Fédération CGT des Cheminots


Les grèves locales continuent de payer !

Négociations EIC

| Exploitation

À la suite des actions locales très fortes organisées dans les EIC, la direction de SNCF Réseau poursuit ses annonces.
Après la table ronde du 13 mai, la direction a gardé quelques annonces supplémentaires à faire aux initiateurs du préavis national.
Personne n’est dupe sur le rapport de forces réel qui est à l’origine de l’ensemble de ces acquis, entre des actions de grèves réelles et des intentions qui ne demandaient qu’à être abandonnées !

L’ensemble des annonces de la direction :

  • Des recrutements supplémentaires « autant que de besoin pour couvrir les postes vacants », l’organisation de la formation sera ajustée pour accueillir l’ensemble des stagiaires ;
  • Des formations modularisées pour les aiguilleurs, limitées aux 12 prochains mois, avec engagement de formations complémentaires ;
  • Un suivi des recrutements dans chaque EIC ;
  • Une prime de 600 euros versée sur la paye de juin ;
  • Une majoration temporaire de la prime de travail de 20 % pendant 8 mois pour les agents classes 2, 3 et 4 et pendant 7 mois pour les autres (et une mesure équivalente pour les contractuels) à compter du mois de septembre ;
  • Le lancement d’une étude sur la remise de service entre opérateurs (échéance octobre, avec point d’étape en juillet) ;
  • Une réflexion spécifique sur les fins de carrière (échéance octobre) ;
  • Réunion de la commission métier sur le schéma CCR ;
  • La direction de SNCF Réseau portera à la connaissance de la direction du GPU la revendication d’une évolution des éléments de rémunération des salariés opérationnels en EIC.

Pour rappel, les conflits locaux organisés par la CGT, souvent unitairement, sont à l’origine de la panique de la direction de SNCF Réseau. Et pour cause ! Les cheminots ont été très fortement mobilisés dans la grève, avec une forte participation de l’encadrement, et ils ont multiplié les journées pour démontrer leur détermination.

Après les EIC de Paris Est (90 %) et Paris Nord (55 %), c’est la mobilisation pendant 4 jours de l’EIC APC (80 %) qui a convaincu la direction de faire des annonces nationales.

D’autres conflits locaux ont suivi pour enfoncer le clou : Toulouse 80 % ; Lorraine Champagne Ardenne 60 % ; PACA 70 % ; Montpellier (tous services) 30 %. Par la suite, sur Limoges, Tours, Normandie et Bretagne, la direction a cédé avant même le dépôt du préavis, sachant que la mobilisation serait puissante. Autrement dit, le rapport de forces était créé !

Ces régions, qui vont cumuler les acquis locaux avec les annonces nationales, ont obtenu des embauches, des créations de postes pour améliorer les conditions de travail ou les fins de carrière, et des mesures salariales qui vont donc monter selon les régions jusqu’à un maximum de 12 mois de hausse de la prime de travail de 20 % et 1 600 € de prime.

Si des conflits locaux avaient été menés de manière unitaire dans les quelques régions mobilisées sur le préavis national du 25 mai, les acquis sur ces sites auraient été bien plus importants : Paris Sud-Est 59 % de DII ; Lille 18 % ; Chambéry 16 % ; Paris Saint Lazare 15 %.

Tous les autres EIC se situent entre 1 et 10 % de DII.

La lutte paye !
Continuons à agir !

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QUAND LES OUTILS INFORMATIQUES DÉRAILLENT, LES CHEMINOT·E·S SONT EN PREMIÈRE LIGNE !

Agence voyages en groupe

| Exploitation

À l’instar de leurs collègues des guichets et RCAD, les cheminots de l’agence voyages en groupe de Strasbourg, seule agence du territoire national, subissent les effets d’un nouvel outil de vente défaillant.
Après un droit d’alerte déposé par les représentants CGT du site le 23 février, une action de grève nationale le 13 mars, le 18 mars les agents de ce service exerçaient leur droit de retrait.

Le développement l’outil « New book 2.0 » à l’agence Groupes de Strasbourg fait partie d’un vaste projet appelé « Cœur Commercial ». Celui-ci consiste à modifier en profondeur l’ensemble des logiciels et supports informatiques du système de distribution dans les gares, les RCAD mais aussi à l’agence Groupes.

Lors de sa mise en production le 15 février 2024, les anomalies ont été remontées et les usagers se sont retrouvés face à de nombreuses défaillances techniques sur les portails de réservation. Plusieurs centaines de dossiers de groupe se sont ainsi perdus, exposant les agents à de multiples agressions verbales. Cette situation a conduit la CGT à déposer un droit d’alerte. Pour seule réponse, la direction demande aux cheminots de patienter jusqu’au 21 mai afin que les problèmes s‘estompent.

LE « YIELD MANAGEMENT », OUTIL DE LA CASSE DES DROITS DES USAGERS !

Les usagers attendent un meilleur service pour leur faire préférer le train, ce mode de transport écologique tant plébiscité, mais qui manque cruellement de moyens humains et financiers ! Parallèlement, et régulièrement dénoncée, la politique commerciale de l’entreprise reste une machine à cash dont les cheminots et usagers font les frais.

Les voyageurs méritent une autre attention plus conforme et plus transparente, qui nécessite de revoir la politique du contingentement qui réduit les possibilités et droits des voyageurs, notamment celui des accompagnateurs de personnes en situation de handicap.

AGIR POUR NE PAS SUBIR !

La CGT dénonce une nouvelle fois la mise en place d’outils qui impactent le quotidien des agents commerciaux et dégradent leurs conditions de travail ! C’est donc en toute connaissance de cause que l’entreprise expose les cheminots au risque d’agression, allant jusqu’à donner les nom et prénom des agents traitant les dossiers « Groupes » au mépris de la RGPD.

Les pressions « amicales » exercées dans les gares, RCAD et au service Groupes doivent cesser pour préserver la santé physique et psychique des cheminots, afin qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions et fournir un véritable service public de qualité !

La CGT revendique :

  • Des moyens humains pour assurer le Service Public SNCF ;
  • Le développement de l’offre Groupes ;
  • La ré-internalisation des charges de travail (centres de débord, agences de voyages, etc.).

POURSUIVONS LA LUTTE
POUR DE MEILLEURES CONDITIONS DE TRAVAIL !

LES CHEMINOTS DE GARES & CONNEXIONS ONT LEUR MOT À DIRE !

| Exploitation

Réorganisations, ouverture à la concurrence, manque d’effectifs, conditions de vie et de travail dégradées… comme ailleurs, les cheminotes et cheminots de Gares & Connexions ont leur mot à dire, des revendications à satisfaire.
La Fédération CGT des cheminots se tient à leurs côtés !

OUVERTURE À LA CONCURRENCE : TOUS CONCERNÉS !
Début septembre 2023, la direction de Gares & Connexions a présenté aux élus du CSE un projet global de réorganisations des différents établissements. Il s’agit, pour la direction de Gares & Connexions, de préparer la mise en oeuvre de l’ouverture à la concurrence généralisée du rail et la privatisation de la SNCF, bout après bout.

Exemple en régions PACA et Occitanie :
La direction de Gares & Connexions crée deux établissements. Chaque région administrative (AOT) aura son établissement Gares & Connexions. Pour la direction, ce serait plus simple pour gérer les gares et les ABE à bien des conditions. En revanche pour les fonctions-support, c’est clair : ce sera une tout autre histoire ! La direction, toujours en recherche de productivité, entend les « rationaliser » et les mutualiser entre les deux futurs établissements. Ces cheminots seront, de surcroit, tiraillés entre 2 établissements aux intérêts parfois divergents, la Région PACA faisant tout pour se passer de la SNCF alors que la Région Occitanie affiche une volonté de travailler seulement avec la SNCF le plus longtemps possible.

Autre exemple en Région Grand Est :
Bien que le processus d’appel d’offres ne soit pas encore lancé, l’autorité organisatrice des transports (la région administrative) a intégré le possible transfert complet (exploitation de la ligne et gestion des bâtiments). La direction de Gares & Connexions réorganise son établissement selon ce scénario, possible mais incertain.

Quel que soit l’exemple et sa justification officielle, la direction de Gares & Connexions réorganise ses établissements pour répondre à la privatisation de la SNCF, bout après bout ! La Fédération CGT des cheminots l’affirme : c’est bien l’efficience du service public ferroviaire et tous les cheminots qui seront frappés par la mise en oeuvre de l‘ouverture à la concurrence du transport ferroviaire.

ON NE TRANSIGE PAS AVEC LA SÉCURITÉ !
Depuis 2020, Gares & Connexions est aussi affectataire des quais en lieu et place de SNCF Réseau. De nombreux projets qui impliquent le risque ferroviaire sont sous seule maîtrise d’ouvrage de Gares & Connexions depuis. Quatre ans après, Gares & Connexions « découvre » que le compte n’y est pas, le personnel nécessaire dans les équipes « projets ferroviaires » étant insuffisant. La Fédération CGT des cheminots exige la mise en oeuvre rapide des embauches nécessaires et la dispense des formations associées. Comme en témoignent les accidents mortels de ces dernières semaines, la sécurité et les conditions de travail des cheminots ne sauraient être sacrifiées, y compris à Gares & Connexions !

INTÉRESSEMENT : À QUEL PRIX ?!
Le montant très élevé de l’intéressement 2023 ne doit pas masquer qu’il est en grande partie dû à la productivité dégagée au détriment des cheminots de Gares & Connexions. Malgré un nombre de postes vacants très élevé, l’intégralité de la production a été réalisée, au prix, par conséquent, d’une dégradation des conditions de vie et de travail des cheminots.
C’est un constat, une réalité qui ne souffre d’aucune contestation possible. Le nombre de déclarations d’accident du travail avec arrêt est d’ailleurs objectivé dans le cadre de ce dispositif. C’est inacceptable et irresponsable !
À l’opposé, la Fédération CGT des cheminots revendique la juste rémunération des qualifications détenues par les cheminots (diplômes, formations professionnelles, expérience) et indispensables à la bonne exécution de tout travail.
La désindexation des salaires sur les prix, le gel des salaires vécus par les cheminots durant 8 années consécutives, ainsi que l’inflation constante de ces dernières années ont conduit à la dévalorisation des qualifications détenues par les cheminots !
Il est donc juste et légitime de revendiquer de véritables augmentations générales des salaires plutôt que des rémunérations assises sur des politiques et stratégies d’entreprise allant à l’encontre des salariés !

JE SUIS POUR,
DU 28 MARS AU 4 AVRIL 2024,
JE VOTE CGT AUX ÉLECTIONS
DES CONSEILS D’ADMINISTRATION SNCF.

 

⇒ Retrouvez toutes les informations et le développement de nos revendications sur www.renforcement-cheminotcgt.fr

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DES ACTIONS, DES PROPOSITIONS !

Circulation

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Depuis les actions de 2022 et du 1er décembre 2023, les cheminotes et cheminots de la Circulation revendiquent de meilleures conditions de travail, plus d’emplois, une meilleure reconnaissance de la technicité des métiers et un meilleur équilibre vie professionnelle / vie personnelle.
D’autres mobilisations seront nécessaires pour arracher de nouvelles conquêtes.

Pour la CGT, une action réussie repose sur un ancrage de terrain, et non sur des incantations : une grève ne se décrète pas, elle se construit ! La CGT mène un combat de chaque jour pour satisfaire les revendications des cheminots au plus près, grâce à ses syndicats de proximité qui débattent, proposent et construisent des mobilisations en phase avec les réalités du terrain. C’est d’ailleurs grâce à cette activité que nous avons réussi à remettre en cause le schéma directeur des CCR, obtenu la création d’une indemnité de reconnaissance des métiers de la Circulation ainsi que la prise en compte des temps de remise de service.

Pour autant, tout n’est pas réglé !

En effet, le niveau de rémunération à la Circulation est trop faible et nécessite une revalorisation pour une meilleure reconnaissance des qualifications. La CGT revendique le doublement du montant de la prime de travail avec des mesures équivalentes pour les contractuels et des augmentations générales des salaires.

Le nombre de fermetures de postes de circulation faute de personnel se conjugue au nombre de démissions en augmentation. Les conditions de travail continuent de se dégrader, tout comme les indicateurs sécurité. La CGT revendique l’embauche de 686 cheminots dans les EIC en 2024, en déclinaison des 8 400 emplois annoncés dans le GPU, la création de postes de formateur, assistant formateur et ADPX pour valoriser l’expérience professionnelle en fin de carrière.

Les conditions de travail en horaires décalés (3×8 ; 2×8) telles qu’elles sont fixées actuellement dégradent la santé des cheminots et ne permettent pas un bon équilibre entre vie personnelle et professionnelle. La CGT revendique la généralisation de roulements à 5 lignes respectant des périodes courtes, l’augmentation du nombre de week-ends, de repos en grille et les préconisations de la médecine du travail pour les métiers de la Circulation, la mise en place de coupeurs/pauseurs avec la volonté de réduire la pénibilité.

TRAVAIL POSTÉ, SOURCE DE PÉNIBILITÉ

Dans ce cadre, la CGT s’est rendue à la table ronde Réseau sur les conditions d’exercice des métiers le 11 mars. Pour le moment, les propositions apparaissent comme une nouvelle opération de communication : fournitures d’EPI, achat de fauteuils 3×8, expérimentation de roulements innovants, décalage des prises de service Matinée à 6h00. Pour la CGT, d’autres perspectives doivent être tracées. Les nombreuses études réalisées par la médecine du travail démontrent les conséquences sur la santé :

  • Les troubles du sommeil, de la vigilance et du rythme biologique ;
  • La mauvaise régénération physiologique liée au manque de sommeil ;
  • Une augmentation du risque accidentel ;
  • Les troubles digestifs liés à la variabilité des heures de prise des repas ;
  • Les travailleurs postés présentent plus de facteurs de risques cardio-vasculaires (CV) que les travailleurs de jour.

DES PROPOSITIONS CGT : 3×8, DES ROULEMENTS À 5 LIGNES

Télécharger le tract pour voir les propositions

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UNE GRÈVE À GUICHETS FERMÉS !

Mobilisation du 13 mars gares et RCAD

| Exploitation

À l’appel de la CGT, les agents commerciaux dans les gares et RCAD ont décidé de se mobiliser par la grève le mercredi 13 mars 2024, jour de l’ouverture des ventes d’été !
Ils dénoncent la casse des emplois dans les gares, les conditions de travail et le mépris de la Direction !

Ce conflit, organisé par la CGT, qui a trouvé son origine dans les centres d’appel SNCF, s’est rapidement propagé dans les services commerciaux.
Cette journée du 13 mars est une preuve du ras-le-bol et de la détermination des cheminot·e·s de ces chantiers à relever la tête :

  • Paris Austerlitz grandes lignes : 75 % (hors intérimaires) ;RCAD de Douai : 59 % ;
  • RCAD de Poitiers : 90 % ;
  • Nîmes : 100 % (vente et accueil embarquement) ;
  • Sète : 100 % vente-escale ;
  • Limoges : 25 % ;
  • Toulouse : 46 % vente, 65 % BCC ;
  • Lille : 75 % guichets-escale ;
  • Midi-Pyrénées : 85 % sur zone diffuse.

Les distributions de tracts devant les gares ont reçu un bon accueil des usagers, qui subissent également cette politique du chiffre et de la casse des emplois.

Pour le moment, la direction de SNCF Voyageurs se contente du versement d’une majoration de 20 % de la prime de travail sur trois mois ainsi que de l’annonce de l’embauche de 6 cheminot·e·s issus des contrats en cours intérimaires et CDD au RCAD de Nantes. Si ces annonces sont à porter au crédit de la lutte, elles sont encore très insuffisantes et vont nécessiter de nouvelles interventions des cheminot·e·s avec la CGT !

Le rapport de forces créé le 13 mars doit permettre d’acter des annonces de la part de la Direction dans le cadre des rencontres qui auront lieu dans les prochaines semaines, à commencer par le 27 mars, date du prochain comité technique (Cotech) « métiers de la relation clients sol ». Lors de cette rencontre, la CGT portera ses revendications en termes d’emploi, de formation, de parcours professionnel, de rémunération, de conditions de travail et de fin de carrière !

De plus, la CGT revendique :

  • la réhumanisation des gares ;
  • l’embauche des CDD et intérimaires ;
  • la reconnaissance de la pénibilité ;
  • des augmentations générales des salaires et la revalorisation de la prime de travail.

Face à une direction enfermée dans sa logique de digitalisation à outrance et son lot de suppressions de postes, seule la mobilisation de tous les cheminots permettra d’obtenir satisfaction sur nos revendications !

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LE 13 MARS, SUSPENDONS LES VENTES !

| Exploitation

Une délégation CGT a été reçue en conciliation le 20 février dans le cadre du préavis de grève national Vente du 13 mars prochain.

Les réponses apportées par la direction lors de cette rencontre sont très en-dessous des attentes et des revendications portées et nécessitent l’intervention et la réaction collective des cheminot·e·s.

  • Alors que les cheminot·e·s de la Vente, « agents de la relation clients au sol et à distance », subissent depuis le mois d’octobre 2022 le déploiement d’un logiciel inachevé qui en est à sa 60ième version ;
  • Alors qu’ils et elles subissent les foudres des usagers excédés par les délais de vente qui s’allongent à cause des « BUGS » informatiques et des dysfonctionnements techniques ;
  • Alors que les formations restent insuffisantes pour les cheminot·e·s ;
  • Alors que les différences de caisses liées aux défaillances techniques amputent les rémunérations liées aux objectifs ;
  • Alors qu’un grand nombre d’agents dans les RCAD ont déjà agi massivement par la grève les 10 et 24 janvier derniers ;
  • Alors que la Fédération CGT des cheminots a déposé une alerte sociale et un préavis de grève national pour porter les revendications ;

la Direction de SNCF Voyageurs reste sourde. Pire, lors de la réunion de conciliation du préavis de grève qui a eu lieu le 20 février dernier, elle a estimé avoir fait son maximum en proposant 3 mois de majoration de 20 % de la prime de travail (3×50 euros), en positionnant quelques renforts et en accordant 6 autorisations d’embauches sur le RCAD de Nantes.

Dans ces conditions, les cheminot·e·s des services commerciaux en gare et dans les RCAD doivent se mobiliser en nombre pour exiger une meilleure reconnaissance et de meilleures conditions de travail !

La Fédération CGT appelle les cheminot·e·s des gares et des RCAD à cesser massivement le travail par la grève le mercredi 13 mars 2024.

Elle appelle également à des distributions de tracts aux usagers devant les gares pour dénoncer ces conditions qui dégradent le service rendu à la population et les relations commerciales.

ENSEMBLE, EXIGEONS DES MOYENS HUMAINS, TECHNIQUES ET FINANCIERS POUR UN SERVICE PUBLIC DE QUALITÉ !

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DES SUITES POUR LES EIC !

| Exploitation

Le 1er décembre 2023, à l’appel de la CGT, les cheminot·e·s des EIC se sont mobilisés massivement dans les régions pour dénoncer le manque de moyens et d’effectifs et l’absence de reconnaissance des métiers de la circulation.

Si les actions menées depuis 2022 ont permis d’obtenir des annonces de recrutements dans les territoires, dans les faits, les cheminot·e·s des EIC ont encore du mal à mesurer de réels impacts positifs sur leurs conditions de travail.

Les nouvelles règles de classification et de rémunération des métiers servent désormais de levier à la Direction pour porter atteinte aux salaires des nouveaux embauchés. Le niveau de responsabilités dans les postes d’aiguillage n’est pas en adéquation avec le salaire proposé. Dans ces conditions, les candidats quittent les formations voire leur emploi dès la réception des premiers bulletins de paie.

Il est urgent d’augmenter les salaires des cheminot·e·s de la circulation, de reconnaître les qualifications et d’améliorer les conditions de travail.

Les cheminot·e·s doivent, avec la CGT, poursuivre les interpellations de leur direction d’établissement pour gagner des embauches et la couverture de tous les postes.

De plus, il devient nécessaire de réduire la pénibilité liée au travail en horaires décalés, de respecter les contours des métiers, d’améliorer les formations et de valoriser les examens et les parcours professionnels.

Alors que la direction de SNCF Réseau prévoit d’organiser une table ronde le 28 février prochain pour traiter des « conditions d’exercice des métiers », la CGT a d’ores et déjà porté des revendications en termes d’amélioration des roulements, d’aménagement de postes de fin de carrière, de départ anticipé et de reconnaissance des métiers.

La CGT revendique également :

  • l’augmentation générale des salaires et la revalorisation de la prime de travail, avec des mesures équivalentes pour les cheminots contractuels ;
  • l’amélioration des conditions de travail avec des roulements respectant l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle ;
  • la réduction de la pénibilité ;
  • une CPA pour tous de 48 mois ainsi que des mesures pouvant aller jusqu’à 24 mois supplémentaires pour les métiers de la circulation reconnus à pénibilité avérée (36 mois travaillés rémunérés à 100 % et 36 mois non travaillés rémunérés à 75 %).

La CGT réunira prochainement ses sections pour décider de nouvelles journées d’actions coordonnées.

De nouvelles mobilisations sont nécessaires pour contrer la direction SNCF, qui organise la division des cheminot·e·s et la casse de nos métiers !

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AU BORD DE L’ÉRUPTION SOLAR !

Agents commerciaux gares et RCAD

| Exploitation

Le 10 janvier, à l’appel de la CGT, les cheminot·e·s des RCAD ont décidé de cesser le travail pour dénoncer les méfaits de la mise en place à marche forcée de Solar et la dégradation de leurs conditions de travail. Cette grève, qui a été largement suivie par les télévendeurs, nécessite des suites avec l’ensemble des agents commerciaux gares et RCAD.

La CGT dénonce depuis de nombreuses années la casse des métiers, notamment ceux de la vente. La Direction use de stratagèmes pour contraindre les usagers à la digitalisation à tout prix. À ce stade du déploiement de Solar, la Direction prévoit des consignes de contournement sur l’outil de vente Solar, visant à utiliser les bornes et SNCF Connect. Ainsi, les agents commerciaux en gare sont donc priés de finaliser les ventes sur les outils permettant la fermeture des guichets ! Cette situation entraîne donc un rejet des cheminot·e·s craignant pour leur avenir !

De plus, dans les RCAD, la Direction externalise les charges de travail (minimum 30 % annoncés par la Direction pour Armatis) et poursuit son oeuvre de destruction des emplois en n’hésitant pas à mettre les cheminot·e·s en concurrence par site RCAD (comme MID, contrat « Pro »…)

La mise en œuvre de Solar est évolutive depuis 2021, accentuant les dysfonctionnements au rythme des versions et des mises à jour. Dans ce contexte, les cheminot·e·s voient donc les conditions d’exercice de leurs métiers se dégrader, sans que l’entreprise ne reconnaisse l’expérience et la technicité. Ils perdent le sens du travail ! Il en découle une augmentation des risques psychosociaux et de l’absentéisme. De surcroît, ces dysfonctionnements engendrent des litiges entre collègues et usagers, favorisant les agressions.
Dans sa politique de suppression des emplois, la Direction accentue la précarisation par l’utilisation abusive des contrats précaires (intérimaires, CDD…). Elle dispose également d’une arme au regard de l’accord Classifications-Rémunérations, qui accentue l’effacement des contours métiers !
Face à une situation explosive, la Fédération CGT des cheminots porte les revendications suivantes :

  • réinternalisation des charges de travail dans les RCAD ;
  • emploi : embauches des CDD et intérimaires ;
  • réhumanisation des gares ;
  • conditions d’exercice des métiers : reconnaissance de la pénibilité pour les agents commerciaux gares et RCAD, temps de pause, etc. ;
  • parcours professionnels gares et RCAD : réévaluation du métier de référent commercial à la classe 4 ;
  • salaires : revalorisation de la prime de travail ;
  • compensations du déploiement de Solar : gel des objectifs et majoration de la prime de travail de 20 % avec effet rétroactif pour toute la durée de déploiement et jusqu’à la fonctionnalité complète de Solar.

Face à la dégradation des conditions de travail des vendeur·euse·s et télévendeur·euse·s, la Fédération CGT des cheminots a décidé de déposer une DCI auprès de la direction de SNCF Voyageurs afin d’exiger une amélioration de la situation en matière d’emploi, de déroulement de carrière et d’arrêt de la précarisation des métiers.

La CGT appelle également les vendeur·euse·s et télévendeur·euse·s à se tenir prêts à agir si la Direction ne répond pas favorablement aux revendications portées.

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LA COLÈRE GRONDE DANS LES RCAD !

Relation clients à distance

| Exploitation

Depuis de longs mois, les télévendeurs dans les centres relation clients à distance comme les agents commerciaux en gare souffrent de l’utilisation du logiciel de vente Solar.

Le mercredi 10 janvier 2024, les cheminot·e·s des RCAD de Nantes, Le Mans, Vannes, Béziers, Marseille et Poitiers ont décidé de se mettre en grève.

D’autres sites pourraient s’inscrire dans cette mobilisation.

Les cheminot·e·s dénoncent les nombreux dysfonctionnements du logiciel de vente Solar. Les multiples versions contribuent à la dégradation de leurs conditions de travail. Comme la CGT l’a déjà évoqué, l’utilisation conjointe de Solar et Mosaïque augmente la complexité de la mission des télévendeurs et vendeurs.

Dans les RCAD, la multiplication des outils et l’intensification des appels engendrent une montée des risques psychosociaux et de l’épuisement professionnel. Au fil des versions, la durée du traitement des opérations de vente s’allonge, entraînant un fort mécontentement des usagers et des agressions.

Les cheminot·e·s subissent la perte du sens du travail avec la montée de la polyvalence mais aussi avec la suppression d’un grand nombre de missions de vente.

Enfin, ces cheminot·e·s se sentent méprisés par la direction de SNCF Voyageurs, qui continue de supprimer leurs emplois, en multipliant les manoeuvres visant à la digitalisation à marche forcée.

Lassés de pallier les manquements de la Direction sur le déploiement de cet outil, les télévendeurs ont décidé de cesser le travail pour réclamer :

  • la réinternalisation des charges de travail ;
  • des embauches pérennes de tous les intérimaires et CDD qui le souhaiteraient afin de combler l’ensemble des postes au cadre d’organisation ;
  • la reconnaissance de la technicité des métiers de la vente ;
  • une réelle formation à l’outil Solar hors des séances de e-learning.

La CGT est convaincue que les mobilisations doivent contribuer à d’autres choix quant à l’avenir des métiers de la vente.

Cette mobilisation des cheminot·e·s des RCAD démontre à la Direction que le fatalisme n’est pas dans les têtes et que ces derniers pensent à l’avenir du service public SNCF ainsi qu’au maintien de leurs droits et garanties pour de meilleures conditions de vie et de travail.

Pour dire STOP à la précarité des contrats de travail, pour exiger des emplois et un cadre social de haut niveau, la CGT sera toujours aux côtés des cheminot·e·s en lutte !

Ensemble, construisons l’avenir des métiers de la vente !

Exigeons une réelle amélioration des conditions d’exercice des métiers dans les RCAD et dans les gares !

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1ER DÉCEMBRE : LES AIGUILLEUR·E·S NE SONT PAS LÀ POUR TRICOTER !

Grève dans les EIC

| Exploitation

Alors qu’ils ont le sentiment d’être menés en bateau depuis plusieurs mois avec des demi-mesures qui n’améliorent concrètement pas leurs conditions de travail, les cheminot·e·s de la Circulation, avec la CGT, ont décidé de cesser le travail ce 1er décembre !

Les chiffres de grévistes fournis à la mi-journée sont significatifs. Pour exemple : aucun TER en Aquitaine où la direction refuse de donner des chiffres fiables, 55 % à Clermont, 50 % à Millau, 75 % en PACA, 37 % à la CCR de Lyon, 45 % en Normandie, 47 % à Toulouse, 40 % au COGC de Tours, 50 % à l’EIC Rive Gauche, Assemblée Générale devant la CCC (Commande Centralisée de la Circulation), interpellation des directions en Auvergne, à Reims, à Paris Rive Gauche et lettre ouverte au DET en Champagne-Ardenne…

Ils et elles étaient nombreux dans les EIC à agir aujourd’hui, dans divers chantiers du territoire, pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.

La « pédagogie » de la direction, les diverses entraves aux dépôts des DII, les agissements de certaines organisations syndicales pour casser la grève, n’auront pas empêché les cheminots d’exprimer massivement leur colère et d’exiger des réponses à leurs revendications.

Pour la CGT, il convient de revoir la politique de casse du modèle de service public SNCF par le retour à une entreprise intégrée et un nouveau statut social de haut niveau pour l’ensemble des cheminots ! Dans cette optique, il convient de reconnaître la technicité des métiers et d’augmenter les salaires.

De plus, la CGT revendique une réelle prise en compte du temps de remise et de prise de service à 15 minutes, l’arrêt des journées « courtes » graphiquées à 5h30 ; des augmentations générales des salaires ; une véritable reconnaissance de la technicité des métiers ; une CPA de 48 mois pour tous et des mesures spécifiques pour les métiers de la Circulation reconnus à pénibilité avéré.

LES LUTTES PERMETTENT DES VICTOIRES !

En Normandie, les cheminots de la Circulation ont réalisé une action mobilisant plus de 78 % de grévistes le 13 novembre leur permettant, entre autres, de gagner des emplois, des roulements à 5 lignes. Ils ont décidé de poursuivre la mobilisation ce 1er décembre où ils étaient encore 38 % à se mettre en grève !

Après la victoire du Mans, permettant une révision du schéma directeur de la CCR Bretagne-Pays de la Loire, la CGT poursuit son combat aux côtés des cheminots qui lèvent la tête face à la casse des emplois !

Rien n’est inéluctable, à Réseau comme dans l’ensemble des SA, il faut donc augmenter le rapport de forces si nous voulons gagner de nouveaux droits !

Les cheminots des EIC ont démontré qu’ils étaient prêts à combattre les mauvais choix de la direction de la SNCF.

Les syndicats CGT locaux, avec la Fédération CGT, appellent d’ores et déjà les cheminot·e·s des EIC à débattre et construire les suites de cette puissante journée afin de gagner collectivement sur les revendications portées !

LA LUTTE DOIT S’AMPLIFIER !
NE LÂCHONS RIEN SUR NOS CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL,
CONSTRUISONS NOTRE AVENIR !

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