Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

POUR NE PAS SUBIR GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS !

Télétravail

| Maîtrise et cadres UFCM

La direction du GPU SNCF vise à imposer le télétravail au détriment des conditions de vie et de travail.

La Fédération CGT des Cheminots s’oppose à cette nouvelle offensive et revendique de nouveaux droits pour tous les cheminots.

La pandémie a été instrumentalisée afin d’imposer un télétravail tous azimuts.

Dans le GPU SNCF, les cheminots de l’encadrement, des métiers des fonctions supports mais également ceux qui étaient peu concernés jusqu’à présent, ont été contraints à un télétravail souvent destructeur.

La direction s’appuie sur ce contexte pour tenter d’étendre le télétravail au-delà de la crise sanitaire, sans l’encadrer, afin de laisser une grande latitude aux sociétés, aux établissements, voire aux chantiers.

Elle a entrepris de modifier les conditions de mise en œuvre du télétravail issu du texte d’accord de 2017 déjà très régressif. Ainsi, elle a organisé une unique séance de négociation d’un avenant à cet accord, le 5 juillet 2021, alors que les cheminots partaient en congés. Cette négociation a été, de fait, placée hors de leur contrôle.

45 000 cheminots, soit plus d’un tiers des effectifs, seraient concernés.

UN CONTEXTE DÉLÉTÈRE CONSTRUIT À DESSEIN

L’appétence des cheminots pour le télétravail est réelle.

Face aux réorganisations incessantes, aux suppressions d’emplois, à la casse des collectifs de travail, aux pertes de repères collectifs, à l’éloignement des lieux de travail, aux transports insuffisants et coûteux au regard des gels salariaux, de nombreux cheminots perçoivent le télétravail comme un palliatif acceptable.

Lorsqu’il n’est pas strictement encadré, le télétravail conduit à accélérer la dégradation des conditions de vie et de travail, peut péjorer la santé physique (troubles musculo-squelettiques, migraines oculaires), morale (pression hiérarchique et familiale indirecte) et sociale (isolement, colonisation du travail dans la sphère privée).

DES CHEMINOTS COMME VARIABLES ÉCONOMIQUES

Sous couvert d’un cadre social moderne, le télétravail se traduit par une augmentation de la productivité. Elle pourrait atteindre 30 %.

Les télétravailleurs isolés, parfois avec un sentiment, cultivé par la direction, « d’être redevable », cherchent à répondre avec zèle aux objectifs de productivité.

Cette organisation du travail devient un levier de management notamment au travers de la détermination, de l’éligibilité du poste et de la charge de travail.

Le télétravail facilite également les fermetures de sites avec les mobilités imposées. Il devient un outil de restructuration d’entreprise, de destructions d’emplois.

Enfin, il permet de réaliser des stratégies financières immobilières avec moins de bureaux et le développement du « flex office » dégradant les conditions de travail.

DE NOUVELLES CONDITIONS ENCORE PLUS DESTRUCTRICES DE DROITS

L’avenant proposé par la direction entérine la possibilité de passer outre le contrat de travail des cheminots pour mettre en oeuvre le télétravail.

Il balaye les responsabilités des directions en matière de santé et de sécurité et les transfèrent sur les encadrants et les télétravailleurs.

Il ouvre le télétravail aux stagiaires, aux alternants, alors que l’encadrement par le tuteur peut difficilement être garanti en distanciel.

La direction en profite également pour s’offrir la possibilité d’imposer ce dispositif aux cheminots de manière dérogatoire en cas de circonstances exceptionnelles qu’elle entend très larges et laissées à sa propre appréciation.

L’avenant ajoute de nouvelles formules encore plus souples pour la direction qui conduisent à plus d’isolement et de destruction de liens sociaux.

Il réévalue insuffisamment, voire de manière provocante, le remboursement des frais de mobilier (150 € au lieu de 100 €) et la participation mensuelle au forfait internet à 18 € au lieu de 15 €.

La direction ne donne aucune garantie sur la pérennité des bureaux ou espaces de travail individualisés et dédiés.

La formule et le nombre de jours de télétravail possible restent toujours imposés par le service ! La réversibilité est toujours à la main du service.

L’avenant proposé par la direction n’inscrit aucun cadrage réel de la charge de travail ou des horaires et aucun contrôle des temps de repos ou de l’ergonomie des postes.

LA CGT REFUSE CETTE TRAJECTOIRE

La CGT dénonce les méthodes utilisées qui renforcent l’arbitraire patronal et tentent de museler les salariés. La CGT appelle les cheminots à refuser tout chantage au télétravail et à faire respecter leurs droits.

Garder son sens critique, ne peut pas remettre en cause tout ou partie de notre formule de télétravail choisie.

Le télétravail reste soumis au volontariat. Le « Flex office » n’est pas une contrepartie. Revendiquons des bureaux individuels et calmes.

Le temps de travail annuel est de 1 589 heures. Il doit être décompté. Personne ne doit chercher à contacter un télétravailleur en dehors des plages de joignabilité.

Un cheminot sans tableau de service est seul maître de l’organisation de son temps de travail, son dirigeant ne peut pas imposer d’être joignable à tout moment.

La CGT revendique notamment le développement des sites de proximité dans les gares, la réversibilité du dispositif à la seule main du salarié et des garanties sur le déroulement de carrière et les droits des télétravailleurs.

Le 5 Octobre 2021
Mobilisons-nous contre la régression sociale !

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ENSEMBLE, AGISSONS POUR NOS SALAIRES ET REFUSONS LA MARCHANDISATION DU TRAVAIL !

Appel à la grève

| Maîtrise et cadres UFCM

Sous la pression des cheminots, appuyés par la CGT, la Direction organise une table ronde Salaires le 6 juillet 2022. Face à l’inflation, la Direction annonce (enfin !) des mesures mais en somme fixe.

Pourquoi la proposition de la Direction est injuste ?

La CGT, elle, revendique une grille linéaire pour tous les cheminots avec des augmentations générales des salaires au moins égales à l’inflation.

Le 6 juillet, mobilisons-nous, tous ensemble, pour nos salaires !

L’inflation galopante met en lumière les dix années de modération et de gel salariaux. Le nombre de démissions de l’entreprise en témoigne. Les cheminots ont raison d’être excédés par l’attitude de nos premiers dirigeants. La politique de « primettes » n’apporte aucune réponse pérenne. Pis, elle exacerbe les injustices et l’absence de reconnaissance de nos qualifications et de notre travail.

Dans un discours se voulant fractionnaire ou paternaliste, la direction de la SNCF explique qu’il faut une augmentation en somme fixe pour compenser la hausse des prix. Ce discours est démagogique et significatif de sa politique salariale.

Le prix de la qualification

Une grille des salaires a pour vocation de rémunérer le salarié au prix de sa qualification. Afin de garder la même valeur de la qualification, seule une augmentation générale en pourcentage permet de maintenir la même progression salariale.

Or une augmentation en somme fixe écrase les grilles car elle ne compense pas l’inflation pour tous les salaires.

Mais la grille SNCF est injuste !

La Direction a beau jeu de vouloir mettre en place des mesures en somme fixe qui, prétend-elle, soulageront mieux les petits salaires au prétexte que les grosses rémunérations s’envoleraient. Or c’est la grille historique de la SNCF qui est fautive car elle est exponentielle. Les écarts entre les premières positions de rémunération sont dérisoires vis-à-vis des dernières.

Les minima de branche (rémunération annuelle garantie) de l’accord Classifications et rémunérations, signé en décembre 2021, reproduisent exactement les mêmes défauts.

Ne nous laissons pas abuser par nos directions ! Au final, une augmentation en somme fixe continue de péjorer les agents d’exécution et les maîtrises et dévalue les cadres. C’est tous perdants face au coût de la vie !

La CGT a des propositions concrètes afin de reconnaître les qualifications.

La qualification des maîtrises et cadres, qui s’acquiert avec les diplômes, les formations qualifiantes, la technicité et l’expérience, et les responsabilités qui leur sont confiées doivent être reconnues par un véritable salaire ! Une fois que les savoir-faire sont acquis, ils doivent être reconnus par des qualifications et payés tout le long de la carrière.

La Fédération CGT des cheminots exige une grille des salaires au niveau de la branche, regroupant l’ensemble des cheminots, cadres permanents, contractuels et cheminots des entreprises privées, des agents d’exécution aux cadres supérieurs.

La première position de rémunération doit être au Smic : 2 000 € brut correspond aux calculs de la CGT pour que chaque salarié vive dignement de son travail. L’écart entre la plus basse et la plus haute doit être contenu dans une proportion de 1 à 4.

Cette grille doit être indexée au minimum sur le véritable coût de la vie !

Il y a donc urgence à corriger la grille SNCF et à renégocier intégralement la classification et la rémunération de la convention collective de la branche ferroviaire.

Et les cotisations ?

Les cotisations garantissent la solidarité entre les salariés, sous le principe où « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». C’est le principe fondateur de la Sécurité sociale (maladie, retraite, chômage, famille, etc.) et du régime spécial SNCF.

En multipliant les primes non soumises à cotisations (comme le propose le patronat et le légifère la « macronie »), les inégalités s’accroissent, et nos régimes sont fragilisés. Elles contribuent à un système de santé à deux vitesses et tirent les pensions retraite vers le bas ! Les défenseurs des allégements de cotisations sont les promoteurs du dogme du recul de l’âge de départ à la retraite, par exemple, ou des complémentaires santé assurantielles.

Ensemble, exigeons un salaire en rapport avec nos qualifications et nos responsabilités. Les cheminots de tous les collèges doivent s’emparer de la question salariale !

La CGT appelle l’ensemble des cheminots de la SNCF à la grève, le 6 juillet 2022, pour que la Direction nous entende tous, quel que soit notre statut ou notre collège.

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STOP À LA DÉVALORISATION DE NOS MÉTIERS ! DÉFENDONS NOS QUALIFICATIONS !

Ingénierie Essayeurs

| Journée d'étude Ingénieries le 29 sept. 2022

Devant la non-reconnaissance de notre technicité par de véritables qualifications et parcours professionnels, la Direction peine à recruter des essayeurs.

Le dogme de l’externalisation et la perte de la proximité

La Direction dans une logique de « plate-forme » pousse à l’externalisation de la charge de travail au détriment de la sécurité. Elle commence par externaliser « les essais simples » qui étaient historiquement réaliser par CCRN Travaux. La direction de Réseau a même embauché de nombreux juristes pour gérer les incidences sur la responsabilité juridique entre le sous-traitant qui réalise les essais et le donneur d’ordre.

C’est aussi le parcours professionnel des essayeurs et l’acquisition d’un savoir-faire qui se retrouvent fragilisés. L’objectif de la Direction reste focalisé sur la réduction d’emplois.

Les autres conséquences des plates-formes sont la perte de proximité avec une dégradation lourde pour les conditions de vie et de travail.

Or, il y a toujours besoin des essayeurs en proximité. Contrairement aux dires de la Direction, il n’y a pas que des postes neufs, totalement informatisés. D’ailleurs, de nombreux reports de modernisation sont actés afin de conformer SNCF Réseau à une trajectoire économique décidée par le gouvernement.

Les postes modifiés ou rénovés demandent un soin particulier qui contredit la politique du tout-investissement sur des PAI/CCR.

Le massacre de nos qualifications et de nos parcours professionnels

La transposition de la convention collective de branche dans notre entreprise va mettre fin au dictionnaire des filières, ce qui va remodeler la qualification de nos postes ainsi que les déroulements de carrière. Dans la CCN, c’est l’emploi qui est rémunéré selon des critères classants (technicité, management, lien avec l’extérieur…).

Dans la nouvelle classification, les essayeurs deviennent « chargés de production Ingénierie », avec une rémunération annuelle garantie inférieure à une qualification E. Ce n’est pas entendable du point de vue de la rémunération, de la reconnaissance des qualifications et des responsabilités.

Le cloisonnement par activité bloque les essayeurs qui ont un grade Étude, dans les PRI. Les infrapôles, eux, gardent leurs ressources. Or les passerelles sont une richesse pour les cheminots et l’entreprise.

Changeons la donne, portons ensemble les revendications CGT !

La CGT revendique les moyens de bien travailler :

  • la conservation des essais simples afin d’accueillir et de former les jeunes embauchés et les cheminots accédant au métier ;
  • des essayeurs en proximité dans tous les PRI, qui connaissent les interlocuteurs, le patrimoine, les installations. Un lien particulier doit être créé avec les responsables travaux habilités essais simples, et un accompagnement régulier doit être fait en désignant un essayeur référent par CCRN habilité essais simples ;
  • la présence de deux animateurs travaux par groupe essais. Il n’est plus possible d’assurer le travail de suivi des compétences travaux, d’animation et de remise à niveau des personnels des infrapôles et infralogs et de réaliser l’ensemble des « pièces marché » des chantiers de signalisation avec un seul agent ;
  • la mise en service : une décision collégiale. Les essayeurs doivent être intégrés aux projets beaucoup plus en amont. Il faut aussi donner les moyens aux essayeurs de vérifier la qualité des opérations préalables aux essais (au niveau des travaux, des contrôles et des vérifications techniques) et de pouvoir interrompre leurs campagnes d’essais si besoin afin de garantir toutes les conditions de sécurité. L’animateur travaux du groupe peut intervenir pour s’assurer de la qualité des opérations préalables sans mettre en porte à faux l’essayeur.

Les IN 3220 à 3225, qui régissent le déroulement normal des travaux, doivent être scrupuleusement respectés et servent de base en cas de litige au moment des essais. La qualité des essais est essentielle à la sécurité. Leur organisation doit répondre à des règles.

Pour nos conditions de travail, la CGT exige :

  • la limitation de la GPT (grande période de travail) à 4 nuits au maximum ;
  • la reconnaissance de la pénibilité avérée pour ce métier afin de permettre un départ anticipé à la retraite (via une CPA) ;
  • l’application du régime C, art. 25 de l’accord temps de travail (132 repos liés au travail de nuit), ou l’application « proratisée » si le nombre de nuits est inférieur à 65. Les essayeurs doivent avoir le même régime que les établissements.

La CGT revendique la reconnaissance de notre technicité :

  • la création d’un parcours pro, reconnaissance du diplôme de recrutement, compagnonnage/apprentissage avec va-et-vient entre Ingénierie et les établissements de production pour acquérir des compétences de terrain, en signalisation notamment. Il faut qu’en fin de cursus de formation, un essayeur puisse, s’il le souhaite, poursuivre sa carrière dans un établissement Équipement ;
  • la qualification F (ou 1re classe Cadre) des essayeurs. Les assistants d’essais doivent automatiquement passer à cette qualification (ou classe) lorsqu’ils deviennent agents d’essais ;
  • un déroulement de carrière sur les deux qualifications (ou classes) supérieures pour les essayeurs ;
  • le chef de groupe à la qualification H (ou classe 8) avec une expérience métier.

Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin !

Le 29 septembre, la CGT organisera une journée d’étude de l’ingénierie ferroviaire.

Toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur volonté de donner du sens à leur travail y sont invités.

Ensemble, donnons-nous un avenir !

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REFUSONS DE BRADER NOS SAVOIRS ! DÉFENDONS UNE INGÉNIERIE UTILE !

Ingénierie Génie civil

| Journée d'étude Ingénieries le 29 sept. 2022

Le constat est fait que les stratégies d’entreprise en matière d’externalisation et de parcours professionnels ne répondent pas au besoin de maintenir un haut niveau de technicité pour développer le système ferroviaire.

Le recours à de la main d’oeuvre prestataire ne se fait plus pour gérer les pics de charge mais pour assurer la production courante. Il y a donc un réel levier pour exiger des embauches car la charge de travail est pérenne.

Sortons d’une vision comptable à court terme.

Les ingénieries Génie civil sont essentielles, elles se doivent de développer une technologie de haute précision afin de rouler plus vite et plus sûr. Ne pas maîtriser la technologie condamne le ferroviaire à l’obsolescence. Le TGV en est l’exemple, c’est la volonté politique avec la qualification des cheminots qui a permis de développer le ferroviaire à grande vitesse et de faire de la filière française un fleuron. La roue et le rail sont indissociables, le progrès se gagne ensemble !

La technicité des agents n’est pas suffisamment reconnue. En effet, pour obtenir un déroulement de carrière, il faut passer par des postes en management de projet alors que la technicité, qui s’acquiert aussi par l’expérience, ne donne pas la possibilité d’évoluer sur plusieurs qualifications.

Nous devons porter des revendications pour garantir un véritable déroulement de carrière aux techniciens et experts !

Gares & Connexions, l’usine à gaz en pleine crise

La filiale de SNCF Réseau, Gares & Connexions (G&C), a repris depuis 2020 la gestion des quais, des souterrains et des grandes halles voyageurs (GHV). Or, cette reprise d’actifs ne s’est pas forcément accompagnée du transfert des agents et donc des compétences.

La CGT avait voté seule contre la réorganisation Transfo 2020 au comité social et économique de G&C.

Cette « désorganisation » issue de la loi ferroviaire de 2018 est accentuée par la vision dogmatique de l’entreprise, qui externalise ses études, par le biais de sa filiale Arep ou de bureaux d’études externes. Les cheminots de G&C se voient donc contraints d’assumer des projets de rénovation de quais ou de GHV sans compétences ferroviaires, restées elles en infrapôle ou dans les pôles régionaux Ingénierie (PRI).

L’installation de bâtiments et d’infrastructures en milieu ferroviaire répond à des normes de sécurité (risques électriques, risques liés aux circulation…) qui ne peuvent être maîtrisées qu’en interne.

La CGT des cheminots dénonce ce cloisonnement destructeur des savoirs et revendique la création « d’établissements multi-activité » regroupant toutes les composantes du ferroviaire, permettant ainsi de sortir de cette relation contractuelle établie entre la SNCF Réseau et SNCF Gares & Connexions.

RÉINTERNALISONS ! Gardons et développons nos savoirs pour le fer.

L’externalisation des études et l’utilisation de travailleurs « Presta » traduisent une stratégie opaque financièrement et court-termiste, néfaste pour les cheminots de la SNCF comme pour les prestataires.

Cette filialisation et ces externalisations en cascade engendrent des surcoûts pour les projets ferroviaires et des pertes de compétences énormes dans les domaines du bâtiment, des ouvrages d’art et de la voie.

Le ferroviaire est un domaine « complexe », il a besoin d’une maîtrise parfaite des processus, qui s’acquiert sur un temps long et uniquement dans l’entreprise SNCF.

Outre le dumping social réalisé sur ces ingénieurs et techniciens précaires, cette politiqueؘ RH est financièrement et stratégiquement absurde. Les cheminots des pôles Études considèrent ces prestataires comme leurs collègues. C’est pourquoi l’Union fédérale des cadres et maîtrises CGT (UFCM-CGT) revendique l’embauche immédiate de tous les prestataires qui le souhaitent et la réinternalisation des études.

De bonnes conditions pour bien travailler !

Le refus du flex office, qui rend le télétravail obligatoire, apparaît comme une évidence pour les cheminots des PRI.

Pour ce qui est du télétravail, il nous faut gagner un cadrage, et il doit se faire uniquement sur la base du volontariat. Ses limites ont été pointées en ce qui concerne l’animation des collectifs de travail.

Cheminots et prestataires, ensemble, mettons fin à cette hémorragie des savoirs !
« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ! »

Le 29 septembre, la CGT organisera une journée d’étude de l’ingénierie ferroviaire.
Toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur volonté de donner du sens à leur travail y sont invités.
Ensemble, donnons-nous un avenir !

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REFUSONS UNE MORT ANNONCÉE ! DÉFENDONS UNE INGÉNIERIE UTILE !

Ingénierie du Matériel

| Journée d'étude Ingénieries le 29 sept. 2022

Au banquet du démantèlement du service public ferroviaire, les ingénieries font partie du menu. En effet, une restructuration a rattaché directement l’Ingénierie à la direction du Matériel, déconnectant de fait les anciens pôles Ingénierie du Matériel de la vision terrain.

En renommant ceux-ci « clusters », la Direction espérait voiler une stratégie pour faciliter la revente à la découpe de cette activité essentielle.
Plusieurs phénomènes sont à l’oeuvre pour faciliter ce dépeçage en règle.

Une vision purement comptable

Les études d’ingénierie sont désormais soumises à la validation des activités. Ce changement est loin d’être anecdotique. Il révèle la volonté de la direction de l’entreprise de ne faire passer l’ingénierie que comme un poste de dépense sur lequel on peut réaliser des économies afin de faire baisser les coûts de maintenance, au lieu de considérer que c’est une activité essentielle et un investissement durable pour le domaine.

Malheureusement, les dossiers d’appel d’offres engagés par les différentes régions pour l’ouverture à la concurrence poussent comme des champignons !

Les contrats étant établis pour une durée de dix ans, toutes les parties prenantes sont de plus en plus réticentes à mettre la main au portefeuille pour développer des réponses à des besoins qui ne leur profiteront peut-être jamais.

Le risque est de se retrouver avec une maintenance à deux vitesses, des règles à géométrie variable, des ordres de modification sélectifs selon le niveau d’engagement des autorités organisatrices et donc des politiques à court terme, plutôt que de se soucier de la sécurité ferroviaire et des investissements sur le long terme.

Masteris : le loup dans la bergerie

La société Masteris était censée vendre de la prestation d’ingénierie ferroviaire à des sociétés tiers qui ne voulaient pas s’embarrasser de frais de recherche et développement.

Mais, au fil du temps, cette filiale est en passe de devenir l’interlocuteur unique des autorités organisatrices des transports (AOT) pour répondre aux besoins d’études d’ingénierie sur le matériel roulant leur appartenant.

Voilà comment, si l’on n’y prend pas garde, on organise la casse d’une branche essentielle à la sécurité ferroviaire !

« L’humain au cœur de la performance », disait un ancien directeur du Matériel ?

Enfin, prenant exemple sur l’ex-président Pepy, qui faisait l’apologie de la gestion des entreprises automobiles, la direction du Matériel a lancé, depuis quelques années, une grande campagne de dévalorisation des métiers de l’ingénierie.

Une des premières méthodes sournoises, bien connue des DRH du secteur automobile : l’appel à des travailleurs externes et précaires. Intérimaires chez Renault, ex-PSA (devenu aujourd’hui Stellantis) ou bien Toyota, ce phénomène prend forme à l’Ingénierie du Matériel SNCF avec un recours massif à des sociétés prestataires qui s’implantent dans nos bureaux.

Cette flexibilité de l’emploi, chère aux libéraux qui nous dirigent, alloue une variable d’ajustement (à quel prix ?) pour absorber les variations de charges que nous subirons au gré des changements de propriétaire des contrats de maintenance du matériel appartenant aux différentes AOT. Il nous faudrait au contraire planifier les opérations de maintenance sur la vie des engins.

Tout cela, enrobé dans un prétexte d’indisponibilité des ressources en interne, tant du point de vue physique (manque d’attractivité de l’ingénierie) qu’intellectuel (les cheminots ne disposeraient, soi-disant, pas des connaissances nécessaires à la tenue des différents postes).

Et pourtant, à longueur d’année, la Direction ne cesse de nous répéter que l’entreprise est l’une des entreprises en France dotée du plus gros budget pour la formation.

Que prétendent nos dirigeants ?

Les cheminots n’auraient-ils que des bras et pas de cerveau ?

Sont-ils à ce point sous-qualifiés qu’il faudrait dépenser « un pognon de dingue » pour les mettre à niveau ?

Ou cacheraient-ils des intentions plus cyniques ?

« Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ! » Or leurs politiques de sous-traitance, de cloisonnement, de contractualisation conduisent à la perte de savoir et de maîtrise technique. C’est le lien entre la maintenance et l’ingénierie avec le retour d’expérience qui permettra de donner un avenir au ferroviaire.

Tout ceci n’est pas inéluctable !

La Fédération CGT des cheminots appelle donc toutes les cheminotes et tous les cheminots de l’Ingénierie du Matériel à prendre conscience des enjeux qui pèseront sur eux dans les années à venir et à réagir face aux attaques qu’ils subissent au quotidien.

Étant par nature force de proposition, la CGT établira, avec les cheminots des ingénieries, un cahier revendicatif spécifique.

Nous vous invitons donc à vous rapprocher des militants de la CGT afin d’échanger sur les problèmes et les besoins et de construire ensemble les futures actions de l’Ingénierie, qui devront, bien entendu, être à la hauteur des attaques que nous subissons.

« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ! »

Le 29 septembre, la CGT organisera une journée d’étude de l’ingénierie ferroviaire.
Toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur volonté de donner du sens à leur travail y sont invités.

Ensemble, donnons-nous un avenir !

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PROJET DENSITÉ LA CGT FAIT BOUGER LES LIGNES !

Flash Info

| Maîtrise et cadres UFCM

L’UFCM-CGT avait déposé début d’année une demande de concertation immédiate (DCI) auprès du GPU sur le projet Densité de transfert partiel des informaticiens des UPI des ASTI vers e.SNCF. Lors de cette réunion, l’UFCM-CGT s’était insurgée contre l’incohérence du découpage des UPI, avec notamment la séparation des TAM dans deux sociétés différentes.

Par ailleurs, deux concertations spécifiques de projet (CSP) étaient organisées par SNCF Réseau. Lors de la première réunion, l’UFCM-CGT avait défendu les revendications déjà argumentées lors de la DCI face à e.SNCF.

Grâce aux interventions de l’UFCM-CGT et à la mobilisation des nombreux TAM en grève le 31 mars 2022, les directions de e-SNCF et SNCF Réseau ont revu leur copie !

UNE DEUXIÈME CSP QUI ACTE DES AVANCÉES POUR LES CHEMINOTS !

  • Transfert de tous les TAM vers e.SNCF (pas de scission entre les applicatifs Réseau et la bureautique) ;
  • Maintien du lieu principal d’affectation (hors projets immobiliers en cours ou à venir) ;
  • Maintien des régimes de travail (pas de régime siège à 114 repos et conservation du régime établissement à 122 repos) ;
  • Tous les agents de qualification E (dont les contractuels) en tableaux de service ;
  • Pour les cadres transférés, pas d’obligation à passer au forfait jours s’ils n’y sont pas encore ;
  • Suivi de la situation des DU dont le poste est supprimé avec les organisations syndicales.

L’UFCM-CGT continuera de défendre sa vision du métier, au plus proche des utilisateurs, avec une assistance téléphonique réinternalisée et de vrais parcours professionnels. Nous avions d’ailleurs déjà présenté cette vision détaillée dans notre tract du 7 février 2022 (consulter le tract).

De même, l’UFCM-CGT sera particulièrement vigilante, au cours des prochaines échéances, quant aux autres points portés lors de la DCI.

L’UFCM-CGT vous invite à débattre de ces avancées. N’hésitez pas à contacter les militants de la CGT !

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DÉPOSONS NOS REVENDICATIONS LE 31 MARS À PARIS !

Informaticiens en ESTI / ASTI

| Maîtrise et cadres UFCM

Un projet d’ampleur de restructuration des UP Informatiques des ASTI/ESTI inquiète fortement les agents de ces services. La CGT a déposé une DCI afin de mesurer les intentions de la direction et de porter les revendications.

Le 31 mars, les informaticiens doivent se faire entendre.

Lors de la réunion de conciliation le 22 mars 2022, la CGT a été reçue par la seule direction de e.SNCF. La fracture politique et structurelle entre SNCF Réseau et e.SNCF montre une immense méconnaissance des ressources techniques informatiques actuelles et propose un projet qui ne répond pas concrètement aux besoins des informaticiens et des utilisateurs des postes informatiques.

Si la direction de e.SNCF veut tenir des propos rassurants, elle démontre également son impréparation. D’ailleurs, le projet semble prendre du retard. Certes, après des années de politique d’externalisation qui provoque une insatisfaction effective des utilisateurs et des informaticiens, une stratégie d’internalisation est affichée. Les informaticiens, avec la CGT, avaient raison. Il n’est jamais trop tard pour reconstruire, surtout que les enjeux de maîtrise de la production et de sécurité sont évidents.

Pour autant, le projet est marqué d’une volonté de fracturer les informaticiens entre Réseau et e.SNCF. C’est un risque pour la proximité et les parcours pro, en plus d’être un casse-tête en pratique.

C’est pour cela que la CGT a posé les revendications suivantes :

  • le maintien et le développement des techniciens d’assistance et de maintenance informatique en proximité pour intervenir sur la bureautique mais aussi sur des applications liées aux circulations des trains ;
  • la possibilité de dispenser une sensibilisation à la cybersécurité auprès des utilisateurs, mais aussi des aides pour l’utilisation de programmes et le développement de nouveaux services transversaux (impression 3D, SharePoint…) ;
  • une augmentation de 30 % du cadre d’organisation (internalisation et nouveau service), un plan de 100 recrutements par an doit être mis en place ;
  • l’internalisation des centres d’appel en proximité par des techniciens qui connaissent les interlocuteurs ;
  • l’embauche des prestataires, intérimaires et alternants ;
  • le développement, en interne, d’une véritable filière des métiers de l’informatique, avec une formation initiale et continue ;
  • un parcours professionnel englobant les correspondants informatiques des établissements (TAM, référents techniques, administrateurs et techniciens réseau, correspondants des systèmes d’information d’établissement…) ;
  • une stratégie pour l’emplacement des serveurs de données en territoire et nationaux.
  • 10 % du temps de travail en UP informatique dédié à la formation ;
  • l’arrêt de la forfaitisation des prestations ;
  • la mise en place de tableaux de service et l’organisation de l’astreinte.

Le 31 mars 2022, avec l’ensemble des cheminots, victimes des mêmes politiques, agissons ensemble !

La CGT déposera les cahiers de doléances et le cahier revendicatif des informaticiens :

LE 31 MARS, TOUTES ET TOUS ENSEMBLE
À LA MANIFESTATION NATIONALE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL À PARIS !

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LETTRE OUVERTE

| Maîtrise et cadres UFCM

LETTRE OUVERTE  DES ENCADRANT·E·S SYNDIQUÉ·E·S UFCM-CGT(1)  À LEURS COLLÈGUES DE L’ENCADREMENT

Depuis une décennie, nous vivons un empilement de réformes. C’est comme si la SNCF était devenue le passage obligé où chaque président de la République souhaite laisser son empreinte. Réforme après réforme, réorganisation après réorganisation, tout a bougé, mais rien n’a changé !

Les problèmes s’enracinent et les moyens sont toujours plus comptés. Dans ce contexte, l’édifice managérial est toujours plus malléable pour rendre les encadrants corvéables, à commencer par les premiers dirigeants. La SNCF se transforme, le système ferroviaire se complexifie et l’encadrement est sommé de s’engager dans le déni de ses besoins, de ses repères, de ses valeurs comme souvent de son expertise.

Les encadrants sont donc à l’articulation d’orientations idéologiques et des réalités opérationnelles. Une situation qui les place dans une crispation quasi-permanente pour rendre acceptables et applicables des orientations tellement contradictoires avec le travail réel.

Les politiques à l’emporte-pièce nous obligent à contredire des évidences propres à chaque métier puis, devant les fiascos mesurés, à se dédire devant nos équipes. L’exemple des RET (Responsables Équipe Train) lors de la mise en place de l’accueil-embarquement est édifiant. On leur a demandé de mettre un terme au contrôle à bord, orientant les ASCT vers des logiques de service sans lien avec leur métier et le sens de leur présence dans les trains. Puis, devant le constat de l’explosion de la fraude, l’entreprise demande alors aux RET de se dédire et de rétablir le contrôle à bord.

Il en va de même de la marche forcée vers la sous-traitance ou du démantèlement en règle de la ligne hiérarchique. Chez Réseau, Maintenir Demain alors qu’Aujourd’hui ne tient pas debout !

Autant de stratégies aveugles qui rejettent sur l’encadrement de terrain des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Celles de tordre le travail tout en produisant des résultats de plus en plus abstraits pour prolonger cette comédie de la mobilité à la SNCF.

La matrice libéralisation, dérégulation, ouverture à la concurrence conduit à un éclatement du système ferroviaire. Elle vise d’abord à dégager l’État de ses responsabilités sur l’avenir du rail public. Une fois la colonne vertébrale publique retirée, elle jette chaque pan de l’entreprise publique dans les nouvelles prédations (rentabilité, rationalisation, renoncement) du modèle ultra-libéral. À ce jeu, il ne reste qu’à celles et ceux qui sont attachés aux réalités sociales du chemin de fer au quotidien d’agir pour garantir des réponses fiables. L’action de la CGT et d’un grand nombre de cheminots, d’usagers, grâce aux multiples associations de défense du ferroviaire qui se créent, permet de faire bouger quelques lignes et certaines collectivités locales pallient, avec plus ou moins de réussite, les carences de l’État.

L’acharnement à déconstruire le rail public passe par la révision incessante de l’organisation de la production et du travail des cheminots.

REPORTING, COMMENT DÉPOSSÉDER L’ENCADREMENT DE SON RÔLE D’ARBITRAGE

Quand on décrypte ce culte du reporting, on mesure alors comment on s’éloigne toujours plus d’une compréhension et d’une analyse de l’organisation de la production qui partent des besoins et des conditions objectives d’exercice de chaque métier et du fonctionnement des services.

C’est une stratégie d’aveuglement qui se met en place. C’est ce qu’exprime le psychiatre Bernard Granger dans sa récente tribune « Excel m’a tué ». Il explique comment « on nous pousse dans un pilotage de la transformation, là où il faudrait une transformation du pilotage ». Le déni de réalité sur l’organisation se joue dans la politique de reporting et son renouvellement constant qui « assure sa domination non pas en exigeant des données fiables ou contrôlées, mais se satisfait de ce que chaque case soit remplie ».

La posture vise à ce que chaque représentation chiffrée s’auto-justifie. On refuse d’en évaluer les conséquences dans la réalité et donc de reconsidérer un choix, une stratégie inopérante.

À chaque nouveau problème, sa nouvelle architecture de reporting et son lot de réunions chronophages ; des outils de reporting évoluant sous des formes plus ludiques générées par des systèmes numériques de plus en plus autonomes. Cela conduit à produire une représentation chiffrée, normée, mais déconnectée du travail réel. Cette perte de compréhension des pratiques métier et de l’expérience conduit à remettre en cause le jugement professionnel de l’encadrement. Si la parole de l’encadrement était entendue et respectée, nous aurions échappé à nombre de décisions délirantes dans l’entreprise.

QUE FAIRE ALORS ?

Pour la CGT, la responsabilité de l’encadrant prend sa source dans la délégation de pouvoir qu’il reçoit de l‘employeur. Souvent choisi pour son expérience et son parcours professionnel, le personnel d’encadrement doit, pour bien remplir son rôle, définir le sens de sa tâche dans l’organisation et la place de son service et de ses équipes dans le système. Il doit donc connaître la finalité et l’ambition qu’on lui confie et construire une stratégie en négociant les moyens pour la mettre en œuvre.

Il y a deux moments particuliers pour cela. Le premier doit être le dialogue qui doit se tenir lors de la signature annuelle des délégations qui nous sont confiées. En retraçant la trajectoire de la feuille de route, on ré-évalue et réactualise avec son dirigeant le contexte et les éléments structurant de la délégation (missions, moyens, compétences, évolutions, innovations, etc.). La délégation de pouvoir est un moment singulier où se joue en direct le rôle contributif de ces personnels avec leur plus haut dirigeant. Cet exercice devrait se faire dans un cadre plus collectif sur l’ensemble d’un établissement ou d’une entité. Pour la CGT, l’encadrant doit pouvoir s’exprimer à tout moment sur les décisions de l’entreprise.

Le deuxième moment pour arbitrer les conditions d’exercice du poste d’encadrant est l’EIA. S’il revêt une dimension plus personnelle, il doit être le moment privilégié pour faire un état des lieux du travail réel. À cette occasion, il est impératif de peser l’adéquation entre les exigences faites à l’encadrant et leurs effets sur ses conditions de vie et de travail.

Quels que soient notre fonction ou notre niveau hiérarchique, nous sommes salariés, et donc soumis au pouvoir d’organisation de l’employeur. La mise en place du forfait jours, l’échec du droit à la déconnexion dans notre entreprise tendent à masquer les effets réels de la charge de travail sur l’encadrement.

LE CADRE SOCIAL DE LA BRANCHE FERROVIAIRE :
BOMBE À RETARDEMENT DU DUMPING SOCIAL

La création de la convention collective nationale (CCN) de la branche ferroviaire touchera tout le monde dans le secteur, les cheminots de la SNCF tout autant. Dans l’encadrement, la fin du recrutement à statut crée un effet d’aubaine pour la SNCF. Après avoir abrogé le RH0254 et bientôt ses annexes, l’entreprise dispose donc d’une population active dans tous les collèges qui se verra appliquer les dispositions de la CCN.

Prenons un exemple simple : lors d’un transfert vers une filiale, un agent relevant de l’accord forfait jours du GPU SNCF à 205 jours/an pourra se voir imposer un forfait jour disposition CCN à 217 jours/an. Qui peut croire que le patronat s’en privera ? À l’heure de la violente cure d’amaigrissement des effectifs de l’encadrement, les fameux frais de structure, quelle garantie que la SNCF ne dénonce pas son propre accord en interne ?

Un autre avenir est possible !

Nous, encadrant·e·s syndiqué·e·s à l’UFCM-CGT, sommes disponibles, avec nos structures syndicales spécifiques, pour gagner ensemble les moyens de reprendre la main sur notre travail et faire entendre l’expertise et la contribution quotidienne qui est la nôtre.

Venez à notre rencontre pour débattre de ces questions essentielles.

AVEC LA CGT, NOUS EXIGEONS DE BIEN VIVRE POUR BIEN TRAVAILLER !

(1) L’UFCM-CGT (Union Fédérale des Maîtrises et Cadres CGT) est une structure spécifique de la Fédération CGT des cheminots. Elle anime et coordonne l’activité des structures locales et territoriales des syndicats et sections UFCM dans lesquels les personnels maîtrises et cadres du ferroviaire se syndiquent, débattent et décident des interventions utiles pour faire entendre leurs revendications.

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INFORMATICIENS : QUELLE VISION CGT DU MÉTIER ?

Projet e.SNCF

| Maîtrise et cadres UFCM

L’entreprise tente d’imposer au pas de course le transfert d’environ 2/3 des informaticiens des UP informatiques (UPI) des ASTI/ESTI vers e.SNCF Solutions–DSNU. Devant ce projet qui interroge fortement, la CGT affirme et revendique une autre vision du métier, de l’avenir du métier et de l’organisation du travail au sein de la SNCF. Faisons le point.

SUPPORT INFORMATIQUE : LE PROJET CGT

Un support technique de proximité, une garantie de qualité


• Proximité géographique

La présence de TAM (techniciens d’assistance et de maintenance) en établissement doit redevenir la règle. La proximité avec les utilisateurs permet un véritable service de qualité mais évite aussi bien des interventions a posteriori. Avoir un interlocuteur identifié et compétent résout bien plus rapidement les problèmes ou les questionnements.

• Informaticiens cheminots dès la prise d’appel

Les TAM se sentent souvent limités à un rôle de boîte d’enregistrement. La CGT revendique qu’ils aient de véritables marges de manoeuvre avec les outils techniques adéquats ; plus besoin dès lors de renvoyer vers d’autres centres d’appel pour résoudre les problématiques utilisateurs.

• Postes de travail (bureautiques et applicatifs) sur un périmètre donné

La CGT revendique que les TAM continuent d’intervenir sur tous les types de postes de travail, bureautiques et applicatifs. La pratique des deux est complémentaire et garante d’un service de qualité. Les postes applicatifs ne sont ni plus ni moins que des postes bureautiques avec des applicatifs métiers spécifiques intégrés. Il serait véritablement incohérent de diviser le métier en deux activités distinctes.

• Internalisation des centres d’appel

La CGT exige l’internalisation des centres d’appel pour les localiser en territoire, dans chaque UP informatique. Des centres d’appel, avec des cheminots TAM formés ayant de réelles possibilités de dépannage. De plus, le fonctionnement d’un centre d’appel avec un roulement semble être le plus efficace pour le maintien des compétences et l’échange des informations entre techniciens.

Salles serveur en territoire

La CGT défend le maintien de salles serveur en territoire. Elles permettraient un stockage des données en proximité et une gestion réactive des données. Surtout, la CGT est attachée à ce que la SNCF conserve en interne la maîtrise de la sécurité et du lieu de stockage de ses données.

Un vrai parcours professionnel


Des TAM et techniciens en centre d’appel à la qualification E (ou équivalant pour les contractuels)

La CGT revendique la qualification E pour les TAM. Elle correspond à leur technicité, leur formation ou leur diplôme. Leur professionnalisme permet d’internaliser la maintenance matérielle et évite de renvoyer les utilisateurs vers des prestataires de services. Les TAM sont des techniciens à part entière ; ils maîtrisent les outils informatiques et ont une connaissance fine de l’entreprise et des utilisateurs.

Des référents techniques à la qualification F (ou équivalant pour les contractuels)

La CGT revendique une réelle valorisation de l’expérience et de la technicité en permettant à des TAM « seniors » d’accéder à la qualification F. Ils deviendraient alors réellement les référents de techniciens et seraient identifiés comme tels à tous les niveaux de l’entreprise.

Des administrateurs ou techniciens réseau à la qualification F (ou équivalant pour les contractuels)

La CGT revendique la qualification F pour tous les administrateurs ou techniciens réseau. En effet, outre l’usage des matériels plus sensibles, les administrateurs et techniciens réseau maîtrisent la sécurité du réseau, avec une connaissance de l’implantation des établissements et leurs besoins. De plus, avec la réappropriation des données sur des serveurs en territoire, ils doivent maintenir un haut taux de sécurité sur les données stockées.

• Faire du CSIE un vrai métier

Correspondant des systèmes d’information de l’établissement (CSIE) est un métier à part entière. En effet, les CSIE sont normalement présents dans chaque établissement pour être l’interface entre les utilisateurs et les UP informatiques. Ils doivent avoir une connaissance des matériels informatiques, des applicatifs métiers de leur périmètre. Ils doivent également gérer les parcs informatiques et les outils numériques, et connaître l’utilisation des applicatifs pour identifier les besoins précis et cohérents et les exprimer auprès des UP informatiques.

Le rôle central de la formation


• Dédier 10 % du temps de travail en UP informatique à la formation

La CGT revendique qu’au moins 10 % du temps de travail soit dévolu à la formation, des formations qualifiantes et à la hauteur exigée par la technicité des métiers de TAM et d’administrateurs. Les agents doivent continuellement se tenir informés des changements, des évolutions, des mutations technologiques continuels. Ce temps d’autoformation est du temps de travail au bénéfice de toute l’entreprise. Il doit être organisé ; la Direction doit arrêter de demander aux salariés de le faire sur leur temps personnel.

• Former les agents à la cybersécurité

La multiplication des outils numériques et leur utilisation par tous comme l’utilisation d’applications sur des terminaux personnels rendent évident, pour la sauvegarde de l’intégrité des données de l’entreprise, le besoin d’avoir des agents formés à la cybersécurité. Ceux-ci ne peuvent provenir que des UP informatiques : les TAM ou administrateurs sont les mieux placés. Nous revendiquons une véritable formation et une certification pour valoriser ces compétences en cybersécurité, vitales pour l’entreprise.

Embauche immédiate des prestataires, intérimaires et alternants


La CGT revendique l’embauche de tous les prestataires, intérimaires et alternants qui le désirent. Ils sont formés pendant de longs mois à des niveaux de compétences et de connaissances de l’entreprise. La CGT estime la nécessité de recruter 250 emplois. C’est nécessaire et possible ! La CGT propose le développement de services pour les établissements (impressions 3D, SharePoint…).

L’organisation du temps de travail


Mise en place de tableaux de service

En lieu et place des forfaits jours, nous revendiquons le retour aux tableaux de service. La mise en place de tableaux de service s’accompagnerait d’un véritable décompte du temps de travail.

L’arrêt de la forfaitisation des prestations pourrait mettre en évidence la variété des interventions et l’implication des agents. Il y aurait alors un équilibre entre la charge de travail, le temps passé et le nombre d’agents pour réaliser les interventions en qualité.

• Astreinte

L’astreinte doit intervenir pour garantir la continuité de service qui garantit un service public ferroviaire sûr et de qualité. Les systèmes d’information sont indispensables à la circulation ferroviaire et également pour le réseau (LAN, MAN et WAN). L’organisation du travail doit garantir la santé des travailleurs.


LE PROJET FLOU DE LA DIRECTION

Le projet CGT est clair, qu’en est-il de celui de la Direction ? Présenté sur deux pages, pour une application mi-2022, le projet pose énormément de questions…

Celui-ci semble la continuité d’une politique démontrant une méconnaissance du terrain et une totale absence de vision du métier du support technique informatique à la SNCF.

Baisse de charge ou baisse de service ?

La Direction nous assure que, quoi qu’il advienne, les évolutions techniques et métiers aboutirons à terme à une baisse de 30 % des charges de travail en UPI, cela que le projet de transfert vers e.SNCF se fasse ou non. Nous contestons : cette prétendue baisse est le fruit d’une stratégie de soi-disant « autonomisation de l’utilisateur ». En clair, celui-ci est de plus en plus contraint de se débrouiller seul. La CGT dénonce cette vision étriquée du métier de support informatique.

Une réinternalisation de l’informatique à e.SNCF : 900 nouveaux informaticiens d’ici à 2025

La Direction a décidé la création d’un centre de services de 400 cheminots, réinternalisation qui devrait dégager une économie de 13 % (sic !).

Sur ces 400 cheminots, 300 seront issus de reclassements de cheminots de qualification B, C, D et E, issus d’autres métiers, via des formations.

500 cheminots seront embauchées sur des postes à la qualification F/G/H (et peut-être aussi à la qualification E, de manière plus marginale, l’essentiel serait plutôt sur un équivalent G).

Ils viendraient internaliser tous les types de missions de e.SNCF.

Revendication historique de la CGT, cette internalisation est un enjeu fort des batailles menées par la CGT sur l’informatique depuis plus de 10 ans. La Direction reconnaît bien tard la justesse de notre analyse, y compris en termes de coûts !

Un transfert partiel des UPI vers e.SNCF Solutions–DSNU

Les UPI des ASTI/ESTI travaillent à 75 % sur des budgets e.SNCF.

Pour l’instant, le projet de transfert à e.SNCF concerne cette charge de travail avec le nombre d’agents correspondant théoriquement.

MAIS l’activité de maintenance des postes de travail Sinai ne serait pas transférée, et cela, semble-il, sur demande de SNCF Réseau.

Être isolé dans un métier avec très peu d’emplois disponibles dans son bassin d’emploi bloque mécaniquement le déroulement de carrière.

Quel déroulement de carrière pour les agents non transférés ?

C’était déjà le problème au temps des « services informatiques de région » ; cela a continué dans les ASTI, même après le changement de grade des informaticiens (jadis filière administrative, et maintenant filière Équipement) : le déroulement de carrière des informaticiens, isolés en territoire, était très problématique voire nul.

Le bilan est un échec clair : combien d’informaticiens issus des ASTI dirigent maintenant une ASTI ?

Or, forte de cette expérience, et sans aucune logique, la Direction propose aujourd’hui à un quart des informaticiens des ASTI de végéter, isolés de leurs collègues, dans une autre société !

La CGT n’accepte pas cette découpe à la serpe des UP informatiques. C’est un non-sens métier.

Un transfert susceptible d’assainir la gouvernance des UPI ?

Le transfert des agents en charge du support technique bureautique dans l’entité donneuse d’ordre (car en charge de la maîtrise d’ouvrage des services numériques à l’utilisateur) comporte un intérêt certain en matière de gouvernance.

En effet, combien d’offres numériques à l’utilisateur sont « commercialisées » par e.SNCF Solutions–DNSU sans qu’il ne soit prévu un quelconque support technique par les ASTI ? Or, l’expérience l’a montré, les TAM en UPI finissent toujours par faire, « gratuitement », du support sur ces offres.

S’ensuit inéluctablement un dialogue de sourds sur les factures entre ASTI et e.SNCF, avec e.SNCF qui se plaint du montant de la facture, et les ASTI qui reprochent à e.SNCF de ne pas payer le travail effectué.

Avec maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’oeuvre dans la même entité, les responsabilités des donneurs d’ordre devront être assumées.

La CGT a toujours combattu cette opposition (relation client-fournisseur) qui pouvait se solder par la suppression des commandes de e.SNCF aux UPI. Le regroupement des informaticiens dans une même structure répond en partie à une revendication. Cependant, la Direction doit s’engager à développer le support en proximité.

Bien que l’on puisse se satisfaire d’un premier pas pour la réinternalisation des services informatiques, l’éclatement arbitraire des agents ASTI dans deux sociétés distinctes nous interpelle et nous inquiète. De même, il faut rester vigilant sur une éventuelle filialisation d’e.SNCF Solutions. Celle-ci n’est a priori pas à l’ordre du jour, nous savons d’expérience que les dirigeants en place et leurs orientations stratégiques peuvent changer rapidement.

La CGT porte un vrai projet pour le développement, la maintenance des systèmes d’information et l’assistance des utilisateurs.

Ce projet doit être débattu entre cheminots informaticiens. Ensemble, portons un projet qui a du sens, qui nous permette de développer en territoire les services informatiques pour un service de qualité et des agents enfin reconnus.

Ensemble, utilisateurs et informaticiens, exigeons l’efficacité pour de bonnes conditions de vie et de travail.

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ENVAHISSEZ-NOUS !

Appel à la jeunesse

| Grève et manifestations du 27 janvier 2022

Le 7 décembre 2021, l’Union Fédérale des Cadres et agents de Maîtrise de la Fédération CGT des Cheminots a invité des jeunes de moins de 35 ans afin qu’ils expriment leurs indignations, leurs colères et leur envie de changer la société.

Venus de toutes la France, ces jeunes, Femmes et Hommes, étaient de différentes SA, de différents établissements, de différentes filières,

Ils occupent des postes opérationnels, techniques, d’appui ou d’encadrement. Ils sont jeunes embauchés ou plus anciens dans le monde ferroviaire. Ils ont eu un parcours d’attaché cadre, TS ou opérateur avant d’accéder à leur poste actuel. Ils travaillent en collectif, ou seul, dans des espaces partagés ou dans un bureau personnel…

Ils représentent l’ensemble la diversité sociale, culturelle, fonctionnelle du monde ferroviaire.

Nos échanges portaient principalement sur les thématiques de salaire et rémunération, de conditions de travail, de temps de travail et de repos et de leurs parcours professionnels.

Toutes et tous ont mis en avant une perte de sens du travail ; une organisation de la production – qu’on les force parfois à mettre en place – qui ne répond pas aux besoins des voyageurs ni des cheminots ; une vision à court terme de l’entreprise et de leur avenir ; une confiance parcellaire envers les plus hauts dirigeants de l’entreprise ; une non-reconnaissance de l’engagement, de l’investissement dans le travail ; des salaires qui ne sont pas satisfaisants.

Face à leurs aspirations, leurs besoins, nous avons confronté les revendications de la CGT et de son UFCM. Toutes les problématiques de ces jeunes maîtrises et cadres se retrouvent dans nos repères revendicatifs.

Puisque nous les partageons, ENSEMBLE, nous pouvons les porter !

Nos discussions ont mis en exergue la peur de l’isolement et de la stigmatisation pour un maîtrise ou un cadre s’il se fait remarquer négativement par sa hiérarchie. Mais elles ont aussi montré que construire ensemble une mobilisation est atteignable, que des revendications sont gagnables, que la jeunesse de la SNCF n’est pas individualiste, comme certains veulent le faire croire.

Prenez contact avec une structure UFCM-CGT, un syndiqué maîtrise ou cadre CGT, renseignez-vous sur les initiatives proposées, sollicitez-les pour créer les conditions de rendez-vous et d’échanges entre maîtrises et cadres, entre cheminots.

JEUNES MAÎTRISES ET CADRES, PLUS JAMAIS SEULS, REJOIGNEZ LA MOBILISATION, REJOIGNEZ LA CGT !

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24 juin 2022

Grève à la SNCF le mercredi 6 juillet, les syndicats réclament une hausse des salaires

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