Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

DÉFENDRE LE SERVICE PUBLIC !

Rapport de la Défenseure des droits

| ASCT

Constatant une aggravation des inégalités territoriales en matière d’accès aux différents canaux de distribution de vente, de tarification, de régularisation et de verbalisation à bord des trains, la Défenseure des droits, dans un rapport paru le 28 juin dernier, épingle la SNCF sur sa politique de dématérialisation des titres de transport.

Sur fond d’ouverture à la concurrence, la SNCF s’est lancée dans une course à la digitalisation qui se traduit par la fermeture de nombreux guichets de vente, « certains usagers ne sont plus en mesure de se procurer un titre de transport aussi aisément que les voyageurs au départ d’une gare en disposant ».

Dans son rapport, la Défenseure des droits invite donc la SNCF à revoir sa copie en matière d’égalité de traitement, notamment dans les PANG (Points d’Arrêt Non Gérés) et à « maintenir des guichets ouverts dans l’ensemble des gares de voyageurs », ainsi qu’à « interrompre la fermeture des gares sur le réseau TER […] afin d’assurer à tous les usagers la possibilité de se munir d’un billet dans des conditions satisfaisantes ».

Elle souligne par ailleurs que les usagers au départ des PANG ou dans les trains « sans accompagnement systématique » (EAS) subissent d’autres effets discriminatoires, notamment en matière de tarification et de verbalisation à bord des trains. Ils sont placés dans une situation où les tarifs pratiqués en gare leur sont souvent inaccessibles (tarifs de bord majorés), s’ils ne sont pas dans certains cas assimilés à des fraudeurs (verbalisation). Cette situation déjà identifiée par la Fédération CGT des cheminots, l’avait conduite à alerter le Président de l’Association des Régions de France par courrier du 21 février 2019.

La Défenseure des droits formule donc des recommandations à la SNCF, l’incitant à conserver plusieurs modalités d’accès aux canaux de distribution et à rétablir l’égalité de traitement entre les usagers en matière de tarification à bord des trains, ce à quoi la Fédération CGT des cheminots souscrit.

Néanmoins, le rapport produit reste sur les effets induits par le processus d’ouverture à la concurrence, le développement de l’EAS, la liberté tarifaire des régions, etc., sans jamais les remettre en question.

Or, traiter des symptômes ne suffit pas. C’est à leurs causes qu’il convient de s’attaquer !

Sommée par la Défenseure des droits de rendre compte des suites données à ces recommandations, la Direction de l’entreprise doit désormais changer de trajectoire et apporter des réponses concrètes aux usagers comme aux cheminots.

La Fédération CGT des cheminots considère que garantir l’égalité d’accès au service public ferroviaire et de traitement des usagers en tout point du territoire exige :

  • L’arrêt du processus d’ouverture à la concurrence du service public ferroviaire ;
  • La réouverture des guichets dans les gares ;
  • L’accompagnement systématique de tous les trains ;
  • Des embauches massives ;
  • Une tarification unique nationale pour les TER.

Ce sont ces réponses qu’attendent usagers et cheminots !
Pour un transport ferroviaire accessible, efficace et équitable, c’est d’une autre voie dont nous avons besoin, celle du service public !

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DES SPÉCIFICITÉS FORTES À DÉFENDRE, DE NOUVEAUX DROITS À CONQUÉRIR !

Métiers de l'encadrement de la filière Trains

| ASCT

Défense du métier de RET dans une filière Trains chapeautant un seul métier, celui d’ASCT, refonte de la prime de travail, parcours professionnels spécifiques, la CGT est bel et bien la seule à oeuvrer pour défendre les encadrants de la filière Trains !

La CGT fédère bien l’ensemble de la famille cheminote, dans toute sa diversité.

Depuis la disparition de la ligne métier incarnée par la direction des Trains et les établissements commerciaux Trains, les métiers de l’encadrement de la filière Trains, et plus particulièrement celui de RET, ont été profondément impactés et déstabilisés. Les réorganisations libérales du travail ont conduit à des suppressions de postes précieux pour exercer un encadrement de qualité. Les cheminotes et les cheminots de la filière ont largement tenu la barre, souvent au détriment de leur santé. La CGT propose de reprendre la main sur les organisations du travail en partant aussi des besoins exprimés par celles et ceux qui les mettent en oeuvre quotidiennement !

1. Métiers de l’encadrement Trains : des spécificités au service des ASCT !

L’accord Classifications et rémunérations finit d’entériner le concept de flexibilité totale que l’encadrement devrait décliner et subir sans mot dire. La notion d’agent de la relation clients pouvant exercer ses missions indifféremment au sol ou à bord est un mélange des genres porteur de menaces pour l’avenir du métier d’ASCT. Le métier de RET est, par voie de conséquence, menacé d’extinction au profit de postes et emplois fourre-tout. La réalité de l’encadrement d’équipes d’ASCT démontre exactement une nécessité inverse : le métier de RET, issu du dictionnaire des filières, est la seule modalité à même de garantir un encadrement efficace et performant à destination des ASCT !

La polycompétence réclamée par la Direction, via l’encadrement de plusieurs métiers de production, finit de provoquer une perte dans la maîtrise de technicité dont le RET est détenteur vis-à-vis des ASCT.

La CGT défend la pérennité du métier, alors que la Direction cherche par tous les moyens à le noyer dans des missions d’encadrement généraliste. Un « manager » serait ainsi capable d’exercer ses fonctions aussi bien en direction d’ASCT que d’ADC ou d’agents des gares, vendeurs, etc.

Aussi, les N+1 des RET sont de moins en moins issus de la filière Trains. Cette perte en ligne de la connaissance des métiers de la filière Trains par les N+2 des ASCT révèle de plus en plus de contradictions entre ce que vivent les ASCT et leur encadrement de proximité et ce qu’imaginent les dirigeants d’unité, directeurs de ligne, dirigeants de secteur, etc.

Les injonctions contradictoires se multiplient alors, fruits du décalage entre objectifs assignés et réalité des moyens à disposition pour produire le ferroviaire.

La CGT exige :

  • que le métier de RET soit pérennisé, ses spécificités reconnues ;
  • que les postes de spécialistes Trains en pôle de soutien retrouvent l’envergure qui était la leur avant la disparition des ECT.

2. Redonner les moyens pour un service rendu de qualité

Depuis la disparition des postes de spécialistes Trains de la DDT et des ECT, l’autonomie des encadrants s’est muée en isolement. Ils seraient ainsi voués à produire du management généraliste, mais également tout le contenu métier auparavant fourni par des experts métiers (sécurité, sûreté, LAF, tarifaire et services…). D’omnipraticien déclinant le travail de spécialistes des différents pôles de soutien, le RET est devenu un polyspécialiste qui n’aurait pas d’autre alternative que sa propre inspiration, à coût constant, pour faire progresser les équipes placées sous sa responsabilité. Cette polycompétence imposée par les réorganisations successives, combinée à l’augmentation significative des missions, est en premier lieu génératrice de risques psychosociaux pour les RET via l’explosion de la charge mentale dont ils deviennent victimes malgré eux !

La CGT revendique :

  • le retour d’une direction des Trains afin de renouer avec un pilotage des métiers des Trains robuste et performant, au service des besoins des cheminots de la filière ;
  • des équipes d’ASCT ne dépassant pas 15 agents, gage d’un accompagnement personnalisé et de qualité pour chaque ASCT.

3. Autonomie et sens du travail : un fonctionnement démocratique à regagner

La CGT porte un projet démocratique et vertueux quant à la place que l’encadrement se doit de retrouver. La Direction, aidée par certaines organisations de salariés dites proches de l’encadrement, a de plus en plus isolé les RET au sein de la ligne managériale. Ils se retrouvent aujourd’hui maintenus dans une position intenable : assurer les responsabilités et les délégations qui leur sont confiées au nom de l’employeur, tout en étant systématiquement tenus à l’écart des cercles de décisions. Ce modèle est absolument non vertueux puisqu’il tend à cantonner le RET à une position d’exécutant de décisions prises sans qu’il soit consulté. Non seulement cette lubie est inefficace quant à la portée, la crédibilité et l’efficacité des positions prises mais elle incarne, en premier lieu, la volonté de ne pas considérer le RET comme un véritable professionnel.

La CGT revendique :

  • un statut protecteur pour l’encadrement garantissant la pluralité des opinions et reconnaissant leur rôle central dans la production ferroviaire ;
  • une place active et cohérente des RET au sein de la ligne hiérarchique, comme contributeurs directs des prises de décisions.

4. Déroulements de carrière : en finir avec la double peine, garantir un mécanisme spécifique d’évolution professionnelle

À la perte d’autonomie et du sens du travail, s’ajoute le déroulement de carrière des RET, dont les modalités et les spécificités ont été dissoutes dans un processus global de sélection des profils, faisant l’impasse sur l’expérience et les qualifications acquises sur les postes et laissant place à l’appréciation unilatérale de l’employeur.

Or, il convient de rappeler que les parcours professionnels des RET, initialement en ECT, étaient guidés par une philosophie d’acquisition progressive des compétences, et donc d’une reconnaissance des qualifications en conséquence. Ainsi, le changement de collège engendré par le changement de qualification (E pour F) était une modalité prise en compte dans le déroulement de carrière des RET. Or, désormais, la Direction se plait à affirmer que les RET de la qualification E (classe 5) devraient, via Ambition cadre, prouver leur aptitude à devenir cadres. Cherchez l’erreur quand ces cheminots sont, au quotidien, définis comme « encadrants » par leur direction !

La CGT revendique un mécanisme facilitant l’accès au collège Cadres pour les RET du collège Maîtrises, sous surveillance des représentants des salariés afin d’écarter tout risque de pratiques abusives de l’employeur. La « détection des potentiels », dispositif opaque sans contrôle et sans contradiction possible, doit être abandonnée. Les compétences réellement détenues, l’expérience acquise sur le poste, doivent être les seuls critères d’appréciation opposables pour le déroulement de carrière !

La CGT Cheminots et son Union fédérale des cadres et maîtrises défendent et défendront systématiquement les intérêts de tous les cheminots de la filière Trains, sans distinction de métier, de statut ou de collège.

Ensemble, avec la CGT, en considérant les spécificités de chaque métier, gagnons la bataille pour produire un service public ferroviaire de haut niveau, obtenir des moyens et des conditions de travail qui nous respectent !

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TENONS LE FIL DE NOS REVENDICATIONS

Filière Trains

| ASCT

Les yeux rivés sur les objectifs financiers, la direction occulte les réalités du terrain et mène une politique de précarité et de dérèglementation.

Or, l’explosion des faits sûreté, des équipements de trains non-conformes, des modifications de commandes, des congés refusés, … témoignent d’une dégradation continuelle du quotidien des ASCT et de leurs responsables d’équipe.

DES EFFECTIFS À RELEVER !

Depuis 2014, les effectifs aux trains s’amenuisent, passant de 10 096 à 8 100, à mesure que les objectifs visés par la direction augmentent (volonté d’accroître le service) et dégradent la sûreté (équipement des trains pas respecté, absence d’agent B…) comme les conditions de vie et de travail (congés refusés, modifications de commandes…).

La bataille pour l’emploi est donc essentielle et permanente. C’est la clé de voûte de l’amélioration de nos conditions sociales et de travail.

La Fédération CGT revendique :

  • Des embauches aux Trains en adéquation avec les charges (respect et revoyure du coefficient RCM) ;
  • Les effectifs nécessaires à l’équipement de tous les trains (2 minimum par train et par rame) ;
  • La mise en place de la semaine des 32H. Elle permettrait l’embauche de 985 ASCT supplémentaires ;
  • La fin de la précarité avec la régularisation de tous les CDD.

LE RESPECT, C’EST DES PARCOURS PROS POUR TOUS !

Bien que la direction s’en défende, les parcours professionnels sont remis en cause dans toutes les Activités.

Les premières entorses ont eu lieu lorsqu’elle a décidé, seule, qu’une lettre de motivation et/ou un entretien professionnel étaient nécessaires au processus de changement d’activité, reléguant de fait l’ancienneté à un élément subsidiaire. La mise en place des ESV a accru les cloisonnements et les écarts dans les parcours.

En parallèle, la disparition de la ligne métier Trains (DDT) au profit d’activités surpuissantes et capricieuses a servi de passe-droit pour sacrifier nos fondamentaux. En effet, en objectivant financièrement chaque activité, les autorisations d’embauches à TER s’articulent au gré des conventions et de l’actualité (ouverture à la concurrence, Covid…). Ceci a conduit à des transgressions ces derniers mois qui, sans l’intervention de la Fédération CGT et de ses syndicats de proximité, auraient vu leur nombre exploser.

Avec la Fédération CGT, je refuse l’éclatement de nos parcours professionnels.

Ils sont propres à chaque agent et ne doivent en aucun cas être guidés par la stratégie patronale.

  • L’unicité de l’entreprise est garante du respect des accords et du maintien des passerelles entre activités. À cet effet, une direction nationale doit être remise en place pour la filière Trains ;
  • Le 1er critère d’accès doit demeurer l’ancienneté ;
  • Les « entretiens d’embauche » mis en place par certaines directions doivent cesser ;
  • Chaque transfert vers IC et TGV doit être compensé au TER et/ou Transilien par un recrutement.

LE SALAIRE DU LABEUR !

L’explosion de l’inflation cette année a mis en évidence la faiblesse des salaires dans l’entreprise après 8 ans de gel salarial.

Les différentes luttes de la fin de l’année 2021 et les promesses d’un été brûlant sur le front des salaires ont conduit la direction à revoir sa copie et à amorcer des réponses.

La table ronde du 06 juillet 2022, couplée à la mobilisation des cheminots, a permis d’arracher une augmentation des salaires (une mesure générale d’augmentation de 1,4 % et une somme équivalente à tous les cheminots de 300 €).

Mais avec une inflation qui atteint 6,2 % à fin octobre, force est de constater que le compte n’y est pas !

Aussi, avec la Fédération CGT, je revendique :

  • L’augmentation immédiate et générale des salaires en pourcentage, avec rétroactivité au 01/01/2022 des mesures du 06 juillet 2022 ;
  • La réévaluation de l’indemnité de résidence et son inscription dans les nouveaux contrats (encore une conséquence de la transposition de l’accord de branche…) ;
  • Un salaire d’embauche à 2 000 € brut mensuel pour la qualification la plus basse ;
  • La reconnaissance des diplômes à l’embauche et en cours de carrière ;
  • Un véritable 13ème mois pour tous, y compris les « oubliés » de la transposition de l’accord de branche (contractuels).

LE DROIT À UNE FORMATION TRANSVERSE

La formation initiale et continue que chaque salarié suit tout au long de sa vie professionnelle (corpus et autres) est régulièrement malmenée par le patronat. La direction du GPU a, comme pour le reste, choisi « de laisser la main » aux activités. Considérée comme un coût plus qu’une valeur ajoutée, les nouveaux embauchés se voient donc offrir une formation circonscrite aux besoins immédiats de l’activité ou produit dont ils dépendent.

Cette démission du GPU a des conséquences quotidiennes pour les agents. Malgré une situation explosive en matière de sûreté dans toutes les activités, le service étant dans l’incapacité de relever les ASCT titulaires, des corpus sont régulièrement annulés (sûreté, service à bord, premiers soins/incendie, etc.).

Par ailleurs, la direction incite les agents qui souhaitent maîtriser ou maintenir le niveau de langue pour conserver leur ligne de roulement et leur indemnité, à user de leur CPF pour ne pas avoir à financer une formation pourtant indispensable au service !!

Avec la Fédération CGT, je revendique :

  • Les formations 4S doivent être obligatoires pour chaque ASCT ;
  • Des formations initiales transverses ;
  • Le respect scrupuleux des différents corpus ;
  • La sanctuarisation du CPF. Il appartient à l’agent, pas à l’entreprise ;
  • 10 % du temps de travail alloué à la formation chaque année.

Ces revendications ont été travaillées collectivement, débattues et votées par les militants et syndiqués CGT de l’ensemble du territoire. Promouvoir la culture du débat et créer les conditions afin que chacun puisse participer à la construction du rapport de force pour gagner sur nos revendications sont nos objectifs. Le renforcement de la CGT dans la filière Trains est incontournable pour contrecarrer les objectifs de la direction de casse du métier.

DU 17 AU 24 NOVEMBRE,

JE VOTE CGT !

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PLUSIEURS ACTIVITÉS, UN SEUL MÉTIER : ASCT

Métiers de la filière Trains

| ASCT

Les métiers de la filière Trains, qu’ils soient ASCT, RET ou GET, sont pris dans la tourmente. Les réorganisations multiples et une organisation de la production éclatée dans les activités ou produits portent gravement atteinte au service public ferroviaire et aux métiers des cheminots, aussi bien dans leurs contenus, que dans leurs rémunérations et déroulements de carrière. Pour la Direction, un seul objectif : liquider nos garanties collectives.

La Fédération CGT des cheminots propose aux cheminots de gagner une autre voie et dépose, ce jour, une demande de concertation immédiate !

La Fédération CGT des cheminots et ses syndicats ne cessent de dénoncer et combattre les orientations libérales de l’entreprise. L’analyse de la CGT est renforcée par les conséquences visibles de cette politique. En effet, les suppressions d’effectifs et le gel salarial prolongé fragilisent la production au quotidien.

La transposition dans l’entreprise de l’accord de branche sur les classifications et rémunérations n’est pas de nature à améliorer la situation des cheminots, et notamment des personnels trains, bien au contraire !

En effet, les conséquences sont nombreuses dès lors qu’on en décrypte le contenu :

  • modération salariale en vue de demeurer « compétitif » sur la branche ;
  • perte salariale pour les nouveaux embauchés par une majoration d’ancienneté inférieure au STATUT à plusieurs annexes du RH 0254 par ailleurs abrogé ;
  • abrogation du dictionnaire des filières régissant et cadrant LE CONTENU DE NOS MÉTIERS ;
  • facilités de circulation rendues imposables et soumises à cotisations sociales.

La Fédération CGT, avec ses syndicats, forte d’orientations débattues et votées en congrès porte, au quotidien, les revendications et la défense de tous les cheminots du Train, qu’ils soient à Voyages (Inoui, Ouigo, IC, International), à TER ou à Transilien.

Incontestablement, le projet Atout Bord (voir les cinq comptes rendus CGT) démontre les desseins de la Direction. Ainsi, elle ignore tout bonnement les ASCT et RET, de TER et Transilien. Dans le même temps, à coup d’annonces tonitruantes, elle affirme vouloir se préoccuper des agents de Voyages. Or, après cinq réunions, il apparaît que le manque de moyens alloués au projet par la Direction conduit à un résultat totalement à côté des attentes des ASCT, des RET et des GET.

La fédération CGT revendique des améliorations des conditions de vie et de travail pour TOUS LES ASCT, RET et GET, quelle que soit leur activité par :

  • la revalorisation et la refonte de notre prime de travail, l’amélioration de notre déroulement de carrière ;
  • des effectifs supplémentaires permettant une meilleure sûreté, une formation régulière, transverse et un équipement des trains conforme aux besoins ;
  • un respect stricto sensu des parcours professionnels ;
  • des mesures spécifiques pour les ASCT en cas de descente des trains.

Prime de travail : une nécessité !

La fédération CGT a travaillé un projet de revalorisation et de refonte de notre prime de travail en mettant en avant un élément essentiel : la reconnaissance de notre métier.

Une pétition à l’initiative de la CGT a permis de récolter 4 632 signatures et d’organiser leur remise à la Direction par les ASCT, le 19 mai 2022. Le coeur de la revendication CGT permet de garantir une augmentation nette de 150 euros par mois par le biais d’un nouvel élément conçu avec une base forfaitaire. Ce quatrième élément de la prime de travail pourrait même atteindre 300 euros mensuels.

Cette augmentation pérenne et liquidable permettra d’augmenter les salaires immédiatement, de valoriser et reconnaître nos métiers Trains et comptera pour le calcul de la pension de retraite.

LA CGT, LE VRAI SYNDICAT DE LA FICHE DE PAIE !

Avec la CGT, gagnons l’amélioration de notre déroulement de carrière !

La fédération CGT oeuvre pour un déroulement de carrière homogène et cohérent pour tous les agents de la filière, quelles que soient l’activité et son territoire et la mise en valeur de la technicité et du savoir-faire.

La part de l’accès à la qualification D a ainsi progressé au fil des années, passant de 7 % des effectifs à 24 % sur le périmètre d’un établissement.

Or, les suppressions massives d’effectifs ont conduit à une perte massive des contingents (perte de 2 000 postes d’ASCT depuis 2015). Les réorganisations successives ont conduit la Direction à détourner l’esprit de l’accord de 2006.

La Direction tente déjà de remettre en cause cet engagement. En effet, en déqualifiant certains postes de la maîtrise classe 5 (E) vers la classe 4, aidée en cela par la perte de reconnaissance des diplômes, elle renforce, dans le processus du déroulement de carrière, le choix.

Aussi, avec la Fédération CGT des cheminots, nous revendiquons :

  • le niveau des ASCT à la qualification D (classe 4) porté à 30 % des effectifs par établissement ;
  • un déroulement pour chaque ASCT sur le niveau 2 de la classe 4 (D), renforcé par la création de la PR 20 ;
  • la reconnaissance de la qualification des agents et non des postes ;
  • de ramener la clause d’automaticité à 7 ans pour passer du 1er au 2e niveau des classes/qualifications, ceci permettant d’augmenter très rapidement les contingents ;
  • de fixer le pourcentage entre positions à 30 % et de porter le contingent prioritaire à 75 % (exécution) et 50 % (maîtrises et cadres) ;
  • la reconnaissance de la qualification des GET au sein des établissements à la qualification D.

J’AGIS AVEC LA CGT !

DU 17 AU 24 NOVEMBRE 2022, JE VOTE CGT !

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FEU A VOLONTÉ SUR LES PARCOURS PROFESSIONNELS

| ASCT

La transposition unilatérale dans l’entreprise de l’accord de branche validé par l’Unsa, Sud-Rail et la CFDT a des conséquences déjà visibles. D’autres sont à venir.

Nos garanties collectives, telles que les parcours professionnels au sein de la filière Trains, sont sérieusement menacées de démantèlement par des attaques incessantes qui n’ont pour but que de favoriser l’ultra-polyvalence, la réduction des coûts et l’arbitraire patronal.

Pour y faire face, la Fédération CGT des cheminots propose d’agir collectivement.

La première étape fut la mise en place du cloisonnement, fruit de la séparation des activités. Face aux craintes exprimées par les cheminots et aux revendications de la CGT, la Direction avait alors garanti une formation transverse sanctionnée par un examen unique, l’unicité des établissements Trains permettant des notations communes et des parcours professionnels variés et équitables. Ainsi, les parcours professionnels permettant à tout agent de pouvoir, au fil des années, de roulement en roulement, passer d’une activité à l’autre via le maintien des passerelles entre TER, Transilien, IC et TGV ont été mis en place.

Or, les engagements pris ont disparu au gré du renforcement des politiques menées dans l’entreprise et des réorganisations incessantes qui en ont découlé. Pour la CGT, les discussions à venir sur la GEPPMM (gestion des emplois et des parcours professionnels et mixité des métiers) doivent permettre de garantir des parcours professionnels tels que nous les entendons. La tentation est grande pour la Direction de faire évoluer le parcours professionnel de l’agent en le liant exclusivement à la stratégie et aux besoins de l’entreprise. En filigrane se profile une ultra polyvalence poussée à son paroxysme afin d’abaisser les coûts. Les parcours professionnels pourraient donc changer de nature. On ne passerait ainsi plus d’une activité à une autre mais d’un métier/POSTE à un autre, AVEC DES CONTENUS DIFFÉRENTS DÉCRÉTÉS PAR CHAQUE ACTIVITÉ…

C’est une rupture de contrat que s’apprête à mettre sur la table la Direction, aidée en cela par une transposition dans l’entreprise d’un accord de branche scélérat qui favorise la multi-polyvalence.

Des coups de canifs récurrents !

Depuis de nombreux mois, plusieurs entorses au respect des protocoles des parcours professionnels ont été constatées en régions. Force est de constater que, bien souvent, les syndicats CGT et la Fédération CGT des cheminots ont été les seuls à contester ces manoeuvres, à alerter les cheminots et à interpeller la direction nationale, celle-ci, à l’instar des directions locales, prétextant que le manque de candidats à TER ou Transilien lui imposait de trouver de nouvelles ressources.

Par ces propos, la Direction a fait preuve d’une mauvaise foi inégalable. En effet, les prévisions des plans de transport ne se travaillent pas d’un mois sur l’autre, surtout lorsqu’il s’agit d’engager des ressources supplémentaires ! D’ailleurs, lors de la période Covid, la Direction poussa la provocation jusqu’à annoncer dans les CSE, sous couvert de plans de transport à la baisse, des sureffectifs aux Trains !

De plus, le gel des embauches décidé par TER, d’une part, et les suppressions d’effectifs à Transilien, d’autre part, ont conduit à appauvrir le vivier, voire à bloquer des départs vers TGV Intercités.

La Direction ne peut décemment pas aujourd’hui avancer d’autres raisons pour expliquer ses basses oeuvres.

Hold-up sur nos parcours professionnels !

Dernièrement, les attaques constatées sur quelques établissements ont pris une tournure particulière. En effet, le 30 août, la direction TGV Atlantique annonçait des recrutements directs, hors parcours professionnels, en fonction des besoins. Sous couvert de prétextes fallacieux — celui de ne pas trouver de candidatures mises à disposition par TER et IC –, celle-ci comptait proposer aux ASCT CDD de TGV de transformer leurs contrats en CDI.

C’est bel et bien une attaque en règle contre tous les ASCT d’IC et de TER qui a été orchestrée.

Nous ne devons pas laisser faire !

Aussi, en lien avec les actions entreprises sur cet axe et dans les syndicats de site, la fédération CGT a interpellé la direction Voyageurs sur ce sujet afin de rappeler ses engagements sur le parcours professionnel et les passerelles entre activités, garantes de possibilités d’évoluer sur une autre activité que TER ou Transilien. Si la Direction s’est engagée à respecter le principe des parcours professionnels, les prochaines discussions autour de la GEPP qui feront suite à la transposition de l’accord de branche seront à placer sous haute surveillance. Déjà, la fédération CGT constate que l’entreprise rechigne à aborder le sujet comme nous lui avons proposé pour la prochaine commission métier « relation client » du 3 novembre prochain…

La CGT refuse le fatalisme et propose

La fédération CGT refuse l’éclatement de nos parcours professionnels. Ils sont propres à chaque agent et ils ne doivent pas être guidés par la stratégie de la Direction.

La fédération CGT considère que l’unicité de l’entreprise est seule garante du respect des accords et du maintien des passerelles entre activités. Aussi, les directions TER, Transilien et TGV IC doivent se réunir pour établir un calendrier de travail afin de pouvoir répondre aux besoins en emplois de chacun dans les meilleurs délais et dans le respect d’un parcours pro ASCT.

Le « service » prôné par TGV ne doit pas être un frein au recrutement des agents. Aussi, les « entretiens d’embauche » mis en place par certaines directions doivent cesser.

Chaque transfert vers IC et TGV doit être compensé au TER et/ou Transilien par un recrutement.

Le premier critère d’accès doit demeurer l’ancienneté.

Les formations 4S doivent être obligatoires pour chaque ASCT.

Un niveau d’effectif nécessaire à la tenue des charges de travail doit être atteint.

Pour la CGT, des parcours professionnels de qualité, sur site, doivent être garantis à tous les ASCT du territoire, quels que soient leur activité et leur grade. Ce n’est pas négociable !

DU 17 AU 24 NOVEMBRE, JE VOTE CGT !

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DÉROULEMENT DE CARRIÈRE EN DANGER

| ASCT

La transposition unilatérale dans l’entreprise de l’accord de branche validé par l’Unsa, Sud-Rail et la CFDT a des conséquences déjà visibles. D’autres sont à venir.

Nos garanties collectives, telles que les déroulements de carrière des agents de la filière Trains, produits de nos luttes, sont sérieusement menacées de démantèlement par l’ultra-polyvalence et l’arbitraire patronal. Pour y faire face, la Fédération CGT des cheminots propose d’agir collectivement.

En transposant l’accord de branche dans l’entreprise, la direction SNCF s’est attachée à faire de la polyvalence la norme, notamment en définissant des métiers aux contours vagues. Mais elle entend poursuivre ses basses oeuvres en s’attaquant également au déroulement de carrière des cheminots.

À plusieurs reprises, la Fédération CGT des cheminots a interpellé la Direction sur le déroulement de carrière des ASCT et des RET, la dernière rencontre a eu lieu le 19 juillet La Direction, tout en affirmant veiller au respect des accords en vigueur, apparaît cependant peu loquace lorsqu’il s’agit de s’engager sur les prochains exercices de notations, laissant penser qu’elle se prépare à les bafouer.

Et pour cause, à l’instar d’autres services, la Direction a ouvert la porte à l’obtention de la classe 4 (ex-qualification D) par la prise de poste, en ajoutant au passage des tâches et missions supplémentaires aux de chefs de bord (assistants…).

Ainsi, par ce biais, elle développe non seulement la polyvalence, mais elle ouvre également ces postes à la classe 3 voire à la classe 2, en dépit des accords en vigueur.

Aujourd’hui, l’accès aux niveaux et aux qualifications est insuffisant. Ceci conduit à des effets dits « bouchons » sur l’accès aux classes et à leur deuxième niveau. Mais, bien qu’elle l’admette, la Direction n’engage aucune démarche pour améliorer le déroulement de carrière des agents concernés. D’ailleurs, profitant de ce phénomène, certaines directions attaquent ses fondements en déclassant des postes du collège maîtrises vers la qualification C (moniteurs, formateurs…).

L’accès à la classe 4 au sein de la filière Trains est déterminé selon l’ancienneté des agents et l’expérience acquise. Bien qu’imparfait, car encore trop soumis à des critères de choix, ce déroulement de carrière se construit néanmoins à partir de l’expérience acquise selon le modèle ci-dessous :

  • qualification B/classe 2 : appropriation du métier ;
  • qualification C/classe 3 : plein exercice du métier ;
  • qualification D/classe 4 : technicité et transmission (monitorat).

La transposition de l’accord dans l’entreprise ne doit pas conduire à l’abaissement généralisé des garanties collectives des cheminots de la filière Trains.

La Fédération CGT des cheminots propose d’agir collectivement en s’organisant autour des syndicats CGT pour amplifier les prochaines mobilisations.

  • La fédération CGT exige la garantie du respect de relevé de décisions de 2006 garantissant 24 % minimum des ASCT à la qualification D (classe 4) sur le périmètre de chaque établissement.
  • La fédération CGT revendique que le niveau des ASCT à la qualification D (classe 4) soit porté à 30 % des effectifs par établissement, qu’ils soient statutaires ou contractuels.
  • La fédération CGT revendique la reconnaissance de la qualification des agents et non des postes.
  • La fédération CGT revendique de ramener la clause d’automaticité à 7 ans pour passer du 1er au 2e niveau des classes/qualifications.
  • La fédération CGT revendique de fixer le pourcentage entre positions à 30 % et de porter le contingent prioritaire à 75 % (exécution) et 50 % (maîtrises et cadres).

DU 17 AU 24 NOVEMBRE 2022, JE VOTE CGT !

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ACCORD CLASSIFICATIONS / RÉMUNÉRATIONS, LES MÉTIERS DU TRAIN MENACÉS !

| ASCT

La direction SNCF a transposé unilatéralement dans le GPU le volet « Classifications » de l’accord de branche validé par l’Unsa, Sud-Rail et la CFDT. Pour les cheminots de la filière Trains, cette mise en oeuvre aura de lourdes conséquences sur les déroulements de carrière, les parcours professionnels et la prise en compte de la pénibilité. Elle consacre l’ultra-polyvalence. Au-delà des recours individuels, la Fédération CGT des cheminots propose d’agir collectivement pour contrer cette casse sociale.

Chaque cheminot a reçu un courrier lui indiquant son rattachement à un nouvel emploi type ainsi que sa classe (qualification).

Le lit de l’ultra-polyvalence

Ces emplois types ouvrent le champ à une polyvalence accrue en permettant la multiplication de tâches et missions jusque-là dévolues à d’autres métiers.

Ainsi, le patronat de la branche ferroviaire et les organisations syndicales signataires de l’accord ont fait le lit de l’ultra-polyvalence dans les métiers du train. Ils mettent en place des emplois aux contours flous et aux contenus très larges.

• « Agent daccompagnement d un train de voyageurs et/ou de la relation clients » (emploi repère SNCF : ASCT)

La définition large de cet emploi ouvre la porte à une polyvalence exacerbée. « L’agent d’accompagnement effectuera des prestations de la relation clients. » Il s’agit de réaliser des missions au sol, en gare, au gré des objectifs de productivité des différentes directions.

La sentence est claire : c’est la validation d’emplois Sol/Bord protéiformes et la disparition pure du métier d’ASCT.

Déjà plusieurs exemples en régions testent des organisations sous couvert d’expérimentations, de sauvegarde de « l’emploi au pays » et de volontariat.

• « Manager relation clients » (emploi repère SNCF : responsable équipe train)

La description floue de son contenu fait écho aux expérimentations mises en place dans certaines régions (RET/DPX et RET/CTT). Elle place sur la sellette le métier de RET, son contenu, les qualifications, sa formation, les conditions d’accès…, ce qui ne sera pas sans conséquence sur le déroulement de carrière des RET.

Une classification au rabais

La Direction utilise une méthode de classification différente pour les cheminots contractuels et les cheminots au cadre permanent, renforçant de fait les inégalités. Pour les cheminots statutaires, la classe est déterminée par l’application d’une stricte correspondance entre qualification et classe. Pour les contractuels, c’est l’emploi tenu qui définit leur classification.

D’autre part, en transposant cet accord à la SNCF, la Direction n’a plus l’obligation de reconnaître les diplômes à l’embauche ou en cours de carrière. Les cheminots sont tous recrutés à la classe 1, quels que soient leur métier ou leur diplôme, jusqu’à la validation de leur formation « premier emploi » et l’obtention des habilitations ou autorisations nécessaires. C’est également le cas pour les alternants.

La Fédération CGT des cheminots revendique une grille unique reconnaissant les diplômes et qualifications pour TOUS les cheminots.

Des déroulements de carrière chamboulés

La suppression du dictionnaire des filières (GRH 0263) et des référentiels rattachés conduit à l’extinction des garanties collectives concernant notamment les déroulements de carrière.

Nous assistons donc à un changement majeur : d’une qualification attachée au cheminot (un ASCT pouvait, grâce aux parcours professionnels existants, occuper son emploi de la qualification B à D), la qualification est, à l’instar d’autres filières, rattachée au poste occupé.

Un emploi repère « agent d’accompagnement d’un train de voyageurs et/ou de la relation clients » à Transilien peut être classé 2, quand le même emploi repère à TGV peut être classé 4. Selon ces modalités, l’ASCT occupant un emploi repère classé 2 n’a donc aucune perspective de déroulement de carrière sur son poste de travail !

Nous passerions ainsi du pourcentage (24 % minimum de Q D sur un établissement) au poste à pourvoir…, le plein exercice de l’arbitraire patronal, la Direction agissant par ailleurs sur la création ou la suppression des postes…

La Fédération CGT des cheminots revendique un déroulement de carrière automatique et soustrait à l’arbitraire patronal.

Des parcours professionnels à l’arrêt

À l’instar des déroulements de carrière, la Direction s’est empressée d’effacer toutes les dispositions statutaires relatives aux parcours professionnels et met en péril ceux actés par des accords locaux.

La Fédération CGT des cheminots exige des parcours professionnels formalisés pour les cheminots des métiers du train avec des garanties collectives et individuelles valorisantes.

Vers l’effacement de la prise en compte de la pénibilité

Il existe 81 emplois à pénibilité avérée ; le métier d’ASCT en fait partie, ce qui a permis, grâce à l’action de la CGT, l’obtention d’une CPA spécifique à 24 mois et la perception des mesures salariales P1/P2 au bout respectivement de 20 et 25 ans d’exercice dans le métier.

Les organisations mises en oeuvre conduisant à la disparition du métier d’ASCT en fixant la polyvalence comme une norme pourraient remettre en cause la reconnaissance de la pénibilité pour les cheminots du train.

FACE À CETTE CASSE SOCIALE, LA CGT APPELLE LES CHEMINOTS À CONTACTER RAPIDEMENT LES SYNDICATS LOCAUX ET LEURS REPRÉSENTANTS CGT POUR CONTRER COLLECTIVEMENT LES VELLÉITÉS DE LA DIRECTION !

PLUS FORT ENSEMBLE, AVEC LA CGT !

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PRIME DE TRAVAIL DES RET : LE RACKET A SUFFISAMMENT DURÉ !

| ASCT

Après d’interminables années de gel salarial, et une succession de transformations à marche forcée de leur organisation du travail, les responsables d’équipe Trains ont vu le contenu et le volume de leurs missions exploser au cours de ces dernières années. Nombre d’entre eux ont signé et relayé la pétition portée par la seule CGT sur la revalorisation de la prime de travail des personnels de la filière Trains remise le 19 mai dernier à la direction de SNCF Voyageurs. Leur exigence de reconnaissance doit conduire la Direction à revoir sa copie sans délai.

CONTEXTE

Les responsables d’équipe Trains, en charge de l’encadrement des agents du service commercial Trains, se retrouvent aujourd’hui cantonnés dans une exception injuste et injustifiable.

Leur prime de travail – code prime 25 – souffre en effet de deux particularités notables :

  • le montant de leur prime de travail est gelé à 353,07 € de la PR 18 à la PR 28, soit, pour une écrasante majorité, la durée d’une carrière pleine. Ce gel est la conséquence de la faiblesse du montant du code prime 2, applicable après la PR 28, qui devra nécessairement faire l’objet d’une revalorisation profonde ;
  • leur prime de travail est de 30 % inférieure à celle des ASCT encadrés (comparaison réalisée à PR égale, soit à la PR 19).

La Direction est comptable de cette situation ubuesque.

Cela témoigne d’une volonté de l’entreprise de ne pas prendre en compte les contraintes et spécificités fortes du métier de RET dans le calcul du montant de la prime de travail 25. Notre métier est pivot dans le management des 4S, notre rôle d’articulation et de soutien dans le développement des compétences des ASCT doit être reconnu en tant que tel. Lors de la transposition de l’accord Classifications et rémunérations, la direction SNCF reconnaît d’ailleurs implicitement le rôle pivot des encadrants de la filière Trains en leur consacrant le maintien d’un code prime dédié.

PROPOSITIONS CGT

La CGT exige ainsi une refonte du calcul de la prime de travail des RET comme suit :

  1. Dégel du montant de la prime de travail de la PR 18 à 28 en appliquant une augmentation moyenne de 1,25 % entre chaque passage de PR (augmentation observée entre la PR 16-17 et 17-18).
  2. Rattrapage des 30,83 % d’écart observés entre le code prime 25 et 24 et en sus du dégel du point ci-avant.
  3. Intégration de l’indemnité mensuelle de management DPX dans la prime de travail pour alimenter les cotisations sociales (calcul de la pension retraite pour les agents du CP notamment).

La CGT met donc sur la table une solution de rattrapage du contentieux qui entraînerait une augmentation de 30,83 % de la prime de travail mensuelle pour un RET E 1-17 et de 42,71 % pour un RET F 2-25.

La Direction a la responsabilité exclusive de rattraper une situation à la dérive, consécutivement à ses choix. Les RET ne continueront pas à payer les pots cassés d’une politique aveugle d’écrasement des « coûts ». C’est notre travail qui produit les richesses de notre service public, c’est notre travail qui doit nous permettre d’être rémunérés dignement !

Sans réponse de la part de la Direction, les RET prendront leurs responsabilités dans la hausse de la température sociale dans la filière Trains !

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UNE PREMIÈRE ÉTAPE RÉUSSIE !

Prime de travail

| ASCT

À l’appel de la CGT, près de 600 cheminots de la filière Trains ont répondu présents afin de remettre la pétition sur la prime de travail. Venus de toutes les régions, ils ont été les acteurs principaux de la réussite de cette journée de mobilisation. Les 4 632 signatures sont la preuve que les ASCT, les RET et les GET soutiennent le projet CGT de refonte et de revalorisation de la prime de travail. La Direction n’a plus le choix, elle doit ouvrir immédiatement les négociations.

Il y a 18 mois, la Fédération CGT des cheminots a posé les jalons d’un travail technique et revendicatif autour de la prime de travail de la filière Trains. Celle-ci, gagnée de haute lutte à la fin des années 1990 sous l’impulsion de la CGT, n’a plus connu de revalorisation spécifique depuis 2008.

Un projet CGT validé par la majorité !

La CGT a décidé de soumettre aux cheminots de la filière Trains une pétition exigeant la refonte/revalorisation de la prime de travail.

Les déploiements militants de la CGT ont recueilli, en quelques semaines, une majorité de signatures. La démarche et les propositions de la CGT sont validées.

Une démarche concrète valorisant nos technicités !

Le projet CGT s’appuie sur la revalorisation des taux, sur la simplification des mécanismes de la prime (fusion de la CR S1 et la CR S2 avec un taux enfin réévalué) et sur la création d’une base forfaitaire mensuelle, pérenne et liquidable, d’un minimum garanti de 150 euros. Celle-ci pourrait s’élever à 300 euros lors d’un mois de travail complet. Elle est justifiée par la technicité exigée pour l’exercice des métiers Trains (nouvelles technologies, transfert de missions et de responsabilités, connaissances juridiques…).

Loin des artifices managériaux et autres projets vides de moyens, les cheminots de la filière Trains exigent une autre considération de la part de la SNCF par la mise en place du projet CGT porté par les 4 632 signatures.

Un combat de tous les instants !

Constatant le rassemblement massif, le niveau élevé des signatures et les différentes interpellations, la Direction a reçu immédiatement la CGT en audience. À cette occasion, la CGT a expliqué son projet, ses mécanismes, et a exprimé la nécessité de revaloriser les qualifications acquises et exercées au quotidien.

La Direction a été prudente sur la nature de ses réponses et renvoie aux discussions des prochaines NAO. C’est une invitation à construire, dès maintenant, la prochaine étape !

Notons que l’histoire donne une fois de plus raison à la CGT. En ne validant pas le projet d’accord dit « salarial » de décembre dernier, qui prévoyait l’absence de NAO en 2022, la Fédération CGT des cheminots a su maintenir la porte ouverte à une refonte/revalorisation de la prime de travail Trains !

Le rapport de force sera nécessaire pour imposer à la Direction une autre politique salariale. Les agents de la filière Trains ont démontré qu’ils sont déterminés à faire avancer leurs revendications !

APRÈS CETTE PREMIÈRE ÉTAPE RÉUSSIE, CONSTRUISONS DÈS MAINTENANT LA SUIVANTE !

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PARCOURS PRO EN DANGER !

| ASCT

Depuis plusieurs semaines, la Fédération CGT fait le constat que les entorses au parcours professionnel des ASCT se multiplient.

Prétextant des contraintes d’effectifs disponibles à TER, les directions d’établissement TGV et Intercités bloquent les parcours professionnels en recrutant en externe. En procédant de la sorte, c’est le parcours professionnel des ASCT qui est en danger.

La Fédération CGT s’oppose à ces dérives et réaffirme la nécessité de garantir à chaque ASCT un parcours professionnel équitable.

Hauts-de-France, Auvergne, Région Parisienne, Nouvelle Aquitaine… les exemples se multiplient, et partout nous constatons les mêmes dérives, la direction n’hésitant plus à abuser de prétextes fallacieux pour justifier ses manquements. En effet, en ne respectant pas les principes du référentiel cadre et des différents accords dans les établissements, elle fait preuve d’un mépris qui n’a d’égal que le cynisme de ses réponses.

Le cloisonnement des activités est le seul responsable.

Pour tenter de légitimer ses agissements, les directions d’établissement TGV et IC « chargent les établissements TER » coupables de ne pas mettre à disposition suffisamment d’agents dans le cadre des parcours professionnels, et notamment concernant les accès aux roulements.

Ainsi, le sujet maintes fois porté par la CGT concernant le manque d’effectif aux Trains se matérialise implacablement dans les faits. Plus de 1500 postes d’ASCT ont été supprimés depuis 5 ans dans les périmètres des désormais ex-ECT. Ce n’est pas sans conséquence… Aussi, la Fédération CGT dénombre environ 580 postes d’ASCT manquant afin d’assurer la seule charge de travail telle que définie selon les règles de l’entreprise.

Le sujet de l’emploi et du niveau des effectifs est donc intrinsèquement lié à la question de l’alimentation des parcours professionnels. Ce n’est pas aux ASCT du TER de payer les retards en termes de recrutement, dus à une absence totale d’anticipation.

Des règles élémentaires à respecter !

Un agent est embauché au TER/Transilien avant d’accéder, s’il le souhaite, à Intercités et TGV. Cela permet à chacune et chacun de disposer d’un parcours professionnel choisi et équitable et non contraint par des décisions autoritaires.

La CGT revendique :

  • Des recrutements pérennes et immédiats sur le périmètre TER ;
  • Le respect des parcours professionnels tels que définis dans la VO et les accords d’établissement en respectant les passerelles de TER vers TGV/IC ;
  • Que toutes les formations soient sur la base des 4 S.

La Fédération CGT des cheminots interviendra sur le sujet lors de la prochaine commission métier « Relation client » et s’emploie à créer les conditions pour que tout ASCT aient la garantie d’un parcours professionnel équitable et harmonieux.

Les Parcours professionnels doivent être respectés et les passerelles ne doivent pas se refermer. Restons unis pour conserver la maîtrise de notre métier.

Soyons nombreux le 19 mai à Saint-Denis pour la remise des pétitions Prime de Travail et le rappeler à la Direction.

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16 novembre 2022

La CGT alerte sur le mal-être au travail des cheminots

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