Fédération CGT des Cheminots


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L’AVENIR DES ASTI PASSERA PAR LA MOBILISATION

ASTI

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L’encre de la loi sur le pacte ferroviaire est à peine sèche que la direction, avec l’aval du gouvernement, s’empresse d’appliquer avant l’heure cette réforme néfaste pour le service public ferroviaire, les usagers et les cheminots. Les ASTI ne sont pas en dehors de ce processus.

En effet, les attaques qui sont portées contre les ASTI mettent en péril ses services… Pour les cheminots, c’est une véritable sensation de déclin du service qui est vécue. La politique de l’entreprise apporte d’ores et déjà un mal-être important pour les agents, sans réelle prise en compte à ce jour de la direction.

Face à cette situation dégradée et aux fortes inquiétudes des cheminots, la CGT a déposé une Demande de Concertation Immédiate pour laquelle nous avons été reçus lundi 12 novembre 2018.

Les conséquences de la politique d’entreprise sont considérables tant d’un point de vue de la production que des conditions de travail et de vie des agents.

Elles se traduisent par une augmentation notable des RPS (Risques Psycho-Sociaux), des agents en reclassement, des CO non tenus, des départs en retraite ou démissions non remplacés…

Pour se justifier de ces situations, la direction invoque toujours la même raison, à savoir que le contexte économique change en permanence et qu’il faut s’adapter. C’est un discours bien rodé et inacceptable !

Elle n’a malheureusement pas pris conscience du nombre important de « burn out », d’ILD, de l’inquiétude de plus en plus grande des cheminots quant à leur avenir et celui de leur métier ainsi que les conséquences négatives de sa politique sur la santé des cheminots.

Face à cette situation, la CGT réaffirme l’urgence et la nécessité absolue d’arrêter les réorganisations et de faire un bilan complet des précédentes.

Concernant l’emploi, la direction annonce 70 recrutements pour l’ASTI réalisés dans le cadre du budget 2018 et que les effectifs devraient être stables par rapport à 2017. Cependant, elle nous a avoué avoir des difficultés à recruter en particulier sur la région Bretagne : 5 autorisations de recrutements (spécialité cablier) ne sont toujours réalisées à ce jour faute de candidatures.

Les contraintes sans les compensations

Depuis quelques années, nous constatons que plusieurs métiers ont des difficultés de recrutements, notamment dans les métiers techniques et de sécurité. La première des causes pour la CGT est que l’entreprise est moins attractive du fait de salaires d’embauche trop bas, des contraintes du métier et des conditions de travail particulières (horaires décalés, travail de nuit, travail le week-end, astreinte…).

Sur ce dernier point, certains parcours d’astreinte voient encore leurs périmètres s’étendre considérablement avec un nombre de kilomètres routiers qui explose.

A cela s’ajoute une politique de formation pour le perfectionnement et le maintien des compétences qui n’est plus au rendez-vous.

La recherche d’une rentabilité maximale et la réduction des effectifs et des moyens sont la seule ligne directrice.

La direction a décidé de supprimer la Hotline en interne et de la remplacer par une plateforme externe attribuée à la société Econocom, sans pour l’instant en mesurer les conséquences économiques et sociales. La CGT a réaffirmé auprès de la direction son opposition à un tel projet et la nécessité de garder ce service au sein de la SNCF.

La CGT mettra tout en oeuvre pour le maintien et le développement des métiers des télécoms et de l’informatique au sein de la SNCF, pour s’opposer à tous les projets funestes de la Direction et de ce fait, appelle les cheminots de ces services à se mobiliser à ses côtés.

L’histoire récente montre que la mobilisation de la CGT et des cheminots a fait capoter le projet de vente du service informatique à IBM en 2010.

Une expertise, des audiences, des DCI sont d’ores et déjà d’actualité dans certaines régions et au niveau national à l’initiative de la seule CGT.

La CGT revendique :

✓ La ré-internalisation des charges de travail au sein de l’entreprise publique SNCF avec des cheminots à statut formés tout au long de leur carrière ;
✓ La maîtrise de tous les systèmes informatiques par des cheminots à statut ;
✓ La conservation en régions de la gestion des serveurs et du réseau informatique ;
✓ Des rythmes de travail adaptés aux rythmes biologiques, permettant d’éliminer les contraintes inutiles et de compenser en repos les contraintes résiduelles liées au Service Public, afin de préserver la santé et la sécurité des cheminots.

Pour la CGT, la première mobilisation que les cheminots doivent faire dans cette période, c’est de participer aux élections professionnelles du 16 au 22 novembre 2018 et de VOTER MASSIVEMENT CGT !

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LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT DOIVENT SE FAIRE ENTENDRE !

Notations 2021

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Alors que la crise sanitaire sévit depuis maintenant plusieurs mois, les cheminots de l’équipement n’ont jamais été autant sollicités. La direction doit en tenir compte dans l’exercice de notations 2020/2021.

Alors que le premier confinement et sa gestion, notamment par l’exécutif, traînaient dans le temps, le message restait cependant clair pour certains DET : « nous ne sommes plus dans une phase de maintenance minimaliste ». Les directions ont donc reprogrammé des chantiers, des GOP, profitant ainsi pleinement de la baisse des circulations.

Les premiers constats étaient alors sans appel. Les cheminots se sont retrouvés placés face à des situations qu’ils ne pouvaient pas gérer facilement. La CGT est intervenue à tous les niveaux afin de rappeler que la pratique de nos métiers s’adapte difficilement au strict respect des gestes barrières.

Cette crise a de plus modifié en profondeur les habitudes. L’adaptation des pratiques professionnelles et des gestes métiers a nécessité un certain temps de formation pour faciliter leur appréhension et leur mise en oeuvre par l’ensemble des acteurs.

Ce constat met toujours plus en lumière que les missions de service public qui incombent aux cheminots de l’Équipement sont bien d’un intérêt majeur pour la Nation.

Mais les baisses successives des effectifs dégradent les conditions de travail des cheminots. Les sorties d’astreinte sont toujours aussi nombreuses sur des parcours toujours un peu plus étendus.

La direction doit revoir sa copie car le compte n’y est pas !

Le gel des salaires dure depuis maintenant 6 ans Or, le déroulement de carrière des agents de l’Equipement, notamment des plus basses rémunérations, est mis à mal depuis de trop nombreuses années avec, comme causes principales, la faiblesse du nombre de recrutements et l’externalisation à outrance. Pour la CGT, la situation ne peut plus durer.

Indéniablement, les répartitions pour cette année font apparaître d’importantes baisses à la Direction Technique et notamment pour les collèges B et C.

Téléchargez le tract complet pour consulter le tableau de répartition des contingents en niveaux avec comparatif 2021 (2020).

Cette année 2020 n’a rien eu de commun. Pourtant, les cheminots de l’Equipement n’ont toujours pas de retour sur leur engagement.

C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots a déposé une DCI afin d’obtenir une augmentation des contingents.

La Fédération CGT des Cheminots invite la direction à s’en saisir ! L’exercice de notations 2021 doit être à la hauteur de l’engagement des cheminots de l’Equipement.

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RÉ-INTERNALISATIONS, UNE ÉTAPE GAGNANTE !

| Équipement

A la suite des actions engagées par la CGT à l’Équipement, la direction de SNCF Réseau ré-internalise 500 emplois sur 3 ans.

Lors de la table ronde du 25 janvier, ces engagements ont été déclinés, chiffrés et programmés dans le temps.

Une première étape, qui en appelle d’autres, pour gagner des emplois et le maintien de nos savoir-faire.

La Fédération CGT des Cheminots a fait de la ré-internalisation de charges de travail un des axes majeurs de son activité revendicative.

La sous-traitance participe à dégrader la sécurité, la production ferroviaire et la réalisation des travaux.

Elle s’appuie essentiellement sur le dumping social avec de forts impacts sur les conditions de vie et de travail, la rémunération et les formations.

Quotidiennement, les cheminots subissent les effets dévastateurs de cette politique d’entreprise ; reprises de travaux et malfaçons qui coûtent en matière de sécurité et de production ferroviaire.

L’augmentation des interfaces entre plusieurs entreprises est une source d’erreurs importantes et dilue les responsabilités.

De plus, la sous-traitance dilapide les compétences propres à SNCF Réseau et crée une dépendance vis-à-vis des entreprises privées.

C’est bien la haute technicité des cheminots SNCF qui constitue la force de notre entreprise et qui permet de produire des trains en sécurité.

Dans le même temps, les effectifs de SNCF Réseau sont en tension.

La direction démontre qu’elle accélère même cette trajectoire en accélérant le sous-effectif chronique dans sa prévision budgétaire 2021 avec la suppression de 914 emplois.

Pourtant les besoins de régénération du réseau entrainent un accroissement important du volume de chantiers à réaliser qui devrait se traduire dans les effectifs de SNCF Réseau.

Les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus juste et le transfert de l’activité vers des entreprises privées créent des risques sur la sécurité.

La CGT, aux côtés des cheminots, est à l’offensive.

En ce sens, l’action nationale Equipement, le 19 novembre 2019 et le forum « pourquoi faire faire quand on peut faire », organisé le 16 octobre 2020 à St-Denis, ont tracé la voie pour contraindre la direction à ré-internaliser une partie de ces charges.

Ces annonces sont à mettre au crédit des actions des cheminots avec la CGT, mais ne peuvent se limiter à 500 emplois (voir ci-dessous la répartition), alors que le président FARANDOU en promet 10 000 pour le BTP !

A rebours de la politique d’entreprise et des projets « Maintenir Demain » et « petits collectifs », les bassins d’emploi doivent conserver des centres de décisions et des unités de production. Il s’agit d’une question évidente de proximité et d’organisation de la production.

Ainsi, lors de cette réunion, la CGT a rappelé à la direction que d’autres revendications restaient à satisfaire :

La ré-internalisation des missions de sécurité et de perchage, des trains laveurs et les missions liées aux marchés nationaux sur ordre HMT 2

Un recrutement massif pour absorber les charges de travail, améliorer les conditions de vie de travail des cheminots et les formations.

La révision du champ d’application de la convention collective de la branche ferroviaire, pour lutter contre le dumping social organisé par le patronat.

Le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer nos missions aussi bien en termes de maintenance que de travaux

La mobilisation de moyens importants pour assurer le maintien et le développement de la technicité, les savoir-faire de cheminots, et leurs parcours professionnels.

Les cheminots ont besoin d’avoir les moyens de bien faire leur travail. La précarisation de l’emploi, la dégradation des conditions de travail ou les renoncements sont inacceptables. C’est pourquoi, la CGT revendique 4 430 emplois supplémentaires répartis sur l’ensemble du territoire.

La Fédération CGT appelle les cheminots à s’emparer de ces annonces et des revendications pour que ces annonces se concrétisent réellement dans chaque territoire, dans chaque établissement.

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SOUS-TRAITANCE : LE JUGEMENT D’APPEL DU 18 JUIN 2020 DONNE RAISON À LA CGT !

ÉQUIPEMENT

| Équipement

SNCF Réseau a été condamné par la justice une seconde fois pour ne pas avoir consulté les Instances Représentatives du Personnel dans le cadre de l’utilisation de la sous-traitance.

La Fédération CGT des cheminots avait alerté les cheminots de l’Equipement, qu’un référé en justice obligeait SNCF RÉSEAU à stopper l’ensemble de sa maintenance et de ses travaux externalisés depuis la date du 05 septembre 2019, suite à un défaut de consultation des élus des CSE des Zones de Production. La direction, qui était soumise au paiement des astreintes jusqu’à consultation, a préféré payer ces astreintes avec l’argent des cheminots plutôt que de respecter le jugement et a fait appel de cette décision de justice.

Malgré tout l’acharnement qu’elle aura pu mettre pour gagner cet appel, la justice, dans un arrêt du 18 juin 2020, confirme toutes les dispositions de l’ordonnance de référé du 1er aout 2019 et condamne SNCF RÉSEAU.

La politique menée par SNCF Réseau qui consiste à externaliser massivement nos métiers et missions, afin de privatiser nos emplois, n’est plus acceptable.

Si les compétences-clés doivent être conservées en interne dans le cadre du contrat pluriannuel 2017-2026, il n’en demeure pas moins que la stratégie d’externalisation de SNCF Réseau a eu comme conséquence ces 15 dernières années, de diminuer les effectifs du collège exécution de 36% tout en accroissant les tâches et les contraintes sur les agents d’encadrement !

Cette politique de casse de l’emploi ne permet pas de donner les moyens aux cheminots d’assurer correctement l’entretien du réseau et dans de bonnes conditions de travail.

La loi LOM, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, va permettre aux territoires de lancer des appels d’offres. Dès la seconde semaine de juillet, les responsables politiques de la région Grand-Est vont ouvrir le bal dans le cadre d’une délibération permettant ainsi de lancer les appels d’offres et permettre de confier la gestion et l’entretien de nos lignes aux entreprises privées !

Ainsi, plusieurs lignes risquent de ne plus être entretenues par les cheminots et pire encore, la SNCF n’aura même pas le droit de se positionner sur certains appels d’offres !

Pour la première fois, un Directeur de Territoire de Production, au cours d’une plénière de CSE, a laissé entendre qu’il y aurait une possibilité de transférer des cheminots de Réseau vers ces entreprises privées !

Les métiers de l’Equipement dans leur diversité, leurs missions, doivent être réalisées par des cheminots formés, en nombre suffisant, afin de garantir un service public de qualité en toute sécurité.

Transférer nos métiers vers des entreprises privées et livrer ainsi un bien de la Nation et le savoir-faire des cheminots aux actionnaires du privé n’est pas acceptable !

La CGT rappelle qu’elle attend des réponses claires sur ses revendications légitimes, à savoir :

  • La réalisation de tous les recrutements prévus au budget 2020 ;
  • Un plan de recrutements ambitieux et immédiat à l’Equipement pour les 3 prochaines années ;
  • La ré-internalisation des charges, avec en premier lieu, l’ensemble des missions de sécurité ;
  • Un niveau de formation élevé en adéquation avec les besoins pour une parfaite connaissance des règles de maintenance, tant au niveau de la production que de la mise en oeuvre de celles-ci ;
  • Le retour aux « blanc-travaux » pour permettre une bonne politique d’entretien du réseau ;
  • Des moyens matériels supplémentaires pour les cheminots afin qu’ils puissent assurer correctement leurs missions ;
  • Une véritable harmonisation en termes de politique de sécurité et de prévention des risques.

Ensemble, pour se faire entendre !

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PASSONS AU CONCRET !

Prévision de 2000 embauches à SNCF Réseau

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La direction de SNCF Réseau a annoncé, à grand renfort de communication, vouloir recruter 2000 agents en 2020, dont 500 agents circulation (EIC), 400 pour les services télécom et électriques et 170 aux caténaires.

Maintenant, l’heure est à la concrétisation !

Même si la direction affirme que la courbe des recrutements était bonne avant la crise sanitaire, nous constatons que sur l’ensemble des établissements, le bilan au mois de juin est en-deçà des prévisions.

Sur l’ensemble des établissements de la Zone de Production Atlantique, seule 1 embauche aura été faite au 31 mars 2020.

Il y a urgence à réaliser ces embauches au vu du nombre de départs en retraite et de démissions. Leur non-remplacement conduirait à une accentuation de la dégradation des conditions de travail et de la sécurité.

A cela s’ajoute la ré-internalisation de 500 emplois sur 3 ans actée par la direction du Groupe Public Unifié lors de la table ronde du 5 mars 2020.

Sur ce point, la CGT exige qu’en premier lieu, l’ensemble des missions de sécurité soit réinternalisé. En effet, depuis le début de l’année, nous constatons une recrudescence des incidents et accidents de sécurité en lien direct avec l’externalisation de ces missions, ce qui a conduit la Fédération CGT des cheminots à alerter le Président de SNCF Réseau par courrier en date du 16 juin 2020.

La ré-internalisation permettrait d’avoir à nouveau la maîtrise de l’organisation de la production et de sa mise en oeuvre. Pour tous les chantiers, la CGT revendique que l’annonce des circulations soit faite par des cheminots.

Il ne peut y avoir de production sans moyens humains et matériels !

Les potentiels de recrutements existent bel et bien avec, cette année, l’entrée de plus de 700 000 jeunes sur le marché du travail.

Cette crise a mis en évidence que les cheminots sont indispensables au bon fonctionnement des installations.

Il faut maintenant passer du dire au faire ! Faire des embauches ! Faire des formations initiales et continues !

Dans le cadre de ces annonces, LA CGT EXIGE :

  • Un plan d’urgence pour la réalisation effective de ces recrutements ;
  • L’embauche en CDI de tous les alternants et CDD qui le souhaitent ;
  • Un état des lieux précis des collectifs de travail afin de redonner les marges de manoeuvre nécessaires à une production de qualité.

La revendication de la CGT demandant le recrutement immédiat de 1 800 cheminots à l’Equipement était donc réaliste !

C’est bien la détermination de la CGT avec les cheminots qui contraint la direction à faire des annonces !

La CGT mettra tout en oeuvre pour que les recrutements annoncés au niveau national soient réalisés dans tous les métiers et dans tous les établissements.

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LE 11 MAI : UNE REPRISE SOUS TENSION !

COVID-19

| Équipement

Le Gouvernement a annoncé une fin progressive du confinement le 11 mai avec pour objectif de relancer l’activité économique du pays. Les cheminots de l’Equipement n’ont pas attendu cette date pour reprendre le chemin du travail.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, le constat est glaçant. La priorité de SNCF Réseau n’est pas de préserver la santé de ses salariés mais bien de satisfaire les besoins du capital.

La Fédération CGT des Cheminots a réalisé, avec ses Collectifs Techniques Métiers, un travail de fond mêlant analyses techniques, propositions et revendications avec pour objectif de garantir un très haut niveau de sécurité sanitaire pour les cheminots tout en s’assurant d’une relance efficace du service public ferroviaire.

Les conditions d’une reprise

Cette reprise va nécessiter que d’importants moyens y soient consacrés. Si en effet les gestes barrières doivent rester la règle, tous les locaux, les postes de travail, doivent bénéficier, en quantité, de kits avec du gel, des masques chirurgicaux et FFP2 et des lingettes désinfectantes virucides.

Nombreux sont les gestes métiers qui ne permettent pas aux cheminots de pouvoir respecter les distances sociales. Les gestes barrières sont bien un ensemble de règles cumulatives qui n’autorisent pas à s’affranchir de l’une d’entre-elles au motif que ce serait compliqué…

Dans les transports publics, c’est distanciation et port du masque, mais pas pour les cheminots de l’Equipement !

Dans les transports publics, c’est distanciation et port du masque, mais pas pour les cheminots de l’Equipement ! La CGT affirme donc que le port d’un masque FFP2 devient plus que nécessaire (travail en nacelle, port de charges lourdes, pose de cés…).

Le lavage des mains, essentiel à la limitation de la transmission du virus doit être rendu possible et obligatoire sur tous les chantiers.

Les cabinets médicaux SNCF présents sur l’ensemble du territoire avec tous leurs personnels sont primordiaux afin d’aider les cheminots à répondre à leurs inquiétudes. Ils doivent être partie prenante dans cette reprise. Ils pourront notamment aider à la formation des agents, expliquer et échanger avec les cheminots de l’Equipement sur les adaptations à apporter.

Des tests de dépistage doivent être généralisés et être réalisés dans les cabinets médicaux et les laboratoires SNCF, ainsi que la prise de température quotidienne pour l’ensemble des agents à la prise de service.

L’organisation du travail

Le contexte sanitaire va nécessiter des adaptations de la production. L’adéquation charge /ressource ne doit pas uniquement guider la reprise. Des agents sont atteints du coronavirus et doivent être éloignés. S’ajoutent à cela des collectifs en sous-effectif chronique depuis de nombreuses années.

La production doit être adaptée, mais jamais aux dépens de la sécurité. L’annonce des circulations doit se faire avec les agents nécessaires à sa bonne réalisation, tout comme le port de charges lourdes qui ne peut se faire avec 2 agents comme indiqué dans les fiches.

Dans les fiches « prévention sanitaire », l’utilisation de camions équipés de grues, ou bien encore, de pelles rail route sont prescrites. Pour la CGT, ces moyens sont en effet nécessaires à l’amélioration des conditions de travail. Ils doivent être maintenant mis à disposition de tous les établissements qui n’en sont pas dotés. L’utilisation de draisines permettra, entre autres, d’améliorer le transport de matériel.

Pour la CGT, toutes les modifications des règles de travail doivent être commentées, voire donner lieu à des formations avant toute reprise. Des mises en situation doivent être généralisées partout pour permettre une bonne prise en compte des règles sanitaires et des adaptations de gestes métiers.

Ce que propose la CGT :

  • L’adaptation des journées de service doit se faire avec la CSSCT. Elle doit prendre en compte la pénibilité liée au port du masque. Le temps de travail ne peut excéder 6 heures, pause incluse. Le port d’un masque étant une contrainte à laquelle s’ajoutera, la chaleur, la poussière ;
  • La désinfection des locaux de travail doit être réalisée à chaque prise de service ; • Les déchets doivent être évacués chaque jour ;
  • La ré-internalisation des 500 emplois minimum actés le 5 mars dernier, doit maintenant devenir effective ;
  • Le recrutement de 1 800 cheminots immédiatement, et cela n’a rien de superflu !
  • Les déplacements doivent êtres proscrits, tout comme les chantiers type GOP et CDG Express. (Rassembler des centaines de personnels dans la période n’est certainement pas de nature à freiner la pandémie).

La CGT le rappelle, tout agent qui ne se sentirait pas assez protégé, ou en danger, doit exercer son droit de retrait.

Notre consigne est claire :
PAS DE PROTECTION = PAS DE TRAVAIL

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LES MASQUES DOIVENT TOMBER !

EIV

| Équipement

Cette crise sanitaire inédite a révélé l’importance du travail des cheminots de l’Équipement, en particulier des cheminots des EIV. Ils sont bien un maillon essentiel et indispensable à la production ferroviaire.

Face aux injonctions de produire en toutes circonstances, peu importent les conditions, les cheminots des EIV n’entendent pas se faire imposer des conditions de travail et des protections minimalistes pour assurer des productions pas toujours essentielles. La sécurité et la santé des agents doit être un impératif dans ces circonstances dramatiques pour les populations. La nécessité d’approvisionner les entreprises du BTP, avides de dividendes, afin qu’elles puissent redémarrer dès la fin hypothétique du confinement, ne saurait justifier la mise en danger des cheminots pour permettre à ces entreprises d’engranger des bénéfices avec l’argent public !

Dans le cadre du confinement, concernant les approvisionnements des chantiers nécessaires et prioritaires pour maintenir le réseau en circulation et toute sécurité, les EIV constituent de toute évidence un maillon essentiel au Service Public. Force est cependant de constater que la Direction n’a pas la même appréciation de ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas…

La direction de SNCF Réseau, mise sous pression par le lobbying du privé, avec l’aval du Gouvernement, met tout en oeuvre pour faciliter la remise en route des chantiers de sous-traitance pour qu’ils se gavent d’argent public en réalisant les travaux de régénération.

La direction d’Infrarail, le doigt sur la couture, suit les directives de Réseau : il faut produire, préparer la reprise des chantiers, acheminer les appareils de voie, les rails, les traverses, travailler pour le privé, câbler des armoires, préparer les chantiers d’investissements, et répondre ainsi aux pressions des industriels et de certains élus politiques.

Regonfler les stocks (qui ont été diminués suite à des décisions purement financières) n’est pas envisageable pour les cheminots des EIV qui refusent d’être exposés à la contamination faute de protections suffisantes.

La responsabilité des 4 directeurs d’établissements des 8 sites n’est pas anodine dans cette période. C’est par leurs décisions quotidiennes que se joue la santé physique et mentale des cheminots des EIV.

Cette responsabilité de l’employeur ne peut en aucun cas être couverte par d’hypothétiques fiches de mesures à prendre pour mettre petit à petit la production en route, tout en les faisant évoluer au fil de l‘eau…

De plus, le matériel de protection n’est pas là, il n’est pas à la hauteur. Quid des tests qui devraient être généralisés, ou du contrôle de température à la prise de service ? Pourquoi ne pas assurer une reprise maitrisée et raisonnée ?

Ce constat est inadmissible et les cheminots des EIV ne doivent pas travailler sans les garanties d’avoir la sécurité sanitaire optimale prônée par le monde médical.

Il faut des masques (3 par jour), du gel, des gants, des distances de travail qui permettent une vraie sécurité, le nettoyage et la désinfection des locaux plusieurs fois par jour en assurant la traçabilité des interventions.

Face à ces constats alarmants, la CGT demande, dans ce contexte qui nous confirme ce que nous prônons depuis des décennies :

  • Une reconnaissance des compétences rares des cheminots des EIV ;
  • La transmission des savoirs sur l’ensemble des métiers ;
  • L’embauche des contrats en alternance, des CDD, des intérimaires, tous formés à nos métiers ;
  • La ré-internalisation des charges ;
  • Des investissements à la hauteur de la génération du réseau, afin de prévoir l’avenir du ferroviaire, indispensable à la vie des citoyens et au désenclavement des territoires ;
  • Une augmentation des stocks largement suffisante pour couvrir l’ensemble des travaux sur du long terme et non pas dans l’urgence.
  • Le service public apparaît plus que nécessaire dans le contexte actuel !

Les EIV sont toujours, et seront encore plus indispensables aux circulations du ferroviaire, dans une entreprise intégrée.

Tous les cheminots qui se sentent en danger face à l’absence de protections adaptées peuvent faire valoir leur droit de retrait !

Pas de protection = Pas de travail !

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LE TEMPS DE TOUS LES DANGERS !

COVID-19

| Équipement

Sous couvert de l’édition de fiches prévention sanitaire, la direction de Réseau entend remettre la production à un niveau égal à celui connu avant la crise du COVID 19.

Ces fiches tout en étant insuffisantes en termes de protections face au virus ne sont, de plus, pas connues des cheminots.

La CGT rappelle que tout cheminot qui estime être mis en danger par l’absence de protections peut exercer son droit de retrait.

Pas de protection = Pas de travail !

Le message est clair pour certains DET, « nous ne sommes plus dans une phase de maintenance minimaliste ». Alors que le confinement se poursuit, la direction reprogramme chantiers, et GOP pour les semaines à venir. Des chantiers de ballastage, libération sont réalisés. Les premières réunions concernant un chantier de renouvellement voie entre Saumur et Angers se sont tenues. Ce sont des centaines de cheminots, tous métiers confondus, qui vont reprendre le chemin du travail. Mais avec quelles garanties pour leur santé et celle de leurs proches ? Les premiers constats sont sans appel. Les cheminots sont placés face à des situations qu’ils ne peuvent gérer facilement. La pratique de nos métiers s’adapte difficilement au strict respect des gestes barrières. La casse de nos collectifs, la suppression massive de moyens matériels, l’organisation actuelle des chantiers avec des regroupements massifs de cheminots, vont engendrer des situations dangereuses. A cela s’ajoute l’absence de mise à disposition de moyens suffisants pour se protéger, nettoyer les outillages, et se nettoyer lors des chantiers.

Des gestes métiers à adapter

La crise actuelle modifie en profondeur nos habitudes. Vivre en se protégeant des autres n’est pas une pratique automatique. L’adaptation des pratiques professionnelles et des gestes métiers, nécessite du temps, et de la formation pour faciliter leur appréhension et mise en œuvre par tous. Pour la CGT, cela n’a pas été suffisamment pris en compte. Si les missions de service public qui incombent aux cheminots de l’Équipement sont bien d’un intérêt majeur pour la Nation, jamais elles ne doivent se faire au détriment de la santé.

Des tests pour tous !

Pour la CGT, les tests doivent être généralisés à tous les cheminots qui sont à la production. Elle ne pourra reprendre que lorsque des moyens suffisants en termes de protection seront attribués aux cheminots de la production. Il doit être consacré plus de temps aux commentaires et partages sur les règles à appliquer afin de se protéger du virus.

Pour la CGT, des mises en situations réelles doivent être réalisées dans chaque établissement afin de convenir exactement de ce qui peut être réalisé et sur les méthodes à mettre en œuvre pour les réaliser. Il est inconcevable que le travail reprenne sans qu’aucun moment d’échanges ou de formation ne soient programmés.

Par exemple, mettre un masque nécessite quelques explications au-delà de l’édition d’une fiche. Par ailleurs, le port d’un masque n’exclut pas de respecter les distances entre chaque agent.

Le travail en équipe, la vie dans les locaux, les véhicules, l’utilisation d’outillage collectif, les déplacements sont autant de vecteurs sérieux de la propagation du virus, qui nécessitent d’avoir une vigilance permanente.

Trop d’inconnues subsistent sur le nettoyage régulier des locaux, des outils de travail. Trop d’inconnues subsistent, à cette heure, sur les difficultés de mise en œuvre de barrières réellement efficaces.

La priorité demeure d’assurer la protection des salariés, sans quoi aucune production ne doit se faire. C’est de cette manière, que collectivement et individuellement, nous freinerons la propagation du COVID 19.

Travailler en ces temps de virus, nécessite que l’organisation du travail soit repensée. Une réflexion sur les collectifs, sur les moyens, sur les métiers, et les méthodes de travail doit être engagée sans tarder.

Pour la CGT, il y a un réel danger à ce que les mesures pour lutter contre le COVID 19 soient prises à la légère. Nous demandons que seules les tâches essentielles soient réalisées, et notamment l’arrêt de tous chantiers type GOP.

De très nombreux cheminots devraient retrouver le chemin du travail. Cependant, ont-ils tous la tête à cette reprise ? La crainte que fait peser ce virus sur tous, ne va-t-elle pas impacter leur jugement, alors que nos métiers nécessitent une concentration de tous les instants.

Le doute, qui très justement dans cette période, subsiste dans la tête de très nombreux cheminots, accentue les risques ferroviaires. L’accident mortel d’un agent sur la région de Strasbourg, survenu deux jours après le début du confinement, doit nous le rappeler.

Pour la CGT, tout agent qui n’estime pas être en sécurité sur un chantier, un bureau, un central sous-station, un C2MI, une draisine, doit faire valoir son droit de retrait.

La CGT continuera de tout mettre en œuvre, comme elle le fait déjà, par le dépôt de rapports préventifs, de droit d’alerte, et par toutes les actions qu’elle jugera nécessaire, pour que la santé des cheminots soit préservée.

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LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT NE SONT PAS DES COBAYES !

Lutte contre le coronavirus

| Équipement

Depuis le début de la crise sanitaire, la Fédération CGT des cheminots est intervenue à tous les niveaux de l’entreprise pour imposer des mesures de protection pour les cheminots de l’Équipement.

Alors que le pic de l’épidémie se profile dans les jours à venir, la direction compte exposer les cheminots pour des chantiers ni urgents ni essentiels en expérimentant des gestes métiers « adaptés ».

Le confinement déclenché le 16 mars dernier a engendré la fermeture des chantiers d’investissement et la mise au ralenti de nombreux collectifs de travail. Une note d’information, publiée par la Direction de l’entreprise ce même jour, précisait de nombreux points allant de la garde des enfants au maintien des salaires, les dotations de lingettes et la fourniture de gel hydroalcoolique. Partout, la CGT a revendiqué que seules les activités essentielles à la continuité du Service Public ferroviaire et à la sécurité soient maintenues, et ce jusqu’au terme de la période de confinement.

Aujourd’hui, la direction de SNCF Réseau envisage de relancer la production à grande échelle, en s’appuyant sur des « fiches prévention » rédigées sur le coin d’un bureau à Saint-Denis, et décrivant une trentaine de situations professionnelles et gestes métiers à adapter pour éviter les contaminations.

Certaines fiches décrivent des situations où les gestes métiers à mettre en oeuvre permettent de douter du respect des gestes barrière dont la primauté a été sans cesse réaffirmée. Pour la

CGT, c’est inacceptable !

Dans nos métiers, le travail en équipe est très souvent la règle. La mise en oeuvre des processus repris dans ces fiches apparaît difficile à appliquer pour un remplacement de rail, la pose d’une LTV, ou bien encore le seul fait de travailler dans un EIV… Pour cela, la Direction aurait obtenu du Gouvernement l’autorisation de se doter de masques chirurgicaux qui font tant défaut aux professionnels de santé !

Avec cette reprise à marche forcée, c’est la sécurité et la santé des cheminots de l’Équipement qui sont mises à mal.

La CGT rappelle aux cheminots qu’ils peuvent faire usage de leur droit de retrait si un quelconque danger pour leur santé ou leur vie survenait.

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VERS UN DÉCLASSEMENT DES MÉTIERS DE L’ÉQUIPEMENT ?

Classification et rémunération

| Action depuis le 5 décembre 2019

L’UTP, le patronat de la branche ferroviaire, a communiqué son projet de « classification des emplois et de rémunération » pour la Convention Collective Nationale.

Le patronat a l’intention d’accentuer la polyvalence, tout en tirant la rémunération vers le bas.

Tous les cheminots de la branche ferroviaire, contractuels et statutaires, sont concernés. Depuis 2018, les dispositions statutaires liées à la rémunération et à la progression professionnelle peuvent être modifiées unilatéralement par la Direction SNCF.

Opérateur de production (sauf Service Electrique)

Situation actuelle à la SNCF pour les agents au statut

Projet de l’UTP dans le cadre de la CCN

Déroulement de carrière

De la qualification A (sans diplôme) à la qualification C 2 PR15.

(Sur la base d’un recrutement sans diplôme et d’un déroulement moyen sachant que la grille permet de dérouler jusqu’à la qualification D PR19)

Déroulement de carrière automatique pour partie suivant les dispositions statutaires.

De la classe 2 de la grille UTP (deuxième Classe du Collège exécution) à la classe 4 (1ère Classe du collège Maitrise).

Déroulement de carrière non automatique et uniquement selon les choix de la direction.

Définition du métier

Assure la surveillance, la maintenance préventive et corrective des installations ainsi que la modernisation de celles-ci (rails, traverses, ballast, systèmes mécaniques de commande et d’enclenchement, des installations caténaires, des travaux de soudage, détection de défauts de rail, haute tension, conduite des installations de traction, conduite d’engins, construction…)

Assure, dans le respect des procédures de sécurité, la bonne exécution de la maintenance et des travaux, mais aussi de la surveillance, des infrastructures terrestres et aériennes de transport guidé. Il/Elle peut assurer la conduite d’engins dans le cadre de services de travaux.

Rémunération en début de carrière SNCF : Traitement PR 2 Echelon 1 + Indemnité de Résidence 1 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération SNCF fin de carrière : calculée pour 37 ans d’ancienneté Traitement PR 15 Echelon 10 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Opérateur Service Electrique

Situation actuelle à la SNCF pour les agents au statut

Projet de l’UTP dans le cadre de la CCN

Déroulement de carrière

Diplôme BEP/CAP

De la qualification B 1 PR4 à la qualification D 2 PR19

Déroulement de carrière automatique pour partie suivant les dispositions statutaires.

De la classe 2 de la grille UTP (deuxième Classe du Collège exécution) à la classe 4 (1ère Classe du collège Maitrise).

Déroulement de carrière non automatique et uniquement selon les choix de la direction.

Définition du métier

L’opérateur de production signalisation énergie (SEG) réalise sur les installations d’un secteur SE ou d’un secteur ST (signalisation et télécoms sur LGV), la maintenance préventive et corrective de la partie électrique des installations de signalisation, voire de télécoms dans le cas des secteurs ST LGV. Il participe aux travaux de création ou de modifications des installations de Signalisation Electrique et la surveillance des travaux.

Assure, dans le respect des procédures de sécurité, la bonne exécution de la maintenance et des travaux, mais aussi la surveillance des systèmes télécoms et/ou des systèmes informatiques du réseau ferré.

Rémunération en début de carrière SNCF : Traitement PR 4 Echelon 1 + Indemnité de Résidence 1 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération SNCF fin de carrière : calculée pour 37 ans d’ancienneté Traitement PR 19 Echelon 10 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération en début de carrière SNCF : Traitement PR 4 Echelon 1 + Indemnité de Résidence 1 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération SNCF fin de carrière : calculée pour 37 ans d’ancienneté Traitement PR 19 Echelon 10 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Technicien de production et opérationnel

Situation actuelle à la SNCF pour les agents statutaires

Projet de l’UTP dans le cadre de la CCN

Déroulement de carrière

Diplôme : Bac+2 ou Bac+3

De la qualification D1PR13 (D 1 PR14 pour BAC+3) à la qualification E 2 PR23

(sortie de cursus à E 1 PR16 pour Bac+2 et E 1 PR17 pour BAC+3)

Déroulement de carrière automatique pour partie suivant les dispositions statutaires.

De la classe 4 (1ère Classe du collège Maitrise) à la classe 5 (2ème classe Maitrise)

Déroulement de carrière non automatique et uniquement selon les choix de la direction

Définition du métier

Il organise la sécurité des chantiers, la protection du personnel, coordonne le travail d’un groupe d’agents. Effectue des tâches de contrôle, de gestion, d’organisation et de surveillance nécessitant une grande maîtrise des processus techniques.

Pour les infrastructures terrestres et aériennes de transport guidé, apporte son expertise, dans le respect des procédures de sécurité, dans le domaine du contrôle technique et contribue/participe à la gestion opérationnelle. Il/Elle peut contribuer/participer à l’élaboration de la programmation ou des plannings de maintenance et travaux, et à leur réalisation. Il/Elle peut exercer des missions de maîtrise d’oeuvre travaux. Réalise, le cas échéant, des opérations de maintenance préventive et corrective et assure la surveillance d’équipements complexes.

Rémunération en début de carrière SNCF : Traitement PR 13 Echelon 1 + Indemnité de Résidence 1 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération SNCF fin de carrière : calculée pour 37 ans d’ancienneté Traitement PR 23 Echelon 10 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Propositions UTP : le déclassement des métiers et des rémunérations basses

Le système des critères classants choisi par l’UTP repose sur la notion d’employabilité et s’appuie sur la polyvalence des salariés. Exit des métiers identifiés et référencés comme actuellement à la SNCF : Voie, caténaire, Creq, EALE.

Il s’agit pour l’UTP de faire des économies en termes d’emplois sans tenir compte de l’évolution du travail ni de la technicité laissant craindre entre autres conséquences une perte importante des savoir-faire, une dégradation des conditions de travail et de la sécurité.

De plus, le patronat veut imposer un déroulement de carrière non automatique et uniquement selon les choix de la direction et refuse de reconnaître les diplômes obtenus par les salariés lors de leur embauche ou en cours de carrière s’ils ne lui sont pas immédiatement utilisables ou profitables.

L’impact de cette politique pour les cheminots de l’Equipement sera négatif en termes de rémunération, de conditions de travail et de vie.

Propositions CGT

Pour la CGT, tous les diplômes doivent être reconnus et les salariés positionnés ou repositionnés dans la grille de rémunération en adéquation avec le niveau du diplôme.

La sécurité des installations nécessite une forte technicité. Celle-ci doit être validée par des formations régulières et qualifiantes. Ce haut niveau de technicité doit permettre une rémunération à la hauteur des compétences..

Pour ce faire, la CGT revendique une méthode de classification avec une description fine et exhaustive des métiers.

Elle permet les parcours professionnels, interdit une polyvalence accrue et garantit une équité entre les différents métiers.

Pour interdire toutes formes de dumping social dans la branche ferroviaire, cette classification est fortement normative et ne permet aucune interprétation.

EN MATIÈRE DE RÉMUNÉRATION, LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS REVENDIQUE :

Une nouvelle grille de rémunération pour l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire, avec 9 classes (3 Exécution (E1, E2, E3), 2 Maîtrises (M1, M2), 2 Cadres (C1, C2), 2 Cadres Supérieurs (CS1, CS2)) ;

▪ Un smic à 1800 euros brut ;

Un déroulement de carrière automatique sur les 38 positions de rémunération qui composent ces 9 classes avec un délai maximum de 4 ans sur la même position (sur la base d’une carrière de 32 années pour les métiers à pénibilité avérée avec une majoration par ancienneté atteignant 31,04 %) ;

La reconnaissance de la technicité des cheminots de l’Equipement ;

La mise en place d’un treizième mois de branche ;

Une majoration par ancienneté atteignant 32,9 % pour 37 années de carrière.

PROPOSITIONS CGT FAITES SUR LA BASE D’UN SMIC À 1800 EUROS :

Définition du métier :
Opérateur de production (sauf Service Electrique)

Niveau de recrutement

Déroulement de carrière

Rémunération mensuelle brute sur 12 mois

Assure la surveillance, l’entretien, la modernisation, la conduite (à compléter)

Diplôme ou sans

De E1 à E3 sur la grille CGT

La rémunération de départ :
1950 €
(13ème mois compris)

Rémunération minimum en fin de carrière:
4221€
(13ème mois compris)

 

Définition du métier : Opérateur Service Electrique

Niveau de recrutement

Déroulement de carrière

Rémunération mensuelle brute sur 12 mois

Les opérateurs assurent la surveillance, l’entretien et la modernisation des installations de signalisation électrique (systèmes de détection et d’espacement des trains, systèmes d’enclenchement, contrôle des signaux et des aiguillages, passages à niveau). Garants de la sécurité des installations, ils supervisent les travaux réalisés par des entreprises extérieures.

Ils peuvent aussi contribuer aux travaux de renouvellement ou de création d’installations.

Ils assurent l’astreinte en roulement et sont ainsi amenés à intervenir n’importe quand en cas de dysfonctionnement d’une installation.

Diplôme et promotion interne

De E2 à M 2 sur la grille CGT

La rémunération de départ :
2 386,80€
(13ème mois compris)

Rémunération minimum en fin de carrière:
5054,34€
(13ème mois compris)

 

Définition du métier : Technicien de production et opérationnel

Niveau de recrutement

Déroulement de carrière

Rémunération mensuelle brute sur 12 mois

Ils organisent la sécurité des chantiers, la protection du personnel et coordonnent le travail d’un groupe d’agents. Ils effectuent des tâches de contrôle, de gestion, d’organisation et de surveillance nécessitant une grande maîtrise des processus techniques.

Diplôme BAC+2

De M1 à M 2 sur la grille CGT

La rémunération de départ :

3560,40€

(13ème mois compris)

Rémunération minimum en fin de carrière:
6720,39€
(13ème mois compris)

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