Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

RIEN NE VA PLUS EN CPC MT !

Expression unitaire

| Matériel

La convocation de la Commission Professionnelle Centrale (CPC) MATERIEL (M) et TRACTION (T) par les Directeurs M et T avait pour ordre du jour d’échanger sur l’ensemble des problématiques liées à l’emploi, les désorganisations structurelles et fonctionnelles des deux domaines.

Cette Instance Représentative du Personnel, d’un niveau national, se réunit 5 fois dans l’année et fait le lien entre les métiers du Matériel et de la Traction. Elle a permis, jusqu’à présent, de résoudre bon nombre de problèmes locaux, en attente de décisions nationales.

Dans cette période, de nombreux sujets sont sur la table :

  • La précarisation de l’emploi et les suppressions de postes dans les Etablissements de Maintenance du Matériel, et tout particulièrement le maintien de l’activité, des emplois et du plan de charge du Technicentre Industriel Charente Périgord,
  • Les orientations et impacts de la création d’une Direction Industrielle, notamment pour le domaine Matériel,
  • Attaques contre le Statut et le dictionnaire des filières, au travers de projets de modifications de grades à la Traction,
  • Sécurité des circulations des voyageurs et des cheminot(e)s.

Ce sont des directives et un choix politique assumés par G. Pépy !

Les Organisations Syndicales CGT / UNSA / SUD-Rail / CFDT ont demandé que cette instance soit présidée par les Directeurs Matériel & Traction en lieu et place des DRH et responsables des Relations Sociales présents. La CPC MT est une instance qui traite de sujets techniques et stratégiques. Il est indispensable que les premiers décideurs soient présents !

C’est donc bien une posture dogmatique de la Direction qui ne souhaite plus donner d’informations précises aux représentants des Organisations Syndicales, et par conséquent aux cheminot(e)s, sur les événements liés à notre quotidien.

Face au refus des Directeurs Matériel et Traction de venir présider cette instance, les Organisations Syndicales CGT / UNSA / SUD-Rail / CFDT ont quitté la CPC et jugent que les Directions M et T ont joué la provocation en ne répondant pas favorablement à leurs demandes, sans aucun compromis, ni proposition de report, les DRH ayant refusé l’ensemble de nos requêtes.

La politique engagée par les Directions M et T n’augure rien de bon quant à l’amélioration du dialogue social dans l’entreprise à l’heure où le démantèlement du service public ferroviaire est engagé par la SNCF.

Les Organisations Syndicales CGT / UNSA / SUD-Rail / CFDT appellent les cheminots du Matériel et de la Traction à se mobiliser pour contraindre la Direction à sortir du bois et écouter les représentants du personnel et leurs légitimes revendications !

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AMIANTE, DANGER GRAVE !

| Matériel

L’amiante, interdite depuis 1997 en France, est source de problème majeur de santé. La direction de l’entreprise doit prendre au sens de la loi toutes les mesures pour protéger les salariés qui pourraient être exposés à ce matériau.

Des protocoles et des procédures ont été établis pour permettre de protéger la santé des cheminots et notamment ceux du matériel. Mais ils ne sont pas toujours appliqués par la Direction. La vigilance des cheminots est donc indispensable !

L’AMIANTE CONTINUE À TUER, LA PRÉVENTION DES RISQUES EST DE RIGUEUR.

L’amiante est une des premières causes de Maladie Professionnelle (MP) mortelle. Divers organismes de santé estiment qu’elle continuera à faire des victimes durant encore 50 ans.

Au-delà des compensations pécuniaires versées à la victime ou à ses ayants droit, suite à une reconnaissance de MP imputable à l’amiante, l’axe prioritaire doit être la prévention. Cela suppose que l’amiante doit disparaître dans toute l’entreprise.

La CGT exige que toutes les mesures de prévention soient prises afin de protéger la santé du personnel.

LA SITUATION DES ATELIERS DE MAINTENANCE WAGONS NOUVELLEMENT RATTACHÉS À L’ÉTABLISSEMENT TECHNINAT

Les réponses apportées par la Direction du MATÉRIEL et les Directions d’établissement de Maintenance, tant lors des droits d’alerte et de retrait, que lors des CSE Extraordinaires mais aussi lors des DCI déposées par la CGT, ne démontrent pas une volonté des dirigeants de mettre en place une véritable politique de prévention et de suivi médical des agents exposés.

LE PRÉLÈVEMENT PAR ÉCHANTILLONNAGE EN QUESTION

L’exemple du Droit d’Alerte déposé suite à un risque d’exposition à l’amiante lors des travaux de maintenance sur les wagons de l’activité FRET par le CSE TER AURA le 21 janvier 2019 est éclairant.

Suite aux affirmations de la direction du Technicentre AURA quant à la fiabilité du protocole national mis en place concernant les levées de doute sur des wagons potentiellement amiantés et face aux questions soulevées par la CGT, l’Inspection du Travail a poussé plus avant ses prospections et a demandé une expertise sur des lissoirs de 2 rames formées de différents types de wagons, soit 64 lissoirs au total.

Il s’avère que plusieurs d’entre eux, provenant entre autres de wagons type tombereau (qui sont parmi les plus utilisés et dont les pas de maintenance « temps » varient entre 3 et 6 ans), contiennent de fortes teneurs en fibres d’amiante de type chrysotile !

Au final, la DM est incapable d’affirmer qu’elle maîtrise complètement le processus de détection de l’amiante sur les wagons Fret. Les évènements à répétition ont démontré que le prélèvement par échantillonnage ne permet pas d’affirmer la non-présence d’amiante sur des pièces incriminées, puisqu’après des levées de doute effectuées en présence de l’Inspection du Travail, il a été mesuré une présence d’amiante dans celles-ci. (Voir RCC de la DCI du 23 juillet 2019 et compte-rendu CGT).

Au vu de tous ces éléments et face aux doutes, la CGT a exigé la mise en place de mesures conservatoires afin de ne pas exposer les cheminots à des risques que la DM et les directions d’établissement ne savent maîtriser pour le moment.

La DM a demandé à l’ensemble des directions des ateliers wagons de considérer les pièces repérées a priori comme saine (ce qu’ils appellent les « pièces noires ») comme étant potentiellement amiantées et de les traiter comme telles, avec application des procédures amiante en vigueur. Ceci jusqu’au retour des résultats des essais de l’AEF.

QUE SE PASSE-T-IL SUR LES SITES DE PRODUCTION WAGONS ?

La DM ne maîtrise pas l’ensemble des modes opératoires nécessaires au retrait des pièces amiantées comme de l’éradication des fibres. Elle n’a de cesse que de poursuivre sa doctrine dictée par la rentabilité et les gains de productivité en invoquant l’obligation de produire de la maintenance wagon à tout prix.

Elle exerce des pressions sur les cheminots pour les obliger à passer outre la menace du fléau que représente l’amiante décelée sur le matériel roulant.

La CGT dénonce l’attitude de certaines directions d’établissement et les pressions exercées à l’encontre des Cheminots et de leurs représentants CGT !

En règle générale, la direction tente d’établir un climat de peur en pointant le fait qu’ERMEWA menacerait de délocaliser les charges de maintenance en 2020 si les cheminots refusaient de travailler en présence d’amiante.

Elle procède ainsi à Tergnier, Ambérieu et Thionville (sur ce site elle use de primes et heures supplémentaires pour contraindre les cheminots à mettre leur santé en danger).

LA CGT EXIGE :

• Le respect pur et simple des mesures de prévention et processus de production ;
• Le retrait de toutes les sources de fibres ou d’amiante sur le Matériel Roulant en maintenance sur zone et ceux devant rentrer dans la période ainsi que dans les bâtiments tel que la loi l’y oblige depuis plus de 30 ans;
• La cessation de toutes menaces ou pressions pour obliger les cheminots du matériel à mettre leur santé en danger.

La CGT continuera à tout mettre en oeuvre pour protéger la santé des cheminots du matériel et à faire respecter la législation en vigueur.

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TOUS DANS L’ACTION LE 4 JUIN !

Tract Métiers Matériel

| Action du 4 juin 2019

Depuis le 12 juillet 2018 et le vote sur le projet de réforme ferroviaire, la CGT n’a cessé d’interpeller le gouvernement et la direction SNCF sur la nocivité du projet de réforme qu’ils portent.

Les remarques et propositions formulées par les organisations syndicales et en particulier la CGT avec sa proposition « ENSEMBLE pour le FER », n’ont pas été entendues ni retenues.

La lutte continue !

La réforme engagée n’apporte aucune solution aux enjeux du transport ferroviaire et ne règle en rien la situation des cheminots du Matériel qu’ils soient des Technicentres Industriels et des Technicentres de Maintenance.

Les cheminots du Matériel ne sont pas responsables de l’organisation défaillante de la production et du non-respect de la sécurité.

Face à un projet idéologique et contre-productif, la CGT continue de porter son projet « Ensemble pour le Fer » qui répond concrètement aux enjeux du service public : une SNCF au service de la Nation.

Le développement du débat dans l’entreprise et particulièrement dans les ateliers du MATERIEL doit à nouveau dynamiser nos luttes. Les cheminots doivent s’exprimer sur l’organisation du travail, les moyens humains et matériels à mettre en oeuvre pour produire une qualité de maintenance à la hauteur des enjeux.

La réforme n’a fait qu’accroitre les problèmes existants et en a créé des nouveaux.
✓ Des démissions en trop grand nombre dans nos équipes de production et dans l’encadrement qui deviennent préoccupantes ;
✓ Une déficience des approvisionnements et des perpétuels mouvements de la charge ;
✓ La complexité de la gestion des mouvements des matériels roulants (entrées et sorties) dans et hors des emprises du Matériel ;
✓ La fermeture d’UO et les mouvements de cheminots vers la charge de travail ;
✓ La fragilisation des relations entre les cheminots et leur encadrement.

Enfin, cette réforme a mis en lumière la désaffection de l’encadrement vis-à-vis de la politique portée par les hauts dirigeants de l’entreprise parce qu’elle l’a souvent obligé à mentir aux cheminots. La communication à outrance ne peut cacher à elle seule les réalités du terrain.

Continuons à exiger de véritables négociations ! La mobilisation des cheminotes et cheminots de tous les collèges est le seul levier pour faire bouger les lignes ! Nous voulons travailler correctement et donner du sens à nos métiers.

Les cheminots du Matériel, qu’ils soient de l’exécution, maîtrises ou cadres, doivent exprimer leur ras-le-bol en participant à la manifestation du 4 juin prochain, en s’inscrivant dans les modalités proposées par la CGT.

NE LÂCHONS RIEN SUR NOS REVENDICATIONS ET ALLONS CHERCHER L’ESSENTIEL !

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CRÉATION DE TECHNINAT : DANGER !

Maintenance wagons

| Matériel

La Direction du MATERIEL (DM) veut mettre en oeuvre son « projet de performance wagon création Techninat *», basé sur une organisation « agile et économe ».
Avec cette évolution de l’organisation pour la maintenance wagons, la direction vise en priorité une mobilité accrue et le renforcement des équipes dénommées « Task Force ».

Pour la CGT, cette nouvelle organisation du travail est inacceptable car elle accentue la séparation entre activités et dégrade les conditions de vie et de travail des cheminots du Matériel.

Le projet présenté dans les CSE concernés ne parle que de coûts, d’études de marché et de stabilité financière.

Sans modifier le maillage des ateliers de maintenance wagons pour l’instant, le TECHNINAT sera composé d’une seule entité divisée en deux territoires de production, l’un à vocation de maintenance industrielle et l’autre à vocation de maintenance mobile.

Comme il est stipulé dans le dossier, la direction répond avant tout avec cette nouvelle organisation à une logique d’économies de frais et souhaite utiliser le mode AGILE pour transformer à souhait l’organisation de la maintenance wagons.

Concernant l’emploi, le cadre d’organisation prévisionnel serait de 422 postes en augmentation de 19 dont 17 prévus au siège. Pourtant, la comparaison avec les effectifs de 2018 (438) fait apparaitre une baisse de 16 emplois.

Il faut avoir en mémoire que la direction du Matériel, pour faire accepter un dossier de réorganisation, est coutumière de ce genre d’annonce en trompe-l’oeil d’augmentation d’emplois pour au final arriver à une baisse des effectifs.

Où sont les carences et les pièges de cette réorganisation ?
▪ Aucune annonce pour une politique offensive de recrutements ;
▪ A terme des pertes d’emplois ;
▪ Augmentation de la digitalisation ;
▪ Pas de politique de formation spécifique ;
▪ Moins de perspectives de carrière dans un périmètre limité ;
▪ Pas d’engagement sur les possibilités de passerelles ;
▪ Création d’une direction à deux têtes, l’une basée à St Denis (CAMPRA) et l’autre à Lyon pour les axes de flux entre l’Europe du Nord et l’axe Alpin.

Pour la CGT, ce projet est dans la continuité de la séparation entre activités et s’oriente résolument vers une politique business avec le développement du chiffre d’affaires sur le marché européen.

Il s’agit d’une énième restructuration managériale qui ne permettra pas de régler les dysfonctionnements de la production de maintenance de wagons et de locomotives FRET, conséquences de la politique d’austérité menée à FRET SNCF depuis de nombreuses années.

Pour relancer la maintenance wagons, il faut une structure de proximité avec des dirigeants de proximité permettant d’organiser la réparation des wagons au plus près du terrain avec des techniciens formés et une ingénierie impliquée.

D’autre part, il faut une véritable politique de recrutements avec anticipation des embauches pour une bonne transmission des connaissances et du savoir-faire.

Les échanges d’informations et le partage des connaissances techniques seront plus efficaces si nous remplaçons la mobilité géographique forcée des TaskForce ou autre Mobiwag par une organisation qui permette la maintenance wagons dans des ateliers équipés et sécurisés.

La Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots de la maintenance wagons à débattre de ce projet de la direction avec les militants CGT, afin d’élaborer des propositions alternatives pour un véritable service public ferroviaire et une maintenance wagons de qualité.

* Techninat : nom provisoire du nouvel établissement

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AGIR POUR DES AUGMENTATIONS DE SALAIRES, PAS POUR DES PRIMES !

Salaires

| Matériel

La direction de l’entreprise a décidé de la mise en place d’une « indemnité opérationnelle Matériel IDF » pour les cheminots occupant un poste du CO des qualifications A à D dans les Technicentres de la région parisienne, suite aux difficultés d’attractivité et de fidélisation.
Pour la CGT, cette nouvelle prime non liquidable pour la retraite et qui ne concerne qu’une catégorie de cheminots, n’est qu’un artifice de plus dans l’individualisation de la rémunération souhaitée par la direction et non une véritable réponse pour endiguer les démissions et attirer de nouvelles recrues.

DES CHEMINOTS QUI SUBISSENT LA MODÉRATION SALARIALE

Les cheminots du GPF, quels que soient leur collège et leur région d’appartenance, subissent le gel de leur salaire depuis 2014, alors qu’ils produisent davantage de richesses chaque année. De plus, leur pouvoir d’achat est amputé par la hausse des dépenses obligatoires en termes de logement, d’énergie, de santé, de carburant, de biens de consommation courante…

La question du niveau des salaires est essentielle pour tout salarié.

Pour preuve, dans les Technicentres, la faiblesse des salaires et l’absence d’augmentations pérennes poussent de plus en plus de cheminots à démissionner, fragilisant ainsi l’organisation du travail mais aussi engendrant une perte indéniable de compétences.

Depuis de nombreuses années, la CGT alerte la direction sur les conséquences de sa politique au sujet, entre autres, de la perte d’attractivité et de l’attachement à notre entreprise. De plus, la fin annoncée des recrutements à Statut est sûrement un élément défavorable pour intégrer la SNCF.

L’ENTREPRISE MET EN PLACE UNE POLITIQUE SALARIALE QUI CHERCHE À DIVISER

La SNCF ne s’en cache pas, elle peine à recruter et à convaincre de travailler en Région Parisienne. Alors elle crée une prime qui ne répond qu’à sa vision libérale et à court terme du marché de l’emploi et non à des mesures pérennes réellement attractives.

La CGT réaffirme que la politique salariale menée par la direction vise en réalité à individualiser la rémunération afin de contraindre les cheminots à adhérer à ses choix politiques néfastes et à briser les socles collectifs.
Cette situation est inacceptable, des augmentations générales de salaires s’imposent!

C’est en ce sens que la CGT revendique :

• De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros bruts mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la prime de travail) ;
• Des augmentations générales des salaires permettant un rattrapage du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de l’augmentation de la technicité de leurs métiers ;
• De supprimer les zones résidentielles des salaires en alignant les zones 2 et 3 sur la zone 1 et l’intégration de l’indemnité de résidence dans le traitement pour les cheminots ;
• De créer une indemnité compensatrice de la perte d’EVS pour les femmes enceintes ou en congé maternité ;
• De transformer la PFA en véritable 13e mois incluant le traitement, l’indemnité de résidence et la prime moyenne théorique de travail. Celle-ci doit être attribuée à tous les cheminots ;
• De substituer aux gratifications d’exploitation et de vacances actuelles, pour tous les cheminots, une prime de vacances unique et uniforme payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche majoré de 10% par enfant à charge ;
• D’aligner le taux des EVS sur le plus élevé et le revaloriser ;
• De combler le « creux de grille » qui pénalise les positions 4 à 18 pour permettre une évolution régulière de la rémunération de tous les cheminots tout au long de leur carrière.

Face à une direction intransigeante qui n’apporte comme réponse aux légitimes revendications que des mesurettes, seul le rapport de forces fera bouger les choses en faveur des intérêts des cheminots en termes d’augmentations pérennes des salaires, d’un meilleur déroulement de carrière et d’embauches supplémentaires.

La Fédération CGT des Cheminots invite les cheminots à débattre de ces sujets et de la nécessaire mobilisation à construire pour gagner sur ces revendications.

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ESV, BILAN ET CONFIRMATION DE LA CASSE ORGANISÉE !

Établissement service voyageurs

| Matériel

Les ESV ont été créés par la direction pour terminer le travail de mise en tube par activité avec la volonté de livrer « clé en main » les cheminots, leur savoir-faire et leur expérience quand sonnera l’heure de l’ouverture à la concurrence !

La Direction a pris son temps pour affiner ses desseins en activant la stratégie de « la boite à outil ». Ainsi, chaque région et établissement aura vu une adaptation différente de la mise en place de ces ESV. Cette situation, depuis le début, la fédération CGT des cheminots l’a dénoncée au travers de multiples interventions dans les instances ou par le dépôt de DCI, parfois suivie d’action de grève.

Toutes les contestations en régions ont été à l’initiative de la CGT. Nous avions analysé dès le début que cette forme d’établissement servirait surtout à cloisonner et isoler encore un peu plus les cheminots et notamment les ASCT. Aujourd’hui, même celles et ceux qui ont accompagné ces mises en place d’ESV, reconnaissent que nous avions raison. Ceci appuyé par une production et une gestion bancale (notation, cloisonnement professionnel, traitement inégal selon les ESV d’une même région et de parcours professionnels…).

En effet, la mise en place des ESV a été accompagnée dans de nombreux endroits de référentiel ou d’accord concernant la question des parcours professionnels. Ainsi, alors qu’il est inscrit noir sur blanc que les passerelles seraient assurées (TGV, IC, TER ou Transilien), « des volontés régionales » surgissent afin que les activités recrutent en direct.

La Direction de Ouigo avait inauguré le processus en activant ces recrutements, désormais certains établissements avec l’assentiment des axes TGV lui emboite le pas. Ceci n’est malheureusement pas une surprise, cela dénote encore une fois avec quel mépris la direction considère les discussions qu’elle a avec les organisations syndicales, les négociations, les accords qu’elle signe. Demain dans le cadre des CSE et avec la disparition des élus DP, CHSCT et CE le pire est à craindre si nous n’agissons pas !

La CGT estime que ces agissements sont honteux vis à vis des ASCT et de leur parcours professionnel. La CGT dénonce le manquement grave de la direction vis-à-vis de la préservation élémentaire de la santé physique et mentale de ses salariés. Ceci s’ajoutant en effet à la mise en place de l’EAS dans de nombreuses régions et de la volonté d’ouvrir à la concurrence notamment pour les ASCT de l’activité IC.

UNE DIRECTION AVEUGLEE PAR LE BUSINESS !

Depuis 2014 et la loi portant réforme du ferroviaire nous ne cessons de dénoncer les recettes libérales et anti-cheminot appliquées avec un zèle coupable par nos dirigeants.

Il est grand temps qu‘un grand coup de frein soit imposé à nos dirigeants !

Depuis la lutte du printemps la direction revancharde veut en finir avec nous les ASCT, la liste des attaques est longue, remise en cause des accords locaux, extension de l’EAS, tentative de création d’équipe EML sans aspect sécurité, agent B sur TGV assuré par des agents d’escale et désormais l’embauche directe sur TGV sans possibilité donnée aux agents IC ou TER de postuler.

Il est temps de mettre un terme à cette situation, la CGT va tout mettre en oeuvre pour y parvenir et demande à tous les cheminots des trains de se mobiliser !

ENSEMBLE POUR LE FER AVEC LA CGT ON PEUT LE FAIRE, TOUS ENSEMBLE !

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LES ASCT DE OUIGO NE SONT PAS DES SERVEURS !

OUIGO

| Matériel

L’ASCT est la pierre angulaire de la relation avec le voyageur à bord du train. Ses missions sont claires et définies par le dictionnaire des filières, et également cadrées de par les habilitations sécurité, de l’assermentation et l’agrément dont il doit disposer. Les agents à bord des trains OUIGO sont bel et bien des ASCT à part entière !

Ainsi, nous avons appris, par voie de presse, la volonté de la direction d’initier une restauration à bord des trains OUIGO. Quelle ne fut pas fut la surprise des cheminots d’apprendre que ce serait aux ASCT de « vendre de la nourriture à bord » !

La Fédération CGT des cheminots et ses syndiqués, s’insurgent d’une telle éventualité et réaffirment qu’il n’est pas dans les missions d’un ASCT de proposer de la restauration à bord. Ceci est un métier à part entière et il est assuré avec brio sur les TGV INOUI par nos collègues de la restauration ferroviaire. Si l’idée de proposer de la restauration va dans le sens d’un service de qualité, ce n’est pas aux ASCT de l’assurer. De plus, par cette méthode, la direction espère faire fi des organisations syndicales, auxquelles un tel projet doit être a minima annoncé. De telles pratiques sont intolérables et démontrent une fois de plus le mépris de la direction envers les cheminots. Le spectre de la disparition d’IDTGV a ainsi refait surface. LAMENTABLE !!!

Encore une fois, nous ne nions pas qu’un besoin existe. Néanmoins, cela ne doit pas se faire par une surcharge de missions de l’ASCT dont la restauration n’est pas le métier !

La Fédération des cheminots CGT a déposé une Demande de Concertation Immédiate auprès de la direction OUIGO afin d’éclaircir la situation et réaffirmer les missions de l’ASCT qui ne reprennent pas de restauration.

La Fédération CGT des cheminots demande aux ASCT de OUIGO de se tenir prêts à agir massivement si la direction prenait la décision de passer en force !

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LA CGT NE LAISSERA PAS FAIRE !

Éclatement des métiers

| Matériel

Les directions d’axes TGV, toujours promptes à réfléchir pour le moins disant social, attaquent frontalement les métiers trains, vendeurs et escale. La CGT reste vigilante et ne laissera pas démonter les métiers sur l’autel de la rentabilité et de la vente à la découpe. Ainsi, nous avons déposé une demande d’audience à la directrice SNCF Voyages pour que cessent ces projets néfastes.

La Direction des axes TGV, pratiquant avec zèle le petit manuel de l’apprenti sorcier à la sauce libérale, avance avec l’assentiment de la direction de la SNCF sur l’évolution et la transformation des métiers. Dernier sujet en date, la volonté d’équiper en agents B les TGV par des agents d’escale.

Pour ce faire, elle s’efforce de progresser sur ce sujet par la politique du passage en force en localité. Ainsi çà et là, notamment dans les UO, le sujet est évoqué ou présenté. Ceci est à l’image des entorses régulières au dialogue social qu’elle pratique au quotidien et qui se sont dangereusement accentuées lors du conflit du printemps.

Dans les faits, elle commence par désorganiser notre système en ne respectant pas scrupuleusement l’équipement des trains (agents B, C, X ou Y dans les TGV).

Puis, dans un deuxième temps, elle pratique la danse du ventre devant les agents d’escale en les faisant rêver d’une évolution de carrière.

Dans un troisième temps, elle indique comme seul avenir aux vendeurs, dont les postes seront grandement menacés dans les prochaines années, qu’ils sont fortement pressentis pour remplacer les agents d’escale…Ainsi, la boucle est bouclée.

Pour la CGT, occuper un poste issu d’un métier et d’une filière, nécessite une formation transverse et solide. La direction cherche à faire croire aux cheminot-e-s que ceci est has-been et d’un autre temps. Or, c’est au coeur des négociations avec l’UTP (Patronat du ferroviaire) dans le cadre de la CCN (Convention Collective Nationale). C’est une garantie pour que chacun des cheminot-e-s puisse avoir des repères métiers, de déroulement de carrière et de salaire.

La fédération CGT exige que la Direction cesse ces expérimentations qui visent à éclater les métiers, baisser la rémunération, casser les repères collectifs en méprisant les négociations avec l’UTP dans le cadre de la CCN.

La CGT a interpellé la direction Voyages SNCF afin que ce sujet soit abandonné et que les dérives qui dégradent le dialogue social s’arrêtent.

La CGT renvoie la Direction à son projet CGT « Ensemble pour le Fer », seul à même de développer le Service Public et à garantir les métiers des cheminots.

Pour la défense de mon métier, de mon entreprise et du Service Public, pour gagner sur mes revendications salariales, je suis aux côtés de la CGT.

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MÉTIER « MOUVEMENT », UN GAGE DE SÉCURITÉ POUR LES CHEMINOTS !

Métier mouvement

| Élections CSE 2018

Après avoir laissé dériver le métier, et dans sa volonté de l’uniformiser sans y mettre les moyens, la Direction du MATÉRIEL minimise le rôle des cheminots du MOUVEMENT MATÉRIEL, alors que ce métier est crucial pour la Fonction M.

Les difficultés rencontrées par les cheminots aujourd’hui sont issues des choix politiques d’hier. Pour les cheminots du Mouvement MATÉRIEL, les directions locales obligent largement les cheminots à une dérèglementation croissante en proposant toujours des primes aléatoires et différentes d’un établissement à un autre, selon le rapport de forces.

La première ambition de nos dirigeants est d’obtenir des conducteurs de manoeuvre à moindre coût et de se défausser d’une spécialité qu’ils ont dévaluée et laissée durant des années.

La CGT dénonce la remise en cause de la sécurité des circulations sur des tâches de conduite qui devraient être dévolues aux seuls conducteurs et non à des cheminots du Matériel « bons à tout faire ». Nous continuerons à rappeler que nos revendications portent sur le respect du dictionnaire des filières et non sur des principes d’acceptation de la dérèglementation ou « d’arrangements ».

La CGT fait des propositions réalistes et gratifiantes issues des discussions de la spécialité Mouvement et correspondant aux revendications des cheminots.

Il est évident que l’évolution du métier et du déroulement de carrière des cheminots est primordiale pour permettre une montée en compétences vers le Grand Métier « Conduite » et en reconnaître la qualification.

Nous exigeons une réelle définition des sites dits simples ou complexes pour éviter les contradictions et les interprétations fantaisistes qui permettent de brouiller les pistes sur les réelles intentions des directions locales.

Nous exigeons des conditions de formation d’un haut niveau de connaissance pour permettre le passage de la qualification A vers B1, de B2 vers C, et de C2 vers D.

Les objectifs affichés de la CGT sont :

  1.  De faciliter les passerelles en lien ou non avec le métier vers les autres filières, y compris les autres EPIC ;
  2.  De poursuivre l’évolution du métier et du déroulement de carrière des cheminot-e-s ;
  3.  De permettre une montée en compétences vers le Grand Métier « Conduite » et en reconnaître la qualification ;
  4.  De valoriser le parcours professionnel Mouvement trop longtemps abandonné par une direction qui a laissé se développer l’individualisme.

La proposition de la CGT d’ancrer l’activité Mouvement dans un Grand Métier « Conduite » permet aux cheminots d’exiger de nouvelles conditions de travail et une reconnaissance salariale différente « des primettes » distillées par l’entreprise.

DU 16 AU 22 NOVEMBRE,
JE VOTE CGT ET JE FAIS VOTER CGT !

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POURQUOI VOTER CGT ?

Métiers de la maintenance

| Élections CSE 2018

Les cheminots avec la CGT restent déterminés à défendre l’entreprise de service public et donner du sens à leur travail :

- Emploi
– Formation
– Qualification
– Déroulement de carrière
– Retraite.

Les cheminots, grâce à leurs compétences acquises, maîtrisent les technologies du matériel ferroviaire qui traverse le territoire quotidiennement. Ils dominent des organisations de travail qui ont permis de favoriser le mode de transport ferroviaire durant des décennies jusqu’à aujourd’hui. La fierté des cheminots du Matériel, c’est la qualité du service public rendu aux usagers.

Mais comment y parvenir demain si certains veulent la peau de la SNCF et que la Direction du Matériel favorise l’externalisation ?

La SNCF ne fera pas croire aux cheminots que les fermetures de postes et d’Unités Opérationnelles de Production comme à Saintes, Romilly, Oullins pour les TI et les prévisions pessimistes de Béziers, Villeneuve St Georges, Limoges, pour ne citer que celles-là, sont de nature à maintenir la production de maintenance voire à la développer.

Avec les réformes successives, le risque de voir des établissements fusionner devient dangereux pour les cheminots, à l’exemple des TM de Lorraine et d’Alsace.

Mieux encore, les choix d’organisation, au-delà de supprimer des emplois et effriter les savoirs et savoir-faire, influencent la qualité de vie au travail des cheminots, bouleversent la vie de famille, au point de fragiliser tout le domaine MATERIEL.

Après avoir souvent accepté le travail de nuit et de week-end pour « gagner plus », la Direction pousse le vice et contraint les cheminots à la mobilité.

Le diktat de la Direction SNCF sur les périmètres des futures Instances de Représentation du Personnel (CSE) ne peut pas conduire à un dialogue social de qualité.

Pour gagner une autre organisation du travail, nous devons exiger :

  1.  la répartition de l’ensemble des charges de travail sur l’ensemble de nos sites de production qu’ils soient TI et TM ;
  2.  La création d’infrastructures modernes, quelle que soit la taille de la structure, doit permettre d’accueillir l’ensemble de la maintenance des parcs de matériels roulants nécessaires au transport de voyageurs et de marchandises ;
  3.  La création de structures de maintenance doit toujours se faire au plus près des gares et avec des embranchements ferroviaires. Oui aux Technicentres du futur, mais avec des cheminots impliqués dans les projets de modernisation des outils de production et des trains.

La SNCF répand les chiffres d’un accroissement du nombre d’usagers et donc des besoins en matériels pour les 10 ans à venir. Il y aura donc de la maintenance à mettre en oeuvre mais aussi du démantèlement à effectuer.

Nous devons exiger une organisation du travail développant ces activités comme les sites du Mans et de Romilly, ainsi que le projet de Saintes pour augmenter notre capacité à démanteler, tout en gardant notre outil de travail et nos emplois.

C’est la stratégie gagnante pour répondre aux besoins de transport et freiner le tout camion et l’introduction des bus en lieu et place des trains, et pour pérenniser nos Technicentres de Maintenance et nos Technicentres Industriels.

La CGT exige que les cheminots du MATERIEL soient mis au centre du développement d’une maintenance de qualité en privilégiant :

  • des emplois pérennes dans les fonctions M qui en ont besoin ;
  • des formations de qualité, en quantité et en proximité des centres de maintenance pour l’ensemble des cheminots et qui mettent en avant la qualification ;
  • une organisation du travail permettant aux cheminots d’exprimer leurs savoirs et savoir-faire tout au long de leur carrière avec des passerelles pour évoluer d’un métier à un autre s’ils le souhaitent.

Les cheminots du MATERIEL, avec la CGT, doivent décider de leur avenir et remettre la maintenance au centre des débats.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

13 juillet 2019

Les cheminots en grève des gares de Vichy et de Saint-Germain-des-Fossés (Allier) dénoncent les suppressions de postes

Les aiguilleurs et les agents de circulation ferroviaire manifestent ce samedi contre le manque d’effectifs et la déshumanisation des gares. Ce mouvement permet d'informer les usagers sur les conséquences des restrictions budgétaires de la direction régionale. […]

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