Fédération CGT des Cheminots


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DES SPÉCIFICITÉS FORTES À DÉFENDRE, DE NOUVEAUX DROITS À CONQUÉRIR !

Métiers de l'encadrement de la filière Trains

| Maîtrise et cadres UFCM

Défense du métier de RET dans une filière Trains chapeautant un seul métier, celui d’ASCT, refonte de la prime de travail, parcours professionnels spécifiques, la CGT est bel et bien la seule à oeuvrer pour défendre les encadrants de la filière Trains !

La CGT fédère bien l’ensemble de la famille cheminote, dans toute sa diversité.

Depuis la disparition de la ligne métier incarnée par la direction des Trains et les établissements commerciaux Trains, les métiers de l’encadrement de la filière Trains, et plus particulièrement celui de RET, ont été profondément impactés et déstabilisés. Les réorganisations libérales du travail ont conduit à des suppressions de postes précieux pour exercer un encadrement de qualité. Les cheminotes et les cheminots de la filière ont largement tenu la barre, souvent au détriment de leur santé. La CGT propose de reprendre la main sur les organisations du travail en partant aussi des besoins exprimés par celles et ceux qui les mettent en oeuvre quotidiennement !

1. Métiers de l’encadrement Trains : des spécificités au service des ASCT !

L’accord Classifications et rémunérations finit d’entériner le concept de flexibilité totale que l’encadrement devrait décliner et subir sans mot dire. La notion d’agent de la relation clients pouvant exercer ses missions indifféremment au sol ou à bord est un mélange des genres porteur de menaces pour l’avenir du métier d’ASCT. Le métier de RET est, par voie de conséquence, menacé d’extinction au profit de postes et emplois fourre-tout. La réalité de l’encadrement d’équipes d’ASCT démontre exactement une nécessité inverse : le métier de RET, issu du dictionnaire des filières, est la seule modalité à même de garantir un encadrement efficace et performant à destination des ASCT !

La polycompétence réclamée par la Direction, via l’encadrement de plusieurs métiers de production, finit de provoquer une perte dans la maîtrise de technicité dont le RET est détenteur vis-à-vis des ASCT.

La CGT défend la pérennité du métier, alors que la Direction cherche par tous les moyens à le noyer dans des missions d’encadrement généraliste. Un « manager » serait ainsi capable d’exercer ses fonctions aussi bien en direction d’ASCT que d’ADC ou d’agents des gares, vendeurs, etc.

Aussi, les N+1 des RET sont de moins en moins issus de la filière Trains. Cette perte en ligne de la connaissance des métiers de la filière Trains par les N+2 des ASCT révèle de plus en plus de contradictions entre ce que vivent les ASCT et leur encadrement de proximité et ce qu’imaginent les dirigeants d’unité, directeurs de ligne, dirigeants de secteur, etc.

Les injonctions contradictoires se multiplient alors, fruits du décalage entre objectifs assignés et réalité des moyens à disposition pour produire le ferroviaire.

La CGT exige :

  • que le métier de RET soit pérennisé, ses spécificités reconnues ;
  • que les postes de spécialistes Trains en pôle de soutien retrouvent l’envergure qui était la leur avant la disparition des ECT.

2. Redonner les moyens pour un service rendu de qualité

Depuis la disparition des postes de spécialistes Trains de la DDT et des ECT, l’autonomie des encadrants s’est muée en isolement. Ils seraient ainsi voués à produire du management généraliste, mais également tout le contenu métier auparavant fourni par des experts métiers (sécurité, sûreté, LAF, tarifaire et services…). D’omnipraticien déclinant le travail de spécialistes des différents pôles de soutien, le RET est devenu un polyspécialiste qui n’aurait pas d’autre alternative que sa propre inspiration, à coût constant, pour faire progresser les équipes placées sous sa responsabilité. Cette polycompétence imposée par les réorganisations successives, combinée à l’augmentation significative des missions, est en premier lieu génératrice de risques psychosociaux pour les RET via l’explosion de la charge mentale dont ils deviennent victimes malgré eux !

La CGT revendique :

  • le retour d’une direction des Trains afin de renouer avec un pilotage des métiers des Trains robuste et performant, au service des besoins des cheminots de la filière ;
  • des équipes d’ASCT ne dépassant pas 15 agents, gage d’un accompagnement personnalisé et de qualité pour chaque ASCT.

3. Autonomie et sens du travail : un fonctionnement démocratique à regagner

La CGT porte un projet démocratique et vertueux quant à la place que l’encadrement se doit de retrouver. La Direction, aidée par certaines organisations de salariés dites proches de l’encadrement, a de plus en plus isolé les RET au sein de la ligne managériale. Ils se retrouvent aujourd’hui maintenus dans une position intenable : assurer les responsabilités et les délégations qui leur sont confiées au nom de l’employeur, tout en étant systématiquement tenus à l’écart des cercles de décisions. Ce modèle est absolument non vertueux puisqu’il tend à cantonner le RET à une position d’exécutant de décisions prises sans qu’il soit consulté. Non seulement cette lubie est inefficace quant à la portée, la crédibilité et l’efficacité des positions prises mais elle incarne, en premier lieu, la volonté de ne pas considérer le RET comme un véritable professionnel.

La CGT revendique :

  • un statut protecteur pour l’encadrement garantissant la pluralité des opinions et reconnaissant leur rôle central dans la production ferroviaire ;
  • une place active et cohérente des RET au sein de la ligne hiérarchique, comme contributeurs directs des prises de décisions.

4. Déroulements de carrière : en finir avec la double peine, garantir un mécanisme spécifique d’évolution professionnelle

À la perte d’autonomie et du sens du travail, s’ajoute le déroulement de carrière des RET, dont les modalités et les spécificités ont été dissoutes dans un processus global de sélection des profils, faisant l’impasse sur l’expérience et les qualifications acquises sur les postes et laissant place à l’appréciation unilatérale de l’employeur.

Or, il convient de rappeler que les parcours professionnels des RET, initialement en ECT, étaient guidés par une philosophie d’acquisition progressive des compétences, et donc d’une reconnaissance des qualifications en conséquence. Ainsi, le changement de collège engendré par le changement de qualification (E pour F) était une modalité prise en compte dans le déroulement de carrière des RET. Or, désormais, la Direction se plait à affirmer que les RET de la qualification E (classe 5) devraient, via Ambition cadre, prouver leur aptitude à devenir cadres. Cherchez l’erreur quand ces cheminots sont, au quotidien, définis comme « encadrants » par leur direction !

La CGT revendique un mécanisme facilitant l’accès au collège Cadres pour les RET du collège Maîtrises, sous surveillance des représentants des salariés afin d’écarter tout risque de pratiques abusives de l’employeur. La « détection des potentiels », dispositif opaque sans contrôle et sans contradiction possible, doit être abandonnée. Les compétences réellement détenues, l’expérience acquise sur le poste, doivent être les seuls critères d’appréciation opposables pour le déroulement de carrière !

La CGT Cheminots et son Union fédérale des cadres et maîtrises défendent et défendront systématiquement les intérêts de tous les cheminots de la filière Trains, sans distinction de métier, de statut ou de collège.

Ensemble, avec la CGT, en considérant les spécificités de chaque métier, gagnons la bataille pour produire un service public ferroviaire de haut niveau, obtenir des moyens et des conditions de travail qui nous respectent !

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8 MARS, TOUS ET TOUTES NÉCESSAIREMENT FÉMINISTES !

Égalité professionnelle

| Maîtrise et cadres UFCM

« Dans toutes les branches du travail humain, la femme assume la même fonction que l’homme… Comment de cette identité d’existence et de fonction ne résulterait-il pas l’identité des droits et des revendications. » (Jean Jaurès, La Dépêche, 1907)

Et si l’identité des droits et des revendications est valable pour que les femmes s’associent aux mouvements de l’ensemble des salariés, alors l’ensemble des salariés doit s’associer aux mouvements pour les droits et revendications pour les femmes. Et en plus, ils ont tout à y gagner !

Dans la branche ferroviaire et le GPU, les femmes, notamment maîtrises et cadres, continuent de souffrir des mêmes écueils :

  • le plancher collant : difficultés qu’ont les femmes à être promues en début de carrière et à gravir les échelons au sein d’une entreprise. Les femmes ont moins accès aux promotions fonctionnelles, en lien avec les présupposés de disponibilité et technicité de ces postes ;
  • les parois de verre : les femmes sont concentrées dans peu de professions. Or, ces emplois sont dévalorisés ;
  • le plafond de verre : même si la part des femmes cadres augmente, elles n’occupent pas les postes les mieux rémunérés ;
  • les primes : les femmes touchent moins de primes. La part variable des cadres étant importante, les femmes sont plus discriminées.

Quelques exemples tirés des données officielles UTP et GPU 2022 (chiffres 2023 non encore connus) pour les illustrer :

  • En 2022, les femmes ne représentent que 21 % des effectifs de la branche ferroviaire et 20,4 % des embauches. Pour le GPU, les femmes représentent 22,89 % de l’effectif, + 0,10 point en un an, et 20,81 % des embauches en CDI.
  • La part des femmes en emploi précaire est significative : 52,61 % des contrats aidés et 50,18 % des CDD, dont 64,55 % des CDD cadres !
  • En 2022, les femmes représentaient 29,79 % des classe 1 (+9 % en 2 ans), 21,81 % des classe 2 (- 1,5 % en 2 ans) et 21,74 % des classe 3 (-0,6 en 2 ans), mais, en 2022, les femmes ne représentent que 20,96 % des promotions à la classe 4 où elles ne représentent que 16,39 %. LA DISCRIMINATION S’INTENSIFIE DÈS L’ACCÈS À LA MAÎTRISE.
  • La part des femmes, dans le nombre de promotion en classe est toujours inférieure à la représentation des femmes (– 0,5 % en 2022) ;
  • À part à la classe 1, la rémunération mensuelle moyenne brute est systématiquement inférieure pour les femmes, au CP comme contractuelles ;
  • Le poids des EVS dans la rémunération réelle des femmes maîtrises ou cadres est systématiquement inférieur à celui des hommes ;
  • Moins de 17 % du volume d’heures de formation dispensées au sein du GPU au cours des deux dernières années ont concerné des femmes, quand elles représentent 22,9 % de l’effectif total.

Accepter la discrimination envers les femmes, c’est accepter toutes les discriminations, qu’elles soient basées sur le sexe, la race, la religion réelle ou supposée, les aptitudes physiques réelles ou supposées, la sexualité réelle ou supposée, les contraintes familiales réelles ou supposées, la disponibilité réelle ou supposée, la mobilité réelle ou supposée…

Si toutes concernent les femmes, chacune ne concerne pas que les femmes.

Lutter contre ces discriminations, c’est donc lutter pour chacun, pour TOUS. Les hommes comme les femmes doivent donc prendre toute leur place dans ce combat.

Garantir l’égalité réelle entre les femmes et les hommes au travail passe par des règles collectives, un cadre unique et commun qui s’impose à toutes et tous !

Gagner de meilleures conditions de travail pour les femmes, comme un accès facile aux toilettes, des outils pour le port de charges lourdes, la fin des réunions à 17h30, la réduction du travail de nuit au strict minimum de la continuité de service public, c’est gagner pour tous l’hygiène au travail, la réduction des troubles musculosquelettiques, le droit à la parentalité, à une vie sociale, sportive et culturelle… bref permettre aux hommes d’être des femmes comme les autres !

Concernant l’accès aux métiers à dominante féminine pour les hommes, ils sont depuis de nombreuses années supprimés massivement par l’entreprise, comme les fonctions RH, la vente et le médical et social, souvent remplacés par des alternantes sur les plus basses tranches de rémunération et largement subventionnées.

Gagner une grille des salaires de branche pour tous permet de lutter contre les discriminations salariales, qu’elles soient sexistes, racistes, syndicales, politiques…

Gagner un dispositif d’accès aux fonctions maîtrises et cadres qui repose sur des connaissances du système ferroviaire, des savoir-faire techniques et des connaissances théoriques des métiers et un dispositif de déroulement de carrière qui repose sur la formation sous contrôle des salariés, c’est gagner pour tous de la transparence, de la légitimité et empêcher l’encadrant d’être soupçonné de favoritisme pour quelque cause que ce soit.

ALORS, CE 8 MARS, ON MATÉRIALISE SON ENGAGEMENT ET SON ACTION AU QUOTIDIEN POUR L’ÉGALITÉ
PAR SA PARTICIPATION À LA GRÈVE FÉMINISTE ET AUX RASSEMBLEMENTS ET MANIFESTATIONS SUR TOUT LE TERRITOIRE !

 

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EIA : ARRÊTONS DE SUBIR !

Processus managérial

| Maîtrise et cadres UFCM

L’EIA (entretien individuel d’appréciation), c’est le moment pour négocier des moyens en corrélation avec l’atteinte des objectifs que nous sommes censés partager. Et lorsque que les objectifs ne sont pas partagés, c’est aussi l’occasion d’exprimer nos réserves.

UN EIA MAL-PRÉPARÉ ET SUBI, C’EST SE METTRE EN DANGER !

Les risques pour les salariés cadres lors de leur EIA peuvent générer une pression non-supportable pour atteindre des objectifs irréalistes. Le manque de reconnaissance de leur travail, la mise en concurrence avec leurs collègues et le risque de subir des discriminations ou des mesures injustes liées à la gestion des ressources humaines peuvent les conduire jusqu’au « burn-out ».

Négocions des objectifs réalisables en respectant sa capacité de travail et le temps que l’on y passe.

L’entreprise a une obligation de résultats et le salarié une obligation de moyens.

Le salarié, quel que soit son grade, n’a qu’une obligation de moyens, il doit faire le travail qui lui est commandé pour contribuer à l’objectif général, mais ne peut pas endosser de responsabilité personnelle si le résultat n’est pas
atteint.

À titre d’exemple :

Le représentant de l’employeur ne peut pas donner pour objectif zéro accident du travail de l’équipe, zéro incident ou encore le doublement du chiffre d’affaires. Mais il peut donner pour objectif de garantir la priorité de veiller à l’application des normes, si l’ensemble des moyens sont attribués.

DONC NE VALIDONS QUE DES OBJECTIFS DE MOYENS !
NÉGOCIONS DES MOYENS POUR ATTEINDRE CES OBJECTIFS

Les encadrants, comme tous les salariés, se trouvent confrontés à des buts définis par la prescription. Pour réaliser du travail bien fait, ils ont besoin de débattre et de négocier avec le ou les prescripteur(s) pour obtenir les moyens nécessaires à une production qui réponde aux exigences et prescriptions de qualité et de sécurité.

À titre d’exemple :

Le nombre d’heures ou de stages de formation pour soi ou les agents subordonnés, les effectifs pour tenir la charge, le matériel informatique nécessaire, etc.

SI LES MOYENS NE SONT PAS ACCORDÉS, LES OBJECTIFS NE PEUVENT ÊTRE VALIDÉS !

Accepter des objectifs inatteignables sans moyens, c’est aussi accepter de ne pas pouvoir les dénoncer en cas de procédure disciplinaire, d’écartement de processus de déroulement, de destitution du poste tenu comme en cas d’incident ou pire.

N’OUBLIONS PAS NOS RESPONSABILITÉS JURIDIQUES !

La délégation de pouvoir de l’employeur responsabilise les encadrants sur LES prescriptions.

Cette délégation de pouvoir tourne autour du triptyque autorité, moyens et compétences.

Pour la CGT et son UFCM, les compétences liées à l’expérience, la formation et aux savoir-faire sont la condition première pour lui permettre d’apprécier et exiger les moyens nécessaires pour faire correctement son travail ou réaliser ses missions.

L’autorité donnée se définit par la responsabilité de prévoir, de diriger, contrôler et coordonner les activités d’une partie d’une entreprise ou d’une organisation avec le pouvoir de commandement correspondant par délégation de l’employeur et sous son autorité.

La délégation de pouvoir, et donc sa responsabilité juridique sur les collectifs qui leur sont subordonnés, ne peut s’exercer qu’une fois ces deux premières conditions remplies.

CETTE DÉLÉGATION DE POUVOIR DOIT ÊTRE CLAIREMENT DÉFINIE PAR ÉCRIT.

Lors de nos EIA, exigeons :

  • Une charge de travail qui soit compatible avec les 1589h annuelles qui nous sont payées ;
  • Un temps de présence suffisant auprès des collectifs subordonnés, ce qui suppose un ajustement des tâches de reporting (communication des données) et de certaines réunions qui surchargent les emplois du temps ;
  • Des appuis de proximité réactifs pour les services nécessaires aux cheminots ;
  • Des appuis techniques en proximité pour garantir la qualité de la production ;
  • Des moyens humains, matériels et financiers qui concourent à l’application de nos missions.

La plateforme Station C n’a pas été conçue pour apporter des réponses et préparer sereinement les EIA. La CGT a exprimé ses inquiétudes à la direction. Les réponses apportées montrent qu’il est un outil managérial au service de l’employeur, mais pas des agents (N+1 et audité).

⇒ L’UFCM-CGT met un guide à la disponibilité des deux intervenants de l’entretien : voir le guide

Bonne lecture !

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L’INGÉNIERIE DU MATÉRIEL À LA CROISÉE DES CHEMINS !

| Maîtrise et cadres UFCM

Les Ingénieries SNCF du Matériel roulant, fortes de près d’un siècle d’expérience, constituent les fondations solides de l’édifice SNCF. Les compétences et savoirs, technicités et expériences ferroviaires acquises sont immenses et font référence dans le monde entier.

Malgré cela, la direction du Matériel applique une politique d’entreprise dévastatrice qu’elle érige en dogme et impose contre vents et marées !

LA DIRECTION DU MATÉRIEL JOUE AU BONNETEAU AVEC LES EFFECTIFS ET LES SAVOIRS !

Les réorganisations se succèdent, à la hâte, et ne permettent pas de garantir l’avenir de nos sites.

La centralisation en plaque par périmètre, avec des antennes sur des sites éloignés, provoque des dysfonctionnements de logistique, des pertes de temps et des problèmes inhérents à chaque site. Les donneurs d’ordres sont déconnectés des problématiques régionales, et certaines demandes mettent plus d’un an pour avoir une réponse.

Le travail qui était fait dans les services Ingénieries supprimés se retrouve transféré dans les autres Ingénieries, créant des problèmes de surcharge de travail.

L’EMPLOI AU COEUR DES PRÉOCCUPATIONS DES CHEMINOTS

Désormais, l’externalisation est imposée contre toute logique de qualité et de sécurité… Avant, l’externalisation était choisie par l’Ingénierie du site et limitée au strict nécessaire. Maintenant, elle est objectivée par la Direction nationale.

Certains travaux ont été en partie ou complétement externalisés C’est autant de compétences perdues et de documents produits de moindre qualité.

Les Ingénieries SNCF doivent garder leur charge de travail car le « privé » n’a pas les compétences, les habilitations et les connaissances spécifiques du ferroviaire. Le travail d’étude doit également être réservé à l’Ingénierie de proximité : données remontées des établissements de maintenance. Il est plus simple pour un établissement de traiter avec une Ingénierie proche qui peut être sur place à tout moment.

La surcharge de travail, la multiplication des différents contrats de travail de personnel (intérimaires, prestataires, sous-traitants…) et l’éclatement de la SNCF font perdre du temps en communication, formation, réactivité, qualité…

La multiplication des décisionnaires via des filiales augmente les délais et détériore la qualité des vérifications. Nous avons besoin de services SNCF dans une entreprise intégrée et des hiérarchiques, qui, au bon niveau, peuvent trancher.

Nous devons tous être dans la même entreprise pour y travailler ensemble : ingénierie, établissements, exploitation !

DES DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE EN BERNE

Dans les Ingénieries, la tenue d’un poste dans le temps permet d’acquérir une expertise et une efficacité, ce qui justifie les postes à fourchette (reconnaissance des qualifications acquises par les agents).

Aujourd’hui, la direction du Matériel a une vision tronquée des postes des Ingénieries, principalement d’encadrement. Il faudrait ignorer le travail pour ne faire presque exclusivement que de la gestion et du management. Nous sommes des techniciens et des experts avant tout !

DES CONDITIONS DE TRAVAIL DE PLUS EN PLUS DÉGRADÉES

Les open spaces perturbent le travail (bruit, interruptions constantes…). L’étude de flex office annoncée, sans place attitrée, n’est pas possible en Ingénierie car il isole les agents et les éloigne d’un collectif.

Dans le même temps, les agents sont abreuvés de questionnaires faussement anonymes (Pulse, C’est à vous, etc.) sans aucun fond et dont le seul but est de donner bonne conscience à la direction du Matériel, qui se vante de s’occuper activement de la QVT !

OUVERTURE À LA CONCURRENCE : BEAUCOUP DE QUESTIONS ET TROP PEU DE RÉPONSES !

La réforme du ferroviaire accélère l’ouverture à la concurrence. La plupart des AOT (Régions et État) multiplient les appels d’offres pour l’exploitation et la maintenance du matériel. Aujourd’hui, SNCF Voyageurs « remporte » la plupart des lots tout en voulant imposer des filiales dédiées : c’est une aberration tant pour la production que pour la maintenance. Si nous n’arrêtons pas la Direction, il y aura des répercussions sur les études d’ingénierie !

Pour qui allons-nous travailler ? Dans quelles conditions ? Avec quels budgets ? Les différents acteurs du secteur (EF, sociétés dédiées, etc.) feront-ils le choix d’une ingénierie performante, efficace et ayant pour principal objectif la sécurité des circulations et du personnel ? Ou bien rechercheront-ils le plus bas coût synonyme de moins-disant social et de sécurité ?

Pour la CGT, le transport des usagers par le rail ainsi que les conditions de vie et de travail des cheminots sont un investissement et répondent à un critère fondamental : la sécurité avant tout !

LE E-LEARNING OU COMMENT BROYER LES STRUCTURES INTERNES DE FORMATION ?

Nous faisons de moins en moins de formations. Nous devons nous former nous-mêmes. Une formation validée sans formateur qui oriente les stagiaires brouille les objectifs de celle-ci… Dernier exemple en date : la formation Secufer en e-learning, modèle du genre… avec la possibilité de recommencer l’évaluation autant de fois que possible en reprenant exactement les mêmes questions jusqu’à ce que vous atteigniez 100 % de bonnes réponses. On marche sur la tête !

Les agents de l’Ingénierie du Matériel peuvent reprendre leur avenir en main et imposer un changement de cap radical.

La sécurité et l’humain doivent être le cœur et les poumons de nos actions !

ENSEMBLE, FAISONS EN SORTE QUE LE FERROVIAIRE DE DEMAIN SOIT MEILLEUR QU’AUJOURD’HUI !

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LE 26 SEPTEMBRE 2023 LES RAISONS DE LA COLÈRE

Appel à la grève de l'UFCM

| Grève le 26 septembre 2023

La Fédération CGT des Cheminots appelle unitairement (avec les fédérations SUD-Rail – CFDT) l’ensemble des cheminots de la SNCF à agir par la grève le mardi 26 septembre 2023.

Les agents de maîtrise et les cadres sont bien entendu pleinement concernés.

Pourquoi ?

Montrons au Gouvernement, qui dessine la disparition de la SNCF en négligeant le service public, que notre entreprise représente une solution d’avenir. Montrons aussi que les cheminots, quel que soit le grade ou l’entreprise, veulent de la considération et une vie digne.

Après les réformes néfastes de 1997, 2014 et 2018, le démantèlement de la SNCF se poursuit.

LE SABORDAGE DE L’ENTREPRISE HISTORIQUE

La liquidation de Fret SNCF, son remplacement par deux entreprises avec la cession de « marchés » importants à des « concurrents » est une décision par anticipation d’une éventuelle sanction de l’Union Européenne. Cette annonce de quelques « décideurs », alors que rien ne l’oblige, est une mauvaise décision pour la Nation et l’avenir de la planète. Elle soulage les entreprises ferroviaires privées, mais la dérèglementation du transport de marchandises reste une catastrophe pour l’écologie.

La CGT porte un ensemble de propositions immédiates, en conformité avec le droit existant, pour atteindre l’objectif des 25 % de la part modale d’ici 2050 en 3 phases. Elles sont reprises dans le document « Ensemble pour le Fret ».

L’externalisation des services transverses (services médicaux et sociaux, administratifs, paie, facilités de circulation etc.) dans un Groupement d’Intérêt Économique n’a pour unique vocation que de les supprimer à moyen terme et de transformer la SA en une holding à cash. À l’instar de politique d’externalisation à l’Équipement ou au Matériel, ce projet éloigné des valeurs de service public est à combattre puisqu’il nous prive, à terme, de notre maîtrise technique.

Filialisations à outrance… Les technicentres de la SNCF font des appels d’offres au privé pour la maintenance de leur chantier et le pilotage des postes d’aiguillage. La direction a décidé de créer une mini filiale pour chaque lot TER et TET alors qu’elle répond aux appels d’offres sous le sigle SNCF. Elle lance de nouvelles dessertes par une filiale OuiGo Classic. Ainsi, elle cherche à tirer les conditions sociales des cheminots vers le bas. L’expérience du Fret n’a pas servi de leçon, l’abaissement de la masse salariale n’a pas compensé la perte de mutualisation et la multitude de dysfonctionnements. Résultat, c’est moins de ferroviaire.

UN SOUS-EFFECTIF CHRONIQUE

Les réorganisations se multiplient afin de faire entrer une nouvelle structuration inopérante dans des contraintes budgétaires intenables. Il en résulte une dégradation de nos conditions de vie et de travail et une insatisfaction de notre travail. Les démissions se multiplient, le manque de personnel devient ingérable sauf à faire des choix !

La sécurité, la qualité et la disponibilité du service public imposent des moyens, les cheminots exigent de pouvoir bien travailler. Ils doivent être entendus !

La politique commerciale de la direction SNCF, en accord avec le Gouvernement, a pour seul but de faire monter les prix des billets, de salir l’image de la SNCF pour invoquer l’arrivée d’une concurrence. C’est honteux, alors que les besoins existent.

DES DROITS DE MOINS EN MOINS OPPOSABLES

La dérèglementation de nombreux droits (suppression du dictionnaire des filières, processus de déroulement de carrière par détection, suppression de la reconnaissance des diplômes, absence de grille salariale unique pour les contractuels et les statutaires, fiscalisation des facilités de circulation) est organisée aux prétextes d’adaptation à la privatisation. Quelques accords sont venus remplacer de nombreux droits, mais il en résulte un cadre social flou et dégradé.

L’INFLATION RESTE UNE RÉALITÉ

Si le dégel des salaires a été possible l’an dernier, il faut de nouveau une véritable augmentation en pourcentage : seule reconnaissance des qualifications.

RETRAITES : LA BATAILLE CONTINUE

Dans la branche ferroviaire et à la SNCF, nous entrons dans une nouvelle phase avec l’ouverture prochaine de négociations.

L’UFCM CGT appelle les cadres et maîtrises à les mettre sous la pression d’un rapport de forces conséquent, afin de GAGNER DES CPA de plus longue durée POUR TOUS LES CHEMINOTS.

En parallèle, exigeons :

  • Un référendum national sur la réforme des retraites après plus de 6 mois de contestation ;
  • La réouverture du régime spécial et son extension à TOUS les cheminots de la branche avec un retour au départ à 50 et 55 ans ;
  • Des mesures spécifiques de déroulement de carrière et de fin de carrière.

Le 26 septembre 2023, cheminots de tous grades agissons par la grève pour exiger un autre cap, un autre avenir !

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MENSONGE PAR OMISSION : PRÉSERVONS-NOUS !

Tract aux encadrants

| Maîtrise et cadres UFCM

La direction de la SNCF a toujours considéré les encadrants comme ses porte-parole, intégrant dans sa délégation de pouvoir les fiches de postes ou les « attendus » de l’attitude d’un manager, un relais zélé de sa communication, de ses éléments de langage.

Depuis quelques années, la démarche va plus loin, puisqu’il est demandé de convaincre, voire de faire adhérer les équipes non seulement à la stratégie mais aussi à la bonne parole de la Direction.

La période récente a vu fleurir des argumentaires, des « vrai/faux » et autre « kit managers », maquettés de manière à paraître sourcés et relevant de l’analyse contradictoire. On ne demande pas seulement aux encadrants de relayer une information émanant de la Direction mais aussi de s’engager auprès des agents sur la valeur et la véracité des faits énoncés.

FRET SNCF : TOUJOURS LE LABORATOIRE !

Précurseur dans le démantèlement du service public du rail, Fret SNCF est à l’aube d’une thérapie de choc. La Direction en mesure tout le danger et tente de mobiliser l’encadrement pour contenir l’onde de choc d’une transformation aussi radicale que violente.

À grand renfort de communication, elle mobilise ses dirigeants de terrain pour faire avaler la pilule amère. La méthode est décrite dans son « kit managers », largement diffusé à l’encadrement, avec comme finalité de faire accepter les choses et couper court à toute possibilité de penser en dehors de son scénario catastrophe.

On y lit que les encadrants doivent se préserver « de sources plus ou moins bien informées, qui peuvent par conséquent être erronées ». La Direction sous-entend donc qu’il est dangereux de chercher à s’informer en dehors de ce qu’elle produit !

Fin mai, elle demande à tous les encadrants d’assener à leurs équipes que, pour les cheminots concernés, « le contrat de travail actuel serait transféré vers les deux nouvelles sociétés. Le statut comme le régime des retraites seront maintenus. » Moins d’un mois après, lors d’une table ronde, elle concède que NON, les cheminots transférés dans les nouvelles filiales créées par l’entreprise ne conserveront pas les accords d’entreprise sur les conditions de travail, les salaires, la cessation progressive d’activité, le temps partiel, les facilités de circulation, etc.

On apprend aussi que NON, la Commission européenne ne demande pas à l’État et à la SNCF d’engager une discontinuité de l’entreprise Fret SNCF ! De l’aveu même de la Direction, la création d’une filiale de maintenance de fret ferroviaire est une stratégie de l’entreprise dans le cadre d’une productivité accrue, en abaissant les droits et conditions sociales des cheminots.

Contrairement à ce qu’annonce la Direction, liquider Fret SNCF ne mettra pas fin à la procédure lancée par la Commission européenne ; d’ailleurs, celle-ci ne rendra son rapport d’instruction que dans un délai de 18 à 24 mois.

C’EST DONC DE FAÇON DÉLIBÉRÉE QU’ELLE A OMIS CERTAINS ÉLÉMENTS DANS SA COMMUNICATION AUPRÈS DES ENCADRANTS !

Pour la CGT et son UFCM, l’encadrement ne doit pas servir de passe-plat. Bien au contraire, le temps des alternatives n’est pas épuisé.

Différentes démarches sont en cours :

  • une commission d’enquête parlementaire à l’Assemblée nationale, à l’initiative de la gauche progressiste ;
  • l’audition prochaine des élus du CSE Fret par la Commission européenne ;
  • la saisie du Conseil économique et social européen ; et
  • une multitude de démarches syndicales, associatives ou politiques engagées à tous les échelons, locaux, nationaux et européens.

RIEN N’EST DÉFINITIVEMENT ÉCRIT DANS CETTE SOMBRE HISTOIRE.

« MANAGERS », CADRES, DIRIGEANTS : COMMENT RÉAGIR ?

Chacune et chacun doit rester dans son périmètre de responsabilités. Celui-ci est défini par notre contrat de délégation et non par une quelconque philosophie de la loyauté. Nous devons agir depuis notre collectif d’encadrants, ne pas céder à l’isolement.

Prendre la mesure du risque juridique à seulement « faire son job ». Car Brétigny pour nous comme la crise humaine et sociale chez France Télécom/Orange avec sa vague de suicides ont permis de cerner la lecture juridique de la justice en matière de responsabilité des encadrants. Nous ne sommes pas de simples exécutants, nous ne pouvons pas faire qu’obéir.

Aujourd’hui, les outils existent pour remettre les décideurs face à leurs responsabilités. Les syndicats, les IRP (CSE/CSSCT/RPX) et leurs prérogatives en matière économique et sociale, la médecine du travail, le pôle de soutien psychologique et l’action sociale sont aussi là pour les encadrants !

Nous sommes aussi des salariés dépendant de décisions qui ne sont pas les nôtres.

Dans ce kit, la Direction perçoit que les encadrants pourraient avoir besoin de soutien mais cantonne le risque aux salariés subordonnés, en relayant les contacts du pôle de soutien psychologique, du service médical ou de l’assistance sociale.

Mais les équipes pourraient vouloir demander des comptes à ceux qui les auront convaincues que rien n’est grave, que rien ne change, qu’il ne faut pas s’affoler, se renseigner ou se mobiliser.

N’acceptons plus de prendre des risques pour notre légitimité en tant qu’encadrants !

N’acceptons plus de nous mettre en danger face à nos équipes !

Nous disposons d’un droit de réserve face aux orientations de l’entreprise.

AVEC L’UFCM-CGT, FAISONS VALOIR NOTRE DROIT D’OPPOSITION COLLECTIF ET CONSTRUISONS DES SOLUTIONS ALTERNATIVES !

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LA LÉGITIMITÉ EST AUX SALARIÉS !

Réforme des retraites

| Maîtrise et cadres UFCM

L’exécutif est acculé. Il n’arrive pas à convaincre et tente de décrédibiliser la mobilisation par la provocation et la répression. Plus que jamais, à nous de serrer les rangs !

La mobilisation extraordinaire du 28 mars 2023 confirme la démonstration d’une opposition totale à la réforme. Grâce aux grèves engagées depuis deux mois et aux journées de mobilisations interprofessionnelles, qui ont atteint des participations historiques depuis 1945, la « mère des réformes » selon Macron est désormais noyée sous les vagues incessantes et régulières des multiples mobilisations.

ILS NE POURRONT PLUS TENIR LONGTEMPS !

La majorité se fissure et se désolidarise du mépris du président gâté de la République et de sa Première ministre. Par désespoir, elle invite les organisations syndicales sans écarter le sujet de la réforme en cours. Nous ne lâcherons rien !

Dorénavant, les salariés s’organisent pour tenir dans la durée et mettent le cap sur le 6 avril 2023 !

La victoire est possible. Elle doit nous ouvrir les portes pour gagner aussi sur les sujets du travail. Pour la CGT, ce ne sont pas les retraites OU nos conditions de travail. Pour la CGT, ce sont le droit à la retraite en bonne santé ET le droit de bien vivre et de bien travailler !

L’implication dans les mobilisations des maîtrises et cadres est ancrée. Le dialogue installé localement est serein. Le lien régulier entre cheminots de tous collèges permet de dépasser les clichés et les préjugés.

En ne rattrapant pas le travail des jours de grève, nous pesons sur la Direction, qui doit demander au gouvernement d’abandonner un projet inacceptable.

Les salariés unis et déterminés vont gagner !

La mobilisation doit continuer à être massive. L’antagonisme entre le monde porté par le patronat et les aspirations des salariés de tous collèges montre la divergence d’intérêts et sa traduction dans une lutte des classes entre travail et capital.

Cette réforme nous concerne tous : contractuels, statutaires, exécution, agents de maîtrise et cadres, public et privé, nous avons un intérêt commun ! Allons-y ensemble !

Les systèmes de retraite appartiennent aux salariés. Ils sont tous financés par des cotisations versées en échange de la réalisation de leur travail. Ils sont notre dû et une part de notre salaire socialisé.

À NOUS LE DERNIER MOT !

Toujours ensemble et déterminés, la victoire est au bout du chemin !

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LA DÉMOCRATIE, C’EST LA VOIX DU PEUPLE !

| Maîtrise et cadres UFCM

Rien n’est joué ! Grâce à la mobilisation sociale, en 2006, la loi sur le contrat première embauche (CPE) a été retirée, un mois après l’utilisation du 49.3 et 10 jours après sa promulgation. La victoire est à portée de mobilisation !

Grâce aux grèves engagées depuis deux mois et aux journées de mobilisations interprofessionnelles, qui ont atteint des participations historiques depuis 1945, nous avons remporté une première bataille, la semaine dernière.

Après avoir contraint les débats à l’Assemblée nationale et au Sénat, après nous avoir expliqué que seule la démocratie représentative du Parlement était légitime, après avoir refusé de rencontrer les organisations syndicales, après avoir menacé l’Assemblée nationale de dissolution, Emmanuel Macron et le gouvernement Borne ont décidé de passer en force en utilisant l’article 49.3 de la Constitution, arme redoutable d’un pouvoir minoritaire, malgré les tentatives « d’achat » des voix des députés de droite, bras d’honneur fait au mouvement social et aux salariés, qui rejettent toujours massivement cette réforme.

Après deux mois de contestation, les deux tiers de la population sont toujours opposés à cette réforme, dont 90 % des premiers concernés : les salariés. Deux français sur trois soutiennent le mouvement de grève reconductible. Alors enfonçons le clou !

Depuis le 7 mars, les cheminots ont engagé une grève reconductible qui a pesé. Nous ne sommes pas seuls. D’autres secteurs comme l’énergie, les déchets, l’industrie du verre, les raffineries, les ports… se mobilisent aussi fortement.

L’UFCM-CGT appelle l’ensemble des maîtrises et cadres à maintenir la grève et à agir massivement le 23 mars prochain, date arrêtée par l’intersyndicale, et à prendre part aux manifestations, aux AG et à toute autre initiative locale d’ici là.

Lorsque nous sommes en grève et visibles, cela a un effet d’entraînement vis-à-vis des autres cheminots.

L’utilisation du 49.3 fait monter la colère dans le pays. Celle-ci doit s’exprimer par la grève, seul moyen de pression face au gouvernement et au patronat, qui sont sourds à la démocratie.

UNIS ET DÉTERMINÉS POUR GAGNER !

LA MAJORITÉ POPULAIRE AURA LE DERNIER MOT !

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NOS RETRAITES NOUS APPARTIENNENT !

| Maîtrise et cadres UFCM

Les cheminots ne peuvent plus croire l’information biaisée véhiculée par la direction de la SNCF. Tous les cheminots seront pénalisés par la réforme des retraites portée par le Gouvernement.

Nous ne pouvons pas laisser faire ! Nous ne pouvons plus être attentistes !

Seul le renforcement de la grève par l’ensemble du salariat, quel que soit son collège, permettra de nous faire entendre et de gagner !

Maîtrises et cadres, poursuivons et renforçons notre engagement !

Puisque seul le rapport de force permet au monde du travail de se faire entendre, puisque seule la grève atteint la production et les profits. Elle oblige le patronat, les directions d’entreprises et le Gouvernement à nous entendre. Nous, maîtrises et cadres, devons participer pleinement à la mobilisation.

Par la grève, la présence et prise de parole en Assemblée Générale et en manifestation, montrons que nous aussi sommes cheminots. Nous sommes aussi le monde du travail. Notre travail est utile et crée de la valeur. Nous aussi, nous avons un impact sur l’économie par notre absence de travail.

Nous aussi, nous voulons vivre dignement de notre travail ! Nous aussi, nous voulons les moyens pour le réaliser correctement, sans management et objectif coercitifs, sans faire retomber sur les autres le poids de nos pressions contradictoires ! Nous aussi, nous voulons profiter d’une retraite paisible, en bonne santé !

La motivation des droits spécifiques liés aux contraintes d’exercice des métiers et à la sécurité ferroviaire plaide en faveur de l’extension de notre régime à l’ensemble de la branche.

Revendiquons la réouverture de notre régime spécial pour l’ensemble des cheminots de la SNCF, mais également son extension à l’ensemble des entreprises de la branche ferroviaire.

Nous voulons un départ à 55 et 50 ans pour tous les cheminots et la réouverture du régime spécial.

Nous voulons un départ anticipé d’un maximum de cinq ans pour tous les métiers à contraintes permanentes.

Nous voulons une amélioration immédiate des salaires et pensions.

Nous voulons l’arrêt du « Plan Borne-Farandou », qui démembre le service public ferroviaire.

Nous voulons la reconnaissance des diplômes à l’embauche et dans la carrière, la prise en compte des années d’études dans le temps de carrière, car c’est bien grâce à ce temps et ces formations que nous réalisons un travail technique, précis qui permet à nos employeurs d’organiser une production de qualité avec un savoir-faire.

Le Gouvernement tourne le dos au débat et n’a plus aucun argument. Il accélère le calendrier parlementaire et bafoue la démocratie.

Notre détermination reste inchangée. Nous pouvons gagner !

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE ET DANS LES MANIFESTATIONS !

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EN GRÈVE UTILE ET VISIBLE !

Retraite

| Maîtrise et cadres UFCM

Les Fédérations nationales CGT des Ports et Docks, des Cheminots, des Industries Chimiques, du Verre et Céramique et des Mines-Énergie en sont convaincues : gagner face au patronat et au gouvernement passera par l’organisation de grèves reconductibles dans les entreprises.

À la SNCF, l’ensemble des Organisations Syndicales représentatives appelle aussi à la grève reconductible. Tous les salariés du ferroviaire doivent agir.

Nous devons changer de ton et, au-delà du rythme parlementaire, imposer l’agenda social.

TOUS ENSEMBLE, PAR LA GRÈVE RECONDUCTIBLE, STOPPONS LA RÉFORME MACRON/BORNE !

Les maîtrises et cadres sont des salariés comme les autres, quels que soient leur statut ou fonction, ils seront impactés par ce projet néfaste de réforme des retraites.

Comme les autres, nous sommes appelés à cesser le travail dès le 6 mars au soir. Comme les autres, nous participerons à la réussite d’un mouvement d’ampleur qui, en arrêtant la production, pèsera sur l’économie. Ensemble, notre mouvement obligera le gouvernement et nos dirigeants à prendre en compte non seulement le rejet de cette réforme, mais aussi les revendications pour un système de retraite plus juste, pour une vraie politique d’égalité et de mixité, pour des revalorisations salariales, pour des emplois.

L’ACTION DE GRÈVE DOIT ÊTRE VISIBLE ET EFFICACE !

C’est le cas quand on s’affiche dans les manifestations et les assemblés générales, mais c’est plus efficace si le travail non-réalisé pendant le temps de la grève n’est pas rattrapé de manière dissimulée.

Même au forfait-jours, (le travail) les objectifs doivent être reportés et la charge annuelle allégée.

Nous avons trop pris l’habitude de réaliser la charge de travail qui nous est imposée sans se poser la question du temps qu’on y passe, sans la mettre en opposition aux moyens alloués, qu’ils soient humains, matériel ou de temps.

POUR ETRE EFFICACES, LES MAÎTRISES ET CADRES DOIVENT TOUTES ET TOUS ÊTRE DANS L’ACTION DÈS LE DÉBUT DU MOUVEMENT !

On ne prend pas un train en marche, personne ne doit rester sur le quai et on ne rattrape pas non plus le travail non-effectué pendant la grève.

L’objectif n’est pas de perdre du salaire au motif que ceux qui sont moins rémunérés vont en perdre, l’objectif est de bloquer, de peser, à court et moyen termes, de façon à faire pression pour le retrait de cette réforme et la construction d’un modèle social plus juste et équitable.

Notre travail est indispensable à la production. En grève, nous en faisons prendre conscience à nos dirigeants.

Il nous faut sortir de la culpabilisation sur la non-réalisation d’une charge de travail. Quand on fait grève, il faut que ça se voit et que ça se ressente !

LE 7 MARS, PROVOQUONS L’ARRÊT D’URGENCE !

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