Fédération CGT des Cheminots


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MIEUX MAINTENIR DEMAIN

Production Équipement - Ligne hiérarchique

| Maîtrise et cadres UFCM

Pour la CGT, une organisation efficace de la maintenance doit s’appuyer sur la maîtrise de la production. Pour cela, les cheminots doivent se réapproprier leurs métiers, leurs savoirs, leurs connaissances et leurs expériences. Or, la direction, dans son projet « Maintenir demain » ne règle pas les problèmes actuels, mais les déplace.

« On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. »
Albert Einstein

La CGT exige une (r)évolution de l’organisation qui permette l’amélioration de la qualité de la production et les conditions de vie et de travail de tous les salariés.

Il est impératif de redonner du sens au travail. La sécurité, le respect des normes doivent être au centre de l’organisation. Pour la CGT, le métier garantit la technicité et le savoir-faire.

Le modèle d’organisation de la production à l’Équipement doit être unique et mis en œuvre de la même façon dans tous les établissements. Seule une organisation dans la proximité avec des brigades par métier, permet la connaissance fine des installations.

PAS DE POLYVALENCE DANS LES ÉQUIPES, MAIS RECONNAISSANCE DES MÉTIERS

Le travail s’organise au plus près de sa réalisation avec une ligne hiérarchique claire et des responsabilités formellement identifiées : Compétences, Moyens et Autorité. La CGT et son UFCM proposent et revendiquent :

  • Des chefs d’équipe en charge de la gestion de leur équipe afin de réaliser une production programmée. Ces chefs d’équipe doivent être positionnés sur le deuxième niveau de la Maîtrise (équivalent qualification E) de façon à imposer un véritable parcours professionnel basé sur une évaluation des connaissances métier. Cela correspond à un niveau de diplôme BAC +2 pour un jeune embauché.
  • Ce chef d’équipe ne peut pas dépendre directement du DUO. Un responsable intermédiaire doit également prendre sa part de responsabilité pour les arbitrages et la négociation des moyens de production.
  • Des pôles d’appui d’aide à la programmation, à la commande des approvisionnements, gestion de la sécurité et de la réglementation, RH sont aussi indispensables.
  • Des ingénieries en proximité, qui doivent connaître les infrastructures des territoires.
  • L’internalisation de toutes les charges indispensables à la production. La ligne hiérarchique doit avoir les moyens d’agir et non la gestion bureaucratique, contractuelle et juridique de la sous-traitance

Le projet de la direction doit, en conséquence, être retravaillé avec les cheminots. Nos savoir-faire et notre expertise constituent notre rapport des forces.

DES PARCOURS PROFESSIONNELS POUR ACQUÉRIR DES QUALIFICATIONS ET DES SAVOIRS

L’UFCM-CGT revendique que :

  • les diplômes acquis au cours de la vie professionnelle, y compris dans le cadre d’une VAE, soient reconnus par une qualification correspondante.
  • un dispositif de parcours professionnel d’accès aux fonctions Maîtrises et Cadres interne à la branche ferroviaire sous contrôle des représentants du personnel et ouvert à tous.

UNE GMAO AU SERVICE DES CHEMINOTS ET NON POUR LES DÉPOSSEDER DE LEUR EXPERTISE

La direction veut mettre en place des outils qui démultiplient les saisies tout en ne permettant pas au responsable en proximité de connaitre l’avancée des travaux d’entretien.
Les évolutions numériques, oui, mais pour l’amélioration du suivi et du pilotage en proximité. Elles doivent être maitrisées par des cheminots qui ont la connaissance du patrimoine et des métiers, c’est-à-dire réinternalisées ! Pourquoi faire faire quand on peut faire ?

UNE LIGNE HIÉRARCHIQUE QUI A LES MOYENS D’AGIR

Les fonctions managériales doivent uniquement relever du collège Cadre. Il est nécessaire d’établir une ligne hiérarchique du DUO jusqu’aux agents avec une strate entre UO et Equipes, sans qu’il soit demandé aux chefs d’équipe de porter les sujets d’évolution de l’entreprise.

Les encadrants sont les salariés qui, de la base jusqu’au sommet de l’organigramme, sont habilités de différentes manières à organiser et diriger le travail, arbitrer et donner des ordres et des consignes. Ils ont aussi une responsabilité sur le travail rendu par les équipes, en ce qui concerne la production. La sécurité des circulations doit être leur priorité.

Ne laissons pas le savoir, la compétence, l’expérience, nous échapper !

Les missions professionnelles de chaque encadrant doivent être clairement définies, cohérentes, réalistes et débattues. Les délégations de pouvoir de l’employeur et les liens de subordination doivent être formalisés. Les centres de décision doivent être mis en responsabilité à partir du strict respect du triptyque : autorité, moyens, compétences.

Les prestataires sont des salariés à part entière, avec des savoirs et une expérience. Leur avenir peut devenir celui de la SNCF. Exigeons ensemble de couvrir les cadres d’organisation par un plan d’embauche des prestataires.

La finalité du travail doit être visible, l’évaluation des résultats de l’activité doit être inscrite dans le cadre du collectif de travail, mesurée uniquement à partir du contexte professionnel et des situations concrètes. Le résultat de cette évaluation et son impact sur le parcours professionnel doivent être clairement exprimés aux agents.

La CGT et son UFCM mettront sous contrôle des cheminots les évolutions proposées et, en parallèle, celles attendues. Les experts du ferroviaire, c’est nous ! Ensemble, débattons, proposons, exigeons les moyens de faire sereinement nos métiers.

Réfléchissons la maintenance non pas comme un coût, mais comme un investissement pour l’avenir du ferroviaire.

Les contraintes spécifiques et l’exigence d’un haut niveau de sécurité, bénéficiant à la fois aux salariés de la Branche, aux usagers et aux populations, nécessitent un haut niveau de droits et de garanties sociales applicables à l’ensemble des cheminots.

TOUS CHEMINOTS !
LE TRAVAIL NOUS APPARTIENT …

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ENVAHISSEZ-NOUS !

Appel à la jeunesse

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

Le 7 décembre 2021, l’Union Fédérale des Cadres et agents de Maîtrise de la Fédération CGT des Cheminots a invité des jeunes de moins de 35 ans afin qu’ils expriment leurs indignations, leurs colères et leur envie de changer la société.

Venus de toutes la France, ces jeunes, Femmes et Hommes, étaient de différentes SA, de différents établissements, de différentes filières,

Ils occupent des postes opérationnels, techniques, d’appui ou d’encadrement. Ils sont jeunes embauchés ou plus anciens dans le monde ferroviaire. Ils ont eu un parcours d’attaché cadre, TS ou opérateur avant d’accéder à leur poste actuel. Ils travaillent en collectif, ou seul, dans des espaces partagés ou dans un bureau personnel…

Ils représentent l’ensemble la diversité sociale, culturelle, fonctionnelle du monde ferroviaire.

Nos échanges portaient principalement sur les thématiques de salaire et rémunération, de conditions de travail, de temps de travail et de repos et de leurs parcours professionnels.

Toutes et tous ont mis en avant une perte de sens du travail ; une organisation de la production – qu’on les force parfois à mettre en place – qui ne répond pas aux besoins des voyageurs ni des cheminots ; une vision à court terme de l’entreprise et de leur avenir ; une confiance parcellaire envers les plus hauts dirigeants de l’entreprise ; une non-reconnaissance de l’engagement, de l’investissement dans le travail ; des salaires qui ne sont pas satisfaisants.

Face à leurs aspirations, leurs besoins, nous avons confronté les revendications de la CGT et de son UFCM. Toutes les problématiques de ces jeunes maîtrises et cadres se retrouvent dans nos repères revendicatifs.

Puisque nous les partageons, ENSEMBLE, nous pouvons les porter !

Nos discussions ont mis en exergue la peur de l’isolement et de la stigmatisation pour un maîtrise ou un cadre s’il se fait remarquer négativement par sa hiérarchie. Mais elles ont aussi montré que construire ensemble une mobilisation est atteignable, que des revendications sont gagnables, que la jeunesse de la SNCF n’est pas individualiste, comme certains veulent le faire croire.

Prenez contact avec une structure UFCM-CGT, un syndiqué maîtrise ou cadre CGT, renseignez-vous sur les initiatives proposées, sollicitez-les pour créer les conditions de rendez-vous et d’échanges entre maîtrises et cadres, entre cheminots.

JEUNES MAÎTRISES ET CADRES, PLUS JAMAIS SEULS, REJOIGNEZ LA MOBILISATION, REJOIGNEZ LA CGT !

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MAÎTRISES ET CADRES, AGISSONS POUR NOS SALAIRES ET NOS QUALIFICATIONS !

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

Exigeons la reconnaissance par le salaire des savoir-faire et des qualifications acquis par les années d’études, la formation et l’expérience.

La Fédération CGT des cheminots a déposé un préavis de grève pour la journée du 27 janvier 2022.

Ne nous laissons pas abuser par nos directions qui souhaitent rémunérer, de façon non liquidable, avec des éléments variables, parfois éphémères, l’employabilité des salariés et décliner des « mesurettes » pouvoir d’achat, financées par l’argent public. Cette politique accompagne la dégradation de nos conditions de vie et de travail. Elle précarise notre rémunération.

Les qualifications des maîtrises et des cadres s’acquièrent avec les diplômes, les formations qualifiantes et l’expérience acquise. Les responsabilités confiées aux maîtrises et aux cadres s’appuient sur leurs capacités techniques à les appréhender. Elles doivent être reconnues par un véritable salaire !

La Fédération CGT des cheminots exige des augmentations générales des salaires et un statut social avec une grille des salaires au niveau de la branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadres permanents, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs avec une première position de rémunération à 2 000 € brut. Cette grille doit être indexée au minimum sur le véritable coût de la vie !

Les qualifications doivent être reconnues et rémunérées à leur juste valeur !

Les compétences et les qualifications appartiennent aux salariés ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus par des qualifications et payés tout au long de la carrière. La CGT refuse la mise en concurrence des salariés sur un marché du travail qui dépendrait de son lieu de vie, de son métier ou des risques des tâches. Le travail n’est pas une marchandise.

Le ferroviaire exige une technicité qui s’acquiert sur le long terme. Un système juste de parcours professionnels garantit un service public sûr, fiable et moderne.

Les cheminots de tous collèges doivent être acteurs de leur progression professionnelle. L’UFCM CGT revendique des droits et s’oppose à l’arbitraire patronal. Lorsque les parcours professionnels sont uniquement organisés par la détection des « potentiels » sans être liés aux formations, à l’expérience ou aux diplômes, l’injustice est reine.

Nous sommes au service de la production ferroviaire, de sa qualité et de ses progrès futurs, et nous devons être reconnus en tant que techniciens, experts et encadrants.

Revendiquons, ensemble, des formations qualifiantes à la main du salarié qui garantissent un parcours professionnel dans les entreprises ferroviaires.

Suite à la mascarade de la négociation salariale du 17 novembre 2021, la Fédération CGT des cheminots et son UFCM appellent à mettre la pression, notamment pour la réouverture de négociations.

Les maîtrises et cadres, conscients de leur utilité pour l’organisation de la production ferroviaire, ont un véritable pouvoir d’agir. Un statut social et une grille unique, c’est aussi, pour les encadrants de proximité, la possibilité d’occuper ses responsabilités avec transparence et équité.

Tous ensemble, mobilisons-nous pour des salaires en reconnaissance de nos qualifications,

le 27 janvier 2022.

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POUR QUE LES PRESTATAIRES DEVIENNENT DES CHEMINOTS COMME LES AUTRES !

Externalisation

| Maîtrise et cadres UFCM

Les salariés prestataires travaillant pour la SNCF sont souvent pris entre les intérêts de la société qui les salarie et ceux de la société cliente. Dans tous les cas, la CGT dénonce les abus dont ils font l’objet. 

Les prestataires sont généralement couverts par la convention collective “Syntec”. Près d’un million de salariés en dépendent et leur nombre est en constante croissance. Les directions de la SNCF ont recours à cette forme de sous-traitance au prétexte du manque d’autorisations d’embauches. Il existe des services composés de 10 prestataires pour un cheminot qui les encadre. Dans l’entreprise, des milliers de salariés apportent leur qualification (Bac + 2 à Bac+ 6), sans garantie de maintenir les savoirs indispensables à notre production. 

Il existe aussi des collectifs de travail où cheminots au statut, contractuels et prestataires se côtoient au quotidien à nombre quasi égal, ils travaillent ensemble, exercent les mêmes fonctions, se considèrent comme collègues, sans avoir les mêmes droits. 

Beaucoup aspirent à une situation stable, une entreprise comme la SNCF travaille aussi sur des projets passionnants et de long terme. Jusqu’à aujourd’hui, l’opacité de cette gestion des ressources humaines tend à démontrer que ni les prestataires, ni la SNCF n’y gagnent. Le surcoût et l’impossibilité de planifier les carrières, afin de répondre aux besoins, ne présentent que des désavantages. 

La presta est aussi un scandale financier qui entretient des sociétés dont le seul but est de vendre du savoir-faire et de se faire un bénéfice de 30 à 40 % sur la vente. 

Pour exemple, une presta ingé est vendue 100 k€, alors que le salaire d’un CDI en ingénierie représente une masse salariale de 60 à 70 k€ environ. 

La Fédération CGT des Cheminots et son UFCM refusent de considérer les prestataires comme « des pièces rapportées », dans un processus de mise en concurrence des salariés et donc de participer à une sorte de traite moderne. 

Nous combattons la situation précaire des prestataires, alors que bien souvent les plans de charge sont stratosphériques et pérennes. Comment justifier d’ailleurs que les prestas craignent en fin de contrat que leur société ne soit pas reprise au prochain appel d’offres ? 

Exigeons ensemble que les prestataires qui sont des salariés à part entière, avec des savoirs et une expérience, aient un véritable avenir au sein de la SNCF. 

Continuons à prohiber la marchandisation du travail en revendiquant un véritable statut social pour l’ensemble des cheminots ! 

Les mêmes métiers, les mêmes fonctions doivent générer les mêmes droits ! 

Concrètement, exigeons de tenir les cadres d’organisation inhérents à la charge de travail par un plan d’embauche des prestataires. 

Les syndicats CGT de la Fédération des Sociétés d’Etudes et la Fédération des Cheminots travaillent ensemble pour unir les salariés et défendre leurs revendications. Notre Fédération et son UFCM doivent continuer à rencontrer ces collègues, les informer et les mettre en rapport avec la Fédération CGT des Sociétés d’Etudes (www.soc-etudes.cgt.fr). 

Dans un premier temps, la CGT propose à tous les salariés qui travaillent dans nos locaux de venir dans nos syndicats ou nos sections, de façon à initier des démarches collectives. 

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EXIGEONS UN SALAIRE EN RAPPORT AVEC NOS QUALIFICATIONS ET NOS RESPONSABILITÉS !

| Maîtrise et cadres UFCM

Des négociations annuelles obligatoires sur les salaires vont s’ouvrir durant la première quinzaine d’octobre 2021.

La CGT, avec son UFCM, a été reçue en bilatérale pour préparer les NAO 2021.

Une fois de plus, rien de concret sur les salaires des maîtrises et cadres. Dogmatique, la direction s’arcboute sur le fait que les encadrants n’ont pas besoin d’augmentation étant donné que le déroulement de carrière, l’ancienneté et les EVS contribuent à compenser l’inflation.

RAPPELONS LES ENJEUX :

Le décret en ce qui concerne la classification et la rémunération est tombé. La direction applique à la lettre les directives de l’UTP afin de classer uniquement les emplois sans tenir compte des qualifications et de la reconnaissance des diplômes.

REFUSONS ENSEMBLE LA MARCHANDISATION DU TRAVAIL !

Plutôt que de payer des savoir-faire et des compétences acquis par des années d’études, de formations et d’expériences professionnelles, le patronat souhaite rémunérer de façon aléatoire, avec des éléments variables, l’employabilité des salariés.

Nous le répétons, les compétences appartiennent aux salariés ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus par des qualifications et payés tout le long de sa carrière.

C’est la seule garantie pour permettre un parcours professionnel dans les entreprises ferroviaires.

La Fédération CGT des Cheminots et son UFCM exigent aussi la reconnaissance des diplômes et des qualifications.

La Fédération CGT des Cheminots et son UFCM continueront de s’opposer à la mise à l’écart des cadres d’un véritable parcours professionnel.

Les cheminots de tous collèges doivent être acteurs de leur progression professionnelle. Nous oeuvrons afin obtenir des droits opposables pour les cheminots afin de combattre le fait que seul l’arbitraire patronal permette la détection des « potentiels » qui ne seraient pas le fruit des compétences acquises par la formation, l’expérience ou les diplômes.

Les qualifications doivent être reconnues et rémunérées à leur juste valeur. Pour l’encadrement comme pour l’ensemble du salariat, toutes les heures travaillées doivent être payées grâce à un décompte horaire.

Le patronat, qui profite de l’augmentation des qualifications de ses salariés, s’attache sans cesse à remettre en cause leur reconnaissance par le salaire, préférant user et abuser des éléments de rémunération liés à l’utilisation, tels que les EVS qui représentent environ 15 % de la rémunération des cheminots. Ils disparaissent en cas de maladie ainsi qu’à la retraite.

Dans son projet, la direction envisage de ne pas reconnaitre l’ancienneté des Cadres.

Le statut social porté par la CGT prévoit l’attribution d’échelons d’ancienneté pour tous les salariés !

Seule une grille de rémunération unique, avec une progression automatique, permet la reconnaissance des qualifications des cheminots et le paiement de leur juste salaire.

Les salaires doivent évoluer aussi en fonction du véritable coût de la vie !

La qualification des Maîtrises et Cadres qui s’acquiert avec les diplômes, les formations qualifiantes, la technicité, l’expérience acquises doit être reconnue par un véritable salaire !

Les bilans sociaux des dernières années, édités par la direction d’entreprise, font apparaître une augmentation constante des richesses produites par les cheminots et une stagnation de la masse salariale.

Si on écarte l’année 2020, dont les données sont faussées par la crise sanitaire et le recours massif au chômage partiel, les richesses produites par les cheminots (= valeur ajoutée) ont augmenté de 8 % entre 2016 et 2019.

Dans le même temps, la part dédiée aux salaires dans les richesses produites par les cheminots a diminué de 5.5 points.

DONC DE L’ARGENT IL Y EN A POUR :

  • Reconnaître par le salaire l’augmentation de la qualification individuelle, par la formation, les diplômes ou l’expérience ;
  • Des augmentations générales de salaire qui permettent notamment de compenser les augmentations du coût de la vie.

En l’absence d’augmentations générales des salaires, ce sont les gains de compétences (formation, changement de poste, avancement en grade…) et l’expérience acquise (dont l’employeur profite) qui servent à compenser les augmentations du coût de la vie.

La Fédération CGT des cheminots exige des augmentations générales des salaires et la mise en place d’une grille des salaires au niveau de la branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadre permanent, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs avec une première position à 2 000 € brut.

Les cheminots de tous les collèges doivent s’emparer de leur question salariale !

La Fédération CGT des cheminots et son UFCM appellent à agir massivement par la grève le 5 octobre prochain.

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RESPONSABLES MAIS PAS CANDIDES

Rencontre des DET du 14 septembre 2021

| Maîtrise et cadres UFCM

La SNCF, les cheminots suscitent de nombreux débats sur la scène médiatique.

Emmanuel Macron, président candidat, lance ainsi la campagne des élections du printemps 2022.

Cheminots, du jeune embauché au DET, nous n’avons pas à servir de faire valoir à des opérations politiciennes bien éloignées de la production ferroviaire et du service public que nous devons à la Nation.

Ces deux années marquées par la crise sanitaire n’auront pas réorienté les politiques issues de deux réformes ferroviaires successives. Depuis les élections régionales, une pression pèse bien plus sur la SNCF et les cheminots. Suite au fractionnement de l’entreprise, les établissements se trouvent de plus en plus isolés et contraints.

Une série d’annonces vient nous bousculer un peu plus sur des sujets qui, si nous nous laissons embarquer, dépasseront les enjeux propres de notre entreprise publique (de service public ?).

Pass sanitaire, quand le président se cache en ligne arrière

Pour des raisons inavouées, le gouvernement avec le Président de la République n’ont pas fait le choix de rendre la vaccination contre la Covid obligatoire. Est-ce du fait du manque de recul scientifique ou de la crainte d’une défiance importante de la population ?

Cependant, ils contournent cette obligation en imposant la vaccination à certaines professions qui, un mois auparavant, étaient obligées de travailler même malades. Ils imposent également un pass sanitaire, de façon arbitraire (trains à réservation obligatoire mais pas dans les TER et RER) pour contraindre à la vaccination sans convaincre. Ce pass n’a rien de sanitaire.

Ils reportent ainsi les contraintes et leurs responsabilités sur les entreprises et les salariés. Si la vaccination semble être le meilleur outil pour combattre le virus, la loi du 5 août 2021 avec son lot de restrictions de libertés sont à combattre.

Régimes de retraites, annonces et contre-annonces organisent la cacophonie

La réforme systémique a été combattue par les salariés en 2019 et 2020. Une majorité de cheminots s’est engagée par la grève face aux mensonges du modèle proposé qui engendre plus d’inégalités et surtout moins de droits. La loi a été abandonnée (n’oublions pas que le régime à points devait être indexé sur la situation économique). Le candidat Macron revêt son costume de « réformateur populiste », ainsi, il multiplie des annonces notamment sur les régimes spéciaux ou l’âge d’ouverture de droits.

Alors que les riches se sont encore enrichis sur le dos de la crise, il est hors de question que les salariés de tous régimes financent les cadeaux de nos gouvernants aux propriétaires d’entreprise. La répartition des richesses doit être entièrement repensée, pour une économie plus vertueuse pour la population et son environnement. La CGT fait des propositions pour un régime adapté à nos métiers dont la pérennité et l’équilibre financier sont assurés par des choix de solidarité.

Facilités de circulation quand le gouvernement cherche les oppositions claniques

Les facilités de circulation subissent des attaques régulières et simplistes. Elles s’exacerbent cette année dans le cadre d’une négociation de branche. Or, la position patronale ajoute de l’ambiguïté en scindant les cheminots à l’avenir incertain.

A cela s’ajoutent les propos des Ministres Djebbari et Darmanin. Le premier voulant restreindre les droits des cheminots, le second les étendre aux forces de l’ordre à la condition d’être armées. Jouer sur les terres populistes ne renforce jamais le débat mais alimente les oppositions.

La Fédération CGT des Cheminots avec la CGT du Ministère de l’Intérieur se sont exprimées clairement pour éviter les pièges trop évidents de la division.

Ouverture à la concurrence, les appels d’offres sont pipeau

A la une des médias, Transdev qui n’emploie aujourd’hui aucun cheminot, remporte un marché sans que celui-ci ne soit voté en conseil régional. Idéologiquement, son président décide d’offrir 10% de « ses » circulations TER au privé sur l’axe Marseille/Nice représentant 34% des recettes. Le budget pour permettre à Transdev de se créer est simplement démesuré.

Nous voyons que ce sujet est dogmatique. D’un autre côté, les entreprises dédiées, que veut mettre en place la SNCF, ne peuvent en aucun cas fournir de réponse. Seule une entreprise intégrée peut mutualiser les fameux frais de structure et investir dans la recherche pour la sécurité et de la fiabilité.

La stratégie des présidents successifs de la SNCF, d’obtenir une CCN pauvre en droits, ouvre la porte en grand à tous les marchands de « mobilité ». Elle marque une déloyauté vers les cheminots.

Transdev, ex Véolia, c’était le précurseur de l’ouverture à la concurrence du transport de marchandises avant de tout abandonner. Que retenir des promesses de certains responsables politiques vantant les vertus de la déréglementation ? C’est un échec pour la société et la planète.

Décret du 25 août 2021, lorsque le gouvernement pactise avec le patronat

Après l’échec de la négociation sur la classification, le gouvernement convertit la préconisation patronale en un décret. Si les masques n’en finissent plus de tomber, la collusion est limpide. Préconisation ou décret, ce texte va à l’encontre de nos métiers, de leur contenu. Que dire des salaires lorsque les minima de branche écrasent toute reconnaissance des qualifications ; lorsque la rémunération des cadres sera essentiellement composée d’une part variable ?

Nous entrons dans une période très politique. Nous sommes cheminots et citoyens. Le rôle de la ligne hiérarchique est d’organiser et d’encadrer la production. Elle porte les responsabilités juridiques et sociales de l’employeur.

Refusons d’être les fers de lance de la politique gouvernementale. Pour un service public ferroviaire de qualité, solidaire et impartial, la CGT porte le développement d’une entreprise unique et intégrée.

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POUR NE PAS SUBIR GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !

Télétravail

| Maîtrise et cadres UFCM

La direction du GPU SNCF vise à imposer le télétravail au détriment des conditions de vie et de travail.

La Fédération CGT des Cheminots s’oppose à cette nouvelle offensive et revendique de nouveaux droits pour tous les cheminots.

La pandémie a été instrumentalisée afin d’imposer un télétravail tous azimuts.

Dans le GPU SNCF, les cheminots de l’encadrement, des métiers des fonctions supports mais également ceux qui étaient peu concernés jusqu’à présent, ont été contraints à un télétravail souvent destructeur.

La direction s’appuie sur ce contexte pour tenter d’étendre le télétravail au-delà de la crise sanitaire, sans l’encadrer, afin de laisser une grande latitude aux sociétés, aux établissements, voire aux chantiers.

Elle a entrepris de modifier les conditions de mise en œuvre du télétravail issu du texte d’accord de 2017 déjà très régressif. Ainsi, elle a organisé une unique séance de négociation d’un avenant à cet accord, le 5 juillet 2021, alors que les cheminots partaient en congés. Cette négociation a été, de fait, placée hors de leur contrôle.

45 000 cheminots, soit plus d’un tiers des effectifs, seraient concernés.

UN CONTEXTE DÉLÉTÈRE CONSTRUIT À DESSEIN

L’appétence des cheminots pour le télétravail est réelle.

Face aux réorganisations incessantes, aux suppressions d’emplois, à la casse des collectifs de travail, aux pertes de repères collectifs, à l’éloignement des lieux de travail, aux transports insuffisants et coûteux au regard des gels salariaux, de nombreux cheminots perçoivent le télétravail comme un palliatif acceptable.

Lorsqu’il n’est pas strictement encadré, le télétravail conduit à accélérer la dégradation des conditions de vie et de travail, peut péjorer la santé physique (troubles musculo-squelettiques, migraines oculaires), morale (pression hiérarchique et familiale indirecte) et sociale (isolement, colonisation du travail dans la sphère privée).

DES CHEMINOTS COMME VARIABLES ÉCONOMIQUES

Sous couvert d’un cadre social moderne, le télétravail se traduit par une augmentation de la productivité. Elle pourrait atteindre 30 %.

Les télétravailleurs isolés, parfois avec un sentiment, cultivé par la direction, « d’être redevable », cherchent à répondre avec zèle aux objectifs de productivité.

Cette organisation du travail devient un levier de management notamment au travers de la détermination, de l’éligibilité du poste et de la charge de travail.

Le télétravail facilite également les fermetures de sites avec les mobilités imposées. Il devient un outil de restructuration d’entreprise, de destructions d’emplois.

Enfin, il permet de réaliser des stratégies financières immobilières avec moins de bureaux et le développement du « flex office » dégradant les conditions de travail.

DE NOUVELLES CONDITIONS ENCORE PLUS DESTRUCTRICES DE DROITS

L’avenant proposé par la direction entérine la possibilité de passer outre le contrat de travail des cheminots pour mettre en oeuvre le télétravail.

Il balaye les responsabilités des directions en matière de santé et de sécurité et les transfèrent sur les encadrants et les télétravailleurs.

Il ouvre le télétravail aux stagiaires, aux alternants, alors que l’encadrement par le tuteur peut difficilement être garanti en distanciel.

La direction en profite également pour s’offrir la possibilité d’imposer ce dispositif aux cheminots de manière dérogatoire en cas de circonstances exceptionnelles qu’elle entend très larges et laissées à sa propre appréciation.

L’avenant ajoute de nouvelles formules encore plus souples pour la direction qui conduisent à plus d’isolement et de destruction de liens sociaux.

Il réévalue insuffisamment, voire de manière provocante, le remboursement des frais de mobilier (150 € au lieu de 100 €) et la participation mensuelle au forfait internet à 18 € au lieu de 15 €.

La direction ne donne aucune garantie sur la pérennité des bureaux ou espaces de travail individualisés et dédiés.

La formule et le nombre de jours de télétravail possible restent toujours imposés par le service ! La réversibilité est toujours à la main du service.

L’avenant proposé par la direction n’inscrit aucun cadrage réel de la charge de travail ou des horaires et aucun contrôle des temps de repos ou de l’ergonomie des postes.

LA CGT REFUSE CETTE TRAJECTOIRE

La CGT dénonce les méthodes utilisées qui renforcent l’arbitraire patronal et tentent de museler les salariés. La CGT appelle les cheminots à refuser tout chantage au télétravail et à faire respecter leurs droits.

Garder son sens critique, ne peut pas remettre en cause tout ou partie de notre formule de télétravail choisie.

Le télétravail reste soumis au volontariat. Le « Flex office » n’est pas une contrepartie. Revendiquons des bureaux individuels et calmes.

Le temps de travail annuel est de 1 589 heures. Il doit être décompté. Personne ne doit chercher à contacter un télétravailleur en dehors des plages de joignabilité.

Un cheminot sans tableau de service est seul maître de l’organisation de son temps de travail, son dirigeant ne peut pas imposer d’être joignable à tout moment.

La CGT revendique notamment le développement des sites de proximité dans les gares, la réversibilité du dispositif à la seule main du salarié et des garanties sur le déroulement de carrière et les droits des télétravailleurs.

Le 5 Octobre 2021
Mobilisons-nous contre la régression sociale !

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CHEMINOTS MAÎTRISES ET CADRES, MOBILISONS-NOUS LE 1er JUILLET 2021

Appel à la grève

| Grève du 1er juillet 2021

L’Union Fédérale des Cadres et Maîtrises de la CGT Cheminots a été reçue par la direction de la SNCF le 22 juin 2021, jour du 1er rassemblement national depuis la crise sanitaire.

Nos dirigeants se sont dits préoccupés par la situation des maîtrises et cadres. De nombreux constats ont été partagés. Mais ils refusent de changer de trajectoire. Pis, la pression est redoublée pour éclater la SNCF en une myriade de filiales de droits privés.

La CGT et son UFCM ont fait des propositions pour l’efficacité de la production et l’amélioration des conditions de vie et de travail.

Les cheminots de tous collèges, de tous services, sont appelés à agir le 1er juillet par la grève.

La Fédération CGT des Cheminots, au travers une DCI déposée par son UFCM, a porté les revendications des cheminots maîtrises et cadres. Ni la réforme de 2018, ni la crise sanitaire n’obligent à se conformer aux orientations stratégiques de quelques dirigeants.

Le travail demande du soin.

Structuration de l’entreprise : La direction décide de découper l’entreprise en filiales. Contrairement à un établissement, une filiale impose des barrières juridiques, de la bureaucratie, des cloisons et interfaces pour une efficacité médiocre. Seuls les groupes, multipliant les cessions et acquisitions, en usent. La direction assume ce choix pour appliquer la convention collective au rabais et mieux transférer voire licencier les cheminots.

Pour la CGT, plus la réponse aux besoins est réalisée par une entreprise intégrée, plus elle est efficace, solidaire et fiable. Elle permet la mutualisation et le développement des métiers. Cette approche est économiquement favorable et permet de garantir la sécurité.

Ligne hiérarchique : La structuration a des conséquences sur la ligne hiérarchique. Seul le triptyque Compétences, Moyens et Autorité, formalisé permet de décliner la responsabilité de l’employeur. Or, la direction cherche à se défausser de ses responsabilités, notamment sociales et juridiques, sans donner les moyens nécessaires et sans permettre aux encadrants de développer leurs compétences. L’UFCM-CGT revendique une ligne hiérarchique claire avec des échelons appropriés du DET au chef d’équipe.

La création de micro-entreprises pousse au développement de la polyvalence. Or, un encadrant a besoin d’une assise technique pour faire les arbitrages fondamentaux et être en capacité de réagir correctement. L’UFCM-CGT exige la fin des expérimentations instaurant la confusion des métiers, à l’exemple de celui de RET (Responsable équipe train (contrôleurs)) et CTT (encadrant des conducteurs).

Fonctions supports et pôles d’appui : Les pôles d’appui sont indispensables et efficaces pour les cheminots. Pour nos dirigeants, il faut néanmoins les recentrer sur des plaques, réinventer les « process » pour faire des économies de frais de structure. Pour la CGT, il faut des pôles d’appui dans les UO, en contact avec les encadrants, afin d’être réactifs face aux aléas de production. Il faut aussi des experts pointus en directions centrales. C’est leur complémentarité qui soulage le quotidien de tous. Leur dimension doit être définie à partir des besoins.

Ingénieries et Système d’Information : Depuis plus de 15 ans, l’emploi de techniciens précaires s’est développé dans nos ingénieries. Des sociétés de prestations ont même structuré des filiales dédiées à la SNCF. Preuve que la charge est particulièrement stable.

La direction annonce l’internalisation de près de 1 000 emplois dans les services informatiques pour maintenir et développer des savoirs dans l’entreprise et maîtriser les coûts. Pour la CGT, c’est un début mais le combat continue.

L’UFCM-CGT revendique l’intégration des prestataires avec leur charge de travail afin de revenir à un fonctionnement plus efficace pour les hiérarchiques (moins de contractualisation, possibilité de former, responsabilité juridique clarifiée…).

Emploi/conditions de travail : Pour la direction, le fondement de l’accord forfait-jours est de masquer les heures de travail réellement effectuées. Elle considère le système d’alerte suffisant pour contenir les surcharges de travail.

L’UFCM-CGT revendique le décompte de toutes les heures travaillées, y compris pour les cheminots non soumis à tableau de service. Une politique de recrutement, à partir des besoins utiles à la production, permettra de corriger la charge excessive de travail, notamment des encadrants de proximité.

Le Flex-office se développe de façon coordonnée dans de nombreux sièges. Le taux d’occupation des locaux (temps partiel, télétravail, réunions, tournées terrain …) ne peut justifier l’expropriation des cheminots. L’UFCM-CGT revendique l’arrêt immédiat de tous les projets Flex-office, organisation pathogène. Chaque cheminot doit disposer d’un bureau personnel garantissant de bonnes conditions de travail.

Parcours professionnels, déroulement de carrière : Le morcellement de la SNCF impose des cloisons qui bloquent les parcours. La direction fait le constat de nombreuses impasses. Elle décide de multiplier les expérimentations. Pour la CGT, celles-ci, basées sur un système de détection hiérarchique, privent l’accès à tous et retirent toute transparence et toute impartialité. L’absence de socle commun ne permet pas de développer un langage commun et réduit les passerelles.

Le Statut Social revendiqué par la CGT est la solution pour mettre fin à l’arbitraire patronal. L’encadrement n’a pas à être son vecteur. Il faut une réglementation claire, objective, connue de tous. La CGT revendique la reconnaissance des diplômes et des dispositifs de formation interne afin de permettre l’accès aux fonctions des Maîtrises et Cadres.

Salaires : l’UFCM-CGT revendique la sortie de l’individualisation de la rémunération. Pour la direction, la GIR est le levier pour s’assurer que l’encadrement tient ses objectifs. Ces primes instaurent une compétition entre maîtrises et cadres. Elle refuse donc toute augmentation générale, pour maintenir un haut niveau de part variable. Ainsi, elle compte donner une majoration pour ancienneté différenciée selon les collèges. C’est inadmissible !

Pour la CGT, son Union Fédérale des Cadres et Maîtrises, le travail de qualité passe par une organisation de la production qui s’appuie sur l’expertise des cheminots. Ce travail doit être reconnu par la qualification et le salaire.

La Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots de tous services et tous collèges à agir par la grève le 1er juillet 2021 !

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LES AGENTS DE MAÎTRISE ET LES CADRES DOUBLEMENT CONCERNÉS

| Grève du 1er juillet 2021

L’exécutif du groupe décide de morceler la SNCF pour favoriser la privatisation lot par lot. Pas un établissement n’y échappe, tous les cheminots sont inquiets et ils ont raison.

La direction veut établir un cadre social au rabais pour les cheminots nouveaux embauchés, anciens contractuels et du cadre permanent. La fédération CGT, dans une lettre ouverte, refuse la parodie de discussions improductives où seul le recul social est envisagé.

Le rassemblent du 22 juin 2021 à Saint-Denis est une opportunité d’exprimer notre attachement au service public et à nos conditions de vie et de travail.

Sous prétexte d’ouverture à la concurrence, la direction de la SNCF éclate le réseau et son exploitation en une myriade de filiales, pour mieux privatiser le service public ferroviaire. Après avoir négocié, via son organisation patronale (UTP), une convention collective de bas niveau, la direction l’utilise pour aligner nos droits par le bas.

Pour elle, la réponse aux appels d’offres sera « tout, sauf la SNCF ! ». L’objectif est-il d’organiser le transfert des cheminots hors de la SNCF ? Pourtant, une organisation de la production intégrée permettrait d’augmenter l’efficacité tout en respectant les métiers. Les études d’appels d’offres coûtent des millions d’euros, sans aucune plus-value pour l’amélioration de la production.

Ce cloisonnement représente un surcoût de 10 à 118 % et une baisse de la sécurité et de la qualité. Résultat, l’encadrement et les appuis sont présentés par nos dirigeants comme des frais de structure à réduire !

La direction cherche à culpabiliser l’encadrement et à sacrifier l’emploi.

Loin de résoudre le sur-travail des Maîtrises et Cadres, elle veut réorganiser la ligne hiérarchique au risque d’accroître la pression.

Les encadrants, avec les pôles d’appui, ont un rôle essentiel pour la cohésion de la production et des collectifs de travail. Chaque jour, ils pallient les aléas dans l’intérêt général.

Non, nous ne sommes pas des frais de structure, mais une richesse pour l’entreprise.

Tous les cheminots sont concernés par ces choix politiques !

Désorganisation de la production, accès opaque aux parcours professionnels, grille salariale transformée en minima, destruction des métiers et des filières (examens, formation, etc.), dégradation de l’aménagement du temps de travail (cf. accord de branche), etc., disons non ! Il faut un véritable Statut Social pour tous les cheminots.

Le 22 juin 2021, les encadrants se mobilisent pour :

  • Une réglementation claire, objective, connue de tous pour empêcher l’employeur de faire endosser à l’encadrement ses choix arbitraires ;
  • Une évaluation sur le travail prescrit, et non sur des comportements subjectifs, qui génère de la stabilité, de l’égalité et de la solidarité entre les salariés ;
  • Des moyens afin de prioriser l’organisation de la production et sortir de la gestion bureaucratique et de la contractualisation ;
  • Une ligne hiérarchique ayant des responsabilités établies du DET au Chef d’équipe ;
  • Des pôles d’appuis en proximité.

Les Techniciens et experts se mobilisent pour :

  • L’intégration et l’embauche des prestataires dans les ingénieries, métiers de l’Informatique et les pôles d’appuis afin de conserver la maîtrise technique dans l’entreprise ;
  • Accroître les technicités par la formation ;
  • Développer la coopération des techniciens et experts par des programmes de recherches industriels et sortir du cloisonnement.

Pour la CGT, son Union Fédérale Cadres et Maîtrises, le travail de qualité passe par une organisation de la production qui s’appuie sur l’expertise des cheminots. Les électriciens d’EDF vivent le même démantèlement et partagent avec les cheminots l’envie de défendre le Service Public.

Notre avenir nous appartient !
Rassemblons-nous le 22 juin 2021 à Saint-Denis à 11h00 !
(Les cheminots convergeront ensuite place de la République avec les agents d’EDF)

La Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots de tous services et tous collèges à se tenir prêts à agir, y compris par la grève !

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FLEX OFFICE ET TÉLÉTRAVAIL EXACERBÉS : LES NOUVEAUX MAUX DES CHEMINOTS

Organisation du travail

| Maîtrise et cadres UFCM

Le flex office a fait son apparition en France au début des années 2010. Le concept repose sur 2 principes : l’absence de poste de travail attitré à chaque salarié et l’absence de bureaux fermés.

Cupidement, l’exécutif de la SNCF veut le généraliser afin de réduire les surfaces et les loyers. Pour la CGT, c’est NON : cette organisation du travail est pathogène et archaïque.

Malgré un retour d’expérience très négatif par les salariés, la direction de la SNCF instaure le Flex-Office sur la quasi-totalité des sièges des directions centrales. Elle profite même de l’effet des mesures sanitaires et l’imposition du télétravail.

Cette période n’est pourtant pas propice aux transformations irréfléchies en termes d’ergonomie du travail. Seule la recherche d’économies semble motiver les projets.

Cheminots, ne tombons pas dans les leurres de temps prétendus modernes.

La Direction évoque une performance accrue de la productivité et de la créativité. Le flex office permettrait de casser la routine, donnerait des opportunités de discuter avec des personnes différentes chaque jour, de nouer des liens. Bref, l’illusion patronale évoque l’enrichissement mutuel des salariés de différents secteurs, leur permettant de mieux comprendre les métiers de leur propre entreprise.

Mais ne soyons pas candides !

Comment peut-on nouer des liens entre collègues avec qui on ne partagera que quelques heures un espace de travail ? En pratique, le flex office nécessite une organisation sans faille. Lorsque l’on arrive sur son lieu de travail, il faut trouver un emplacement où s’installer. Rien ne garantit la proximité, pourtant nécessaire, avec les collègues de son entité.

Le « flex desk » qui accompagne systématiquement le flex office consiste à mettre à disposition des agents moins de postes de travail qu’il n’y a de personnel (7 places pour 10 cheminots). Ce qui représente une source de stress à l’endroit des salariés.

L’un des arguments plébiscités par la Direction est le temps d’occupation des bureaux attitrés de 60% en moyenne. Ainsi, la véritable raison d’être du flex office est l’économie de mètres carrés. Dans un contexte où la SNCF n’est plus propriétaire de ses locaux, la politique immobilière est particulièrement agressive.

Or, un bureau impersonnel conduit à l’abandon de son intimité sur son lieu de travail. C’est nous dépersonnaliser pour mieux nous effacer. C’est nous déposséder d’une partie de nos outils de travail.

Le travail n’est pas seulement constitué des compétences individuelles, ce sont surtout des compétences collectives mises en commun.

Des conditions de vie et de travail au service du bien-être

La réclame pour vendre du « Flex » est particulièrement séduisante en proposant différentes ambiances : Clubhouse, dédié à une équipe travaillant sur un projet précis quelques heures. Cove, espace compact d’échanges. Haven, refuge pour travailler seul. Jumpspace, lieu de réunions improvisées ou d’accueil des nomades. Landing, endroit pour se préparer avant une rencontre ou pour débriefer après. Meeting-Space, salles de réunions réservables. Workshop, lieu de travail collaboratif pour échanger, « brainstormer », avancer sur un projet.

Ceci impliquerait donc que plusieurs espaces soient accessibles pour chaque salarié.

Les vocables anglo-saxons servent-ils à donner le change de la modernité à des orientations et réorganisations qui sont discutables ou clairement rétrogrades.

Hier déjà, l’open space, dont les dégâts pour les salariés ont clairement été identifiés, avait nécessité que les cheminots apportent des aménagements, tant bien que mal, avec des armoires en guise de cloison, des paravents ou en s’appropriant parfois des espaces inoccupés.

La direction pratique un chantage abject pour imposer ses projets !

Nous savons que le télétravail est une attente de nombreux cheminots, parfois, pour des raisons de concentration des postes de travail de plus en plus éloignés des bassins de vie. La promotion du télétravail par nos dirigeants est nouvelle. Elle est surtout pragmatique, la productivité (rapport de la quantité de travail réalisée sur le temps de travail rémunéré) est globalement favorable à l’employeur. La direction, au travers un accord peu protecteur de 2017 et des mesures dérogatoires offertes par la crise sanitaire, considère opportunément que le rapport de forces est en sa faveur. Elle veut profiter du contexte pour abaisser le prix du travail.

La CGT exige un télétravail encadré. Il doit se faire exclusivement sur la base du volontariat en respectant le collectif de travail. Or, la mise en oeuvre du flex office avec un volume d’espace de travail inférieur au nombre de postes, conduit inéluctablement vers une forme de télétravail forcé.

Pour la CGT, deux aspects fondamentaux guident l’action syndicale : le travail doit s’adapter à l’homme et le progrès doit être au service des femmes et des hommes.

La CGT revendique la suppression des flex office comme des open-spaces. Nous exigeons des conditions de télétravail qui garantissent la frontière entre la vie professionnelle et la vie personnelle (heures de joignabilité, trêve de messagerie, bureaux mis à disposition sur des sites ferroviaires proches du domicile …).

De nombreux cheminots ont contacté la CGT pour exprimer leurs craintes et leur refus du flex office et leur exaspération du travail à domicile dans de mauvaises conditions. La CGT invite les cheminots à débattre collectivement des sujets d’organisation du travail. Les sièges de direction n’échappent malheureusement ni au mal travail, ni au mal-être au travail.

Refusons notre expropriation.
Réapproprions-nous notre travail, nos outils de travail.
Portons ensemble nos revendications légitimes,
Faisons-nous entendre !

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Ligne TER Epinal – Saint-Dié – Strasbourg : la CGT s’oppose à l’ouverture à la concurrence

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