Fédération CGT des Cheminots


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UNE SIGNATURE LOURDE DE CONSÉQUENCES À L’ÉQUIPEMENT 

Classification

| Équipement

La direction du GPU a entrepris de transposer à la SNCF le volet « Classifications » de l’accord de branche validé par l’Unsa, Sud-Rail et la CFDT. Pour les cheminots de l’Équipement, cette mise en oeuvre va engendrer de lourdes conséquences sur les déroulements de carrière, les parcours professionnels. Elle consacre l’ultra-polyvalence et le cumul des missions. Au-delà des recours individuels, la Fédération CGT des cheminots propose d’agir collectivement pour contrer cette casse sociale.

Chaque cheminot a reçu un courrier lui indiquant son rattachement à un nouvel emploi type ainsi que sa classe (qualification).

Le morcellement de la filière Équipement

Seulement 24 emplois types de la filière Équipement sont désormais répertoriés et rattachés à la famille « Maintenance, ingénierie et travaux du réseau ferré ».

Plusieurs emplois en sont sortis et référencés :

  • dans la famille « Gestion foncière et immobilière », à l’exemple des agents du GREE, ils ne sont plus repris en tant qu’opérateurs de maintenance et de travaux des systèmes électriques mais en tant qu’opérateurs patrimoine.
  • dans la famille « Fonctions transverses », c’est par exemple le cas des « agents techniques voie SEG télécom ».

Ces deux exemples (non exhaustifs) démontrent que la Direction procède à un véritable morcellement de la filière Équipement, mettant ainsi en péril les parcours professionnels et le déroulement de carrière des agents concernés.

La polyvalence au fondement des réorganisations

Les emplois types sont ultragénériques et décrivent de manière très sommaire les tâches à accomplir. Cette imprécision permet au patronat de multiplier les polyvalences, l’accumulation de missions, des habilitations ou de tâches nouvelles, au gré des objectifs de productivité, entraînant notamment des impacts sur la sécurité mais aussi sur l’emploi.

Chaque emploi type reprend plusieurs tâches et missions qui relèvent de métiers très différents, tels que « garde-barrière » ou bien encore « signalisation mécanique ».

Ainsi, sur la région de Strasbourg, la Direction souhaite par exemple soumettre les caténairistes à une nouvelle formation afin de leur ajouter des missions supplémentaires, telles que le réglage et les mesures de contrôle d’installations. Celles-ci sont aujourd’hui réalisées par les cheminots du pôle Ingénierie régional.

La Direction avance également ses pions en termes d’organisation de la production. En créant 4 nouveaux emplois de « technicien de production REQ », elle normalise Maintenir demain et marque sa volonté d’augmenter la polyvalence en reportant de nouvelles responsabilités vers ces cheminots.

Tous ces indicateurs témoignent que la Direction fait de la polyvalence le socle de l’organisation de la production au sein des établissements de l’Équipement.

Déclassification des métiers et déroulements de carrière limités

Dans le cadre de cette transposition, de nombreux techniciens des métiers de l’Équipement (chef de brigade, technicien d’appui et chef de surveillance des installations électriques) se sont vus déclassés et se retrouvent désormais classés comme opérateurs (classes 2 à 4).

Par ailleurs, les déroulements de carrière sont désormais établis au gré des postes à pourvoir et de la stratégie économique de la Direction, sans aucun mécanisme ou règle écrite de progression en classe. En l’absence de critères formels et de contrôle, notamment concernant les conditions d’accès à la classe supérieure (examen, concours, expérience…), ils n’ont plus de perspective d’évolution.

Pour la CGT, ces agents doivent être repris comme techniciens sur l’emploi type « technicien/technicienne de maintenance et travaux de l’infrastructure » (classes 4 à 6).

Enfin, le positionnement des responsables d’équipe (REQ) sur la classe 4 démontre la volonté de la Direction, dans les projets qu’elle porte (Maintenir demain), de déclasser les métiers.

Des inégalités érigées en normes

Les inégalités entre les statutaires et les contractuels vont s’accentuer, créant des gouffres entre cheminots. Les statutaires ont été assimilés aux différentes classes selon leur grade et leur position de rémunération. Les contractuels sont classés selon l’emploi qu’ils occupent (poste tenu). Ainsi la Direction a déclassé de nombreux emplois pour in fine déclasser les cheminots contractuels.

D’autre part, en transposant cet accord à la SNCF, la Direction n’a plus l’obligation de reconnaître les diplômes à l’embauche ou en cours de carrière. Les cheminots sont tous recrutés à la classe 1, quel que soit leur métier ou leur diplôme, jusqu’à la validation de leur formation « 1er emploi » et l’obtention des habilitations ou autorisations nécessaires. C’est également le cas pour les alternants.

La Fédération CGT des cheminots revendique une grille unique reconnaissant les diplômes et qualifications pour TOUS les cheminots.

Parcours professionnels : le fait du prince

Sous couvert de la transposition de l’accord de branche, la Direction s’est empressée d’effacer tous les parcours professionnels qui étaient possibles et formalisés entre les métiers de l’Équipement.

Les dangers sont bien réels pour l’ensemble des cheminots de l’Équipement, notamment ceux dont les emplois ont été rattachés aux familles « Gestion foncière et immobilière » et « Fonctions transverses ».

Il n’y a plus de parcours professionnels entre les emplois types au sein d’une même famille professionnelle ou de règles collectives d’accès à des emplois types de familles professionnelles distinctes. C’est la Direction qui détermine arbitrairement les parcours professionnels des cheminots contractuels et statutaires.

La Fédération CGT des cheminots exige des parcours professionnels formalisés pour les cheminots des métiers de l’Équipement avec des garanties collectives et individuelles valorisantes.

Une remise en cause de la reconnaissance de la pénibilité

La modification des emplois repères, donc des contours des métiers, va impacter négativement certains acquis, comme la reconnaissance de la pénibilité des 81 métiers qui ouvrent notamment droit à la CPA.

Dans la nouvelle classification, « opérateur de production ouvrage d’art » disparaît de la liste des emplois types et repères. À défaut d’être repris sur un autre emploi type reconnu à pénibilité avérée, les agents concernés pourraient donc perdre cet acquis.

Les mêmes conséquences pourraient s’appliquer pour les agents repris dans les 4 emplois créés (technicien/ne de production caténaire REQ, voie REQ, SM REQ, signalisation/énergie REQ) puisque ces emplois repères ne sont pas référencés en l’état dans la liste des métiers à pénibilité avérée.

FACE À CETTE CASSE SOCIALE, LA CGT APPELLE LES CHEMINOTS À CONTACTER RAPIDEMENT LES SYNDICATS LOCAUX ET LEURS REPRÉSENTANTS CGT POUR CONTRECARRER COLLECTIVEMENT LES VELLÉITÉS PATRONALES !

PLUS FORT ENSEMBLE, AVEC LA CGT !

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LES CHEMINOTS DES ÉALE DOIVENT SE TENIR PRÊTS À AGIR !

| Équipement

Le 7 février dernier, une délégation CGT était reçue dans le cadre d’une nouvelle demande de concertation immédiate. Si nous avons trouvé une direction réceptive à nos revendications, aucunes propositions construites n’ont encore été apportées !

Afin de poursuivre l’action initiée en 2022, la CGT a déposé une DCI nationale pour porter les revendications des cheminot·e·s des ÉALE.

Emplois

Malgré le manque d’effectifs, la Direction annonce une baisse des recrutements avec seulement 35 embauches prévus en 2024. Après 47 embauches réalisés en 2023 pour un objectif de 50, 10 départs et 13 démissions, ces annonces sont très loin de combler les besoins.
La CGT revendique au minimum la couverture des CO par des embauches immédiates afin de répondre à la charge de travail et pérenniser ainsi le futur des ÉALE.

Formation

Le manque flagrant de formateurs ne permet pas d’avoir suffisamment de nouveaux RSS formés. La CGT revendique que le nombre de formateurs sur Saint-Priest soient augmenté.
Pour la CGT, la formation est indispensable pour garantir la sécurité et des déroulements de carrière décents. La formation des opérateurs, les recyclages et l’habilitation électrique doivent être réalisés en interne. Personne ne connaît mieux les installations SNCF que les cheminots eux-mêmes.

Parcours Professionnels

Actuellement, seulement 16 RSS sur 293 sont à la classe 6 sur le territoire. La CGT revendique que, dans chaque central, l’on puisse permettre aux RSS un déroulement de carrière garanti jusqu’à la classe 6 dès lors qu’ils/elles souhaitent demeurer en poste.
Cette mesure permettrait de préserver les effectifs, d’assurer les formations des nouveaux embauchés et de reconnaître les savoir-faire des plus anciens.

La CGT revendique également que les postes d’encadrement soient réévalués. Les DPX doivent au minimum être à la classe 6, accompagnés d’un TO à la classe 5, afin de créer des évolutions de carrière pour les RSS mais également pour les opérateurs voulant passer l’examen de la classe 5.
Pour les opérateurs, actuellement 96 agents sur 510 sont à la classe 2. La CGT revendique le passage à la classe 3 de tous les opérateurs formés, habilités et prenant l’astreinte.
Des actions menées localement ont permis d’obtenir cette revendication. Nous demandons sa généralisation. Il est inadmissible de pénaliser et de précariser ainsi les agents ayant déjà les plus bas niveaux de rémunération en ÉALE !

Travaux

La CGT revendique que ces derniers soient pris en considération dans le calcul du dimensionnement des cadres d’organisations. Si l’augmentation des travaux via les régénérations et l’ajout d’installations neuves est une très bonne nouvelle en termes de service public ferroviaire, cela ne peut se faire à effectif constant. Il est indispensable d’augmenter les moyens humains et matériels des cellules travaux, des groupes techniques et de DGII. Sur ce dernier point, pour donner suite à notre précédente DCI, 2 embauches ont pu être réalisées dans ce service.

Écoute téléphonique

La CGT rappelle que la Direction doit se conformer aux dispositions légales et aux réglementations en vigueur. À ce jour, malgré nos rappels, ceux de la CNIL et de l’inspection du travail, la Direction n’est pas en mesure de se mettre en conformité sur la partie prévention de l’ensemble des interlocuteurs des CSS. La Direction se retranche derrière des recommandations du BEATT qui ne concernent pourtant que l’EIC, mais également derrière la notion d’appel d’urgence, qui ne pourrait être retardé par une annonce vocale. La CGT rappelle que c’est pourtant bel et bien la Direction qui fait actuellement le choix de supprimer les téléphones d’alarme le long des voies privant ainsi les usagers et les cheminots d’un moyen de communication d’urgence avec les CSS.

Sous l’effet de nos mobilisations antérieures, tant au niveau national qu’au niveau local, nos revendications gagnent aujourd’hui du terrain.

La CGT appelle les cheminot·e·s des ÉALE à se tenir prêts à l’action !

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REMISES DE SERVICE : UN EFFET D’ANNONCE !

| Équipement

La direction, lors de la commission métier du 24 mai dernier, a annoncé accéder à la revendication sur la prise en compte des prises et remises de service.

Une avancée pour les cheminots des centraux sous-stations ?

Si certaines organisations syndicales se gargarisent d’avoir obtenu des avancées sans jour de grève, il est bon de rappeler qu’une journée d’action a été portée par la seule CGT le 17 octobre 2022.

La direction, sans raison apparente, hormis peut-être laisser paraître un quelconque dialogue social, amorce un geste en direction des conditions de travail des RSS. Pour la CGT, il convient de rester très mesurés. Les compteurs TQ seront incrémentés de 10 minutes pour correspondre à cette disposition. Les roulements des Centraux devront être modifiés en conséquence pour intégrer ce changement.

Le CSS de Montpellier est fort d’un accord local de 15 minutes.

Pour la CGT, cette annonce reste avant tout un effet de communication. Elle n’a aucun effet incitatif sur les embauches. Elle n’a aucune incidence sur les salaires. Ce temps TQ généré sera toujours aussi difficile à prendre dans les CSS où il y a des manques récurrents de personnel.

Aujourd’hui, les centraux sous stations sont majoritairement en sous-effectif. Si la direction annonce 140 recrutements pour cette année, elle est prête à raccourcir la formation des CSS afin de valider « plus vite » un grand nombre de régulateurs. En attendant, elle compte faire appel à l’ELOG national pour colmater les brèches. Elle omet également les 44 % de cessation depuis 2019 !

La CSS de Chambéry en est un parfait exemple. Ce collectif de travail est malmené.

L’absence de recrutement préfigure des dangers que la direction devra assumer !

La véritable raison de cette annonce se trouve surtout dans les dossiers à l’ordre du jour de cette réunion. La direction entend focaliser et se contenter de la question des parcours pro pour les RSS. Cependant, le document d’étude présenté n’apporte aucune réponse, aucune piste probante aux problématiques soulevées par les RSS.

Une nouvelle fois, la direction fausse les débats, passant sous silence les revendications principales des agents :

  • une reconnaissance salariale à la hauteur des spécificités et des responsabilités ;
  • un parcours professionnel garanti jusqu’à la qualification F (niveau 6) pour celles et ceux souhaitant poursuivre à leur poste ;
  • de véritables passerelles pour les RSS souhaitant changer de métier.

Pour la CGT, ces sujets sont loin d’être nouveaux. Il est nécessaire et urgent de donner des perspectives pour les agents souhaitant conserver leur poste, en rendant accessible la qualification F (classe 6).

Pour la CGT, il serait relativement simple de valoriser le poste de RSS en réévaluant la question salariale. D’ailleurs, si la direction est capable de payer très confortablement un agent « volant », elle peut largement apprécier à la hausse les effectifs locaux. Ce n’est donc pas une question de moyens, mais d’idéologie.

La direction ne doit pas oublier que le faible nombre de RSS au regard de la masse salariale globale rend cette population d’autant plus facile à se mobiliser fortement.

Le dernier mouvement de 2022 en est le parfait exemple avec environ 180 D2I sur la France entière.

Il faut rappeler que, si les embauches se font sur la base de la qualification E (classe 5), les reconversions en RSS pour les qualifications D (classe 4) restent d’actualité, même si le document présenté lors de cette commission métier ne l’évoque pas du tout.

Pour la CGT, il y a donc un potentiel important d’agents pouvant prétendre au poste de RSS, ce qui apporterait des solutions en interne plus rapides et fiables. À ce jour, cette piste n’est toujours pas exploitée par la direction.

Pour la CGT, la direction est loin de répondre aux légitimes revendications des cheminots des EALE. Les sujets suivants sont toujours en suspens, à savoir :

  • L’augmentation de 20 % de la prime de travail ;
  • La généralisation et augmentation conséquente de « sujétion ÉALE » des RSS et la rendre liquidable ;
  • La généralisation de l’attribution de la prime « grand travaux » lors de GOP, SPRC, RVB, ou de suite rapide pour les RSS ;
  • Le déroulement de carrière jusqu’à la classe 6 pour les RSS souhaitant rester en poste ;
  • Le passage à la classe 4 a minima pour tous les agents d’astreinte ;
  • La requalification en tâche essentielle de sécurité pour les RSS et consolidation des filières de recrutement ;
  • La formation et suivi pédagogique à renforcer ;
  • Un parcours de recrutement spécifique aux ÉALE afin de combler les manques des CO.

Pour la CGT, il conviendra de donner de réelles suites à notre démarche engagée.

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TOUJOURS MOINS NOMBREUX POUR PRODUIRE !

EIV

| Équipement

Le 4 mai dernier, la CGT a été reçue par la direction de Supply Chain. Sans surprise, le Directeur, s’est voulu rassurant sur la pérennité de nos établissements. Pourtant, l’analyse faite par la délégation CGT démontre un tableau moins réjouissant !

Les annonces concernant le plan de performance Réseau, la productivité, la baisse des effectifs, le remboursement de la dette, l’augmentation des coûts des matières premières…, auront de nouvelles conséquences sur le quotidien et les conditions de travail de tous les cheminots des EIV.

Alors que les besoins en emplois, les charges de travail, les conditions de travail sont des sujets très prégnants pour les cheminots des EIV, la direction annonce des gains de productivité importants pour les années à venir, avec pour effet direct la poursuite de la baisse des effectifs. Les cheminots apprécieront !

Actuellement, ce sont 2,8 milliards de régénération par an qui sont investis. L’objectif pour 2027 est de passer à 3,8 milliards avec, en plus, 500 millions par an pour la modernisation de la signalisation.

Le site de Saulon va connaître une augmentation de sa production Rail. Aujourd’hui en 2×8, la direction annonce passer en 3×8 dans les mois à venir. La direction annonce vouloir atteindre une production de 490 appareils de voie par an. Les sites de Chamiers et Moulin Neuf sont pérennes pour assurer cette charge. Pour finir, le site de Moulin Neuf va être rénové pour un montant de 40 à 50 millions d’euros.

UNE PRODUCTION FAITE SUR LE DOS DES CHEMINOTS

Les recrutements ne sont toujours pas à la hauteur des enjeux. En 3 ans, ils seraient au nombre de 187. Et pour preuve, les effectifs passeront de 1 644 en 2021 à 1 600 en 2023. 30 agents ont démissionné en 2022 et s’ajoute un important absentéisme, un cocktail explosif !

Toujours sur la question des effectifs entre 2021 et 2022, ce sont – 9,4 agents à l’EIV Saint Dizier, -6,6 à l’EIV de Moulin Neuf, -0,6 à l’EIV Quercy-Corrèze, -1,7 à l’EIV Bourgogne et -2,7 à la Direction Supply Chain, soit – 21 agents en 1 an qui ont disparu !

Sans connaître à cette heure la déclinaison précise par site, la trajectoire Emploi annoncée est de -20 agents pour 2023 !

Pour la CGT, des recrutements devront être opérés rapidement pour renforcer les sites. Mais la direction abuse de contrats précaires. Ce sont nombre de CDD, d’intérimaires qui sont utilisés en lieu et place d’embauches pérennes. Pour la CGT, les annonces du Président Farandou sur l’augmentation des investissements nécessitent impérativement des recrutements supplémentaires et une augmentation des effectifs.

Pour la CGT, la direction ne répond pas aux attentes des cheminots. Les maux sont pourtant importants dans les EIV. L’absentéisme témoigne d’un mal être grandissant. Dans un contexte où l’attractivité de ces métiers n’est plus au rendez-vous, et pour cause, avec des salaires trop bas, des conditions de travail dégradées, un manque de reconnaissance, la perte de repères, etc., la direction joue avec le feu en hypothéquant nos savoir-faire et ce toujours au détriment de nos conditions de travail. Ceci se matérialise par une augmentation de la productivité avec une pression sur les temps de production et un flicage des agents, un manque de visibilité précise sur les charges de travail, une désorganisation chronique dans les productions. À cela s’ajoutent le travail en flux tendu et en mode dégradé quasi-quotidien, la sous-traitance et le manque de matières premières pour produire.

DES COMBATS À MENER !

Au vu de ces éléments, la CGT exige une véritable augmentation des effectifs dans tous les services et sur tous les sites de production en tenant compte notamment du nombre des démissions qui explose et des difficultés à recruter sur nos métiers spécifiques.

Nous revendiquons un recrutement à hauteur de 285 emplois pour rendre acceptable la charge de travail actuelle, pour assurer la ré-internalisation de charge de travail, le réemploi de matière. La CGT revendique ces emplois pour réduire l’utilisation souvent abusive d’emplois précaires. La CGT revendique ces emplois pour améliorer les conditions de travail des cheminots. Ces embauches sont nécessaires pour stopper la polyvalence qui engendre des arrêts de travail, détériore les conditions de travail et cause des nombreuses démissions, le tout dans un contexte de non reconnaissance des savoir-faire des cheminots. La direction préfère contrôler ou faire contrôler les cheminots en arrêt de travail plutôt que d’accepter l’idée de proposer une augmentation de 20 % de la prime de travail pour l’ensemble des cheminots des EIV.

La CGT a alerté la direction sur le climat très tendu qui existe dans certains établissements dû en grande partie à la politique menée par notre Direction.

La direction devra entendre les légitimes revendications des cheminots. Il en va de la production dans les EIV.

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ÉQUIPEMENT PROCHE DE LA RUPTURE !

| Équipement

Les cheminots de l’Équipement connaissent aujourd’hui, une réelle perte de repères. Les causes en sont multiples mais elles ne sont pas irréversibles !

Les raisons sont connues : sous-effectif, salaire non attractif, non-reconnaissance de la technicité et des examens, conditions de travail qui se dégradent… Pour la CGT, il convient aujourd’hui de dépasser les constats. La situation est trop dégradée, proche de la rupture !

LES EFFECTIFS

Depuis des années, les effectifs n’ont cessé de décroître au sein de nos métiers. La situation actuelle est telle que nous ne pouvons plus assurer l’ensemble de nos missions de service public en toute sécurité et en qualité, comme nous l’imposent nos métiers. Les reports de lot de maintenance d’installations de sécurité sont désormais légion. Les périodicités d’astreinte ne sont plus respectées. L’enfumage qui consistait à masquer ce manque d’effectifs en nous remplaçant par des entreprises privées est tombé.

Face à ce délitement, le niveau d’embauche 2023 annoncé par la Direction serait historique pour le service électrique. Ce qui est édifiant, c’est que ce niveau de recrutement est en lien avec les sous-effectifs actuels dans ce métier, le site de la gare Montparnasse, par exemple, avec 50 % des postes qui ne sont pas tenus, c’est scandaleux !

S’agissant des autres métiers de l’Équipement, la tendance s’accentue. Un nouvel exemple vient appuyer ce fait et semble décrire parfaitement l’urgence dans laquelle certains collectifs se trouvent. L’UO Éale Alpes connaît des effectifs tendus depuis plusieurs mois. Aujourd’hui, la situation s’est fortement dégradée ! Hier au nombre de 10, il ne reste que 5 agents aujourd’hui !

Pour la CGT, il convient de faire bouger les lignes. La CGT revendique 5 925 embauches. Aujourd’hui, seules 1 000 sont budgétisées !

UNE PRODUCTION DÉSORGANISÉE

Alors que l’organisation de la production aurait dû être améliorée, Maintenir demain l’a davantage désorganisée. Cela couplé aux sous-effectifs, les conditions de travail sont donc frappées de plein fouet. Les cheminots jusqu’à l’encadrement sont victimes d’un mal-être au travail avéré.

Cette déstructuration liée au manque de moyens humains impacte énormément la sécurité. Les politiques d’entreprise, particulièrement à l’Équipement, tracent un avenir similaire aux conditions d’emploi des cheminots des entreprises sous-traitantes. Pour rappel, celles-ci sont dramatiques, avec quatre décès ce dernier semestre. Ces conditions, la CGT n’en veut pas !

L’organisation de la production ne peut engendrer plus de mal-être. Supprimer les DPX et créer les ordonnanceurs sans jamais travailler à un équilibre et à un partage de la charge de travail pose de réelles questions.

Pour la CGT, il apparaît qu’un RDU de chaque spécialité dans les UTM, des ATU en appui des N+1 pour soulager la charge de travail, le maintien des parcours d’astreinte de proximité, l’arrêt de la GMAO sans formation, sans moyens, en actant une prévision de productivité généralement fausse… sont des éléments qui apporteraient des améliorations en termes de qualité de vie au travail.

SÉCURITÉ OU PROFITS ?

Enfermés dans une logique de productivité, les cheminots ne sont plus en capacité d’effectuer la maintenance conformément aux règles en vigueur, impactant de fait la sécurité ferroviaire.

La Direction n’a tiré aucun enseignement de l’accident de Brétigny. Elle avance dans sa politique de casse de l’entreprise intégrée SNCF. Malgré la décision de justice mettant en cause la politique de l’entreprise et le manque de moyens humains, la Direction s’obstine à poursuivre cette mauvaise voie.

Pire, en mars 2022, les sénateurs Maurey et Sautarel ont produit un rapport d’information au Sénat. Parmi ses recommandations figure la sortie de SNCF Réseau « pour que son indépendance soit réellement garantie » dans le cadre d’une nouvelle réforme ferroviaire. Le président Farandou a, le 7 avril 2022, adressé un long courrier à ses rédacteurs. Il pointe notamment le « non-financement de ce même réseau par les nouveaux entrants », tout en soulignant les insuffisances de financement du réseau par l’État.

ÉLEVER LES CONSCIENCES POUR ÉLEVER LE RAPPORT DE FORCE

Pour la CGT, la sécurité doit primer sur les profits ! Ces derniers, pharamineux, se sont fait sur la casse du statut, les conditions de travail des cheminots et la sécurité. Nous revendiquons un retour à une entreprise unique et intégrée de service public : la SNCF !

Pour cela, de réels engagements doivent être pris par la Direction pour l’ensemble des cheminots de l’Équipement, à savoir :

  • un recrutement pour 2023 à hauteur de 5 925 ;
  • la réduction du temps de travail à 32 heures maximum, 4 nuits maximum ;
  • les moyens matériels et organisationnels pour réaliser leur travail ;
  • une augmentation de la prime de travail pour la reconnaissance de la technicité des métiers.

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DES MANQUEMENTS GRAVES !

Formation professionnelle

| Équipement

Le 5 juin 2023, la CGT était reçue par la Direction dans le cadre d’un dépôt de DCI. Qu’elle soit initiale ou de perfectionnement, la formation assure le maintien des connaissances et des éléments essentiels à la production.

La Direction annonce des économies sur la formation. Quid de la sécurité ? des connaissances techniques de nos métiers ?

La Direction n’a rien retenu de la catastrophe de Brétigny !

Pour la CGT, la fin du maillage du territoire avec la fermeture des centres territoriaux de formation participe bien à un sous-dimensionnement en termes de places.

Quelques exemples : hier, formés sur le site de Saint-Ouen, les soudeurs sont aujourd’hui formés sur le site de Bègles. Seuls deux des dix cabines de soudage sont opérationnelles. Résultat : des cheminots qui sont en attente de formation depuis près d’un an !

Sur le site Saint-Priest, le campus est déjà sous-dimensionné. Les maquettes et ateliers nécessaires aux formations ne trouvent pas de place. Des formations SEG et caténaire sont transférées sur Nanterre. Or, ce campus est en sous-effectif chronique de 30 formateurs.

On fait bouger les lignes ! Allons plus loin !

La Direction propose de maintenir le site de Marseille, de le renforcer par l’arrivée de 3 à 4 formateurs SE. Elle annonce réouvrir l’école d’Amiens et être en recherche d’un responsable et de formateurs. De plus, elle compte passer de 1,5 formateur EALE aujourd’hui à 4. Tous les postes SEG sont couverts à Bègles, 2 sont manquants à Saint-Priest pour être complet sur les besoins en campus.

La Direction se retrouve contrainte de réouvrir des sites en régions. Mais il faut aller plus loin !

Aujourd’hui, les besoins de formation au niveau du SE sont énormes. La Direction annonce un recrutement au SE en 2023. Pour la CGT, la Direction n’est pas à la hauteur ! Comment assurer la sécurité des installations alors que la formation ne suit pas !

En 2020, la Direction ambitionnait de devenir la référence en formation ferroviaire en France. Elle n’était pas fermée à former des cheminots d’entreprises extérieures. Les ambitions semblent revues à la baisse ! Comment prétendre l’excellence et se retrouver en difficulté pour former ses agents !

Des évolutions inquiétantes !

La Direction persiste avec un changement du contenu de la formation avec une formation par bloc de compétences et non plus sur la globalité du métier. La CGT insiste sur l’importance d’avoir des formations qui prennent en compte le contenu propre des métiers et des gestes métiers.

La simplification des méthodes pédagogiques ne peut être le but recherché de toute formation. Les supports « modernes » doivent être organisés à partir des besoins exprimés par les cheminots et de ceux liés aux impératifs de maîtrise permanente de la sécurité et des connaissances techniques.

La Direction avoue qu’il y a un vrai sujet sur le manque d’attrait et de reconnaissance du métier de formateur. Devenir formateur ne peut être vu comme un frein voire un piège sans aucune perspective !

La CGT revendique :

  • le maintien et la réouverture de centres de formation régionaux ;
  • la réinternalisation de l’ensemble des formations ;
  • une formation et un accompagnement de haut niveau pour les alternants ;
  • l’amélioration des conditions de vie et de travail des formateurs et des stagiaires ;
  • un meilleur déroulement de carrière, par une réelle prise en compte lors des notations ;
  • la nomination à la position de rémunération 21 de la grille CGT (niveau 6) des agents formateurs à la position 17 de la grille CGT (niveau 5) validée par les DU au bout de 3 ans ;
  • la création d’une indemnité, pour les formateurs animateurs, à la position 17 de la grille CGT (niveau 5) et la reconnaissance dans le cursus professionnel en tant que poste encadrant des formateurs animateurs.

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LA DIRECTION A ENFIN RÉPONDU AUX CHEMINOTS !

Éale

| Équipement

 Suite à la DCI nationale CGT du 5 octobre dernier et dans la continuité de la table ronde NAO du 7 décembre, la Direction fait une première annonce en réponse à la mobilisation des RSS. 

 Alors que la Direction était restée sourde à nos revendications, après un préavis et une action forte des cheminots le 18 octobre 2022, la Direction apporte aujourd’hui un début de réponse. 

En effet, la prime de sujétion Éale va être majorée de 60 euros et renommée « prime de sujétion et technicité » afin de mieux correspondre aux spécificités du métier de régulateur. Cette augmentation prendra effet en janvier. Cette prime n’avait jusqu’ici connu aucune revalorisation depuis sa création en 2006. 

C’est une première victoire pérenne à mettre au crédit des agents qui se sont mobilisés. Loin des effets d’annonce électoraux de certaines organisations syndicales, la fédération CGT s’emploie à porter des revendications cohérentes issues du terrain, par et pour les agents. 

Bien évidemment, il reste un grand nombre de sujets qui doivent être entendus par la Direction et que cette annonce ne saurait cacher. 

 La fédération CGT va poursuivre son travail et maintenir la pression jusqu’à ce que les agents des Éale puissent obtenir satisfaction. 

Encore une fois, la preuve est faite que la mobilisation paie toujours et reste le seul mode d’action efficace. 

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QUEL AVENIR POUR LES ASTI ?

| Équipement

Le 8 décembre dernier, une délégation CGT était reçue dans le cadre d’une audience par la Direction Télécoms Unifiée. La direction devait nous répondre sur l’avenir des télécoms !

Lors de nos échanges avec les cheminots des ASTI/ESTI, l’inquiétude concernant leur avenir était très palpable. Les différentes rencontres avec les directions Réseau et E SNCF, indiquaient une volonté de s’affranchir progressivement des services des agents Télécom.

En effet, en raison de leur état, certaines installations liées à la sécurité, comme les téléphones d’alarme, sont condamnées faute de pièces de rechange. Les projets « FERCOM » et « SOPRANO » supprimeront les téléphones extérieurs, tout comme le projet « GAMEC », qui supprimera les téléphones des passages à niveau.

La direction affirme que la courbe emploi est à la progression et doit le rester. Elle confirme cependant qu’aujourd’hui certains collectifs sont bien tendus.

Pour la CGT, le moindre sous-effectif met à mal la production. Les manques de personnel et l’absence d’embauches sont réels sur certains sites et engendrent des difficultés à tenir les astreintes.

Concernant les charges de travail, la DTU s’est voulue rassurante en soulignant que les budgets restent stables. Elle affirme que les modifications de charge dues à la modernisation du réseau seront compensées par des charges travaux accrues, ainsi qu’une récupération « probable » du réseau GSMR.

Aujourd’hui, ce sont bien environ 7 000 téléphones de voie qui sont appelés à disparaître. Si c’est en lien avec un arrêté sur les passages à niveau appelant à durcir la règlementation, la direction confirme également les importantes difficultés en approvisionnement de certains composants. Elles apportent leur lot de neutralisation de téléphones.

Afin de rassurer ces collectifs, la DTU a adressé une lettre directive à l’ensemble des unités le 06 décembre dernier, suite à notre audience !

Pour la CGT, la modernisation du réseau ne doit pas se traduire par un abandon des installations actuelles. Il convient d’être très prudent dans cette période de forte tension sur les composants et de mutations technologiques.

Pour la CGT, toutes les évolutions techniques nécessiteront des emplois en conséquence ainsi qu’un véritable plan de formation.

La direction dit rencontrer des difficultés à trouver des ressources travaux. Pour la CGT, le profil chef de lot avec accès à la qualification E (classe 5) doit être privilégié pour permettre une meilleure autonomie des agents et trouver un déroulement de carrière correct.

Les modifications des parcours et les manques de personnels formés provoquent des tensions sur les parcours d’astreinte. Elles engendrent des déséquilibres avec des périmètres allant d’une centaine de mètres à plusieurs kilomètres.

La CGT demande que l’organisation de l’astreinte se fasse avec les intéressés concernant l’étendue, la périodicité, le nombre d’agent, les protections. La direction doit agir rapidement pour que ces tensions disparaissent !

De plus, nous réitérons notre revendication concernant la montée des astreintes. Celles-ci sont une reconnaissance technique des agents qui les montent. Pour cela, ils doivent être à la qualification C (classe 3).

Des problèmes de formation sont également constatés. La direction nous indique regretter que des cessions dites de « perfectionnement » ne soient pas tenues par manque d’inscrits. Une aberration au regard des besoins. Pour la CGT, la concentration de toutes les formations télécoms sur le site de Nanterre est une erreur. Elle engendre des difficultés financières pour les stagiaires, des difficultés à trouver des formateurs au vu de la faible attractivité du métier.

Pour la CGT, la direction doit réfléchir à rouvrir certains sites aujourd’hui fermés (dans le cas présent Toulouse) afin de casser cette centralisation. De plus, la fonction de formateur doit être revalorisée pour un meilleur déroulement de carrière de l’agent et être intégrée dans un cursus. Nous avons, à plusieurs reprises, alerté la direction sur le fait que cette fonction est perçue comme un frein au déroulement de carrière, sans réponse jusqu’à aujourd’hui !

Il apparaît que le processus de formation doit être complété par la mise en place de formateurs de proximité, qui peut d’ailleurs être une solution à un accompagnement de la fin de carrière.

La direction réfléchit également à un projet de modification de l’organisation des ASTI. À l’heure actuelle, plusieurs scénarios sont à l’étude. La difficulté d’avoir des canaux de décisions techniques et managériaux séparés a été soulevée par plusieurs directions d’ASTI.

Pour la CGT, même si une simplification des canaux de décisions semble souhaitable, une organisation trop éloignée des Infrapôles paraît risquée, car elle faciliterait l’externalisation de nos métiers.

Même si la direction se veut rassurante sur l’avenir, la CGT appelle les cheminots des ASTI/ESTI à rester vigilants. Les manques d’effectifs, les problèmes de tenue d’astreintes et de formation doivent être réglés dans les plus brefs délais !

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LE VOTE CGT, UNE ACTION GAGNANTE !

Rassemblement Équipement du 15 novembre 2022

| Équipement

Le 15 novembre 2022, plus de 500 cheminots de l’Équipement ont répondu présent à l’appel de la CGT et remis à la Direction plus de 6 000 pétitions exigeant l’augmentation de la prime de travail, des mesures équivalentes pour les contractuels, des embauches massives et des formations professionnelles initiales et continues organisées en proximité.

Cette démarche a été rendue possible grâce aux nombreuses actions organisées ces derniers mois dans les régions, toujours à l’appel de la seule CGT.

Dans cette démarche, deux rencontres avec la Direction se sont tenues. Force est de constater que nous sommes devant une direction qui reste aujourd’hui sourde aux légitimes revendications des cheminots. Aussi, nous devons poursuivre et amplifier le rapport de force.

La dynamique initiée ces derniers mois doit être renforcée. Aujourd’hui, nous rencontrons dans nos tournées nombre de cheminots de tous collèges qui partagent notre analyse. La période est propice aux débats.

Tant sur les besoins en emplois, la réinternalisation des charges travail, la formation, la sécurité, la mise en oeuvre de Maintenir demain, l’accord Classifications-Rémunérations…, la Direction devra faire des propositions aux cheminots.

Renforcer la CGT lors des élections CSE du 17 au 24 novembre prochains sera un des leviers du rapport de force.

Un vote massif en faveur de la CGT nous donnera encore plus de légitimité à intervenir et à travailler, tous ensemble, à des perspectives plus larges.

La CGT revendique :

  • 4 430 embauches immédiates ;
  • la réinternalisation de 500 nouveaux emplois ;
  • l’arrêt de toute externalisation de la formation ;
  • des moyens, des formations, des parcours à taille humaine ;
  • la revalorisation immédiate de la prime de travail.

Un nouveau cap a été franchi aujourd’hui.

Continuons d’élever le rapport de force !

J’agis avec la CGT, du 17 au 24 novembre 2022, JE VOTE CGT !

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LE 15 NOVEMBRE 2022 : LA COLÈRE SE FERA ENTENDRE À L’ÉQUIPEMENT !

Rassemblement Équipement

| Équipement

Initialement prévu le mois dernier, la Fédération CGT des cheminots, forte des nombreuses inscriptions alors enregistrées pour le 18 octobre, appelle de nouveau les cheminots de l’Équipement à un rassemblement national.

Le 18 octobre 2022 a été une forte journée de mobilisation. Les cheminots ont massivement répondu à l’appel de la CGT dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle en confirmant le niveau de mobilisation du 6 juillet et du 29 septembre dernier.

AUGMENTER LES SALAIRES ET LA PRIME DE TRAVAIL

Alors que l’inflation atteint des niveaux singuliers et que les projections pointent une augmentation des prix sur un an pouvant avoisiner les 10 % d’ici la fin de l’année (6,2 % à fin octobre), les hausses de salaire à la SNCF, comme dans la fonction publique, apparaissent particulièrement mesquines. Ces augmentations ne compensent ni l’inflation, ni la hausse des qualifications et de la productivité, ni le contentieux salarial né de plusieurs années de gel des salaires. N’en déplaise à la direction de la SNCF, les cheminots estiment, à juste titre, que le compte n’y est pas !

C’est pour cela que la CGT revendique une augmentation de la prime de travail pour la reconnaissance de la technicité des métiers ainsi qu’une augmentation équivalente de la rémunération des cheminots contractuels. La pétition nationale, signée par plus de 5 000 cheminots, sera remise à la Direction lors de ce rassemblement.

Si la question des salaires est très présente, pour la Fédération CGT des cheminots, les logiques d’abaissement des coûts par les suppressions d’emplois, l’abaissement de la qualité des formations et plus globalement la réduction des moyens financiers et matériels sont à l’origine de la dégradation des conditions de travail des cheminots, de la qualité du service public et de la dégradation du réseau ferroviaire.

La question n’est donc pas, dans un premier temps, de savoir de combien de milliards la SNCF a besoin ou si les 100 milliards réclamés par le président Farandou pour le réseau sont justifiés ou suffisants, mais de savoir de quoi nous avons besoin pour produire des trains de voyageurs, de marchandises et des travaux, dans des conditions de sécurité, de qualité et de travail optimales.

Ce sont les mauvais choix politiques et financiers de la direction SNCF, soutenue par le gouvernement qui nie les évidences, qui conduisent aux situations de plus en plus dégradées que les cheminots rencontrent quotidiennement.

INVERSER LA TRAJECTOIRE DE L’EMPLOI

Nous revendiquons, au niveau national, 4 430 emplois supplémentaires à l’Équipement. Pour la Direction nationale, les effectifs actuels « correspondent à la charge ». Alors que ce sujet est central à nombre de collectifs, ce n’est donc pas un manque d’effectifs. Les cheminots apprécieront ! Nous sommes en face d’une direction hors-sol. Que tirez comme conclusions du jugement de l’accident de Brétigny rendu le 26 octobre ? Est-ce que l’entreprise SNCF va remettre complètement à plat son fonctionnement en attribuant les moyens humains nécessaires à la réalisation de la maintenance et à la garantie de la sécurité ? Nous avons peut-être déjà un début de réponse !

RÉINTERNALISATION DES CHARGES DE TRAVAIL

Celle-ci devient aujourd’hui indispensable. La baisse des effectifs se fait au profit de la sous-traitance, qui est en augmentation. Des renoncements importants se font jour. Là aussi, la Direction n’entend pas changer de cap ! Même ce qui a été positif, par la réinternalisation de 500 emplois sur 5 ans, ne sera pas généralisé.

Concernant le dossier classifications-rémunérations, des exemples très parlants apparaissent dans les établissements : l’exemple d’un nouvel embauché à l’EALE de Châlons-en-Champagne touchant 1 200 euros par mois alors qu’il est en possession d’un Bac+2, positionné classe 1. Les nouveaux embauchés sont les premiers à payer ces mauvais accords.

Nous avons réinterpellé la Direction pour les agents (chefs de brigade, techniciens d’appui et chefs de surveillance des installations électriques) qui se sont vus déclassés et se retrouvent désormais classés comme opérateurs (classes 2 à 4). Nous avons rappelé qu’ils doivent être repris comme techniciens sur l’emploi type « technicien/technicienne de maintenance et travaux de l’infrastructure » (classes 4 à 6). Si la Direction nous dit regarder, les recours seront également un moyen de pression.

Le 18 octobre, à l’appel de la CGT, de très nombreux collectifs de travail des cheminots de tous les collèges ont envoyé un signe fort à l’entreprise. Pourtant, la Direction entend rester droite dans ses bottes !

La CGT revendique :

  • 4 430 embauches immédiates ;
  • l’arrêt de toute externalisation de la formation ;
  • des moyens, des formations, des parcours à taille humaine…

Face à une direction sourde aux légitimes revendications des cheminots de l’Équipement, et forte des actions locales qui se sont tenues sur de très nombreuses régions à l’appel de la seule CGT (Toulouse, Lyon, PRG, Reims, Pays de Loire, Bretagne, Limoges, Montpellier, Normandie, Auvergne, Tours, Bordeaux, Paca), la Fédération CGT des cheminots propose de passer à la vitesse supérieure et appelle les cheminots de l’Équipement à se rassembler nombreux, LE 15 NOVEMBRE 2022, À SAINT-DENIS, À 13h30, pour remettre les pétitions et exprimer nos exigences.

SOYONS NOMBREUX !
ÉLEVONS LE RAPPORT DE FORCE !

J’agis avec la CGT, du 17 au 24 novembre, je vote CGT !

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