Fédération CGT des Cheminots


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EXPLOITATION : LA LUTTE DES CLASSES

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La direction du GPU a entrepris de transposer à la SNCF le volet de l’accord de branche validé par l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT.

Pour les cheminots, cette mise en oeuvre emporte de lourdes conséquences sur les déroulements de carrière, les parcours professionnels, la prise en compte de la pénibilité. Elle consacre l’ultra-polyvalence.

Au-delà des recours individuels, la Fédération CGT des cheminots propose d’agir collectivement pour contrer cette casse sociale.

Chaque cheminot a reçu un courrier lui indiquant son rattachement à un nouvel emploi dit « type » ainsi que sa classe (qualification). Les conséquences sont multiples.

UNE POLYVALENCE SANS LIMITE

Les nouveaux emplois-types auxquels sont rattachés les cheminots sont ultra-génériques. Leurs contours flous et leur contenu très large autorisent toutes les polyvalences au gré des objectifs de productivité des directeurs d’établissement, voire des chefs de chantier ou des dirigeants de BU (Business Unit).

Cet accord reprend tous les vendeurs, en gare comme à distance, les cheminots commerciaux de l’escale et de l’accueil, sous un seul emploi-type : « Chargé de la relation client », dans lequel toutes les missions de l’ensemble des métiers sont cumulées.

De la vente mobile à la lutte antifraude ou des missions de contrôle qui relèvent normalement d’autres métiers (contrôleurs…) ; de la vente par téléphone à la régularité des circulations lors du départ du train, tout y passe. Corvéables à merci !

Déjà fortement impactés par les suppressions d’emplois et les réorganisations incessantes, ces cheminots voient leurs conditions de vie et de travail se dégrader sans commune mesure.

Pour les cheminots de la Circulation, l’accord ouvre la polyvalence jusqu’à des missions d’entretien aux champs vastes, de la gare aux installations de sécurité en passant par les espaces verts.

Pour les cheminots de Fret, c’est la totale : accroche, manoeuvre, desserte, reconnaissance à l’aptitude au transport, chargé de relation avec le « client chargeur », traitement des spécificités des transports exceptionnels et même la maintenance des wagons !

La coupe est pleine !

Les cheminots des métiers à la vente, à l’escale, du Fret et de la circulation sont déclassés et essorés par l’ultra-polyvalence.

La Fédération CGT des cheminots revendique des métiers aux contours précis et aux contenus exhaustifs garantissant le service public ferroviaire, un haut niveau de sécurité et limitant les polyvalences.

UNE CLASSIFICATION QUI CREUSE LES INÉGALITÉS

La direction utilise une méthode de classification différente pour les cheminots contractuels et les cheminots au cadre permanent, renforçant de fait les inégalités.

Pour les cheminots statutaires, la détermination de leur classe est faite par l’application d’une grille de correspondance entre leur qualification (au sens du statut) et la classe.

Pour les contractuels, c’est l’emploi qui définit leur classification.

Ainsi, la direction a déclassé de nombreux emplois pour in fine déclasser les cheminots contractuels.

D’autre part, en transposant cet accord à la SNCF, la direction n’a plus l’obligation de reconnaître les diplômes à l’embauche ou en cours de carrière.

Les cheminots sont tous recrutés à la classe 1, quel que soit leur métier ou leur diplôme, jusqu’à la validation de leur formation « 1er emploi » et l’obtention des habilitations ou autorisations nécessaires. C’est également le cas pour les alternants.

La Fédération CGT des cheminots revendique une grille unique reconnaissant les diplômes et qualifications pour TOUS les cheminots.

DES PARCOURS PROFESSIONNELS SOUMIS À L’ARBITRAIRE

La direction s’est empressée d’effacer tous les parcours professionnels repris dans les référentiels d’entreprise.

Elle s’est appuyée sur l’accord de branche pour supprimer les règles et les garanties collectives et individuelles en la matière reprises dans le dictionnaire des filières et les règlements attachés.

Elle détermine arbitrairement les parcours professionnels des cheminots contractuels et statutaires.

En ce sens, elle a même modifié les dispositions statutaires dans le cadre de changement de filière ou de métier.

La Fédération CGT exige des parcours professionnels formalisés avec des garanties collectives et individuelles valorisantes.

DES DÉROULEMENTS DE CARRIÈRE À L’ARRÊT

Les règles collectives de progression professionnelle sont balayées pour instaurer l’arbitraire patronal.

Si chaque emploi-type reprend une plage de progression en classe, les cheminots n’ont aucune garantie en matière de déroulement sur ces classes.

Par exemple, pour l’emploi-type « Technicien ferroviaire circulation », la plage s’étend de la classe 4 à la classe 6 (qualification D à F) ou encore l’emploi-type « Opérateur Fret au sol », la plage s’étend de 2 à 4 (qualification B à D).

Cependant, il n’y a aucun mécanisme ou règle écrite de progression en classe. Elle est à la main de la direction.

De plus, avec l’effacement des règles d’accès à la classe supérieure (examen, concours, expérience…), les cheminots classés en fin de plage n’ont plus de perspectives d’évolution.

La Fédération CGT des cheminots revendique un déroulement de carrière automatique et soustrait à l’arbitraire patronal.

LA RECONNAISSANCE DE LA PÉNIBILITÉ SUR LA SELLETTE

La transposition a, dans certains cas, entraîné une modification administrative dramatique de l’emploi des cheminots.

En effet, de nombreux cheminots sont positionnés sur des emplois qui ne sont pas repris dans la liste des emplois à pénibilité avérée et les amènent à ne plus bénéficier des mesures liées (CPA, surveillance médicale, majoration fixe de la prime de travail…).

C’est notamment le cas de nombreux chefs d’escale qui ont été positionnés sur des emplois de vendeurs ou de certains agents circulation qui sont positionnés sur un emploi-type « appui aux projets ».

De plus, en développant les polyvalences, la direction supprime des emplois et crée de nouveaux emplois plus larges qui ne sont pas repris dans la liste des emplois à pénibilité avérée.

FACE À CETTE CASSE SOCIALE, LA CGT APPELLE LES CHEMINOTS À CONTACTER RAPIDEMENT LES SYNDICATS LOCAUX ET LEURS REPRÉSENTANTS CGT POUR CONTRECARRER COLLECTIVEMENT LES VELLÉITÉS DE LA DIRECTION !

PLUS FORT ENSEMBLE, AVEC LA CGT !

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LE 13 MARS, SUSPENDONS LES VENTES !

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Une délégation CGT a été reçue en conciliation le 20 février dans le cadre du préavis de grève national Vente du 13 mars prochain.

Les réponses apportées par la direction lors de cette rencontre sont très en-dessous des attentes et des revendications portées et nécessitent l’intervention et la réaction collective des cheminot·e·s.

  • Alors que les cheminot·e·s de la Vente, « agents de la relation clients au sol et à distance », subissent depuis le mois d’octobre 2022 le déploiement d’un logiciel inachevé qui en est à sa 60ième version ;
  • Alors qu’ils et elles subissent les foudres des usagers excédés par les délais de vente qui s’allongent à cause des « BUGS » informatiques et des dysfonctionnements techniques ;
  • Alors que les formations restent insuffisantes pour les cheminot·e·s ;
  • Alors que les différences de caisses liées aux défaillances techniques amputent les rémunérations liées aux objectifs ;
  • Alors qu’un grand nombre d’agents dans les RCAD ont déjà agi massivement par la grève les 10 et 24 janvier derniers ;
  • Alors que la Fédération CGT des cheminots a déposé une alerte sociale et un préavis de grève national pour porter les revendications ;

la Direction de SNCF Voyageurs reste sourde. Pire, lors de la réunion de conciliation du préavis de grève qui a eu lieu le 20 février dernier, elle a estimé avoir fait son maximum en proposant 3 mois de majoration de 20 % de la prime de travail (3×50 euros), en positionnant quelques renforts et en accordant 6 autorisations d’embauches sur le RCAD de Nantes.

Dans ces conditions, les cheminot·e·s des services commerciaux en gare et dans les RCAD doivent se mobiliser en nombre pour exiger une meilleure reconnaissance et de meilleures conditions de travail !

La Fédération CGT appelle les cheminot·e·s des gares et des RCAD à cesser massivement le travail par la grève le mercredi 13 mars 2024.

Elle appelle également à des distributions de tracts aux usagers devant les gares pour dénoncer ces conditions qui dégradent le service rendu à la population et les relations commerciales.

ENSEMBLE, EXIGEONS DES MOYENS HUMAINS, TECHNIQUES ET FINANCIERS POUR UN SERVICE PUBLIC DE QUALITÉ !

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DES SUITES POUR LES EIC !

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Le 1er décembre 2023, à l’appel de la CGT, les cheminot·e·s des EIC se sont mobilisés massivement dans les régions pour dénoncer le manque de moyens et d’effectifs et l’absence de reconnaissance des métiers de la circulation.

Si les actions menées depuis 2022 ont permis d’obtenir des annonces de recrutements dans les territoires, dans les faits, les cheminot·e·s des EIC ont encore du mal à mesurer de réels impacts positifs sur leurs conditions de travail.

Les nouvelles règles de classification et de rémunération des métiers servent désormais de levier à la Direction pour porter atteinte aux salaires des nouveaux embauchés. Le niveau de responsabilités dans les postes d’aiguillage n’est pas en adéquation avec le salaire proposé. Dans ces conditions, les candidats quittent les formations voire leur emploi dès la réception des premiers bulletins de paie.

Il est urgent d’augmenter les salaires des cheminot·e·s de la circulation, de reconnaître les qualifications et d’améliorer les conditions de travail.

Les cheminot·e·s doivent, avec la CGT, poursuivre les interpellations de leur direction d’établissement pour gagner des embauches et la couverture de tous les postes.

De plus, il devient nécessaire de réduire la pénibilité liée au travail en horaires décalés, de respecter les contours des métiers, d’améliorer les formations et de valoriser les examens et les parcours professionnels.

Alors que la direction de SNCF Réseau prévoit d’organiser une table ronde le 28 février prochain pour traiter des « conditions d’exercice des métiers », la CGT a d’ores et déjà porté des revendications en termes d’amélioration des roulements, d’aménagement de postes de fin de carrière, de départ anticipé et de reconnaissance des métiers.

La CGT revendique également :

  • l’augmentation générale des salaires et la revalorisation de la prime de travail, avec des mesures équivalentes pour les cheminots contractuels ;
  • l’amélioration des conditions de travail avec des roulements respectant l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle ;
  • la réduction de la pénibilité ;
  • une CPA pour tous de 48 mois ainsi que des mesures pouvant aller jusqu’à 24 mois supplémentaires pour les métiers de la circulation reconnus à pénibilité avérée (36 mois travaillés rémunérés à 100 % et 36 mois non travaillés rémunérés à 75 %).

La CGT réunira prochainement ses sections pour décider de nouvelles journées d’actions coordonnées.

De nouvelles mobilisations sont nécessaires pour contrer la direction SNCF, qui organise la division des cheminot·e·s et la casse de nos métiers !

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AU BORD DE L’ÉRUPTION SOLAR !

Agents commerciaux gares et RCAD

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Le 10 janvier, à l’appel de la CGT, les cheminot·e·s des RCAD ont décidé de cesser le travail pour dénoncer les méfaits de la mise en place à marche forcée de Solar et la dégradation de leurs conditions de travail. Cette grève, qui a été largement suivie par les télévendeurs, nécessite des suites avec l’ensemble des agents commerciaux gares et RCAD.

La CGT dénonce depuis de nombreuses années la casse des métiers, notamment ceux de la vente. La Direction use de stratagèmes pour contraindre les usagers à la digitalisation à tout prix. À ce stade du déploiement de Solar, la Direction prévoit des consignes de contournement sur l’outil de vente Solar, visant à utiliser les bornes et SNCF Connect. Ainsi, les agents commerciaux en gare sont donc priés de finaliser les ventes sur les outils permettant la fermeture des guichets ! Cette situation entraîne donc un rejet des cheminot·e·s craignant pour leur avenir !

De plus, dans les RCAD, la Direction externalise les charges de travail (minimum 30 % annoncés par la Direction pour Armatis) et poursuit son oeuvre de destruction des emplois en n’hésitant pas à mettre les cheminot·e·s en concurrence par site RCAD (comme MID, contrat « Pro »…)

La mise en œuvre de Solar est évolutive depuis 2021, accentuant les dysfonctionnements au rythme des versions et des mises à jour. Dans ce contexte, les cheminot·e·s voient donc les conditions d’exercice de leurs métiers se dégrader, sans que l’entreprise ne reconnaisse l’expérience et la technicité. Ils perdent le sens du travail ! Il en découle une augmentation des risques psychosociaux et de l’absentéisme. De surcroît, ces dysfonctionnements engendrent des litiges entre collègues et usagers, favorisant les agressions.
Dans sa politique de suppression des emplois, la Direction accentue la précarisation par l’utilisation abusive des contrats précaires (intérimaires, CDD…). Elle dispose également d’une arme au regard de l’accord Classifications-Rémunérations, qui accentue l’effacement des contours métiers !
Face à une situation explosive, la Fédération CGT des cheminots porte les revendications suivantes :

  • réinternalisation des charges de travail dans les RCAD ;
  • emploi : embauches des CDD et intérimaires ;
  • réhumanisation des gares ;
  • conditions d’exercice des métiers : reconnaissance de la pénibilité pour les agents commerciaux gares et RCAD, temps de pause, etc. ;
  • parcours professionnels gares et RCAD : réévaluation du métier de référent commercial à la classe 4 ;
  • salaires : revalorisation de la prime de travail ;
  • compensations du déploiement de Solar : gel des objectifs et majoration de la prime de travail de 20 % avec effet rétroactif pour toute la durée de déploiement et jusqu’à la fonctionnalité complète de Solar.

Face à la dégradation des conditions de travail des vendeur·euse·s et télévendeur·euse·s, la Fédération CGT des cheminots a décidé de déposer une DCI auprès de la direction de SNCF Voyageurs afin d’exiger une amélioration de la situation en matière d’emploi, de déroulement de carrière et d’arrêt de la précarisation des métiers.

La CGT appelle également les vendeur·euse·s et télévendeur·euse·s à se tenir prêts à agir si la Direction ne répond pas favorablement aux revendications portées.

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LA COLÈRE GRONDE DANS LES RCAD !

Relation clients à distance

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Depuis de longs mois, les télévendeurs dans les centres relation clients à distance comme les agents commerciaux en gare souffrent de l’utilisation du logiciel de vente Solar.

Le mercredi 10 janvier 2024, les cheminot·e·s des RCAD de Nantes, Le Mans, Vannes, Béziers, Marseille et Poitiers ont décidé de se mettre en grève.

D’autres sites pourraient s’inscrire dans cette mobilisation.

Les cheminot·e·s dénoncent les nombreux dysfonctionnements du logiciel de vente Solar. Les multiples versions contribuent à la dégradation de leurs conditions de travail. Comme la CGT l’a déjà évoqué, l’utilisation conjointe de Solar et Mosaïque augmente la complexité de la mission des télévendeurs et vendeurs.

Dans les RCAD, la multiplication des outils et l’intensification des appels engendrent une montée des risques psychosociaux et de l’épuisement professionnel. Au fil des versions, la durée du traitement des opérations de vente s’allonge, entraînant un fort mécontentement des usagers et des agressions.

Les cheminot·e·s subissent la perte du sens du travail avec la montée de la polyvalence mais aussi avec la suppression d’un grand nombre de missions de vente.

Enfin, ces cheminot·e·s se sentent méprisés par la direction de SNCF Voyageurs, qui continue de supprimer leurs emplois, en multipliant les manoeuvres visant à la digitalisation à marche forcée.

Lassés de pallier les manquements de la Direction sur le déploiement de cet outil, les télévendeurs ont décidé de cesser le travail pour réclamer :

  • la réinternalisation des charges de travail ;
  • des embauches pérennes de tous les intérimaires et CDD qui le souhaiteraient afin de combler l’ensemble des postes au cadre d’organisation ;
  • la reconnaissance de la technicité des métiers de la vente ;
  • une réelle formation à l’outil Solar hors des séances de e-learning.

La CGT est convaincue que les mobilisations doivent contribuer à d’autres choix quant à l’avenir des métiers de la vente.

Cette mobilisation des cheminot·e·s des RCAD démontre à la Direction que le fatalisme n’est pas dans les têtes et que ces derniers pensent à l’avenir du service public SNCF ainsi qu’au maintien de leurs droits et garanties pour de meilleures conditions de vie et de travail.

Pour dire STOP à la précarité des contrats de travail, pour exiger des emplois et un cadre social de haut niveau, la CGT sera toujours aux côtés des cheminot·e·s en lutte !

Ensemble, construisons l’avenir des métiers de la vente !

Exigeons une réelle amélioration des conditions d’exercice des métiers dans les RCAD et dans les gares !

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1ER DÉCEMBRE : LES AIGUILLEUR·E·S NE SONT PAS LÀ POUR TRICOTER !

Grève dans les EIC

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Alors qu’ils ont le sentiment d’être menés en bateau depuis plusieurs mois avec des demi-mesures qui n’améliorent concrètement pas leurs conditions de travail, les cheminot·e·s de la Circulation, avec la CGT, ont décidé de cesser le travail ce 1er décembre !

Les chiffres de grévistes fournis à la mi-journée sont significatifs. Pour exemple : aucun TER en Aquitaine où la direction refuse de donner des chiffres fiables, 55 % à Clermont, 50 % à Millau, 75 % en PACA, 37 % à la CCR de Lyon, 45 % en Normandie, 47 % à Toulouse, 40 % au COGC de Tours, 50 % à l’EIC Rive Gauche, Assemblée Générale devant la CCC (Commande Centralisée de la Circulation), interpellation des directions en Auvergne, à Reims, à Paris Rive Gauche et lettre ouverte au DET en Champagne-Ardenne…

Ils et elles étaient nombreux dans les EIC à agir aujourd’hui, dans divers chantiers du territoire, pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.

La « pédagogie » de la direction, les diverses entraves aux dépôts des DII, les agissements de certaines organisations syndicales pour casser la grève, n’auront pas empêché les cheminots d’exprimer massivement leur colère et d’exiger des réponses à leurs revendications.

Pour la CGT, il convient de revoir la politique de casse du modèle de service public SNCF par le retour à une entreprise intégrée et un nouveau statut social de haut niveau pour l’ensemble des cheminots ! Dans cette optique, il convient de reconnaître la technicité des métiers et d’augmenter les salaires.

De plus, la CGT revendique une réelle prise en compte du temps de remise et de prise de service à 15 minutes, l’arrêt des journées « courtes » graphiquées à 5h30 ; des augmentations générales des salaires ; une véritable reconnaissance de la technicité des métiers ; une CPA de 48 mois pour tous et des mesures spécifiques pour les métiers de la Circulation reconnus à pénibilité avéré.

LES LUTTES PERMETTENT DES VICTOIRES !

En Normandie, les cheminots de la Circulation ont réalisé une action mobilisant plus de 78 % de grévistes le 13 novembre leur permettant, entre autres, de gagner des emplois, des roulements à 5 lignes. Ils ont décidé de poursuivre la mobilisation ce 1er décembre où ils étaient encore 38 % à se mettre en grève !

Après la victoire du Mans, permettant une révision du schéma directeur de la CCR Bretagne-Pays de la Loire, la CGT poursuit son combat aux côtés des cheminots qui lèvent la tête face à la casse des emplois !

Rien n’est inéluctable, à Réseau comme dans l’ensemble des SA, il faut donc augmenter le rapport de forces si nous voulons gagner de nouveaux droits !

Les cheminots des EIC ont démontré qu’ils étaient prêts à combattre les mauvais choix de la direction de la SNCF.

Les syndicats CGT locaux, avec la Fédération CGT, appellent d’ores et déjà les cheminot·e·s des EIC à débattre et construire les suites de cette puissante journée afin de gagner collectivement sur les revendications portées !

LA LUTTE DOIT S’AMPLIFIER !
NE LÂCHONS RIEN SUR NOS CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL,
CONSTRUISONS NOTRE AVENIR !

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VENDREDI 1ER DÉCEMBRE : JOURNÉE SANS ITINÉRAIRE !

EIC

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La CGT appelle les cheminots de la Circulation à se mobiliser pour arracher à la Direction une meilleure rémunération et de meilleures conditions de travail. Le 1er décembre, TOUS EN GRÈVE !

La Direction refuse de revoir sa copie sur les engagements pris en 2022. Les cheminots subissent toujours les manques d’effectifs et d’une réelle reconnaissance salariale de leur métier, le manque de postes à moindre pénibilité et le défaut d’une prise en compte de la totalité du temps de remise de service. Les congés sont régulièrement refusés ou imposés. Les agents de réserve et les dirigeants de proximité sont surexploités et utilisés au-delà des dispositions réglementaires.

SEULES LES LUTTES MENÉES SONT GAGNANTES !

Les exemples sont multiples et démontrent que les mobilisations locales massives font plier les directions nationales et locales.

Après plusieurs journées de grève, les agents Circulation du PRCI du Mans ont sauvé leurs postes et obtenu une révision du schéma directeur de la CCR Grand Ouest !

En Normandie, le 13 novembre, une grève à l’initiative de la CGT a mobilisé plus de 78 % de cheminot·e·s excédés par leurs conditions de travail. Cette lutte a permis l’augmentation du nombre de recrutements en 2024, le retour des roulements à 5 agents et l’amélioration du plan de formation.

REPRENDRE LA VOIE DE L’ACTION

La direction de SNCF Réseau gèle les embauches et précarise l’emploi en utilisant les contrats d’intérim et CDD !

Les directions d’établissement définissent l’utilisation des cheminots et organisent le siphonnage de leurs compteurs TQ pour annihiler la prise en compte du temps de remise de service. Quel que soit le compteur utilisé, les directions ont donc la possibilité de neutraliser le décompte. La CGT revendique la reconnaissance du temps de remise de service à hauteur de 15 minutes et la neutralisation des décomptes.

L’indemnité Circulation de 60 euros par mois obtenue reste insuffisante au regard de la technicité de nos métiers. D’autant plus que certaines directions conditionnent cette indemnité au présentéisme. La CGT revendique le doublement de la prime de travail pour toutes et tous.

Concernant les parcours professionnels et les postes à moindre pénibilité, aucune mesure concrète n’a été prise. La CGT revendique la création de postes à moindre pénibilité pour les cheminots en fin de carrière. Ces postes d’AFP, d’UO, d’assistant DPX, de renfort travaux, de coupeur permettraient d’améliorer concrètement les conditions de travail ainsi que l’accueil et l’encadrement des jeunes embauchés. Les cheminots attendent des mesures en lien avec la pénibilité et les fins de carrière.

La CGT fait la proposition d’une CPA de 48 mois pour tous les cheminots, avec des mesures pouvant aller jusqu’à 18 mois supplémentaires pour les métiers de la Circulation reconnus à pénibilité avérée. Face à une direction qui reste sourde, il nous faut hausser le ton pour nous faire entendre !

La Fédération CGT des cheminots a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble des personnels des EIC pour la période allant du jeudi 30 novembre 2023 à 19 heures au samedi 2 décembre 2023 à 8 heures.

La CGT appelle les cheminot·e·s de la Circulation à déposer massivement leur D2I et à agir le vendredi 1er décembre 2023 !

Toutes et tous en grève pour gagner sur nos revendications !

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ESCALE / VENTE : AGISSONS POUR NOS MÉTIERS !

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La CGT a été reçue par la direction des ressources humaines de SNCF Voyageurs le 5 septembre 2023 sur les thèmes de l’emploi et de l’exercice des métiers.

Elle a rappelé ses revendications.

Si la direction annonce une meilleure qualité de la production cet été que l’année précédente, les différents dispositifs « Robustesse » n’auront, malgré tout, pas empêché les plans de transports adaptés, les suppressions de trains, les compositions non-conformes et autres fermetures de places à la vente pour prévenir des défaillances de matériel.

Le manque de personnel, malgré des annonces de réalisation d’embauches supérieures aux années précédentes, ne permet pas d’assurer un service de qualité aux voyageurs de plus en plus nombreux.

Ce volume d’embauches dépasse à peine le nombre de départs et ne permet pas d’améliorer concrètement les conditions de travail.

L’EMPLOI

En gare, les cheminots sont confrontés à la perte du sens du travail, liée aux multiples réorganisations vidant les missions des services commerciaux gare.

Il est désormais urgent de redonner de la valeur au service public SNCF par l’arrêt de la casse des emplois. La CGT revendique la création de 3 000 emplois dans les gares et au commercial afin de réhumaniser les gares pour assurer l’information, l’orientation des voyageurs, la prise en charge des PMR et PSH et la vente des titres de transport dans de bonnes conditions.

LA FORMATION

Il faut arrêter la formation limitant l’exercice du métier au seul poste de travail et proscrire le e-learning !

La CGT porte l’exigence d’un haut niveau de formation et de qualification, permettant à la fois de garantir une maîtrise des logiciels et outils de vente, et répondre aux exigences de la production ferroviaire dans les meilleures conditions.

Concernant la progression professionnelle, la CGT exige la fin des dispositifs de sélection par la seule voie hiérarchique, où les risques de discrimination sont majeurs.

L’ORGANISATION DU TRAVAIL

Les agents commerciaux gare souffrent dans les nouveaux espaces de vente, tout comme les agents d’escale dans les souterrains ou sur les quais, avec une conception et une organisation du travail qui fait la part belle aux longues séances de travail en station debout prolongée ! Pour la CGT, c’est bien l’organisation du travail et la réduction du temps de travail qu’il faut porter pour améliorer notre quotidien au travail !

Enfin, la CGT exige une réelle définition des contours métiers afin d’éviter les dérives de l’accord classifications-rémunérations, véritable offrande au dumping social par la polyvalence à l’excès !

LA RÉMUNÉRATION

Les cheminots des gares exercent des missions au service des usagers qui nécessitent une véritable reconnaissance de la technicité des métiers par des revalorisations générales des salaires et l’augmentation pérenne des primes de travail et équivalent pour les cheminots contractuels.

POUR GAGNER DE NOUVEAUX DROITS,
POUR EXIGER LA RÉHUMANISATION DES GARES,
POUR UNE MEILLEURE RÉMUNÉRATION DES QUALIFICATIONS,
TOUS EN GRÈVE LE 26 SEPTEMBRE 2023 !

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POUR LA DIRECTION, LE PROGRÈS NE VAUT QUE S’IL LUI RAPPORTE !

Programme PROGRES

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À l’ordre du jour de plusieurs CSE, la présentation des outils liés au programme PROGRES (programme d’optimisation de la gestion des ressources) avant leur déploiement.

SCORE (TGV), OSCAR (TER) ou POGS (TRANSILIEN) ont tous un même objectif : rationalisation des ressources et réduction des coûts d’exploitation.

Pour la CGT, ces innovations technologiques à la sauce « IA » sont une mauvaise nouvelle pour l’emploi et les conditions de travail.

Depuis la présentation des prémices du projet PROGRES en 2019, la CGT a fait part de sa forte inquiétude sur les conséquences du déploiement d’outils informatiques visant la généralisation de nouvelles technologies pour la gestion du personnel. Au fil des avancées du projet, ces craintes se sont renforcées, notamment pour le niveau des effectifs des bureaux de la commande du personnel et des fonctions supports ainsi que sur les conditions d’exercice de ces métiers cruciaux dans la production et la gestion des effectifs en temps réel.

Pour les agents CPS, SCORE aura un impact réel, ils deviendront des opérateurs gestionnaires de moyens et non plus des opérateurs CPS. Au final, ces outils remplacent le métier de programmeur en CPS. Ce programme est le bras armé pour effectuer des nouvelles casses de l’emploi, peu importe l’activité. Dans le cadre des objectifs de la direction, ce sont bien des déqualifications qui s’opèrent en lien avec la mise en place des emplois type définis dans l’accord classifications et rémunérations, risquant au final d’entraîner une baisse de la rémunération.

Le dénominateur commun de ces trois outils est la commande par voie dématérialisée qui risque, à terme, de détruire le droit à la déconnexion des cheminots et de leur faire porter la responsabilité en cas de défaillance. Les risques portent également sur une programmation des cheminots à la tâche, confirmant la mise en place de la polyvalence.

Si la direction prétend chercher à améliorer la production, force est de constater, dans le même temps, qu’elle poursuit la casse de l’emploi. Ces outils ne résoudront pas le dilemme de la surcharge de travail des cheminots pris entre les nécessités de service et leur équilibre vie personnelle et professionnelle. La direction souhaite amplifier l’utilisation des outils nomades, au risque d’aliéner les cheminots avec, en ligne de mire, les droits collectifs, notamment le temps de travail et la remise en causes des 35 heures, mais également contourner la réglementation du travail (temps de travail, délai de prévenance, etc.).

L’arrivée des nouvelles technologies ne doit pas réduire les droits des salariés. En effet, ce programme a avant tout pour but de modifier l’organisation du temps de travail et de restreindre les droits des cheminots, en modifiant les conditions de commande des agents en service du sol et du bord par des sollicitations à outrance pour le seul bien du service.

Le déploiement d’outils type SCORE ne permet plus d’avoir les besoins en renfort en fonction du plan de transport à venir, les agents CPS sont donc dans l’impossibilité d’anticiper les besoins, entraînant un manque de réactivité, en raison notamment des multiples suppressions de postes. Enfin, l’ensemble des logiciels actuels, comme Pacific, disparaitront au profit d’outils favorisant la productivité et les suppressions de postes massives, toutes fonctions confondues.

Pour la CGT, les nouvelles technologies doivent rimer avec amélioration des conditions de vie et de travail, et pas avec suppression, détérioration et incertitude !

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POLYVALENCE ET MOINDRE COÛT POUR SEULE RÉPONSE !

PRR (Rail Passengers’ Rights Regulation) PSH/PMR

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Suite à une révision de la réglementation européenne concernant l’accessibilité et la prise en charge des personnes à mobilité réduite dans les transports, la Direction met en oeuvre un plan d’adaptation des gestes métiers du personnel sol et bord aux conséquences multiples. Pour la Fédération CGT des cheminots, d’autres choix s’imposent.

Les obligations qui incombent désormais aux ASCT sont définies sur le principe deffectuer cette mission en labsence de personnel au sol.

Or, la Direction transforme les gares en PANG, plaçant ainsi les voyageurs et particulièrement les PSH et PMR en situation délicate, devenant ainsi les laissés-pour-compte de la déshumanisation ! À rebours, la CGT porte des exigences en matière de service public ferroviaire pour répondre aux besoins des usagers, en matière daccessibilité notamment.

Il est donc nécessaire de stopper la casse des emplois des cheminot·e·s en contact avec les usagers. Dans ce cadre, la réinternalisation des missions de prise en charge des voyageurs PSH/PMR doit être une priorité pour la direction de SNCF Voyageurs. La Fédération CGT des cheminots invite la Direction à prendre en compte le rapport de la défenseure des droits : « […] La défenseure des droits recommande dabord à la SNCF et à sa filiale Gares et Connexions, dans le cadre des obligations lui incombant au titre de larticle L. 2101.1 du Code des transports, de maintenir des guichets ouverts dans lensemble des gares de voyageurs, dinterrompre la fermeture des gares sur le réseau TER dans le but de transformer celles-ci en PANG […] ».

DES GESTES MÉTIERS QUI ÉVOLUENT

La Direction profite de l’évolution réglementaire pour élargir les missions des ASCT par la prise en charge des personnes en situation de handicap et/ou à mobilité réduite. La Fédération CGT des cheminots affirme que les conditions dexercice des métiers ne doivent pas évoluer au fil des réorganisations et des possibilités offertes par la mise en place de laccord Classifications-Rémunérations, qui, en supprimant les filières et en effaçant les contours métiers, fait la part belle à la polyvalence…

DES GARES VOYAGEURS AUX PANG, LA NÉCESSITÉ D UN VÉRITABLE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

Si permettre l’accessibilité pour tous marque une réelle avancée, lemploi demeure au coeur de cet enjeu. Les cheminot·e·s sont des acteurs essentiels pour garantir le traitement et la réalisation dune production de qualité en sécurité. Il est donc urgent de remettre la formation au centre du parcours professionnel afin que les cheminot·e·s soient formés tout au long de leur carrière pour travailler en toute maîtrise de leurs gestes et obligations. Redonnons du sens au travail par une formation de qualité et un parcours professionnel dans un cadre social de haut niveau !

L’accessibilité est un enjeu essentiel du service public ferroviaire. Aussi, cela exige des moyens conséquents et non pas du bricolage ! Cest à ce prix que les voyageurs en situation de handicap pourront voyager en train dans des conditions optimales. Il y a nécessité de mettre aux normes les quais, laccès aux gares et l’équipement des matériels roulants pour donner plus dautonomie face au handicap, visible ou invisible !

Aussi la Fédération CGT des cheminots exige :

  • la réhumanisation des gares et l’arrêt de leur transformation en PANG ;
  • l’ouverture des gares du premier au dernier train ;
  • la réhumanisation des trains en mettant fin à l’EAS/ANS.

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20 décembre 2023

Fret SNCF : comment la libéralisation a accéléré le déclin du rail

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