Fédération CGT des Cheminots


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IL EST URGENT DE CHOISIR D’AGIR !

Vente et escale

| Élections CSE 2018

Si depuis plusieurs années, les cheminots de la vente et de l’escale subissent les suppressions d’emplois et la dégradation de leurs conditions de travail, les récentes annonces de la Direction révèlent son intention d’accélérer le pas.

Face aux velléités de nos hauts dirigeants, qui mettent en difficulté les directions locales sommées de suivre la ligne politique décidée par G. Pépy, il est grand temps d’agir et de choisir une autre voie : celle du Service Public.

La CGT n’a pas l’intention de laisser détricoter, par une direction libérale, ce que des générations de cheminot-e-s ont patiemment construit au cours des décennies passées.

Le mouvement était déjà amorcé mais le vote de la réforme du système ferroviaire a aiguisé l’appétit destructeur de la Direction !

13542 cheminots sont directement menacés !

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A la vente : Plus qu’un plan social, une stratégie « d’éradication ».

Après la destruction progressive des postes à la vente, dans les gares et boutiques, la Direction de la SNCF a décidé de changer de braquet en lançant une campagne agressive de suppressions d’emplois.

Les annonces tombent à un rythme effréné, et toujours plus destructrices.

C’est sous couvert du développement du digital que la Direction tente d’éradiquer la vente physique.

Elle va jusqu’à fermer les points de vente qu’elle juge pourtant « rentables » pour contraindre les usagers à se diriger vers les réseaux de distribution digitaux.

Peu lui importent les conséquences pour les usagers et les files d’attente qui s’allongent.

Cette stratégie pousse jusqu’au cynisme, lorsque, dans les médias, G.PEPY conseille aux usagers de se rabattre sur les Centres Ligne Directe (CLD) pourtant déjà exsangues et qui explosent sous la charge de travail.

De la même veine, en sous dimensionnant les cadres d’organisation des CLD, la Direction souhaite d’une part développer l’externalisation et d’autre part, augmenter les délais d’attente afin de contraindre les usagers à se diriger vers le « tout digital ».

Partout en France, les annonces de suppressions d’emplois à la vente pleuvent, toujours plus néfastes les unes que les autres.

Les annonces atteignent l’inimaginable lorsque sur la région Paris Rive Gauche, la Direction annonce plus de 250 suppressions de postes à la vente (guichets, encadrants, pôles d’appui).

Ces annonces sont d’autant plus inquiétantes que dans le contexte de la réforme du système ferroviaire, les menaces de transferts de personnels, de mobilité géographique et de licenciements pèsent sur les cheminots.

L’Escale est également dans le collimateur.

Avec la complicité de Gares & Connexions, SNCF Voyages transforme les cheminots des escales en agents accueil-embarquement pour les TGV 100 % service (INOUI) et OUIGO.

L’accueil en gare est négligé voire supprimé, ou alors sous-traité à City One, Itiremia ou Ariès, association qui utilise des travailleurs en réinsertion professionnelle à moindre coût, ni formés, ni équipés pour répondre aux besoins des usagers.

Les portes d’embarquement dégradent les conditions de travail des cheminots.

Les formations juridique/placement sont devenues inadaptées et inapplicables, ce qui génère une explosion des faits sûreté et atteintes, en lien avec les portes d’embarquement (13 faits sûreté recensés en 2017 à Paris Montparnasse contre 39 fin août 2018).

Au TER, les annonces sont moins brutales, plus étalées dans le temps, mais l’objectif est le même : détruire l’emploi pour pouvoir transférer des lignes à de futurs concurrents, répondre à la commande des Autorités Organisatrices régionales placées sous contrainte financière par l’Etat et faire de la productivité.

Les zones diffuses se désertifient et les grandes gares ne sont pas épargnées.

La Direction en profite pour développer des équipes mobiles avec un mix des métiers afin de supprimer davantage d’emplois et réduire les parcours professionnels.

Plus particulièrement en Ile de France et sur Transilien :

La mise en place sur tous les établissements Transilien des « petits collectifs » se fait dans des conditions catastrophiques, que ce soit pour les conditions de travail des agents ou pour la qualité du service rendu aux usagers.

Dans un contexte de travaux d’infrastructure permanents, d’incidents de circulation toujours plus nombreux, les usagers sont livrés à eux-mêmes, tôt le matin ou tard le soir, les week-ends et en dehors des pointes !

Pour les agents, c’est une perte importante de rémunération (EVS) et une dégradation de leurs conditions de vie, avec la disparition quasi systématique des postes d’appui en horaires de journée.
Le sous-effectif dans ces établissements est tellement flagrant que les directions ne se cachent même plus pour faire appel à des intérimaires pour tenir des postes du cadre d’organisation.

Comme si cela ne suffisait pas, les missions des agents commerciaux sont dévoyées et les contours métier explosent : transbordement dans les voies, réarmement d’un signal d’alarme, contrôle des billets (via l’assermentation), patrouilles en tenue SNCF dans les RER par du personnel sédentaire (EML, Escorte…), ….

En revanche, il est devenu « INTERDIT » de vendre des billets « grandes lignes » aux guichets !

La CGT revendique :

  • le maintien et le développement des services d’accueil en gares ;
  • un dimensionnement correct des Centres Opérationnels Escale ;
  • l’arrêt des fermetures et des réductions d’ouverture de points de vente ;
  • la ré-internalisation de charges pour les Centres Ligne Directe ;
  • la reconnaissance d’un métier Commercial Voyageurs complet ;
  • la réouverture des services clientèle dans les gares ;
  • que l’ensemble des ventes, prestations SNCF et multimodales soit réalisé par des agents commerciaux voyageurs ;
  • l’arrêt de la polyvalence accrue pour les agents commerciaux ;
  • l’arrêt de la séparation des ventes TER et Voyages ;
  • des cadres d’organisation adaptés à la charge de travail et couverts ;
  • l’arrêt de la bi-localisation ;
  • des postes d’appui technique Vente Qualification D tenus par un ACM ;
  • la mise en place de guichets multi-activités mono-métier.

 AVEC LA CGT,
IMPOSONS NOS CHOIX,
NOS REVENDICATIONS !

 

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LSA OU LE SACRIFICE ASSURÉ DES MÉTIERS DE LA VENTE

Bilatérale Voyages LSA du 26 mars 2019

| Exploitation

La Direction a reçu la CGT en bilatérale le 26 mars 2019, pour présenter son projet de Libre-Service Accompagné (LSA).

Ce concept de tablettes en libre-service pour les usagers est dans la droite ligne de ce qui a été fait dans les bureaux de La Poste.

L’objectif est clair : la poursuite de la suppression massive de guichets et de vendeurs

Si l’outil n’est pas nouveau, la Direction profite des expérimentions à Paris Saint Lazare (Février 2017) et à Paris Nord (Février 2018) pour tenter de l’étendre à toutes les gares parisiennes et à 3 gares de province (Marseille, Bordeaux et Strasbourg).

Une intégration en guise de désintégration !

Les LSA intègreront les NEV (Nouvel Espace de Vente) mais dans une logique de réduction des espaces destinés à la vente physique.

Pour exemple, sur la gare de Bordeaux, il est prévu de passer de 700 à 200 m2 dans le cadre du NEV (Nouvel Espace de Vente).

L’objectif, non avoué par la direction, est bel et bien de supprimer à nouveau des guichets.

D’ailleurs, les expérimentations en gare de St Lazare et de Paris Nord se sont accompagnées par des fermetures de guichets.

Une installation et un accompagnement minimalistes !

Pour rendre acceptable son projet, la direction veut se montrer rassurante en nous certifiant qu’il restera des TPV pour traiter « des cas d’usage » car personne d’autre ne peut les réaliser pour l’instant.

Pourtant, l’analyse des expérimentations des LSA dans les 2 gares parisiennes montre que le service rendu aux usagers en termes de qualité n’est pas au rendez-vous. C’est un comble, la direction a l’art et la manière de faire et dire son contraire. Alors qu’elle organise sciemment la casse du réseau de distribution, elle en regrette par la suite le résultat…

D’ailleurs, elle reste silencieuse lorsque qu’on lui détaille les conséquences désastreuses des suppressions de guichets avec une augmentation considérable du temps d’attente aux guichets pour les usagers.

Si le LSA n’a pas pour objet, selon la direction, de faire de la productivité en termes de postes de vendeurs (les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient…), le dimensionnement humain que prévoit la direction, à savoir un AEV (Agent Espace Vente) pour 2 à 3 postes de vente en LSA, n’est pas acceptable tant d’un point de vue des conditions de travail que de réponse aux besoins des usagers.

La CGT affirme que les usagers souhaitent avoir de la présence humaine et des cheminot-e-s formé-e-s et professionnel-le-s pour les conseiller et les accompagner au cours de leur parcours dans l’achat d’un titre de transport.

Concernant la formation, la direction nous a répondu que celle d’AEV est à revoir. En ce sens, l’UDS (Université Du Service) se chargera de la formation outil. Ensuite, une séquence apprentissage est en cours de construction, soit à l’UDS ou sur site (au cas par cas) et qui aura pour objet test et manipulation de l’outil.

La suite : LSA en expansion ou outil à vocation à disparaître avec les vendeurs ?

Après les gares parisiennes et les 3 gares de province, la question d’un développement à grande échelle est posée. Tout en restant énigmatique, la direction fera un retour d’expérience (REX) pour savoir s’il est pertinent d’élargir à d’autres gares en affirmant déjà que cela se ferait uniquement sur les gares voyages. Il n’est pas prévu de déploiement spécifique du LSA sur le périmètre TER, mais à partir des LSA Voyages de faire du bout en bout y compris avec le TER.

Le service commercial subit des attaques sans précédent avec comme objectif la réduction des coûts par la réduction de la masse salariale. Après les récentes annonces de suppressions de 6 agences groupes sur 7 et de 266 emplois, la direction Voyages, avec ce projet, continue d’oeuvrer à la casse du métier de vendeur.

Nous constatons, qu’une fois de plus, la direction a une vision étriquée de ce métier et qu’elle est animée uniquement par le spectre de l’ouverture à la concurrence et ne raisonne jamais en termes de complémentarité et d’efficacité du service public.

Pour la CGT, les réorganisations successives au service commercial voyageurs conduisent à une dégradation de la qualité de service envers les usagers, à rebours de l’ambition affichée de la direction.

La Fédération CGT des Cheminots réaffirme que le métier de vendeur a un rôle important dans la chaîne de distribution et une réelle plus-value dans l’image de l’entreprise vers les usagers.

Ainsi, la CGT exige de la direction qu’elle s’impose un nouveau défi, celui de l’efficacité et d’un service public ferroviaire SNCF de haut niveau. En ce sens, nous estimons que la direction doit être en capacité de proposer aux vendeurs des missions complémentaires plus à même de pérenniser le métier et d’offrir aux usagers une qualité de service optimale.

En ce sens, la CGT revendique :

  • l’arrêt des fermetures et des réductions d’heures d’ouverture de points de vente ;
  • la reconnaissance d’un métier Commercial Voyageurs complet ;
  • que l’ensemble des ventes, prestations SNCF et multimodales soit réalisé par des agents commerciaux voyageurs ;
  • l’arrêt de la polyvalence accrue pour les agents commerciaux ;
  • l’arrêt de la séparation des ventes TER et Voyages ;
  • des cadres d’organisation adaptés à la charge de travail et couverts.

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52 REPOS DOUBLES, LE TEMPS D’UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE !

Conditions de travail

| Exploitation

Un comité de suivi de l’accord sur l’organisation du temps de travail dans le GPF (Groupe Public Ferroviaire) s’est réuni le 09 janvier 2019.

La Direction n’a pas communiqué de relevé de décisions mais les premiers retours en régions révèlent de graves reculs en matière de conditions de vie et de travail.

Collant à la trajectoire économique et à la suppression des milliers d’emplois tracées dans le budget 2019, la Direction compte « enfoncer le clou » et dégrader les conditions de travail.

Elle considère l’accord d’entreprise sur l’organisation du temps de travail comme une opportunité « de nouvelles libertés RH ».

D’ailleurs, dans ses communications, elle n’hésite pas à présenter cet accord comme un levier de performance afin de réaliser des gains de productivité.

En effet, en 2016, alors que l’ampleur de la mobilisation des cheminots faisait pression sur le gouvernement et la Direction, la précipitation de l’UNSA et de la CFDT à signer cet accord, a rompu les négociations. Le texte, non abouti, laisse une grande place à l’interprétation.

En juin 2018, certains établissements ont clairement indiqué leur intention de décliner une note RH de cadrage de la Direction nationale, afin de réduire de 52 à 30 le nombre de repos doubles minimum par an pour les cheminots affectés à la réserve.

La « pause » électorale pour ménager les signataires.

Cependant, face aux différentes interpellations régionales comme nationales et compte tenu du contexte, la Direction, soucieuse de préserver les apparences, a accordé à la CFDT une suspension de l’application de cette note RH jusqu’à la première réunion du comité de suivi.

Bien sûr, personne n’a été dupe. Une suspension n’est pas un abandon.

Suite aux interpellations de la CGT lors du CE Circulation de décembre 2018, la Direction de la Circulation a confirmé cette suspension.

Après le comité…

Le comité de suivi s’est réuni le 09 janvier 2019. Seules les Organisations Syndicales signataires et la Direction étaient présentes.

Si malgré les demandes répétées de la CGT auprès de la Direction, aucun compte rendu de cette réunion n’a été transmis, l’absence de communication des participants, d’habitude si prompts à communiquer, laissait présager de la teneur des décisions.

En effet, en régions, la CGT a interpellé les Directions d’établissements au travers du processus d’alerte sociale (DCI : Demande de Concertation Immédiate).

Elles ont confirmé la réduction de 52 à 30 repos doubles pour les cheminots affectés à la réserve, conformément aux dispositions nationales à l’issue de la réunion du comité du 09 janvier 2019.

Et maintenant ?

On peut également redouter que d’autres éléments de la réglementation sur l’organisation du temps de travail aient été revisités lors de ce comité (Durée Journalière de Service minimum, évolution…).

Pour la CGT, ces dégradations des conditions de travail sont intolérables.

Au-delà des démarches pour obtenir une information exhaustive sur les conclusions du comité, la CGT, aux côtés des cheminots, créera les conditions d’une mobilisation massive afin d’interpeller la Direction pour refuser cette dégradation des conditions de travail et gagner sur nos revendications en la matière.

MOBILISONS-NOUS, POUR IMPOSER NOS REVENDICATIONS !

LE 19 MARS 2019, TOUS MOBILISÉS !

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ÉQUIPES MOBILES, LA COUPE EST PLEINE !

Escale et vente

| Exploitation

Les équipes mobiles et toutes les déclinaisons de cette forme d’organisation du travail, s’appuient sur une polyvalence et une mobilité accrues des cheminots.
La Direction maquille grossièrement son renoncement au service public ferroviaire, et ce sont les cheminots et les usagers qui en payent le prix.
Revendiquons une autre voie !

Si c’est dans le laboratoire de l’Ile de France que sont apparues les premières équipes mobiles (EML), aujourd’hui la Direction a clairement affiché son intention de les mettre en place dans toutes les régions de France.

Une organisation multiforme mais à dessein unique

Cette organisation du travail, multiforme, ne répond qu’à un seul objectif, celui de réaliser des gains de productivité.

La forme et les missions de ces équipes sont variables selon les régions où elles se développent. Elles sont composées indifféremment de cheminots de l’escale, de la vente et/ou de contrôleurs.

Ces cheminots doivent dans la même journée vendre, réaliser l’accueil, le filtrage, le contrôle sur le quai et parfois même à bord des trains, tout en se déplaçant sur une ligne ou un tronçon de ligne et ce, quel que soit leur métier d’origine.

Des conditions de travail mises au pilori !

Régulièrement présentées aux cheminots comme une solution moins douloureuse que les suppressions sèches de postes ou même « vendues » comme une opportunité de déroulement de carrière et parfois accompagnées par quelques « primettes », les EML et ses déclinaisons sont des « machines » à broyer les emplois et les conditions de travail des cheminots.

Au rythme des suppressions d’emplois, les cheminots des EML voient leur charge de travail exploser sans que, pour autant, l’avenir de leur propre poste soit garanti.

En effet, les EML sont très rapidement devenues une variable d’ajustement des effectifs des établissements.

Cette polyvalence et cette mobilité de chaque instant, s’accompagnent d’absence de moyens, de formation et de reconnaissance.

Ainsi, les cheminots subissent une véritable explosion d’un « mal-être au travail » qui n’épargne pas la sphère privée.

Des parcours professionnels réduits à peau de chagrin.

La direction justifie ses choix en prétendant que le contenu des métiers ne serait plus pertinent.

Celle-ci n’a aucune limite concernant la redéfinition de nos métiers en voulant mettre en place « des journées de service avec des missions à la carte » en fonction du lieu géographique, des effectifs et flux…

En bref : les contours des métiers sont effacés, leur contenu est décomposé pour être recomposé et adapté quotidiennement en fonction des velléités économiques de la Direction.

A travers ces nouveaux gestes métiers, la direction tente d’effacer la technicité, le professionnalisme et de réduire davantage les parcours professionnels des cheminots.

Ainsi, au-delà des conséquences sur les conditions de travail, cette polyvalence vise à peser sur les salaires en méprisant les qualifications et la technicité de nos métiers.

Emplois, parcours professionnels, conditions de travail, formation et qualifications, sont autant de leviers de productivité que la Direction tente d’actionner à travers la mise en place des EML.

L’illusion d’un service aux usagers !

L’argument majeur, mais pas moins fallacieux de la Direction pour le déploiement d’une telle organisation du travail, est le maintien du service public dans les gares.

Bien sûr, elle fait fi des milliers de suppressions d’emplois à la vente et à l’escale qui ont conduit et continuent de conduire à la déshumanisation des gares.

En réalité, avec les équipes mobiles, les guichets ne sont ouverts que quelques heures par jour (parfois même moins d’une heure) et de manière aléatoire et très ponctuelle.

C’est le même schéma qui est utilisé pour l’accueil, l’information et les missions d’escale en gare. Quelques heures d’ouverture pour afficher un service qui, en réalité, est creux.

Les usagers n’ont aucune garantie de trouver un service en gare quotidien ou même régulier. Face à ce désengagement, les cheminots des EML subissent au quotidien la colère des usagers.

Et maintenant ?

Alors que la Direction minimise ou feint d’ignorer les conséquences qu’entraînent la mise en place des EML et ses déclinaisons en termes d’organisation du travail, la CGT revendique une ré-humanisation des gares avec des cheminots formés car ce sont les conditions indispensables pour réaliser le service de qualité que sont en droit d’attendre les usagers.

Nous réclamons des parcours professionnels clairs qui reconnaissent la technicité des cheminots des gares.

ENSEMBLE, CHOISISSONS D’AGIR POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS.
LE 19 MARS 2019, TOUS MOBILISÉS !

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DU SOL AU BORD IL N’Y A PAS DE FUMÉE SANS FEU

Audience Direction Voyages

| Exploitation

Le 19 Décembre 2018, dans le cadre d’une audience nationale, la CGT a interpellé la Direction Voyages quant à son projet d’assurer l’accompagnement des TGV avec des cheminots de l’Escale.
Niant ce projet pour 2019, la Direction n’a pourtant donné aucune garantie pour 2020 tout en rappelant qu’elle souhaitait multiplier les polyvalences à la vente et l’escale.

Si sur le périmètre TER, les Directions régionales annoncent sans détours leurs intentions de fusionner les métiers de la Vente, de l’Escale et des Trains, sur Voyages, la Direction avance en dissimulant davantage ses ambitions en la matière.

Ainsi, à demi-mot, la Direction de l’axe TGV Atlantique a laissé entendre son projet d’expérimenter l’accompagnement des TGV par des cheminots d’Escale sur les établissements de l’Axe.

Au mépris du dictionnaire des filières, sans formation adéquate et alors même que la classification des métiers est en cours de négociation, la Direction tente d’avancer tous azimuts.

Elle dépèce les métiers pour réaliser des économies sur les formations, sur les parcours professionnels et supprimer des milliers d’emplois sans même considérer les conséquences sur la sécurité et les conditions de travail.

UNE DIRECTION EMBARRASSÉE !

La Direction Voyages visiblement embarrassée a nié toute volonté de transformation de l’accompagnement des TGV pour 2019.

Elle affirme ne pas être le commanditaire de cette expérimentation tout en cherchant à connaître la source de nos informations (qui, quand, comment ???).

En effet, la Direction Voyages indique que pour 2019, seule la polyvalence Vente/Escale est recherchée et qu’il n’y a pas de remise en question du rôle et des missions des ASCT.

Avec le déploiement des portiques d’embarquement, la suppression de nombreuses tâches de sécurité et en contraignant les usagers à utiliser les réseaux de distribution digitaux, la Direction compte éradiquer les métiers de la Vente et multiplier les polyvalences à l’Escale.

Lors de cette audience, la CGT a rappelé qu’elle ne dénonçait pas des initiatives, types « vie ma vie » pour la découverte du métier d’ASCT par les cheminots de l’escale ou de la vente mais bien la volonté de la Direction de dépouiller les fondements des métiers en fusionnant les métiers.

Malgré les affirmations et l’affichage de circonstance de la Direction Voyages, il n’y a pas de fumée sans feu.

Nul ne doute que le projet d’affecter des cheminots de l’Escale ou de la Vente dans les trains annoncé dans les établissements est bien réel mais que le ramdam provoqué par les interpellations de la CGT a incité la Direction à plus de prudence.

À l’heure où la Direction de OUIGO envisage la vente de repas dans les trains par les ASCT, d’autres projets de même nature voient le jour dans tous les territoires.

Cependant la CGT restera vigilante et continuera de porter les revendications des cheminots en matière de métier, parcours professionnels, de conditions de travail et de service public ferroviaire.

AVEC LA CGT, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS.

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MES GUICHETS, MON SERVICE PUBLIC !

Guichets vente IDF

| Exploitation

Faisant fi des files d’attente que les réductions successives du nombre de guichets de vente dans les gares et les boutiques SNCF ont déjà entraînées, de nouvelles annonces de la Direction révèlent son intention d’accélérer le pas en éradiquant les guichets.
Face à ces velléités, habitants, usagers et cheminots doivent s’unir pour la défense d’un véritable service aux voyageurs.

La Direction de la SNCF lance une campagne agressive de suppressions des guichets de vente.

L’objectif non avoué par la Direction est de faire une fois de plus des économies sur le dos des usagers et des salariés, pour assumer une réforme ferroviaire non financée et les velléités d’expansion à l’international des dirigeants de SNCF.

C’est sous couvert du développement du digital que la Direction tente d’éradiquer la vente physique.

Elle va jusqu’à fermer les points de vente qu’elle juge pourtant «rentables» pour contraindre les usagers à se diriger vers les réseaux de distribution digitaux.

Cette stratégie pousse jusqu’au cynisme lorsque, dans les médias, G. PEPY conseille aux usagers de se rabattre sur les plateformes téléphoniques payantes avec des délais d’attente toujours plus importants.

D’autant plus qu’en gares, en renvoyant vers les automates du fait de la suppression de la vente physique, les files d’attente se multiplient également devant les bornes de billetterie automatique.

En réalité, l’allongement des files d’attente aux guichets, au téléphone et aux bornes automatiques fait partie de la stratégie de la Direction pour contraindre les usagers à se diriger vers le « tout digital » et internet.

C’est inacceptable puisque cela exclut de fait des moyens de paiement (espèces qui représentent 30% des paiements en gares et chèques).

De plus, cela prive les voyageurs des conseils dispensés par les cheminots formés et aptes à démêler l’imbroglio tarifaire.

Un accès déjà très dégradé !

A Paris et en Ile de France, pour accéder à un guichet, les usagers doivent attendre en moyenne plus de 45 minutes tous les jours (semaine ou week-end) et régulièrement plus d’une heure, parqués à l’extérieur de l’espace de vente debout dans les halls voyageurs.

En l’espace de deux ans sur le périmètre de la Gare de Lyon, près de quarante guichets ont été supprimés.

Presque tous les jours, les espaces de vente ferment leurs portes entre 30 et 40 minutes avant la fermeture officielle pour prendre en charge les usagers déjà à l’intérieur sans pouvoir en accueillir d’autres.

Régulièrement, à partir de 17 heures, pour faire face à l’affluence, la vente aux guichets est réservée aux voyageurs qui ont un départ le jour même.

Les usagers qui souhaitent un billet pour un autre jour sont réorientés vers les files d’attente des bornes automatiques.

La Direction tente même de mettre en place un système de prise de « rendez-vous » pour accéder aux guichets, comme on le ferait pour une visite chez le médecin.

Les files d’attente qui s’allongent inexorablement alimentent le mécontentement légitime des usagers et conduisent à augmenter les évènements sûreté, incivilités….

Des annonces encore plus destructrices.

Les annonces de la Direction sont pour le moins très claires.

A la vente, ce sont plus de 750 emplois qui seront supprimés en France en seulement 5 mois, prémices de vagues de suppressions encore plus importantes.

Plus précisément, à Paris et en Ile de France, les annonces atteignent l’inimaginable lorsque sur le périmètre de Paris Montparnasse et Austerlitz, la Direction annonce plus de 250 suppressions de postes à la vente.

En gare de Paris Saint Lazare, la Direction compte supprimer 8 guichets sur 12, soit les 2/3.

De plus, sur la zone de Paris Saint Lazare, elle a annoncé les suppressions supplémentaires de 57 postes de vente en zone diffuse sur 2019 et 2020.

A Paris Nord, là aussi, les menaces de suppressions d’emplois à la vente pèsent sur les guichets.

À Paris Est, ce sont également des dizaines d’emplois à la vente et autant de guichets qui sont menacés.

D’ailleurs, depuis plus de 4 semaines, les cheminots de Paris Est sont en grève pour défendre leurs emplois mais aussi un véritable accès au service public ferroviaire avec un réseau de distribution humanisé et le maintien des guichets.

Pour la CGT, le Service Public doit être accessible au plus grand nombre avec l’égalité de traitement comme élément de cohésion quels que soient la localisation, le public, les moyens.

En ce sens, les guichets sont indispensables. D’autant plus que les cheminots formés sont à même d’aiguiller et de conseiller les usagers.

Ensemble, usagers, élus locaux, associations et cheminots, nous pouvons peser pour infléchir les orientations de la Direction SNCF.

Portons cette exigence du maintien et du développement de la vente dans les guichets en gares et boutiques.

ENSEMBLE POUR NOS GUICHETS, ENSEMBLE POUR NOTRE SERVICE PUBLIC LE 14 DÉCEMBRE 2018, TOUS EN GRÈVE !

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À LA CROISÉE DES CHEMINS, CHOISISSONS NOTRE VOIE !

Escale et circulation

| Élections CSE 2018

Emploi, conditions de travail, sécurité, fermetures de lignes, de gares, de postes d’aiguillage, charge travaux, parcours professionnels…tous ces sujets seront prochainement revisités, passés au filtre de la réforme du système ferroviaire en cours, aux objectifs de productivité et aux renoncements de la Direction d’entreprise.

Si le fatalisme fait partie de la stratégie de la Direction, les cheminots seront très prochainement en mesure de refuser la résignation et de faire le choix de revendications ambitieuses mais légitimes.

Compte tenu des perspectives que trace la Direction pour nos métiers, les semaines à venir seront déterminantes ! Imposons notre voie !

ESCALE : la sécurité, mètre-étalon des conditions de travail et de l’emploi.

Dans de nombreuses régions, la direction procède au transfert de l’autorisation de départ du sol au bord et plus généralement à la suppression des missions de sécurité à l’Escale, avec pour conséquence l’élimination des cheminots de la filière Transport Mouvement.

Les évolutions réglementaires concernant le départ des trains, attendues en 2019, entrent dans ce cadre.

Dans les gares où elle l’estime nécessaire, la direction conserve des postes d’aide au départ mais à la filière Commerciale en utilisant des CDD, et demain des agents d’intérim ou de sociétés privées.

Ce choix consiste à faire de la productivité mais aussi à liquider les postes difficilement transférables dans de nouvelles Entreprises Ferroviaires, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence.

Plus de 5600 emplois sont donc suspendus au maintien des missions de sécurité à l’Escale.

De plus, en effaçant la technicité liée à la sécurité, la Direction tente de réduire les déroulements de carrière et leurs parcours professionnels.

Cependant, même si la Direction montre un acharnement féroce à détruire les métiers de l’Escale, la CGT, aux côtés des cheminots, mène des luttes victorieuses.

A Saint-Etienne et dans d’autres chantiers, les mobilisations ont permis de faire bouger certaines lignes et d’imposer une formation sécurité solide (AMV) pour le chef d’escale chargé de donner les autorisations de départ.

La CGT revendique :

  • Le maintien des missions de Sécurité au sol (autorisation de départ, STEM, protections travaux, bulletins de freinage, etc.) ;
  • Un recrutement massif pour une réhumanisation des gares, afin d’assurer la sécurité des voyageurs et des circulations ;
  • Un éventail plus large en termes de parcours professionnels et une véritable reconnaissance de la technicité des cheminots de l’Escale ;
  • L’arrêt des transferts incessants des tâches des agents de la filière Commerciale sur ceux de la filière Transport Mouvement et inversement.

Lorsqu’à la Circulation, les masques tombent…

Les prétentions de la Direction sont tellement énormes et destructrices pour près de 13000 cheminots de la Circulation, qu’elles ont fini par éclater au grand jour.

Le désengagement de l’Etat à financer les lignes UIC 7 à 9 pèse sur le devenir de plus de 1200 cheminots des EIC qui travaillent exclusivement sur celles-ci.

De plus, la Direction compte ajouter au tableau ses leviers de productivité (télécharger le fichier)

Pourtant, tous les compteurs temps sont déjà au rouge et les postes non tenus se multiplient. Les repos, les congés reportés et les divers compteurs représentent un manque de près de 400 emplois.

Dans le même temps, avec plus 1600 travaux par an, la charge travaux va exploser alors qu’elle est déjà sous-évaluée et que les conditions de travail sont dégradées.

Malgré ce tableau noir, les récentes mobilisations des cheminots des EIC démontrent que nous avons les ressources pour gagner une autre voie.

Avec la CGT, la mobilisation des cheminots de l’EIC PRG (Paris Rive Gauche) a permis de gagner des revendications importantes améliorant les conditions de travail et de rémunération lors des phases travaux.

Dans de nombreux EIC, les lignes bougent sous la mobilisation des cheminots avec la CGT.

La CGT revendique :

  • Le maintien du réseau capillaire et des postes d’aiguillage ;
  • Un recrutement massif ;
  • La création de postes en pré-opérationnel dans le processus « organisation des travaux » ;
  • Création de postes et réduire la charge sur le principe : 6 heures de nuit = 8 ;
  • Revalorisation des dispositions de rémunération reprises à la DC 04410 ;
  • La considération dans le temps de travail des « prises et remises de service ».

AVEC LA CGT,
IMPOSONS NOS CHOIX, NOS REVENDICATIONS !
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EN GARE, ON SE MOBILISE !

Réforme du ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les cheminots de l’Escale sont déterminés à gagner une autre réforme du système ferroviaire.

Partout en France, dans les gares, la mobilisation des cheminots des métiers de l’escale est d’un très haut niveau.

Afin de faire plier ce gouvernement et le contraindre à de véritables négociations, nous devons élever le rapport de forces sur nos chantiers Escale.

C’est certainement dans les métiers de l’Escale que les conséquences de la réforme du système ferroviaire, portée par le gouvernement et la Direction du GPF, sont les plus lisibles.

La saignée !

Si la Direction n’a pas attendu ce projet gouvernemental pour engager des vagues de suppressions d’emplois et multiplier les polyvalences (Sol/Bord, Vente/Escale), la réforme qu’elle soutient va encore plus loin dans la destruction de l’entreprise, de l’emploi et des conditions de travail.

Avec une diminution de 4% des effectifs des métiers de l’Escale en 2018, inscrite au budget, ce sont 350 emplois supplémentaires qui risquent de disparaitre.

La Direction manœuvre de longue date pour la concurrence.

Dans le contexte de concurrence dont la réforme gouvernementale fait le lit, les cheminots des métiers de l’Escale feraient les frais d’un transfert vers des entreprises privées.

En effet, dans un premier temps, la Direction tente de liquider les postes difficilement transférables dans de nouvelles Entreprises Ferroviaires dans le cadre d’une reprise de lignes régionales.

Répondant à la même stratégie, la Direction multiplie les transferts d’autorisations de départ du sol vers le bord et tente de supprimer toutes les tâches de sécurité exécutées par les cheminots de l’Escale pour créer les conditions d’une externalisation, d’une privatisation de pans entiers d’activité.

En supprimant et en externalisant les tâches réalisées par les cheminots de l’Escale comme les autorisations de départ, l’accueil, la prise en charge des PSH (Personnes en Situation de Handicap)…, la Direction fait table rase de l’organisation pour mieux introduire les entreprises privées.

De la même veine, la Direction a annoncé le 15 mars un plan interne dont les détails seront connus en juillet, qui prévoit un développement de la polyvalence, la casse du dictionnaire des filières (GRH0263), toujours plus d’attaques sur les métiers et de suppressions d’emplois.

La grande braderie : transférabilité, statut de l’entreprise.

Au-delà du désengagement de l’Etat dans le financement des lignes capillaires et la menace qui pèse directement sur les emplois à l’Escale dans les gares de petite et moyenne taille, ce projet de réforme marque la volonté du gouvernement et du patronat de transformer la SNCF en Société Nationale à Capitaux Publics (SNCP) qui n’est rien d’autre qu’une Société Anonyme vouée à la privatisation.

Ainsi, comme cela fut le cas pour France Télécom, le gouvernement crée les conditions d’une privatisation de la SNCF.

Si les métiers de l’Escale sont un véritable maillon de la chaîne sécurité et un rouage essentiel du service public ferroviaire, ils sont perçus comme un coût compressible dans ce contexte de privatisation.

Quant aux conditions de transférabilité des cheminots vers les entreprises privées, le projet de réforme ne prévoit dans le fameux « sac à dos social » aucune garantie de conserver quoi que ce soit au-delà de 15 mois.

Ainsi, les cheminots transférés seront privés de leur régime de prévoyance (Caisse de prévoyance) et des garanties couvrant les parcours professionnels, les avancements en grade, en position, les conditions de travail (réglementation sur l’organisation du temps de travail, accord Cessation progressive d’activité…).

L’Ile de France et la stratégie de la division.

L’annonce du gouvernement de repousser l’ouverture à la concurrence sur le Transilien à 2039 participe à la stratégie de la division.

Outre le fait que cette annonce confirme que l’ouverture à la concurrence n’est pas obligatoire, le gouvernement tente d’isoler les cheminots d’Ile de France afin de peser sur les mobilisations.

Cependant, personne n’est dupe. Face aux vagues de suppressions de postes avec la généralisation des transferts d’autorisations de départ et les mises en place d’organisations du travail telles que « les petits collectifs », les cheminots de l’Escale se verront imposer une mobilité vers la province ouverte à la concurrence ou vers les entreprises comme Transkeo en Ile de France.

Mais ce scénario n’est pas celui que tracent les cheminots par leur mobilisation massive et durable.

Celle-ci pèse chaque jour un peu plus sur le gouvernement. Le Premier Ministre est contraint de recevoir les organisations syndicales le 07 Mai.

La porte des négociations est ouverte, il faut maintenant accentuer la pression. Amplifions le rapport de forces par la mobilisation de tous les cheminots les 03 et 04 mai 2018.

TOUS ENSEMBLE, AGISSONS PAR LA GRÈVE
LES 03 ET 04 MAI 2018 !
(Pensez à vos DII)

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AGIR POUR CHOISIR ET NE PLUS SUBIR !

Réforme du ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Au-delà des conséquences évidentes pour les usagers, la réforme, portée par le gouvernement, menace directement les emplois et les conditions de travail des cheminots de la vente.

Cependant, la forte mobilisation des cheminots depuis le 03 Avril, gagne, pas à pas, une autre voie, celle du Service Public.

Ainsi, c’est par leur inscription massive dans l’action que les vendeuses et les vendeurs choisiront leur avenir.

Le gouvernement et la Direction utilisent les mêmes éléments de langage pour imposer leur réforme que pour mettre en oeuvre les multiples réorganisations. Ainsi, c’était déjà sous couvert de modernisme et de prétendue « compétitivité » que les cheminots des métiers de la vente (aux guichets, en gares, en boutiques ou dans les centres d’appels téléphoniques), ont subi les déstructurations, les vagues de suppressions d’emplois et les dégradations de leurs conditions de travail.

Sur le périmètre « Voyageurs », sur la seule année 2017, plus de 2000 emplois, pour l’essentiel à la vente et dans les escales, ont été supprimés. La trajectoire budgétaire 2018 est de la même veine.

A présent, le Gouvernement et la Direction s’associent pour accélérer le pas et tenter, à travers cette réforme, de brader la SNCF, de condamner définitivement les emplois de la vente et l’avenir des cheminots.

« La banane sociale »

Alors que la Direction s’évertue à travers ses communications à promouvoir un pseudo « sac à dos social », qu’en est-il réellement des perspectives pour les cheminots de la vente ?

Dans le cadre de la perte de la gestion ou de l’exploitation de la ligne au profit d’une autre entreprise que la SNCF, les cheminots de la vente n’auraient aucune garantie de conserver quoi que ce soit au-delà des 15 mois qui suivent leur éventuel transfert.

Ainsi, les cheminots transférés seront privés de leur régime de prévoyance (Caisse de prévoyance) et des garanties couvrant les parcours professionnels, les avancements en grade, en position, les conditions de travail (réglementation sur l’organisation du temps de travail, accord cessation progressive d’activité…) …

Bref, un sac à dos social bien vide pour tous les cheminots !

Concurrence, transférabilité et promotion digitale ?

Si dans la période, la Direction est peu bavarde sur les sujets du digital et de la distribution automatique après en avoir fait la promotion, c’est qu’elle essaie de taire leurs conséquences sur les cheminots de la vente dans le contexte de la réforme.

En effet, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, les entreprises privées ont clairement affiché leur intention de mettre en place le « tout digital » supprimant, de fait, la vente physique aux guichets et dans les boutiques.

Quant aux centres d’appels téléphoniques (CLD, RCAD…), d’ores et déjà, la volonté d’externaliser vers des plateformes téléphoniques privées multi-services et multi-produits obère leur devenir.

Dans le contexte de concurrence dont la réforme gouvernementale fait la promotion, le « Digital » est présenté comme l’unique vecteur de distribution de la billetterie.

Quant aux cheminots de la vente dans le cadre de transfert….plus aucune perspective dans l’entreprise privée et une mobilité géographique forcée dans l’entreprise historique SNCF qui aura vu son activité fondre.

En réalité, seule une entreprise publique unique peut répondre aux besoins des usagers de conserver et de développer la vente par des cheminots en gares, en boutiques et CLD (Centres Ligne Directe).

Transilien et l’Ile de France : la stratégie de la division

Afin de diviser les cheminots et d’isoler ceux de l’Ile de France, le gouvernement a pris soin d’annoncer le report de l’ouverture à la concurrence pour le Transilien. Outre le fait que cela démontre que l’ouverture à la concurrence n’est pas une obligation, la manoeuvre est cousue de fil blanc.

En effet, sur le périmètre Transilien, pour la seule année 2017, 490 emplois de la filière commerciale sédentaire (soit 10% des effectifs) ont été supprimés, marquant le désengagement profond de la Direction pour la distribution physique.

Ainsi, les cheminots d’Ile de France qui voient leur emploi supprimé, subiraient une mobilité forcée vers la province livrée à la concurrence ou vers une autre entreprise de type Transkeo.

Des cheminots qui pèsent dans l’action

Le poids de l’action des cheminots par la grève n’est pas uniquement mesuré en fonction de l’impact sur la production.

Bien sûr, les files d’attente interminables en dehors des périodes de grève démontrent à elles seules l’impact sur la production lorsque les cheminots de la vente se mobilisent par la grève.

Mais au-delà de ces indicateurs, les vendeurs et les vendeuses sont également les premiers relais en direction des usagers.

C’est grâce à leur engagement massif dans la mobilisation que les usagers et l’opinion publique partagent un bon nombre de nos revendications.

Ainsi, dans de nombreuses gares, les guichets sont fermés avec 100% de grévistes à la vente, les usagers, en contact quotidien, se sont associés au rejet de la réforme gouvernementale.

Un gouvernement qui plie sous le poids de la mobilisation

Face à une Ministre des Transports sans pouvoir décisionnel, les organisations syndicales ont réclamé de véritables négociations avec le Premier Ministre.

Alors que celui-ci claironnait dans tous les médias qu’il refuserait de rencontrer les organisations syndicales, il a plié sous le poids de la mobilisation des cheminots en programmant une réunion le 07 Mai 2017.

La porte des négociations est ouverte, il faut maintenant accentuer la pression. Amplifions le rapport de forces par la mobilisation de tous les cheminots, le 03 et 04 mai 2018.

TOUS ENSEMBLE, AGISSONS PAR LA GRÈVE
LE 03 ET 04 MAI 2018 !

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DES CHEMINOTS LUCIDES ET DETERMINÉS !

Réforme du ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Face à la détermination des cheminots, la Direction utilise tous les stratagèmes pour tenter de peser sur la mobilisation.

Cependant, elle se heurte à la lucidité des cheminots et à leur conviction qu’ensemble, ils gagneront une autre réforme du système ferroviaire.

La Direction du GPF (Groupe Public Ferroviaire) utilise tous les leviers dont elle dispose pour, d’une part, promouvoir le projet gouvernemental de réforme du système ferroviaire et d’autre part, dissuader les cheminots de se mobiliser.

Cependant, les campagnes de désinformation de la Direction sont autant de « coups d’épée dans l’eau » face à des cheminots de la circulation qui mesurent parfaitement les enjeux.

Les vieilles ficelles !

A défaut de convaincre par les arguments, la Direction, aux abois, utilise le matraquage de communication pour diviser les cheminots.

Elle inonde les boîtes mails des cheminots de l’EPIC Réseau et notamment celles des cheminots de la circulation.

Dans ses courriels, elle va jusqu’à affirmer que seuls les cheminots de l’EPIC Mobilités seraient touchés par la réforme portée par le gouvernement.

Pour autant, les cheminots ne sont pas dupes.

« Retirez-moi s’il vous plait de la liste de diffusion, je ne veux plus rien recevoir, MERCI !!!!!!!!!! Nos boîtes mails débordent de temps réels et flashs info en tout genre…Si la direction est si bavarde et qu’elle veut vraiment communiquer avec ses agents, qu’elle le fasse avec les organisations syndicales qui nous représentent, ce qui n’a pas été vraiment le cas jusqu’à présent.
Comme beaucoup de cheminots, je me sens bafouée et pas du tout considérée, ni respectée, quand on voit ce qui nous attend avec cette réforme. Réforme que l’on essaie de nous vendre à tout prix et tant bien que mal, avec ces articles si joliment tournés…mais nous ne sommes pas dupes !
Je vous demande, donc, de prendre ma demande en considération. »

Sans commentaire…

Tout est dit dans cette réponse cinglante d’une cheminote à la suite d’un énième courriel de la Direction pour tenter de diviser les cheminots.

Un projet de destruction ferroviaire et de régression sociale.

Au-delà du désengagement de l’Etat dans le financement du réseau capillaire et la menace qui pèse sur les 1200 emplois rattachés dans les EIC, ce projet de réforme modifie juridiquement le contrat de travail, ainsi que les règles concernant les conditions de travail, de rémunération, d’avancement.

Il balaie les garanties sur les facilités de circulation, les différents accords tels que temps partiel, CPA (Cessation progressive d’activité)…

Pour les cheminots qui ne seraient pas « transférables », la Direction SNCF, celle-là même qui dirige les filiales, n’aura de cesse de réduire les garanties collectives notamment en vidant le Statut de sa substance.

Quant au statut de l’entreprise, la volonté du gouvernement est de transformer la SNCF en Société Nationale à Capitaux Publics (SNCP).

Ainsi, cette structuration d’entreprise crée les conditions d’une privatisation de la SNCF. C’est le même schéma qui fut appliqué à France Télécom.

De plus, les cheminots de la circulation verront leurs parcours professionnels se réduire comme « peau de chagrin ».

Cloisonnés définitivement dans des entreprises distinctes, les cheminots de la filière TM (Transport Mouvement) ne pourront plus avoir cette transversalité nécessaire au système ferroviaire, permettant un parcours professionnel et limitant la mobilité géographique forcée.

Une réelle mobilisation des cheminots des EIC.

Rarement les cheminots de la circulation se sont inscrits dans l’action avec une telle ferveur. Partout en France, les chiffres de grévistes, les témoignages et les participations aux actions, révèlent que la mobilisation est ancrée à un haut niveau dans les EIC et que la détermination des cheminots est intacte.

Quelques exemples révélateurs :

100% de grévistes sur certaines journées aux COGC (Centres Opérationnels de Gestion de la Circulation) de Nantes, de Toulouse, de Clermont Ferrand et de Tours.

La mobilisation a atteint 71% à l’EIC Midi-Pyrénées et jusqu’à 72% sur l’EIC Languedoc Roussillon. Tant et si bien que suite à la fermeture des postes d’aiguillage pour tout ou partie des journées du 28 et 29 Avril, aucun TER n’était prévu de circuler en Languedoc Roussillon et le retard pris pour les travaux conduira certainement à des vitesses limites de 40 km/h sur l’axe littoral.

Après 1 mois de mobilisation, les cheminots de Woippy sont toujours (et de plus en plus nombreux) en lutte.

Les postes d’aiguillage de Woippy (une des plus grosses gares françaises et européennes de triage marchandises) sont fermés et le service de la circulation s’arrête à 21h pour le PRS.

Pas à pas, le gouvernement cède !

Ainsi, la mobilisation des cheminots pèse chaque jour un peu plus sur le gouvernement. « Exit » la Ministre des Transports, le Premier Ministre est contraint de recevoir les organisations syndicales le 07 Mai.

Il s’agit d’un premier pas. Nous devons amplifier le rapport de forces dès le 03 et 04 mai 2018 pour imposer des négociations sur la base de nos revendications.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

18 avril 2019

Mobilisation du personnel SNCF devant la gare de Béziers

Ce jeudi est une nouvelle journée d'action et de mobilisation régionale des cheminots. À Béziers, une quarantaine de personnes se sont rassemblées pour dénoncer une réorganisation des services et la disparition du service public.[…]

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