Fédération CGT des Cheminots


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STOPPONS L’HÉMORRAGIE ET REPRENONS LA MAIN !

CTN EEX, TRAINS, TRACTION

| Équipement

Conséquence directe du désengagement de l’Etat et de la mauvaise réforme du système ferroviaire, la déshumanisation des gares et des trains s’accélère avec la généralisation du transfert de l’autorisation de départ.
Ainsi, les menaces qui pèsent sur ce geste métier essentiel impactent directement les conditions de travail des conducteurs, des contrôleurs et des agents des Etablissements Infra Circulation.
Cependant, dans de nombreuses régions, la mobilisation des cheminots a fait reculer ces projets néfastes !

Les chefs de service sont la clé de voûte de la sécurité et de la production en gare. Ces agents sédentaires sont des interlocuteurs déterminants dans les mesures de sécurité liées à la préparation technique et commerciale du train ainsi que les opérations de départ.
De plus, ils apportent, de par leur rôle central, une plus-value sur l’aspect régularité.

TOUS CONCERNÉS ! TOUS MOBILISÉS !

Pour rappel, dans une procédure normale d’une séquence de départ, le chef de service, après s’être assuré que toutes les conditions sont réunies (montée/descente de voyageurs, heure de départ, fermeture des portes assurée,..) transmet l’autorisation de départ au contrôleur, qui la retransmet à l’agent de conduite.

C’est cette complémentarité qui assure un haut niveau de sécurité dans la procédure de départ. Pour la CGT, ces trois maillons (chef de service, contrôleur et agent de conduite) ne peuvent être dissociés.

DES CONSÉQUENCES MORTIFÈRES POUR L’EMPLOI ET LES MÉTIERS !

D’ores et déjà, les suppressions des chefs de service au sol et des contrôleurs à bord représentent plusieurs milliers d’emplois.

Méprisant totalement les conséquences en termes de sécurité et de conditions de travail, la Direction a bien l’intention de poursuivre sa course aux gains d’exploitation.

Ainsi, partout, elle tente de mettre en place l’EAS (Equipement Agent Seul). Elle reporte l’entière responsabilité et la charge de travail de la procédure de départ sur l’agent de conduite.

Dans cette déstructuration d’un pan essentiel de la sécurité, l’agent de conduite devrait, à présent, veiller à la bonne exécution du service voyageurs et aux conditions de sécurité qui sont actuellement à la charge des chefs de service et des contrôleurs.

Avec la déshumanisation des gares et la suppression des chefs de service, les ADC (Agents de conduite) et les ASCT (Agents de service commercial train) doivent assumer des responsabilités supplémentaires y compris juridiques, sans même que la Direction considère de nouveaux Risques psycho-sociaux (RPS).

De plus, isolés, sans interlocuteur ou appui présent en gare, les ADC et les ASCT doivent faire face au mécontentement des usagers aussi bien dans les trains que sur les quais avec comme conséquence une multiplication des événements sûreté.

UN MÉTIER TRANSVERSE POUR UNE SÉCURITÉ SYSTÈME !

Afin de garantir un haut niveau de sécurité, le chef de service doit avoir une formation permettant d’avoir une approche transverse et globale de la sécurité.

Ainsi, il est nécessaire que les chefs de service bénéficient de la formation complète de la filière Transport Mouvement, AMV et/ou TTMV selon le cas.

La Direction, pour achever son fonctionnement par « branche », tente de faire disparaitre les agents de la filière Transport Mouvement dans les activités voyageurs quels qu’en soient le coût pour la sécurité, les conditions de travail des cheminots et leur parcours professionnel.

Enfin, la disparition des passerelles métiers amène à des difficultés croissantes pour les cheminots dans la satisfaction de leurs demandes de mutation.

Pour la CGT, le chef de service, au-delà de l’autorisation de départ, est un élément indispensable à une sécurité système (surveillance des trains en marche, surveillance au défilé, remise d’ordre et d’avis…).

La CGT revendique :

  • Que les opérations de sécurité, telles que le départ des trains dans les gares, soient réalisées exclusivement par des agents relevant de la filière Transport Mouvement avec une formation complète d’AMV ou TTMV ;
  • Le maintien à bord de chaque train des ASCT formés et qualifiés.

ENSEMBLE, NOUS BOUGERONS LES LIGNES !

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« PETITES LIGNES », GRANDS ENJEUX

CTN Exploitation

| Exploitation

Dans le contexte de crise sanitaire et des mesures de confinement, la Direction de la SNCF a décidé de fermer de nombreuses lignes, singulièrement les lignes UIC 7 à 9, dites « les petites lignes ». La menace qui pèse sur la réouverture de ces lignes, malgré le « déconfinement », fait planer de graves conséquences sur l’emploi et le service public ferroviaire.

A ce jour, 19 de ces lignes ne sont toujours pas rouvertes. Pourtant le maillage ferroviaire du territoire est nécessaire au service public.

DE DÉSENGAGEMENTS EN RENONCEMENTS : UN RÉSEAU MENACÉ

Les lignes UIC 7 à 9 représentent plus de 12 000 km de lignes, soit 42 % du réseau ferré national (RFN). 9 137 km sont avec des services aux voyageurs soit 32% du RFN. 2 910 km sont dédiés au trafic Fret (10 % du RFN).

Collant à la commande du Gouvernement, le rapport Philizot, confirme le désengagement de l’État dans le financement des lignes UIC 7 à 9. Il renvoie aux Régions, la responsabilité du financement des lignes « voyageurs » et confirme le renoncement des lignes dédiées au Fret.

1 000 km de lignes avec service voyageur pourraient être directement transférées aux Régions (Loi d’Orientation des Mobilités) et 6 500 km seraient assujettis à des Contrats de Plan État – Régions.

De nombreuses lignes nécessitent des investissements, non réalisés depuis des années, entraînant une dégradation des voies, une baisse de l’offre et de la qualité de service d’un transport ferré soucieux de la sécurité des voyageurs et des circulations.

DES LIGNES EN « ? »

Pour 10 lignes des 19 lignes encore fermées la direction de Réseau, n’offre aucune garantie quant à leur réouverture (exemple : La Roche-sur-Yon/Thouars/Bressuire).

De là à penser que la direction de Réseau, opportuniste, profite du contexte pour conditionner la réouverture des lignes au financement par les régions déjà exsangues, il n’a qu’un pas.

En l’absence de ressources suffisantes, les Régions pourraient être amenées à renoncer à tout ou partie de ces lignes et/ou à réaliser des plans de productivité dramatiques.

LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE ET L’EMPLOI EN DANGER !

Le rapport Philizot préconise de nouveaux modes de gestion et d’exploitation sous la responsabilité des Régions.

Certaines régions ont déjà admis le désengagement de l’État et mis en œuvre ces préconisations.

  • Prise en charge totale dès 2020 par la Région Grand Est des lignes Nancy-Vittel (section Jarville-Vittel), Épinal-Saint-Dié-des-Vosges (section Arches-Saint-Dié-des-Vosges), Molsheim-Saint-Dié-des-Vosges, Sélestat-Obernai ;
  • Prise en charge à 100 % dès 2020 par la Région Centre – Val de Loire des lignes Tours-Loches, Tours-Chinon et de la ligne métrique du Blanc-Argent (Salbris-Valençay). Cette dernière pourrait par ailleurs être reprise en gestion par la Région.

Outre les impacts sur le Service Public, l’avenir de près de 7 000 cheminot·e·s de la vente et de la circulation (dont 12 % réalisent également les opérations de vente) est étroitement lié au sort de ces lignes, soit directement dans les gares et postes de la ligne, soit indirectement dans les grands centres avec une perte d’une partie de la charge de travail.

RÉORIENTER LES POLITIQUES VERS LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE

Au regard de la situation économique et sociale, la CGT affirme que d’autres choix sont possibles en renforçant le service public ferroviaire SNCF. Cela suppose, notamment, de :

  • Renforcer la transversalité de l’entreprise par une production multi-activités en proximité ;
  • Développer une stratégie de l’emploi offensive, pour répondre efficacement aux besoins de transport des voyageurs et des marchandises ;
  • Promouvoir une politique salariale qui renforce la cohésion du corps social cheminot.

La Fédération CGT des Cheminots revendique le développement d’une politique publique des transports respectueuse de l’environnement et un aménagement du territoire répondant aux besoins des populations.

Le financement des lignes UIC 7 à 9 doit donc être assumé et garanti par l’État. Ces lignes doivent être développées dans le cadre et l’objectif de service public ferroviaire.

Pour maintenir et développer les lignes fines du territoire, la Fédération CGT des Cheminots propose dans son projet « Ensemble pour le fer » de :

  • Sortir du financement par les seuls péages qui font porter sur le mode ferroviaire l’ensemble des charges ;
  • Travailler les infrastructures sous les aspects fonctionnels incluant le Fret et les voyageurs pour les trajets du quotidien, courtes et longues distances ;
  • Réorienter l’utilisation des produits de la fiscalité (exemple du produit de la TICPE) ;
  • Conditionner les aides publiques aux entreprises industrielles et de service à l’usage d’un mode de transport vertueux. La transparence et le contrôle doivent être de mise sur les aides, exonérations et défiscalisations (CICE, CIR…) dont bénéficient les transporteurs et faire l’objet de conditions sociales et environnementales.

SERVICES PUBLICS, AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, EMPLOI, ORGANISATION DE LA PRODUCTION, CADRE SOCIAL, SONT INTIMEMENT LIÉS AU SORT DES « PETITES LIGNES ».

AUTANT D’ENJEUX POUR LESQUELS, AVEC LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS, L’INTERVENTION DES CHEMINOTS ET DES USAGERS SERA NÉCESSAIRE !

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PAS DE PROTECTION, PAS DE PRODUCTION !

COVID-19

| Exploitation

Sur injonction gouvernementale, la direction de l’entreprise envisage de relancer la production dès le début du mois de mai. Cette reprise repose uniquement sur des critères et intérêts économiques, au détriment des mesures sanitaires.

Le transport est par nature un vecteur de propagation du virus, pour ceux qui participent à sa réalisation ou l’empruntent, mais également pour les territoires irrigués. Les agents des services en gare sont donc en première ligne.

La Fédération CGT des cheminots met tout en oeuvre dans cette période pour défendre la santé des cheminot·e·s, leur sécurité et leurs droits dans un contexte sanitaire dégradé.

Depuis le début de la pandémie, la CGT a exigé que les cheminot·e·-s ne soient pas exposé·e·s inutilement, en limitant leur présence aux seules fonctions indispensables à la circulation des trains.

Si l’entreprise semble mesurer les exigences portées par la CGT, il n’en demeure pas moins qu’elle tente par tous les moyens de faire reprendre, coûte que coûte, le travail, y compris en proposant des équipements non conformes aux règles de protection et surtout en tentant de faire appel aux volontaires afin de se dédouaner de ses responsabilités en tant qu’employeur.

Même si la loi d’urgence sanitaire impacte nos conditions sociales et de travail, l’employeur n’est pas déchargé pour autant de ses obligations en termes de protection de ses salariés.

Dans ce cadre, les articles SST du Code du travail restent inchangés. Ainsi, comme tout autre risque professionnel, le COVID-19 doit faire l’objet de la mise en oeuvre de mesures appropriées dans la stricte application des 9 principes généraux de prévention. Ces principes sont clairement priorisés, cela implique que leur application suive scrupuleusement l’ordre défini : le premier principe consiste à l’évitement des risques. L’instauration de mesures de protections, individuelles ou collectives, demeure donc une priorité.

En outre, le projet de loi visant à intégrer les conditions de verbalisation liées aux mesures de port de masque et de distanciation sociale, en gare et dans les trains, risque d’entrainer des situations conflictuelles mettant en danger les cheminot·e·s.

Ce dispositif n’est pas conforme aux attentes de la CGT et reporte les responsabilités sur les cheminot·e·s présent·e·s sur les chantiers, permettant ainsi à la Direction et au Gouvernement de se dédouaner dans la gestion de cette crise sanitaire et des conséquences pour les salariés.

Enfin, l’emploi est au coeur de nos revendications, la Direction de l’entreprise a pris des engagements lors de la table ronde du 5 mars sur cette question centrale des conditions de travail, en adéquation entre la charge de travail et l’emploi nécessaire à la bonne réalisation de nos missions de Service public qui ne doivent pas être remises en cause.

La crise pandémique et son impact financier ne doivent pas servir de prétextes à de nouvelles saignées des emplois de cheminots.

La CGT exige que toutes les mesures soient prises pour garantir la sécurité des cheminot·e·s et porte les revendications suivantes :

  • Le recours au travail à distance doit être priorisé tant que la situation sanitaire ne garantit pas la sécurité des personnels, avec l’octroi des moyens nécessaires et les mesures compensatrices conformes au télétravail ;
  • Adaptation du temps de travail afin de prendre en compte les mesures de désinfection des équipements et locaux ;
  • Pas de reprise des équipes mobiles, ni des opérations LAF et contrôles ;
  • Accueil-embarquement : ce dispositif, suspendu pendant le confinement, est générateur de « goulots d’étranglement » au niveau des portes d’embarquement. La maîtrise des flux voyageurs ne doit pas se faire au détriment de la sécurité et de la distanciation ;
  • Accueil : à la condition d’être installé dans un local avec un dispositif ne permettant pas l’échange de flux d’air entre usagers et agents. Pas d’accueil au contact des usagers en face à face, même derrière une banque mobile ;
  • Vente et Espaces partagés (open space, centres opérationnels) : à la condition que les postes de travail soient isolés, éloignés les uns des autres, ou séparés par des parois vitrées ou plexiglass des autres postes de travail et des usagers ;
  • Fourniture de moyens de protection, notamment des masques FFP2 en nombre suffisant, y compris pour les trajets domicile-travail ;
  • Mise en place de fiches d’exposition aux risques Covid-19 dans le cadre du travail, au même titre que l’amiante et que cela soit inscrit au document unique d’évaluation des risques (DUER), en lien avec la médecine du travail ;
  • Maintien des congés supplémentaires pour garde d’enfant, y compris pour les personnels refusant d’exposer leurs enfants à l’école à compter du 11 mai ;
  • Reconnaissance de la contamination au Covid-19 comme accident du travail et maladie professionnelle.

Pour plus de détails, consultez la « fiche reprise » Exploitation ou demandez-la à vos délégués CGT.

Un certain nombre de directions font appel aux volontaires. Par ce biais, l’entreprise cherche à faire accepter aux cheminot-e-s les mesures de protection qu’elle est censée avoir prise, et à s’exonérer de ses obligations en matière de santé et sécurité au travail en suggérant aux agents d’évaluer le risque eux-mêmes.

D’autre part, cette crise devra interroger en particulier sur les organisations qui ont été mises en place à marche forcée ces dernières années. La suppression en masse des emplois, l’introduction d’une polyvalence mal maîtrisée, en sont des exemples. La direction ne peut rester plus longtemps sourde aux revendications de la CGT et des usagers. Les besoins en emplois comme en formations doivent être pris en compte.

Dans ce contexte de crise sanitaire, nos organisations sont mises à l’épreuve. Mais plus que jamais dans ces circonstances, le service public ferroviaire montre toute sa pertinence et sa valeur. C’est grâce à tous les cheminots, quels que soient leur grade ou fonction, que sa continuité est assurée malgré le contexte de pandémie.

La responsabilité première de la direction d’entreprise est donc de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés.

Pas de moyens de protection ?

Faites valoir votre droit de retrait de manière collective et coordonnée avec les élus CGT.

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TEMPS DE TRAVAIL EFFECTIF !

Circulation et Commercial : temps d'habillage & remise de service

| Exploitation

Avec la pandémie Covid-19, la protection sanitaire des agents et des usagers dans les gares et postes d’aiguillage repose en grande partie sur une adaptation importante des gestes métiers.

Cette dernière doit également répondre à l’exigence de continuité du Service Public et garantir un cadre de sécurité ferroviaire maximal.

Parmi ces gestes métiers, la Fédération CGT des Cheminots revendique depuis de nombreuses années la reconnaissance en temps de travail du temps d’habillage et de remise de service.

En pleine crise sanitaire, la légitimité de cette revendication est renforcée par l’allongement des phases d’habillement et de préparation des postes de travail au commercial et à la circulation.

REMISE DE SERVICE

Avant l’accord collectif d’entreprise sur l’organisation du temps de travail de juin 2016, l’article 3 du RH077 stipulait : « N’est pas compris dans la durée journalière de service : Pour les agents relevant du titre II, le temps strictement nécessaire à la transmission du service entre agents assurant un même service (…) ».

Cette phrase permettait à la direction de justifier la non prise en compte de la remise de service dans le temps de travail des cheminots.

Aujourd’hui, un document de sécurité (DC01477 Version 2) précise que les agents sédentaires doivent échanger par écrit et/ou verbalement un certain nombre d’informations.

L’accord d’entreprise n’exclut plus que la remise de service soit comptée comme du temps de travail effectif.

Les remises de service instantanées n’existent pas !

Pour la Fédération CGT des cheminots, des chevauchements d’un minimum de 15 minutes sont nécessaires pour effectuer les remises de service et répondre à la double injonction :

  • De sécurité : c’est le temps minimum requis pour transmettre l’ensemble des informations et consignes réglementaires à la relève.
    La remise de service se fait par écrit, au travers du carnet d’enregistrement des dépêches, mais aussi verbalement.
    De plus, afin de garantir une bonne transmission des informations entre agents et un haut niveau de service et de sécurité, nombre d’éléments sont donnés verbalement à ce moment entre agents, tels que : les informations sur les incidents vécus au cours du service, les retards, les trains à venir, les commandes ou suppressions de trains, les dérangements en cours et leurs conséquences, l’information sur l’occupation des voies, la maintenance des installations, les informations et particularités sur les travaux en cours et à venir, les modifications réglementaires entrant en vigueur, les particularités liées aux gares encadrantes, etc.
  • Horaire : l’article 7 du GRH00006 Version 4 stipule explicitement que les salariés sont tenus de respecter strictement les heures de service qui leur sont fixées.
    SNCF Réseau réajuste la procédure concernant la prise et la remise de service, mais elle omet délibérément le chevauchement. Or dans le contexte actuel, le temps nécessaire qui leur est consacré doit conjuguer les impératifs sanitaires avec les contraintes réglementaires et horaires !
    Les mesures liées au Covid-19 augmentent le temps nécessaire à la préparation de la prise de poste :

    • Nettoyage des leviers, claviers d’ordinateurs, souris ;
    • Mise en place des protections (films plastiques type « alimentaire ») ;
    • Nettoyage des poignées de portes ;
    • Etc.

Pour la Fédération CGT des cheminots, l’application stricte des gestes barrière ne doit avoir aucune incidence sur la durée journalière de service.

Ce temps doit donc être intégré dans les journées de service et décompté comme du temps de travail, soit 15 mn au minimum par remise de service, quel que soit le régime de travail.

TEMPS D’HABILLAGE / DÉSHABILLAGE

L’art 3.2 du GRH 00006 précise : « Dès lors que certaines fonctions nécessitent le port d’une tenue professionnelle, et en particulier dans les fonctions en contact habituel et direct avec la clientèle, le port d’une tenue professionnelle complète, fournie par l’EPIC employeur, est une obligation de service. »

De son côté, l’art L 3121-3 Modifié par LOI n°2016-1088 du 8 août 2016 – art. 8 du Code du travail stipule : « Le temps nécessaire aux opérations d’habillage et de déshabillage, lorsque le port d’une tenue de travail est imposé par des dispositions légales, des stipulations conventionnelles, le règlement intérieur ou le contrat de travail et que l’habillage et le déshabillage doivent être réalisés dans l’entreprise ou sur le lieu de travail, fait l’objet de contreparties. Ces contreparties sont accordées soit sous forme de repos, soit sous forme financière. »

Or, les textes règlementaires de l’entreprise n’en tiennent pas compte ! De plus, le ministère de la santé est formel, le virus reste sur la tenue de travail.

La Fédération CGT des cheminots revendique :

  • Le temps nécessaire pour les agents concernés de se changer avant et après la prise de poste, notamment pour empêcher la propagation du virus dans leur cellule familiale.
    Les mesures liées au Covid-19 contraignent les phases d’habillage/déshabillage :

    • Nettoyage des vêtements de travail à 65°C ;
    • Lavage des tenues après chaque journée de service ;
    • Fourniture de sacs et lieux spécifiques et délimités d’entreposage des tenues ;
    • Etc.
  • La mise en conformité de l’art. 3.2 du GRH0006 avec l’art. L.3121-3 du Code du travail.

N’ATTENDONS PAS LE « JOUR D’APRÈS »

EXIGEONS DÈS AUJOURD’HUI  LA SATISFACTION DE NOS REVENDICATIONS !

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LA GO-PRO AU PLACARD !

Sûreté

| ASCT

La direction a déployé depuis plusieurs semaines des caméras Go-Pro à l’usage des ASCT et des agents d’escale au motif d’améliorer la sûreté à bord des trains et dans les gares. En réalité, seule la présence en gare et dans les trains est de nature à améliorer la sûreté.

Jugeant cette expérimentation illégale, la Fédération CGT des cheminots a saisi la CNIL. Elle confirme cette analyse.

Les ASCT et les agents d’Escale, même volontaires, ne sont pas autorisés à porter de tels dispositifs.

La Direction doit donc immédiatement stopper son expérimentation !

En juin 2019, la Fédération CGT des cheminots était alertée sur l’existence d’une note du service de la direction de la sécurité prévoyant le déploiement de caméras-piéton dans différents établissements. En toute discrétion, elle autorisait 4 établissements à tester le port de ces caméras auprès d’agents d’escale et de trains, sous couvert de leur volontariat. Quelques jours plus tard, des dossiers prévoyant l’extension de cette expérimentation à 17 autres établissements étaient présentés aux élus des CSE concernés.

Dès connaissance de ces faits, la CGT s’est donc attelée à vérifier la légalité de telles expérimentations.

En effet, la loi et un décret d’application autorisent les cheminots de la SUGE à disposer d’une Go-Pro. Mais elle en circonscrit rigoureusement le recours à ces seuls agents !

S’appuyant sur plusieurs avis juridiques confirmant le caractère manifestement illégal de l’expérimentation, la Fédération CGT des cheminots a donc provoqué une rencontre avec la direction Voyages en juillet et adressé un courrier à la direction de la sécurité.

Malgré nos interventions et arguments juridiques, la direction a décidé de maintenir son cap. Une DCI a donc été déposée par la CGT au cours de laquelle la direction a continué à camper sur ses positions, allant jusqu’à s’appuyer sur un projet de texte de loi pour justifier de l’extension de l’usage des caméras individuelles aux agents des gares et des trains !!

Devant tant d’inconséquence, la CGT a donc saisi la CNIL.

Sa position est sans équivoque :

« A défaut d’une disposition législative adéquate, […] le déploiement d’un tel dispositif auprès d’agents en gare et contrôleurs, même au titre d’une expérimentation, ne saurait pouvoir être considéré comme légal. »

Par ailleurs, saisie par la SNCF en juin 2019 pour une demande de conseil sur ce projet, la CNIL lui avait déjà indiqué par courrier le 19 novembre 2019, « qu’un encadrement législatif, spécifique et adapté aux dispositifs de caméras mobiles était nécessaire compte tenu des nombreuses questions en matière de respect des libertés individuelles soulevées par de tels dispositifs. »

Le cadre légal n’en autorise l’usage à titre expérimental, qu’à compter du 1er juillet 2020 !

C’est donc parfaitement avisée du caractère illégal de son projet que la direction en maintient sciemment le déploiement !

Elle a pourtant toutes les raisons de le stopper. Y compris pour se mettre en conformité avec l’engagement pris par Farandou le 29 novembre 2019, d’une pause dans les projets des Activités, « pour évaluer l’intérêt des réorganisations prévues au regard des leurs enjeux et des bénéfices attendus sur le terrain » et « pour permettre une construction apaisée, pragmatique et en proximité » « du projet industriel et de service de la nouvelle SNCF » !

A l’inverse, elle démontre, une nouvelle fois, son absence de considération pour les cheminots et le peu de valeur de sa parole !

CAMÉRA-PIÉTON SANS CADRE LÉGAL, QUELS RISQUES ?

La direction, par son entêtement, expose délibérément et inutilement les cheminots concernés à d’éventuelles poursuites juridiques en cas de plaintes déposées par des usagers. De plus, même en cas d’agression, aucune image prise dansce contexte ne serait jugée recevable par la justice.

C’est pourquoi, la Fédération CGT des cheminots invite l’ensemble des agents des trains et des Escales à refuser le port de la caméra-piéton et à la remiser au placard.

La Fédération CGT a adressé un courrier au nouveau directeur de la sûreté du groupe SNCF exigeant l’arrêt immédiat de l’expérimentation.

Dans le cas contraire, elle en tirera les conclusions qui s’imposent et prendra ses responsabilités.

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LES VENDEURS NE DOIVENT PAS PASSER À LA CAISSE !

Classification et rémunération

| Exploitation

Dans le cadre des discussions sur le volet « classification des métiers et rémunération » de la CCN, l’UTP (Union des Transports Publics), le patronat de la branche ferroviaire a dévoilé son projet.

Le document remis par l’UTP démontre son intention d’accentuer la polyvalence, tout en tirant la rémunération vers le bas.

Tous les cheminots de la branche ferroviaire, contractuels et statutaires, sont concernés.

Depuis 2018, les dispositions statutaires liées à la rémunération et à la progression professionnelle peuvent être modifiées unilatéralement par la Direction SNCF.

L’ULTRA POLYVALENCE ET LA SOUS RÉMUNÉRATION POUR LES VENDEURS

Ainsi, pour l’UTP, au-delà de ses tâches relatives à la commercialisation des produits et des services, un vendeur devra réaliser les missions de LAF (Lutte Anti-Fraude), d’accueil, de prise en charge des voyageurs, tout en contribuant à la régularité des trains.

Une explosion des tâches dans le seul objectif de réaliser des gains de productivité quelles qu’en soient les conséquences sur les conditions de travail des cheminots.

Quant à la rémunération et au déroulement de carrière des vendeurs repris dans le projet de l’UTP, ils relèvent d’une provocation ou d’un profond mépris.

En effet, alors que la rémunération des vendeurs est l’une des plus faibles de la branche ferroviaire, le patronat souhaite encore la réduire.

Le patronat refuse de reconnaître les diplômes obtenus par les salariés lors de leur embauche ou en cours de carrière s’ils ne sont pas immédiatement utilisables.

Pour la CGT, tous les diplômes doivent être reconnus et les salariés positionnés ou repositionnés dans la grille de rémunération en adéquation avec le niveau du diplôme.

La CGT revendique une méthode de classification avec une description fine et exhaustive des emplois.

Elle permet les parcours professionnels, interdit une polyvalence accrue et garantit une équité entre les différents emplois.

Pour interdire toutes formes de dumping social dans la branche ferroviaire, cette classification est fortement normative et ne permet aucune interprétation.

En matière de rémunération, la Fédération CGT des Cheminots revendique :

  • Une nouvelle grille de rémunération pour l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire, avec 9 classes (3 Exécution, 2 Maîtrises, 2 Cadres, 2 Cadres Supérieurs) ;
  • La reconnaissance de la technicité croissante des vendeurs et télé vendeurs ;
  • Un déroulement de carrière automatique sur les positions de rémunération de la grille avec un délai maximum de 4 ans sur la même position ;
  • La mise en place d’un treizième mois de branche ;
  • Une majoration par ancienneté atteignant 32,9% pour 37 années de carrière.

La CGT revendique que la réussite aux formations ASCVG et TC soit qualifiante.

LE 05 DÉCEMBRE 2019 ENSEMBLE, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS

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À L’ESCALE, UN DÉCLASSEMENT ET UNE POLYVALENCE INTOLÉRABLES !

Classification et rémunération

| Exploitation

L’UTP, le patronat de la branche ferroviaire, a communiqué son projet de « classification des emplois et de rémunération » pour la Convention Collective Nationale.

Le patronat a l’intention d’accentuer la polyvalence, tout en tirant la rémunération vers le bas.

Tous les cheminots de la branche ferroviaire, contractuels et statutaires, sont concernés. Depuis 2018, les dispositions statutaires liées à la rémunération et à la progression professionnelle peuvent être modifiées unilatéralement par la Direction SNCF.

 

L’ULTRA POLYVALENCE ET LA SOUS RÉMUNÉRATION À L’ESCALE

Pour les cheminots de l’escale du service du train, l’UTP a l’intention d’ajouter les missions commerciales de vente, de distribution, d’accueil et d’information voyageurs à leurs missions liées à l’exécution du plan de transport (sécurité et mouvement).

Si les cheminots de l’accueil et de l’information voyageurs relèvent bien de la même filière commerciale que les vendeurs, l’UTP a l’intention d’exploser leurs tâches en les cumulant dans le seul objectif de réaliser des gains de productivité.

Quant à la rémunération et au déroulement de carrière repris dans le projet de l’UTP, ils relèvent d’une provocation ou d’un profond mépris.

D’ailleurs, le déclassement des Chefs d’Escale dans le projet de classification et de rémunération de l’UTP est éloquent.

Le patronat refuse de reconnaître les diplômes obtenus par les salariés lors de leur embauche ou en cours de carrière s’ils ne lui sont pas immédiatement utilisables ou profitables.

Pour la CGT, tous les diplômes doivent être reconnus et les salariés positionnés ou repositionnés dans la grille de rémunération en adéquation avec le niveau du diplôme.

La CGT revendique une méthode de classification avec une description fine et exhaustive des emplois.

Elle permet les parcours professionnels, interdit une polyvalence accrue et garantit une équité entre les différents emplois.

Pour interdire toutes formes de dumping social dans la branche ferroviaire, cette classification est fortement normative et ne permet aucune interprétation.

EN MATIÈRE DE RÉMUNÉRATION, LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS REVENDIQUE :

    • Une nouvelle grille de rémunération pour l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire, avec 9 classes (3 Exécution, 2 Maîtrises, 2 Cadres, 2 Cadres Supérieurs) ;
    • Un déroulement de carrière automatique sur les positions de rémunération de la grille avec un délai maximum de 4 ans sur la même position ;
    • • La reconnaissance de la technicité des cheminots de l’escale ;
    • La mise en place d’un treizième mois de branche ;
    • Une majoration par ancienneté atteignant 32,9% pour 37 années de carrière ;
    • Que la réussite à la formation d’ASCVG, de TC, d’AMV et de TTMV soit qualifiante.

LE 05 DÉCEMBRE 2019, ENSEMBLE, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS

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VERS UN DÉCLASSEMENT DES MÉTIERS DE LA CIRCULATION ?

Classification et rémunération

| Exploitation

L’UTP, le patronat de la branche ferroviaire, a dévoilé son projet en matière de « classification des emplois et de rémunération » de la Convention Collective Nationale (CCN).

Le document remis par l’UTP démontre son intention de déclasser les métiers de la circulation en tirant la rémunération vers le bas.

Tous les cheminots de la branche ferroviaire, contractuels et statutaires, sont concernés.

Depuis 2018, les dispositions statutaires liées à la rémunération et à la progression professionnelle peuvent être modifiées unilatéralement par la Direction SNCF.

 

 

La rémunération et le déroulement de carrière repris dans le projet de l’UTP relèvent d’une véritable provocation ou d’un profond mépris.

Le projet de l’UTP sous-qualifie les métiers de la circulation. Il méprise la technicité de nos métiers.

Les niveaux de rémunération et le déroulement de carrière que souhaite inscrire l’UTP dans la convention collective nationale sont même plus bas que ceux de la SNCF, pourtant insuffisants.

Alors que les cheminots des métiers de la circulation revendiquent une meilleure reconnaissance, nul doute que toutes les entreprises ferroviaires et notamment la SNCF s’aligneront sur le moins disant social inscrit dans la CCN.

Le patronat refuse de reconnaître les diplômes obtenus par les salariés lors de leur embauche ou en cours de carrière s’ils ne lui sont pas immédiatement utilisables ou profitables.

Pour la CGT, tous les diplômes doivent être reconnus et les salariés positionnés ou repositionnés dans la grille de rémunération en adéquation avec le niveau du diplôme.

La CGT revendique une méthode de classification avec une description fine et exhaustive des emplois.

Elle permet les parcours professionnels, interdit une polyvalence accrue et garantit une équité entre les différents emplois.

Pour interdire toutes formes de dumping social dans la branche ferroviaire, cette classification est fortement normative et ne permet aucune interprétation.

EN MATIÈRE DE RÉMUNÉRATION, LA CGT REVENDIQUE :

  • Une nouvelle grille de rémunération pour l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire, avec 9 classes (3 Exécution, 2 Maîtrises, 2 Cadres, 2 Cadres Supérieurs) ;
  • Un déroulement de carrière automatique sur les 38 positions de rémunération de la grille avec un délai maximum de 4 ans sur la même position ;
  • La reconnaissance de la technicité des cheminots de la circulation ;
  • La mise en place d’un treizième mois de branche ;
  • Une majoration par ancienneté atteignant 32,9% pour 37 années de carrière ;
  • Que la réussite à la formation d’AMV et de TTMV soit qualifiante.

Seule la mobilisation massive des cheminots pourra tordre la trajectoire que veut imposer le patronat de la branche ferroviaire.

LE 05 DÉCEMBRE 2019,  ENSEMBLE, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS

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POLYVALENCE ET SOUS RÉMUNÉRATION À LA MANŒUVRE

Classification et rémunération

| Exploitation

Dans le cadre des discussions sur le volet « classification des métiers et rémunération » de la CCN, l’UTP (Union des Transports Publics), le patronat de la branche ferroviaire a dévoilé son projet.

Le document remis par l’UTP démontre son intention d’accentuer la polyvalence, tout en tirant la rémunération vers le bas.

Tous les cheminots de la branche ferroviaire, contractuels et statutaires, sont concernés.

Depuis 2018, les dispositions statutaires liées à la rémunération et à la progression professionnelle peuvent être modifiées unilatéralement par la Direction SNCF.

L’ULTRA POLYVALENCE ET LA SOUS RÉMUNÉRATION :

L’UTP souhaite une explosion des tâches dans le seul objectif de réaliser des gains de productivité quelles qu’en soient les conséquences sur les conditions de travail des cheminots.

Ainsi, pour l’UTP, les agents de manoeuvre devront réaliser la maintenance légère sur les wagons et répondre aux besoins de service et de sécurité des voyageurs.

Quant à la rémunération et au déroulement de carrière repris dans le projet de l’UTP, ils relèvent d’une provocation ou d’un profond mépris.

Le patronat refuse de reconnaître les diplômes obtenus par les salariés lors de leur embauche ou en cours de carrière s’ils ne sont pas immédiatement utilisables.

Pour la CGT, tous les diplômes doivent être reconnus et les salariés positionnés ou repositionnés dans la grille de rémunération en adéquation avec le niveau du diplôme.

La CGT revendique une méthode de classification avec une description fine et exhaustive des emplois.

Elle permet les parcours professionnels, interdit une polyvalence accrue et garantit une équité entre les différents emplois.

Pour interdire toutes formes de dumping social dans la branche ferroviaire, cette classification est fortement normative et ne permet aucune interprétation.

En matière de rémunération, la Fédération CGT des Cheminots revendique :

  • Une nouvelle grille de rémunération pour l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire, avec 9 classes (3 Exécution, 2 Maîtrises, 2 Cadres, 2 Cadres Supérieurs) ;
  • Un déroulement de carrière automatique sur les positions de rémunération de la grille avec un délai maximum de 4 ans sur la même position ;
  • La reconnaissance de la technicité des cheminots de la manoeuvre ;
  • La mise en place d’un treizième mois de branche ;
  • Une majoration par ancienneté atteignant 32,9% pour 37 années de carrière.

La CGT revendique que la réussite à la formation AMVM soit qualifiante.

Seule la mobilisation massive des cheminots pourra tordre la trajectoire que veut imposer le patronat de la branche ferroviaire.

LE 05 DÉCEMBRE 2019

ENSEMBLE, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS

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MONSIEUR FARANDOU, RÉOUVREZ LES GARES ET LES GUICHETS !

Rassemblement gares/guichets

| Espace presse

700 cheminots ont répondu présent à l’appel de la Fédération CGT ce 5 novembre face à la Gare du Nord.
Au climat social extrêmement tendu à la SNCF, viennent s’ajouter les restructurations, notamment concernant les gares et les guichets.
Il faut changer de cap !

Après avoir réuni 500 cheminots jeudi 31 octobre au coeur de Rungis pour la relance du train des primeurs, la Fédération CGT a permis le rassemblement de plusieurs centaines de cheminots venus de toute la France ce jour.

Rejoints par des élus et des associations d’usagers, les cheminots ont exigé la réhumanisation des gares et des trains ainsi que la réouverture des guichets sur l’ensemble du territoire.

En effet, la stratégie jusqu’au-boutiste de l’ex-président a conduit à refermer des guichets en masse et à supprimer plus de 900 postes de vendeurs depuis début 2019.

En parallèle, il a fait le choix de transformer les gares en véritables centres commerciaux afin de faire rentrer du «cash».

Les usagers et les cheminots contestent avec force ces décisions qui concourent à faire reculer le service public ferroviaire, notamment dans les zones rurales.

Le nouveau président de la SNCF promet un changement de cap. Nous jugerons sur les actes.

Il annonce un objectif de réduction des files d’attente d’ici à l’été prochain. La CGT cheminots considère qu’il faut être plus offensif ! Ainsi, la direction SNCF doit dès maintenant utiliser les ressources internes existantes, puisque nombre de cheminots ayant perdu leur poste suite à des restructurations ont été placés dans des « pôles emplois » internes.

Il faut également lancer immédiatement une campagne de recrutements avant la fin de l’année afin de couvrir les besoins.

Enfin, la direction doit présenter aux usagers et aux cheminots un plan précis, chiffré, d’envergure nationale, sur la réhumanisation des gares et la réouverture des guichets.

La Fédération CGT salue les cheminots qui s’investissent massivement dans les actions qu’elle propose.

Dans une entreprise qui subit les assauts incessants du Gouvernement et la direction SNCF, ils sont encore et toujours debout pour défendre ce qu’ils considèrent être juste : l’intérêt général !

A chaque étape franchie, les cheminots participent de la construction du rapport de forces qui doit nous conduire vers une action majoritaire sur les sujets d’entreprise et nos conditions sociales.

« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. »

Nelson MANDELA.

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

25 mai 2020

A partir de septembre, les conducteurs de train seront seuls à bord de la ligne Belfort-Besançon

Dans une lettre ouverte, la CGT s'indigne de la mise en place d'une nouvelle organisation sur la ligne TER Belfort-Montbéliard-Besançon à partir du 1er septembre. Les contrôleurs SNCF disparaîtront des wagons et les conducteurs de trains seront seuls à bord.[…]

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