Fédération CGT des Cheminots


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ALERTE À L’ENCADREMENT SÛRETÉ

| Maîtrise et cadres UFCM

La Fédération CGT des cheminots et son Union Fédérale des Cadres et Maîtrises font le constat d’une montée notoire des Risques Psycho-Sociaux à l’encadrement de la Sûreté.

Que ce soit en opérationnel ou administratif, l’encadrement de la Sûreté nous alerte sur leur souffrance au travail.

La cause de ce mal-être vient principalement de la politique menée par les dirigeants de la Direction de la Sûreté et quelques serviteurs zélés qui relayent dans les DZS un climat électrique.

Le management par la peur : mise au placard, cadres « blacklistés », autant de manière de faire qui amènent un désengagement et une démotivation des cheminots encadrants.

Les conséquences s’en ressentent jusque sur le terrain. Les managers de proximité sont en première ligne. De par leurs fonctions, ils sont tenus d’appliquer des mesures qu’ils n’approuvent pas. Le relationnel avec les agents s’en trouve fortement détérioré.

En sus, la dégradation des conditions de travail et la crainte face à SNCF 2020, mais aussi de voir arriver une réglementation du travail dangereuse pour l’équilibre et la santé des cheminots de la SUGE motivent des vagues de démissions dans tous les collèges.

Les élus CGT du CSE SNCF ont interpellé le DRH de la Sûreté par le biais d’une déclaration spécifique SUGE le 17 septembre 2019. Nos propos ont porté sur la présentation de la dernière mouture du futur RH 0657 mais aussi sur le nombre de démissions en IDF comme en province.

La Direction a refusé de donner les chiffres mais s’est empressée de diffuser un « vrai/faux » particulièrement mensonger sur le sujet.

Il y a bien un flot de démissions à la Sûreté, sans compter ces demandes de mutations vers d’autres services.

Les raisons évoquées :

Le management contre-productif de la part des dirigeant·e·s de la Sûreté ;

Sentiment de ne pas pouvoir faire un bon travail face à un système de contractualisation qui assiège la Sûreté face aux exigences des Activités ;

L’inquiétude sur l’avenir du service, avec des choix de la direction qui semblent plutôt l’hypothéquer ;

Les mauvaises conditions de travail ne permettant plus l’équilibre vie personnelle/vie professionnelle (non-respect des temps de repos, horaires imposés, impossibilité de récupérer par des journées courtes le temps déjà effectué, mise en place du forfait – jours, absence du droit à la déconnexion) ;

• L’absence de véritables parcours professionnels.

La Fédération CGT des cheminots porte des revendications spécifiques à l’encadrement maîtrise et cadre quant à leurs conditions de travail, à savoir :

Mise en place d’un outil de décompte des heures travaillées ;

• Mise en place de dispositifs d’alerte à partir de ce décompte ;

• Mise en place de dispositifs de déconnexion sous la responsabilité de l’employeur ;

Instauration des plages horaires de prise et fin de service variables pour les salariés dont les métiers le permettent ;

Reconnaissance des qualifications par le salaire et non par des primes individualisées non soumises à cotisations.

La Fédération CGT cheminots a engagé un travail de rencontres et de débats sur le terrain, avec l’encadrement de la Direction de la Sûreté, des PCNS, de l’UDSUR et des Agences.

L’objectif étant, avant tout, d’échanger sur la base des revendications CGT mais aussi écouter les maîtrises et cadres sur leur quotidien au travail et recueillir leurs propositions que la CGT pourrait faire siennes.

Nous souhaitons casser l’isolement des cadres de la Sûreté, mais également faire savoir qu’aucun collège n’est épargné.

La CGT n’entend pas laisser se détériorer davantage les conditions de vie et de travail des maîtrises et cadres de la Sûreté. Nous ne pouvons pas laisser faire !

Il y a urgence à agir ensemble !

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LA COLÈRE S’ÉTEND

Sécurité ferroviaire

| Espace presse

Un accident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques a eu lieu le 16 octobre 2019 en Champagne-Ardenne.
En effet, un train a percuté un convoi exceptionnel sur un passage à niveau.
70 voyageurs étaient à bord.
En cause : les choix irresponsables de la direction SNCF.

Dans le seul but d’abaisser ses coûts de production, la direction de la SNCF a accéléré, ces dernières années, sa politique de déshumanisation des gares et des trains.

Elle a pour cela généralisé la mise en place des équipements à agent seul (EAS, matériel roulant sans contrôleurs) sur l’ensemble du territoire. Cette logique d’abandon de présence humaine est aussi appliquée aux gares avec la fermeture des guichets et la suppression annoncée de l’autorisation de départ.

Ces choix contribuent à détériorer fortement le niveau de sécurité des circulations, la sûreté dans les gares et les trains.

Plusieurs accidents récents viennent malheureusement renforcer cette réalité. A titre d’exemple, nous n’en citerons que quelques-uns survenus récemment :

  • Les 2 chocs suite à accident de personne survenus sur la région de Paris Sud-est sur du matériel Régio2N ;
  • Le choc d’un train au passage à niveau survenu hier (le 16 octobre) entre Mohon et Poix-Terron.

A chaque fois, les trains circulaient en exploitation « EAS » et à chaque fois, l’agent de conduite s’est retrouvé seul et isolé à devoir traiter une multitude de procédures réglementaires et gérer les usagers, le tout en état de choc, sans dispositif de communication efficient à disposition.

La fédération CGT des cheminots exige le retour de contrôleurs sur l’ensemble de ces circulations afin de permettre aux agents de conduite de se concentrer uniquement sur la gestion de la sécurité ferroviaire.

En outre, elle exige le déclenchement immédiat de rencontres en régions sur l’équipement des trains.

La situation insupportable que vivent les cheminots et les usagers doit cesser.

La direction de la SNCF n’a pour l’heure donné aucun signe de vie. C’est inadmissible.

Au moment où s’écrivent ces lignes, plusieurs régions ont décidé de débrayer massivement.

La Fédération CGT exige des réponses immédiates de la direction SNCF et se tient résolument aux côtés des cheminots en lutte.

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LE 31 OCTOBRE À 14H00, GAGNONS LA RELANCE DU PERPIGNAN-RUNGIS!

| Le transport de marchandises

Les mobilisations organisées par la Fédération CGT des cheminots ont eu de l’écho bien au-delà de l’entreprise et ont obligé le Gouvernement à prendre des engagements. Pourtant, aujourd’hui, ils ne sont toujours pas tenus.

Ce Gouvernement, sous la contrainte, a mis en place un Comité de Pilotage associant le Ministère des Transports, la SNCF, les Conseils Régionaux et départementaux concernés, des représentants du MIN de Rungis et du marché de Perpignan ainsi que les chargeurs sur l’avenir de ce train.

UN MANQUE DE COURAGE POLITIQUE

Alors que la ministre E. Borne s’est engagée à ce que la circulation reprenne le 1er novembre, FRET SNCF semble vouloir se désengager et a annoncé ne plus vouloir assurer ce train des primeurs ! Pourtant, les sillons sont disponibles, les wagons sont rénovés. Il manque le transporteur : la SNCF !

La direction de la SNCF se retranche derrière la vétusté du parc wagon, cependant c’est bien la politique mise en oeuvre depuis la libéralisation du transport ferroviaire de marchandises qui est en cause !

L’ouverture à la concurrence devait apporter plus de trafics, c’est le contraire qui s’est produit et la part modale du transport routier ne cesse d’augmenter. Si ce train est définitivement supprimé, il sera, une fois encore, remplacé par des camions.

Dans sa recherche effrénée de réduction des coûts, la direction a détruit des milliers d’emplois, et n’a pas fait les investissements nécessaires pour l’avenir de l’activité. La Fédération CGT des cheminots est intervenue de nombreuses fois sur l’absence de politique de recherche et de développement à FRET SNCF. L’urgence n’est pas aux « wagons connectés », mais aux wagons réfrigérés !

La mise en oeuvre de la réforme ferroviaire prévoit de changer le statut de FRET SNCF en Société par Actions Simplifiée (SAS) avec, par conséquent, une autonomie renforcée vis-à-vis des pouvoirs publics.

Alors que les élus locaux prennent position pour le Perpignan-Rungis et que le Gouvernement dit vouloir une solution ferroviaire pérenne, la direction SNCF annonce qu’elle se désengage !

À l’évidence, la réforme ferroviaire rend l’État incapable de mettre en oeuvre une politique des transports conforme aux enjeux sociaux et environnementaux. C’est le marché qui arbitre et non plus la puissance publique.

Depuis plusieurs mois, le chiffre d’affaires de FRET SNCF est en baisse, avec des pertes de marchés importantes, comme celui de GEFCO, annoncée au coeur de l’été par la direction FRET.

La délégation CGT du CSE est intervenue une nouvelle fois sur l’avenir de FRET SNCF et les élus du CSECGPF, à l’unanimité, ont lancé une procédure de droit d’alerte économique concernant l’ensemble de l’entreprise, avec de nombreuses interrogations sur l’avenir du transport ferroviaire de marchandises SNCF.

Tous les cheminots sont impactés par ce nouveau recul du FRET SNCF.

La CGT exige :

  • La relance effective du train primeurs Perpignan-Rungis, et plus largement du FRET SNCF ;
  • Le report vers le rail public d’une partie des primeurs en circulation entre les ports et les marchés d’intérêt national.

En conséquence, la CGT appelle les cheminots à se mobiliser nationalement et à se rassembler pour l’avenir du Perpignan-Rungis et du FRET SNCF le 31 octobre 2019 à 14 H au coeur du MIN de Rungis (des transports seront organisés depuis Paris Gare de Lyon, rapprochez-vous de vos délégués CGT).

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Jeudi 5 décembre : toutes et tous en grève et dans l’action !

Communiqué unitaire CGT, FO, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF

| Fédération

Les organisations syndicales et de jeunesse s’engagent à construire un plan d’action contre le projet de réforme de retraites par points et pour gagner un renforcement, une amélioration du système actuel de retraites solidaire et intergénérationnel.

L’émergence et la construction de luttes dans les différents secteurs professionnels, montrent la nécessité d’apporter des réponses aux salarié-es en termes d’emploi, de salaires, d’égalité entre les femmes et les hommes, de conditions de travail… Autant de sujets qui sont étroitement liés aux questions de la retraite et que l’actuel projet de réforme gouvernemental aggravera.

Les organisations vont initier et impulser des assemblées générales sur les lieux de travail et d’études, des débats publics sur tout le territoire, des interpellations des élu-es locaux et nationaux, des initiatives de sensibilisation de toute la population pour échanger sur la réforme et sur les modalités d’actions et de riposte collective.

Les organisations syndicales et de jeunesse (CGT, F0, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF) appellent l’ensemble des salarié-es du secteur privé comme du secteur public, des retraité-es, des privé-es d’emploi, des jeunes, à une 1ère journée de grève interprofessionnelle le jeudi 5 décembre 2019.

Montreuil le 16 octobre 2019
Communiqué unitaire CGT, FO, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF suite à l’intersyndicale d’hier soir.

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UN SEUL OBJECTIF : DÉFENDRE NOS MÉTIERS

Rassemblement National Équipement du 19 novembre 2019

| Équipement

Un fort mécontentement se fait sentir au sein de la fonction équipement suite au recours abusif à la sous-traitance, au manque de personnel, aux restructurations et aux dégradations des conditions de travail.

Face à cette situation et pour défendre nos métiers, la Fédération CGT Cheminots a décidé d’une journée d’action avec un rassemblement national le 19 novembre 2019.

Alors qu’un référé en justice obligeait SNCF RÉSEAU à stopper l’ensemble de sa maintenance et de ses travaux externalisés depuis la date du 05 septembre, puisqu’il n’y avait pas eu consultation des élus des CSE des ZP. La direction ignore la décision et méprise les élus et préfère utiliser l’argent des cheminots pour payer les astreintes auxquelles elle est soumise par le référé.

La politique de dumping social, menée par nos plus hauts dirigeants, n’a qu’une seule volonté : externaliser massivement nos métiers et missions, se passer des cheminots et privatiser nos emplois pour faire du « low-cost ». Exemple concret de cette politique de casse : sur la Zone de Production Nord Est Normandie, c’est une baisse des effectifs à hauteur de – 674 agents sur les six derniers mois !

Cette politique ne permet pas de donner les moyens aux cheminots pour assurer correctement l’entretien du réseau.

Les métiers de l’équipement dans leur diversité, leurs missions, correspondent à ce que le service public ferroviaire nécessite pour être efficace. Seulement, et le dernier budget en est la parfaite démonstration, les effectifs à disposition sont bien trop insuffisants pour une bonne réalisation de la production.

Et que dire de la formation, qu’elle soit initiale ou de perfectionnement, sinon qu’elle est réduite « à peau de chagrin » dans nos métiers où le niveau de technicité et de sécurité exige pourtant l’excellence.

Nous n’allons pas rester passivement spectateurs d’une situation empirique qui aurait pour unique conséquence de supprimer nos emplois et nos missions de service public. Face à cette ineptie, la Fédération CGT des Cheminots, par le biais de son Collectif Technique National, veut donner aux cheminots l’occasion de montrer leur colère et de gagner la bataille de la ré-internalisation de nos emplois et du maintien de nos compétences par la lutte dans une journée d’action nationale à l’Equipement sur Paris.

Pour la CGT, seuls des cheminots en nombre et formés correctement assureront la sécurité et une bonne production.

Pour la CGT, des réponses claires doivent être apportées sur l’ensemble de ces sujets et cela passe par :

  • un plan de recrutement ambitieux et immédiat de 1800 cheminots à l’Equipement ;
  • un moratoire sur l’ensemble des réorganisations
  • la ré-internalisation de l’ensemble des missions de sécurité ;
  • un niveau de formation élevé en adéquation avec les besoins pour une parfaite connaissance des règles de maintenance, tant au niveau de la production que de la mise en oeuvre de celles-ci ;
  • le retour aux « blanc-travaux » pour permettre une bonne politique d’entretien du réseau ;
  • des moyens matériels supplémentaires pour les cheminots afin qu’ils puissent assurer correctement leurs missions ;
  • une véritable harmonisation en termes de politique de sécurité et de prévention des risques.

LA COUPE EST PLEINE !

Alors, tous à Saint Denis le 19 novembre pour gagner !
Rassemblement à 13h devant le siège SNCF Réseau
rue Camille Moke campus Rimbaud La Plaine St Denis

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FORMATION AuM : LA DIRECTION DOIT ENTENDRE LES CTT

Autorisations de départ

| ASCT

Prenant prétexte d’une harmonisation des procédures européennes, le Gouvernement, à travers l’EPSF, et la direction SNCF ont décidé de supprimer les autorisations de départ pour les remplacer par une autorisation de mouvement.

Une fois de plus, la mise en œuvre de cette évolution majeure est faite dans la précipitation plaçant les acteurs de la sécurité dans une situation intenable.

La suppression des autorisations de départ est sur la table en France depuis près de 7 ans. Mais c’est seulement depuis le début de l’année que ce sujet est devenu prioritaire, avec comme objectif d’aboutir au 15 décembre 2019 à la mise en place des autorisations de mouvement.

Toutes les procédures se construisent dans une précipitation et une impréparation inquiétante pour la sécurité des circulations. La mise en route du train constitue une période clé où les risques ferroviaires sont très élevés.

Pourquoi les premiers dirigeants de l’entreprise campent sur une position dogmatique ?

A quelques semaines du 15 décembre, l’encadrement Traction chargé de former les ADC n’a pas à sa disposition l’ensemble de la réglementation, des LILI et des CLE.

Les ADC sortent des JFC fort mécontents avec le sentiment de n’avoir pas ou peu de réponses à leurs questionnements et inquiétudes.

D’ailleurs, la direction de la Traction reconnaît implicitement que les outils de formation à disposition des CTTL ne sont pas suffisants. Le 25 septembre dernier, elle a reconnu, lors d’une réunion avec les Organisations Syndicales, que la formation ne serait pas suffisante pour former les agents de conduite.

Pour la CGT, la direction de la Traction ne peut pas laisser l’encadrement Traction chercher seul des palliatifs.

Là où il y a un volume encore important d’encadrement Traction, un déploiement massif sur le terrain est prévu au 15 décembre, mais comment cela se fera dans les petites structures ? Le peu d’encadrement Traction présent dans une direction de ligne devra-t-il passer 24h/24 sur le lieu de prise de service ?

La direction place les CTT dans une situation contradictoire en leur demandant de former des ADC avec des supports pédagogiques ne répondant pas aux besoins des agents.

Cette situation crée des tensions entre formateurs et stagiaires face aux fortes inquiétudes.

Aujourd’hui, la pression repose sur les CTT afin de valider des formations dont ils savent pertinemment que les procédures présentées ne peuvent pas être assimilées.

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à regarder le résultat de l’évaluation de niveau 2 réalisée au cours de la JFC. L’absence de documents tels que les LILI ou les CLE est fort préjudiciable.

Pour la fédération CGT des cheminots et son UFCM, il est impensable de continuer les formations dans la situation actuelle sans que la sécurité des circulations n’en soit à terme impactée.

Avant d’imaginer toute nouvelle organisation, le réseau doit être adapté. Nos voisins européens, souvent cités en exemple, ont réalisé en amont les travaux pour permettre aux ADC de se mettre en mouvement en tout point du réseau en pouvant observer la signalisation ou à défaut en ayant à sa disposition un dispositif lui indiquant si le signal de sortie est ouvert ou non.

Pour la fédération CGT des cheminots, la sécurité ne peut souffrir d’à peu près. Aujourd’hui, si la direction précipite une telle évolution ce n’est pas pour harmoniser les procédures, car aucun règlement ne nous l’imposait, mais bel et bien pour supprimer du personnel au sol et faciliter l’ouverture à la concurrence. Elle rejette ainsi la responsabilité sur les ADC et sur les CTT qui les auront validés et qui auront à les certifier.

Refusons ensemble d’assumer ces responsabilités tant que l’intégralité de la réglementation et des documents (LILI, CLE, CLO,…) ne sera pas disponible et que les conditions de sécurité ne seront pas réunies.

Exigeons ensemble le maintien de la présence humaine dans les gares et les trains afin de rendre le service public ferroviaire attendu par la population.

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LA MISE EN MOUVEMENT DES TRAINS EST UNE GRAVE ATTEINTE AU MÉTIER D’ASCT

Autorisation de mise en mouvement

| ASCT

S’appuyant sur une recommandation de l’EPSF (Établissement Public de Sécurité Ferroviaire), la direction a décidé de mettre en place l’AUM (autorisation de mise en mouvement). Au regard des faits, la CGT affirme que ce n’est pas un simple changement d’appellation mais une attaque en règle contre notre métier d’ASCT.

Nous avons été formés et nous sommes au quotidien extrêmement vigilants à respecter scrupuleusement les procédures et l’ordre de succession des séquences décrites par la VO 250. Jusqu’ici, soit un agent de quai donnait l’autorisation de départ au conducteur après avoir eu les informations nécessaires de la part de l’ASCT ou ce même ASCT avait en charge cette opération, notamment dans les établissements de pleine ligne ou en l’absence de l’agent circulation.

Dégradation de la sécurité !

Or, sous couvert d’une harmonisation européenne, l’EPSF change les règles du processus « Départ des trains ». Désormais, la responsabilité de l’autorisation de mouvement des trains reposera uniquement sur l’agent de conduite qui deviendra le seul et unique maillon de la chaîne sécurité. Ainsi, les boucles de sécurité qui sont issues de procédures mises en place suite à des Rex, à des incidents voire des accidents, sont mises à mal. Par cette décision, la Direction acte le principe du risque calculé au détriment de la sécurité des circulations.

Quelles conséquences pour les ASCT ?

La direction ne dit pas tout ! En effet, se saisissant de manière très opportune de cette situation nouvelle, elle en profite pour faire coup double :

  • premièrement, elle entérine un véritable plan social, puisqu’il s’agit de supprimer jusqu’à 5000 d’emplois. Celui-ci conduit à une réduction drastique de la masse salariale et des « coûts de production » satisfaisant au passage l’UTP (Medef du rail). En effet, ces derniers y voient un coût moins élevé pour les entreprises ferroviaires privées « entrantes sur le marché du rail ».
  • deuxièmement, cette décision agira sur le contenu de nos métiers et notamment le nôtre celui d’ASCT. En effet, lors des négociations sur la classification des métiers dans le cadre de la CCN, les représentants de l’UTP, direction SNCF en tête, ont affirmé vouloir déclassifier les métiers du ferroviaire dont celui d’ASCT notamment sur le volet rémunération.

Ainsi, l’application de la mise en mouvement des trains en lieu et place de l’autorisation de départ, la déclassification annoncée et voulue de notre métier, l’expansion de l’EAS accompagnant des projets dangereux ne respectant de surcroît nullement le dictionnaire des filières (temps de travail en gare dans une journée de roulement ASCT), amènent à diminuer considérablement le contenu de notre métier d’ASCT.

En ce sens, le risque de voir la direction parachever son oeuvre en baissant la rémunération des ASCT est bien réel, à commencer par la perte du code prime 24 lié comme chacun le sait à des tâches sécurité. Pour rappel, celui-ci vient d’une âpre lutte des ASCT à la fin des années 1990 pour reconnaître les différents aspects du métier dont la sécurité. Ainsi, sa disparition serait une perte sèche de 300 euros net par mois comptant également pour la retraite.

Position de la CGT :

Nous ne pouvons laisser la direction vider le contenu de notre métier et de nos missions à bord en réduisant le rôle des ASCT au minimum dans la production du service public ferroviaire.

En supprimant l’autorisation de départ, la Direction menace la sécurité des circulations et des voyageurs.

La CGT exige le maintien de la procédure de sécurité d’autorisation de départ réalisée au travers de la parfaite imbrication des métiers tant pour les cheminots de l’escale et des postes d’aiguillage, les ADC et les ASCT.

Face à cette situation, la CGT appelle les ASCT à s’emparer de ce sujet gravissime et construire ensemble le rapport de forces nécessaire pour le retrait de ce projet et ainsi imposer une autre voie.

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LES SERVICES MÉDICAUX MENACÉS !

| Services communs

La mise en place d’une complémentaire santé obligatoire mettrait en danger la pérennité de notre médecine de soin interne.

La Direction de la SNCF, soutenue par la CFDT et l’UNSA, veut imposer une complémentaire santé obligatoire aux cheminots du Cadre Permanent.

Cela représenterait une dépense de plusieurs millions d’euros chaque année et une dépense supplémentaire pour les cheminots.

La Direction annonce en parallèle, qu’elle ne financerait plus notre médecine de soin interne, y compris la médecine « spécialistes ».

En effet, la direction évoque le conventionnement de médecins spécialistes « de ville » en lieu et place de ceux exerçant dans nos cabinets médicaux.

Les cheminots qui n’ont pas à avancer de frais de santé, et qui bénéficient de délais préférentiels et d’une médecine de proximité de qualité, pourraient dès lors perdre ce droit statutaire et voir leurs frais de santé augmenter significativement.

De plus, la suppression de tout un pan de notre médecine aurait des conséquences dramatiques en termes d’emploi chez les secrétaires médicales, les infirmier-e-s et les médecins.

D’autant que selon la Direction, dans le cadre du renouvellement de l’agrément de santé, la DIRECCTE (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi) imposerait à la SNCF d’avoir des portefeuilles de 2500 à 3000 agents par médecin (Temps Plein) contre une moyenne aujourd’hui, d’environ 1800 à 2000.

La Direction en profite pour cesser de remplacer les médecins du travail et imposer partout les VIP (Visite d’Information et de Prévention) assurées par les infirmier-e-s.

Pour la CGT, la mise en place d’une complémentaire santé obligatoire retire aux cheminots la liberté d’adhérer ou non à une mutuelle de leur choix.

DES PROPOSITIONS ALTERNATIVES À L’IDÉOLOGIE PATRONALE

La CGT revendique le maintien et la pérennisation de la médecine de soin dans l’entreprise et l’élargissement de son financement en l’ouvrant d’une part à tous les cheminots de l’entreprise, qu’ils soient au Cadre Permanent ou au RH 0254 (contractuels), mais aussi à l’ensemble des salariés de la Branche Ferroviaire

Cela garantirait la pérennité de notre médecine de soin et de spécialistes et nécessiterait même son expansion.

C’est également ce que confirme l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) dans son rapport de septembre 2019, dont l’un des scénarios envisagés propose l’extension du régime spécial de protection sociale des cheminots au Statut à tous les salariés de la branche ferroviaire, géré par la CPR, avec le maintien des droits spécifiques.

La CGT revendique :

Le maintien et l’ouverture de la médecine de soin SNCF aux salariés de la Branche ;

Le développement des structures médicales avec du matériel à la pointe du progrès ;

Le recrutement en suffisance et à statut cadre permanent de personnel médical, afin de couvrir les charges de travail ;

La reconnaissance des qualifications ;

L’accès aux consultations pour les cheminots retraités et les ayants-droit dans le réseau de soins SNCF, avec une prise en charge totale sans avance de frais.

La mobilisation des cheminots est nécessaire pour imposer un autre choix.

Se syndiquer à la CGT, c’est déjà une première étape de mobilisation.

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AU BOUT DU FIL COMME EN GARE, DES CHEMINOTS QUI GAGNENT !

Vendeurs et télévendeurs

| Exploitation

Alors que la technicité et les contraintes Métier des cheminots de la vente n’ont de cesse d’augmenter, la Direction continue de mépriser les conditions d’emploi des cheminots.

Dans de nombreuses régions, ils se sont donc mobilisés pour refuser cette trajectoire et pour imposer leurs revendications.

La coupe est pleine ! Les cheminots de la vente subissent depuis trop longtemps la dégradation de leurs conditions de vie et de travail et les frustrations professionnelles.

Face au « pacte ferroviaire » et aux projets de la Direction qui visent à utiliser les cheminots comme des variables économiques, il y a urgence. Seule la mobilisation des cheminots imposera une autre perspective.

ENTRE RENONCEMENTS ET EXTERNALISATIONS

La gratuité du 3635, mais surtout les suppressions de guichets, entraînent une explosion des appels et des délais d’attente dans les RCAD (Relation Clients A Distance).

L’hypervision nationale ne parvient pas à colmater les brèches. Elle se contente de prioriser certaines typologies d’appel, creusant les iniquités dans la prise en charge des usagers.

La Direction orchestre un sous-effectif chronique dans les RCAD afin de ménager un espace croissant au « débord », externalisé ensuite vers des sociétés dont les salariés n’ont ni la formation, ni l’expérience ferroviaires nécessaires.

Alors qu’en 2017, 15 % des appels « loisirs » et « Pro » étaient externalisés, 30 % sont externalisés en 2019.

Même les activités back-office n’échappent pas à cette stratégie destructrice de service et d’emplois.

Afin de supprimer davantage d’emplois, la Direction a automatisé une grande partie des réclamations en dépit de la colère des usagers désabusés par un traitement automatique souvent ubuesque.

Dans le même temps, dans les gares, malgré des files d’attente devant les guichets qui s’allongent, la Direction poursuit sa stratégie d’externalisation.

Elle accélère même le pas en renvoyant les usagers vers les buralistes, ou en supprimant les espaces de vente pour y installer des commerces.

Pour faciliter l’ouverture à la concurrence, la Direction sépare la vente de la billetterie régionale, de la vente grande ligne.

Il s’agit de mettre en place des guichets mono-activité, voire mono-produit, pour brader la vente par activité.

LES CONDITIONS DE TRAVAIL COMME OUTIL DE POLYVALENCE

Les suppressions d’emplois, les mobilités contraintes, les sous-effectifs chroniques, la précarisation (CDD et intérim), le mépris de la Direction pour l’organisation du temps de travail (pauses, roulements, repos…), la politique tarifaire injuste et conflictuelle et l’effacement des parcours professionnels mènent à des conditions de vie et de travail intolérables.

Si cette dégradation est le fruit d’une politique de renoncement pour réaliser des gains de productivité, elle est également utilisée comme un levier managérial afin d’instaurer un climat délétère propice à l’acceptation de reculs sociaux.

C’est ainsi que la Direction tente d’imposer aux vendeurs une polyvalence accrue gommant leurs technicités Métier pour ne pas rémunérer leurs compétences.

DES COMPÉTENCES MEPRISÉES, DES PERSPECTIVES RABOTÉES

Back office, front office, réseaux sociaux, etc., les compétences des télévendeurs comme ceux des vendeurs se sont développées sans que la Direction ne les reconnaisse.

Les parcours professionnels sont réduits, voire inexistants.

Pour la CGT, cette absence d’horizon n’est pas tolérable. Nous revendiquons un véritable parcours professionnel avec un déroulement de carrière clair et la reconnaissance des compétences des métiers de la vente.

La CGT exige la ré-internalisation du « débord » dans les centres RCAD, ainsi que le recrutement de cheminots.

Nous exigeons un recrutement massif de cheminots pour répondre aux exigences de qualité du service public, mais également pour améliorer les conditions de travail.

Des emplois pérennes doivent être proposés aux cheminots en contrats précaires (CDD, Intérim) ou en recherche de poste (EIM).

Nous revendiquons la réouverture de guichets dans les gares et les boutiques et le maintien des agences groupes.

AU 3635 ET AUX GUICHETS, LES CHEMINOTS SE MOBILISENT ET GAGNENT !

Partout en France, les cheminots s’organisent avec la CGT pour gagner sur leurs revendications.

A Sedan mais aussi en Ile de France, et dans beaucoup d’autres régions, de nombreux guichets ont été maintenus grâce à la mobilisation des cheminots de la vente.

Les mobilisations massives permettent également de gagner de nouveaux droits, d’écrire de meilleurs parcours professionnels, de gagner de meilleures conditions de vie et de travail.

Au RCAD de Béziers, les cheminots se sont mobilisés à plusieurs reprises ces derniers mois avec plus de 90 % de grévistes. Ils ont imposé à la Direction la requalification de CDD en contrats pérennes.

Face à un tel rapport de force, la Direction sera inévitablement contrainte de revoir à court terme les parcours professionnels et les déroulements de carrière ainsi que l’organisation du travail sur le chantier.

Ainsi, l’horizon que dessinent le « pacte ferroviaire » et les intentions de la Direction n’a rien d’inéluctable. Ce sont les cheminots de la vente qui détermineront leurs conditions de vie et de travail en construisant avec la CGT les conditions d’une lutte gagnante.

ENSEMBLE,

AGISSONS POUR GAGNER !

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L’APPRENTISSAGE ET L’ALTERNANCE, UN BESOIN VITAL POUR L’ENTREPRISE

| Matériel

L’entreprise use et abuse de plus en plus du recours aux contrats précaires, CDD, intérimaires, pour répondre à la production intensive qu’elle prône au Matériel et dans un souci permanent de baisse des coûts.

Pour la CGT, il faut anticiper la transmission des savoirs et des compétences en fixant des objectifs ambitieux de formation d’apprentis et d’alternants au Matériel.

En quelques semaines et deux sollicitations (bilatérale le 5 septembre/DCI le 9/09), la direction du MATERIEL a prétendu être à nouveau attractive et submergée de demandes d’embauches.

Une rentrée automnale presque extraordinaire pour l’entreprise SNCF qui tranche avec la désorganisation chronique des ateliers de maintenance qu’elle organise et les différents problèmes qu’elle rencontre avec le Matériel Roulant.

La Direction affiche un aplomb dédaigneux lorsqu’elle évoque l’accroissement temporaire des charges dans les ateliers de maintenance. C’est le seul motif qu’elle peut avancer pour avoir recours aux salariés intérimaires. Cela lui permet de réaliser une maintenance à bas coût, seul objectif recherché par nos dirigeants.

Au même titre que les intérimaires ou les Contrats à durée déterminée, les apprentis et les alternants du Domaine MATERIEL souffrent d’une exploitation de leur statut de salariés précaires, poussés par l’obligation de résultats dans leur scolarité mais aussi par l’entreprise pour obtenir de leur part une forte productivité.

L’apprenti, c’est avant tout une graine en germe, d’un futur cheminot consciencieux, réfléchi, technique et organisé. Il connaît bien son environnement, l’atelier et toutes les règles qui régissent sa sécurité. C’est parce qu’il en a appris les rouages depuis son arrivée dans l’entreprise. C’est aussi celui en qui tous les cheminots ont confiance car il a gagné le respect de ses pairs par sa bonne tenue et son écoute attentive.

Pourtant, durant son apprentissage du métier ferroviaire, qu’il a mûrement choisi, il va connaître un véritable parcours du combattant du fait des dégradations commises par l’entreprise SNCF au nom de la rentabilité. Elle porte un nom, c’est la « productivité ».

C’est le même parcours qui attend l’alternant. Et c’est un véritable gâchis car il y a un potentiel énorme chez ces jeunes qui ne peuvent plus se contenter d’une simple lettre de recommandation de leur établissement.

La SNCF les met à contribution afin de résoudre les dysfonctionnements de ses réorganisations. Elle demande à ces jeunes cheminots malléables d’accepter les cadences élevées, les postes multiples et une production accrue.

Les alternants de la SNCF formés, compétents, qualifiés et efficaces, ne peuvent servir plus longtemps de « bouche-trous » à nos établissements de maintenance. Ils ont eux aussi droit à l’emploi au Statut dès la fin de leur contrat d’alternance.

Les propositions de la CGT sont sur la table :

  • L’alternance répond à une demande de formation et de mise en place d’un jeune salarié dans l’emploi et apporte des compétences supplémentaires aux salariés. Elle doit offrir et respecter des règles de fonctionnement d’entreprise mettant en oeuvre la sécurité physique et mentale des salariés, ainsi qu’une qualité de vie et de travail améliorée ;
  • L’alternance doit être ouverte à l’ensemble des métiers de la maintenance ferroviaire ;
  • Elle doit préparer et former ces jeunes salariés aux métiers cheminots ;
  • Elle ne doit pas être utilisée de façon à couvrir les emplois occupés par des cheminots ;
  • L’alternance à la SNCF doit déboucher automatiquement sur une embauche au Statut après réussite des examens car la SNCF a le devoir de recruter les alternants qu’elle forme ;
  • Afin éviter l’échec des apprentis et réussir une entrée positive dans le monde du travail, la CGT préconise une intégration dans une équipe équilibrée en nombre, avec un tuteur unique pour chaque apprenti ;
  • L’interdiction absolue de travailler seul sur le matériel roulant sans le soutien d’au minimum un cheminot ou de son tuteur ;
  • L’absence de notion de rentabilité dans son parcours professionnel d’équipe ;
  • Un cadrage pour les tuteurs afin de mieux appréhender le partage nécessaire avec l’apprenti.

La CGT soutient celles et ceux qui donnent tout pour obtenir un diplôme, un emploi et une nouvelle vie.

La CGT revendique :

✓ L’embauche de tous les apprentis ayant réussi aux examens ;

L’embauche des alternants ayant réussi aux examens et souhaitant continuer à travailler au MATERIEL ;

L’embauche des intérimaires qui le souhaitent ;

Le remplacement de tous les départs en retraite par des embauches.

Il est donc possible, voire nécessaire, d’embaucher dans notre entreprise et d’offrir cette possibilité aux apprentis, aux alternants et aux salariés précaires à la recherche d’un emploi stable.

La CGT exige que l’entreprise utilise cette main d’oeuvre qualifiée, motivée et désireuse d’apprendre pour les besoins de renouvellement et d’extension des postes de travail.

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