Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

TROP C’EST TROP !

Panne à la gare Montparnasse

| Équipement

Le 31 janvier 2019, la gare de Montparnasse, une nouvelle fois, a été complètement paralysée, suite à un incident d’alimentation électrique

Ce nouvel incident est le cinquième en dix-huit mois dans cette grande gare parisienne.

Rappel de la chronologie des incidents précédents :

  • 17 juillet 2017, panne électrique importante en gare de Montparnasse ;
  • 29 juillet 2017, incendie du poste de Vanves ;
  • 03 décembre 2017, panne informatique du système d’aiguillage ;
  • 27 juillet 2018, incendie du poste RTE de la Porte de Versailles.

Une fois de plus, les usagers et les cheminots ont subi les méfaits de la politique de casse de la SNCF et d’une organisation qui tourne le dos à l’intérêt général.

C’est la rupture d’une attache caténaire qui, à 8h45 le jeudi 31 janvier 2019, a provoqué l’amorçage et la chute de la caténaire. Cela a entraîné la mise hors service de 2 disjoncteurs du poste « Ouest ceinture ».

Dans le même temps, un train Transilien a subi une avarie moteur à l’entrée de la gare Montparnasse. Les usagers, excédés, sont alors descendus sur les voies. Un déclenchement du signal d’alerte radio a paralysé toute la zone.

Ces enchaînements en cascade ont entraîné des retards atteignant jusqu’à 4 heures et un transfert des TGV depuis Montparnasse vers la gare de Paris Austerlitz.

Un autre problème électrique de « retour traction » a également déclenché un incendie en milieu de matinée sur les câbles d’alimentation des portiques de filtrage d’embarquement à proximité de la voie numéro 5.

Ce courant de très forte intensité issu de la caténaire, après avoir traversé un isolateur électrique, a potentiellement exposé nos usagers à des risques d’électrocution.

Le manque chronique d’investissements, l’impact de la sous-traitance sur la régularité, les difficultés rencontrées par les cheminots en termes de programmation, les sous-effectifs, etc…font payer un lourd tribut au service public ferroviaire.

Par manque de moyens humains mais aussi matériels, les cheminots de l’équipement ne peuvent plus actuellement parer aux retards cumulés pris en termes de suivi des installations et leur maintenance.

Seuls des recrutements massifs de cheminots à l’équipement et le retour à une formation qualifiante, permettront d’avoir une maintenance de qualité et un suivi rigoureux et sérieux des installations.

Nous le réaffirmons, la direction est directement responsable de ces dysfonctionnements récurrents !

Les choix budgétaires de SNCF Réseau confirment la casse des effectifs ! Pour la deuxième année consécutive, la direction, au lieu de créer 750 emplois pour assurer la charge de travail, va recourir aux entreprises sous-traitantes du BTP, mais aussi exiger des cheminots un effort de productivité à hauteur de 575 emplois équivalents temps plein.

Le service public ferroviaire doit bénéficier, pour qu’il corresponde aux enjeux, d’une politique volontariste de la part du gouvernement et de la direction SNCF.

Les investissements doivent bénéficier à la remise en état du réseau, comme à l’entretien de celui-ci. Les surcoûts qu’engendre la sous-traitance, s’ils étaient consacrés aux cheminots de l’équipement, permettraient certainement de meilleurs résultats en termes de qualité de la production mais aussi de régularité.

Les cheminots comme les usagers ne peuvent plus continuer à subir les mauvais choix politiques qui mettent à mal le service public ferroviaire.

Faute d’une réorientation de la politique menée par la direction, ces incidents ont toutes les chances de se reproduire !

C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots revendique :

  • l’arrêt de la sous-traitance massive à Réseau ;
  • une politique de maintenance et de régénération de nature à répondre aux enjeux liés à l’obsolescence des installations ;
  • des embauches au Statut en nombre conséquent pour assurer la charge de travail et le maintien des compétences.

Dossiers associés

Téléchargements

VERS UN DÉCLASSEMENT DES MÉTIERS DE L’ÉQUIPEMENT ?

Classification et rémunération

| Action depuis le 5 décembre 2019

L’UTP, le patronat de la branche ferroviaire, a communiqué son projet de « classification des emplois et de rémunération » pour la Convention Collective Nationale.

Le patronat a l’intention d’accentuer la polyvalence, tout en tirant la rémunération vers le bas.

Tous les cheminots de la branche ferroviaire, contractuels et statutaires, sont concernés. Depuis 2018, les dispositions statutaires liées à la rémunération et à la progression professionnelle peuvent être modifiées unilatéralement par la Direction SNCF.

Opérateur de production (sauf Service Electrique)

Situation actuelle à la SNCF pour les agents au statut

Projet de l’UTP dans le cadre de la CCN

Déroulement de carrière

De la qualification A (sans diplôme) à la qualification C 2 PR15.

(Sur la base d’un recrutement sans diplôme et d’un déroulement moyen sachant que la grille permet de dérouler jusqu’à la qualification D PR19)

Déroulement de carrière automatique pour partie suivant les dispositions statutaires.

De la classe 2 de la grille UTP (deuxième Classe du Collège exécution) à la classe 4 (1ère Classe du collège Maitrise).

Déroulement de carrière non automatique et uniquement selon les choix de la direction.

Définition du métier

Assure la surveillance, la maintenance préventive et corrective des installations ainsi que la modernisation de celles-ci (rails, traverses, ballast, systèmes mécaniques de commande et d’enclenchement, des installations caténaires, des travaux de soudage, détection de défauts de rail, haute tension, conduite des installations de traction, conduite d’engins, construction…)

Assure, dans le respect des procédures de sécurité, la bonne exécution de la maintenance et des travaux, mais aussi de la surveillance, des infrastructures terrestres et aériennes de transport guidé. Il/Elle peut assurer la conduite d’engins dans le cadre de services de travaux.

Rémunération en début de carrière SNCF : Traitement PR 2 Echelon 1 + Indemnité de Résidence 1 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération SNCF fin de carrière : calculée pour 37 ans d’ancienneté Traitement PR 15 Echelon 10 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Opérateur Service Electrique

Situation actuelle à la SNCF pour les agents au statut

Projet de l’UTP dans le cadre de la CCN

Déroulement de carrière

Diplôme BEP/CAP

De la qualification B 1 PR4 à la qualification D 2 PR19

Déroulement de carrière automatique pour partie suivant les dispositions statutaires.

De la classe 2 de la grille UTP (deuxième Classe du Collège exécution) à la classe 4 (1ère Classe du collège Maitrise).

Déroulement de carrière non automatique et uniquement selon les choix de la direction.

Définition du métier

L’opérateur de production signalisation énergie (SEG) réalise sur les installations d’un secteur SE ou d’un secteur ST (signalisation et télécoms sur LGV), la maintenance préventive et corrective de la partie électrique des installations de signalisation, voire de télécoms dans le cas des secteurs ST LGV. Il participe aux travaux de création ou de modifications des installations de Signalisation Electrique et la surveillance des travaux.

Assure, dans le respect des procédures de sécurité, la bonne exécution de la maintenance et des travaux, mais aussi la surveillance des systèmes télécoms et/ou des systèmes informatiques du réseau ferré.

Rémunération en début de carrière SNCF : Traitement PR 4 Echelon 1 + Indemnité de Résidence 1 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération SNCF fin de carrière : calculée pour 37 ans d’ancienneté Traitement PR 19 Echelon 10 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération en début de carrière SNCF : Traitement PR 4 Echelon 1 + Indemnité de Résidence 1 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération SNCF fin de carrière : calculée pour 37 ans d’ancienneté Traitement PR 19 Echelon 10 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Technicien de production et opérationnel

Situation actuelle à la SNCF pour les agents statutaires

Projet de l’UTP dans le cadre de la CCN

Déroulement de carrière

Diplôme : Bac+2 ou Bac+3

De la qualification D1PR13 (D 1 PR14 pour BAC+3) à la qualification E 2 PR23

(sortie de cursus à E 1 PR16 pour Bac+2 et E 1 PR17 pour BAC+3)

Déroulement de carrière automatique pour partie suivant les dispositions statutaires.

De la classe 4 (1ère Classe du collège Maitrise) à la classe 5 (2ème classe Maitrise)

Déroulement de carrière non automatique et uniquement selon les choix de la direction

Définition du métier

Il organise la sécurité des chantiers, la protection du personnel, coordonne le travail d’un groupe d’agents. Effectue des tâches de contrôle, de gestion, d’organisation et de surveillance nécessitant une grande maîtrise des processus techniques.

Pour les infrastructures terrestres et aériennes de transport guidé, apporte son expertise, dans le respect des procédures de sécurité, dans le domaine du contrôle technique et contribue/participe à la gestion opérationnelle. Il/Elle peut contribuer/participer à l’élaboration de la programmation ou des plannings de maintenance et travaux, et à leur réalisation. Il/Elle peut exercer des missions de maîtrise d’oeuvre travaux. Réalise, le cas échéant, des opérations de maintenance préventive et corrective et assure la surveillance d’équipements complexes.

Rémunération en début de carrière SNCF : Traitement PR 13 Echelon 1 + Indemnité de Résidence 1 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération SNCF fin de carrière : calculée pour 37 ans d’ancienneté Traitement PR 23 Echelon 10 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Propositions UTP : le déclassement des métiers et des rémunérations basses

Le système des critères classants choisi par l’UTP repose sur la notion d’employabilité et s’appuie sur la polyvalence des salariés. Exit des métiers identifiés et référencés comme actuellement à la SNCF : Voie, caténaire, Creq, EALE.

Il s’agit pour l’UTP de faire des économies en termes d’emplois sans tenir compte de l’évolution du travail ni de la technicité laissant craindre entre autres conséquences une perte importante des savoir-faire, une dégradation des conditions de travail et de la sécurité.

De plus, le patronat veut imposer un déroulement de carrière non automatique et uniquement selon les choix de la direction et refuse de reconnaître les diplômes obtenus par les salariés lors de leur embauche ou en cours de carrière s’ils ne lui sont pas immédiatement utilisables ou profitables.

L’impact de cette politique pour les cheminots de l’Equipement sera négatif en termes de rémunération, de conditions de travail et de vie.

Propositions CGT

Pour la CGT, tous les diplômes doivent être reconnus et les salariés positionnés ou repositionnés dans la grille de rémunération en adéquation avec le niveau du diplôme.

La sécurité des installations nécessite une forte technicité. Celle-ci doit être validée par des formations régulières et qualifiantes. Ce haut niveau de technicité doit permettre une rémunération à la hauteur des compétences..

Pour ce faire, la CGT revendique une méthode de classification avec une description fine et exhaustive des métiers.

Elle permet les parcours professionnels, interdit une polyvalence accrue et garantit une équité entre les différents métiers.

Pour interdire toutes formes de dumping social dans la branche ferroviaire, cette classification est fortement normative et ne permet aucune interprétation.

EN MATIÈRE DE RÉMUNÉRATION, LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS REVENDIQUE :

Une nouvelle grille de rémunération pour l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire, avec 9 classes (3 Exécution (E1, E2, E3), 2 Maîtrises (M1, M2), 2 Cadres (C1, C2), 2 Cadres Supérieurs (CS1, CS2)) ;

▪ Un smic à 1800 euros brut ;

Un déroulement de carrière automatique sur les 38 positions de rémunération qui composent ces 9 classes avec un délai maximum de 4 ans sur la même position (sur la base d’une carrière de 32 années pour les métiers à pénibilité avérée avec une majoration par ancienneté atteignant 31,04 %) ;

La reconnaissance de la technicité des cheminots de l’Equipement ;

La mise en place d’un treizième mois de branche ;

Une majoration par ancienneté atteignant 32,9 % pour 37 années de carrière.

PROPOSITIONS CGT FAITES SUR LA BASE D’UN SMIC À 1800 EUROS :

Définition du métier :
Opérateur de production (sauf Service Electrique)

Niveau de recrutement

Déroulement de carrière

Rémunération mensuelle brute sur 12 mois

Assure la surveillance, l’entretien, la modernisation, la conduite (à compléter)

Diplôme ou sans

De E1 à E3 sur la grille CGT

La rémunération de départ :
1950 €
(13ème mois compris)

Rémunération minimum en fin de carrière:
4221€
(13ème mois compris)

 

Définition du métier : Opérateur Service Electrique

Niveau de recrutement

Déroulement de carrière

Rémunération mensuelle brute sur 12 mois

Les opérateurs assurent la surveillance, l’entretien et la modernisation des installations de signalisation électrique (systèmes de détection et d’espacement des trains, systèmes d’enclenchement, contrôle des signaux et des aiguillages, passages à niveau). Garants de la sécurité des installations, ils supervisent les travaux réalisés par des entreprises extérieures.

Ils peuvent aussi contribuer aux travaux de renouvellement ou de création d’installations.

Ils assurent l’astreinte en roulement et sont ainsi amenés à intervenir n’importe quand en cas de dysfonctionnement d’une installation.

Diplôme et promotion interne

De E2 à M 2 sur la grille CGT

La rémunération de départ :
2 386,80€
(13ème mois compris)

Rémunération minimum en fin de carrière:
5054,34€
(13ème mois compris)

 

Définition du métier : Technicien de production et opérationnel

Niveau de recrutement

Déroulement de carrière

Rémunération mensuelle brute sur 12 mois

Ils organisent la sécurité des chantiers, la protection du personnel et coordonnent le travail d’un groupe d’agents. Ils effectuent des tâches de contrôle, de gestion, d’organisation et de surveillance nécessitant une grande maîtrise des processus techniques.

Diplôme BAC+2

De M1 à M 2 sur la grille CGT

La rémunération de départ :

3560,40€

(13ème mois compris)

Rémunération minimum en fin de carrière:
6720,39€
(13ème mois compris)

LE 05 DÉCEMBRE 2019, ENSEMBLE, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS

Téléchargements

PRÈS DE 900 CHEMINOTS DISENT: «STOP À LA SOUS-TRAITANCE !»

Équipement

| Équipement

Près de 900 cheminots ont répondu présents à l’appel de la seule Fédération CGT des Cheminots, devant le siège de SNCF Réseau à Saint Denis, ce 19 novembre 2019.

Un fort mécontentement se fait sentir au sein de la fonction Équipement suite au recours abusif à la sous-traitance, au manque de personnel, aux restructurations et aux dégradations des conditions de travail.

La politique de dumping social, menée par nos plus hauts dirigeants, n’a qu’une seule volonté : externaliser massivement nos métiers et missions, se passer des cheminots et privatiser nos emplois pour faire du low-cost . Exemple concret de cette politique de casse : sur la Zone de Production Nord Est Normandie, c’est une baisse des effectifs à hauteur de – 674 agents sur les six derniers mois !

Cette politique ne permet pas de donner les moyens aux cheminots afin d’assurer correctement l’entretien du réseau.

Pour la CGT, seuls des cheminots en nombre et formés correctement assureront la sécurité et une bonne production.

Une délégation CGT a été reçue en marge de ce rassemblement. Elle n’a pas obtenu de réponses claires sur l’ensemble des revendications :

Un plan de recrutement ambitieux et immédiat de 1800 cheminots à l’Equipement ;

▪ Un moratoire sur l’ensemble des réorganisations ;

▪ La ré-internalisation de l’ensemble des missions de sécurité ;

Un niveau de formation élevé en adéquation avec les besoins pour une parfaite connaissance des règles de maintenance, tant au niveau de la production que de la mise en oeuvre de celles-ci ;

Des moyens matériels supplémentaires pour les cheminots afin qu’ils puissent assurer correctement leurs missions ;

Une véritable harmonisation en termes de politique de sécurité et de prévention des risques.

LA COUPE EST PLEINE !

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle tous les cheminots de l’Équipement à s’inscrire massivement dans la grève du 5 décembre 2019 et à mettre en débat les suites à lui donner.

Téléchargements

UN SEUL OBJECTIF : DÉFENDRE NOS MÉTIERS

Rassemblement National Équipement du 19 novembre 2019

| Équipement

Un fort mécontentement se fait sentir au sein de la fonction équipement suite au recours abusif à la sous-traitance, au manque de personnel, aux restructurations et aux dégradations des conditions de travail.

Face à cette situation et pour défendre nos métiers, la Fédération CGT Cheminots a décidé d’une journée d’action avec un rassemblement national le 19 novembre 2019.

Alors qu’un référé en justice obligeait SNCF RÉSEAU à stopper l’ensemble de sa maintenance et de ses travaux externalisés depuis la date du 05 septembre, puisqu’il n’y avait pas eu consultation des élus des CSE des ZP. La direction ignore la décision et méprise les élus et préfère utiliser l’argent des cheminots pour payer les astreintes auxquelles elle est soumise par le référé.

La politique de dumping social, menée par nos plus hauts dirigeants, n’a qu’une seule volonté : externaliser massivement nos métiers et missions, se passer des cheminots et privatiser nos emplois pour faire du « low-cost ». Exemple concret de cette politique de casse : sur la Zone de Production Nord Est Normandie, c’est une baisse des effectifs à hauteur de – 674 agents sur les six derniers mois !

Cette politique ne permet pas de donner les moyens aux cheminots pour assurer correctement l’entretien du réseau.

Les métiers de l’équipement dans leur diversité, leurs missions, correspondent à ce que le service public ferroviaire nécessite pour être efficace. Seulement, et le dernier budget en est la parfaite démonstration, les effectifs à disposition sont bien trop insuffisants pour une bonne réalisation de la production.

Et que dire de la formation, qu’elle soit initiale ou de perfectionnement, sinon qu’elle est réduite « à peau de chagrin » dans nos métiers où le niveau de technicité et de sécurité exige pourtant l’excellence.

Nous n’allons pas rester passivement spectateurs d’une situation empirique qui aurait pour unique conséquence de supprimer nos emplois et nos missions de service public. Face à cette ineptie, la Fédération CGT des Cheminots, par le biais de son Collectif Technique National, veut donner aux cheminots l’occasion de montrer leur colère et de gagner la bataille de la ré-internalisation de nos emplois et du maintien de nos compétences par la lutte dans une journée d’action nationale à l’Equipement sur Paris.

Pour la CGT, seuls des cheminots en nombre et formés correctement assureront la sécurité et une bonne production.

Pour la CGT, des réponses claires doivent être apportées sur l’ensemble de ces sujets et cela passe par :

  • un plan de recrutement ambitieux et immédiat de 1800 cheminots à l’Equipement ;
  • un moratoire sur l’ensemble des réorganisations
  • la ré-internalisation de l’ensemble des missions de sécurité ;
  • un niveau de formation élevé en adéquation avec les besoins pour une parfaite connaissance des règles de maintenance, tant au niveau de la production que de la mise en oeuvre de celles-ci ;
  • le retour aux « blanc-travaux » pour permettre une bonne politique d’entretien du réseau ;
  • des moyens matériels supplémentaires pour les cheminots afin qu’ils puissent assurer correctement leurs missions ;
  • une véritable harmonisation en termes de politique de sécurité et de prévention des risques.

LA COUPE EST PLEINE !

Alors, tous à Saint Denis le 19 novembre pour gagner !
Rassemblement à 13h devant le siège SNCF Réseau
rue Camille Moke campus Rimbaud La Plaine St Denis

Téléchargements

QUAND LA SOUS-TRAITANCE DEVIENT HORS LA LOI !

| Équipement

Sans relâche, la CGT n’a de cesse de rappeler que la sous-traitance doit être stoppée. Désormais, c’est la justice qui le dit ! SNCF Réseau vient de se voir notifier par une ordonnance de référé du Tribunal de Bobigny, l’arrêt immédiat de toutes les opérations de sous-traitance, tant en maintenance qu’en travaux.

A compter du 5 septembre 2019, SNCF Réseau se voit donc contraint d’arrêter toute sous-traitance (maintenance et travaux). Ce jugement en référé du 01 aout 2019 appuie et conforte ce que la CGT porte. SNCF Réseau doit stopper la sous-traitance, cette politique mettant en danger l’avenir des cheminots.

L’expertise diligentée par le CE « Maintenance et Travaux » en 2018 démontrait que l’externalisation des charges de maintenance de l’infrastructure ne répondait avant tout qu’au dogme libéral qui vise à saccager la SNCF.

Le risque majeur de l’externalisation est celui de la perte des compétences des cheminots SNCF.

Pourtant, nous le réaffirmons : c’est bel et bien la haute technicité des cheminots SNCF qui constitue la force de notre entreprise et qui permet de produire des trains en sécurité, en s’appuyant sur une connaissance fine du patrimoine.

Ce sont les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus serré et le transfert de l’activité vers des entreprises privées qui mettent à mal ce système et créent des risques sur la sécurité des circulations..

Ces constats appellent bien à une réorientation stratégique, notamment par les mesures suivantes :

La ré-internalisation des charges de travail (travaux et maintenance courante) au sein de la SNCF et l’augmentation des effectifs afin de conserver la maîtrise de notre outil industriel ;

Le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer un suivi des travaux réalisés par des tiers à la hauteur des exigences de qualité et de sécurité qui sont les nôtres ;

La responsabilisation de SNCF Réseau dans l’organisation de la formation à l’échelle de la filière et la mise en place de moyens importants pour assurer et maîtriser la montée en compétences de nos agents et des salariés des entreprises extérieures ;

Le rattachement obligatoire de toutes les entreprises intervenant sur le réseau ferré à la convention collective de la branche ferroviaire, pour mettre un coup d’arrêt au dumping social.

LA SOUS-TRAITANCE COÛTE PLUS CHER QUE LES CHEMINOTS !

Si la direction décidait de passer outre cette décision, SNCF Réseau devrait s’acquitter d’astreintes de 500 euros par jour de retard et de 2 000 par infraction constatée.

Les malfaçons entraînent d’importants surcoûts. Des chantiers sont annulés ou bien encore stoppés. Des incidents graves surviennent. Pour la CGT, cette décision de justice doit permettre, avec les cheminots, de reprendre la charge de travail qui leur revient.

D’après les premiers échanges en plénière de CSE, la direction compte payer ! Comment, alors que la sous-traitance est déjà si gourmande en termes économique, la direction peut-t-elle vouloir s’acquitter de telles pénalités, n’est-ce pas idéologique ?

La CGT appelle les cheminots à s’emparer de ce jugement. Si des moyens financiers existent pour contourner la justice, la CGT exige que ceux-ci soient plutôt consacrés intégralement aux besoins des cheminots !

DES NÉGOCIATIONS DOIVENT S’OUVRIR. LES LEVIERS EXISTENT.

La CGT mettra tout en oeuvre pour que s’ouvrent partout des négociations. Cette décision doit peser et découler sur des garanties fortes en termes d’emploi, par l’embauche immédiate de 1 800 cheminots, au vu des démissions survenues en 2018 et 2019, l’arrêt immédiat du transfert des missions de sécurité au privé et le renforcement des collectifs de travail, ou encore des moyens de formation au plus près des cheminots.

C’est aux cheminot·e·s de prendre conscience des enjeux, leur métier et leur avenir sont en jeu. Ce référé est un levier supplémentaire pour inverser la politique mise en place par la direction.

La CGT continuera à s’opposer à toute forme de dumping social et pèsera sur le volet « Métiers » de la convention collective nationale en portant ses revendications afin de préserver l’intérêt et l’avenir de tous les cheminots !

L’engagement des cheminots de l’Equipement au côté de la CGT doit être immédiat et puissant !

LA MAINTENANCE ET LA SÉCURITÉ NE SE JOUENT PAS AUX DÉS !

Téléchargements

ON NE JOUE PAS AVEC LA SÉCURITÉ !

| Équipement

Les 322 recrutements réalisés dans les Infrapoles, Infralog, les EIV et l’ESTI en 2019, sont très loin des réels besoins que nécessitent un entretien optimal des infrastructures et un haut niveau de sécurité.

Les besoins de régénération du réseau, à partir de 2010, ont entraîné un accroissement important du volume de chantiers à réaliser. Les investissements pour la rénovation du réseau ont été multipliés par 2,5.

Dans le même temps, le choix a été fait de massifier les travaux sur des plages horaires plus longues et d’industrialiser la maintenance.

Cette politique ne permet pas de donner les moyens en interne aux cheminots pour assurer correctement l’entretien du réseau.

Les métiers de l’équipement dans leur diversité, leurs missions, correspondent à ce que le service public ferroviaire nécessite pour être efficace. Seulement, et le dernier budget en est la parfaite démonstration, les effectifs à disposition sont bien trop insuffisants pour une bonne réalisation de la production, malgré les dires de la direction.

Pour preuve, le manque de cheminots dans les pôles rend impossible la réalisation de la programmation, la sous-traitance des missions de sécurité met en danger les cheminots, les équipes végétations sont menacées de disparition, la fin programmée des établissements logistiques menace les métiers « transverses » et les fermetures de brigades rendent difficile l’entretien des installations.

Pour la CGT, seuls des cheminots en nombre et formés correctement assureront la sécurité et une bonne production

Le bilan des « incidents sécurité » pour les mois d’avril et mai est très inquiétant. En effet, 14 ratés de fermeture de passages à niveau ! Cela doit interpeller au plus haut nos dirigeants et les amener à prendre des mesures immédiates pour que de tels incidents n’aient plus lieu.

Le partage des responsabilités, induit par l’externalisation et la contractualisation, remet en cause le modèle et la prévention des risques au sein de la SNCF par la perte de la maîtrise de la sécurité sur les chantiers.

Pour la CGT, le recours accru à la sous-traitance avec la multiplication des intervenants nuit gravement à la sécurité ferroviaire.

Concernant la sécurité des personnels, la sous-traitance, les mesures prises par des directions d’établissement avec des réécritures de documents sécurité et la disparition des dispositifs « boucles de rattrapage », mettent en danger les cheminots et font craindre le pire.

L’entreprise privée SAFETYFER incarne à elle seule ces dérives. C’est cette entreprise qui assurait l’annonce sur le chantier où deux cheminots ont failli perdre la vie. C’est encore cette entreprise qui opérait le 29 mai dernier où là aussi une annonce tardive aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, la sécurité n’a pas de prix et n’est pas négociable.

Il y a urgence à ce que direction et gouvernement prennent en compte les trop nombreuses alertes sécurité !
Pour la CGT, des réponses claires doivent être apportées sur l’ensemble de ces sujets et cela passe par :

  • un plan de recrutement ambitieux de 1 500 cheminots à l’Equipement ;
  • un moratoire sur l’ensemble des réorganisations ;
  • la ré-internalisation de l’ensemble des missions de sécurité ;
  • un niveau de formation élevé en adéquation avec les besoins pour une parfaite connaissance des règles de maintenance, tant au niveau de la production que de la mise en oeuvre de celles-ci ;
  • le retour aux « blanc-travaux » pour permettre une bonne politique d’entretien du réseau ;
  • des moyens matériels supplémentaires pour les cheminots afin qu’ils puissent assurer correctement leurs missions ;
  • une véritable harmonisation en termes de politique de sécurité et de prévention des risques.

LA COUPE EST PLEINE !
ALORS, ENSEMBLE, PORTONS CES REVENDICATIONS !

Téléchargements

FORMATIONS À L’ÉQUIPEMENT : CE N’EST PAS UN DÉTAIL !

FORMATION PROFESSIONNELLE

| Action du 4 juin 2019

La formation, dans les métiers de l’Équipement, a toujours tenu une place majeure.
La technicité, tout comme la sécurité des circulations et des personnels, nécessite un important investissement.
Pour la CGT, mettre la formation en péril, c’est jouer avec la sécurité !

La direction est-elle en train de mettre un coup d’arrêt dans la formation professionnelle ? La direction souhaite-t-elle externaliser son outil de formation afin d’en abaisser le coût ?

La direction fait le choix de créer trois « Campus formation » en lieu et place des 21 centres existants. Elle ne nie pas que des sociétés privées spécialisées dans la formation de nos métiers telle Sféris, proposent des formations sur nos coeurs de métiers à des tarifs alléchants, sans que nous n’en connaissions, ni le coût, ni le cahier des charges. Oui, la formation aiguise bien des appétits. Elle représente des enjeux financiers colossaux.

Pour la CGT, les besoins en formation sont conséquents. Pour chaque cheminot de l’Équipement, un réel suivi de la formation doit être réalisé. Les formations nouvel emploi et perfectionnement doivent se tenir.

L’apprentissage et le perfectionnement sont indispensables à la bonne maîtrise de nos métiers. Vidés de leur contenu, ou mal dispensés ces derniers mettraient en danger, les cheminots, les usagers et les matières transportées.

LA FORMATION : UN ENJEU D’AVENIR !

La formation doit rester un droit dans la vie professionnelle du cheminot. Elle ne doit pas être subie, comme une charge mentale supplémentaire, la peur d’une suspension d’habilitation.

Pour la CGT, chaque cheminot doit bénéficier d’une formation adaptée et d’une rémunération correspondant à sa responsabilité et à son travail.

Il y a également une forte alerte sur la dégradation des conditions de travail des formateurs. La direction fait la sourde oreille. Cela ne peut pas durer !

Les compétences étant au centre du fonctionnement et de la conception même du système ferroviaire, les savoir-faire et leur transmission constituent un enjeu majeur pour un transport de voyageurs et de marchandises qui ne peut souffrir d’aucun écart, notamment en matière de sécurité et de maîtrise technique.

Le Président Jeantet implore toujours et encore plus de sous-traitance.

Pour la CGT, la sous-traitance à outrance est un fléau ! C’est une privatisation en cours des métiers de l’Équipement !

La CGT appelle les cheminots à se réunir partout et à répondre présent aux heures d’informations syndicales, ou tournées syndicales organisées par la CGT sur l’ensemble du territoire.

D’ores et déjà, la Fédération CGT appelle les cheminots de l’Équipement à se mobiliser massivement le 4 juin prochain dans le cadre de la manifestation nationale à Paris !
LA COUPE EST PLEINE !

Téléchargements

L’AVENIR DES ASTI PASSERA PAR LA MOBILISATION

ASTI

| Équipement

L’encre de la loi sur le pacte ferroviaire est à peine sèche que la direction, avec l’aval du gouvernement, s’empresse d’appliquer avant l’heure cette réforme néfaste pour le service public ferroviaire, les usagers et les cheminots. Les ASTI ne sont pas en dehors de ce processus.

En effet, les attaques qui sont portées contre les ASTI mettent en péril ses services… Pour les cheminots, c’est une véritable sensation de déclin du service qui est vécue. La politique de l’entreprise apporte d’ores et déjà un mal-être important pour les agents, sans réelle prise en compte à ce jour de la direction.

Face à cette situation dégradée et aux fortes inquiétudes des cheminots, la CGT a déposé une Demande de Concertation Immédiate pour laquelle nous avons été reçus lundi 12 novembre 2018.

Les conséquences de la politique d’entreprise sont considérables tant d’un point de vue de la production que des conditions de travail et de vie des agents.

Elles se traduisent par une augmentation notable des RPS (Risques Psycho-Sociaux), des agents en reclassement, des CO non tenus, des départs en retraite ou démissions non remplacés…

Pour se justifier de ces situations, la direction invoque toujours la même raison, à savoir que le contexte économique change en permanence et qu’il faut s’adapter. C’est un discours bien rodé et inacceptable !

Elle n’a malheureusement pas pris conscience du nombre important de « burn out », d’ILD, de l’inquiétude de plus en plus grande des cheminots quant à leur avenir et celui de leur métier ainsi que les conséquences négatives de sa politique sur la santé des cheminots.

Face à cette situation, la CGT réaffirme l’urgence et la nécessité absolue d’arrêter les réorganisations et de faire un bilan complet des précédentes.

Concernant l’emploi, la direction annonce 70 recrutements pour l’ASTI réalisés dans le cadre du budget 2018 et que les effectifs devraient être stables par rapport à 2017. Cependant, elle nous a avoué avoir des difficultés à recruter en particulier sur la région Bretagne : 5 autorisations de recrutements (spécialité cablier) ne sont toujours réalisées à ce jour faute de candidatures.

Les contraintes sans les compensations

Depuis quelques années, nous constatons que plusieurs métiers ont des difficultés de recrutements, notamment dans les métiers techniques et de sécurité. La première des causes pour la CGT est que l’entreprise est moins attractive du fait de salaires d’embauche trop bas, des contraintes du métier et des conditions de travail particulières (horaires décalés, travail de nuit, travail le week-end, astreinte…).

Sur ce dernier point, certains parcours d’astreinte voient encore leurs périmètres s’étendre considérablement avec un nombre de kilomètres routiers qui explose.

A cela s’ajoute une politique de formation pour le perfectionnement et le maintien des compétences qui n’est plus au rendez-vous.

La recherche d’une rentabilité maximale et la réduction des effectifs et des moyens sont la seule ligne directrice.

La direction a décidé de supprimer la Hotline en interne et de la remplacer par une plateforme externe attribuée à la société Econocom, sans pour l’instant en mesurer les conséquences économiques et sociales. La CGT a réaffirmé auprès de la direction son opposition à un tel projet et la nécessité de garder ce service au sein de la SNCF.

La CGT mettra tout en oeuvre pour le maintien et le développement des métiers des télécoms et de l’informatique au sein de la SNCF, pour s’opposer à tous les projets funestes de la Direction et de ce fait, appelle les cheminots de ces services à se mobiliser à ses côtés.

L’histoire récente montre que la mobilisation de la CGT et des cheminots a fait capoter le projet de vente du service informatique à IBM en 2010.

Une expertise, des audiences, des DCI sont d’ores et déjà d’actualité dans certaines régions et au niveau national à l’initiative de la seule CGT.

La CGT revendique :

✓ La ré-internalisation des charges de travail au sein de l’entreprise publique SNCF avec des cheminots à statut formés tout au long de leur carrière ;
✓ La maîtrise de tous les systèmes informatiques par des cheminots à statut ;
✓ La conservation en régions de la gestion des serveurs et du réseau informatique ;
✓ Des rythmes de travail adaptés aux rythmes biologiques, permettant d’éliminer les contraintes inutiles et de compenser en repos les contraintes résiduelles liées au Service Public, afin de préserver la santé et la sécurité des cheminots.

Pour la CGT, la première mobilisation que les cheminots doivent faire dans cette période, c’est de participer aux élections professionnelles du 16 au 22 novembre 2018 et de VOTER MASSIVEMENT CGT !

Téléchargements

L’INGÉNIERIE, UNE VÉRITABLE RICHESSE !

Ingénierie

| Élections CSE 2018

Elle est une composante essentielle de la sécurité, des savoir-faire au service du système ferroviaire.

L’ingénierie, dans son histoire, intervient dans quatre grands domaines, l’ingénierie technique et de système, par l’optimisation des performances du système ferroviaire et de son coût de cycle de vie. Mais, ce n’est pas cette ingénierie que la direction choisit !

Dans toutes les entités de l’ingénierie, la charge de travail est estimée par les agents comme trop importante. Il suffit de les écouter pour comprendre les problèmes auxquels ils sont confrontés et d’échanger avec eux pour y apporter des réponses concrètes.

Depuis de nombreuses années, la charge de travail est élevée et en constante augmentation, cet effet est induit par les gros projets (CDG Express, RER E, Vigirail, CCR, Suite Rapide), mais aussi du fait de nombreuses régénérations. Dans le même temps, les effectifs restent au mieux constants, voire diminuent. Cela conduit les structures à faire de plus en plus appel à de la prestation externe qui représente en Ile de France entre 20 à 25% de l’activité. Ainsi, les agents se voient ajouter une tâche supplémentaire : piloter les prestataires, ce qui augmente encore plus leur charge de travail, sans compter qu’il existe un turn-over très important chez les prestataires nécessitant en permanence d’en former de nouveaux.

Les départs en retraite de ces dernières années ont provoqué une perte de savoirs et de référents pour les nouveaux arrivants.

La gestion de la charge de travail n’est pas suffisamment anticipée, à cela s’ajoute un déficit de fiabilisation et de stabilisation des projets de la part de la maîtrise d’ouvrage. Les cellules des coordinateurs études / projets ont pris du volume au fil du temps, traduisant un manque de projection sur le long terme.

Il y a tellement de projets que personne n’arrive à faire le tri et à arbitrer. De nombreuses études sont menées en procédure dégradée à cause d’un mode d’urgence permanent pour tenir les délais. Travailler dans l’urgence devient la norme, au prix d’une souffrance au travail croissante.

Loin de résoudre ces problèmes, la direction met en place une énième réorganisation avec le projet Nouvel’R et le projet de « transformation opérationnelle des études » mettant en place de nombreux chantiers.

Parmi ceux-ci, on retrouve la remontée des alertes, l’anticipation de la prévision de la charge, la mise en place de revues hebdomadaires d’activité avec les agents, des « reportings » supplémentaires concernant les projets à « enjeux nationaux ».

Pour la direction, les difficultés rencontrées par les agents dans la conduite des projets viennent des agents eux-mêmes !

Aujourd’hui déjà, agents d’études et chefs de projet, soucieux du travail bien fait, n’ont de cesse d’alerter leur hiérarchie sur des plannings intenables.

Aujourd’hui déjà, tous les ans, les chefs de groupe élaborent le plan de charge de leur groupe, affichant parfois un manque d’effectif conséquent, sans que cela ne soit suivi d’augmentation du cadre d’organisation, ni de priorisation des études.

Aujourd’hui déjà, des revues d’activité ou « reportings » sont réalisés, jugés souvent par les agents comme chronophages.

Ce projet de transformation opérationnelle des études ne résoudra rien, car les solutions à apporter sont tout autre.

Mais rien n’est écrit d’avance ! La connaissance du système ferroviaire et l’expertise technique des agents de l’ingénierie sont un atout considérable pour la sécurité et l’efficacité du système ferroviaire.

La CGT revendique :

  • Une écoute des agents et de co-élaborer avec eux les solutions pour améliorer leurs conditions et la qualité de travail ;
  • Des embauches suffisantes pour ré-internaliser la charge de travail et faire face au défi d’investissement des années à venir ;
  • De mener ces embauches pour préparer, sans perte de compétences, le remplacement des agents qui vont partir en retraite dans les années à venir et intégrer dans les cadres d’organisation les postes tenus actuellement par des prestataires ;
  • La détente des plannings projet, pour que ceux-ci soient réalistes, avec la prise en compte du temps nécessaire, aussi bien en études, qu’en travaux et aux essais ;
  • Le maintien d’une ingénierie SNCF intégrée à l’EPIC, l’arrêt du transfert des compétences par filialisation ou externalisation ;
  • D’étaler la charge d’études dans le temps pour diminuer les recours à l’externalisation ;
  • De prioriser les projets et d’opérer de véritables arbitrages partagés à tous les niveaux (maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’oeuvre et réalisateurs travaux). Tous les projets ne peuvent être prioritaires !
  • Le maintien d’une ingénierie régionale repartie sur le territoire, garante d’une proximité avec les acteurs terrain et la bonne connaissance des installations ;
  • Le retour des CO par PRI et par département d’activité, au lieu d’un CO par plaque. Ceci pour éviter la déqualification de postes et leur juste pesage ;
  • Le maintien d’une politique de développement ambitieuse dont l’ingénierie SNCF reste maîtresse au niveau maîtrise technique des systèmes mis en œuvre.

VOTER CGT, C’EST MAINTENIR ET DÉVELOPPER LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, PAS LE SABORDER !

Dossiers associés

Téléchargements

DES MOYENS IMMÉDIATEMENT !

Voie-Caténaires-SEG

| Élections CSE 2018

Les métiers de la voie, du SEG, de la signalisation mécanique et des caténaires sont au coeur de la fonction Equipement.
Ces dernières années, les évolutions en termes d’emploi ont été importantes avec comme causes principales, l’externalisation et la mise en concurrence des métiers.

Si la sous-traitance n’est pas nouvelle, ce phénomène a pris une ampleur considérable. En moins de 20 ans, le budget sous-traitance « travaux » a été multiplié par 4 et l’activité Voie représente une part importante de ces montants.

SNCF Réseau, pourtant donneur d’ordre, opère avec des moyens internes réduits au regard de la charge. Le maintien des compétences ne passera que par des recrutements en nombre.

L’écart en termes d’emploi entre avril 2017 et avril 2018 confirme que les effectifs « voie » et « caténaires » sont les plus impactés avec -198 agents voie et – 53 agents caténaires. Seule la signalisation progresse de 53 agents.

Si la Direction annonce vouloir maintenir en son sein des compétences et des savoir-faire, aujourd’hui c’est tout autre. Le transfert des savoirs et la formation sont mis à mal par le modèle de production.

L’état actuel du réseau (incidents, dégradations, nombre élevé de ralentissements, déraillements…) est le fruit de la politique de maintenance des années 1980 où le renouvellement des voies a été oublié au profit des lignes TGV.

Aujourd’hui, des moyens financiers sont engagés pour la régénération et la modernisation de lignes et ceci est à mettre au crédit de nos luttes menées tant à l’echelle nationale que dans les territoires.

Pourtant, face à cet imposant programme de travaux sur plusieurs années, la direction supprime à outrance des emplois à la voie pour justifier son recours à des entreprises privées.
Des évolutions dans le système d’organisation et de management de la production doivent être réalisées.

Cela passe par l’augmentation des effectifs avec des recrutements externes afin d’assumer la charge de maintenance, tant pour la maintenance corrective que pour l’astreinte et les travaux.

Pour la CGT, conserver en interne des équipes compétentes, suffisamment dimensionnées pour préserver et développer les connaissances, tout en faisant monter en compétences les équipes, c’est s’assurer d’une organisation de la production efficace en tout point.

Pour la CGT, la direction doit revenir à une politique de la formation qui soit offensive, de haut niveau et avec des centres de formation SNCF. Actuellement, l’outil formation n’est plus adapté. La formation des plus jeunes agents, le transfert des savoirs et l’utilisation des technologies liées aux métiers, sont bien trop lentement dispensés. Le manque de formateurs est également une des causes de cet état de fait.

Cependant, il apparaît que des solutions peuvent être trouvées pour remédier à ces retards. En effet, à l’exemple de ce qui a été fait sur Montpellier et suite à l’intervention de la CGT, l’astreinte s’effectue désormais en double avec un jeune agent, afin de pourvoir à sa formation, favorisant ainsi le transfert des compétences (SEG).

D’autre part, la ré-internalisation des charges doit être menée dès à présent et ceci à tous les niveaux et en premier lieu pour l’entretien courant.

Les actions menées localement ont permis de contrer les directions et de garder de la charge de travail.

La régénération du réseau ferré ne peut être mise plus en difficulté. Le manque chronique de cheminots dans les collectifs en est la première cause ! De l’exécution à l’encadrement, les cheminots sont confrontés au manque de moyens et de ressources. Ils rencontrent les pires difficultés pour organiser la moindre opération de maintenance.

Pour la CGT, le recrutement immédiat de 1 500 agents est nécessaire et justifié.

La sécurité des cheminots doit être également une priorité. L’augmentation du volume de travaux, l’éclatement de nos unités de production, ont considérablement modifié les modes d’intervention des cheminots de l’équipement.

Par des déplacements incessants, les agents n’ont plus les connaissances suffisantes des parcours sur lesquels ils sont amenés à travailler.

Pour la CGT, la sécurité est un des fondamentaux de notre profession. A ce titre, elle nécessite des moyens humains conséquents et formés et doit rester au centre des intérêts collectifs.

C’est en ce sens que la CGT exige l’arrêt du travail agent seul qui a conduit à des accidents graves et mortels.

L’interdiction du travail agent seul nécessitera obligatoirement une augmentation des effectifs en territoires avec des agents formés aux spécificités des parcours.

Sur ce sujet, la CGT a obtenu une première avancée en faisant acter, par la direction, l’interdiction du travail agent seul pour les interventions d’astreinte.

Je vote CGT pour :

  • L’embauche de 1 500 cheminots ;
  • Le maintien de collectifs de travail dignes de ce nom. Des équipes d’astreinte adaptées en nombre ;
  • Le comblement immédiat des postes vacants au cadre d’organisation ;
  • Le renforcement du système de formation.

VOTER CGT, C’EST DÉFENDRE L’AVENIR

Dossiers associés

Téléchargements

Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

Actions

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

25 février 2020

Automates en gares et guichets dans les mairies : les cheminots inquiets

La CGT Cheminots souhaite réagir à l'annonce de l’ouverture des guichets des gares de Bas-Monistrol et du Puy-en-Velay suite à la visite de Laurent Wauquiez, président de région Auvergne-Rhône-Alpes.[…]

Lire la suite

Voir les autres articles

L'édito

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.