Fédération CGT des Cheminots


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L’APPRENTISSAGE, L’ALTERNANCE : UN BESOIN VITAL AU MATÉRIEL

Formation

| Élections CSE 2018

L’entreprise use et abuse de plus en plus du recours à l’intérim par manque de personnel pour répondre à la production intensive qu’elle prône au Matériel.

Pour la CGT, une autre solution existe :

Il faut anticiper la transmission des savoirs et des compétences en fixant des objectifs ambitieux de formation d’apprentis et d’alternants au Matériel.

La Direction a beau clamer que la charge de travail est en baisse, mais la réalité est que son niveau va s’accroître durant les 10 prochaines années selon ses propres chiffres. La désorganisation chronique des ateliers de Maintenance qu’elle organise n’est donc qu’un prétexte pour diminuer le nombre d’emplois et les « ressources disponibles » dont elle dispose.

La Direction affiche un aplomb dédaigneux lorsqu’elle évoque l’accroissement temporaire des charges, seul motif qu’elle peut avancer pour avoir recours aux salariés intérimaires. Cela lui permet de réaliser une maintenance à bas coût, seul objectif recherché par nos dirigeants.

Comme les intérimaires, les apprentis et les alternants du Domaine MATERIEL souffrent d’une exploitation de leur statut de salariés précaires, poussés par l’obligation de résultats dans leur scolarité mais aussi par l’entreprise pour obtenir de leur part une forte productivité.

« L’arpète » (jeune cheminot apprenti), c’est une graine en germe d’un futur cheminot consciencieux et réfléchi. C’est celui qui connaît bien son atelier, son chantier et toutes les règles qui régissent sa sécurité parce qu’il en apprend les engrenages et les rouages depuis son arrivée dans l’entreprise. C’est aussi celui en qui tous les cheminots ont confiance car il a gagné le respect de ses pairs par sa bonne tenue et son écoute attentive.

Pourtant, durant son apprentissage du métier ferroviaire, qu’il a mûrement choisi, il va connaître un véritable parcours du combattant du fait des dégradations commises par l’entreprise SNCF au nom de la rentabilité. Elle porte le nom de « productivité ».

Pour éviter l’échec et réussir son entrée positive dans le monde du travail la CGT préconise :

  1.  Une intégration dans une équipe équilibrée en nombre avec un tuteur unique pour chaque apprenti.
  2.  L’interdiction absolue de travailler seul sur le matériel roulant sans le soutien d’au minimum un cheminot ou de son tuteur.
  3.  L’absence de notion de rentabilité dans son parcours professionnel d’équipe.
  4.  Un cadrage pour les tuteurs afin de mieux appréhender le partage nécessaire avec l’apprenti ainsi qu’une reconnaissance du temps passé avec lui.

L’utilisation des alternants par la direction SNCF, pour remplacer des cheminots, n’apporte pas de plus-value technique à l’entreprise.

C’est un véritable gâchis car il y a un potentiel énorme chez ces jeunes qui ne peuvent plus se contenter d’une simple lettre de recommandation de leur établissement.

La SNCF les met à contribution afin de résoudre les dysfonctionnements de ses réorganisations. Elle demande à ces jeunes cheminots malléables d’accepter les cadences élevées, les postes multiples et une production accrue.

Les alternants de la SNCF, formés, compétents, qualifiés et efficaces, ne peuvent servir plus longtemps de « bouche-trous » à nos établissements de maintenance. Ils ont eux aussi droit à l’emploi au Statut dès la fin de leur contrat d’alternance.

L’alternance répond à une demande de formation et de mise en place d’un jeune salarié dans l’emploi et apporte des compétences supplémentaires aux salariés.

  1.  L’alternance doit offrir et respecter des règles de fonctionnement d’entreprise mettant en oeuvre la sécurité physique et mentale des salariés, ainsi qu’une qualité de vie et de travail améliorée ;
  2.  L’alternance doit être ouverte à l’ensemble des métiers de la maintenance ferroviaire ;
  3.  L’alternance doit préparer et former ces jeunes salariés aux métiers cheminots ;
  4.  L’alternance ne doit pas être utilisée de façon rentable et ne pas couvrir les emplois stables et durables qui doivent être occupés par des cheminots au Statut ;
  5.  L’alternance à la SNCF doit déboucher automatiquement sur une embauche au Statut après réussite des examens car la SNCF a le devoir de recruter les alternants qu’elle forme.

La CGT soutient celles et ceux qui donnent tout pour obtenir un diplôme, un emploi et une nouvelle vie.

La CGT revendique :

✓ L’embauche de tous les apprentis ayant réussi aux examens
✓ L’embauche des alternants ayant réussi aux examens et souhaitant continuer à travailler au MATERIEL
✓ L’embauche des Intérimaires qui le souhaitent
✓ Remplacement de tous les départs en retraite par des embauches.

Il est donc possible, voire nécessaire, d’embaucher dans notre entreprise et d’offrir cette possibilité aux apprentis, aux alternants et aux salariés précaires à la recherche d’un emploi stable.

La CGT exige que l’entreprise utilise cette main-d’oeuvre qualifiée, motivée et désireuse d’apprendre pour les besoins de renouvellement et d’extension des postes de travail.

AVEC LA CGT,
IMPOSONS NOS CHOIX ET NOS REVENDICATIONS

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SOUTENIR LE FRET ET LES INITIATIVES TECHNINAT

Réorganisation MI / TECHNINAT

| Matériel

La Direction SNCF a provoqué le dégel des restructurations en pleine période estivale.

Celle du CSE MI concernant le TECHNINAT n’aura connu qu’une courte pause suite au COVID 19.

Il y a un réel danger pour l’emploi et les cheminots de TECHNINAT.

Après les applaudissements et les remerciements aux cheminots du Matériel qui se sont particulièrement investis durant la crise sanitaire, voici le retour des restructurations, de la casse de l’emploi et de l’outil industriel.

La direction du Matériel a annoncé son choix de fermer les 3 sites de production de maintenance de wagons suivants :

  • DUNKERQUE (38 cheminots)
  • AMBERIEU (17 cheminots)
  • St PIERRE DES CORPS (6 cheminots)

Ce plan social, à peine déguisé, fait suite aux nombreux mensonges du DET de l’entité TECHNINAT qui promettait le maintien de l’emploi dans cette structure créée en juillet 2019. L’impact sur l’emploi équivaut à 18 % de la masse salariale de cette entité liée à l’activité FRET, où les sites de MIRAMAS, SIBELIN, SOTTEVILLE, SOMAIN et PERPIGNAN, qui comptent une centaine de cheminots de la maintenance Matériel, vont connaître des modifications de charges importantes.

La CGT dit STOP !

Les annonces de Macron le 14 juillet prônant la relance du FRET FERROVIAIRE n’ont pas freiné la volonté de la SNCF de « fermer » des ateliers de Maintenance Wagons.

Pour la CGT, il faut redonner de la charge wagons aux ateliers de DUNKERQUE, AMBERIEU et St PIERRE DES CORPS. D’ailleurs, la charge de travail existe, mais c’est l’incurie des directions Fret et MI qui n’ont pas voulu organiser la maintenance sur site et ont favorisé l’introduction d’ERMEWA (filiale 100 % SNCF) qui privilégie la maintenance par des ingénieries privées.

Sauf à considérer que les annonces du Gouvernement relèvent de la pure propagande, les annonces de la Direction sont ahurissantes au regard de la volonté de relancer le FRET. Une relance sans wagons, sans ateliers de maintenance et sans cheminots.

Pour la CGT, la Direction du CSE MI serait plus inspirée de traiter le dossier AMIANTE des wagons pollués et souvent négligés, plutôt que s’attaquer une fois de plus à l’emploi. Il faut une « base fibre » solide dédiée à l’amiante pour la repérer dans les matériels pollués et les traiter dans des conditions optimales de sécurité et de santé.

Les cheminots de ces ateliers Wagons sont une source inépuisable de technicité et de connaissances ferroviaires dont l’entreprise a besoin pour développer et assurer l’avenir de FRET SNCF.

Les métiers de la maintenance des ateliers FRET ont toujours su s’adapter à l’évolution des techniques et aux nouvelles technologies du ferroviaire. Il faut donc continuer à alimenter les ateliers et à moderniser les infrastructures existantes.

Il faut développer l’emploi et les compétences par de la formation pour subvenir aux besoins actuels et futurs du fret ferroviaire et ne pas laisser l’entreprise s’accommoder de la concurrence, voire l’organiser.

Les cheminots doivent s’organiser avec la CGT pour dire non à la polyvalence souhaitée par la Direction du Matériel, qui propose toujours aux salariés de faire plus, plus vite avec moins de moyens.

Refusez la flexibilité et la mobilité forcée !

La Production doit se faire partout où c’est nécessaire mais aussi dans les ateliers SNCF des sites de DUNKERQUE, d’AMBERIEU et de St PIERRE DES CORPS.

Le 17 septembre doit être une journée d’interpellation des directions dans les ateliers de Maintenance pour obtenir l’arrêt des restructurations néfastes à l’organisation de la maintenance ferroviaire SNCF.

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MAINTENANCE DU MATÉRIEL PRIORITÉ À LA SÉCURITÉ DES CHEMINOTS !

COVID-19

| Matériel

Le Gouvernement, essentiellement guidé par des considérations économiques a décidé d’engager une reprise le 11 mai à marche forcée. Relancer la production de maintenance après quasiment deux mois d’interruption est une véritable gageure, au regard des centaines de matériels garés bon état un peu partout sur le territoire, et des opérations à réaliser pour leur remise en service. Cela suppose également de garantir la santé et la sécurité des cheminots de tous les Technicentres de maintenance.

Les plans de transport qui ont été décidés par l’Etat et les Autorités Organisatrices dans le cadre de la reprise après confinement, nécessitent de disposer d’un nombre suffisant de matériels roulants en bon état de fonctionnement pour éviter les pannes, la mise en danger des usagers et des cheminots.

Cette reprise partielle et progressive des activités ferroviaires, doit avant tout être planifiée pour que notre outil industriel soit à la fois en capacité de répondre aux exigences du Service Public, tout en garantissant aux cheminots qui le réalisent des conditions sanitaires et de sécurité protectrices.

Dès le début de cette crise, la CGT et ses militants n’ont jamais cessé d’intervenir à tous les niveaux de l’entreprise, pour d’une part faire cesser les activités dites non-essentielles, et d’autre part pour que les protections individuelles et collectives des cheminots à la production soient assurées partout, et sans que les dirigeants locaux, plus ou moins zélés, puissent les remettre en cause. Pour cela, la CGT exige que soit coordonné à l’échelon territorial un contrôle de la bonne mise en œuvre de toutes les mesures sanitaires décidées au niveau du GPU et permettant de protéger efficacement la santé des cheminots.

La direction du domaine Matériel et les directions d’établissement doivent appliquer les règles sanitaires générales, et non les interpréter ou les négliger !

L’entreprise ne peut continuer à ignorer les revendications légitimes des cheminots portées par la CGT. Les incertitudes qui persistent concernant la propagation et la longévité du COVID-19, ou encore concernant l’efficacité réelle des mesures de protection préconisées par le Gouvernement, invitent les cheminots à faire preuve de la plus grande prudence.

Une reprise à marche forcée, dans quelles conditions ?

Les conditions de reprise doivent être strictement encadrées, et prendre en compte l’augmentation du nombre de cheminots en activité. Le respect des gestes barrière doit demeurer la règle. Les masques FFP2, les lingettes désinfectantes anti virucides et le gel hydro-alcoolique, doivent être présents partout aux points d’entrée des Technicentres comme sur les lieux de travail et de vie. La distance de sécurité doit être respectée même en cas de port du masque, soit plus d’un mètre entre chaque personne.

L’utilisation des véhicules de service, doit être limitée à 2 personnes maximum, par exemple dans une camionnette de dépannage mobile, avec port du masque et désinfection préalable du véhicule. Les accès aux points d’eau doivent être garantis à tous les cheminots, car le lavage des mains est essentiel pour stopper la transmission du virus.

QUEL RÔLE POUR NOS CABINETS MÉDICAUX ?

Pour une reprise dans les meilleures conditions, les cabinets médicaux SNCF présents sur l’ensemble du territoire avec tous leurs personnels sont primordiaux afin d’aider les cheminots à répondre à leurs inquiétudes. Les visites médicales d’aptitude, et la mise en place de tests systématiques des agents doivent y être organisés pour éviter les parcours en voiture parasites et gagner en réactivité. La prise de température avant la prise de service doit aussi être la règle.

La mise en œuvre des mesures demandées par la Fédération CGT des Cheminots renforcerait considérablement le dispositif de protection et de prise en charge des salariés déjà mis en place.

DES GESTES MÉTIERS À ADAPTER

Afin d’armer ses militants et représentants du personnel, la CGT a développé tout un ensemble de revendications et de préconisations afin de garantir la sécurité et la santé physique et mentale des cheminots du Matériel tout en préservant une activité d’un haut niveau de qualité et de sécurité ferroviaire que nous nous devons de rendre aux usagers, le tout dans le contexte sanitaire contraint. N’hésitez pas à solliciter les militants CGT dans votre atelier.

Dans ce cadre, la Fédération CGT des Cheminots exige :

  • Que le Document Unique des Unités soit remis à jour ;
  • L’affichage des mesures barrières à respecter dans l’ensemble des emprises ferroviaires ;
  • Outillage commun : affichage de la procédure détaillée de l’utilisation des outillages communs et protocole de désinfection avec traçabilité (obligatoire) ;
  • Que les pièces nécessaires à une reprise optimale et progressive de la production soient obligatoirement sur site afin d’éviter trop d’attente et d’inefficacité lors de la reprise des travaux et limiter ainsi les risques d’exposition ;
  • Révision à la hausse des temps de traversée et de visite afin de prendre en compte les mesures sanitaires à respecter, les temps d’habillage, la réalisation d’opérations « à agent seul » ou avec une organisation permettant d’éviter les risques, avec une désinfection systématique avant et après intervention des matériels roulants et des outillages ;
  • Renforcement en « moyens humains » des secteurs de production afin que celle-ci ne se fasse pas au détriment des règles dites « barrière » et de la santé et de la sécurité des Cheminots ;
  • Que les Cheminots puissent s’assurer de la dernière séquence de travail ou de maintenance effectuée ou reportée, et ce avant chaque reprise de séquences et/ou de niveaux de maintenance ;
  • Refus de toute remise en cause de la règlementation du travail (Repos journaliers/périodiques/ durée journalière de Service etc..) ; • Que soit réalisée un point précis sur l’utilisation des climatisations des matériels roulants comme des bâtiments (normes et règles en cas d’inutilisation prolongée, désinfection, filtration, …) ;
  • Qu’un travail soit réalisé quant à l’organisation de la production ainsi que sur les heures de prises et de fin de service de manière à maîtriser et adapter le nombre de cheminots présents sur site, les flux et les déplacements ;
  • Que soit proscrite la polyvalence pour ne pas favoriser les mouvements de salariés d’un lieu à un autre et préserver la sécurité des cheminots.

Pour la CGT, la priorité, c’est la santé et la sécurité des cheminots !

« Pas de protection = pas de travail ! »

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LA DIRECTION ANNONCE UNE NÉGOCIATION NATIONALE AU MATÉRIEL

Table ronde Matériel du 06 novembre 2019

| Matériel

Alors que la direction voulait cantonner les discussions sur les centres de maintenance TGV, les débrayages et interpellations sur le territoire l’obligent à ouvrir des négociations pour tous les cheminots du Matériel. Cependant, et malgré l’avertissement lancé, le contenu et le niveau des annonces restent à gagner.

Ce mercredi 6 novembre 2019, la direction a reçu les fédérations syndicales de cheminots lors d’une Table Ronde initialement restreinte aux établissements TGV.

La réaction légitime des cheminots de Châtillon, face à une attaque méprisante visant à supprimer 12 repos, a été forte et efficace. L’attitude provocatrice du directeur d’établissement, symbole d’un management autoritaire ne comprenant pas les conditions de vie et de travail des cheminots du Matériel, a contribué à enliser le conflit social.

La maison Matériel brûle … la direction attise le feu !

Aujourd’hui, avec 35 débrayages recensés par la CGT sur l’ensemble des technicentres de maintenance et industriels, ce sont près de 6300 cheminots qui ont exprimé leur ras-le-bol.

La Fédération CGT des Cheminots a rappelé que la direction a elle-même « mis le feu aux poudres » en dégradant le climat social du Domaine Matériel année après année.

Alors que les démissions explosent au Matériel, la direction propose l’intensification du travail de nuit et de week-end contre la possibilité de mieux dédommager financièrement cette contrainte physique et mentale. Elle reconnait que le travail de nuit use. Halte aux dégradations des conditions de vie et de travail, oui au travail et aux salaires dignes !

Afin d’apaiser l’urgence, la direction annonce pour les 5 établissements TGV :

300 embauches en 2020 contre 150 en 2019 (et le remplacement de chaque démission) ;

200 requalifications de postes pour prendre en compte l’évolution des technologies.

Des négociations s’ouvrent dans les établissements depuis le 6 novembre 2019. Les cheminots mesureront.

Enfin, la direction nationale annonce la tenue d’une Table Ronde Matériel sous 10 jours pour l’ensemble des établissements de maintenance – Technicentres Industriels et Technicentres de Maintenance. Les sujets de discussion à l’ordre du jour seraient la rémunération avec l’emploi et la qualification.

Il faut mettre cette table ronde sous la vigilance des cheminots qui ont gagné celle-ci en participant aux débrayages dans les Technicentres, élargir le rapport de forces et gagner nos revendications.

Les motions déposées dans les établissements portent des revendications justes, légitimes et claires qui doivent trouver une réponse.

Ensemble, quel que soit le type de matériels roulants qu’ils entretiennent, les cheminots exigent des mesures immédiates pour bien travailler et produire une maintenance de qualité :

augmentation de la Prime de Travail Matériel de 200€ pour tenir compte des conditions d’exercice du métier de ces dernières années ;

augmentation de l’Indemnité de Résidence de 150€ pour tenir compte du surcoût de la vie spécifique à la Région Parisienne et aux grandes agglomérations ;

➔ ré internalisation des charges de travail ;

négociation, dans chaque atelier, d’une requalification des postes pour tenir compte de l’évolution de la technicité et assurer un meilleur déroulement de carrière ;

négociation, dans chaque atelier, d’une augmentation des Cadres d’Organisation pour assurer toute la charge de travail ;

➔ recrutement de tous les intérimaires ;

retour des Centres de Formation et d’Apprentissage d’entreprise qui permettaient de former des jeunes cheminots aux métiers spécifiques de la maintenance ferroviaire et assuraient un vrai « bassin » de recrutement ;

arrêt des pressions managériales qui poussent les cheminots à la démission ou à la rupture conventionnelle ;

augmentation du « parc de matériels roulants de réserve » afin de ne pas accentuer la pénibilité au travail des cheminots du Matériel par l’intensification du travail de nuit et de week-end ;

➔ arrêt de la répression.

La Fédération CGT des Cheminots invite les cheminots du Matériel à rester attentifs aux annonces qui seront faites dans les prochains jours. Il nous faut accentuer le rapport de forces.

Les cheminots du Matériel doivent faire entendre leur voix …

Les combats se rejoignent, conditions de travail, avenir des établissements, emploi, salaires, retraite. Les cheminots se mobilisent pour exiger une autre politique pour le service public ferroviaire et pour un élargissement de notre régime spécial à la branche.

ENSEMBLE, NOUS SERONS ENTENDUS

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APPEL AUX CHEMINOTS DU MATÉRIEL

Table ronde Nationale

| Matériel

La CGT appelle les cheminots du Matériel à participer en masse à une assemblée générale du personnel dans chaque atelier.

Une réponse urgente aux stratégies de la division de la Direction SNCF est nécessaire.

Après le dépôt de sac national suite à l’accident de Champagne-Ardenne, de nombreux cheminots ont pu constater que la solidarité était toujours une valeur forte dans l’entreprise, malgré la division entre générations ou entre activités que tente d’orchestrer la Direction.

Lorsque leurs repos ont été remis en cause, les agents du Matériel de l’atelier TGV de Châtillon ont eux aussi massivement débrayé, et en moins de 3 jours, ils ont fait reculer la Direction.

Craignant la montée des revendications et la puissance d’un mouvement tous services qui se construit, le Direction tente à nouveau de diviser les cheminots en convoquant une table ronde nationale le 6 novembre, mais uniquement sur les ateliers TGV de la région parisienne.

La CGT ne peut pas laisser faire une manoeuvre aussi grossière alors que, depuis plusieurs mois, les cheminots du Matériel font tous remonter un vrai ras-le-bol sur la faiblesse des rémunérations, le manque de moyens pour faire un bon travail, l’explosion du nombre d’intérimaires dans nos ateliers… L’exigence d’une autre politique traverse tout le domaine Matériel quelle que soit l’autorité gestionnaire. Au moment où la Direction voudrait imposer à partir du 1er janvier 2020 des gestions séparées, la Fédération CGT veut, au contraire, unifier les cheminots du Matériel (et l’ensemble des cheminots), ce qui est le seul gage de notre force collective.

Nous mettons pour cela les revendications nationales suivantes en débat :

  • Exigence d’une Table Ronde nationale Matériel toutes activités ;
  • Augmentation de la Prime de Travail Matériel de 200 pour tenir compte des conditions d’exercice du métier de ces dernières années ;
  • Augmentation de l’Indemnité de Résidence Zone 1 de 150 pour tenir compte du surcoût de la vie spécifique à la Région Parisienne ;
  • Négociation, dans chaque atelier, d’une requalification des postes pour tenir compte de l’évolution de la technicité et pour assurer un meilleur déroulement de carrière ;
  • Négociation, dans chaque atelier, d’une augmentation des cadres d’organisation pour assurer toute la charge de travail et plan de recrutement de tous les intérimaires qui le souhaitent ;
  • Arrêt de la répression ;
  • Mise en place de RPX dans chaque atelier qui n’en dispose pas encore.

Nous appelons donc les cheminots du Matériel à se réunir avec leurs représentants CGT en Assemblées Générales pour débattre des revendications, décliner les revendications nationales au niveau local, les porter au dirigeant d’Etablissement.

Cela doit servir d’avertissement à la Direction pour qu’elle apporte rapidement des réponses.

Si les négociations locales et nationales ne s’avéraient pas satisfaisantes, un mouvement tous services sur les revendications d’entreprise sera indispensable.

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L’APPRENTISSAGE ET L’ALTERNANCE, UN BESOIN VITAL POUR L’ENTREPRISE

| Matériel

L’entreprise use et abuse de plus en plus du recours aux contrats précaires, CDD, intérimaires, pour répondre à la production intensive qu’elle prône au Matériel et dans un souci permanent de baisse des coûts.

Pour la CGT, il faut anticiper la transmission des savoirs et des compétences en fixant des objectifs ambitieux de formation d’apprentis et d’alternants au Matériel.

En quelques semaines et deux sollicitations (bilatérale le 5 septembre/DCI le 9/09), la direction du MATERIEL a prétendu être à nouveau attractive et submergée de demandes d’embauches.

Une rentrée automnale presque extraordinaire pour l’entreprise SNCF qui tranche avec la désorganisation chronique des ateliers de maintenance qu’elle organise et les différents problèmes qu’elle rencontre avec le Matériel Roulant.

La Direction affiche un aplomb dédaigneux lorsqu’elle évoque l’accroissement temporaire des charges dans les ateliers de maintenance. C’est le seul motif qu’elle peut avancer pour avoir recours aux salariés intérimaires. Cela lui permet de réaliser une maintenance à bas coût, seul objectif recherché par nos dirigeants.

Au même titre que les intérimaires ou les Contrats à durée déterminée, les apprentis et les alternants du Domaine MATERIEL souffrent d’une exploitation de leur statut de salariés précaires, poussés par l’obligation de résultats dans leur scolarité mais aussi par l’entreprise pour obtenir de leur part une forte productivité.

L’apprenti, c’est avant tout une graine en germe, d’un futur cheminot consciencieux, réfléchi, technique et organisé. Il connaît bien son environnement, l’atelier et toutes les règles qui régissent sa sécurité. C’est parce qu’il en a appris les rouages depuis son arrivée dans l’entreprise. C’est aussi celui en qui tous les cheminots ont confiance car il a gagné le respect de ses pairs par sa bonne tenue et son écoute attentive.

Pourtant, durant son apprentissage du métier ferroviaire, qu’il a mûrement choisi, il va connaître un véritable parcours du combattant du fait des dégradations commises par l’entreprise SNCF au nom de la rentabilité. Elle porte un nom, c’est la « productivité ».

C’est le même parcours qui attend l’alternant. Et c’est un véritable gâchis car il y a un potentiel énorme chez ces jeunes qui ne peuvent plus se contenter d’une simple lettre de recommandation de leur établissement.

La SNCF les met à contribution afin de résoudre les dysfonctionnements de ses réorganisations. Elle demande à ces jeunes cheminots malléables d’accepter les cadences élevées, les postes multiples et une production accrue.

Les alternants de la SNCF formés, compétents, qualifiés et efficaces, ne peuvent servir plus longtemps de « bouche-trous » à nos établissements de maintenance. Ils ont eux aussi droit à l’emploi au Statut dès la fin de leur contrat d’alternance.

Les propositions de la CGT sont sur la table :

  • L’alternance répond à une demande de formation et de mise en place d’un jeune salarié dans l’emploi et apporte des compétences supplémentaires aux salariés. Elle doit offrir et respecter des règles de fonctionnement d’entreprise mettant en oeuvre la sécurité physique et mentale des salariés, ainsi qu’une qualité de vie et de travail améliorée ;
  • L’alternance doit être ouverte à l’ensemble des métiers de la maintenance ferroviaire ;
  • Elle doit préparer et former ces jeunes salariés aux métiers cheminots ;
  • Elle ne doit pas être utilisée de façon à couvrir les emplois occupés par des cheminots ;
  • L’alternance à la SNCF doit déboucher automatiquement sur une embauche au Statut après réussite des examens car la SNCF a le devoir de recruter les alternants qu’elle forme ;
  • Afin éviter l’échec des apprentis et réussir une entrée positive dans le monde du travail, la CGT préconise une intégration dans une équipe équilibrée en nombre, avec un tuteur unique pour chaque apprenti ;
  • L’interdiction absolue de travailler seul sur le matériel roulant sans le soutien d’au minimum un cheminot ou de son tuteur ;
  • L’absence de notion de rentabilité dans son parcours professionnel d’équipe ;
  • Un cadrage pour les tuteurs afin de mieux appréhender le partage nécessaire avec l’apprenti.

La CGT soutient celles et ceux qui donnent tout pour obtenir un diplôme, un emploi et une nouvelle vie.

La CGT revendique :

✓ L’embauche de tous les apprentis ayant réussi aux examens ;

L’embauche des alternants ayant réussi aux examens et souhaitant continuer à travailler au MATERIEL ;

L’embauche des intérimaires qui le souhaitent ;

Le remplacement de tous les départs en retraite par des embauches.

Il est donc possible, voire nécessaire, d’embaucher dans notre entreprise et d’offrir cette possibilité aux apprentis, aux alternants et aux salariés précaires à la recherche d’un emploi stable.

La CGT exige que l’entreprise utilise cette main d’oeuvre qualifiée, motivée et désireuse d’apprendre pour les besoins de renouvellement et d’extension des postes de travail.

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LA PRÉCARITÉ PERDURE AU MATÉRIEL

Intérimaires

| Matériel

Toujours présents dans le Domaine MATÉRIEL, les intérimaires souffrent d’une exploitation de leur statut de salariés précaires « bons à tout faire » par une entreprise peu scrupuleuse, qui fragilise le statut cheminot et met en péril la transmission des savoirs et savoir-faire.

La CGT s’interroge toujours sur le niveau des charges de travail et de la désorganisation chronique des ateliers, qu’ils soient TI ou TM. La Direction affiche un aplomb dédaigneux lorsqu’elle évoque l’accroissement des charges temporaires, seul motif qu’elle peut avancer pour avoir recours aux salariés intérimaires. Cela permet de réaliser une maintenance à bas coût, seul objectif recherché par nos dirigeants.

Faisant fi de la sécurité des personnels et des matériels, « les missions » s’organisent avec une ardeur que l’on ne retrouve pas dans le règlement des problèmes chroniques d’organisation de la production.

La spécificité des métiers du MATÉRIEL oblige à une formation contraignante et techniquement aboutie pour le ferroviaire.

Les accidents ferroviaires de ces dernières années sont autant de signaux que l’entreprise doit prendre en compte pour offrir une stabilité et une pérennité de l’emploi cheminot au statut du cadre permanent.

Les déroulements de carrière ainsi que les parcours professionnels sont freinés par l’utilisation de salariés précaires qui occupent des postes au dictionnaire des filières. Ces postes doivent permettre une évolution professionnelle dans l’entreprise SNCF mais ne bénéficient ni aux intérimaires qui les occupent, ni aux cheminots.

Les dégâts sur les conditions de vie et de travail des salariés frisent l’indécence sociale. Il n’est pas rare de côtoyer un salarié intérimaire qui n’a pas pris de « congés » ou de repos depuis plusieurs mois, en se reposant sur le fait qu’une hypothétique embauche peut survenir à la fin de sa énième mission.

Ce leurre du sacro-saint CDI n’est qu’un artifice pour augmenter la productivité de salariés souvent en proie à des difficultés financières, tout comme les cheminots au statut qui connaissent aussi une période difficile, tant sur les conditions de travail que sur les dégradations de leur qualité de vie.

Cette utilisation malhonnête de l’intérim prive la Caisse de Retraite et de Prévoyance des cotisations de ce personnel.

La CGT réagit vivement avec, et pour, les salariés précaires issus de l’intérim ou de CDD. Elle s’inquiète aussi de l’avenir de l’apprentissage dans le domaine MATÉRIEL et de l’alternance qui sont utilisés aux mêmes fins, à savoir une productivité galopante et vorace.

La CGT revendique l’embauche de tous les intérimaires qui le souhaitent. Elle rappelle qu’un départ en retraite équivaut à une embauche. Il est donc possible, voire nécessaire, d’embaucher dans notre entreprise et d’offrir cette possibilité aux intérimaires à la recherche d’un vrai contrat.

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IL EST URGENT D’AGIR !

Réorganisations

| Matériel

En provoquant des restructurations perpétuelles dans les ateliers au Matériel, en désorganisant la production de maintenance, la Direction M crée les conditions d’une désorganisation de la maintenance ferroviaire pour mieux la diviser voire de s’en débarrasser.

Le constat des dégradations commises sur le dos des cheminots s’impose. Sans l’intervention des cheminots, c’est un désastre annoncé.

Après la séparation des Technicentres Industriels et de maintenance courante, la perte de plus de 2 000 emplois en 3 ans, le rattachement de la maintenance wagons à MI (Techninat), le transfert des cheminots de la maintenance FRET à la future SA FRET, la création de Cluster ou autre Business Unit (BU), la mise en « plaques » des Bureaux Administratifs et l’effritement des pôles transverses de sécurité et de qualité …

…Voilà que l’entreprise s’attaque à l’ingénierie.

Cette situation mortifère pour les cheminots du Matériel exige une réaction de grande ampleur des cheminots de tous les collèges !

Les dégâts que cause cette politique de « minimalisation des coûts » et de « rationalisation des moyens » de la maintenance ferroviaire et le désordre qui règne dans la production de maintenance, ont des effets pervers et destructeurs pour les cheminots :

  • ils quittent l’entreprise en quête d’un emploi mieux payé et/ou moins anxiogène pour leur santé physique et mentale.
  • Les manques d’effectifs dans certains secteurs obligent les cheminots à de lourds et coûteux déplacements familiaux ;
  • Le transfert des cheminots du Matériel Fret dans une entité nationale (FRET SA au 1er janvier 2020) prive la maintenance d’une expertise métier indispensable à la maîtrise de la sécurité du transport de marchandises ;
  • Les Pôles Ingénierie Matériel pourraient être vidés de leurs connaissances et de leur maîtrise technique pour rendre notre outil de maintenance stérile. A l’instar des rames Regio2N, l’absence de moyens est flagrante pour manquer à ce point de solutions techniques afin de modifier et fiabiliser un matériel roulant qui pose énormément de problèmes depuis 2015 ;
  • la mobilité géographique se fait de plus en plus forte pour suivre les charges de travail en perpétuel mouvement ;
  • ils sont soumis à l’exposition ou à la suspicion d’exposition amiante, rendant les conditions de travail plus difficiles encore par un climat de tension au travail réellement anxiogène.

Il est temps d’inverser cette spirale du moins pire et de prendre les décisions qui rendront moyens, autorité et compétence aux véritables acteurs du ferroviaire, LES CHEMINOTS.

Il faut cesser d’accepter les dégradations importantes des conditions de travail, elles-mêmes dénoncées par la médecine du travail ainsi que l’Inspection du Travail partout où elle est sollicitée.

Même si certains sont tentés de le croire, la maintenance ferroviaire n’est pas à vendre et les cheminots du Matériel non plus ! Ils connaissent parfaitement leur métier. La maintenance ferroviaire n’est pas à prendre à la légère. Elle est gage de SÉCURITÉ, FIABILITÉ, PONCTUALITÉ et CONFORT.

La CGT demande aux cheminots du Matériel de s’opposer au dépeçage de la production de maintenance en utilisant les moyens mis à leur disposition, notamment le rapport de forces !

  • Nous réclamons un redimensionnement des Cadres d’Organisation pour un développement des compétences humaines et organisationnelles ;
  • Nous voulons des moyens matériels et humains pour réussir toutes les missions et réaliser un travail de qualité. Pour réussir cette évolution, nous avons besoin d’embauches anticipées d’au moins 6 mois pour permettre la transmission des savoirs en prenant en compte les évolutions techniques des nouveaux matériels ;
  • Nous exigeons l’adaptation des organisations de travail dans les Technicentres à l’homme en respectant le périmètre des métiers existants et les conditions de vie des cheminots ;
  • La remise en place et le renforcement des postes transverses (BA, IO, Ingénierie,…) nécessaires au fonctionnement de nos établissements que l’entreprise néglige et transforme pour les faire disparaître ;
  • Nous pouvons obtenir le développement des compétences d’ingénieurs et de techniciens pour mécaniser et fiabiliser le démantèlement ainsi que le désamiantage, afin de le rendre moins pénible et limiter au maximum les risques pour la santé des cheminots.

La CGT invite les cheminots à combattre les projets de la direction pour sauvegarder les technicentres industriels et de maintenance courante, maintenir l’outil de maintenance partout dans nos emprises SNCF et le développer.

Dès maintenant, partout où cela est possible, la Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots du Matériel à combattre toutes les formes de régression sociale et s’opposer au tricotage de l’entreprise SNCF.

LE 24 SEPTEMBRE, JOUR D’ACTION INTERPROFESSIONNELLE, FAISONS CONVERGER NOS REVENDICATIONS LOCALES ET NATIONALES PAR LA GRÈVE.

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AMIANTE, DANGER GRAVE !

| • Droits et infos pratiques

L’amiante, interdite depuis 1997 en France, est source de problème majeur de santé. La direction de l’entreprise doit prendre au sens de la loi toutes les mesures pour protéger les salariés qui pourraient être exposés à ce matériau.

Des protocoles et des procédures ont été établis pour permettre de protéger la santé des cheminots et notamment ceux du matériel. Mais ils ne sont pas toujours appliqués par la Direction. La vigilance des cheminots est donc indispensable !

L’AMIANTE CONTINUE À TUER, LA PRÉVENTION DES RISQUES EST DE RIGUEUR.

L’amiante est une des premières causes de Maladie Professionnelle (MP) mortelle. Divers organismes de santé estiment qu’elle continuera à faire des victimes durant encore 50 ans.

Au-delà des compensations pécuniaires versées à la victime ou à ses ayants droit, suite à une reconnaissance de MP imputable à l’amiante, l’axe prioritaire doit être la prévention. Cela suppose que l’amiante doit disparaître dans toute l’entreprise.

La CGT exige que toutes les mesures de prévention soient prises afin de protéger la santé du personnel.

LA SITUATION DES ATELIERS DE MAINTENANCE WAGONS NOUVELLEMENT RATTACHÉS À L’ÉTABLISSEMENT TECHNINAT

Les réponses apportées par la Direction du MATÉRIEL et les Directions d’établissement de Maintenance, tant lors des droits d’alerte et de retrait, que lors des CSE Extraordinaires mais aussi lors des DCI déposées par la CGT, ne démontrent pas une volonté des dirigeants de mettre en place une véritable politique de prévention et de suivi médical des agents exposés.

LE PRÉLÈVEMENT PAR ÉCHANTILLONNAGE EN QUESTION

L’exemple du Droit d’Alerte déposé suite à un risque d’exposition à l’amiante lors des travaux de maintenance sur les wagons de l’activité FRET par le CSE TER AURA le 21 janvier 2019 est éclairant.

Suite aux affirmations de la direction du Technicentre AURA quant à la fiabilité du protocole national mis en place concernant les levées de doute sur des wagons potentiellement amiantés et face aux questions soulevées par la CGT, l’Inspection du Travail a poussé plus avant ses prospections et a demandé une expertise sur des lissoirs de 2 rames formées de différents types de wagons, soit 64 lissoirs au total.

Il s’avère que plusieurs d’entre eux, provenant entre autres de wagons type tombereau (qui sont parmi les plus utilisés et dont les pas de maintenance « temps » varient entre 3 et 6 ans), contiennent de fortes teneurs en fibres d’amiante de type chrysotile !

Au final, la DM est incapable d’affirmer qu’elle maîtrise complètement le processus de détection de l’amiante sur les wagons Fret. Les évènements à répétition ont démontré que le prélèvement par échantillonnage ne permet pas d’affirmer la non-présence d’amiante sur des pièces incriminées, puisqu’après des levées de doute effectuées en présence de l’Inspection du Travail, il a été mesuré une présence d’amiante dans celles-ci. (Voir RCC de la DCI du 23 juillet 2019 et compte-rendu CGT).

Au vu de tous ces éléments et face aux doutes, la CGT a exigé la mise en place de mesures conservatoires afin de ne pas exposer les cheminots à des risques que la DM et les directions d’établissement ne savent maîtriser pour le moment.

La DM a demandé à l’ensemble des directions des ateliers wagons de considérer les pièces repérées a priori comme saine (ce qu’ils appellent les « pièces noires ») comme étant potentiellement amiantées et de les traiter comme telles, avec application des procédures amiante en vigueur. Ceci jusqu’au retour des résultats des essais de l’AEF.

QUE SE PASSE-T-IL SUR LES SITES DE PRODUCTION WAGONS ?

La DM ne maîtrise pas l’ensemble des modes opératoires nécessaires au retrait des pièces amiantées comme de l’éradication des fibres. Elle n’a de cesse que de poursuivre sa doctrine dictée par la rentabilité et les gains de productivité en invoquant l’obligation de produire de la maintenance wagon à tout prix.

Elle exerce des pressions sur les cheminots pour les obliger à passer outre la menace du fléau que représente l’amiante décelée sur le matériel roulant.

La CGT dénonce l’attitude de certaines directions d’établissement et les pressions exercées à l’encontre des Cheminots et de leurs représentants CGT !

En règle générale, la direction tente d’établir un climat de peur en pointant le fait qu’ERMEWA menacerait de délocaliser les charges de maintenance en 2020 si les cheminots refusaient de travailler en présence d’amiante.

Elle procède ainsi à Tergnier, Ambérieu et Thionville (sur ce site elle use de primes et heures supplémentaires pour contraindre les cheminots à mettre leur santé en danger).

LA CGT EXIGE :

• Le respect pur et simple des mesures de prévention et processus de production ;
• Le retrait de toutes les sources de fibres ou d’amiante sur le Matériel Roulant en maintenance sur zone et ceux devant rentrer dans la période ainsi que dans les bâtiments tel que la loi l’y oblige depuis plus de 30 ans;
• La cessation de toutes menaces ou pressions pour obliger les cheminots du matériel à mettre leur santé en danger.

La CGT continuera à tout mettre en oeuvre pour protéger la santé des cheminots du matériel et à faire respecter la législation en vigueur.

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TOUS DANS L’ACTION LE 4 JUIN !

Tract Métiers Matériel

| Action du 4 juin 2019

Depuis le 12 juillet 2018 et le vote sur le projet de réforme ferroviaire, la CGT n’a cessé d’interpeller le gouvernement et la direction SNCF sur la nocivité du projet de réforme qu’ils portent.

Les remarques et propositions formulées par les organisations syndicales et en particulier la CGT avec sa proposition « ENSEMBLE pour le FER », n’ont pas été entendues ni retenues.

La lutte continue !

La réforme engagée n’apporte aucune solution aux enjeux du transport ferroviaire et ne règle en rien la situation des cheminots du Matériel qu’ils soient des Technicentres Industriels et des Technicentres de Maintenance.

Les cheminots du Matériel ne sont pas responsables de l’organisation défaillante de la production et du non-respect de la sécurité.

Face à un projet idéologique et contre-productif, la CGT continue de porter son projet « Ensemble pour le Fer » qui répond concrètement aux enjeux du service public : une SNCF au service de la Nation.

Le développement du débat dans l’entreprise et particulièrement dans les ateliers du MATERIEL doit à nouveau dynamiser nos luttes. Les cheminots doivent s’exprimer sur l’organisation du travail, les moyens humains et matériels à mettre en oeuvre pour produire une qualité de maintenance à la hauteur des enjeux.

La réforme n’a fait qu’accroitre les problèmes existants et en a créé des nouveaux.
✓ Des démissions en trop grand nombre dans nos équipes de production et dans l’encadrement qui deviennent préoccupantes ;
✓ Une déficience des approvisionnements et des perpétuels mouvements de la charge ;
✓ La complexité de la gestion des mouvements des matériels roulants (entrées et sorties) dans et hors des emprises du Matériel ;
✓ La fermeture d’UO et les mouvements de cheminots vers la charge de travail ;
✓ La fragilisation des relations entre les cheminots et leur encadrement.

Enfin, cette réforme a mis en lumière la désaffection de l’encadrement vis-à-vis de la politique portée par les hauts dirigeants de l’entreprise parce qu’elle l’a souvent obligé à mentir aux cheminots. La communication à outrance ne peut cacher à elle seule les réalités du terrain.

Continuons à exiger de véritables négociations ! La mobilisation des cheminotes et cheminots de tous les collèges est le seul levier pour faire bouger les lignes ! Nous voulons travailler correctement et donner du sens à nos métiers.

Les cheminots du Matériel, qu’ils soient de l’exécution, maîtrises ou cadres, doivent exprimer leur ras-le-bol en participant à la manifestation du 4 juin prochain, en s’inscrivant dans les modalités proposées par la CGT.

NE LÂCHONS RIEN SUR NOS REVENDICATIONS ET ALLONS CHERCHER L’ESSENTIEL !

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

21 août 2020

Des TGV espagnols bientôt en gare d’Avignon sur la ligne Lyon-Marseille

La Renfe devrait proposer cinq allers-retours en TGV par jour entre Lyon et Marseille via Avignon à partir de décembre 2021. La compagnie espagnole se lance sur le marché français dans le cadre de l'ouverture à la concurrence du rail européen.[…]

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