Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

UN MAILLON ESSENTIEL !

EIV

| Élections CSE 2018

Les EIV sont une composante intégrale et indispensable de l’entreprise au service des différentes activités de
l’équipement. C’est une activité clé pour Réseau.

Pourtant, depuis plusieurs années, les cheminots des EIV pâtissent, eux aussi, des politiques néfastes de la Direction en termes
d’emploi, de production et d’investissement.

Pour la CGT, la direction fait fausse route une nouvelle fois !

Les Etablissements Industriels Equipement (EIV) fabriquent une grande partie des matériels nécessaires à la maintenance et au renouvellement de la voie (appareils de voie, longs rails soudés, traverses, etc.). Ils assurent également des activités de mécanique, de maintenance des engins travaux (draisines) et la fabrication de matériels de signalisation.

La charge de travail, directement liée à la politique de maintenance et de renouvellement des installations, est en augmentation ces dernières années et notamment depuis
2014.

Cela se traduit par une augmentation de la production dans les EIV de l’ordre de 10 à 20% sur les 5 dernières années.
Alors que celle-ci aurait dû engendrer d’importantes embauches, l’accroissement de la production n’a eu comme effet qu’une progression des effectifs de seulement 2%.

Pourquoi l’entreprise doit miser sur les EIV
et leur savoir-faire dans l’avenir ?

Être en capacité de concevoir, fabriquer et livrer des matériels permet une souplesse non négligeable pour faire face aux aléas de production et cela demande d’importantes améliorations.

En effet, l’augmentation de la charge de travail et de la productivité a atteint ses limites. Il est urgent de renforcer les collectifs de travail par des recrutements sur l’ensemble des EIV.

La montée en compétences des effectifs internes doit être une priorité. Celle-ci est actuellement rendue difficile notamment par les déséquilibres au sein de certaines équipes qui rendent complexe la transmission du savoir.

La formation aux métiers de l’EIV est souvent longue et se réalise également par « compagnonnage » au poste de travail. Ces métiers très spécifiques s’apprennent par la pratique et par la transmission du savoir-faire.

Pour la CGT, ces savoir-faire ne peuvent pas disparaître et c’est pourquoi, il est essentiel que tous les moyens humains et matériels soient mis en oeuvre pour parvenir à un niveau optimal en termes de formation tant initiale que continue.

Même si le professionnalisme des EIV n’est plus à prouver, la direction de SNCF Réseau a recours de plus en plus à la sous-traitance.

La sous-traitance amène une augmentation de la complexité du travail et de l’organisation. La stratégie visant à sous–traiter une partie de l’activité dite « standardisée » afin de concentrer les effectifs des EIV sur les produits plus complexes et sur les urgences, entraîne un coût plus élevé et une augmentation des contraintes de production au niveau des EIV : augmentation des déplanifications/re-planifications, des changements de séries, des mouvements logistiques, du temps de production …

Pour la CGT, l’optimisation de la planification des commandes passées aux ateliers SNCF est une solution mieux adaptée permettant de réduire le recours à la sous-traitance.

La CGT revendique :

  • le maintien des technicités dans chaque EIV ;
  • la transmission des savoirs et des compétences rares des métiers très spécifiques des EIV ;
  • la ré-internalisation de l’ensemble des charges de travail ;
  • l’augmentation des qualifications des agents des EIV.

POUR LA DÉFENSE DES MÉTIERS DES EIV,
VOTEZ CGT !

Dossiers associés

Téléchargements

LE 11 MAI : UNE REPRISE SOUS TENSION !

COVID-19

| Équipement

Le Gouvernement a annoncé une fin progressive du confinement le 11 mai avec pour objectif de relancer l’activité économique du pays. Les cheminots de l’Equipement n’ont pas attendu cette date pour reprendre le chemin du travail.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, le constat est glaçant. La priorité de SNCF Réseau n’est pas de préserver la santé de ses salariés mais bien de satisfaire les besoins du capital.

La Fédération CGT des Cheminots a réalisé, avec ses Collectifs Techniques Métiers, un travail de fond mêlant analyses techniques, propositions et revendications avec pour objectif de garantir un très haut niveau de sécurité sanitaire pour les cheminots tout en s’assurant d’une relance efficace du service public ferroviaire.

Les conditions d’une reprise

Cette reprise va nécessiter que d’importants moyens y soient consacrés. Si en effet les gestes barrières doivent rester la règle, tous les locaux, les postes de travail, doivent bénéficier, en quantité, de kits avec du gel, des masques chirurgicaux et FFP2 et des lingettes désinfectantes virucides.

Nombreux sont les gestes métiers qui ne permettent pas aux cheminots de pouvoir respecter les distances sociales. Les gestes barrières sont bien un ensemble de règles cumulatives qui n’autorisent pas à s’affranchir de l’une d’entre-elles au motif que ce serait compliqué…

Dans les transports publics, c’est distanciation et port du masque, mais pas pour les cheminots de l’Equipement !

Dans les transports publics, c’est distanciation et port du masque, mais pas pour les cheminots de l’Equipement ! La CGT affirme donc que le port d’un masque FFP2 devient plus que nécessaire (travail en nacelle, port de charges lourdes, pose de cés…).

Le lavage des mains, essentiel à la limitation de la transmission du virus doit être rendu possible et obligatoire sur tous les chantiers.

Les cabinets médicaux SNCF présents sur l’ensemble du territoire avec tous leurs personnels sont primordiaux afin d’aider les cheminots à répondre à leurs inquiétudes. Ils doivent être partie prenante dans cette reprise. Ils pourront notamment aider à la formation des agents, expliquer et échanger avec les cheminots de l’Equipement sur les adaptations à apporter.

Des tests de dépistage doivent être généralisés et être réalisés dans les cabinets médicaux et les laboratoires SNCF, ainsi que la prise de température quotidienne pour l’ensemble des agents à la prise de service.

L’organisation du travail

Le contexte sanitaire va nécessiter des adaptations de la production. L’adéquation charge /ressource ne doit pas uniquement guider la reprise. Des agents sont atteints du coronavirus et doivent être éloignés. S’ajoutent à cela des collectifs en sous-effectif chronique depuis de nombreuses années.

La production doit être adaptée, mais jamais aux dépens de la sécurité. L’annonce des circulations doit se faire avec les agents nécessaires à sa bonne réalisation, tout comme le port de charges lourdes qui ne peut se faire avec 2 agents comme indiqué dans les fiches.

Dans les fiches « prévention sanitaire », l’utilisation de camions équipés de grues, ou bien encore, de pelles rail route sont prescrites. Pour la CGT, ces moyens sont en effet nécessaires à l’amélioration des conditions de travail. Ils doivent être maintenant mis à disposition de tous les établissements qui n’en sont pas dotés. L’utilisation de draisines permettra, entre autres, d’améliorer le transport de matériel.

Pour la CGT, toutes les modifications des règles de travail doivent être commentées, voire donner lieu à des formations avant toute reprise. Des mises en situation doivent être généralisées partout pour permettre une bonne prise en compte des règles sanitaires et des adaptations de gestes métiers.

Ce que propose la CGT :

  • L’adaptation des journées de service doit se faire avec la CSSCT. Elle doit prendre en compte la pénibilité liée au port du masque. Le temps de travail ne peut excéder 6 heures, pause incluse. Le port d’un masque étant une contrainte à laquelle s’ajoutera, la chaleur, la poussière ;
  • La désinfection des locaux de travail doit être réalisée à chaque prise de service ; • Les déchets doivent être évacués chaque jour ;
  • La ré-internalisation des 500 emplois minimum actés le 5 mars dernier, doit maintenant devenir effective ;
  • Le recrutement de 1 800 cheminots immédiatement, et cela n’a rien de superflu !
  • Les déplacements doivent êtres proscrits, tout comme les chantiers type GOP et CDG Express. (Rassembler des centaines de personnels dans la période n’est certainement pas de nature à freiner la pandémie).

La CGT le rappelle, tout agent qui ne se sentirait pas assez protégé, ou en danger, doit exercer son droit de retrait.

Notre consigne est claire :
PAS DE PROTECTION = PAS DE TRAVAIL

Téléchargements

LES MASQUES DOIVENT TOMBER !

EIV

| Équipement

Cette crise sanitaire inédite a révélé l’importance du travail des cheminots de l’Équipement, en particulier des cheminots des EIV. Ils sont bien un maillon essentiel et indispensable à la production ferroviaire.

Face aux injonctions de produire en toutes circonstances, peu importent les conditions, les cheminots des EIV n’entendent pas se faire imposer des conditions de travail et des protections minimalistes pour assurer des productions pas toujours essentielles. La sécurité et la santé des agents doit être un impératif dans ces circonstances dramatiques pour les populations. La nécessité d’approvisionner les entreprises du BTP, avides de dividendes, afin qu’elles puissent redémarrer dès la fin hypothétique du confinement, ne saurait justifier la mise en danger des cheminots pour permettre à ces entreprises d’engranger des bénéfices avec l’argent public !

Dans le cadre du confinement, concernant les approvisionnements des chantiers nécessaires et prioritaires pour maintenir le réseau en circulation et toute sécurité, les EIV constituent de toute évidence un maillon essentiel au Service Public. Force est cependant de constater que la Direction n’a pas la même appréciation de ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas…

La direction de SNCF Réseau, mise sous pression par le lobbying du privé, avec l’aval du Gouvernement, met tout en oeuvre pour faciliter la remise en route des chantiers de sous-traitance pour qu’ils se gavent d’argent public en réalisant les travaux de régénération.

La direction d’Infrarail, le doigt sur la couture, suit les directives de Réseau : il faut produire, préparer la reprise des chantiers, acheminer les appareils de voie, les rails, les traverses, travailler pour le privé, câbler des armoires, préparer les chantiers d’investissements, et répondre ainsi aux pressions des industriels et de certains élus politiques.

Regonfler les stocks (qui ont été diminués suite à des décisions purement financières) n’est pas envisageable pour les cheminots des EIV qui refusent d’être exposés à la contamination faute de protections suffisantes.

La responsabilité des 4 directeurs d’établissements des 8 sites n’est pas anodine dans cette période. C’est par leurs décisions quotidiennes que se joue la santé physique et mentale des cheminots des EIV.

Cette responsabilité de l’employeur ne peut en aucun cas être couverte par d’hypothétiques fiches de mesures à prendre pour mettre petit à petit la production en route, tout en les faisant évoluer au fil de l‘eau…

De plus, le matériel de protection n’est pas là, il n’est pas à la hauteur. Quid des tests qui devraient être généralisés, ou du contrôle de température à la prise de service ? Pourquoi ne pas assurer une reprise maitrisée et raisonnée ?

Ce constat est inadmissible et les cheminots des EIV ne doivent pas travailler sans les garanties d’avoir la sécurité sanitaire optimale prônée par le monde médical.

Il faut des masques (3 par jour), du gel, des gants, des distances de travail qui permettent une vraie sécurité, le nettoyage et la désinfection des locaux plusieurs fois par jour en assurant la traçabilité des interventions.

Face à ces constats alarmants, la CGT demande, dans ce contexte qui nous confirme ce que nous prônons depuis des décennies :

  • Une reconnaissance des compétences rares des cheminots des EIV ;
  • La transmission des savoirs sur l’ensemble des métiers ;
  • L’embauche des contrats en alternance, des CDD, des intérimaires, tous formés à nos métiers ;
  • La ré-internalisation des charges ;
  • Des investissements à la hauteur de la génération du réseau, afin de prévoir l’avenir du ferroviaire, indispensable à la vie des citoyens et au désenclavement des territoires ;
  • Une augmentation des stocks largement suffisante pour couvrir l’ensemble des travaux sur du long terme et non pas dans l’urgence.
  • Le service public apparaît plus que nécessaire dans le contexte actuel !

Les EIV sont toujours, et seront encore plus indispensables aux circulations du ferroviaire, dans une entreprise intégrée.

Tous les cheminots qui se sentent en danger face à l’absence de protections adaptées peuvent faire valoir leur droit de retrait !

Pas de protection = Pas de travail !

Téléchargements

LE TEMPS DE TOUS LES DANGERS !

COVID-19

| Équipement

Sous couvert de l’édition de fiches prévention sanitaire, la direction de Réseau entend remettre la production à un niveau égal à celui connu avant la crise du COVID 19.

Ces fiches tout en étant insuffisantes en termes de protections face au virus ne sont, de plus, pas connues des cheminots.

La CGT rappelle que tout cheminot qui estime être mis en danger par l’absence de protections peut exercer son droit de retrait.

Pas de protection = Pas de travail !

Le message est clair pour certains DET, « nous ne sommes plus dans une phase de maintenance minimaliste ». Alors que le confinement se poursuit, la direction reprogramme chantiers, et GOP pour les semaines à venir. Des chantiers de ballastage, libération sont réalisés. Les premières réunions concernant un chantier de renouvellement voie entre Saumur et Angers se sont tenues. Ce sont des centaines de cheminots, tous métiers confondus, qui vont reprendre le chemin du travail. Mais avec quelles garanties pour leur santé et celle de leurs proches ? Les premiers constats sont sans appel. Les cheminots sont placés face à des situations qu’ils ne peuvent gérer facilement. La pratique de nos métiers s’adapte difficilement au strict respect des gestes barrières. La casse de nos collectifs, la suppression massive de moyens matériels, l’organisation actuelle des chantiers avec des regroupements massifs de cheminots, vont engendrer des situations dangereuses. A cela s’ajoute l’absence de mise à disposition de moyens suffisants pour se protéger, nettoyer les outillages, et se nettoyer lors des chantiers.

Des gestes métiers à adapter

La crise actuelle modifie en profondeur nos habitudes. Vivre en se protégeant des autres n’est pas une pratique automatique. L’adaptation des pratiques professionnelles et des gestes métiers, nécessite du temps, et de la formation pour faciliter leur appréhension et mise en œuvre par tous. Pour la CGT, cela n’a pas été suffisamment pris en compte. Si les missions de service public qui incombent aux cheminots de l’Équipement sont bien d’un intérêt majeur pour la Nation, jamais elles ne doivent se faire au détriment de la santé.

Des tests pour tous !

Pour la CGT, les tests doivent être généralisés à tous les cheminots qui sont à la production. Elle ne pourra reprendre que lorsque des moyens suffisants en termes de protection seront attribués aux cheminots de la production. Il doit être consacré plus de temps aux commentaires et partages sur les règles à appliquer afin de se protéger du virus.

Pour la CGT, des mises en situations réelles doivent être réalisées dans chaque établissement afin de convenir exactement de ce qui peut être réalisé et sur les méthodes à mettre en œuvre pour les réaliser. Il est inconcevable que le travail reprenne sans qu’aucun moment d’échanges ou de formation ne soient programmés.

Par exemple, mettre un masque nécessite quelques explications au-delà de l’édition d’une fiche. Par ailleurs, le port d’un masque n’exclut pas de respecter les distances entre chaque agent.

Le travail en équipe, la vie dans les locaux, les véhicules, l’utilisation d’outillage collectif, les déplacements sont autant de vecteurs sérieux de la propagation du virus, qui nécessitent d’avoir une vigilance permanente.

Trop d’inconnues subsistent sur le nettoyage régulier des locaux, des outils de travail. Trop d’inconnues subsistent, à cette heure, sur les difficultés de mise en œuvre de barrières réellement efficaces.

La priorité demeure d’assurer la protection des salariés, sans quoi aucune production ne doit se faire. C’est de cette manière, que collectivement et individuellement, nous freinerons la propagation du COVID 19.

Travailler en ces temps de virus, nécessite que l’organisation du travail soit repensée. Une réflexion sur les collectifs, sur les moyens, sur les métiers, et les méthodes de travail doit être engagée sans tarder.

Pour la CGT, il y a un réel danger à ce que les mesures pour lutter contre le COVID 19 soient prises à la légère. Nous demandons que seules les tâches essentielles soient réalisées, et notamment l’arrêt de tous chantiers type GOP.

De très nombreux cheminots devraient retrouver le chemin du travail. Cependant, ont-ils tous la tête à cette reprise ? La crainte que fait peser ce virus sur tous, ne va-t-elle pas impacter leur jugement, alors que nos métiers nécessitent une concentration de tous les instants.

Le doute, qui très justement dans cette période, subsiste dans la tête de très nombreux cheminots, accentue les risques ferroviaires. L’accident mortel d’un agent sur la région de Strasbourg, survenu deux jours après le début du confinement, doit nous le rappeler.

Pour la CGT, tout agent qui n’estime pas être en sécurité sur un chantier, un bureau, un central sous-station, un C2MI, une draisine, doit faire valoir son droit de retrait.

La CGT continuera de tout mettre en œuvre, comme elle le fait déjà, par le dépôt de rapports préventifs, de droit d’alerte, et par toutes les actions qu’elle jugera nécessaire, pour que la santé des cheminots soit préservée.

Téléchargements

LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT NE SONT PAS DES COBAYES !

Lutte contre le coronavirus

| Équipement

Depuis le début de la crise sanitaire, la Fédération CGT des cheminots est intervenue à tous les niveaux de l’entreprise pour imposer des mesures de protection pour les cheminots de l’Équipement.

Alors que le pic de l’épidémie se profile dans les jours à venir, la direction compte exposer les cheminots pour des chantiers ni urgents ni essentiels en expérimentant des gestes métiers « adaptés ».

Le confinement déclenché le 16 mars dernier a engendré la fermeture des chantiers d’investissement et la mise au ralenti de nombreux collectifs de travail. Une note d’information, publiée par la Direction de l’entreprise ce même jour, précisait de nombreux points allant de la garde des enfants au maintien des salaires, les dotations de lingettes et la fourniture de gel hydroalcoolique. Partout, la CGT a revendiqué que seules les activités essentielles à la continuité du Service Public ferroviaire et à la sécurité soient maintenues, et ce jusqu’au terme de la période de confinement.

Aujourd’hui, la direction de SNCF Réseau envisage de relancer la production à grande échelle, en s’appuyant sur des « fiches prévention » rédigées sur le coin d’un bureau à Saint-Denis, et décrivant une trentaine de situations professionnelles et gestes métiers à adapter pour éviter les contaminations.

Certaines fiches décrivent des situations où les gestes métiers à mettre en oeuvre permettent de douter du respect des gestes barrière dont la primauté a été sans cesse réaffirmée. Pour la

CGT, c’est inacceptable !

Dans nos métiers, le travail en équipe est très souvent la règle. La mise en oeuvre des processus repris dans ces fiches apparaît difficile à appliquer pour un remplacement de rail, la pose d’une LTV, ou bien encore le seul fait de travailler dans un EIV… Pour cela, la Direction aurait obtenu du Gouvernement l’autorisation de se doter de masques chirurgicaux qui font tant défaut aux professionnels de santé !

Avec cette reprise à marche forcée, c’est la sécurité et la santé des cheminots de l’Équipement qui sont mises à mal.

La CGT rappelle aux cheminots qu’ils peuvent faire usage de leur droit de retrait si un quelconque danger pour leur santé ou leur vie survenait.

Téléchargements

VERS UN DÉCLASSEMENT DES MÉTIERS DE L’ÉQUIPEMENT ?

Classification et rémunération

| Action depuis le 5 décembre 2019

L’UTP, le patronat de la branche ferroviaire, a communiqué son projet de « classification des emplois et de rémunération » pour la Convention Collective Nationale.

Le patronat a l’intention d’accentuer la polyvalence, tout en tirant la rémunération vers le bas.

Tous les cheminots de la branche ferroviaire, contractuels et statutaires, sont concernés. Depuis 2018, les dispositions statutaires liées à la rémunération et à la progression professionnelle peuvent être modifiées unilatéralement par la Direction SNCF.

Opérateur de production (sauf Service Electrique)

Situation actuelle à la SNCF pour les agents au statut

Projet de l’UTP dans le cadre de la CCN

Déroulement de carrière

De la qualification A (sans diplôme) à la qualification C 2 PR15.

(Sur la base d’un recrutement sans diplôme et d’un déroulement moyen sachant que la grille permet de dérouler jusqu’à la qualification D PR19)

Déroulement de carrière automatique pour partie suivant les dispositions statutaires.

De la classe 2 de la grille UTP (deuxième Classe du Collège exécution) à la classe 4 (1ère Classe du collège Maitrise).

Déroulement de carrière non automatique et uniquement selon les choix de la direction.

Définition du métier

Assure la surveillance, la maintenance préventive et corrective des installations ainsi que la modernisation de celles-ci (rails, traverses, ballast, systèmes mécaniques de commande et d’enclenchement, des installations caténaires, des travaux de soudage, détection de défauts de rail, haute tension, conduite des installations de traction, conduite d’engins, construction…)

Assure, dans le respect des procédures de sécurité, la bonne exécution de la maintenance et des travaux, mais aussi de la surveillance, des infrastructures terrestres et aériennes de transport guidé. Il/Elle peut assurer la conduite d’engins dans le cadre de services de travaux.

Rémunération en début de carrière SNCF : Traitement PR 2 Echelon 1 + Indemnité de Résidence 1 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération SNCF fin de carrière : calculée pour 37 ans d’ancienneté Traitement PR 15 Echelon 10 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Opérateur Service Electrique

Situation actuelle à la SNCF pour les agents au statut

Projet de l’UTP dans le cadre de la CCN

Déroulement de carrière

Diplôme BEP/CAP

De la qualification B 1 PR4 à la qualification D 2 PR19

Déroulement de carrière automatique pour partie suivant les dispositions statutaires.

De la classe 2 de la grille UTP (deuxième Classe du Collège exécution) à la classe 4 (1ère Classe du collège Maitrise).

Déroulement de carrière non automatique et uniquement selon les choix de la direction.

Définition du métier

L’opérateur de production signalisation énergie (SEG) réalise sur les installations d’un secteur SE ou d’un secteur ST (signalisation et télécoms sur LGV), la maintenance préventive et corrective de la partie électrique des installations de signalisation, voire de télécoms dans le cas des secteurs ST LGV. Il participe aux travaux de création ou de modifications des installations de Signalisation Electrique et la surveillance des travaux.

Assure, dans le respect des procédures de sécurité, la bonne exécution de la maintenance et des travaux, mais aussi la surveillance des systèmes télécoms et/ou des systèmes informatiques du réseau ferré.

Rémunération en début de carrière SNCF : Traitement PR 4 Echelon 1 + Indemnité de Résidence 1 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération SNCF fin de carrière : calculée pour 37 ans d’ancienneté Traitement PR 19 Echelon 10 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération en début de carrière SNCF : Traitement PR 4 Echelon 1 + Indemnité de Résidence 1 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération SNCF fin de carrière : calculée pour 37 ans d’ancienneté Traitement PR 19 Echelon 10 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Technicien de production et opérationnel

Situation actuelle à la SNCF pour les agents statutaires

Projet de l’UTP dans le cadre de la CCN

Déroulement de carrière

Diplôme : Bac+2 ou Bac+3

De la qualification D1PR13 (D 1 PR14 pour BAC+3) à la qualification E 2 PR23

(sortie de cursus à E 1 PR16 pour Bac+2 et E 1 PR17 pour BAC+3)

Déroulement de carrière automatique pour partie suivant les dispositions statutaires.

De la classe 4 (1ère Classe du collège Maitrise) à la classe 5 (2ème classe Maitrise)

Déroulement de carrière non automatique et uniquement selon les choix de la direction

Définition du métier

Il organise la sécurité des chantiers, la protection du personnel, coordonne le travail d’un groupe d’agents. Effectue des tâches de contrôle, de gestion, d’organisation et de surveillance nécessitant une grande maîtrise des processus techniques.

Pour les infrastructures terrestres et aériennes de transport guidé, apporte son expertise, dans le respect des procédures de sécurité, dans le domaine du contrôle technique et contribue/participe à la gestion opérationnelle. Il/Elle peut contribuer/participer à l’élaboration de la programmation ou des plannings de maintenance et travaux, et à leur réalisation. Il/Elle peut exercer des missions de maîtrise d’oeuvre travaux. Réalise, le cas échéant, des opérations de maintenance préventive et corrective et assure la surveillance d’équipements complexes.

Rémunération en début de carrière SNCF : Traitement PR 13 Echelon 1 + Indemnité de Résidence 1 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Rémunération SNCF fin de carrière : calculée pour 37 ans d’ancienneté Traitement PR 23 Echelon 10 + Prime de travail moyenne mensuelle code 52 + (Prime de fin d’année/12).

Propositions UTP : le déclassement des métiers et des rémunérations basses

Le système des critères classants choisi par l’UTP repose sur la notion d’employabilité et s’appuie sur la polyvalence des salariés. Exit des métiers identifiés et référencés comme actuellement à la SNCF : Voie, caténaire, Creq, EALE.

Il s’agit pour l’UTP de faire des économies en termes d’emplois sans tenir compte de l’évolution du travail ni de la technicité laissant craindre entre autres conséquences une perte importante des savoir-faire, une dégradation des conditions de travail et de la sécurité.

De plus, le patronat veut imposer un déroulement de carrière non automatique et uniquement selon les choix de la direction et refuse de reconnaître les diplômes obtenus par les salariés lors de leur embauche ou en cours de carrière s’ils ne lui sont pas immédiatement utilisables ou profitables.

L’impact de cette politique pour les cheminots de l’Equipement sera négatif en termes de rémunération, de conditions de travail et de vie.

Propositions CGT

Pour la CGT, tous les diplômes doivent être reconnus et les salariés positionnés ou repositionnés dans la grille de rémunération en adéquation avec le niveau du diplôme.

La sécurité des installations nécessite une forte technicité. Celle-ci doit être validée par des formations régulières et qualifiantes. Ce haut niveau de technicité doit permettre une rémunération à la hauteur des compétences..

Pour ce faire, la CGT revendique une méthode de classification avec une description fine et exhaustive des métiers.

Elle permet les parcours professionnels, interdit une polyvalence accrue et garantit une équité entre les différents métiers.

Pour interdire toutes formes de dumping social dans la branche ferroviaire, cette classification est fortement normative et ne permet aucune interprétation.

EN MATIÈRE DE RÉMUNÉRATION, LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS REVENDIQUE :

Une nouvelle grille de rémunération pour l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire, avec 9 classes (3 Exécution (E1, E2, E3), 2 Maîtrises (M1, M2), 2 Cadres (C1, C2), 2 Cadres Supérieurs (CS1, CS2)) ;

▪ Un smic à 1800 euros brut ;

Un déroulement de carrière automatique sur les 38 positions de rémunération qui composent ces 9 classes avec un délai maximum de 4 ans sur la même position (sur la base d’une carrière de 32 années pour les métiers à pénibilité avérée avec une majoration par ancienneté atteignant 31,04 %) ;

La reconnaissance de la technicité des cheminots de l’Equipement ;

La mise en place d’un treizième mois de branche ;

Une majoration par ancienneté atteignant 32,9 % pour 37 années de carrière.

PROPOSITIONS CGT FAITES SUR LA BASE D’UN SMIC À 1800 EUROS :

Définition du métier :
Opérateur de production (sauf Service Electrique)

Niveau de recrutement

Déroulement de carrière

Rémunération mensuelle brute sur 12 mois

Assure la surveillance, l’entretien, la modernisation, la conduite (à compléter)

Diplôme ou sans

De E1 à E3 sur la grille CGT

La rémunération de départ :
1950 €
(13ème mois compris)

Rémunération minimum en fin de carrière:
4221€
(13ème mois compris)

 

Définition du métier : Opérateur Service Electrique

Niveau de recrutement

Déroulement de carrière

Rémunération mensuelle brute sur 12 mois

Les opérateurs assurent la surveillance, l’entretien et la modernisation des installations de signalisation électrique (systèmes de détection et d’espacement des trains, systèmes d’enclenchement, contrôle des signaux et des aiguillages, passages à niveau). Garants de la sécurité des installations, ils supervisent les travaux réalisés par des entreprises extérieures.

Ils peuvent aussi contribuer aux travaux de renouvellement ou de création d’installations.

Ils assurent l’astreinte en roulement et sont ainsi amenés à intervenir n’importe quand en cas de dysfonctionnement d’une installation.

Diplôme et promotion interne

De E2 à M 2 sur la grille CGT

La rémunération de départ :
2 386,80€
(13ème mois compris)

Rémunération minimum en fin de carrière:
5054,34€
(13ème mois compris)

 

Définition du métier : Technicien de production et opérationnel

Niveau de recrutement

Déroulement de carrière

Rémunération mensuelle brute sur 12 mois

Ils organisent la sécurité des chantiers, la protection du personnel et coordonnent le travail d’un groupe d’agents. Ils effectuent des tâches de contrôle, de gestion, d’organisation et de surveillance nécessitant une grande maîtrise des processus techniques.

Diplôme BAC+2

De M1 à M 2 sur la grille CGT

La rémunération de départ :

3560,40€

(13ème mois compris)

Rémunération minimum en fin de carrière:
6720,39€
(13ème mois compris)

LE 05 DÉCEMBRE 2019, ENSEMBLE, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS

Téléchargements

PRÈS DE 900 CHEMINOTS DISENT: «STOP À LA SOUS-TRAITANCE !»

Équipement

| Équipement

Près de 900 cheminots ont répondu présents à l’appel de la seule Fédération CGT des Cheminots, devant le siège de SNCF Réseau à Saint Denis, ce 19 novembre 2019.

Un fort mécontentement se fait sentir au sein de la fonction Équipement suite au recours abusif à la sous-traitance, au manque de personnel, aux restructurations et aux dégradations des conditions de travail.

La politique de dumping social, menée par nos plus hauts dirigeants, n’a qu’une seule volonté : externaliser massivement nos métiers et missions, se passer des cheminots et privatiser nos emplois pour faire du low-cost . Exemple concret de cette politique de casse : sur la Zone de Production Nord Est Normandie, c’est une baisse des effectifs à hauteur de – 674 agents sur les six derniers mois !

Cette politique ne permet pas de donner les moyens aux cheminots afin d’assurer correctement l’entretien du réseau.

Pour la CGT, seuls des cheminots en nombre et formés correctement assureront la sécurité et une bonne production.

Une délégation CGT a été reçue en marge de ce rassemblement. Elle n’a pas obtenu de réponses claires sur l’ensemble des revendications :

Un plan de recrutement ambitieux et immédiat de 1800 cheminots à l’Equipement ;

▪ Un moratoire sur l’ensemble des réorganisations ;

▪ La ré-internalisation de l’ensemble des missions de sécurité ;

Un niveau de formation élevé en adéquation avec les besoins pour une parfaite connaissance des règles de maintenance, tant au niveau de la production que de la mise en oeuvre de celles-ci ;

Des moyens matériels supplémentaires pour les cheminots afin qu’ils puissent assurer correctement leurs missions ;

Une véritable harmonisation en termes de politique de sécurité et de prévention des risques.

LA COUPE EST PLEINE !

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle tous les cheminots de l’Équipement à s’inscrire massivement dans la grève du 5 décembre 2019 et à mettre en débat les suites à lui donner.

Téléchargements

UN SEUL OBJECTIF : DÉFENDRE NOS MÉTIERS

Rassemblement National Équipement du 19 novembre 2019

| Équipement

Un fort mécontentement se fait sentir au sein de la fonction équipement suite au recours abusif à la sous-traitance, au manque de personnel, aux restructurations et aux dégradations des conditions de travail.

Face à cette situation et pour défendre nos métiers, la Fédération CGT Cheminots a décidé d’une journée d’action avec un rassemblement national le 19 novembre 2019.

Alors qu’un référé en justice obligeait SNCF RÉSEAU à stopper l’ensemble de sa maintenance et de ses travaux externalisés depuis la date du 05 septembre, puisqu’il n’y avait pas eu consultation des élus des CSE des ZP. La direction ignore la décision et méprise les élus et préfère utiliser l’argent des cheminots pour payer les astreintes auxquelles elle est soumise par le référé.

La politique de dumping social, menée par nos plus hauts dirigeants, n’a qu’une seule volonté : externaliser massivement nos métiers et missions, se passer des cheminots et privatiser nos emplois pour faire du « low-cost ». Exemple concret de cette politique de casse : sur la Zone de Production Nord Est Normandie, c’est une baisse des effectifs à hauteur de – 674 agents sur les six derniers mois !

Cette politique ne permet pas de donner les moyens aux cheminots pour assurer correctement l’entretien du réseau.

Les métiers de l’équipement dans leur diversité, leurs missions, correspondent à ce que le service public ferroviaire nécessite pour être efficace. Seulement, et le dernier budget en est la parfaite démonstration, les effectifs à disposition sont bien trop insuffisants pour une bonne réalisation de la production.

Et que dire de la formation, qu’elle soit initiale ou de perfectionnement, sinon qu’elle est réduite « à peau de chagrin » dans nos métiers où le niveau de technicité et de sécurité exige pourtant l’excellence.

Nous n’allons pas rester passivement spectateurs d’une situation empirique qui aurait pour unique conséquence de supprimer nos emplois et nos missions de service public. Face à cette ineptie, la Fédération CGT des Cheminots, par le biais de son Collectif Technique National, veut donner aux cheminots l’occasion de montrer leur colère et de gagner la bataille de la ré-internalisation de nos emplois et du maintien de nos compétences par la lutte dans une journée d’action nationale à l’Equipement sur Paris.

Pour la CGT, seuls des cheminots en nombre et formés correctement assureront la sécurité et une bonne production.

Pour la CGT, des réponses claires doivent être apportées sur l’ensemble de ces sujets et cela passe par :

  • un plan de recrutement ambitieux et immédiat de 1800 cheminots à l’Equipement ;
  • un moratoire sur l’ensemble des réorganisations
  • la ré-internalisation de l’ensemble des missions de sécurité ;
  • un niveau de formation élevé en adéquation avec les besoins pour une parfaite connaissance des règles de maintenance, tant au niveau de la production que de la mise en oeuvre de celles-ci ;
  • le retour aux « blanc-travaux » pour permettre une bonne politique d’entretien du réseau ;
  • des moyens matériels supplémentaires pour les cheminots afin qu’ils puissent assurer correctement leurs missions ;
  • une véritable harmonisation en termes de politique de sécurité et de prévention des risques.

LA COUPE EST PLEINE !

Alors, tous à Saint Denis le 19 novembre pour gagner !
Rassemblement à 13h devant le siège SNCF Réseau
rue Camille Moke campus Rimbaud La Plaine St Denis

Téléchargements

QUAND LA SOUS-TRAITANCE DEVIENT HORS LA LOI !

| Équipement

Sans relâche, la CGT n’a de cesse de rappeler que la sous-traitance doit être stoppée. Désormais, c’est la justice qui le dit ! SNCF Réseau vient de se voir notifier par une ordonnance de référé du Tribunal de Bobigny, l’arrêt immédiat de toutes les opérations de sous-traitance, tant en maintenance qu’en travaux.

A compter du 5 septembre 2019, SNCF Réseau se voit donc contraint d’arrêter toute sous-traitance (maintenance et travaux). Ce jugement en référé du 01 aout 2019 appuie et conforte ce que la CGT porte. SNCF Réseau doit stopper la sous-traitance, cette politique mettant en danger l’avenir des cheminots.

L’expertise diligentée par le CE « Maintenance et Travaux » en 2018 démontrait que l’externalisation des charges de maintenance de l’infrastructure ne répondait avant tout qu’au dogme libéral qui vise à saccager la SNCF.

Le risque majeur de l’externalisation est celui de la perte des compétences des cheminots SNCF.

Pourtant, nous le réaffirmons : c’est bel et bien la haute technicité des cheminots SNCF qui constitue la force de notre entreprise et qui permet de produire des trains en sécurité, en s’appuyant sur une connaissance fine du patrimoine.

Ce sont les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus serré et le transfert de l’activité vers des entreprises privées qui mettent à mal ce système et créent des risques sur la sécurité des circulations..

Ces constats appellent bien à une réorientation stratégique, notamment par les mesures suivantes :

La ré-internalisation des charges de travail (travaux et maintenance courante) au sein de la SNCF et l’augmentation des effectifs afin de conserver la maîtrise de notre outil industriel ;

Le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer un suivi des travaux réalisés par des tiers à la hauteur des exigences de qualité et de sécurité qui sont les nôtres ;

La responsabilisation de SNCF Réseau dans l’organisation de la formation à l’échelle de la filière et la mise en place de moyens importants pour assurer et maîtriser la montée en compétences de nos agents et des salariés des entreprises extérieures ;

Le rattachement obligatoire de toutes les entreprises intervenant sur le réseau ferré à la convention collective de la branche ferroviaire, pour mettre un coup d’arrêt au dumping social.

LA SOUS-TRAITANCE COÛTE PLUS CHER QUE LES CHEMINOTS !

Si la direction décidait de passer outre cette décision, SNCF Réseau devrait s’acquitter d’astreintes de 500 euros par jour de retard et de 2 000 par infraction constatée.

Les malfaçons entraînent d’importants surcoûts. Des chantiers sont annulés ou bien encore stoppés. Des incidents graves surviennent. Pour la CGT, cette décision de justice doit permettre, avec les cheminots, de reprendre la charge de travail qui leur revient.

D’après les premiers échanges en plénière de CSE, la direction compte payer ! Comment, alors que la sous-traitance est déjà si gourmande en termes économique, la direction peut-t-elle vouloir s’acquitter de telles pénalités, n’est-ce pas idéologique ?

La CGT appelle les cheminots à s’emparer de ce jugement. Si des moyens financiers existent pour contourner la justice, la CGT exige que ceux-ci soient plutôt consacrés intégralement aux besoins des cheminots !

DES NÉGOCIATIONS DOIVENT S’OUVRIR. LES LEVIERS EXISTENT.

La CGT mettra tout en oeuvre pour que s’ouvrent partout des négociations. Cette décision doit peser et découler sur des garanties fortes en termes d’emploi, par l’embauche immédiate de 1 800 cheminots, au vu des démissions survenues en 2018 et 2019, l’arrêt immédiat du transfert des missions de sécurité au privé et le renforcement des collectifs de travail, ou encore des moyens de formation au plus près des cheminots.

C’est aux cheminot·e·s de prendre conscience des enjeux, leur métier et leur avenir sont en jeu. Ce référé est un levier supplémentaire pour inverser la politique mise en place par la direction.

La CGT continuera à s’opposer à toute forme de dumping social et pèsera sur le volet « Métiers » de la convention collective nationale en portant ses revendications afin de préserver l’intérêt et l’avenir de tous les cheminots !

L’engagement des cheminots de l’Equipement au côté de la CGT doit être immédiat et puissant !

LA MAINTENANCE ET LA SÉCURITÉ NE SE JOUENT PAS AUX DÉS !

Téléchargements

ON NE JOUE PAS AVEC LA SÉCURITÉ !

| Équipement

Les 322 recrutements réalisés dans les Infrapoles, Infralog, les EIV et l’ESTI en 2019, sont très loin des réels besoins que nécessitent un entretien optimal des infrastructures et un haut niveau de sécurité.

Les besoins de régénération du réseau, à partir de 2010, ont entraîné un accroissement important du volume de chantiers à réaliser. Les investissements pour la rénovation du réseau ont été multipliés par 2,5.

Dans le même temps, le choix a été fait de massifier les travaux sur des plages horaires plus longues et d’industrialiser la maintenance.

Cette politique ne permet pas de donner les moyens en interne aux cheminots pour assurer correctement l’entretien du réseau.

Les métiers de l’équipement dans leur diversité, leurs missions, correspondent à ce que le service public ferroviaire nécessite pour être efficace. Seulement, et le dernier budget en est la parfaite démonstration, les effectifs à disposition sont bien trop insuffisants pour une bonne réalisation de la production, malgré les dires de la direction.

Pour preuve, le manque de cheminots dans les pôles rend impossible la réalisation de la programmation, la sous-traitance des missions de sécurité met en danger les cheminots, les équipes végétations sont menacées de disparition, la fin programmée des établissements logistiques menace les métiers « transverses » et les fermetures de brigades rendent difficile l’entretien des installations.

Pour la CGT, seuls des cheminots en nombre et formés correctement assureront la sécurité et une bonne production

Le bilan des « incidents sécurité » pour les mois d’avril et mai est très inquiétant. En effet, 14 ratés de fermeture de passages à niveau ! Cela doit interpeller au plus haut nos dirigeants et les amener à prendre des mesures immédiates pour que de tels incidents n’aient plus lieu.

Le partage des responsabilités, induit par l’externalisation et la contractualisation, remet en cause le modèle et la prévention des risques au sein de la SNCF par la perte de la maîtrise de la sécurité sur les chantiers.

Pour la CGT, le recours accru à la sous-traitance avec la multiplication des intervenants nuit gravement à la sécurité ferroviaire.

Concernant la sécurité des personnels, la sous-traitance, les mesures prises par des directions d’établissement avec des réécritures de documents sécurité et la disparition des dispositifs « boucles de rattrapage », mettent en danger les cheminots et font craindre le pire.

L’entreprise privée SAFETYFER incarne à elle seule ces dérives. C’est cette entreprise qui assurait l’annonce sur le chantier où deux cheminots ont failli perdre la vie. C’est encore cette entreprise qui opérait le 29 mai dernier où là aussi une annonce tardive aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, la sécurité n’a pas de prix et n’est pas négociable.

Il y a urgence à ce que direction et gouvernement prennent en compte les trop nombreuses alertes sécurité !
Pour la CGT, des réponses claires doivent être apportées sur l’ensemble de ces sujets et cela passe par :

  • un plan de recrutement ambitieux de 1 500 cheminots à l’Equipement ;
  • un moratoire sur l’ensemble des réorganisations ;
  • la ré-internalisation de l’ensemble des missions de sécurité ;
  • un niveau de formation élevé en adéquation avec les besoins pour une parfaite connaissance des règles de maintenance, tant au niveau de la production que de la mise en oeuvre de celles-ci ;
  • le retour aux « blanc-travaux » pour permettre une bonne politique d’entretien du réseau ;
  • des moyens matériels supplémentaires pour les cheminots afin qu’ils puissent assurer correctement leurs missions ;
  • une véritable harmonisation en termes de politique de sécurité et de prévention des risques.

LA COUPE EST PLEINE !
ALORS, ENSEMBLE, PORTONS CES REVENDICATIONS !

Téléchargements

Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

Actions

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

25 mai 2020

A partir de septembre, les conducteurs de train seront seuls à bord de la ligne Belfort-Besançon

Dans une lettre ouverte, la CGT s'indigne de la mise en place d'une nouvelle organisation sur la ligne TER Belfort-Montbéliard-Besançon à partir du 1er septembre. Les contrôleurs SNCF disparaîtront des wagons et les conducteurs de trains seront seuls à bord.[…]

Lire la suite

Voir les autres articles

L'édito

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.