Fédération CGT des Cheminots


FACE À UNE MOBILISATION IMPORTANTE DES NÉGOCIATIONS S’IMPOSENT

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les organisations syndicales CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail, CFDT ont fait l’analyse du rapport de force qui reste très important.
Elles sont confortées par le résultat massif du « Vot’action » qui a permis à 91 068 cheminots de s’exprimer.

L’opposition au pacte ferroviaire dépasse largement les prévisions des organisations syndicales puisque 94,97 % des cheminots se sont exprimés CONTRE.

C’est un élément incontestable que le gouvernement doit prendre en compte. La direction SNCF, totalement discréditée, doit également en tirer toutes les conséquences.

Les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT se rendront vendredi aux réunions convoquées par le Premier ministre avec leurs confédérations ou structures interprofessionnelles.

Elles ont, lors de la réunion interfédérale du 23 mai 2018, adopté une position commune sur les demandes qu’elles formaliseront au Gouvernement à cette occasion.

Les organisations syndicales appellent les cheminots à poursuivre la grève demain et à s’inscrire dans la prochaine séquence des 28 et 29 mai prochains.

Les organisations appellent également les cheminots à participer au rassemblement qui se tiendra proche du Sénat (le lieu n’est pas encore officialisé) le 29 mai prochain à l’occasion du lancement du débat sur la réforme.

Une délégation de l’International Transport Workers’ Federation (ITF) sera présente ce jour-là pour témoigner des expériences ferroviaires dans le monde.

Les membres de la délégation participeront à une initiative au Sénat à l’invitation des sénateurs du groupe CRC.

Les organisations syndicales CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail, CFDT considèrent que la balle est dans le camp du Premier ministre qui ne doit pas attendre plus longtemps pour ouvrir des négociations.

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LA CGT NE TRANSIGE PAS AVEC LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE !

CTN Traction

| Traction

Le jeudi 30 mai, aux alentours de 5 heures du matin, une panne de la radio sol-train impactait l’ensemble du territoire national empêchant toute communication entre les trains et les postes d’aiguillage. La gestion de cet événement s’est avérée déplorable en termes de sécurité des circulations.

En minimisant sciemment cet incident, la Direction a décidé de faire circuler les trains normalement, sans aviser ni les conducteurs ni les agents circulation.

RETOUR SUR L’INCIDENT

Jeudi 30 mai au matin, un dérangement de certains services portés par le GSM-R a fortement perturbé les fonctions radio empêchant les appels entre les postes de circulation et les trains. Le gestionnaire d’infrastructure a rapidement pu déterminer qu’il s’agissait d’un problème sol au niveau d’un coeur de réseau GSM-R.

Face à ce risque majeur pour la sécurité des circulations, la décision prise par la Direction a été de ne pas communiquer l’événement aux principaux intéressés. Cet événement de sécurité, régi par la directive DC 3791 (fiche 20.1) pour un dérangement « sol », rappelle qu’il n’y a pas de limitation de vitesse tant que le dérangement n’atteint pas 24 heures sur ligne classique et 4 heures sur ligne à grande vitesse.

C’est donc, sous couvert de ces règlements que la Direction se justifie de n’avoir transmis aucune information, ni pris aucune mesure vis-à-vis des agents de conduite, ni procédé à des vérifications complémentaires, notamment vis-à-vis de l’alerte radio et de la Vacma (dispositif d’alerte en cas de malaise du conducteur). Aucune mesure n’était prise non plus vis-à-vis des circulations à agent seul (trains assurés sans agent d’accompagnement). Elle préférait donc laisser les agents découvrir le problème dans l’urgence, quitte à leur faire perdre du temps sur l’application des procédures d’urgence.

CHRONOLOGIE DES FAITS

En début d’après-midi, ce 30 mai, la CGT était informée par les conducteurs que des problèmes radio subsistaient partout sur le territoire national. De ce fait, nous contactions la direction de la Traction, qui nous indiquait alors qu’elle découvrait la situation.

Au fur et à mesure et après avis à un maximum de conducteurs, les incidents qui nous remontaient et qui se multipliaient étaient de plus en plus inquiétants. Pour exemple, à 15 h 36, un train fret demandait la protection d’obstacle suite à une chute d’arbre sur les voies. Sans réponse du régulateur, il appliquait sa procédure et préparait ses agrès de protection quand un train croiseur arrivait. Heureusement, celui-ci circulant à faible allure a pu s’arrêter.

Au vu de la situation d’urgence et après avoir de nouveau échangé avec la Direction, la CGT prenait ses responsabilités en envoyant un courrier officiel à la direction de la Traction et en faisant déposer des droits d’alerte partout sur le territoire afin que tous les ADC puissent se protéger. Dans d’autres régions, des conducteurs appliquaient la consigne et limitaient d’eux-mêmes la vitesse de leur train.

Dans le même temps, la CGT envoyait une consigne syndicale invitant tous les ADC à considérer, dès leur prise de service sur l’engin moteur, un dysfonctionnement sol de la radio GSM-R et à appliquer l’article F51.10 de la TT516 ainsi que les fiches 514 et 1002 du memento. Enfin, la CGT exigeait un équipement en personnel pour les trains EAS en double voie.

Lors de ce grave incident, qui aura duré quasiment 24 heures et à l’occasion des nombreuses enquêtes immédiates qui ont eu lieu dans les établissements, les cheminot·e·s auront pu mesurer la nouvelle priorité qui est donnée à la sécurité vis-à-vis de la production et du plan de transport.

Si la Direction préfère désormais mettre dans la balance les risques vis-à-vis de ses profits, la CGT ne transigera jamais avec la sécurité !

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LA DIRECTION AU PIED DU MUR !

Audience CPA/CAA du 30 mai 2024

| Les conditions sociales

Au lendemain de la puissante manifestation des cheminots à Paris, la CGT obtient des avancées sur la mise en oeuvre du nouvel accord CPA/CAA (Cessation Anticipée d’Activité).

Lors d’une réunion provoquée par la CGT, la direction a été contrainte par la mobilisation des cheminots à compléter certaines dispositions de mise en œuvre de l’accord CPA/CAA.

MÉTIERS A PÉNIBILITÉ : UN PREMIER COIN ENFONCÉ, DES SUITES À VENIR

Les nouveaux dispositifs de CPA/CAA peuvent s’étendre jusqu’à 30 mois pour les Emplois Reconnus à Pénibilité Avérée (ERPA) et 36 mois pour les ASCT.

Les cheminots repris sur un ERPA bénéficient aussi de mesures de rémunération complémentaires (P1, P2 et P3).

Jusqu’alors, la direction ne considérait qu’une liste de 81 ERPA.

Pour la CGT, cette liste doit être étendue à 56 métiers supplémentaires.

Lors de cette audience, la direction a indiqué que si la CGT a transmis une liste argumentée depuis plusieurs mois, ce n’était pas le cas de l’ensemble des organisations syndicales.

Cependant, au regard des arguments portés, la direction a d’ores et déjà acté une extension de la liste à de nouveaux métiers qui sera précisée en septembre.

Le délai de 6 mois d’instruction de la demande de CPA/CAA repris dans l’accord serait alors réduit afin que les cheminots relevant de ces nouveaux ERPA puissent bénéficier des mesures au 1er janvier 2025.

DES MESURES DE TRANSITION VERS LE NOUVEL ACCORD

De nombreux cheminots ont initié les démarches sous l’ancienne formule CPA alors que la nouvelle formule contient de meilleures dispositions en matière de rémunération et de durée.

Pour la CGT, ces cheminots doivent pouvoir modifier leurs demandes pour bénéficier des nouvelles dispositions.

Lors de cette réunion, la direction convient que ces cheminots bénéficieront de la nouvelle formule :si la demande est faite mais l’avenant CPA n’est pas signé ;

  • si leur CPA signée ne débute pas avant le 1er janvier 2025 ;
  • si le cheminot doit commencer sa CPA signée au dernier trimestre 2024, le report sur la nouvelle formule se fera en fonction de la situation locale en emplois.

UN MÉPRIS CORRIGÉ SANS DÉLAI

Des dispositions salariales, avec la création du niveau 3 pour les cheminots statutaires des classes 3 à 7 et des mesures salariales pour les cheminots contractuels des classes 3 à 8, ont été intégrées dans le nouvel accord.

Les cheminots de la classe 2 ne bénéficient pas de ces dispositions.

Pour la CGT, il s’agit d’une injustice qui doit conduire à des corrections immédiates.

Des dispositions salariales identiques aux cheminots des autres classes doivent être mises en place pour les cheminots de la classe 2.

Bien à la peine pour justifier un tel mépris, la direction s’est engagée à ce que :

  • La classe 2 ne soit pas une classe de fin de carrière et que les parcours professionnels soient construits pour évoluer systématiquement au-delà de la classe 3,
  • Les conditions salariales des cheminots à la classe 2 soient étudiées afin qu’ils bénéficient des mêmes dispositions salariales que les autres classes.

À QUAND UNE RÉELLE PRISE EN COMPTE DE L’APPRENTISSAGE ?

La CGT revendique une véritable prise en compte des trimestres d’apprentissage dans les mesures de fin de carrière.

La direction a indiqué avoir interpellé le gouvernement afin de revoir certaines dispositions du décret « retraite », notamment pour intégrer au régime spécial les trimestres d’apprentissage réalisés avant 2008.

Pour autant, elle reste dans l’attente d’un retour sans qu’il n’y ait aucune perspective ou aucune échéance.

Elle s’engage tout de même à relancer et à suivre attentivement le processus engagé auprès du gouvernement.

Sans attendre plus longtemps le retour du gouvernement, la CGT exige de la direction des mesures spécifiques immédiates en faveur des ex-apprentis.

UNE ESCROQUERIE QUI DOIT CESSER IMMÉDIATEMENT

La direction avait mis en place de manière unilatérale (GRH00938) des mesures de décompte et de suspension du temps d’exposition de la pénibilité, considérant différents types d’absences pour siphonner les compteurs des cheminots.

De nombreux cheminots ont vu la suppression dans leur compteur pénibilité d’années entières à la suite d’une absence de 15 jours ou de quelques mois.

La CGT conteste ces directives. Aucune absence, quelle que soit sa durée, ne peut légitimer une suspension du décompte pénibilité ou la suppression administrative du temps d’exposition.

La direction a indiqué, lors de cette réunion, que le sujet de la pénibilité serait à nouveau évoqué en septembre 2024.

LA CGT INVITE L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS À DÉBATTRE ET À S’ORGANISER DANS NOS SYNDICATS DE SITE AFIN DE CONSTRUIRE LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS.

CONSTRUISONS ENSEMBLE,
AVEC LA CGT,
DE NOUVEAUX DROITS
POUR TOUS LES CHEMINOTS !

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ÉCHELLE MOBILE ET CONTENTIEUX SALARIAL !

Tract n° 3 de la campagne salaire

| Tract

L’ÉCHELLE MOBILE DES SALAIRES QUÉSACO ?

L’échelle mobile des salaires est une forme d’indexation des salaires, c’est-à-dire d’évolution en continu du salaire selon une règle définie. Lier le salaire à l’évolution du coût de la vie est la forme la plus répandue d’indexation. Le but est d’éviter que le niveau de vie des salariés chute quand les prix augmentent. Pour cela, un indice de référence est retenu : l’indice national des prix à la consommation, basé sur les prix de plusieurs produits et services de consommation courante.

Les salaires doivent être augmentés régulièrement en fonction de l’évolution de cet indice.

L’indexation à ajustement intégral consiste à augmenter les salaires pour compenser entièrement la perte de pouvoir d’achat due à la hausse des prix.
Si l’indice de référence connaît une hausse de 2 %, les salaires sont relevés à hauteur de 2 %.

⇒ La CGT revendique l’indexation des salaires sur les prix !

Une indexation à ajustement intégral qui permet de compenser intégralement l’inflation et de préserver le pouvoir d’achat.

Le pouvoir d’achat c’est la quantité de marchandises et de services que peut acheter un salarié avec son salaire net.

L’échelle mobile des salaires consiste donc à augmenter au minimum les salaires en fonction de l’augmentation des prix afin de conserver le pouvoir d’achat des salariés face à l’inflation.


URGENCE SALAIRES → https://www.renforcement-cheminotcgt.fr


LE CONTENTIEUX SALARIAL QUÉSACO ?

Depuis la fin de l’indexation des salaires, les salaires réels ont progressé beaucoup moins vite que la productivité, c’est à dire que les salariés n’ont bénéficié que très peu de la valeur supplémentaire qu’ils produisent grâce à leur travail.
Les augmentations de salaires sous-estiment donc le plus souvent celles des prix, sans possibilité de rattrapage !
Depuis plus de 40 ans, la désindexation des salaires sur les prix a peu à peu grignoté le pouvoir d’achat des salariés : le recul de la part des salaires dans la richesse produite a été estimé à 1 500 milliards d’euros !
À la SNCF comme dans toutes les autres entreprises ferroviaires, les gels salariaux oules faibles augmentations générales des salaires ont aggravé les conséquences pour lescheminots.
Le contentieux salarial atteint plus de 35%.
La fédération CGT des cheminots revendique une mesure d’urgence avec des augmentations générales des salaires immédiates et un plan de rattrapage du contentieux salarial.
Souvent présentée comme un phénomène sur lequel nous ne pouvons pas agir, d’origine monétaire, ou extérieure, l’inflation est avant tout un conflit de répartition des richesses.

Les libéraux et le patronat n’ont qu’un mot à la bouche pour refuser l’échelle mobile des salaires : leur fameuse « boucle prix-salaires ».
Pour eux, augmenter les salaires conduirait automatiquement à augmenter leurs prix, et ainsi de suite.

Ils oublient consciemment qu’il y a d’autres variables possibles pour les entreprises que la hausse des prix : rogner un peu leurs marges, ou réduire la part des dividendes versés.

Ce n’est donc pas une question de moyen, mais bien de choix ! L’inflation est un conflit de répartition entre salaires et capital.

La fédération CGT des cheminots revendique :

  • la mise en place de l’échelle mobile des salaires et le rattrapage du contentieux salarial ;
  • la mise en place de la grille salariale CGT unique pour tous les cheminots avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique, la reconnaissance des diplômes ;
  • l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • des augmentations générales des pensions et des salaires avec une véritable reconnaissance des métiers des cheminots et la redistribution aux cheminots des richesses produites par le travail ;
  • un véritable 13e mois pour tous les cheminots .

Organisé·es et mobilisé·es nous allons gagner !

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FRET, LA BATAILLE N’EST PAS TERMINÉE !

Actions en territoires - Juin 2024

| Le transport de marchandises

À l’issue de la puissante manifestation du 28 mai dernier, qui a rassemblé plusieurs milliers de cheminot·e·s dans les rues de Paris, d’autres mobilisations sont d’ores et déjà programmées en juin sur tout le territoire national.

À l’heure où le transfert des flux dans le cadre du plan gouvernemental de discontinuité s’accélère et où la Direction affiche ouvertement ses velléités en matière d’abaissement du cadre social pour ses nouvelles filiales, les cheminot·e·s restent déterminés à lutter.

En effet, après de nombreux rassemblements, après plusieurs interpellations des pouvoirs publics et de la direction de la SNCF, après deux réunions du « comité de vigilance » rassemblant un grand nombre d’acteurs syndicaux, politiques et associatifs, après une commission d’enquête parlementaire ayant conclu à une demande de moratoire, après de nombreuses conférences de presse, et enfin après une puissante manifestation unitaire à Paris, le 28 mai dernier, les cheminot·e·s refusent toujours la liquidation de Fret SNCF.

Ainsi, ils et elles ont décidé de faire du mois de juin une nouvelle période de mobilisations en territoires.

La CGT appelle l’ensemble de ses structures à multiplier les initiatives et à interpeller les élus politiques, et continue d’exiger la continuité de Fret SNCF, notamment par :

  • la tenue d’un moratoire selon la recommandation no 27 du rapport parlementaire adopté le 13 décembre 2023 sur le sujet ;
  • la possibilité d’un repositionnement de Fret SNCF dans un délai plus raisonnable sur les 23 flux que le plan de discontinuité impose de céder à la concurrence ;
  • une loi de programmation de financement des infrastructures afin d’avoir les moyens pour développer le rail public, avec un haut niveau de sécurité.

De plus, la CGT exige le maintien en totalité des droits des cheminots ainsi qu’une unité sociale la plus large pour empêcher que le dumping social ne devienne le seul carburant de cette concurrence contrainte et totalement faussée. En ce sens, elle porte une proposition unitaire de maintien du cadre social pour l’ensemble des filiales du groupe public SNCF.

À l’heure actuelle plusieurs rassemblement et initiatives sont d’ores et déjà programmés, et d’autres sont en préparations :

  • rassemblement au triage de Grande-Synthe, route Spycker, le 18 juin à 11 heures ;
  • rassemblement à Miramas, le 18 juin à 11 heures ;
  • rassemblement à Vénissieux, rue du Beaujolais – 69800 Saint-Priest, le 18 juin à 11 heures ;
  • rassemblement en gare de Bordeaux Saint-Jean, le 18 juin à 11 heures ;
  • débat public à Montpellier, le 27 juin de 14 à 17 heures.

Pour la CGT, il est urgent de changer
de scénario pour enfin répondre aux enjeux environnementaux et sociaux et développer le fret ferroviaire et le service public SNCF.
C’est possible, et nous savons comment faire !

 

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PRÈS DE 100 000 CHEMINOT·ES EXCLU·ES

Accord Jeux Olympiques

| Espace presse

La direction de la SNCF a ouvert un accord à signature jusqu’au 4 juin concernant la période des JOP.

La CGT, après avoir consulté ses instances dirigeantes, ne donnera pas suite à cet accord et vous explique pourquoi.

En effet, cet accord « financier » ne couvre que 30 000 cheminots d’Île-de-France et 20 000 en région.

Par ailleurs, les critères d’attribution des indemnités prévues sont contraints.

Dans les faits, pour percevoir la somme maximale de 1 900 euros/brut, il faudra avoir travaillé 20 jours à proximité d’un site olympique ou paralympique, sur des journées où se déroulent des compétitions et ce, sur l’ensemble de la période.

In fine, combien de cheminots seront donc véritablement concernés par le montant maximum ? Très peu !

UN ACCORD INÉGALITAIRE,
UN ACCORD D’EXCLUSION

Si les cheminots d’Île-de-France vont être majoritairement sollicités, il n’en demeure pas moins que certains d’entre eux, bien que jugés par la direction comme « ne concourant pas directement à la production », subiront également les conséquences de cette période particulière, sans pour autant ouvrir droit à indemnité.

Les cheminots, en région, n’ayant aucun site olympique et paralympique sur leur territoire, n’auront pas non plus de droit à indemnité.

POURTANT :

  • Des renforts seront envoyés en Île-de-France. Ce sera autant d’effectifs en moins en région pour assurer la production estivale et donc des conditions de travail dégradées pour ceux qui restent.
  • 10 millions de touristes sont attendus au cours de cet évènement en France. Beaucoup d’entre eux y séjourneront sur l’ensemble de la période. Ils se déplaceront sur l’ensemble du territoire en dehors des jours de compétition. Ce sera donc un afflux supplémentaire et important de voyageurs dans nos gares et nos trains et c’est tant mieux ! En attendant, les cheminots, dans toutes les régions, auront à gérer cet afflux exceptionnel. Ils sont donc aussi impactés par les JOP !

Les cheminots qui ont participé à la préparation des JOP et celles et ceux qui auront à assumer les reports de charge de travail post JOP sont exclus des mesures indemnitaires. La direction laissant l’octroi d’éventuelles compensations à l’appréciation des directions d’établissements.

Toutefois, la Fédération CGT des Cheminots estime que certaines mesures vont dans le bon sens (compensation des contraintes) mais juge que le dispositif est inadapté à la réalité de la production ferroviaire.

Elle souhaite qu’aucun cheminot ne soit laissé au bord de la voie !

  • L’ensemble des cheminots doit donc bénéficier de mesures exceptionnelles. Cela ne serait que justice !Par conséquent, la Fédération CGT va donc, à nouveau, interpeller la direction dans ce sens.

    La CGT a d’ailleurs proposé plusieurs dispositifs de compensation pour que tous les cheminots puissent bénéficier d’une juste reconnaissance dans leur engagement à la préparation et/ou à la participation à cet événement.

La CGT, avec ses syndicats locaux, continuera, quoi qu’il en soit, à se tenir aux côtes des cheminots y compris dans la période des JO afin de s’assurer que l’organisation de la production et les conditions de travail ne soient pas dégradées.

« TOUT·ES CHEMINOT·ES »
ne peut pas être qu’un slogan !

La Fédération CGT des Cheminots veut lui donner corps et le faire vivre !

 

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2 FOIS DANS L’ACTION LE 28 MAI CAR TOUTES ET TOUS CHEMINOT·E·S !

Suge

| Services communs

Ce 28 mai 2024, une fois encore, les cheminot·es de la Suge se sont mobilisés en nombre, avec la CGT, lors de deux actions pour porter leurs revendications spécifiques et s’opposer à la libéralisation des chemins de fer publics en France et en Europe !

Alors qu’ils et elles ont participé nombreux, à l’appel de la CGT, à la manifestation nationale unitaire qui a rassemblé plus de 8 000 cheminot·e·s à Paris, manifestation qui, à l’approche des élections européennes, accueillait de nombreuses délégations de cheminot·e·s venus de toute l’Europe pour combattre la concurrence et la liquidation de Fret SNCF, pour réclamer l’amélioration de nos droits sociaux et pour remettre le train public sur de bons rails !

Le matin, les cheminot·es de la Suge, à l’appel de plusieurs syndicats CGT, se sont rassemblés devant la direction du GPU, à Saint-Denis, pour interpeller, dans l’unité, la Direction sur leurs revendications spécifiques métiers.

Cette action, qui faisait suite au rassemblement du 19 mars dernier, devait permettre d’obtenir des réponses. Or, une nouvelle fois, les annonces faites n’ont pas pris en compte les revendications portées par les cheminot·e·s de la Suge.

La Direction fait la sourde oreille sur la reconnaissance des spécificités des métiers de la Suge depuis des années et continue de se montrer méprisante : aucune réunion de conciliation suite à la journée historique du 19 mars, aucune réponse apportée le 28 mai et surtout aucun dialogue social… À part l’annonce de primes JO éphémères, la Direction n’entend toujours pas.

La CGT va créer les conditions d’interpeller une nouvelle fois la direction du GPU et appelle les cheminot·e·s de la Suge à rester mobilisés.

La CGT exige pour tous les agents de la Suge :

  • la revalorisation et l’intégration des indemnités de port d’arme (IPA) et complémentaire de port d’arme (ICPA) dans la prime de travail ;
  • la sécurisation des indemnités de port d’arme en cas de reconversion subie ou choisie ;
  • un délai de passage de 4 ans maximum pour le passage d’une position de rémunération, ou à défaut une promotion en niveau ou en classe, ainsi que l’obtention de mesures équivalentes pour les contractuels ;
  • l’arrêt de la contractualisation afin de valoriser l’expertise sûreté des agents et de réduire le sentiment d’insécurité des voyageurs ;
  • l’arrêt de la multiplicité des horaires de service dans une même GPT ;
  • la reconnaissance de la technicité des métiers des agents de la Suge par un parcours professionnel à partir de la classe 3.

Les agents veulent des réponses avant les JO 2024. La Direction doit prendre des mesures immédiates et concrètes, sinon elle porterait seule la responsabilité d’un nouveau conflit social.

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LA DIRECTION ÉCHOUE !

Accord Filiales

| Tract

La Direction SNCF a interrompu les négociations sur le cadre social des filiales par l’envoi d’un accord soumis à signature.

La CGT ne le signera pas !

Cet accord n’a pas recueilli un nombre suffisant de signatures et ne s’appliquera pas en l’état : c’est donc un échec pour la Direction.

La table-ronde du 25 mars a permis à l’ensemble des organisations syndicales de porter un projet unitaire permettant de maintenir l’ensemble des droits des cheminots et de pointer les insuffisances et dangers de l’accord proposé. Pour autant, la Direction a cru bon de maintenir son texte en l’état et de le soumettre à signature, sans même organiser une nouvelle table-ronde de négociation.

Après consultation de sa Commission Exécutive fédérale, la CGT a donc décidé de ne pas y apposer sa signature !

Cet accord, s’il était entré en vigueur, aurait acté des régressions sociales majeures pour les cheminots et la fin de l’unité sociale. Il n’a jamais inclus dans son champ d’application les cheminots du fret, pas plus que les cheminots qui seraient transférés dans des groupements d’entreprises.

Par ailleurs, un grand nombre de droits repris dans les accords collectifs auraient été rognés, les textes RH, d’entreprise ou métiers n’étaient pas garantis.

La Fédération CGT des cheminots entend continuer à créer les conditions de l’unité syndicale pour amplifier la mobilisation et maintenir l’unité sociale et les droits de TOUS les cheminots.

LES RÉGRESSIONS SOCIALES NE SE NÉGOCIENT PAS,
ELLES SE COMBATTENT !

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ALLONS CHERCHER L’EMPLOI EN PROXIMITÉ !

Table ronde emploi du 29 mai 2024

| Les conditions sociales

La mobilisation des cheminots au cours des derniers mois a obligé la direction à s’engager sur un volume conséquent de recrutements sur 2024. Mais aujourd’hui, la direction joue la montre.

Pour améliorer les conditions de travail et la qualité du service public, les cheminots doivent s’organiser pour concrétiser les promesses d’embauches dans leurs chantiers.

La réunion portant sur le suivi des engagements de recrutements a été l’occasion d’une démonstration d’autosatisfaction en présentant un « pseudo » bilan social pour l’année 2023.

Ainsi, au 31 décembre 2023, l’effectif disponible était de 136 210 et il devrait augmenter de 2 338 avec 138 548 cheminots (effectif disponible) fin 2024. L’entreprise se satisfait d’un retour au niveau des effectifs de 2020, oubliant que ce sont plus de 20 000 emplois qui ont été supprimés depuis 2012.

DES PROMESSES AUX ACTES !

Sur les engagements de recrutements 2024, soit 8 493, les DRH de toutes les SA sembleraient moins enclins à respecter les décisions du président débarqué par le gouvernement après la période des jeux olympiques.

Ainsi, à fin avril, la SA Réseau a effectué 680 recrutements sur les 2 603 annoncés, soit environ 26 %. Sans l’action des cheminots, la direction de Réseau avait déjà entériné une baisse des effectifs. Pour la SA Voyageurs, ce sont 1 870 qui ont été réalisés sur les 5 015 (environ 37 %) à effectuer. Au total, c’est un peu plus d’un tiers des recrutements qui ont été effectués !

De plus, il s’agit de chiffres avant formation, sans prendre en compte les échecs aux différents constats et examens.

Pour la CGT, cela reste insuffisant pour répondre aux besoins de la population, aux exigences du service public et à l’amélioration des conditions de travail des cheminots.

ALLONS CHERCHER CES EMPLOIS DANS TOUS LES CHANTIERS !

La CGT est revenue sur la nécessaire déclinaison du suivi de l’emploi au plus proche des territoires et en toute transparence : fin de non-recevoir de la direction qui refuse tout accord de méthode national et renvoie à un éventuel accord sur le pilotage de l’emploi en septembre !

À l’appui de la manifestation nationale qui a rassemblé plus de 8 000 cheminots pour dire non à la casse de l’entreprise publique historique et exiger le respect de la promesse de 8 400 embauches, afin d’améliorer la production et les conditions de travail au quotidien, la Fédération CGT appelle avec les cheminots, avec ses syndicats, à se réunir dans les chantiers, à débattre et construire les revendications sur l’emploi au plus près des lieux de travail. C’est bel et bien le rapport de force qui fera bouger les lignes.

REMETTONS LE TRAIN PUBLIC SUR LES BONS RAILS !

 

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EXTRÊME DROITE : L’IMPOSTURE SOCIALE !

Collectif femmes-mixité

| Tract

Sous une apparence pseudo-sociale, l’extrême droite propose une politique bien marquée à droite, pro-capitaliste, de division et de haine.

Elle soutient les sociétés patriarcales mettant au banc l’égalité de droits entre les femmes et les hommes.

Les cheminotes ne sont pas épargnées !

En matière de droits des femmes, l’extrême droite a une ligne de conduite : celle de les combattre, de les mépriser et de les piétiner… Lors des votes à l’Assemblée, elle s’est systématiquement opposée quasiment unanimement aux textes qui promeuvent l’égalité entre les femmes et les hommes – que ce soit pour l’égalité salariale, l’accès à la contraception, la lutte contre les violences faites aux femmes et les violences de genre ou la promotion de la parité.

LES SALAIRES : INÉGALITÉS SALARIALES ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

L’extrême droite dit soutenir celles et ceux réclamant une augmentation de salaire, et non pas des primes. Mais toute l’argumentation ne tourne qu’autour de l’intérêt du patronat. Il s’agit de supprimer des cotisations sociales versées par les employeurs, la défiscalisation des heures supplémentaires…
Pire, quand il s’agit d’augmenter les salaires minimums, les partis nationalistes s’y opposent : contre l’augmentation du SMIC, contre l’indexation des salaires sur l’inflation ou contre l’encadrement des salaires.
En d’autres termes, la volonté est une diminution du salaire socialisé pourtant indispensable au financement des protections sociales (CPR, chômage, …).
Dans l’entreprise historique, les inégalités salariales femmes/hommes, les carrières hachées de nombreuses cheminotes, le temps partiel pris par les femmes sous couvert de contraintes familiales alimentent les inégalités salariales et viennent percuter leurs droits.

LES RETRAITES : INÉGALITÉS ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

L’extrême droite mise sur une entrée précoce dans le monde du travail et propose la suppression des comptes Pénibilité. La régulation de nos retraites, ce « système déficitaire », se ferait par une relance de la natalité.
Rappelons également que les partis nationalistes ont voté contre la revalorisation des petites retraites majoritairement perçues par les femmes, comme dans le secteur agricole par exemple.
Les cheminotes sont les premières victimes avec les pensions les plus basses.

LE LOGEMENT : PARC SNCF

Social ? Certainement pas ! L’extrême droite veut réduire le nombre de logements sociaux et supprimer le minimum de 25 % imposé aux communes.
Il en va de même concernant le gel des prix des loyers auquel l’extrême droite s’oppose ; opposition encore à l’augmentation des hébergements d’urgence dont le nombre est à ce jour insuffisant pour notamment garantir la sécurité des femmes victimes de violences conjugales.

LES SERVICES PUBLICS

Alors que les services publics sont un facteur de progrès et d’égalité, l’extrême droite, dorénavant à la tête de certaines municipalités, privatise et externalise les crèches, les cantines, baisse les dotations aux écoles et oblige les associations de soutien à la vie citoyenne comme les plannings familiaux à fermer leurs portes faute de subvention.
La défense des services publics n’est alors qu’un affichage pour éviter les débats de fond. Une véritable casse des services publics s’organise dans leur programme.
Par exemple, les partis nationalistes ont même voté contre le recrutement des sapeurs-pompiers et la revalorisation de leurs salaires.
Ce discours patriarcal et réactionnaire est très en adéquation avec celui des bataillons anti-IVG ! D’ailleurs, concernant l’inscription de l’IVG dans la Constitution, le vote de l’extrême droite a été partagé, les dirigeants étant fondamentalement opposés à l’avortement. Le refus de reconnaître à la femme le droit de disposer de son corps est la racine des discours radicalisés.

L’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

Ceux qui prétendent défendre la justice sociale nient pourtant les écarts de salaire entre les femmes et les hommes, préférant inviter les femmes à choisir des « métiers mieux payés ».
Au niveau européen, les partis nationalistes se sont opposés à la directive visant à lutter contre la discrimination en matière de rémunération et à contribuer à combler l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes dans l’Union européenne.

Toujours sous couvert de justice sociale, ils soutiennent les « revenus pour les mères au foyer » qui assignent donc les femmes à un travail domestique… Drôle de conception de l’égalité !
Sur la lutte contre les violences faites aux femmes, encore une vive opposition au déblocage d’un milliard d’euros alors que tous les 3 jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.

En conclusion, malgré une stratégie de dédiabolisation adroitement mise en place auprès des médias et du public, les idées restent les mêmes. L’extrême droite n’est absolument pas un parti de justice sociale prônant l’égalité des travailleuses et travailleurs. Elle est au contraire en opposition directe aux revendications des travailleur·euse·s, des retraité·e·s, des privé·e·s d’emploi et elle est en totale opposition avec tout ce que défend la CGT.

Ne laissons pas les idées d’extrême droite envahir la société et réduire les droits les plus fondamentaux !

Ensemble, exigeons le progrès social
lors des prochaines élections européennes !

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