations du SMIC ont mécaniquement généré un tassement de la grille.

La SNCF a les moyens d’augmenter les salaires des cheminots permettant, par convergence, la revalorisation des nôtres !

OUVERTURE À LA CONCURRENCE DU RAIL : DANGER !

Liées à l’ouverture à la concurrence du rail, par ailleurs actée dans plusieurs régions, la direction SNCF prépare et tente d’opérer de profondes et brutales transformations. Menée à son terme, dans les conditions actuelles, l’ouverture à la concurrence engendrera des conséquences lourdes pour les cheminots, les usagers, et le service public ferroviaire en général. In-fine, ce sont les installations sociales, les activités et nos emplois qui sont directement menacés. Défendre le Service Public SNCF et ce qu’il implique est donc une double nécessité, dans l’intérêt des personnels CASI, CSE, CCGPF !

En outre, la CGT revendique :

  • Le SMIC à 2 000 € brut, l’application des 32 heures payées 35 ; la retraite à 60 ans à taux plein ;
  • La revalorisation de la valeur du point pour éviter le tassement de la grille ;
  • Un déroulement de carrière durant toute la vie professionnelle ;
  • Une prime d’ancienneté à améliorer (aujourd’hui maximum 20 %) ;
  • La revalorisation de l’indice journalier pour les animateurs en ALSH ;
  • Des facilités de circulation comme les cheminots et l’accès aux cabinets médicaux SNCF ;
  • Des moyens supplémentaires pour développer les activités sociales et culturelles locales et nationales (CASI et CCGPF) par l’augmentation de la dotation A.S. (3 % pour les actifs au lieu de 1,721 % aujourd’hui et 1 % pour les retraites et pensions au lieu de 0 % aujourd’hui).

POUR DÉFENDRE LE SERVICE PUBLIC SNCF,

POUR DÉFENDRE NOS ACTIVITÉS SOCIALES,

POUR DÉFENDRE NOS EMPLOIS,

TOUS ENSEMBLE LE 27 JANVIER !

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MAÎTRISES ET CADRES, AGISSONS POUR NOS SALAIRES ET NOS QUALIFICATIONS !

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

Exigeons la reconnaissance par le salaire des savoir-faire et des qualifications acquis par les années d’études, la formation et l’expérience.

La Fédération CGT des cheminots a déposé un préavis de grève pour la journée du 27 janvier 2022.

Ne nous laissons pas abuser par nos directions qui souhaitent rémunérer, de façon non liquidable, avec des éléments variables, parfois éphémères, l’employabilité des salariés et décliner des « mesurettes » pouvoir d’achat, financées par l’argent public. Cette politique accompagne la dégradation de nos conditions de vie et de travail. Elle précarise notre rémunération.

Les qualifications des maîtrises et des cadres s’acquièrent avec les diplômes, les formations qualifiantes et l’expérience acquise. Les responsabilités confiées aux maîtrises et aux cadres s’appuient sur leurs capacités techniques à les appréhender. Elles doivent être reconnues par un véritable salaire !

La Fédération CGT des cheminots exige des augmentations générales des salaires et un statut social avec une grille des salaires au niveau de la branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadres permanents, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs avec une première position de rémunération à 2 000 € brut. Cette grille doit être indexée au minimum sur le véritable coût de la vie !

Les qualifications doivent être reconnues et rémunérées à leur juste valeur !

Les compétences et les qualifications appartiennent aux salariés ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus par des qualifications et payés tout au long de la carrière. La CGT refuse la mise en concurrence des salariés sur un marché du travail qui dépendrait de son lieu de vie, de son métier ou des risques des tâches. Le travail n’est pas une marchandise.

Le ferroviaire exige une technicité qui s’acquiert sur le long terme. Un système juste de parcours professionnels garantit un service public sûr, fiable et moderne.

Les cheminots de tous collèges doivent être acteurs de leur progression professionnelle. L’UFCM CGT revendique des droits et s’oppose à l’arbitraire patronal. Lorsque les parcours professionnels sont uniquement organisés par la détection des « potentiels » sans être liés aux formations, à l’expérience ou aux diplômes, l’injustice est reine.

Nous sommes au service de la production ferroviaire, de sa qualité et de ses progrès futurs, et nous devons être reconnus en tant que techniciens, experts et encadrants.

Revendiquons, ensemble, des formations qualifiantes à la main du salarié qui garantissent un parcours professionnel dans les entreprises ferroviaires.

Suite à la mascarade de la négociation salariale du 17 novembre 2021, la Fédération CGT des cheminots et son UFCM appellent à mettre la pression, notamment pour la réouverture de négociations.

Les maîtrises et cadres, conscients de leur utilité pour l’organisation de la production ferroviaire, ont un véritable pouvoir d’agir. Un statut social et une grille unique, c’est aussi, pour les encadrants de proximité, la possibilité d’occuper ses responsabilités avec transparence et équité.

Tous ensemble, mobilisons-nous pour des salaires en reconnaissance de nos qualifications,

le 27 janvier 2022.

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QUAND LE PASSÉ ÉCLAIRE LE PRÉSENT

| Espace jeunes

Dans le cadre de la 80e commémoration des fusillés de Châteaubriant, le Collectif Jeunes de la Fédération a participé à un débat sur la place des revendications face à la montée du fascisme.
Ce débat sur le passé est nécessaire pour anticiper l’avenir.

Il y a quatre-vingts ans, le 22 octobre 1941, les vingt-sept otages de Châteaubriant furent assassinés après avoir été livrés aux nazis par la collaboration pétainiste, en raison de leur engagement au sein du Parti communiste et de la CGT et en représailles de l’exécution du lieutenant-colonel Holtz par la Résistance.

Une résonance alarmante

La commémoration de cet événement tragique doit nous faire réfléchir sur le contexte délétère de l’époque qui a conduit à la montée puis l’avènement du fascisme et du nazisme dans les années 1930 et 1940. Celui-ci résonne en effet de plus en plus avec notre présent. Force est de constater, en France comme à l’international, qu’à mesure que la violence patronale et sociale que subissent les salariés et la population s’intensifie, les discours fascistes, xénophobes, sexistes croissent et se banalisent dangereusement.
Cette situation interroge, comme à l’époque, sur le rôle et la responsabilité du patronat dans la propagation de ces thèses racistes et autoritaristes, mais aussi sur le profit qu’il veut en tirer. Il questionne tout autant notre syndicalisme et ses militants : son engagement, ses valeurs, son projet de société, ses leviers d’intervention, sa capacité à transmettre et à développer le goût pour la lutte sociale et la réponse aux besoins.

Un combat actuel et nécessaire

C’est donc dans ce cadre que se sont tenus les échanges qui entouraient la commémoration sur le thème « Revendiquer hier et aujourd’hui dans le cadre de la montée du fascisme », sous la conduite du Collectif jeunes confédéral.

Nous vous proposons aujourd’hui de prendre connaissance de l’intervention et des conclusions du Collectif Jeunes de la Fédération CGT des Cheminots lors de ce débat.

À voir également :
« Quand on résiste, on a toujours 20 ans ! » Avoir 20 ans en 1940, avoir 20 ans aujourd’hui.
Film projeté dans le cadre des débats, réalisé par Les Films de l’An 2 pour la Fédération Nationale des Industries Chimiques.

 

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Communiqué CGT Cheminots & Ports et Docks

Dumping social

| Communiqué

La CGT tient à dénoncer le dumping social qui s’organise sur les chantiers et les gares de la SNCF.

En effet, dans le cadre des appels d’offres sur les activités de Nettoyage et de la Manutention Ferroviaire, le cas de la gare de Montpellier reflète les velléités du patronat et de son bras armé, l’UTP, d’organiser le dumping social.

En effet, comment accepter que la SNCF organise des appels d’offres et sous-traite à des entreprises n’appliquant pas la Convention Collective Nationale de la Manutention et du Nettoyage Ferroviaire ?

Cette situation inacceptable et sans précédent nous interpelle et crée toutes les conditions pour que les travailleurs de ces chantiers soient déstabilisés, tant sur leurs conditions sociales que d’emploi avec le risque in fine d’être licenciés !

Nos Fédérations demandent aux organisations patronales et à la SNCF de respecter :

  • la Convention Collective Nationale de la Manutention et du Nettoyage Ferroviaire ;
  • les emplois et l’organisation du travail avec des garanties sociales pour les salariés ;
  • un réel dialogue social avec des IRP et les organisations syndicales représentatives.

La CGT ne laissera pas saborder une activité industrielle, avec ses métiers, ses emplois, ses compétences et son histoire pour des enjeux mercantiles suite à la réforme de 2018 instaurant la concurrence et la libéralisation dans le ferroviaire.

La CGT exige immédiatement que la SNCF fasse machine arrière, arrête le dumping social à travers Gares et Connexion et qu’une entreprise appliquant la CCN de la Manutention Ferroviaire soit retenue.

Concernant l’insertion des personnels en situation de handicap, ils ne doivent pas être instrumentalisés pour licencier d’autres salariés ou réduire leurs droits.

Les travailleurs handicapés doivent être embauchés dans les entreprises de nettoyage et à la SNCF sur des postes adaptés.

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STOP À LA RÉGRESSION, ALLONS CHERCHER LE PROGRÈS SOCIAL !

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

Salaires, emplois, retraites : Gouvernement et direction poursuivent leur entreprise de démolition du service public ferroviaire SNCF et des conditions sociales et de travail des cheminots.

La multiplication des conflits ces dernières semaines a démontré que les cheminots ne se résignent pas ! Les luttes récemment engagées ont été gagnantes !

Le 27 janvier, la Fédération appelle l’ensemble des cheminots à élargir la contestation et à amplifier la mobilisation par la grève !

SALAIRES : NOUS NE SOMMES PAS QUITTES !

Les mesures unilatérales prises par la direction suite à l’échec des NAO en novembre 2021 sont loin du compte ! Quant à celles décidées sous la pression des mobilisations en décembre, elles sont certes le fruit des rapports de force construits, mais ne sont ni pérennes, ni transverses à tous les cheminots.

L’ensemble des cheminots contribue pourtant à la production ferroviaire et permet ainsi aux trains de rouler, même en période de pandémie !

A l’audience de la DCI (CGT-SUD-Rail) du 12 janvier 2022, la direction, après nous avoir imposé 8 années de gel des salaires, en annonce désormais une 9ème.

Les cheminots ne font pas l’aumône. Ils veulent vivre décemment de leur travail et être reconnus ! De l’argent, il y en a, nous irons le chercher !

DES EMPLOIS POUR LE FER

L’emploi et les effectifs sont également sources de multiples conflits sur le territoire. La majorité de ces luttes aboutit sur de belles victoires et se concrétise par des embauches. Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres !

Exacerbée par le contexte sanitaire, la suppression de 10 097 emplois depuis 2016, conjuguée aux réorganisations permanentes et au développement de la polyvalence, a incontestablement accru, dans tous les métiers et tous les services, la dégradation des conditions de vie et de travail des cheminots. La direction ne tient même plus ces propres cadres d’organisation !

Pourtant, toujours insatisfaite, elle prévoit dans ses orientations stratégiques, la poursuite de cette politique mortifère par la suppression de 12 000 emplois supplémentaires à l’échéance 2025, soit 7 cheminots chaque jour. Cette hémorragie doit être immédiatement stoppée !

LA CGT EN DÉSACCORD

Différents accords ont été discutés, que ce soit au niveau de la branche ou de l’entreprise SNCF.

CCN ferroviaire

Deux récents accords ont été validés au niveau de la branche (« classifications et rémunérations » et « Garanties autres que celles prévues par la loi »). La Fédération CGT des cheminots dénonce, d’une part, le simulacre de négociations avec le patronat ferroviaire (UTP). La CGT, comme à chaque fois, a fait des propositions concrètes pour améliorer les droits des cheminots. Celles-ci n’ont pas été reprises.

La complicité de certaines organisations syndicales qui, en frétillant du stylo dès le début des discussions, a permis au patronat de proposer un contenu a minima, loin des protections que les cheminots sont en droit d’attendre en matière de conditions sociales. Seule la CGT a fait valoir son droit d’opposition sur ces deux accords. Nous exigeons la réouverture des négociations de ces deux volets.

GPU

Accord collectif mis à signature sur « l’évolution des principes de rémunération des personnels contractuels des cinq sociétés » : il n’aura pas fallu attendre longtemps après la validation du volet « rémunération » de la CCN pour que la direction matérialise dans un accord d’entreprise, sa volonté de construire un cadre social au rabais en substitution au cadre existant, jugé trop protecteur. Elle vise les futurs cheminots recrutés, mais aussi, sous couvert « d’harmonisation », tous les cheminots contractuels de la SNCF.

La direction compte appliquer une rémunération à tous les cheminots contractuels sur un salaire annuel minimum.

Ainsi, elle ne serait plus tenue de respecter un salaire mensuel minimum en lien avec le métier exercé, mais seulement de garantir mensuellement le SMIC.

LE DÉCRET DE LA HONTE

L’article 17 de la loi rétrograde du 27 juin 2018 prévoyait la portabilité du Régime Spécial de Retraite pour les cheminots transférés dans des entreprises concurrentes, renvoyant les modalités d’application à un décret. Malgré l’affirmation du maintien des droits inscrit dans la loi, le Gouvernement a publié, en date du 31 décembre 2021, un décret remettant en cause les droits spécifiques à retraite des cheminots transférés.

Le motif : les entreprises privées ne veulent pas les financer et l’État ne veut surtout pas le leur imposer !

La facture sera donc présentée aux cheminots !

Au prix du mensonge, c’est donc à un véritable saccage social auquel se livre l’État avec la complicité du patronat. Le « sac-à-dos social » validé par l’accord de Branche minoritaire était déjà indigent, il est désormais vide.

LE 27 JANVIER 2022, EXIGEONS :

  • La revalorisation générale des salaires ;
  • La revalorisation des primes de travail et la refonte de la prime Traction ;
  • L’arrêt immédiat des suppressions d’emplois et des réorganisations en cours ou en projet ;
  • Un plan d’embauches massives pour assurer la production ferroviaire en qualité et en sécurité avec, en priorité, la régularisation en CDI de tous les CDD et intérimaires qui le souhaitent ;
  • La réécriture du décret et le maintien de l’ensemble des droits ;
  • La réouverture de négociations au sein de la branche et du GPU pour gagner véritablement un cadre social de haut niveau.

LE 27 JANVIER 2022,

FAISONS CONVERGER NOS REVENDICATIONS !

TOUS ENSEMBLE CHEMINOTS !

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