Fédération CGT des Cheminots


LA VOIE DU SERVICE PUBLIC POUR LES CHEMINOTS DU MATÉRIEL

Avenir du matériel

| Matériel

Les cheminots du Matériel doivent faire preuve de clairvoyance face à la trajectoire prise par la Direction de la SNCF, au mépris de leurs conditions de travail et de la qualité de transport due aux usagers.

Au détriment de la Voie du Service Public, la Direction de la SNCF décide de mettre en place un nouveau modèle économique et social, préférant les filiales à l’entreprise historique. Les cheminots au Statut et leur dictionnaire des filières sont des freins à sa frénésie d’abaisser le prétendu « coût du travail ».

Cette dynamique farouche de « casser » l’outil de production se traduit par la volonté ferme de vider les Technicentres Industriels de leur contenu, et de préparer le terrain à une Convention Collective Nationale du système ferroviaire dépourvue d’une partie de la maintenance des matériels roulants.

Pour rappel, 1200 cheminots disparaîtront au sein du périmètre des TI :
• Technicentre de Romilly : les réorganisations en cours ont abaissé le Cadre d’Organisation de 600 à 300 cheminot-e-s.
• Technicentre d’Oullins : 600 cheminot-e-s seraient forcé-e-s de « descendre du train » ; le Cadre Organisationnel passant ainsi de 900 à 300 salarié-e-s.
• Technicentre Charente Périgord (Saintes et Périgueux) abandonnerait 80 cheminot-e-s au bord des voies.
• Technicentres de Dijon et Nevers sous le coup de réorganisations à court terme.
• Projet de fermeture de l’UO de Masséna en Île de France, ce qui laisserait 450 cheminot-e-s sur le carreau.
• Fragilité de l’emploi au Technicentre de TERGNIER qui exploite jusqu’à 100 intérimaires.
• Passage des cheminots du fret MATERIEL dans les EIC, par des menaces de perte de trafics et de postes, créant des problèmes de sécurité des circulations ferroviaires.

Autant de restructurations importantes qui voient les effectifs disponibles s’effriter mois après mois, année après année :
• En 2016, seulement 573 recrutements au Cadre Permanent ont été effectués ;
• A fin février 2017, l’effectif disponible du domaine Matériel s’élève à 21 418 cheminot-e-s. Il était de 21864 au 31/12/2016 et de 23096 au 31/12/2015.

Le Matériel a perdu 1678 cheminots en à peine plus de 2 ans.

Dans les faits, cela se traduit par des salariés qui ont du mal à disposer de leurs congés et prendre leurs repos, poussés sans cesse par un management agressif et permissif, afin de réaliser la production et ce quoi qu’il en coûte.

Le nombre d’heures supplémentaires avoisine l’équivalent temps plein de 241 cheminots. L’entreprise abuse de personnels précaires (intérimaires, alternants, CDD) pour maintenir un semblant d’équilibre en prétextant des accroissements temporaires de charges.

Les formations nécessaires à l’évolution des qualifications ne sont désormais plus la priorité des établissements qui négligent la qualité de la maintenance au profit de la quantité.

Pas étonnant, dans ce contexte, que la régularité des transports s’en ressente ! Les mois de janvier et février ont été difficiles pour le domaine M. Les mouvements de charges sont toujours plus nombreux entre les technicentres, et rien n’augure un retour d’une organisation du travail plus stable.

Cette situation, très préoccupante pour les sédentaires de la fonction, provoque des déracinements de cheminots et de leur famille n’ayant pas d’autre choix que de migrer vers la charge de travail, ce qui n’arrange en rien l’organisation de la production.

Une fois de plus, les cheminots paient la négligence de la Direction du Matériel et son refus d’organiser une production améliorant les conditions de travail et de vie des cheminots. Les cheminots souffrent, le service est dégradé, les risques psycho-sociaux accentués, …. Les drames qu’ont vécu les cheminots de Mulhouse, Bordeaux et Saintes ; mais aussi les 26 électrisations ayant eu lieu en 2016, doivent alerter et faire réagir les salariés sur leur surexposition à des dangers pour leur santé physique et mentale.

La CGT appelle les cheminots à ne plus laisser les directions décider seules de leur avenir, du devenir du Matériel et de la SNCF.

Les Instances Représentatives du Personnel (DP et CHS.CT) ne peuvent suffire à créer le changement ou à s’y opposer. Le rapport de forces ne peut se construire qu’avec les cheminots et seul ce rapport de forces modifiera la donne, forçant ainsi la Direction du domaine à mettre en place une autre organisation du travail permettant le retour à un service public de qualité.

Ensemble, nous devons :
• exiger le retour des établissements de maintenance multi-activités et ainsi permettre la mutualisation des moyens de production et des savoirs et des savoir-faire des cheminots. Cela permettra de réaffirmer le caractère intégré de la fonction Matériel au sein de l’entreprise publique, unique et intégrée qu’est la SNCF.
• nous opposer à la dédicace du matériel roulant à une activité. En effet, spécialiser les établissements du matériel sur un produit unique est un risque majeur du démantèlement de la fonction. Chacun d’entre eux doit être doté de charges contribuant au bon fonctionnement de la SNCF.
• conserver et redévelopper au sein de la fonction Matériel ses quatre spécialités que sont la maintenance, les études, la logistique et les approvisionnements. Elles restent une composante indispensable du service public et se doivent de participer à leur niveau au développement des coopérations européennes en matière ferroviaire.
• exiger une organisation améliorée donnant des garanties fortes aux cheminot-e-s du domaine qui chaque jour mettent en oeuvre et assurent la production telles que :
o le respect des métiers et de leur périmètre ;
o des DPx à la qualification F et un encadrement formé au management ;
o le maintien et le développement de nos établissements industriels historiques ;
o le développement d’outils modernes afin de réaliser une maintenance de qualité. Nous devons nous opposer à la casse de notre outil industriel, à la fermeture de bâtiments et à la vente d’emprises SNCF ne servant qu’une logique financière. Chaque mètre carré gagné permettra de développer une activité ferroviaire, a contrario des projets immobiliers qui fleurissent sur des friches organisées ;
o des déroulements de carrière harmonieux et de réelles ouvertures afin de faciliter l’accès aux collèges maîtrises et cadres ;
o un vrai parcours professionnel permettant aux cheminots du Mouvement Matériel qui le souhaitent d’accéder au métier d’Agent De Conduite (la filière Traction manquant cruellement d’effectif) pour aboutir à la mise en place d’un grand métier conduite ;
o l’amélioration de la qualité du service public et des conditions de vie et de travail des cheminots. Exigeons de l’entreprise qu’elle ne se serve pas de l’emploi comme d’une variable d’ajustement des projets coûteux telle la digitalisation au sein du domaine.

Cheminot-e-s du Matériel, mais aussi celles et ceux des autres fonctions, c’est ensemble que nous rejetterons l’éclatement programmé de notre entreprise publique, la dégradation de nos conditions de travail et la casse de notre Statut !

Mobilisons-nous pour revendiquer et obtenir de véritables augmentations de salaires et ainsi ne plus compter sur d’hypothétiques primes et autres modifications de roulements qui obligent à travailler de nuit, les week-ends ; voire même d’exercer une deuxième activité rémunératrice.

Nous devons amplifier le rapport de forces qui nous permettra de faire reculer les décideurs ! Soyons résolument à l’offensive car tous ensemble nous gagnerons !!!

Dossiers associés

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« INCENTIVE » : LA PRIME QUI VEUT DU MAL AUX CHEMINOTS DU MATÉRIEL !

Sécurité du personnel

| Matériel

Une nouvelle fois, la direction du Matériel tente de monnayer la santé des cheminot·e·s. La reconduction de la prime « Incentive » dans les technicentres industriels cache une réalité dangereuse : faire produire toujours plus avec toujours moins, au mépris de la sécurité et de la réglementation.

Pour la CGT, c’est inadmissible !

LA SÉCURITÉ N’EST PAS UN CHALLENGE, C’EST UN DEVOIR DE L’ENTREPRISE !
En 2026, l’un des indicateurs pour toucher cette prime est le nombre d’accidents du travail avec arrêt (ATAA). La Direction fixe des quotas : dépassez le nombre d’accidents « autorisés », et vous perdez votre prime.

Ce système est nocif, injuste et dangereux. Il transforme une blessure en une variable comptable. La CGT dénonce ces pratiques managériales qui conduisent à : l’incitation à la dissimulation, l’omerta organisée par une pression constante pour ne pas déclarer les accidents, la culpabilisation des victimes, et la mise en danger des agents.

SITUATION SANITAIRE ET RÉGLEMENTATION : LE DOUBLE DISCOURS !

Pendant que la Direction s’amuse avec des primes de « challenge », nous constatons dans de nombreux ateliers un manque de moyens pour l’entretien des locaux et des outillages et une dégradation du suivi médical des cheminot·e·s qui met en péril notre santé au quotidien.

De plus, pour atteindre les objectifs, la Direction n’hésite plus à contourner les réglementations sur le temps de travail, les repos et les procédures de sécurité.

NOTRE SANTÉ N’EST PAS À VENDRE !

En limitant les hausses de salaire à quelques miettes, la Direction utilise la préca-rité pour imposer des méthodes toxiques. L’engagement des cheminot·e·s est exemplaire, mais il est sabordé par une désorganisation chronique.

Le salaire ne doit jamais être opposé à l’intégrité physique. Un accident n’est pas un « mauvais chiffre », c’est un signal d’alerte qui impose de renforcer la préven-tion, pas de faire taire les victimes.

Pour la CGT, la sécurité ne doit en aucun cas devenir un levier de chantage financier !
LA CGT REVENDIQUE :

  • l’arrêt immédiat des primes infantilisantes et nocives, qui incitent à la sous-déclaration ;
  • le renforcement et l’extension du régime spécial de protection sociale à l’en-semble des cheminot·e·s de la branche ferroviaire, pour garantir la santé des cheminot·e·s ;
  • des hausses générales de salaire et l’instauration d’une grille unique ;
  • le respect strict de la réglementation du travail et des accords sur le temps de travail ;
  • un véritable plan d’urgence sanitaire pour nos locaux, nos postes de travail et notre suivi médical ;
  • la hausse de la prime de travail à hauteur de 650 euros minimum, pour TOUS.

La sécurité des cheminot·e·s n’est ni à vendre, ni une variable d’ajustement !

LA CGT APPELLE LES CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL À SE TENIR PRÊTS À AGIR !

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AU MATÉRIEL, L’HEURE DE LA RIPOSTE A SONNÉ !

| Matériel

Si le résultat des NAO 2026 est loin d’être à la hauteur des attentes des cheminots, la situation au Matériel est amplifiée par des années d’effacement des repères collectifs.

En effet, depuis 2019, la direction a fait le choix de casser l’unicité de la fonction Matériel avec l’attribution de primes catégorielles, de challenges à l’objectif, de développement du travail de nuit, de dévoiement de l’astreinte et autres artifices financiers, bien aidée en cela par certaines OS.

Ce modèle, qui montre aujourd’hui ses limites, a accentué la dégradation des conditions de travail ainsi que les différences de traitement entre cheminots, en excluant de fait les établissements ne travaillant pas sur des matériels opérant sur des lignes « à fort business ».
Des mesures spécifiques, reconnaissant la technicité des métiers du matériel, deviennent aujourd’hui une nécessité à l’instar de celles qui ont été négociées dans d’autres filières.
Dans ce cadre, la CGT porte la création d’une prime de base garantie Matériel ainsi que d’un Nouveau Statut du travailleur Cheminot (NSTC), seul à même de rassembler contractuels et statutaires dans un nouveau modèle social.

TOUTES ET TOUS CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL !
DIVISER POUR MIEUX RÉGNER : UNE VIEILLE MÉTHODE PATRONALE !

Dans les chantiers, la stratégie de la direction s’opère de manière différente en fonction des ateliers, mais la finalité reste la même : accentuer la polyvalence et la productivité des cheminots grâce à :

  • Un catalogue de primes catégorielles et autres challenges à objectifs toujours plus étoffé : Indemnité Opérationnelle IDF Matériel, Prime OUIGO, prime technicentre TGV, prime d’axe, prime « incentive », primes d’établissement…
    Cela crée de grandes différences de rémunération entre les cheminots suivant le type de matériel entretenu et le lieu d’emploi.
  • Une forte augmentation de la part des EVS dans la rémunération : ces indemnités et primes ne sont données qu’en contrepartie des contraintes nécessaires à la production et des conditions de travail. De plus, certaines sont aujourd’hui à la base de nos métiers (saisie informatique, travaux salissants…) avec pourtant des différences dans l’attribution suivant l’établissement ou la qualification.
  • Des astreintes dévoyées : pour la CGT les astreintes ne devraient intervenir que dans un cadre strict de continuité du service public tel que le relevage, le dégelage, l’astreinte dépannage en ligne, voire pour assurer des renforts ponctuels en période de pointe. Or, la réalité dans les établissements, c’est que les astreintes se multiplient afin de compenser les manques d’effectifs et les défauts d’organisation. Les entorses à la réglementation sur le temps de travail et sur la durée légale du travail se multiplient, au détriment de l’emploi et avec un nombre croissant de cheminots qui enchaînent parfois des journées de dix à douze heures sur des périodes de sept jours ou plus. Ces situations, de plus en plus constatées, mettent en danger la santé de nos collègues et la sécurité ferroviaire.
  • Des diplômes non reconnus à l’embauche : il devient désormais courant de voir des cheminots titulaires d’un bac +2 recrutés à la classe 2, 3 ou 4, ou encore d’autres, titulaires d’un master (bac +5), recrutés à la classe 5… Outre la fin du recrutement au statut, l’application de l’accord Classifications-Rémunérations a effacé toute cohérence sur le triptyque « Diplôme-Classe-Salaire » ; un accord dont même les signataires se plaignent désormais dans toutes les instances !
  • Une formation tirée vers le bas à tous les niveaux : La méthode TWI en TI par exemple, est mise en œuvre pour faire intervenir sur rame des opérateurs polyvalents le plus vite possible.
    L’explosion du e-learning pour les maîtrises et cadres, quant à elle, sert uniquement à couvrir légalement l’entreprise face à ses obligations. Le manque d’effectifs chronique et des centres de formation éloignés accentuent les difficultés à dégager les cheminots pour aller se former. L’accompagnement des nouveaux embauchés sur le terrain par des collègues expérimentés est rendu impossible, entraînant une perte de compétences néfaste pour l’entreprise et les cheminots.

CE QU’EXIGE LA CGT (Voir le tableau )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CE QU’EXIGE LA CGT

  • La CGT revendique une nouvelle grille unique des salaires pour tous les cheminots garantissant :
  • La reconnaissance des diplômes, des formations, des savoirs et savoir-faire ;
  • Un déroulement de carrière et une progression salariale automatique ;
  • L’égalité entre les cheminots hors statut et statutaires ;
  • L’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • Un véritable treizième mois pour tous ;
  • Un salaire mensuel de début de carrière, sans diplôme et sans expérience, de 2 000 € bruts

 

  • La CGT porte la création d’une prime de base garantie matériel pérenne et liquidable, avec la sécurisation de l’ensemble des éléments de rémunération ayant trait à la technicité :
    La prime de travail doit être revalorisée de manière significative et sans aucune contrepartie, en intégrant les EVS tels que les primes de travaux salissants et les primes de saisie.Elle doit intégrer, pour l’ensemble des cheminots du Matériel, quels que soient leur région et leur établissement, l’indemnité opérationnelle Matériel de l’Île-de-France, le sujet du coût de la vie relatif au bassin d’emploi étant réglé par l’Indemnité de Résidence revalorisée pour tous les cheminots.La prime de base garantie Matériel doit faire l’objet d’une ligne sur toutes les feuilles de paie, statutaire ou contractuel, garantissant son versement en intégralité, même en cas d’arrêt maladie.
    Sa valeur doit être égale à 650 € de prime de travail Matériel mensuelle minimum.

 

  • Concernant l’emploi, la CGT exige la couverture des postes nécessaires à la réalisation de la charge de maintenance dans nos établissements :
    • Par des emplois pérennes et sans recours abusif à l’intérim et à l’astreinte ;
    • Par des cheminots formés convenablement et accompagnés dans leur montée en compétence technique ;
    • Dans des conditions de réalisation respectant la santé du personnel et la SEF.

ET MAINTENANT, PLACE À L’ACTION !

 

Les constats sont clairs. Les injustices sont connues. La direction elle-même l’assume : sans réel rapport de force, elle ne lâche rien.

Les cheminots du Matériel garantissent au quotidien la sécurité ferroviaire et la qualité du service public aux usagers. C’est maintenant qu’il faut le rappeler à la direction.

La CGT, par l’intermédiaire de ses structures locales, va créer les conditions dans tous les établissements d’interpeller les directions et de porter les revendications des cheminots. Elle appelle l’ensemble des cheminots du Matériel à se tenir prêts à se mobiliser dans le cadre d’un mouvement d’ampleur.

Rien ne nous sera donné. Tout se gagnera collectivement. C’est par notre unité, notre détermination et notre mobilisation que nous construirons le rapport de force nécessaire.

CHEMINOTS DU MATÉRIEL :
ORGANISONS-NOUS,
MOBILISONS-NOUS,
ENTRONS DANS L’ACTION !

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QUAND LA DIRECTION JOUE AVEC LA SANTÉ DES CHEMINOT·E·S DU MATÉRIEL !

Amiante

| Matériel

Depuis plusieurs mois, la direction de la SNCF tient un discours rassurant autour de l’amiante, évoquant des « découvertes récentes » et un risque « maîtrisé ». Cette communication est un enfumage destiné à garder la main sur le sujet et faire taire les cheminot·e·s.

L’AMIANTE N’EST PAS NOUVELLE À LA SNCF, ELLE EST CONNUE, DOCUMENTÉE ET CONTINUE D’EXPOSER LES AGENTS DE MAINTENANCE !
Dans les ateliers du Matériel, la base fibres est incomplète ou obsolète, les repérages amiante ne sont pas réalisés ou inexistants. Lors des interventions on découvre régulièrement des matériaux contenant de l’amiante (MCA) : enduits type Becker et Isoson, cloisons et joints de porte coupe-feu, porte-fusibles, mastic rouge, cheminées de soufflage, contacteurs, isolants divers, etc.

Encore aujourd’hui, ces matériaux contenant de l’amiante sont manipulés, parfois sans information claire, sans protections adaptées, parfois même sans cadre SS4. Cela démontre que la maîtrise du risque reste largement insuffisante.

Un document de 2025 sur le groupe de travail Amiante confirme ce que la CGT dénonce depuis des années : depuis plus de vingt-cinq ans, des cheminots meurent de pathologies liées à l’amiante, et de nombreuses maladies professionnelles dues à l’amiante sont reconnues à la SNCF.

NOMBRE DE DÉCÈS LIÉS À L’AMIANTE À LA SNCF

Année Actifs Retraités Total
2001 5 43 48
2002 2 43 45
2003 0 41 41
2004 5 37 42
2005 3 31 34
2006 4 43 47
2007 5 26 31
2008 5 28 33
2009 2 49 51
2010 2 40 42
2011 0 50 50
2012 3 27 30
2013 5 31 36
2014 0 28 28
2015 3 31 34
2016 1 22 23
2017 1 18 19
2018 1 30 31
2019 2 25 27
2020 2 18 20
2021 1 15 16
2022 1 13 14
2023 2 16 18
2024 0 12 12
2025 1 17 18

Ces chiffres ne baissent pas, bien au contraire, alors que l’amiante est inter-dite depuis 1998. Les chiffres présentés sont incomplets car ne ils reprennent que les cheminot·e·s affiliés à la CPRPF. Le risque n’appartient pas au passé, il est toujours présent dans nos ateliers et sur nos matériels. Pire encore, de jeunes collègues nés après l’interdiction de l’utilisation de ce poison sont aujourd’hui exposés.

D’autre part, le suivi post-exposition des retraité·e·s n’est plus assuré dans les cabinets médicaux SNCF !

La SNCF a déjà été condamnée pour son manquement à protéger les agent·e·s. Par exemple, des décisions de justice ont obligé l’entreprise à indemniser des cheminots du technicentre de Romilly-sur-Seine exposés à l’amiante pendant des années, avec des condamnations à verser des indemnités pour préjudice d’anxiété et violation volontaire de l’obligation de sécurité.

D’autres juridictions ont également condamné la SNCF pour le même type de préjudice d’anxiété lié à l’amiante, avec des dizaines voire des centaines de salariés concernés.

Des fiches d’exposition sont établies par centaines pour les agents exposés, et pourtant, la Direction continue d’afficher une communication rassurante qui minimise le danger, en totale déconnexion avec les situations vécues par les cheminot·e·s.

L’actualité récente nous rappelle d’ailleurs la persistance du danger : porte-fusibles Legrand et télémécanique sur les voitures Corail, cheminées de contacteur sur les Z5600 et VB2N. On découvre encore la présence de MCA de manière fortuite, avec une gestion dans l’urgence, bien loin de la sérénité affichée.

RAPPEL SUR L’AMIANTE (SOURCE INRS)

De 400 à 500 fois moins épaisses qu’un cheveu, les fibres d’amiante sont invisibles dans les poussières de l’atmosphère. Inhalées, elles peuvent se déposer au fond des poumons et provoquer des maladies respiratoires graves : plaques pleurales, cancers des poumons et de la plèvre (mésothéliome), fibroses (ou asbestoses)… Certaines maladies peuvent survenir après de faibles expositions, mais la répétition de l’exposition augmente la probabilité de tomber malade. Les effets sur la santé d’une exposition à l’amiante surviennent souvent plusieurs années après le début de l’exposition.

Au niveau interprofessionnel, l’amiante est responsable chaque année de 3 000 à 4 000 maladies reconnues comme étant liées au travail. Il s’agit de la deuxième cause de maladies professionnelles.

Cheminot·e·s du Matériel, ne restons pas silencieux face à ce danger mortel. Organisons-nous et alertons nos collègues ! Rejoignez la CGT, et construisons ensemble le rapport de force. Notre santé, nos vies et la sécurité ferroviaire valent plus que leurs mensonges et leur rentabilité !

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LE SILENCE COUPABLE DE LA DIRECTION !

Amiante

| Matériel

L’amiante, interdite depuis 1997 en France, est source de problèmes majeurs de santé.

La direction de l’entreprise doit prendre, au sens de la loi, toutes les mesures pour protéger les salariés qui pourraient être exposés à ce matériau, car l’amiante n’est toujours pas éradiquée.

Après de nombreuses interpellations de la CGT sur la possible présence d’amiante dans les fusibles SP 38 et SP 58 installés dans plusieurs équipements électriques et bâtiments, la direction n’a eu de cesse d’affirmer que tout était « sous contrôle » et que ces porte-fusibles n’étaient pas utilisés ailleurs.

Pire encore : une seconde note, émise par la direction Santé–Sécurité de SNCF Voyageurs, affirmait noir sur blanc que des investigations menées par l’ingénierie du matériel en août 2025 avaient « permis d’exclure » la présence de ces porte-fusibles dans le matériel roulant ferroviaire de SNCF Voyageurs.

Autrement dit, selon la direction, les trains n’étaient absolument pas concernés… ce qui s’est révélé totalement faux.

Pourtant, une note interne datée du 16 septembre 2025 concernant les fusibles SP 38 et SP 58 interdit formellement toute manipulation de ces porte-fusibles noirs : plus question de maintenance, de nettoyage, de dépoussiérage ou même de simple remplacement, que ce soit par les cheminots ou par des sous-traitants non habilités.

Et malgré la gravité du sujet, cette note n’a jamais été transmise par la direction de l’entreprise aux établissements matériels.

La CGT, fidèle à sa vigilance et refusant de laisser planer le moindre doute, a de nouveau interpellé la direction pour exiger la vérification des matériels roulants susceptibles d’être équipés de ces porte-fusibles, notamment les trains Corail.

Suite à cette pression, la direction et la maintenance sécurité ont finalement dû reconnaître les faits et ont informé les directions des technicentres, le vendredi 21 novembre à 21h30, de la découverte avérée de porte-fusibles contenant de l’amiante.

Cette situation a finalement conduit les directions concernées à publier une note de service n°75 en date du 24 novembre 2025 sur ce sujet.

L’axe prioritaire doit être la prévention. Cela suppose que l’amiante doit disparaître dans toute l’entreprise.

La CGT demande à tous les cheminots ayant travaillé sur les engins construits avant 2000 et qui ont été au contact de ces portes fusibles de réclamer immédiatement un diagnostic médical et un suivi amiante.

LA CGT CONTINUE D’EXIGER :

  • La suppression du risque par un plan et un programme de retrait systématique des porte-fusibles SP38/SP58, par une entreprise certifiée ;
  • Un recensement exhaustif des installations et repérages effectués par un opérateur certifié amiante et des divers équipements électriques pouvant contenir de l’amiante ;
  • Un recensement nominatif de tous les cheminots exposés, avec fiches d’exposition et suivi médical renforcé/post-exposition ;
  • Un suivi des agents retraités ayant été contaminés par l’amiante dans les cabinets médicaux SNCF.

ÉRADIQUONS L’AMIANTE ET PROTÉGEONS LES CHEMINOTS
ACTIFS ET RETRAITÉS EXPOSÉS OU NON !

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LA SÉCURITÉ AVANT TOUT !

Flash-info matériel

| Matériel

Suite à la rupture d’un disque de frein, le 16 mai 2025, sur un matériel Z24500 de la région Aura, la CGT interpelle la Direction et pose un droit d’alerte en demandant à la Direction de s’expliquer lors d’une DCI.

Des lots de disques de frein de la marque Ibre, fabriqués en 2010 et 2013, sont concernés par un défaut de conception. Les événements sont connus depuis 2018, puisqu’un même incident avait eu lieu dans la région des Hauts-de-France. Mais les lots incriminés circulent encore dans les technicentres, et des mesures s’imposent pour éviter toute dérive.
Au-delà de l’urgence et de la vigilance, l’entreprise a fait évoluer les règles de maintenance et s’est engagée à retirer les lots incriminés. La direction du Matériel se donne trois mois pour réaliser la totalité de l’inventaire et assurer qu’il n’y a plus de risques.

Depuis l’intervention de la CGT, Alstom, qui a racheté la marque Ibre, demande à la SNCF de lui faire un audit qualité…

Pour la CGT, la sécurité des matériels est primordiale. Des mesures correctrices sont possibles en remettant les cheminots au centre des préoccupations techniques. Nous revendiquons une formation accrue des cheminots de la maintenance dans tous les secteurs de production et en particulier la mécanique et les essieux.

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LES CHEMINOTS DU MATÉRIEL DÉTERMINÉS DOIVENT AGIR PAR LA GRÈVE !

Grève national tous services

| Action à partir du 12 décembre 2024

Lors de l’ultimatum du 21 novembre dernier, de nombreux cheminots du Matériel ont démontré leur détermination à obtenir :un moratoire sur le fret ;

  •  L’abandon des filialisations dans le TER ;

  • Le refus de la vente à la découpe du réseau ferré national ;

  • L’heure est à la mobilisation, les agents du Matériel sont tous concernés.

La loi dite « pacte ferroviaire » que nous combattons depuis 2018 provoque la privatisation de la SNCF. La Direction ne se gêne pas pour détruire nos métiers et mettre les cheminots dans des situations de stress et d’incertitude. Les cheminots du Matériel sont au pied du mur. Certains vont partir dans des entreprises privées, d’autres vont devoir changer de métiers, voire en cumuler plusieurs.

  • À Fret SNCF, les cheminots du Matériel seront transférés à Technis, filiale privée de la SNCF. Les agents verront leurs conditions de travail se détériorer et leur rémunération baisser.
  • Au TER et au Transilien, dans quelques semaines, ce sont des cheminots qui seront concernés dans les filiales Étoile d’Amiens pour la Picardie et les Hauts-de-France et Sud-Azur en Paca. En juin 2025, Transdev arrive sur les rails entre Marseille et Nice. Le scénario sera identique. Pays de la Loire et Auvergne-Rhône-Alpes sont également dans le collimateur des régions, tout comme la région parisienne. Là encore, les savoir-faire des cheminots sont lâchement abandonnés par la Direction à des entreprises privées ou des filiales. Ce scénario est identique au chemin de fer anglais, qui aujourd’hui renationalise.
  • Aux ateliers TGV, la baisse du trafic grandes lignes aura des conséquences sur les charges de travail, et la Direction accélérera la sous-traitance et l’externalisation. Faudra-t-il céder des technicentres aux EF ?
  • Aux ateliers industriels, la pression du plan Opter mal calibré en emplois et en infrastructures d’accueil provoque les mêmes effets et amplifie la sous-traitance.

Nos conditions de travail et notre cadre social sont clairement dans le viseur. C’est l’accélération du dumping social avec la mise en place de la polyvalence des métiers ajoutée aux modifications des trames de maintenance. Les réorganisations perpétuelles ayant pour objectif de diminuer les coûts de maintenance auront un impact sur la qualité et la sécurité ainsi que sur les conditions de travail. Les cheminots de la maintenance, au fret, dans les TI et les TM, sont en danger. L’explosion en filiales et l’abaissement des droits qui en découle méritent que nous réagissions en urgence et unitairement. Cette logique est orchestrée par une direction provocatrice et un gouvernement illégitime.

La SNCF doit mieux reconnaître nos métiers et nos qualifications et nous garantir une protection sociale de haut niveau. Elle doit répondre à nos revendications légitimes et ouvrir des négociations en proximité sur l’emploi, les conditions de travail et l’organisation du travail dans nos technicentres et augmenter nos rémunérations.

La Fédération CGT des cheminots appelle dès à présent, sans attendre, à poser massivement vos D2I afin d’imposer la mise en place d’un moratoire au fret et l’arrêt de la filialisation au transport voyageurs en imposant des négociations. Déposons nos D2I là où c’est nécessaire et organisons-nous pour la grève dès le 11 décembre à 19 heures.

ENSEMBLE, CONSTRUISONS LA RIPOSTE GLOBALE POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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LE MATÉRIEL N’EST PAS UN THÉÂTRE !

Prime de travail

| Matériel

Des annonces salariales décevantes, catégorielles et soumises à la performance, les Cheminots de la filière Matériel méritent mieux que la division et les mauvaises mises en scènes.

Depuis quelques jours, des messages circulent concernant des mesures de rémunération pour les agents du Matériel ; des mesures différentes selon les produits dont nous n’avons aucune trace écrite officielle et qui seraient le fruit d’une menace de grève reconductible dans les technicentre qui doit démarrer le 6 février.
Pour la CGT, si elles sont avérées et réellement mises en oeuvre, les mesures annoncées ne règleraient que très partiellement les difficultés vécues dans les ateliers du Matériel en proie aux sous-effectifs, aux emplois précaires et aux faibles revenus.

POUR LA CGT, IL FAUT CHANGER DE CAP !

Les cheminots du Matériel ont besoin d’une véritable augmentation des salaires et de leur prime de travail, pas d’une multiplication de primes ou indemnités conditionnées à la productivité effectuées sur leurs emplois et leurs organisations du travail.
L’envahissement du CSE MI de décembre 2023 a donné le ton et la direction de l’entreprise a bien saisi l’importance de nos revendications.

La CGT propose la revalorisation de la prime de travail Matériel pour une réelle prise en compte des spécificités des métiers du Matériel :

  • La prime de travail doit être revalorisée de manière significative et sans aucune contrepartie.
  • Elle doit représenter au minimum 25 % du traitement de base proposé à 2 000 € par la CGT, soit 500 € minimum.
  • Elle doit intégrer, pour l’ensemble des cheminots du Matériel, quels que soient leur région et leur établissement, l’indemnité opérationnelle Matériel de l’Île-de-France de 150 € par mois.
  • Elle doit être garantie dans son intégralité en cas d’arrêt maladie.

soit une valeur de performance au minimum égale à 644,25 € de prime de travail Matériel mensuelle.
Exemple pour un salaire de base d’un cheminot classe 4, niveau 2, position 16, échelon 8 :
En 2023 : traitement de 2 157,88 € et 324,00 € de prime de travail, soit un salaire de 2 481,88 € (hors indemnités de résidence).
En 2024 (avec la revalorisation de la prime de travail Matériel revendiquée par la CGT + les 1,8 % d’augmentation salariale et hors indemnités de résidence) : traitement de 2 196,68 € et prime de travail M de (2 196,68 € X 25 %) + 150 = 699,17 €, soit un salaire de 2 895,85 €.

La CGT revendique une prime de travail pour les cheminots contractuels du Matériel, comme c’est le cas pour les ASCT ou les ADC. À défaut, nous réclamons une revalorisation de salaire identique.

LA REVALORISATION DE LA PRIME DE TRAVAIL DOIT ÊTRE DEMANDÉE PAR TOUS LES CHEMINOTS DU MATÉRIEL.

Dans la continuité des actions engagées, la CGT va déposer une demande de concertation immédiate auprès de la direction du Matériel et appelle ses syndicats et sections à interpeller les directions d’établissement. Dans un cadre plus général, la CGT revendique auprès de la direction du GPU SNCF la réouverture immédiate de négociations salariales pour 2024.

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OPTER, RIEN NE VA PLUS !

Emploi / Conditions de travail

| Matériel

L’organisation du travail dans les Technicentres Industriels (TI), le niveau encore trop faible des recrutements et les conditions de travail qui se dégradent fortement, font que la situation actuelle dans les ateliers est très éloignée de celle décrite par la direction du Matériel.

La CGT appelle les cheminot·e·s à se faire entendre !

Afin de pondérer l’optimisme de la direction du Matériel, ainsi que certaines « Fakenews » diffusées sur la chaine MAT-TV et dans son compte rendu de la commission Métiers, la CGT rétablit certaines vérités et appelle les cheminots du Matériel à agir.

L’EMPLOI N’EST PAS À LA HAUTEUR DE LA CHARGE DE TRAVAIL !

Alors que la charge de travail devrait progresser de +23,6 % MR et +12,6 % PRM en 2024, les effectifs ne devraient, eux, progresser que de 2,7 %.

En 2022, les Cadres d’Organisation (CO) des TI s’élevaient à 8 405 postes mais en juin 2023, ils n’etaient plus qu’à 8 047.

Nous avons perdu 358 postes alors que nous sommes en pleine charge OPTER.

En juin 2023, les effectifs en CDI des TI s’établissent à 8 199, ils étaient 100 de moins seulement en 2022, à 8 099 cheminots

La direction, qui a abaissé les CO de 8 923 en 2020 à 8 047 en 2023, annonce recruter massivement. Or, aucun TI n’atteindra l’effectif requis en fin d’année puisque sur les 520 embauches prévues en 2023, seules 168 étaient réalisées au 31 octobre.

  1. La qualité de l’emploi recruté et la formation ne sont pas au rendez-vous : Les travailleurs intérimaires, qui constituent désormais un vivier d’emplois, arrivent parfois de secteurs d’activité totalement différent. Ces derniers sont de surcrois formés sur le tas quand ils ne sont pas eux-mêmes formateurs. Le retard de formation s’établit, en 2023, à 1,6 million d’heures, soit 1 an de retard. Dans le même temps, la DM a reussi le tour de force de baisser de 2 jours la durée de la formation Maintenance Matériel.
  2. La première livrée de Nevers a représenté une charge de travail de 16 000 heures, contre 13 000 initialement prévues, ce qui témoigne d’une sous-estimation des besoins nécessaires et renforce l’idée qu’il faudra produire à marche forcée. Les niveaux de recrutements réalisés sont insuffisants.
  3. Ce constat pose aussi la question de l’organisation du travail, à travers la cadence prévisionnelle de sortie des rames, qui induit des objectifs de productivité impossibles a tenir.
  4. Les taux de recours à l’intérim atteignent déjà des sommets dans certains technicentres (18 % au TI de Charente/Perigord). L’incapacité à réaliser la charge laisse craindre une nouvelle envolée de l’externalisation de l’activité, tant dans nos propres ateliers avec le recours à l’intérim qu’à l’extérieur de l’entreprise avec la sollicitation de concurrents.
  5. Le manque de place évident dans nos ateliers provoque des saturations de voies. De plus, les stockages sauvages encombrent des accès de sécurité ou de cheminements piétons.
  6. La qualité médiocre des pièces, leur temps d’acheminement voire leur perte dans la chaîne logistique sont également les symptômes d’une stratégie que nous dénonçons et combattons.
  7. L’augmentation de 5 % des arrêts de travail et + 35% du nombre de jours d’arret par rapport à 2021 laisse entrevoir une dégradation de l’état sanitaire des collectifs de travail.

Grace à l’organisation de déploiements, de réunions, de groupes de travail et à la réalisation d’expertises, la CGT a fait le choix de disposer d’une vision précise et fiable tant du volume d’activité actuel et futur que des moyens humains et opérationnels qui sont et seront mobilisés tout au long du plan OPTER.

Il faut donc cesser de croire la DM sur parole et casser cette logique du « tout va bien » en l’interpellant.

Il faut stopper le morcellement de l’activité, à travers des investissements d’infrastructures de capacité et permettre la réalisation de charges polyvalentes dans l’ensemble des Technicentres.

Il faut éviter toute forme de concurrence entre les sites de maintenance et remettre en avant la solidarité. ; faire primer la revalorisation globale du travail des cheminots et de leurs salaires face aux pressions sur l’emploi et à la motivation par la seule prime individuelle.

Il faut procéder à des recrutements massifs et à long terme, seule solution pour attirer et garder les compétences au sein du domaine Matériel.

Le recours à la sous-traitance doit cesser. Nous devons regagner en qualité et en temps sur le retour de pièces ou matériels rénovés par nos seuls Technicentres Industriels et Ateliers PRM avec l’appui, si besoin, des Technicentres de maintenance.

Il faut mieux former les agents, les attirer et les fidéliser davantage, améliorer et relever les compétences dans un contexte où d’autres programmes, après 2030, verront le jour, puisque le programme OPTER ne porte « que » sur 40 % du parc total.

Nous réaffirmons que la SNCF doit rester une entreprise publique et réunifiée, capable d’offrir un plan de carrière sur la durée, seule garante de la qualité de la production, l’arrêt de la politique sociale menée avec la redéfinition et la communication de cadres d’organisation qui intègrent la hausse de l’emploi ainsi que l’amélioration des conditions sociales et de l’organisation du travail.

Il faut, dès à présent, entamer ce virage combattif et ambitieux pour le Matériel afin de répondre aux enjeux de production auxquels nous faisons face.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE LES AGENTS DU MATÉRIEL À EXPRIMER LEUR MÉCONTENTEMENT AUPRÈS DES DIRECTIONS LOCALES ET NATIONALES DANS LES JOURS À VENIR !

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ALERTE ROUGE AU MATÉRIEL

Matériel industriel

| Matériel

Après la mise en œuvre du plan OPTER en 2022, l’actualisation 2023 de la charge de travail au sein de la branche Matériel Industriel pose question.

Pour la CGT, les cheminots du Matériel ne doivent pas être les victimes des choix dogmatiques de l’entreprise.

Pour rappel, plus d’un quart du parc total des AGC et des TER 2NNG est à rénover dans les années à venir. La contractualisation a fait l’objet de signatures avec toutes les régions, à l’exception des régions Bourgogne-Franche-Comté et Pays de la Loire, et MASTERIS qui confie la charge à SNCF Voyageurs.

  • En 2022, 494 rames ont été contractualisées, soit 53 % du parc ;
  • En 2023, un supplément de 242 rames sont venues compléter l’offre, soit 26 % supplémentaires ;
  • Les « options » concernent, quant à elles, 145 rames, soit 16 % du parc ;
  • Il ne reste plus que 5 % du parc, soit 45 rames, qui ne sont pas contractualisées.

Au regard de la répartition entre Technicentres, il s’avère que les TI de NEVERS, CHARENTE-PÉRIGORD et ROUEN QM sont les plus impactés par le surplus de rénovation à produire. Dans le même temps, les TI de HELLEMMES, BISCHHEIM, St PIERRE DES CORPS et PICARDIE sont en pleine charge.

Cette augmentation de la charge de travail, qui pourrait être une bonne nouvelle pour ces établissements, pose cependant un problème de taille pour l’organisation du travail, notamment au regard :

  • Du manque de personnel ;
  • Du dimensionnement des infrastructures d’accueil des TI ;
  • Des approvisionnements en pièces déjà en tension ces derniers mois.

Pour exemple, l’établissement de Nevers, qui connaît déjà un retard important sur son planning de sortie de rénovation, risque de voir celui-ci s’aggraver dès 2024 en raison d’un surplus d’heures de travail de 3 000 unités (16 000h réalisées pour 13 000 prévues).

À terme, l’ensemble des TI risquent de connaître les mêmes insuffisances de capacité, d’autant plus que les projets « NAT » des rames Transilien et « BOTOX » pour TGV devraient également influer sur la charge des sites de NEVERS et de St PIERRE des CORPS d’ici 2030.

Dans de telles circonstances, les conditions de travail des cheminots se dégradent fortement avec une augmentation importante des heures supplémentaires, du travail de nuit et de week-end, une pression sur la pose des congés, une accidentologie en augmentation et l’utilisation importante d’emplois précaires.

Pour la CGT, c’est bien le problème des ressources, soit l’emploi, qui ébranle l’avenir de nos Technicentres. Avec son cahier revendicatif clair de mise dans l’emploi, nous avons une solution précise à décliner avec les cheminots du Matériel en termes de formation, de montée en compétence, de qualification (tel que souhaité par la CGT plutôt qu’une classification).

La CGT revendique également une rémunération digne de la qualité d’un salarié hautement qualifié (voire avec un salaire d’embauche à 2 000 € minimum et des conditions de travail acceptables pour réaliser la charge de travail) avec une réduction du temps de travail porté à 32h00 par semaine.

La charge de travail au Matériel pour les 10 années à venir au minimum est immense et le défi est de taille. Les cheminots du Matériel ont déjà transformé leur outil à l’heure de l’électrification puis dans de nombreux domaines technologiques. Pour la CGT, il n’est pas question de parler de révolution, mais d’organisation. Mais alors pourquoi la Direction du Matériel refuse-t-elle d’augmenter les Cadres d’organisation et d’embaucher massivement alors que les curseurs sont au rouge et que les gains de productivité sont déjà conséquents ?

QUE DEMANDONS-NOUS À LA DIRECTION DU MATÉRIEL ET POUR QUELS EFFETS ?

  1. Augmenter le rythme des recrutements prévus en 2022 et 2023
    • Faire coïncider les effectifs avec les Cadres d’organisation
    • Faire face aux rythmes de travail, des congés et imprévus
  2. Embaucher les intérimaires qui le souhaitent
    • 10% et plus d’intérimaires dans certains TI
    • Réduction des coûts avec cette internalisation
    • Amélioration de la qualité de production
    • Réduction de l’accidentologie
  3. Plus de formation en qualité et en nombre
    • Formation premier emploi
    • Formation initiale incompressible en temps et en heures
    • Formation continue tout au long de la carrière et des besoins du salarié
  4. Donner les moyens financiers aux TI et aux Autorités Organisatrice pour :
    • Investir dans les infrastructures
    • Investir dans l’achat de rames de réserve
    • Équilibrer la charge des TI
  5. Augmenter les salaires
    • Permettre une qualité de vie et de travail meilleure
    • Assurer un bien-être au travail et une meilleure qualité de production

L’avenir de nos Technicentres Industriels est en danger !

Il est temps de réagir et d’agir !

La Fédération CGT des cheminots et son collectif Technique Matériel appellent les cheminots à se mettre en vigilance et à participer aux rassemblements organisés dans les territoires dans cette période par les militants et organisations de la CGT. C’est à ce prix que nous ferons entendre notre voix.

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