Fédération CGT des Cheminots


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SUPPRESSIONS ET EXTERNALISATIONS DES CAISSES PRINCIPALES !

EMPLOI

| Exploitation

La Direction « Voyages » a annoncé ses intentions quant au devenir des caisses principales.
Elle souhaite tout bonnement la suppression des 22 caisses principales restantes et de 174 emplois !
Cependant, ces annonces n’ont rien d’inéluctable.
Ce sont bien les cheminots, par leur mobilisation, qui feront bouger les lignes et détermineront leur avenir.

Suppressions d’emplois et externalisations des caisses principales ; les conséquences du désengagement de l’Etat et de la mauvaise réforme du système ferroviaire n’en finissent plus de résonner dans tous les chantiers.

Lors de la réunion du 11 octobre 2017 (bilatérale CGT/Direction Voyages), la Direction a pour le moins été très claire.

Les caisses de Bordeaux, Caen, Nantes, Orléans, Rennes, Toulouse, Nord Ile De France, Paris Austerlitz, Paris Est, Paris Lyon, Paris Montparnasse, Paris Nord, Amiens, Douai, Metz, Strasbourg, Annecy, Dijon, Lyon Perrache, Marseille, Montpellier et Nice, devront selon ses schémas, disparaitre d’ici 2021.

Pourtant, depuis 2010, les cheminots des caisses ont subi de nombreuses réorganisations et les effectifs ont déjà fondu de 25%.

A court terme, les 174 emplois ETP (Equivalents Temps Plein) des caisses principales sont menacés.

D’ailleurs, les suppressions des caisses de Toulouse, Caen et Nice sont, d’ores et déjà, programmées pour le début de l’année 2018 !

Destructions en cascade orchestrées !

La Direction s’est acharnée depuis de nombreuses années à supprimer les guichets des gares et des boutiques. Les files d’attente trop longues et l’absence de guichets en gare ont contraint peu à peu les usagers à se tourner vers le digital (internet et distributeurs automatiques).

A présent, la Direction met en avant que les perspectives de baisse des transactions dans les guichets, conséquence directe de sa politique, entrainent une baisse de charge pour les caisses et condamnent leur avenir.

Selon les estimations de la Direction, la baisse des transactions aux guichets correspond à la suppression de 70 emplois (ETP).

Bien sûr, personne n’est dupe. Cet enchainement, suppressions des guichets/suppressions des caisses principales, est orchestré de longue date.

D’ailleurs, elle encourage la poursuite de la destruction de la vente physique aussi bien au niveau de l’activité Voyageurs que dans le cadre des négociations autour des conventions TER, et se garde bien de ne pas prendre en compte une évolution des recettes des contrôleurs pour ne pas avoir à revoir son objectif.

Pour la CGT, les modes de distribution ne s’opposent pas mais sont complémentaires. Il est donc nécessaire de développer le réseau de distribution physique (guichets et boutiques) afin de répondre aux besoins de tous les usagers.

Plutôt que de rechercher des gains de productivité en supprimant des emplois, elle serait mieux inspirée d’encourager le transport par le fer en reconsidérant sa politique tarifaire et en intégrant les besoins des usagers et les enjeux d’aménagement du territoire (réseaux capillaires ou secondaires…).

L’automatisation comme accélérateur de suppressions d’emplois !

La baisse de volume de transactions dans les guichets, liées à l’activité des caisses (estimée à – 7% par an par la Direction), ne suffit pas à elle seule à justifier la suppression de toutes les caisses principales.

Aussi, la Direction a décidé d’investir lourdement dans la robotisation du traitement des chèques et autres bons d’échange pour poursuivre ses objectifs mortifères.

Automatisation qui ne répond qu’à un seul objectif : supprimer les cheminots des caisses principales. La Direction estime que cela lui permet de supprimer encore 30 emplois (ETP).

La CGT n’est pas opposée aux progrès technologiques, au contraire, elle les encourage lorsqu’ils bénéficient aux usagers et aux cheminots.

L’externalisation pour parachever !

Comme si la baisse d’activité, ajoutée à l’automatisation, ne suffisait pas à légitimer la suppression des caisses principales !

Elle a décidé d’externaliser l’activité des caisses principales en transférant la charge de travail vers les sociétés de transport de fonds (58 emplois ETP).

A l’heure de la réforme du code du travail, de la loi travail XXL et des transferts de contrats de travail réclamés à cor et à cri par la Direction du GPF, ces décisions ont une portée qui doit interroger les cheminots.

Ainsi, si on ajoute la suppression de 16 emplois d’encadrement, ce sont 174 emplois (ETP) qui seraient supprimés d’ici 2021 si les desseins de la Direction se réalisent.

Lors de la réunion, la Direction a annoncé la création de 10 emplois (ETP) de superviseurs chargés de vérifier l’exactitude du travail des salariés de la société de transport de fonds.

Ces annonces s’ajoutent aux suppressions de 1484 emplois pour l’année 2017 sur le périmètre voyageurs (Escale, Vente, Accueil).

Elles s’inscrivent également dans le contexte de suppressions massives d’emplois dans les fonctions transverses, le FRET… pesant d’autant sur les prétendus reclassements au sein du GPF.

Mais ces annonces de suppressions d’emplois ont également pour objectif d’instaurer un climat de fatalisme conduisant à la résignation des cheminots.

Cependant, les cheminots ne sont pas dupes ! Il est certain que par leur mobilisation ils sauront imposer leurs choix !

LE 19 OCTOBRE 2017, ENSEMBLE POUR GAGNER UNE AUTRE VOIE !

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Gare à la patate chaude !

Autorisation de départ

| Exploitation

En supprimant l’autorisation de départ, la Direction menace la sécurité des circulations et des voyageurs.

Pourtant, elle n’infléchit pas sa trajectoire et se contente de rechercher des lampistes.

Lorsque la sécurité devient un accessoire économique d’une Direction qui se contente de renvoyer « la patate chaude », les usagers et les cheminots payent le prix fort.

La Direction accélère sa politique de suppression massive d’emplois pour préparer le transport de voyageurs à une concurrence débridée.

C’est sous couvert d’une prétendue simplification réglementaire ou d’une harmonisation européenne que la Direction SNCF, comme les autres Entreprises Ferroviaires, a appuyé sur « le ventre » de l’EPSF pour qu’elle déverrouille les prescriptions réglementaires afin de supprimer les procédures d’autorisation de départ.

Des milliers d’emplois menacés à l’Escale

Dans une perspective d’ouverture à la concurrence, de transferts de missions des Escales vers Gares et Connexions et d’externalisation de nombreuses tâches (Accueil PMR, Tour de gare…), en supprimant l’autorisation de départ, la Direction SNCF vise directement ou indirectement près de 5000 emplois dans les métiers de l’Escale.

À la recherche du lampiste idéal

Au-delà des conséquences sur l’emploi, la suppression de l’autorisation de départ pour mettre en place une procédure de « mise en mouvement » est une grave dégradation de la sécurité.

Mesurant les conséquences très prévisibles de ce délitement, la Direction s’évertue à fuir et à reporter toutes les responsabilités, notamment celles juridiques.

Dans la plupart des situations, ce sont bien les conducteurs qui auront la charge de nouvelles responsabilités.

Mais dans certains cas où le signal correspondant à la voie n’est pas visible par le conducteur alors que « la marche à vue » ne permet pas de pallier le risque de « nez à nez » (réception sur voie occupée pour forcement ou erreur d’itinéraire…), ce sont les agents circulations et/ou les aiguilleurs qui porteront toute la responsabilité de la procédure en autorisant (verbalement) la mise en mouvement du train.

De plus, cette multiplication de nouvelles communications pour chaque circulation, va entraîner une explosion de la charge de travail dans les postes d’aiguillage dans lesquels les secteurs Circulation sont déjà saturés.

Ultimes lampistes, en signant des consignes locales, sous la pression managériale, permettant aux conducteurs de se mettre en mouvement sans avoir d’assurance sur la position du signal et la garantie d’absence de risque de « nez à nez », les Directeurs de nombreux EIC (Etablissements Infrastructure Circulation) portent une lourde responsabilité.

Pour la CGT, l’identification des responsabilités n’est pas un gage de sécurité.

Le niveau de sécurité d’une procédure et son efficacité ne se mesurent pas au degré de définition du ou des responsable(s) mais bien aux moyens humains et techniques mis en place.

Ainsi, nous refusons de nous plier devant l’acharnement d’une Direction qui met en oeuvre sa stratégie de dumping social et accessoirise la sécurité au détriment des usagers et des cheminots.

Nous exigeons le maintien de la procédure de sécurité d’autorisation de départ réalisée au travers de la parfaite imbrication des métiers des cheminots de l’escale, du train, des conducteurs et des postes d’aiguillage.

LE 24 SEPTEMBRE 2019,

ENSEMBLE, IMPOSONS NOTRE VOIE !

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GUICHETS SNCF : LES BONS, LES BRUTES ET LES TRUANDS !

Commercial Voyageurs

| Exploitation

Refusant de reconnaître l’impact catastrophique de la suppression de 900 vendeurs en un an, la Direction SNCF a multiplié les tactiques de diversion face à la polémique sur les temps d’attente aux guichets. La CGT dénonce cet enfumage et exige de véritables mesures pour améliorer le service public!

Les bons…

Début juillet, alors qu’on leur demandait de refouler les usagers dont le départ ne se faisait pas le jour même et qui n’avaient pas de rendez-vous, des agents SNCF ont décidé de passer outre les consignes et de servir tout le monde. C’était une manière d’éviter le conflit, donc les agressions. C’était également une volonté d’affirmer que le service public est toujours d’actualité, et que tous les usagers doivent trouver une réponse à leurs besoins de transport en venant à la gare !

La Direction SNCF, totalement engoncée dans une réforme ferroviaire qui la transforme en monstre froid capitaliste, n’a rien trouvé de mieux que de lancer des procédures disciplinaires contre les 37 cheminots pour « sabotage concerté » (un motif utilisé contre les Résistants pendant l’occupation nazie !).

Grâce à l’intervention immédiate de la CGT, la Direction a annoncé l’abandon des procédures !

Les brutes…

La Direction déploie des moyens considérables pour écarter les usagers des gares et des guichets, jusqu’à financer des associations qui organisent des ateliers gratuits « comment acheter un billet en ligne » !

Mais rien n’y fait : l’affluence est toujours de mise aux guichets. Certaines populations ne peuvent pas s’en passer (touristes, usagers en difficulté avec internet, etc…). D’autres font le choix du contact humain pour un meilleur service (demandes spécifiques, certitude d’avoir le billet le moins cher…). Et désormais, les guichets font de l’après-vente d’internet et probablement celui des buralistes.

Les vendeurs sont indispensables !

Leur disparition forcée dans les petites gares provoque la colère des usagers et des élus locaux. Dans les grandes gares, notamment parisiennes, ce sont les files d’attente de plusieurs heures qui ont fait leur apparition.

Les truands…

La Direction SNCF a, comme à son habitude, répondu à l’urgence médiatique par un coup de com’ : 150 agents allaient être déployés dans les gares parisiennes…

Sauf qu’il s’agit de personnels sous-traitants peu formés et pas habilités à la vente. Ils peuvent donc fournir quelques renseignements, mais guère plus. Et ils ne seront plus là à la rentrée !

Pour tenter de dégonfler les files d’attente, la Direction a donc imposé le rendez-vous obligatoire à Paris, ou le renvoi sur d’éventuels buralistes en province.

On ne peut comprendre ce passage en force qu’en connaissant le contenu de la réforme ferroviaire votée en 2018 : le Gouvernement fixe désormais une trajectoire financière à la SNCF. Elle lui permet d’obliger l’entreprise publique à dégager des bénéfices pour financer (à la place de l’Etat) les investissements massifs qui sont indispensables pour les infrastructures.

Placée dans cet étau financier, la SNCF fait feu de tout bois : elle supprime des emplois de production, ce qui se répercute sur la qualité du transport (pannes matériels…). Et elle supprime surtout des emplois de services (vendeurs, contrôleurs…), ce qui impacte la sûreté et aussi les files d’attente aux guichets.

La CGT continue donc à dénoncer une réforme ferroviaire votée sur des mensonges, qui débouche sur des scandales à répétition concernant l’effondrement du service public.

Il faut sortir de la spirale infernale !

La CGT exige que les 900 postes supprimés à la vente soient recréés et que les gares et guichets fermés soient rouverts.

En mesure immédiate, la Direction SNCF peut faire appel à une partie des 4 000 cheminots qui croupissent dans les EIM (sortes de Pôle Emploi interne) à la suite de la suppression de leur poste.

Par exemple, sur la seule Région de Paris Saint Lazare, 42 cheminots issus de la filière commerciale sont actuellement à l’EIM. Ils pourraient amener un renfort immédiat et pérenne dans les gares de la Région.

Des solutions simples et évidentes existent pour améliorer le service public ferroviaire. Mais pour les mettre en oeuvre, il faut retirer la réforme de 2018 et donner une nouvelle orientation progressiste à l’action publique.

 

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SOURIEZ, VOUS ÊTES FILMÉS !

Caméras-piéton

| Exploitation

La Direction met en danger les cheminots de la vente, des Escales et les ASCT en les équipant de caméras-piéton (go pro) pour pallier à la déshumanisation des trains et des gares.

Depuis juin 2019, la Direction de SNCF Mobilités expérimente un dispositif de caméras-piéton portées par les ASCT, les cheminots de la vente et des Escales sur l’EST Paris Nord, l’ESV Axe TGV Nord, l’ESV Rhône-Alpes et le périmètre TER Lignes Normandes.

76 caméras sont réparties sur ces 4 établissements.

ARRIÈRE-PLAN ET DÉCOR.

En vidant les gares et les trains de ses cheminots, en multipliant les polyvalences et en rognant sur les fondamentaux métiers, la Direction a dégradé la sécurité et la sureté.

Les atteintes et les outrages (agressions physiques et verbales) à l’encontre des cheminots, représentent plus de 1000 accidents de travail par an, soit 3 par jour.

Pourtant, face à ce constat sans appel, la Direction préfère multiplier les gadgets, même si cela doit entraîner des risques supplémentaires pour les cheminots, plutôt que de dévier de sa politique destructrice (EAS, suppressions des guichets, suppressions des missions et des cheminots d’escale).

C’est dans ce cadre qu’elle souhaite mettre en place ces caméras-piéton.

UNE MISE EN SCÈNE

Pour la Direction, il s’agit d’une part de donner l’illusion de répondre à son obligation d’employeur d’assurer la sécurité physique et mentale de ses salarié-e-s. Mais aussi et surtout, tenter de taire la colère des cheminots qui gronde dans de nombreuses régions avec la multiplication des mobilisations et des « dépôts de sacs ».

La Direction s’appuie donc sur le dispositif de caméras mis en place à KEOLIS et à la SUGE depuis février 2018.

Elle prétend que la présence de la caméra aura un effet dissuasif pour d’éventuels agresseurs.

A ce jour, la Direction possède seulement 3 retours positifs sur l’EST Paris Nord. Bien peu pour imaginer une expérimentation à grande échelle.

Elle anticipe même les dispositions qu’elle espère inscrites dans la future LOM (Loi d’Orientation sur les Mobilités) applicable qu’à partir de janvier 2020.

Bien sûr, la Direction s’arme d’un bataillon de cabinets d’avocats et d’une Direction juridique au service de sa trajectoire économique.

Pour autant, elle méprise de nombreuses conséquences de l’utilisation de ce dispositif, notamment sur le droit à l’image et sur la sécurité des cheminots.

FOCUS SUR UN DISPOSITIF À DOUBLE TRANCHANT.

L’utilisation de la caméra-piéton s’accompagne d’un mode opératoire qui, pour partie, est imposé par la loi.

Ainsi, les cheminots doivent informer, sur le vif, l’agresseur potentiel du déclenchement de l’enregistrement.

Il est évident qu’il peut s’agir d’un point de rupture, déclencheur d’une agression physique.

Si la crainte des images enregistrées peut, dans certains cas, dissuader les éventuels agresseurs, dans d’autres cas, elle peut exacerber les agressions.

Pour la CGT, les cheminots de la vente, des escales et les ASCT ne doivent pas subir cette nouvelle dégradation de leurs conditions de vie et de travail.

De plus, même si la Direction prétend que le visionnage des enregistrements et leur utilisation seront limités, il est clair que l’opportunité de s’en servir comme levier de management et de veille ne lui aura pas échappé.

La Direction compte rapidement étendre ce dispositif sur une grande partie des établissements. Elle vise le déploiement très rapide de près de 4000 caméras-piéton.

Cependant, cette stratégie met en relief la fébrilité d’une Direction contrainte à multiplier les effets de manche face aux mobilisations des cheminots.

A présent, les cheminots de la vente, de l’escale et les ASCT doivent hausser le ton pour imposer leurs choix.

LA COUPE EST PLEINE
FAISONS-LA DÉBORDER !

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GARE À L’ENFUMAGE !

Vente

| Exploitation

Face à la pression des usagers, des cheminots et de nombreux élus dans les régions, la Direction SNCF multiplie les effets de manche et les opérations d’enfumage !

Sous couvert de modernité et dans un objectif économique, la Direction SNCF n’a eu de cesse de supprimer les guichets et les boutiques.

Cette stratégie a conduit à détruire les emplois à la vente, tout en dégradant les conditions de vie et de travail des cheminots.

Quant aux usagers, ils subissent la déshumanisation des gares et l’allongement des files d’attente aux guichets comme dans les centres d’appels de lignes directes.

Malgré tout, la Direction SNCF ne change pas de trajectoire.

Elle tente, seulement, de davantage dissimuler ses intentions derrière un plan de communication qui s’articule autour de faux-semblants pour les usagers.

« NUIT GRAVEMENT AU SERVICE PUBLIC »

La Direction SNCF a passé une convention avec les buralistes afin de mettre à disposition dans les bureaux de tabac, un nouvel outil de vente de billets TER et TGV.

Dès juillet 2019, une première phase sera lancée dans cinq régions test (Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Normandie, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur) pour à court terme un déploiement plus large.

Ainsi, la Direction prétend multiplier les points de vente alors que, par ailleurs, elle les supprime massivement dans les gares et les boutiques.

En réalité, il s’agit de donner le change aux usagers pour poursuivre une politique de renoncement de la vente physique et de suppressions d’emplois.

D’ailleurs, les buralistes n’effectueront pas d’opérations d’après-vente, d’échanges ou de remboursements et ne seront pas en capacité de conseiller les usagers.

La vente de billets de trains nécessite l’expertise des cheminots.

Il est évident que les buralistes n’auront ni l’expérience ni la formation nécessaires pour répondre au dédale tarifaire et aux particularités des trajets.

In fine, les files d’attente aux guichets vont encore s’allonger notamment pour le service après-vente exacerbant d’autant la colère des usagers.

Avec plus de 900 emplois supprimés dans la filière commerciale sédentaire en moins de 7 mois, ce genre d’annonce résonne comme une nouvelle provocation pour les usagers et les cheminots.

Ensemble, refusons cette trajectoire !

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SÉCURITÉ ET CHEMINOTS COMME VARIABLES ÉCONOMIQUES

Suppression de l'autorisation de départ

| ASCT

La direction SNCF a décidé de supprimer, au 15 décembre 2019, les autorisations de départ. Pourtant, l’EPSF ne l’impose pas.

Il s’agit d’une stratégie économique pour nourrir une concurrence débridée avec le dumping social et le délitement de la sécurité.

L’autorisation de départ est un maillon essentiel de la chaine Sécurité.

Elle est le lien entre plusieurs services (traction, circulation, train et escale Voyageurs et Fret), plusieurs métiers, différentes procédures Sécurité et les usagers.

Seule une parfaite imbrication de ces procédures et ce que l’on nomme communément « les boucles de rattrapage » permettent d’assurer ces interfaces nécessaires à la sécurité des circulations et des voyageurs.

DES SAIGNÉES À L’ESCALE, AU FRET COMME AU SERVICE VOYAGEURS

La précipitation et l’acharnement des Directions à supprimer l’autorisation de départ et à mettre en place l’autorisation de mise en mouvement ne sont motivés que par un intérêt économique : celui de réaliser des gains de productivité en supprimant les emplois des chefs de service voyageurs et Fret, chargés de réaliser les opérations au sol permettant le départ des trains avec un haut niveau de sécurité.

Les 13 000 cheminots des Escales au service Voyageurs et au Fret sont les « assembleurs » de toutes les missions de sécurité liées aux départs de train.

De la vérification des conditions de sécurité à la gestion des voies ou la gestion des aléas et des correspondances, en passant par la surveillance au défilé, ces cheminots au sol et sédentaires sont donc la clé de voûte de la procédure.

CHARGE DE TRAVAIL ET RESPONSABILITÉS SUPPLÉMENTAIRES À LA CIRCULATION

A la Circulation, la suppression de l’autorisation de départ et la mise en place de l’autorisation de mise en mouvement vont conduire à une augmentation de la charge de travail et à de nouvelles responsabilités.

Ainsi, dans de nombreux cas, et particulièrement lorsque le signal de sortie n’est pas visible par le conducteur, l’agent Circulation devra lui indiquer la position du signal qui conduit à l’autorisation de mise en mouvement.

Si cette nouvelle charge en termes de responsabilité est évidente, la charge de travail supplémentaire l’est tout autant.

En effet, tous les secteurs Circulation, notamment dans les postes à grands rayons d’action, ont des contours fixes et dimensionnés pour partie en fonction des communications. La charge de travail des agents Circulation va donc exploser avec la multiplication de ces communications.

LES MISSIONS DE SÉCURITÉ DES CONTRÔLEURS SACRIFIÉES

Le rôle de l’ASCT dans l’enchainement des procédures conduisant au départ du train est particulièrement important.

En effet, lorsqu’il transmet le départ au conducteur, après en avoir eu l’autorisation par le cheminot de l’Escale, l’ASCT reprend scrupuleusement les procédures réglementaires (fermeture des portes).

Dans les établissements de Pleine Ligne, s’ajoutent à cette charge la vérification de l’heure de départ, pas d’obstacle, fin de coupe, montée et descente des voyageurs…

En supprimant ces missions de sécurité, c’est l’ensemble du système ferroviaire qui s’en trouve fragilisé.

En réalité, la Direction prépare le terrain économique pour la concurrence et le dumping social en allégeant les missions essentielles des ASCT.

En supprimant ainsi des pans entiers du métiers, elle prépare la dévalorisation du métier, y compris en termes de rémunération dans le cadre des négociations de branche sur les classifications et la rémunération.

TOUJOURS PLUS DE RESPONSABILITÉS POUR LES CONDUCTEURS

Dans ce choix d’entreprise désastreux, la responsabilité de la mise en mouvement des trains ne reposera que sur un seul agent de l’entreprise ferroviaire, le conducteur.

Le conducteur va devenir l’« assembleur » de toutes les missions Sécurité à la place de l’agent sédentaire.

Il devra vérifier les missions « prêt pour expédition » avant le départ du train mais également le « service train » terminé si le train est en EAS.

Toute la responsabilité de l’ensemble des différents métiers va incomber aux conducteurs.

Sous prétexte d’une formation a minima, la direction, en cas d’accident, fuira ses responsabilités…

Comme toujours, l’organisation du travail ne sera jamais remise en cause et l’agent sera abandonné et livré, seul, en pâture aux tribunaux.

Pour toutes ces raisons, la CGT s’oppose fermement au projet de suppression des autorisations de départ, procédure essentielle pour assurer un haut niveau de sécurité.

Pour la Fédération CGT à travers ses collectifs Métiers, le départ des circulations ne peut être qu’assuré par un agent sédentaire, chargé d’assembler toutes les missions pour expédier le train, d’un contrôleur, chargé des flux de voyageurs et d’un conducteur, concentré sur la signalisation et la mise en mouvement du train.

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LSA OU LE SACRIFICE ASSURÉ DES MÉTIERS DE LA VENTE

Bilatérale Voyages LSA du 26 mars 2019

| Exploitation

La Direction a reçu la CGT en bilatérale le 26 mars 2019, pour présenter son projet de Libre-Service Accompagné (LSA).

Ce concept de tablettes en libre-service pour les usagers est dans la droite ligne de ce qui a été fait dans les bureaux de La Poste.

L’objectif est clair : la poursuite de la suppression massive de guichets et de vendeurs

Si l’outil n’est pas nouveau, la Direction profite des expérimentions à Paris Saint Lazare (Février 2017) et à Paris Nord (Février 2018) pour tenter de l’étendre à toutes les gares parisiennes et à 3 gares de province (Marseille, Bordeaux et Strasbourg).

Une intégration en guise de désintégration !

Les LSA intègreront les NEV (Nouvel Espace de Vente) mais dans une logique de réduction des espaces destinés à la vente physique.

Pour exemple, sur la gare de Bordeaux, il est prévu de passer de 700 à 200 m2 dans le cadre du NEV (Nouvel Espace de Vente).

L’objectif, non avoué par la direction, est bel et bien de supprimer à nouveau des guichets.

D’ailleurs, les expérimentations en gare de St Lazare et de Paris Nord se sont accompagnées par des fermetures de guichets.

Une installation et un accompagnement minimalistes !

Pour rendre acceptable son projet, la direction veut se montrer rassurante en nous certifiant qu’il restera des TPV pour traiter « des cas d’usage » car personne d’autre ne peut les réaliser pour l’instant.

Pourtant, l’analyse des expérimentations des LSA dans les 2 gares parisiennes montre que le service rendu aux usagers en termes de qualité n’est pas au rendez-vous. C’est un comble, la direction a l’art et la manière de faire et dire son contraire. Alors qu’elle organise sciemment la casse du réseau de distribution, elle en regrette par la suite le résultat…

D’ailleurs, elle reste silencieuse lorsque qu’on lui détaille les conséquences désastreuses des suppressions de guichets avec une augmentation considérable du temps d’attente aux guichets pour les usagers.

Si le LSA n’a pas pour objet, selon la direction, de faire de la productivité en termes de postes de vendeurs (les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient…), le dimensionnement humain que prévoit la direction, à savoir un AEV (Agent Espace Vente) pour 2 à 3 postes de vente en LSA, n’est pas acceptable tant d’un point de vue des conditions de travail que de réponse aux besoins des usagers.

La CGT affirme que les usagers souhaitent avoir de la présence humaine et des cheminot-e-s formé-e-s et professionnel-le-s pour les conseiller et les accompagner au cours de leur parcours dans l’achat d’un titre de transport.

Concernant la formation, la direction nous a répondu que celle d’AEV est à revoir. En ce sens, l’UDS (Université Du Service) se chargera de la formation outil. Ensuite, une séquence apprentissage est en cours de construction, soit à l’UDS ou sur site (au cas par cas) et qui aura pour objet test et manipulation de l’outil.

La suite : LSA en expansion ou outil à vocation à disparaître avec les vendeurs ?

Après les gares parisiennes et les 3 gares de province, la question d’un développement à grande échelle est posée. Tout en restant énigmatique, la direction fera un retour d’expérience (REX) pour savoir s’il est pertinent d’élargir à d’autres gares en affirmant déjà que cela se ferait uniquement sur les gares voyages. Il n’est pas prévu de déploiement spécifique du LSA sur le périmètre TER, mais à partir des LSA Voyages de faire du bout en bout y compris avec le TER.

Le service commercial subit des attaques sans précédent avec comme objectif la réduction des coûts par la réduction de la masse salariale. Après les récentes annonces de suppressions de 6 agences groupes sur 7 et de 266 emplois, la direction Voyages, avec ce projet, continue d’oeuvrer à la casse du métier de vendeur.

Nous constatons, qu’une fois de plus, la direction a une vision étriquée de ce métier et qu’elle est animée uniquement par le spectre de l’ouverture à la concurrence et ne raisonne jamais en termes de complémentarité et d’efficacité du service public.

Pour la CGT, les réorganisations successives au service commercial voyageurs conduisent à une dégradation de la qualité de service envers les usagers, à rebours de l’ambition affichée de la direction.

La Fédération CGT des Cheminots réaffirme que le métier de vendeur a un rôle important dans la chaîne de distribution et une réelle plus-value dans l’image de l’entreprise vers les usagers.

Ainsi, la CGT exige de la direction qu’elle s’impose un nouveau défi, celui de l’efficacité et d’un service public ferroviaire SNCF de haut niveau. En ce sens, nous estimons que la direction doit être en capacité de proposer aux vendeurs des missions complémentaires plus à même de pérenniser le métier et d’offrir aux usagers une qualité de service optimale.

En ce sens, la CGT revendique :

  • l’arrêt des fermetures et des réductions d’heures d’ouverture de points de vente ;
  • la reconnaissance d’un métier Commercial Voyageurs complet ;
  • que l’ensemble des ventes, prestations SNCF et multimodales soit réalisé par des agents commerciaux voyageurs ;
  • l’arrêt de la polyvalence accrue pour les agents commerciaux ;
  • l’arrêt de la séparation des ventes TER et Voyages ;
  • des cadres d’organisation adaptés à la charge de travail et couverts.

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52 REPOS DOUBLES, LE TEMPS D’UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE !

Conditions de travail

| Exploitation

Un comité de suivi de l’accord sur l’organisation du temps de travail dans le GPF (Groupe Public Ferroviaire) s’est réuni le 09 janvier 2019.

La Direction n’a pas communiqué de relevé de décisions mais les premiers retours en régions révèlent de graves reculs en matière de conditions de vie et de travail.

Collant à la trajectoire économique et à la suppression des milliers d’emplois tracées dans le budget 2019, la Direction compte « enfoncer le clou » et dégrader les conditions de travail.

Elle considère l’accord d’entreprise sur l’organisation du temps de travail comme une opportunité « de nouvelles libertés RH ».

D’ailleurs, dans ses communications, elle n’hésite pas à présenter cet accord comme un levier de performance afin de réaliser des gains de productivité.

En effet, en 2016, alors que l’ampleur de la mobilisation des cheminots faisait pression sur le gouvernement et la Direction, la précipitation de l’UNSA et de la CFDT à signer cet accord, a rompu les négociations. Le texte, non abouti, laisse une grande place à l’interprétation.

En juin 2018, certains établissements ont clairement indiqué leur intention de décliner une note RH de cadrage de la Direction nationale, afin de réduire de 52 à 30 le nombre de repos doubles minimum par an pour les cheminots affectés à la réserve.

La « pause » électorale pour ménager les signataires.

Cependant, face aux différentes interpellations régionales comme nationales et compte tenu du contexte, la Direction, soucieuse de préserver les apparences, a accordé à la CFDT une suspension de l’application de cette note RH jusqu’à la première réunion du comité de suivi.

Bien sûr, personne n’a été dupe. Une suspension n’est pas un abandon.

Suite aux interpellations de la CGT lors du CE Circulation de décembre 2018, la Direction de la Circulation a confirmé cette suspension.

Après le comité…

Le comité de suivi s’est réuni le 09 janvier 2019. Seules les Organisations Syndicales signataires et la Direction étaient présentes.

Si malgré les demandes répétées de la CGT auprès de la Direction, aucun compte rendu de cette réunion n’a été transmis, l’absence de communication des participants, d’habitude si prompts à communiquer, laissait présager de la teneur des décisions.

En effet, en régions, la CGT a interpellé les Directions d’établissements au travers du processus d’alerte sociale (DCI : Demande de Concertation Immédiate).

Elles ont confirmé la réduction de 52 à 30 repos doubles pour les cheminots affectés à la réserve, conformément aux dispositions nationales à l’issue de la réunion du comité du 09 janvier 2019.

Et maintenant ?

On peut également redouter que d’autres éléments de la réglementation sur l’organisation du temps de travail aient été revisités lors de ce comité (Durée Journalière de Service minimum, évolution…).

Pour la CGT, ces dégradations des conditions de travail sont intolérables.

Au-delà des démarches pour obtenir une information exhaustive sur les conclusions du comité, la CGT, aux côtés des cheminots, créera les conditions d’une mobilisation massive afin d’interpeller la Direction pour refuser cette dégradation des conditions de travail et gagner sur nos revendications en la matière.

MOBILISONS-NOUS, POUR IMPOSER NOS REVENDICATIONS !

LE 19 MARS 2019, TOUS MOBILISÉS !

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ÉQUIPES MOBILES, LA COUPE EST PLEINE !

Escale et vente

| Exploitation

Les équipes mobiles et toutes les déclinaisons de cette forme d’organisation du travail, s’appuient sur une polyvalence et une mobilité accrues des cheminots.
La Direction maquille grossièrement son renoncement au service public ferroviaire, et ce sont les cheminots et les usagers qui en payent le prix.
Revendiquons une autre voie !

Si c’est dans le laboratoire de l’Ile de France que sont apparues les premières équipes mobiles (EML), aujourd’hui la Direction a clairement affiché son intention de les mettre en place dans toutes les régions de France.

Une organisation multiforme mais à dessein unique

Cette organisation du travail, multiforme, ne répond qu’à un seul objectif, celui de réaliser des gains de productivité.

La forme et les missions de ces équipes sont variables selon les régions où elles se développent. Elles sont composées indifféremment de cheminots de l’escale, de la vente et/ou de contrôleurs.

Ces cheminots doivent dans la même journée vendre, réaliser l’accueil, le filtrage, le contrôle sur le quai et parfois même à bord des trains, tout en se déplaçant sur une ligne ou un tronçon de ligne et ce, quel que soit leur métier d’origine.

Des conditions de travail mises au pilori !

Régulièrement présentées aux cheminots comme une solution moins douloureuse que les suppressions sèches de postes ou même « vendues » comme une opportunité de déroulement de carrière et parfois accompagnées par quelques « primettes », les EML et ses déclinaisons sont des « machines » à broyer les emplois et les conditions de travail des cheminots.

Au rythme des suppressions d’emplois, les cheminots des EML voient leur charge de travail exploser sans que, pour autant, l’avenir de leur propre poste soit garanti.

En effet, les EML sont très rapidement devenues une variable d’ajustement des effectifs des établissements.

Cette polyvalence et cette mobilité de chaque instant, s’accompagnent d’absence de moyens, de formation et de reconnaissance.

Ainsi, les cheminots subissent une véritable explosion d’un « mal-être au travail » qui n’épargne pas la sphère privée.

Des parcours professionnels réduits à peau de chagrin.

La direction justifie ses choix en prétendant que le contenu des métiers ne serait plus pertinent.

Celle-ci n’a aucune limite concernant la redéfinition de nos métiers en voulant mettre en place « des journées de service avec des missions à la carte » en fonction du lieu géographique, des effectifs et flux…

En bref : les contours des métiers sont effacés, leur contenu est décomposé pour être recomposé et adapté quotidiennement en fonction des velléités économiques de la Direction.

A travers ces nouveaux gestes métiers, la direction tente d’effacer la technicité, le professionnalisme et de réduire davantage les parcours professionnels des cheminots.

Ainsi, au-delà des conséquences sur les conditions de travail, cette polyvalence vise à peser sur les salaires en méprisant les qualifications et la technicité de nos métiers.

Emplois, parcours professionnels, conditions de travail, formation et qualifications, sont autant de leviers de productivité que la Direction tente d’actionner à travers la mise en place des EML.

L’illusion d’un service aux usagers !

L’argument majeur, mais pas moins fallacieux de la Direction pour le déploiement d’une telle organisation du travail, est le maintien du service public dans les gares.

Bien sûr, elle fait fi des milliers de suppressions d’emplois à la vente et à l’escale qui ont conduit et continuent de conduire à la déshumanisation des gares.

En réalité, avec les équipes mobiles, les guichets ne sont ouverts que quelques heures par jour (parfois même moins d’une heure) et de manière aléatoire et très ponctuelle.

C’est le même schéma qui est utilisé pour l’accueil, l’information et les missions d’escale en gare. Quelques heures d’ouverture pour afficher un service qui, en réalité, est creux.

Les usagers n’ont aucune garantie de trouver un service en gare quotidien ou même régulier. Face à ce désengagement, les cheminots des EML subissent au quotidien la colère des usagers.

Et maintenant ?

Alors que la Direction minimise ou feint d’ignorer les conséquences qu’entraînent la mise en place des EML et ses déclinaisons en termes d’organisation du travail, la CGT revendique une ré-humanisation des gares avec des cheminots formés car ce sont les conditions indispensables pour réaliser le service de qualité que sont en droit d’attendre les usagers.

Nous réclamons des parcours professionnels clairs qui reconnaissent la technicité des cheminots des gares.

ENSEMBLE, CHOISISSONS D’AGIR POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS.
LE 19 MARS 2019, TOUS MOBILISÉS !

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DU SOL AU BORD IL N’Y A PAS DE FUMÉE SANS FEU

Audience Direction Voyages

| Exploitation

Le 19 Décembre 2018, dans le cadre d’une audience nationale, la CGT a interpellé la Direction Voyages quant à son projet d’assurer l’accompagnement des TGV avec des cheminots de l’Escale.
Niant ce projet pour 2019, la Direction n’a pourtant donné aucune garantie pour 2020 tout en rappelant qu’elle souhaitait multiplier les polyvalences à la vente et l’escale.

Si sur le périmètre TER, les Directions régionales annoncent sans détours leurs intentions de fusionner les métiers de la Vente, de l’Escale et des Trains, sur Voyages, la Direction avance en dissimulant davantage ses ambitions en la matière.

Ainsi, à demi-mot, la Direction de l’axe TGV Atlantique a laissé entendre son projet d’expérimenter l’accompagnement des TGV par des cheminots d’Escale sur les établissements de l’Axe.

Au mépris du dictionnaire des filières, sans formation adéquate et alors même que la classification des métiers est en cours de négociation, la Direction tente d’avancer tous azimuts.

Elle dépèce les métiers pour réaliser des économies sur les formations, sur les parcours professionnels et supprimer des milliers d’emplois sans même considérer les conséquences sur la sécurité et les conditions de travail.

UNE DIRECTION EMBARRASSÉE !

La Direction Voyages visiblement embarrassée a nié toute volonté de transformation de l’accompagnement des TGV pour 2019.

Elle affirme ne pas être le commanditaire de cette expérimentation tout en cherchant à connaître la source de nos informations (qui, quand, comment ???).

En effet, la Direction Voyages indique que pour 2019, seule la polyvalence Vente/Escale est recherchée et qu’il n’y a pas de remise en question du rôle et des missions des ASCT.

Avec le déploiement des portiques d’embarquement, la suppression de nombreuses tâches de sécurité et en contraignant les usagers à utiliser les réseaux de distribution digitaux, la Direction compte éradiquer les métiers de la Vente et multiplier les polyvalences à l’Escale.

Lors de cette audience, la CGT a rappelé qu’elle ne dénonçait pas des initiatives, types « vie ma vie » pour la découverte du métier d’ASCT par les cheminots de l’escale ou de la vente mais bien la volonté de la Direction de dépouiller les fondements des métiers en fusionnant les métiers.

Malgré les affirmations et l’affichage de circonstance de la Direction Voyages, il n’y a pas de fumée sans feu.

Nul ne doute que le projet d’affecter des cheminots de l’Escale ou de la Vente dans les trains annoncé dans les établissements est bien réel mais que le ramdam provoqué par les interpellations de la CGT a incité la Direction à plus de prudence.

À l’heure où la Direction de OUIGO envisage la vente de repas dans les trains par les ASCT, d’autres projets de même nature voient le jour dans tous les territoires.

Cependant la CGT restera vigilante et continuera de porter les revendications des cheminots en matière de métier, parcours professionnels, de conditions de travail et de service public ferroviaire.

AVEC LA CGT, GAGNONS SUR NOS REVENDICATIONS.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

13 juillet 2019

Les cheminots en grève des gares de Vichy et de Saint-Germain-des-Fossés (Allier) dénoncent les suppressions de postes

Les aiguilleurs et les agents de circulation ferroviaire manifestent ce samedi contre le manque d’effectifs et la déshumanisation des gares. Ce mouvement permet d'informer les usagers sur les conséquences des restrictions budgétaires de la direction régionale. […]

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