Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

INFORMATICIENS : QUELLE VISION CGT DU MÉTIER ?

Projet e.SNCF

| Maîtrise et cadres UFCM

L’entreprise tente d’imposer au pas de course le transfert d’environ 2/3 des informaticiens des UP informatiques (UPI) des ASTI/ESTI vers e.SNCF Solutions–DSNU. Devant ce projet qui interroge fortement, la CGT affirme et revendique une autre vision du métier, de l’avenir du métier et de l’organisation du travail au sein de la SNCF. Faisons le point.

SUPPORT INFORMATIQUE : LE PROJET CGT

Un support technique de proximité, une garantie de qualité


• Proximité géographique

La présence de TAM (techniciens d’assistance et de maintenance) en établissement doit redevenir la règle. La proximité avec les utilisateurs permet un véritable service de qualité mais évite aussi bien des interventions a posteriori. Avoir un interlocuteur identifié et compétent résout bien plus rapidement les problèmes ou les questionnements.

• Informaticiens cheminots dès la prise d’appel

Les TAM se sentent souvent limités à un rôle de boîte d’enregistrement. La CGT revendique qu’ils aient de véritables marges de manoeuvre avec les outils techniques adéquats ; plus besoin dès lors de renvoyer vers d’autres centres d’appel pour résoudre les problématiques utilisateurs.

• Postes de travail (bureautiques et applicatifs) sur un périmètre donné

La CGT revendique que les TAM continuent d’intervenir sur tous les types de postes de travail, bureautiques et applicatifs. La pratique des deux est complémentaire et garante d’un service de qualité. Les postes applicatifs ne sont ni plus ni moins que des postes bureautiques avec des applicatifs métiers spécifiques intégrés. Il serait véritablement incohérent de diviser le métier en deux activités distinctes.

• Internalisation des centres d’appel

La CGT exige l’internalisation des centres d’appel pour les localiser en territoire, dans chaque UP informatique. Des centres d’appel, avec des cheminots TAM formés ayant de réelles possibilités de dépannage. De plus, le fonctionnement d’un centre d’appel avec un roulement semble être le plus efficace pour le maintien des compétences et l’échange des informations entre techniciens.

Salles serveur en territoire

La CGT défend le maintien de salles serveur en territoire. Elles permettraient un stockage des données en proximité et une gestion réactive des données. Surtout, la CGT est attachée à ce que la SNCF conserve en interne la maîtrise de la sécurité et du lieu de stockage de ses données.

Un vrai parcours professionnel


Des TAM et techniciens en centre d’appel à la qualification E (ou équivalant pour les contractuels)

La CGT revendique la qualification E pour les TAM. Elle correspond à leur technicité, leur formation ou leur diplôme. Leur professionnalisme permet d’internaliser la maintenance matérielle et évite de renvoyer les utilisateurs vers des prestataires de services. Les TAM sont des techniciens à part entière ; ils maîtrisent les outils informatiques et ont une connaissance fine de l’entreprise et des utilisateurs.

Des référents techniques à la qualification F (ou équivalant pour les contractuels)

La CGT revendique une réelle valorisation de l’expérience et de la technicité en permettant à des TAM « seniors » d’accéder à la qualification F. Ils deviendraient alors réellement les référents de techniciens et seraient identifiés comme tels à tous les niveaux de l’entreprise.

Des administrateurs ou techniciens réseau à la qualification F (ou équivalant pour les contractuels)

La CGT revendique la qualification F pour tous les administrateurs ou techniciens réseau. En effet, outre l’usage des matériels plus sensibles, les administrateurs et techniciens réseau maîtrisent la sécurité du réseau, avec une connaissance de l’implantation des établissements et leurs besoins. De plus, avec la réappropriation des données sur des serveurs en territoire, ils doivent maintenir un haut taux de sécurité sur les données stockées.

• Faire du CSIE un vrai métier

Correspondant des systèmes d’information de l’établissement (CSIE) est un métier à part entière. En effet, les CSIE sont normalement présents dans chaque établissement pour être l’interface entre les utilisateurs et les UP informatiques. Ils doivent avoir une connaissance des matériels informatiques, des applicatifs métiers de leur périmètre. Ils doivent également gérer les parcs informatiques et les outils numériques, et connaître l’utilisation des applicatifs pour identifier les besoins précis et cohérents et les exprimer auprès des UP informatiques.

Le rôle central de la formation


• Dédier 10 % du temps de travail en UP informatique à la formation

La CGT revendique qu’au moins 10 % du temps de travail soit dévolu à la formation, des formations qualifiantes et à la hauteur exigée par la technicité des métiers de TAM et d’administrateurs. Les agents doivent continuellement se tenir informés des changements, des évolutions, des mutations technologiques continuels. Ce temps d’autoformation est du temps de travail au bénéfice de toute l’entreprise. Il doit être organisé ; la Direction doit arrêter de demander aux salariés de le faire sur leur temps personnel.

• Former les agents à la cybersécurité

La multiplication des outils numériques et leur utilisation par tous comme l’utilisation d’applications sur des terminaux personnels rendent évident, pour la sauvegarde de l’intégrité des données de l’entreprise, le besoin d’avoir des agents formés à la cybersécurité. Ceux-ci ne peuvent provenir que des UP informatiques : les TAM ou administrateurs sont les mieux placés. Nous revendiquons une véritable formation et une certification pour valoriser ces compétences en cybersécurité, vitales pour l’entreprise.

Embauche immédiate des prestataires, intérimaires et alternants


La CGT revendique l’embauche de tous les prestataires, intérimaires et alternants qui le désirent. Ils sont formés pendant de longs mois à des niveaux de compétences et de connaissances de l’entreprise. La CGT estime la nécessité de recruter 250 emplois. C’est nécessaire et possible ! La CGT propose le développement de services pour les établissements (impressions 3D, SharePoint…).

L’organisation du temps de travail


Mise en place de tableaux de service

En lieu et place des forfaits jours, nous revendiquons le retour aux tableaux de service. La mise en place de tableaux de service s’accompagnerait d’un véritable décompte du temps de travail.

L’arrêt de la forfaitisation des prestations pourrait mettre en évidence la variété des interventions et l’implication des agents. Il y aurait alors un équilibre entre la charge de travail, le temps passé et le nombre d’agents pour réaliser les interventions en qualité.

• Astreinte

L’astreinte doit intervenir pour garantir la continuité de service qui garantit un service public ferroviaire sûr et de qualité. Les systèmes d’information sont indispensables à la circulation ferroviaire et également pour le réseau (LAN, MAN et WAN). L’organisation du travail doit garantir la santé des travailleurs.


LE PROJET FLOU DE LA DIRECTION

Le projet CGT est clair, qu’en est-il de celui de la Direction ? Présenté sur deux pages, pour une application mi-2022, le projet pose énormément de questions…

Celui-ci semble la continuité d’une politique démontrant une méconnaissance du terrain et une totale absence de vision du métier du support technique informatique à la SNCF.

Baisse de charge ou baisse de service ?

La Direction nous assure que, quoi qu’il advienne, les évolutions techniques et métiers aboutirons à terme à une baisse de 30 % des charges de travail en UPI, cela que le projet de transfert vers e.SNCF se fasse ou non. Nous contestons : cette prétendue baisse est le fruit d’une stratégie de soi-disant « autonomisation de l’utilisateur ». En clair, celui-ci est de plus en plus contraint de se débrouiller seul. La CGT dénonce cette vision étriquée du métier de support informatique.

Une réinternalisation de l’informatique à e.SNCF : 900 nouveaux informaticiens d’ici à 2025

La Direction a décidé la création d’un centre de services de 400 cheminots, réinternalisation qui devrait dégager une économie de 13 % (sic !).

Sur ces 400 cheminots, 300 seront issus de reclassements de cheminots de qualification B, C, D et E, issus d’autres métiers, via des formations.

500 cheminots seront embauchées sur des postes à la qualification F/G/H (et peut-être aussi à la qualification E, de manière plus marginale, l’essentiel serait plutôt sur un équivalent G).

Ils viendraient internaliser tous les types de missions de e.SNCF.

Revendication historique de la CGT, cette internalisation est un enjeu fort des batailles menées par la CGT sur l’informatique depuis plus de 10 ans. La Direction reconnaît bien tard la justesse de notre analyse, y compris en termes de coûts !

Un transfert partiel des UPI vers e.SNCF Solutions–DSNU

Les UPI des ASTI/ESTI travaillent à 75 % sur des budgets e.SNCF.

Pour l’instant, le projet de transfert à e.SNCF concerne cette charge de travail avec le nombre d’agents correspondant théoriquement.

MAIS l’activité de maintenance des postes de travail Sinai ne serait pas transférée, et cela, semble-il, sur demande de SNCF Réseau.

Être isolé dans un métier avec très peu d’emplois disponibles dans son bassin d’emploi bloque mécaniquement le déroulement de carrière.

Quel déroulement de carrière pour les agents non transférés ?

C’était déjà le problème au temps des « services informatiques de région » ; cela a continué dans les ASTI, même après le changement de grade des informaticiens (jadis filière administrative, et maintenant filière Équipement) : le déroulement de carrière des informaticiens, isolés en territoire, était très problématique voire nul.

Le bilan est un échec clair : combien d’informaticiens issus des ASTI dirigent maintenant une ASTI ?

Or, forte de cette expérience, et sans aucune logique, la Direction propose aujourd’hui à un quart des informaticiens des ASTI de végéter, isolés de leurs collègues, dans une autre société !

La CGT n’accepte pas cette découpe à la serpe des UP informatiques. C’est un non-sens métier.

Un transfert susceptible d’assainir la gouvernance des UPI ?

Le transfert des agents en charge du support technique bureautique dans l’entité donneuse d’ordre (car en charge de la maîtrise d’ouvrage des services numériques à l’utilisateur) comporte un intérêt certain en matière de gouvernance.

En effet, combien d’offres numériques à l’utilisateur sont « commercialisées » par e.SNCF Solutions–DNSU sans qu’il ne soit prévu un quelconque support technique par les ASTI ? Or, l’expérience l’a montré, les TAM en UPI finissent toujours par faire, « gratuitement », du support sur ces offres.

S’ensuit inéluctablement un dialogue de sourds sur les factures entre ASTI et e.SNCF, avec e.SNCF qui se plaint du montant de la facture, et les ASTI qui reprochent à e.SNCF de ne pas payer le travail effectué.

Avec maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’oeuvre dans la même entité, les responsabilités des donneurs d’ordre devront être assumées.

La CGT a toujours combattu cette opposition (relation client-fournisseur) qui pouvait se solder par la suppression des commandes de e.SNCF aux UPI. Le regroupement des informaticiens dans une même structure répond en partie à une revendication. Cependant, la Direction doit s’engager à développer le support en proximité.

Bien que l’on puisse se satisfaire d’un premier pas pour la réinternalisation des services informatiques, l’éclatement arbitraire des agents ASTI dans deux sociétés distinctes nous interpelle et nous inquiète. De même, il faut rester vigilant sur une éventuelle filialisation d’e.SNCF Solutions. Celle-ci n’est a priori pas à l’ordre du jour, nous savons d’expérience que les dirigeants en place et leurs orientations stratégiques peuvent changer rapidement.

La CGT porte un vrai projet pour le développement, la maintenance des systèmes d’information et l’assistance des utilisateurs.

Ce projet doit être débattu entre cheminots informaticiens. Ensemble, portons un projet qui a du sens, qui nous permette de développer en territoire les services informatiques pour un service de qualité et des agents enfin reconnus.

Ensemble, utilisateurs et informaticiens, exigeons l’efficacité pour de bonnes conditions de vie et de travail.

Téléchargements

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 17 AU 24 NOVEMBRE 2022

Maîtrises et Cadres, VOTONS CGT

| Maîtrise et cadres UFCM

L’Union fédérale des cadres et maîtrises (UFCM-CGT) est l’outil de la Fédération CGT des cheminots pour être la CGT de tout le salariat.

Le syndicalisme spécifique a pour objectif de sortir les agents de maîtrise et les cadres d’un devoir de réserve dans lequel le patronat tente de les enfermer. Notre syndicalisme cherche au contraire à développer les revendications au plus près des conditions d’exercice d’une catégorie de salarié·e·s sans l’opposer à une autre. Salarié·e·s non qualifié·e·s, ouvrier·ère·s, employé·e·s, technicien·ne·s, ingénieur·e·s, encadrant·e·s, fonctionnaires, salarié·e·s d’entreprises publiques et privées, nous faisons partie d’une même classe sociale.

La CGT n’est pas un syndicat d’accompagnement de la régression sociale et de la casse du service public. À l’opposé des caricatures, la CGT est un syndicat de propositions pour une société plus juste en réponse aux besoins des citoyens et des peuples.

Par exemple, lors de la négociation du volet « Classifications et rémunérations » de la CCN, la CGT portait une proposition pour tous les cheminots de la branche, reconnaissant les qualifications et les diplômes dans une grille de salaires mensuels.

Or, le texte du patronat nous éloigne des revendications et dégrade l’existant. La direction de la SNCF l’applique désormais sans accord d’entreprise mieux-disant.

Pour avoir de meilleurs droits, pour mieux travailler et mieux encadrer en proximité, il faut rouvrir une négociation de branche en dénonçant celui-ci. Voter CGT et UFCM-CGT, c’est voter pour redonner du sens à notre travail, améliorer nos conditions de vie professionnelles et personnelles et conquérir des droits ; c’est voter pour une SNCF utile à la nation.

DÉROULEMENT DE CARRIÈRE, TEMPS DE TRAVAIL, SÉCURITÉ DE L’EMPLOI

AVEC L’UFCM CGT, FAIRE DU SPÉCIFIQUE SANS ÊTRE CATÉGORIEL…

SOUS-TRAITANCE, SERVICE PUBLIC, SENS ET QUALITÉ DU TRAVAIL


Le VOTE CGT, c’est se donner les moyens de :

BIEN S’ORGANISER !

  • Une entreprise unique et intégrée pour l’efficacité du service public.
  • Une politique d’aménagement du territoire en phase avec les besoins de la population et les enjeux environnementaux.
  • Le désendettement et le financement d’une politique ferroviaire basée sur la coopération.
  • Une politique de recherche et développement de technologie ferroviaire.
  • Des lignes métiers fortes pour la maîtrise de la sécurité et de la qualité de la production du ferroviaire.
  • Des cercles de décision dans les établissements au plus près du terrain.

BIEN TRAVAILLER !

  • L’internalisation de tous les métiers indispensables à la maîtrise ferroviaire.
  • La formation en proximité pour garantir la compréhension des métiers et des systèmes.
  • Une classification qui respecte les métiers.
  • Des parcours professionnels pour qualifier tous les cheminots.
  • Un dimensionnement des équipes à la charge de travail et aux temps de formation.
  • Des appuis de proximité pour les encadrants.
  • Des outils (numériques) adaptés au travail (et non au reporting).
  • Moins de bureaucratie et de réunionite.

BIEN VIVRE SON TRAVAIL !

  • 32 heures de travail hebdomadaire pour partager les gains de productivité.
  • De réelles frontières entre la vie professionnelle et la vie personnelle.
  • Un décompte de chaque heure de travail (NON à la forfaitisation du travail !).
  • Une organisation du temps de travail en fonction des possibilités du collectif (horaires adaptés ou conciliés aux besoins individuels et collectifs).
  • Un bureau personnel pour chaque cheminot (NON au flex office !).
  • Un espace de travail à taille humaine pour assurer le calme (NON au plateau bruyant !).
  • Un encadrement du télétravail qui respecte le volontariat.
  • Des trêves de messagerie.

BIEN ENCADRER LE TRAVAIL !

  • Un statut social juste et transparent qui :
    • définit des règles appliquées pour tous ;
    • garantit aux encadrants le droit de dire NON ;
    • ne fait pas supporter à l’encadrant l’arbitraire patronal.
  • Des délégations de pouvoir (de l’employeur) formalisées à partir du triptyque : compétences, moyens, autorités.
  • Des temps de présence importants pour les encadrants auprès des collectifs subordonnés.
  • Des garanties disciplinaires avec une échelle de sanctions.

BIEN SE CONSTRUIRE PROFESSIONNELLEMENT !

  • Une classification qui reconnaît les diplômes.
  • Un dispositif d’accès aux fonctions maîtrises et cadres qui repose sur des connaissances du système ferroviaire, des savoir-faire techniques et des connaissances théoriques des métiers, des compétences générales d’expression, d’analyse, de synthèse…
  • Un dispositif de déroulement de carrière qui repose sur la formation.
  • Une qualification qui appartient au salarié et non au poste de travail.

BIEN ÊTRE RECONNU PAR SON SALAIRE !

  • Une grille de branche pour tous qui :
    • permet une progression d’une position tous les 4 ans au minimum (acquis de l’expérience) ;
    • reconnaît, dès l’embauche dans la branche ferroviaire, les diplômes et équivalences reconnus par l’Éducation nationale;
    • reconnaît les qualifications (et non un minimum complété par une négociation individuelle) ;
    • garantit un salaire mensuel.

Les maîtrises et cadres ont, de par leurs métier et fonctions, un rôle important dans l’organisation de la production. La CGT porte dans son projet de société des réponses essentielles indispensables à cette organisation.

Maîtrises et Cadres, VOTONS CGT aux élections professionnelles de la SNCF !


Avec l’UFCM-CGT, FAIRE DU SPÉCIFIQUE SANS ÊTRE CATÉGORIEL…

En 1937, Pierre Semard, qui prône l’ouverture de la CGT à un syndicalisme pour les agents de maîtrise et les cadres, argumente : « nous voulons que cette union de ceux qui travaillent et qui sont salariés, mais qui ont des responsabilités différentes, trouve son expression dans la même organisation, pour empêcher les tentatives du fascisme de dissoudre nos forces et de mettre de son côté les techniciens et les cadres. »

L’intelligence de l’encadrement n’est sollicitée que dans le strict cadre de l’atteinte des objectifs de productivité et de profitabilité (la performance). Il est sommé d’acquiescer et de mettre en oeuvre une stratégie d’entreprise des « décideurs » déconnectés des contraintes et réalités de la production.

Certes, les encadrants ont un rôle dans la transmission des orientations de la direction de l’entreprise, mais ils sont avant tout des experts et des référents techniques engagés dans la réalisation d’une production.

Les maîtrises et cadres ont besoin de formation, de parcours pour acquérir leurs compétences et de moyens pour exercer leurs responsabilités sans être mis en difficulté professionnelle, éthique ou juridique.

À ce titre, l’UFCM-CGT permet aux maîtrises et cadres de construire leurs revendications au regard de leurs responsabilités en ce qui concerne la qualité du travail et la sécurité.

Ces femmes et ces hommes, salarié·e·s de l’entreprise, sont en droit et en capacité d’exprimer leur avis sur les choix politiques des Comex et du gouvernement.

Afin de leur permettre d’être entendus, l’UFCM-CGT porte leurs revendications avec toute la Fédération des cheminots.

Vous pouvez feuilleter ou télécharger le 4 pages de l’UFCM-CGT

Téléchargements

DES SPÉCIFICITÉS FORTES À DÉFENDRE, DE NOUVEAUX DROITS À CONQUÉRIR !

Métiers de l'encadrement de la filière Trains

| ASCT

Défense du métier de RET dans une filière Trains chapeautant un seul métier, celui d’ASCT, refonte de la prime de travail, parcours professionnels spécifiques, la CGT est bel et bien la seule à oeuvrer pour défendre les encadrants de la filière Trains !

La CGT fédère bien l’ensemble de la famille cheminote, dans toute sa diversité.

Depuis la disparition de la ligne métier incarnée par la direction des Trains et les établissements commerciaux Trains, les métiers de l’encadrement de la filière Trains, et plus particulièrement celui de RET, ont été profondément impactés et déstabilisés. Les réorganisations libérales du travail ont conduit à des suppressions de postes précieux pour exercer un encadrement de qualité. Les cheminotes et les cheminots de la filière ont largement tenu la barre, souvent au détriment de leur santé. La CGT propose de reprendre la main sur les organisations du travail en partant aussi des besoins exprimés par celles et ceux qui les mettent en oeuvre quotidiennement !

1. Métiers de l’encadrement Trains : des spécificités au service des ASCT !

L’accord Classifications et rémunérations finit d’entériner le concept de flexibilité totale que l’encadrement devrait décliner et subir sans mot dire. La notion d’agent de la relation clients pouvant exercer ses missions indifféremment au sol ou à bord est un mélange des genres porteur de menaces pour l’avenir du métier d’ASCT. Le métier de RET est, par voie de conséquence, menacé d’extinction au profit de postes et emplois fourre-tout. La réalité de l’encadrement d’équipes d’ASCT démontre exactement une nécessité inverse : le métier de RET, issu du dictionnaire des filières, est la seule modalité à même de garantir un encadrement efficace et performant à destination des ASCT !

La polycompétence réclamée par la Direction, via l’encadrement de plusieurs métiers de production, finit de provoquer une perte dans la maîtrise de technicité dont le RET est détenteur vis-à-vis des ASCT.

La CGT défend la pérennité du métier, alors que la Direction cherche par tous les moyens à le noyer dans des missions d’encadrement généraliste. Un « manager » serait ainsi capable d’exercer ses fonctions aussi bien en direction d’ASCT que d’ADC ou d’agents des gares, vendeurs, etc.

Aussi, les N+1 des RET sont de moins en moins issus de la filière Trains. Cette perte en ligne de la connaissance des métiers de la filière Trains par les N+2 des ASCT révèle de plus en plus de contradictions entre ce que vivent les ASCT et leur encadrement de proximité et ce qu’imaginent les dirigeants d’unité, directeurs de ligne, dirigeants de secteur, etc.

Les injonctions contradictoires se multiplient alors, fruits du décalage entre objectifs assignés et réalité des moyens à disposition pour produire le ferroviaire.

La CGT exige :

  • que le métier de RET soit pérennisé, ses spécificités reconnues ;
  • que les postes de spécialistes Trains en pôle de soutien retrouvent l’envergure qui était la leur avant la disparition des ECT.

2. Redonner les moyens pour un service rendu de qualité

Depuis la disparition des postes de spécialistes Trains de la DDT et des ECT, l’autonomie des encadrants s’est muée en isolement. Ils seraient ainsi voués à produire du management généraliste, mais également tout le contenu métier auparavant fourni par des experts métiers (sécurité, sûreté, LAF, tarifaire et services…). D’omnipraticien déclinant le travail de spécialistes des différents pôles de soutien, le RET est devenu un polyspécialiste qui n’aurait pas d’autre alternative que sa propre inspiration, à coût constant, pour faire progresser les équipes placées sous sa responsabilité. Cette polycompétence imposée par les réorganisations successives, combinée à l’augmentation significative des missions, est en premier lieu génératrice de risques psychosociaux pour les RET via l’explosion de la charge mentale dont ils deviennent victimes malgré eux !

La CGT revendique :

  • le retour d’une direction des Trains afin de renouer avec un pilotage des métiers des Trains robuste et performant, au service des besoins des cheminots de la filière ;
  • des équipes d’ASCT ne dépassant pas 15 agents, gage d’un accompagnement personnalisé et de qualité pour chaque ASCT.

3. Autonomie et sens du travail : un fonctionnement démocratique à regagner

La CGT porte un projet démocratique et vertueux quant à la place que l’encadrement se doit de retrouver. La Direction, aidée par certaines organisations de salariés dites proches de l’encadrement, a de plus en plus isolé les RET au sein de la ligne managériale. Ils se retrouvent aujourd’hui maintenus dans une position intenable : assurer les responsabilités et les délégations qui leur sont confiées au nom de l’employeur, tout en étant systématiquement tenus à l’écart des cercles de décisions. Ce modèle est absolument non vertueux puisqu’il tend à cantonner le RET à une position d’exécutant de décisions prises sans qu’il soit consulté. Non seulement cette lubie est inefficace quant à la portée, la crédibilité et l’efficacité des positions prises mais elle incarne, en premier lieu, la volonté de ne pas considérer le RET comme un véritable professionnel.

La CGT revendique :

  • un statut protecteur pour l’encadrement garantissant la pluralité des opinions et reconnaissant leur rôle central dans la production ferroviaire ;
  • une place active et cohérente des RET au sein de la ligne hiérarchique, comme contributeurs directs des prises de décisions.

4. Déroulements de carrière : en finir avec la double peine, garantir un mécanisme spécifique d’évolution professionnelle

À la perte d’autonomie et du sens du travail, s’ajoute le déroulement de carrière des RET, dont les modalités et les spécificités ont été dissoutes dans un processus global de sélection des profils, faisant l’impasse sur l’expérience et les qualifications acquises sur les postes et laissant place à l’appréciation unilatérale de l’employeur.

Or, il convient de rappeler que les parcours professionnels des RET, initialement en ECT, étaient guidés par une philosophie d’acquisition progressive des compétences, et donc d’une reconnaissance des qualifications en conséquence. Ainsi, le changement de collège engendré par le changement de qualification (E pour F) était une modalité prise en compte dans le déroulement de carrière des RET. Or, désormais, la Direction se plait à affirmer que les RET de la qualification E (classe 5) devraient, via Ambition cadre, prouver leur aptitude à devenir cadres. Cherchez l’erreur quand ces cheminots sont, au quotidien, définis comme « encadrants » par leur direction !

La CGT revendique un mécanisme facilitant l’accès au collège Cadres pour les RET du collège Maîtrises, sous surveillance des représentants des salariés afin d’écarter tout risque de pratiques abusives de l’employeur. La « détection des potentiels », dispositif opaque sans contrôle et sans contradiction possible, doit être abandonnée. Les compétences réellement détenues, l’expérience acquise sur le poste, doivent être les seuls critères d’appréciation opposables pour le déroulement de carrière !

La CGT Cheminots et son Union fédérale des cadres et maîtrises défendent et défendront systématiquement les intérêts de tous les cheminots de la filière Trains, sans distinction de métier, de statut ou de collège.

Ensemble, avec la CGT, en considérant les spécificités de chaque métier, gagnons la bataille pour produire un service public ferroviaire de haut niveau, obtenir des moyens et des conditions de travail qui nous respectent !

Téléchargements

DÉFENDONS LES INGÉNIERIES, MAILLON ESSENTIEL DU FERROVIAIRE !

| Maîtrise et cadres UFCM

150 cheminotes et cheminots ont participé à une initiative de la CGT pour échanger sur la nécessité de défendre et de préserver en interne les différents métiers des ingénieries.

Cette journée d’étude des ingénieries est une première. Elle a permis de donner la parole aux techniciens et ingénieurs sur la vision de leur métier.

Les incessantes réorganisations interrogent les cheminots sur les véritables intentions des choix politiques de quelques décideurs.

Une maltraitance organisée par nos premiers dirigeants

Au prétexte de l’agilité, les entreprises de service public comme les grands groupes privés externalisent leurs propres ingénieries.

Toutes ces entreprises publiques ou privées se contentent d’élaborer des cahiers des charges. Elles ne font plus elles-mêmes mais sous-traitent. L’imposition d’une dérégulation et d’une ouverture à la concurrence restreint les investissements vers le court terme.

La direction de SNCF Réseau a externalisé 40 % de son ingénierie, ce qui a pour conséquence une perte de maîtrise technique, de continuité et de sens des projets. Des prestataires travaillent sous contrat pour une mission. Une fois la mission terminée, ils quittent l’entreprise et n’auront jamais de retour sur leurs propres projets finalisés et mis en service.

D’autres prestataires restent dans nos services des années, condamnés à une forme de précarité (la mission pouvant prendre fin à tout moment et imposer une mobilité subite).

De plus, dans un objectif de privatisation, nous assistons à de nombreuses démissions de collègues appelés par des bureaux d’études privés. La complicité de la Direction, par la non-reconnaissance des qualifications, par la faiblesse des augmentations de salaire mais aussi par des liens affichés avec ces mêmes bureaux d’études privés, semble évidente.

Tous ces choix provoquent une indignation légitime !

Imposons une vision à long terme !

Les politiques gouvernementales à courte vue nient la nécessité d’une indépendance de la recherche universitaire vis-à-vis des entreprises privées. Au service de la nation, la recherche devrait être réalisée en coopération et non dans un système de concurrence.

Investir dans l’avenir

La recherche et l’innovation sont deux composantes essentielles et indissociables pour l’avenir du pays, son industrie et ses réseaux d’énergie, de communication et de transport. Les budgets alloués à la recherche devraient être à la hauteur de 3 % du PIB. À ce jour, ils oscillent entre 2,2 % et 2,4 %.

Toutes ces entreprises, publiques ou privées, ont besoin pour leur activité de maintenir le lien entre les savoirs technologiques et les savoir-faire en interne. Il faut donc revenir à une ingénierie intégrée et en proximité au sens territorial.

La sécurité, une obligation

La sécurité ferroviaire consiste tout d’abord à assurer la continuité de la liaison rail-roue. C’est en ce sens que les ingénieries du Matériel et de l’Équipement doivent coopérer. Nous sommes, la SNCF, une des rares entreprises à disposer (encore) des bureaux d’études qui parlent un langage commun. Cela doit se renforcer. L’ingénierie SNCF doit s’inscrire dans une politique de développement, de modernisation, en réponse aux besoins de maintenance et de production des usagers, avec les enjeux de sécurité. La fiabilité et l’augmentation des capacités sont aussi incontournables dans une logique d’offre de service public.

Tout est possible si la volonté de développement est là ! D’ailleurs, les collègues présents partagent cette volonté. L’attachement au métier, à la technicité ferroviaire, et la confiance en l’utilité d’une ingénierie intégrée à l’entreprise doivent nourrir les débats dans tous les services.

Pour les cheminots présents, notre entreprise, la SNCF, doit reprendre son sens, celui de la responsabilité d’un service de la nation. Pour une politique d’aménagement du territoire en phase avec les enjeux de notre époque, il faut une entreprise en capacité de mettre en oeuvre une politique publique et qui travaille pour l’avenir, une entreprise avec des cheminots bénéficiant d’un cadre social qui garantisse l’acquisition des savoirs, qui construit les parcours professionnels par filière, qui reconnaisse les diplômes et les qualifications par un salaire mensuel !

Gagnons des ingénieries pour construire et développer la réponse aux besoins de transport ferroviaire !

ENSEMBLE, DONNONS-NOUS UN AVENIR !

Téléchargements

UNE GRILLE DES SALAIRES JUSTE POUR CONTRER LA DEMAGOGIE

Salaires

| Maîtrise et cadres UFCM

Face à l’inflation, la question salariale s’est imposée avec une forte mobilisation des cheminots le 6 juillet dernier. Les fédérations CGT, UNSA, SUD et CFDT ont pris rendez-vous le 1er septembre 2022 pour permettre aux cheminots de porter leurs exigences. Lors de la table ronde, la direction a été contrainte d’accorder une première augmentation pérenne, cependant elle reste insuffisante.

L’inflation est la même pour tous. Ainsi, elle péjore l’ensemble des dépenses quelle que soit la quantité. Pour compenser ses effets, il est juste d’augmenter tous les salaires à hauteur de l’inflation, donc en pourcentage.

De même, nos systèmes de protection sociale subissent l’inflation (dépenses de santé, besoin d’augmenter les pensions, les aides familles, etc.). Il est juste d’augmenter tous les salaires, donc l’ensemble des cotisations sociales.

Or, lors de la négociation, la direction a concédé une augmentation générale de 1,4 % contre une inflation de 5,8 % au 1er juillet 2022.

Elle a ensuite procédé à une augmentation en somme fixe de 400 € sous forme de point et de 100 € de gratifications, ce qui produit, face à l’inflation, une augmentation différenciée : 3,7 % à la PR 4, 3,1 % à la PR 16 ou 2,6 % à la PR 26, 2,4 % à la PR 30. À noter, le coup de pouce aux basses rémunérations est absolument insuffisant et les qualifications sont dévalorisées.

ET LES CONTRACTUELS ?

Les cheminots en CDI déjà présents dans l’entreprise vont bénéficier des mesures équivalentes. Les minimas de l’entreprise sont revalorisés de 4 % pour la classe 1, de 2, 2 % pour la classe 3, et de 1 % pour la classe 4. Et rien pour les classes 5 à 9.

Rappelons que les minimas de branche et d’entreprise sont des planchers volontairement bas pour instaurer une rémunération « négociée » de gré à gré. Rappelons également que l’accord « classification » ne reconnaît pas les diplômes.

UNE GRILLE SNCF ET DES MINIMAS INJUSTES !

Ces dernières années, la direction SNCF refusait une augmentation générale et a multiplié les mesures bas salaires puisque le Smic dépassait la grille. Ainsi, le déroulement d’un cheminot de l’exécution ou maîtrise est quasi-neutre pour sa rémunération.

Le graphique compare les minimas d’entreprise transposés de l’accord classifications et rémunération, avec la grille linéaire proposée par la CGT. À noter, l’accord classifications ne prévoit qu’une rémunération annuelle garantie (minimum) incluant les primes. Le salaire peut varier d’un mois à l’autre. La forme exponentielle des minimas est calquée sur la grille du statut SNCF avec des montants bien inférieurs.

La Direction, avec démagogie, met en place des mesures en somme fixe qui, prétend-elle, soulageront les petits salaires. Or, le problème vient de la grille. Et cyniquement, les minimas de branche (rémunération annuelle garantie) de l’accord Classifications et rémunération, signé en décembre 2021, reproduisent exactement les mêmes maux.

LA CGT A DES REVENDICATIONS CONCRÈTES AFIN DE RECONNAÎTRE LES QUALIFICATIONS

Équivalent en niveau de diplôme Salaire Qualification CGT
Sans diplôme 1 X le Smic Exe1
CAP/BEP 1,4 X le Smic Exe2
Bac 1,7 X le Smic Exe3
Bac+2 2 X le Smic M1
Licence 2,3 X le Smic M2
Maîtrise 2,6 X le Smic C1
Master 2.9 X le Smic C2
Doctorat 3,3 X le Smic CS1

Les responsabilités confiées aux maîtrises et cadres et leurs qualifications, leur technicité, qui s’acquièrent avec les diplômes, les formations qualifiantes, et l’expérience, doivent être reconnues par un véritable salaire ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus et payés tout au long de la carrière.

La Fédération CGT des cheminots exige une grille salariale de branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadre permanent, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs.

La première position de rémunération doit être au Smic : 2 000 € brut pour que chaque salarié vive dignement de son travail. L’écart entre la plus basse et la plus haute rémunération doit être contenu dans une proportion de 1 à 4.

Cette grille doit être indexée au minimum sur le véritable coût de la vie !

La grille CGT est plus favorable à l’ensemble du salariat et la progression du salaire en fonction du déroulement de carrière est plus juste.

Il y a donc urgence à procéder à une augmentation générale, à corriger la grille SNCF et à renégocier intégralement la classification et la rémunération de la convention collective de la branche ferroviaire.

Les luttes menées dans les entreprises sont de nature à bousculer le patronat et son gouvernement.

En septembre, la Fédération CGT des cheminots proposera une nouvelle journée de mobilisation.

Maîtrises et Cadres, emparons-nous de cette journée pour exiger la juste reconnaissance de notre travail et de nos qualifications.

Téléchargements

DONNONS-NOUS LES MOYENS DE NOS AMBITIONS !

Ingénierie du Matériel

| Journée d'étude Ingénieries le 4 oct. 2022

L’ingénierie du Matériel est en souffrance. Pourtant, aux dires de ses dirigeants, les affaires sont florissantes. La charge de travail est bien présente, elle serait même en augmentation !

Alors, pourquoi tant de dysfonctionnements et de mal-être chez les agents et leur encadrement ? Et que pouvons-nous y faire ?

La CGT organise une journée d’étude le 4 octobre à Paris pour que les agents d’études se donnent un avenir.

Pour l’intérêt de la filière ferroviaire, la CGT défend l’entreprise unique et intégrée avec ses ingénieries (équipement et matériel). Le service public place en priorité la sécurité des circulations et apporte une égalité de traitement. C’est un gage d’efficacité industrielle (mutualisation du matériel roulant, retour d’expérience, fiabilisation, maîtrise technologique, planification industrielle, etc.). Le service public est l’outil pour une politique d’aménagement du territoire en phase avec les enjeux actuels (développement humain durable, énergétique etc.).

Les pôles ingénieries : un maillon non-dissociable de la chaîne de production

À ce titre, ils doivent jouir de moyens suffisants, tant en nombre d’emplois qu’en qualification, pour accomplir toutes les missions en qualité de prescripteur de règles de maintenance et de modernisation des matériels. Et c’est là où le bât blesse !

Le dogme de la financiarisation mis en oeuvre avec zèle par nos premiers dirigeants met à mal les fondements du contrat qui nous lie à la Nation.

La structuration actuelle de l’ingénierie du matériel : à refaire !

La restructuration des ingénieries Matériel en Clusters est un accompagnement de la gestion par produit réfléchie pour faciliter l’ouverture à la concurrence et l’implantation de nouveaux opérateurs ou de filiales SNCF.

La désorganisation actuelle ne permet pas d’identifier les donneurs d’ordre et les responsabilités. La direction, pour pallier cette déstructuration, met en place un système d’imputation complexe, de clients/fournisseurs, qui conduit les études vers une financiarisation en perdant l’objectif industriel.

La gestion par produit, parfois sur une même série de matériel, entraîne une règle de maintenance à plusieurs vitesses. Les « libéraux » européens allègent les STI (Spécification Technique Interopérabilité) et n’exigent rien en termes de maintenance. Cette dérégulation tend à alléger les normes… toujours dans l’objectif d’évacuer les « contraintes » et de favoriser l’implantation d’une concurrence au détriment de la sécurité de l’exploitation ferroviaire.

La CGT apporte une vision différente :

  1. L’expertise nationale du CIM, complétée par celle du laboratoire (l’AEF), sont essentielles pour préserver et développer des savoirs ferroviaires. Elles permettent l’appui technique, particulièrement pointu, des ingénieries d’établissement pour résoudre les problèmes techniques et apporter des connaissances via la formation. Elle structure les partenariats avec l’ingénierie de l’infrastructure et aussi avec les constructeurs (assembleurs et équipementiers).
  2. L’attachement des ingénieries à leur technicentre présente un double avantage :
    • Une proximité avec la production, en lien direct entre les besoins des sites de production et la recherche de réponse technique. Ce lien est indispensable à la planification des opérations et aux conditions de travail pour les agents de maintenance ;
    • Des passerelles qui permettent de construire des parcours professionnels sur les bassins d’emploi des établissements.

Pas d’ingénierie efficace sans agents qualifiés

La direction déroule son dogme : aujourd’hui, entre 25 et 30 % de la charge de travail est externalisée au prix d’une bureaucratie lourde et de gâchis liés à l’instabilité des emplois.

Pourquoi ? Afin de plagier le modèle de l’industrie pour qui une usine, sa production, sa masse salariale et ses emplois, doivent se soumettre au marché. Cela permet également de mieux la valoriser (vente aux fonds de pension, etc.). C’est une vision à court terme qui précarise le salariat (incompatible avec le temps ferroviaire : matériel amorti en 30 ou 40 ans).

Or, ce sont les emplois, leur qualification, qui permettent de conserver et de produire les savoir-faire.

Sur nos différents sites, près de 500 postes sont à pourvoir

Certes, une infime partie des prestataires apporte des connaissances qui n’existent pas dans l’entreprise, mais la majeure partie d’entre eux ne sont là que par la volonté de la direction de réduire l’emploi de cheminots.

La charge de travail étant pour la plupart pérenne : les connaissances apportées ont besoin d’intégrer l’entreprise. Nous revendiquons donc un plan de recrutement (interne et externe) de 600 emplois sur 6 ans (100 emplois par an). Les prestataires ont vocation à intégrer l’entreprise.

L’apport des savoirs via la formation initiale, continue et l’expérience est indispensable et doit être rémunéré. Or, le tassement de la grille SNCF (Cadre Permanent) et la faiblesse de la Rémunération Annuelle Garantie (CDI) ne reconnaissent pas les qualifications.

Une grande part des jeunes prestataires niveau BAC + 5 perçoivent un salaire très éloigné d’une reconnaissance de leur diplôme. En cas de proposition d’embauche, la direction la fait sur la base d’un recrutement Bac +2.

De plus, l’évolution technologique se traduit par un besoin de connaissance supérieur et nous oblige à une requalification des métiers.

À l’heure des fortes attentes sociales, environnementales et économiques vers plus et mieux de ferroviaire, il nous faut repenser l’avenir. Le constat est sans équivoque : le démantèlement de la SNCF lui tourne le dos.

Si nous voulons une planification pour amorcer le virage vers le progrès, les ingénieries intégrées dans une SNCF sont essentielles. La CGT veut donner la parole aux agents d’étude, techniciens et experts, pour construire un véritable projet, porteur de développement humain durable et de progrès.

RENDEZ-VOUS LE 4 OCTOBRE 2022 À PARIS !

Téléchargements

DEVELOPPONS NOS SAVOIRS POUR LE FER !

| Journée d'étude Ingénieries le 4 oct. 2022

La fédération CGT des Cheminots et son Union Fédérale des Cadres et Maîtrises (UFCM-CGT) appellent toutes les cheminotes et tous les cheminots de l’Ingénierie à prendre conscience des enjeux qui pèseront sur eux dans les années à venir et à réagir face aux attaques qu’ils subissent au quotidien.

Étant par nature force de proposition, la CGT lance une démarche revendicative visant à établir, avec les cheminotes et cheminots de l’Ingénierie, un cahier revendicatif spécifique, tant pour l’avenir des métiers que sur les conditions sociales et de travail. Il sera construit et débattu lors de cette journée d’étude.

SORTONS D’UNE VISION COMPTABLE À COURT TERME

Les ingénieries sont un maillon essentiel dans la production ferroviaire, elles se doivent de maintenir des compétences pour pérenniser les installations existantes tout en développant une technologie de haute précision afin de rouler plus vite et plus sûr. Le TGV en est l’exemple, c’est la volonté politique avec la qualification des cheminots qui a permis de développer le ferroviaire à grande vitesse et de faire de la filière française un fleuron. La roue et le rail sont indissociables, le progrès se gagne ensemble !

UNE TECHNICITÉ ET UNE QUALIFICATION NON-RECONNUES

Les groupes de travail par métier, organisés par la CGT, ont fait un constat sans appel : les stratégies d’entreprise en ce qui concerne le maintien des compétences en interne et les parcours professionnels ne répondent pas au besoin de maintenir un haut niveau de technicité pour développer le système ferroviaire. La technicité des agents n’est pas suffisamment reconnue. En effet, pour obtenir un déroulement de carrière, il faut passer par des postes en management de projet alors que la technicité, qui s’acquiert aussi par l’expérience, ne donne pas la possibilité d’évoluer sur plusieurs qualifications.

La transposition de la convention collective de branche dans notre entreprise va mettre fin au dictionnaire des filières, ce qui va remodeler la qualification des postes en bureau d’étude, ainsi que les déroulements de carrière. Dans la CCN, c’est l’emploi qui est rémunéré selon des critères classants (technicité, management, lien avec l’extérieur…).

Dans la nouvelle classification, tous les agents et spécialistes étude, quels que soient leur grade et leur spécialité, deviennent « chargés de production Ingénierie », avec une rémunération annuelle garantie inférieure à une qualification E. Ce n’est pas entendable du point de vue de la rémunération, de la reconnaissance des qualifications et des responsabilités.

RÉINTERNALISONS ! GARDONS ET DEVELOPPONS NOS SAVOIRS POUR LE FER

L’externalisation des études et l’utilisation de travailleurs prestataires traduisent une  stratégie opaque financièrement et court-termiste, néfaste pour les cheminots de la SNCF comme pour les prestataires. Cette filialisation et ces externalisations en cascade engendrent des surcoûts pour les projets ferroviaires et des pertes de compétences énormes dans les domaines du bâtiment, des ouvrages d’art, de la voie, des télécoms, de la signalisation, des caténaires…. Le ferroviaire est un domaine « complexe », il a besoin d’une maîtrise parfaite des processus, qui s’acquiert sur un temps long. Outre  le dumping social réalisé sur ces ingénieurs et techniciens précaires, cette politiqueؘ† RH

est financièrement et stratégiquement absurde. Les cheminots des pôles Études considèrent ces prestataires comme leurs collègues. C’est pourquoi l’Union Fédérale  des Cadres et Maîtrises CGT (UFCM-CGT) revendique l’embauche immédiate de tous les  prestataires qui le souhaitent et la réinternalisation des études.

DE BONNES CONDITIONS POUR BIEN TRAVAILLER !

Le refus du flex-office, qui rend le télétravail obligatoire, apparaît comme une évidence pour les cheminots des Ingénieries. Pour ce qui est du télétravail, il doit être cadré et accepté par l’agent uniquement sur la base du volontariat. En bureau d’étude, cette organisation du travail présente des limites pour l’animation des collectifs de travail.

Cheminots et prestataires, ensemble, mettons fin à cette hémorragie des savoirs !

Ces pistes non-exhaustives doivent nous permettre d’élaborer des revendications  concrètes, qui correspondent à la réalité de vos attentes, tant dans le domaine de l’avenir de nos  métiers que sur les conditions sociales et de travail.

Nous vous invitons donc à vous rapprocher des militants de la CGT afin d’échanger sur  les problèmes et les besoins et de construire ensemble les futures actions de l’Ingénierie, qui devront, bien enten du, être à la hauteur des attaques que nous subissons.

« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ! »

À L’AUTOMNE, LA CGT ORGANISERA UNE JOURNÉE D’ÉTUDE NATIONALE DES INGÉNIERIES FERROVIAIRES.

TOUTES CELLES ET CEUX QUI SOUHAITENT PARTAGER LEUR VOLONTÉ DE DONNER DU SENS À LEUR TRAVAIL Y SONT INVITÉS.

ENSEMBLE, DONNONS-NOUS UN AVENIR !

Téléchargements

PARCOURS PROFESSIONNELS QUALIFICATIONS:

UN STATUT SOCIAL JUSTE ET TRANSPARENT

| Maîtrise et cadres UFCM

Le volet« Classifications et Rémunérations » de la CCN a été signé par certaines OS et va être transposé unilatéralement le 1er juillet 2022 à la SNCF. La CGT s’est opposée à ces textes qui n’apportent pas ou peu de droits aux salariés des EFP, mais apportent une régression du modèle social SNCF.

De plus, la direction ouvre une négociation sur le déroulement de carrière pour remettre en cause l’ensemble des règles actuelles. Elle prévoit de la clore en septembre 2022.

Pour la CGT, il est nécessaire que chacune et chacun connaisse les enjeux des textes, leurs répercussions et surtout nos orientations et revendications.

POURQUOI LA CGT S’EST OPPOSÉE ?

De tout temps, le patronat a voulu développer l’opacité, l’individualisme, la flexibilité, afin de dégager du profit. Il cherche :

  • À combattre le collectif pour instaurer une compétition entre salariés;
  • À réduire les droits opposables pour avoir les coudées franches ;
  • À reporter son arbitraire sur la ligne hiérarchique en déléguant les risques juridiques et sociaux ;
  • À ne pas reconnaître les qualifications afin d’abaisser les salaires.

UN ACCORD INACCEPTABLE!

La CGT n’a pas signé l’accord Classifications. Il ne définit pas le salaire en fonction des savoir-faire et des qualifications. Ce modèle renforce le déséquilibre entre l’employeur et le salarié en poussant la négociation « de gré à gré». Pire, il demande au responsable hiérarchique de supporter son arbitraire en supprimant les repères collectifs.
Il nous plonge dans un système de marchandisation du travail qui ne garantit qu’un simple minimum de revenus annuels bien en dessous de notre statut.

Indéniablement, ce nouveau système marque un recul sans précédent pour toute la profession.
Ce cadre social injuste nous éloigne de nos aspirations à la justice.
Bien sûr, la direction affirme que rien ne change. Elle ne se cache pas que son objectif est de« maîtriser» le Glissement Vieillesse (ancienneté) Technicité (automaticité de la grille).

Cette communication donne quelques raisons qui motivent l’opposition de la CGT.

Pour lire la suite, téléchargez ci-dessous (ou en cliquant sur l’image) le 4 pages complet de l’UFCM-CGT.

Téléchargements

ENSEMBLE, AGISSONS POUR NOS SALAIRES ET REFUSONS LA MARCHANDISATION DU TRAVAIL !

Appel à la grève

| Maîtrise et cadres UFCM

Sous la pression des cheminots, appuyés par la CGT, la Direction organise une table ronde Salaires le 6 juillet 2022. Face à l’inflation, la Direction annonce (enfin !) des mesures mais en somme fixe.

Pourquoi la proposition de la Direction est injuste ?

La CGT, elle, revendique une grille linéaire pour tous les cheminots avec des augmentations générales des salaires au moins égales à l’inflation.

Le 6 juillet, mobilisons-nous, tous ensemble, pour nos salaires !

L’inflation galopante met en lumière les dix années de modération et de gel salariaux. Le nombre de démissions de l’entreprise en témoigne. Les cheminots ont raison d’être excédés par l’attitude de nos premiers dirigeants. La politique de « primettes » n’apporte aucune réponse pérenne. Pis, elle exacerbe les injustices et l’absence de reconnaissance de nos qualifications et de notre travail.

Dans un discours se voulant fractionnaire ou paternaliste, la direction de la SNCF explique qu’il faut une augmentation en somme fixe pour compenser la hausse des prix. Ce discours est démagogique et significatif de sa politique salariale.

Le prix de la qualification

Une grille des salaires a pour vocation de rémunérer le salarié au prix de sa qualification. Afin de garder la même valeur de la qualification, seule une augmentation générale en pourcentage permet de maintenir la même progression salariale.

Or une augmentation en somme fixe écrase les grilles car elle ne compense pas l’inflation pour tous les salaires.

Mais la grille SNCF est injuste !

La Direction a beau jeu de vouloir mettre en place des mesures en somme fixe qui, prétend-elle, soulageront mieux les petits salaires au prétexte que les grosses rémunérations s’envoleraient. Or c’est la grille historique de la SNCF qui est fautive car elle est exponentielle. Les écarts entre les premières positions de rémunération sont dérisoires vis-à-vis des dernières.

Les minima de branche (rémunération annuelle garantie) de l’accord Classifications et rémunérations, signé en décembre 2021, reproduisent exactement les mêmes défauts.

Ne nous laissons pas abuser par nos directions ! Au final, une augmentation en somme fixe continue de péjorer les agents d’exécution et les maîtrises et dévalue les cadres. C’est tous perdants face au coût de la vie !

La CGT a des propositions concrètes afin de reconnaître les qualifications.

La qualification des maîtrises et cadres, qui s’acquiert avec les diplômes, les formations qualifiantes, la technicité et l’expérience, et les responsabilités qui leur sont confiées doivent être reconnues par un véritable salaire ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus par des qualifications et payés tout le long de la carrière.

La Fédération CGT des cheminots exige une grille des salaires au niveau de la branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadres permanents, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs.

La première position de rémunération doit être au Smic : 2 000 € brut correspond aux calculs de la CGT pour que chaque salarié vive dignement de son travail. L’écart entre la plus basse et la plus haute doit être contenu dans une proportion de 1 à 4.

Cette grille doit être indexée au minimum sur le véritable coût de la vie !

Il y a donc urgence à corriger la grille SNCF et à renégocier intégralement la classification et la rémunération de la convention collective de la branche ferroviaire.

Et les cotisations ?

Les cotisations garantissent la solidarité entre les salariés, sous le principe où « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». C’est le principe fondateur de la Sécurité sociale (maladie, retraite, chômage, famille, etc.) et du régime spécial SNCF.

En multipliant les primes non soumises à cotisations (comme le propose le patronat et le légifère la « macronie »), les inégalités s’accroissent, et nos régimes sont fragilisés. Elles contribuent à un système de santé à deux vitesses et tirent les pensions retraite vers le bas ! Les défenseurs des allégements de cotisations sont les promoteurs du dogme du recul de l’âge de départ à la retraite, par exemple, ou des complémentaires santé assurantielles.

Ensemble, exigeons un salaire en rapport avec nos qualifications et nos responsabilités. Les cheminots de tous les collèges doivent s’emparer de la question salariale !

La CGT appelle l’ensemble des cheminots de la SNCF à la grève, le 6 juillet 2022, pour que la Direction nous entende tous, quel que soit notre statut ou notre collège.

Téléchargements

STOP À LA DÉVALORISATION DE NOS MÉTIERS ! DÉFENDONS NOS QUALIFICATIONS !

Ingénierie Essayeurs

| Journée d'étude Ingénieries le 4 oct. 2022

Devant la non-reconnaissance de notre technicité par de véritables qualifications et parcours professionnels, la Direction peine à recruter des essayeurs.

Le dogme de l’externalisation et la perte de la proximité

La Direction dans une logique de « plate-forme » pousse à l’externalisation de la charge de travail au détriment de la sécurité. Elle commence par externaliser « les essais simples » qui étaient historiquement réaliser par CCRN Travaux. La direction de Réseau a même embauché de nombreux juristes pour gérer les incidences sur la responsabilité juridique entre le sous-traitant qui réalise les essais et le donneur d’ordre.

C’est aussi le parcours professionnel des essayeurs et l’acquisition d’un savoir-faire qui se retrouvent fragilisés. L’objectif de la Direction reste focalisé sur la réduction d’emplois.

Les autres conséquences des plates-formes sont la perte de proximité avec une dégradation lourde pour les conditions de vie et de travail.

Or, il y a toujours besoin des essayeurs en proximité. Contrairement aux dires de la Direction, il n’y a pas que des postes neufs, totalement informatisés. D’ailleurs, de nombreux reports de modernisation sont actés afin de conformer SNCF Réseau à une trajectoire économique décidée par le gouvernement.

Les postes modifiés ou rénovés demandent un soin particulier qui contredit la politique du tout-investissement sur des PAI/CCR.

Le massacre de nos qualifications et de nos parcours professionnels

La transposition de la convention collective de branche dans notre entreprise va mettre fin au dictionnaire des filières, ce qui va remodeler la qualification de nos postes ainsi que les déroulements de carrière. Dans la CCN, c’est l’emploi qui est rémunéré selon des critères classants (technicité, management, lien avec l’extérieur…).

Dans la nouvelle classification, les essayeurs deviennent « chargés de production Ingénierie », avec une rémunération annuelle garantie inférieure à une qualification E. Ce n’est pas entendable du point de vue de la rémunération, de la reconnaissance des qualifications et des responsabilités.

Le cloisonnement par activité bloque les essayeurs qui ont un grade Étude, dans les PRI. Les infrapôles, eux, gardent leurs ressources. Or les passerelles sont une richesse pour les cheminots et l’entreprise.

Changeons la donne, portons ensemble les revendications CGT !

La CGT revendique les moyens de bien travailler :

  • la conservation des essais simples afin d’accueillir et de former les jeunes embauchés et les cheminots accédant au métier ;
  • des essayeurs en proximité dans tous les PRI, qui connaissent les interlocuteurs, le patrimoine, les installations. Un lien particulier doit être créé avec les responsables travaux habilités essais simples, et un accompagnement régulier doit être fait en désignant un essayeur référent par CCRN habilité essais simples ;
  • la présence de deux animateurs travaux par groupe essais. Il n’est plus possible d’assurer le travail de suivi des compétences travaux, d’animation et de remise à niveau des personnels des infrapôles et infralogs et de réaliser l’ensemble des « pièces marché » des chantiers de signalisation avec un seul agent ;
  • la mise en service : une décision collégiale. Les essayeurs doivent être intégrés aux projets beaucoup plus en amont. Il faut aussi donner les moyens aux essayeurs de vérifier la qualité des opérations préalables aux essais (au niveau des travaux, des contrôles et des vérifications techniques) et de pouvoir interrompre leurs campagnes d’essais si besoin afin de garantir toutes les conditions de sécurité. L’animateur travaux du groupe peut intervenir pour s’assurer de la qualité des opérations préalables sans mettre en porte à faux l’essayeur.

Les IN 3220 à 3225, qui régissent le déroulement normal des travaux, doivent être scrupuleusement respectés et servent de base en cas de litige au moment des essais. La qualité des essais est essentielle à la sécurité. Leur organisation doit répondre à des règles.

Pour nos conditions de travail, la CGT exige :

  • la limitation de la GPT (grande période de travail) à 4 nuits au maximum ;
  • la reconnaissance de la pénibilité avérée pour ce métier afin de permettre un départ anticipé à la retraite (via une CPA) ;
  • l’application du régime C, art. 25 de l’accord temps de travail (132 repos liés au travail de nuit), ou l’application « proratisée » si le nombre de nuits est inférieur à 65. Les essayeurs doivent avoir le même régime que les établissements.

La CGT revendique la reconnaissance de notre technicité :

  • la création d’un parcours pro, reconnaissance du diplôme de recrutement, compagnonnage/apprentissage avec va-et-vient entre Ingénierie et les établissements de production pour acquérir des compétences de terrain, en signalisation notamment. Il faut qu’en fin de cursus de formation, un essayeur puisse, s’il le souhaite, poursuivre sa carrière dans un établissement Équipement ;
  • la qualification F (ou 1re classe Cadre) des essayeurs. Les assistants d’essais doivent automatiquement passer à cette qualification (ou classe) lorsqu’ils deviennent agents d’essais ;
  • un déroulement de carrière sur les deux qualifications (ou classes) supérieures pour les essayeurs ;
  • le chef de groupe à la qualification H (ou classe 8) avec une expérience métier.

Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin !

Le 29 septembre, la CGT organisera une journée d’étude de l’ingénierie ferroviaire.

Toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur volonté de donner du sens à leur travail y sont invités.

Ensemble, donnons-nous un avenir !

Téléchargements

Renforce-toi, adhère à la CGT !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

16 novembre 2022

La CGT alerte sur le mal-être au travail des cheminots

Lire la suite

Voir les autres articles

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.