Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

LE CE DE L’ÉPIC S’ENTÊTE !

Activités sociales

| Fédération

Les CE nationaux, dont le CE de l’EPIC de tête, qui ont fait le choix de ne pas respecter l’accord de mutualisation qu’ils ont pourtant signé, s’enlisent dans une démarche incompréhensible pour les cheminots.

Le 28 décembre 2015, un accord d’entreprise sur la gestion des activités sociales et culturelles était signé par la direction de l’entreprise, la CGT, l’UNSA et SUD-Rail. Cet accord était rendu indispensable par le nouveau découpage des CE, issu de la réforme du système ferroviaire de 2014.

Cet accord prévoit, entre autres, que :

  • L’ensemble des installations (restaurants, bibliothèques, centres aérés, infrastructures sportives etc…) reste sous gestion des CE Mobilités (en région) ;
  • Les personnels des anciens CER demeurent sur le même périmètre ;
  • Les activités sociales et culturelles de proximité, y compris la restauration, soient maintenues pour les cheminots de la région en question.

Pour rappel, les cheminots aujourd’hui rattachés aux CE nationaux ne rentrent plus dans les effectifs des CE régionaux Mobilités bien que travaillant toujours au même endroit.

La dotation Activités sociales versée par l’entreprise (1.721 % de la masse salariale) concernant ces cheminots est donc reversée aux CE nationaux auxquels ils sont rattachés.

Par conséquent, les CE Régionaux ne perçoivent plus cette partie de la dotation leur permettant d’assurer la continuité des AS pour tous les cheminots de leur périmètre, quel que soit le CE national d’appartenance, puisque cette somme ne leur est pas versée.

Même si les CE régionaux (Mobilités) souhaitaient poursuivre la subvention des AS pour tous les cheminots des CE nationaux, ils n’en n’auraient pas les moyens, sauf à supprimer des activités, voire à se séparer d’une partie des personnels, ce que la CGT refuse. De plus, ces CE pourraient être accusés de subventionner 2 fois les cheminots concernés, ce qui est interdit.

LA SOLUTION EXISTE

C’est pour ces raisons que la CGT a souhaité qu’un accord soit trouvé afin que les CE nationaux reversent leur dotation Activités Sociales aux CE régionaux au prorata des cheminots concernés et ce afin que les changements contraints par la réforme soient le plus indolores possible.

C’est pourquoi nous demandons l’application de l’accord d’entreprise signé le 28 décembre 2015 et évoqué plus haut.

REFUS D’APPLIQUER L’ACCORD

L’UNSA, après avoir signé cet accord, refuse aujourd’hui de l’appliquer. Ainsi, les CE nationaux gérés par cette organisation syndicale ne reversent pas leur dotation aux CE régionaux (Mobilités) et gardent l’argent pour produire des activités au choix parfois contestable et qui ne bénéficient qu’à quelques-uns !

DES CONSÉQUENCES INADMISSIBLES

Au bout de la chaîne, ce sont les cheminots concernés et les CE régionaux (Mobilités) qui payent l’addition d’une stratégie qui laisse interrogatif.

La direction de l’entreprise, pourtant signataire de l’accord, reste étonnamment discrète quant au non-respect de celui-ci. Doit-on considérer qu’il est alors possible de déroger à un accord d’entreprise sans que cela puisse être un problème ?

LA FUITE EN AVANT

L’UNSA utilise tous les arguments pour justifier sa position. Ainsi, et s’agissant de la restauration, elle met en avant le fait que des conventions sont signées avec des entreprises extérieures afin que leurs salariés puissent venir se restaurer dans nos installations. C’est vrai ! A ceci près que les comités d’entreprise concernés versent un complément qui couvre le coût complet du repas !

Monter les cheminots les uns contre les autres, semer le trouble et faire usage d’approximations voire de contre-vérités, c’est tenter de faire oublier que la situation actuelle relève de la seule responsabilité de ceux qui l’ont générée et pas de ceux qui la subissent !

Le CE de l’EPIC de tête qui refuse de mutualiser souhaite maintenant engager une procédure juridique afin d’obtenir des tickets restaurant pour tous les cheminots relevant de son périmètre ! A travers cette démarche, il s’agit en fait de faire acter que les EPIC sont aujourd’hui des entreprises distinctes, dans le cadre d’un groupe public dissociable et divisé, bien loin des ambitions affichées par la loi du 4 août 2014 défendue par l’UNSA et la CFDT.

MUTUALISATION CONTRE INDIVIDUALISATION

La CGT exige que la direction impose l’application de l’accord dont elle est elle-même signataire.

La CGT appelle les cheminots lésés à interpeller la direction de l’entreprise et les CE qui refusent la mutualisation. De même, elle invite les cheminots à se rapprocher des élus CGT pour construire ensemble dès aujourd’hui les activités sociales de demain, en proximité.

Alors que les solutions proposées par la CGT ont fait l’objet d’un accord permettant de pérenniser l’accès à des activités sociales de proximité, proches de nos lieux de travail et de vie, il serait incompréhensible que certains signataires, au mieux pour des raisons électorales, au pire pour accélérer le démantèlement de l’entreprise publique, s’embourbent dans une posture qui, au final, pénalise l’ensemble des cheminots.

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Info luttes n°15

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Capture d’écran 2018-04-24 à 17.36.31Les chiffres du jour

72 Milliards d’euros c’est le cumul des montants versés aux actionnaires privés par Orange, EDF GDF et les autoroutes en 15 ans ;
900 cheminots rassemblés place de la Bourse à Paris ;
220 cheminots envahissent la séance plénière du CER Mobilités à Clermont-Ferrand ;
400 cheminots rassemblés devant le Conseil Régional à Dijon ;
120 cheminots nîmois rassemblés devant le siège du MEDEF.

Les 28 et 29 avril prochains, les cheminots aborderont la 6e séquence de grève de 2 jours sur 5. A quelques jours d’un 1er mai particulier, puisque situé au cœur des luttes, nous devons démultiplier nos efforts et le nombre de grévistes afin d’accentuer la pression sur le gouvernement et la direction SNCF.

PHILIPPE MARTINEZ S’ADRESSE AU PREMIER MINISTRE […]

COMPTE RENDU AUDIENCE PRÉAVIS DES 23 ET 24 AVRIL […]

LA DÉCLARATION DES ADMINISTRATEURS SALARIÉS […]

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Courrier de Philippe Martinez envoyé ce jour au Premier ministre

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Monsieur Edouard PHILIPPE
Premier Ministre
Hôtel de Matignon
57, rue de Varenne
75700 PARIS

Montreuil le 23 avril 2018

Monsieur le Premier Ministre,

Par le présent courrier, je tiens à appuyer la demande de rencontre que vous ont adressé les quatre organisations syndicales représentatives au sein de la SNCF, le 20 avril dernier. Cette demande s’ appuie sur le manque de dialogue constaté lors desdifférentes réunions, nommées concertations, qui ont eu lieu avec la Ministre des Transports.

Malgré des propositions concrètes venant de la part des organisations syndicales, force est de constater que quasiment aucune de celles-ci n’ont été prises en compte dans le projet de loi présenté par le gouvernement au Parlement. La CGT vous a pourtant remis un projet sérieux et complet visant à améliorer la qualité et l’efficacité du service public ferroviaire de notre pays. Il semble clair que vous ne souhaitez pas le prendre en compte.

Pire encore, deux mesures concernant la SNCF ont été annoncées par la Ministre en dehors des réunions officielles. L’une portant sur la date de fin du recrutement au statut, l’autre sur la filialisation du fret. Cette dernière annonce s’est faite par voie depresse sans même être présentée devant le conseil d’administration et les représentants des salariés qui y siègent. Nous sommes loin des intentions affichées par le président de la République et votre gouvernement sur les intentions de renforcer le rôle et la place des salariés au sein des conseils d’administration.

Ces réalités couplées à vos interventions montrent que votre présence effective au cœur de ce processus justifie cette demande d’entretien. La CGT a montré depuis le début de ce conflit, par sa participation aux différentes réunions, ses propositions constructives, sa volonté de trouver des solutions.

Votre engagement à recevoir l’ensemble des parties concernées par ce dossier symboliseraient cette même volonté de la part du gouvernement.

Dans l’ attente de votre réponse, recevez, Monsieur le Premier Ministre, mes salutations distinguées.

Philippe MARTINEZ
Secrétaire général de la CGT

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Info luttes n°14

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les chiffres du jour

500 cheminots envahissent la direction du Fret SNCF à Clichy ;
300 cheminots installent une voie ferrée sur la plateforme Géodis de Ussac en Corrèze ;
400 cheminots manifestent à Lyon ;
250 cheminots présents au péage de Saint-Selve (33) pour une opération barrières ouvertes ;
• 400 cheminots interpellent deux députés LREM à Rennes ;
883 145 euros, c’est le montant de la cagnotte lancée par les artistes et intellectuels, au 23.04.

A la 5e séquence de grève de 2 jours sur 5, les cheminots, malgré des chiffres hétérogènes de grévistes sur le territoire, ont démontré par leur présence dans les rassemblements locaux ou régionaux leur détermination à tenir dans la durée face à un gouvernement et une direction SNCF qui ne semblent pas prendre la mesure de la situation.

UN GOUVERNEMENT QUI S’ESSOUFFLE !

Malgré les crises d’autorité médiatiques des membres du gouvernement visant à impressionner les cheminots et l’opinion publique, le temps qui passe démontre que la confiance de l’exécutif s’érode.

Les organisations syndicales estiment à juste titre que des négociations doivent s’ouvrir avec ceux qui ont la main.

Édouard PHILIPPE doit accepter de recevoir les cheminots.

C’est le Premier ministre qui prend les décisions et qui les annonce dans les médias. C’est donc à lui de nous apporter les réponses !

La multiplication des annonces, la stratégie de la fuite en avant et l’inflexibilité, cesseront face à la mobilisation des cheminots.

C’est bien le nombre qui fera la victoire !

Le processus législatif est loin d’être fini, puisqu’il devrait s’étendre jusque fin juin. La ministre annonce d’ailleurs que d’autres amendements pourraient être apportés par le gouvernement lors de la discussion au Sénat.

UNE AMPLIFICATION NÉCESSAIRE

Pour gagner, la mobilisation doit tenir, mais aussi remonter régulièrement !
Nous pouvons gagner et imposer au gouvernement de suspendre le calendrier parlementaire.
Nous pouvons gagner et imposer une autre réforme sur la base des 8 points de la plateforme unitaire !

Tout le monde est concerné, chacun est responsable !

La concertation a été stérile, car la ministre n’a tenu aucun compte des revendications. Elle n’a pas non plus éclairé les cheminots sur les conséquences réelles des 3 mesures qu’elle veut imposer (ouverture à la concurrence du transport de voyageurs, transformation de l’EPIC en une société par actions, et arrêt du recrutement au Statut).

La direction de l’entreprise doit elle aussi répondre aux revendications des cheminots :
• Fin de l’organisation par activité et retour à une entreprise unique et intégrée ;
• Relance du Fret SNCF ;
• Relance des Trains d’Equilibre du Territoire et des trains de nuit ;
• Abandon de l’EAS et des fermetures de gares ;
• Création de 41 000 emplois de cheminots…
Chacune et chacun d’entre nous doit s’inscrire dans la grève pour donner de véritables perspectives à nos droits, à la SNCF et au service public.

24 avril 2018
13h00 : À Paris, Place de la Bourse
et dans les initiatives en Régions.

« Rendez l’argent des privatisations,
NON à la SNCF par actions ! »

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Votre mobilisation est nécessaire

Tract aux cheminots

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Capture d’écran 2018-04-23 à 12.25.50Le projet de réforme ferroviaire est creux et mal ficelé techniquement. Il ne répond pas aux attentes des usagers et poursuit des objectifs très idéologiques. La méthode gouvernementale se révèle autoritaire et injuste. Tout cela sous les yeux de l’opinion publique qui soutient de plus en plus massivement les cheminots, comme en témoignent les différentes initiatives qui sont lancées (artistes, économistes,partis politiques…).
Ce qui conditionne la victoire, c’est le niveau de mobilisation des cheminots. Chacune et chacun d’entre nous doit s’inscrire dans la grève pour donner de véritables perspectives à nos droits, à la SNCF et au service public.

Des amendements pour ne rien changer

La concertation a été stérile car la Ministre n’a tenu aucun compte des revendications. Elle n’a pas, non plus, éclairé les cheminots sur les conséquences réelles des 3 mesures qu’elle veut imposer (ouverture à la concurrence du transport intérieur de voyageurs, transformation de l’EPIC en société par actions, et arrêt du recrutement au Statut).
Le travail parlementaire a été tout aussi biaisé, avec des députés qui se sont comportés en simples VRP du Gouvernement sans écouter les alertes. Aucun amendement n’a apporté de modification sérieuse au projet initial.

La CGT renforce la pression

Dans la semaine du 9 au 15 avril, les militants CGT ont diffusé la nouvelle édition de leur journal, la « Vraie Info ». 500 000 l’ont été parles cheminots, et 500 000 par les autres professions en soutien à notre lutte. Cela a permis de larges débats avec les usagers et les citoyens.

Des initiatives se sont multipliées en territoire pour interpeller les élus, la Direction SNCF ou les médias. Les tournées syndicales ont permis de gagner de nouveaux cheminots à la grève. La dynamique est bonne.

Nous voulons gagner, donc nous nous organisons pour agir et mettre le maximum de chances de notre côté : c’est ça être syndiqué CGT !

Un Gouvernement dans l’impasse

S’il reste droit dans ses bottes, le Premier Ministre a néanmoins un problème : la mobilisation se maintient, s’ancre dans la durée, et l’opinion publique ne se retourne pas contre les grévistes malgré les offensives médiatiques du pouvoir.

Il multiplie donc les déclarations d’intransigeance pour essayer d’impressionner les cheminots et les décourager de faire grève. C’est un signe de fébrilité.

Les cheminots doivent résister et renforcer encore le niveau de mobilisation ! Si nous tenons, le Gouvernement devra reculer !

Chaque gréviste est essentiel à la lutte

Depuis le début, la Direction veut cantonner la mobilisation aux roulants pour faire croire que la grève est minoritaire. Le haut niveau de mobilisation des ADC et des ASCT est effectivement un point d’appui. Mais la grève pèse dans tous les métiers : l’argent qui ne rentre pas au guichet, les chantiers fermés par absence d’aiguilleur, les voies non entretenues qui provoquent des Limitations Temporairesde Vitesse, les travaux annulés, les rames immobilisées car elles ne sont pas passées à l’atelier… Et surtout, le pourcentage global de mobilisation qui montre le mécontentement.

Nous avons besoin de toi dans la grève !

[…]

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LA MOBILISATION DOIT S’AMPLIFIER !

Appel unitaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le Gouvernement veut imposer la casse de la SNCF et des droits sociaux des cheminots par une méthode autoritaire.

Les critiques et revendications des organisations syndicales lors des « concertations » n’ont pas été prises en compte. Il en a été de même pour le premier épisode du travail parlementaire à l’Assemblée nationale.

Ce passage en force vise à étouffer le débat public sur le contenu de la réforme et ses conséquences pour le Service public ferroviaire.

Et pour cause ! Lorsque les organisations syndicales posent des questions précises, il apparaît que le projet du Gouvernement n’a pas été préparé correctement. Celui-ci se limite à édicter des principes idéologiques (concurrence, fin de l’EPIC, fin du statut des cheminots), et renvoie à plus tard la définition du fonctionnement du mode ferroviaire, de ses moyens, et le cadre social dans lequel il évoluera.

L’opinion publique a de plus en plus conscience des lacunes du Gouvernement dont les représentants se contentent de répéter les éléments de langage élaborés par l’Elysée. Les usagers soutiennent massivement les grévistes. Des collectifs (d’intellectuels, d’économistes et autres) se constituent pour défendre la lutte des cheminots jugée « d’intérêt général ».

Jamais un conflit social à la SNCF n’a eu autant d’écho et de soutien dans la population.

Le Gouvernement en a conscience. Il mesure le niveau de mobilisation très important qui perdure. Il veut étourdir les cheminots par une multiplication de déclarations d’intransigeance. Mais c’est un signe de fébrilité de sa part.

Les fédérations syndicales des cheminots CGT, UNSA et CFDT affirment donc qu’il est plus nécessaire que jamais que les cheminots se mettent en grève sur les périodes de 2 jours définies par l’intersyndicale.

A ce jour, les échanges avec le Gouvernement et la Direction SNCF montrent bien la dangerosité du projet qui est présenté :

  •  Aucune garantie sur le maintien des lignes ferroviaires de proximité ;
  •  Aucune garantie sur la reprise de la dette (si elle devait être partielle, avec la perte de garantie de l’Etat sur les emprunts, il est même probable que son poids pèse encore plus sur les comptes de l’entreprise) ;
  •  Aucun financement nouveau pour assurer l’équilibre du système (le Gouvernement annonce un manque de 1,5 à 2 milliards d’euros par an mais ne semble donner comme solution que la productivité des cheminots, ce qui reviendrait à devoir réduire la masse salariale de 25% !!!) ;
  •  Aucune garantie sur l’unicité du Groupe Public qui pourrait déboucher sur une séparation totale entre le Gestionnaire de l’Infrastructure SNCF Réseau et l’Exploitant SNCF Mobilités, chaque entité étant elle-même subdivisée en de multiples filiales (Gares & Connexions, Fret, etc.) ;
  •  Aucune perspective de relance du FRET ferroviaire ;
  •  Annonce d’accroissement de la sous-traitance ;
  •  Aucune remise en cause de la gestion par activité ou des restructurations en cours ;
  •  Aucune garantie sur l’avenir du Comité Central du GPF et de son patrimoine puisque le scenario avancé est celui du droit commun : un comité de groupe pour SNCF et un CCE pour chaque filiale qui aurait plus d’un CSE ;
  •  Aucune garantie sur les droits sociaux des cheminots.

Face à l’ensemble de ces sujets de colère, les fédérations syndicales des cheminots CGT, UNSA et CFDT ont décidé d’interpeller le Premier ministre pour exiger qu’il organise des négociations tripartites (Organisations Syndicales, Gouvernement, Patronat).

Nous constatons que c’est le Premier Ministre qui prend les décisions concernant la réforme et qui les annonce dans les médias. L’intersyndicale exige donc de négocier avec celui qui prend les décisions.

Nous constatons également que le Gouvernement procède à un renvoi de balle permanent sur d’éventuelles négociations paritaires ultérieures. L’intersyndicale exige donc que le patronat soit présent et que toutes les questions posées par les cheminots soient immédiatement négociées.

Les fédérations syndicales des cheminots CGT, UNSA et CFDT se reverront dans la semaine pour élaborer une plateforme revendicative détaillée sur les 8 thèmes déjà portés.

Les fédérations syndicales des cheminots CGT, UNSA et CFDT appellent les cheminots à poursuivre et amplifier la pression sur le Gouvernement en se mettant en grève massivement lors des prochaines séquences déterminées par l’intersyndicale.

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Info luttes n°13

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les chiffres du jour

190 c’est le nombre de manifestations sur le territoire ;
+ de 15 000 cheminots ont participé à ces manifestations ;
+ 3 % de grévistes le 19/04 par rapport au 18/04.

Les 23 et 24 avril prochains, les cheminots entameront la 5e séquence de grève de 2 jours sur 5 débutée le 3 avril.

La Fédération CGT appelle les cheminots grévistes à maintenir la pression et invite celles et ceux, qui ne l’ont pas encore fait, à nous rejoindre massivement.

LE NOMBRE FERA LA VICTOIRE !

Au 8e jour de grève à la SNCF, la mobilisation des cheminots, tous collèges demeure solide.

Gouvernement et direction SNCF montrent leur vrai visage : autoritaire, anti-social, soutien des plus riches !

Ils couplent le passage en force (ordonnances, textes en urgence) aux annonces fracassantes (filialisation du Fret, changement du Statut de l’entreprise et fin du recrutement au statut au 1er janvier 2020…), tentant de créer l’illusion que tout est bouclé, qu’ils avancent coûte que coûte !

Ils n’ambitionnent pas d’améliorer le Service Public ferroviaire, ils veulent se payer les cheminots ! Difficile donc d’argumenter sur le fond !

Nous sommes face à de « l’amateurisme, techniquement » et « des méthodes de voyous, socialement ».

La CGT a produit un rapport complet « Ensemble pour le fer ». Les OS ont bâti un socle unitaire de revendications autour de 8 points. C’est sur cette base qu’elles exigent l’ouverture de réelles négociations.

Les soutiens à notre lutte se multiplient (artistes, intellectuels, personnalités de la culture, économistes, ONG…). Plus largement, l’opinion publique est de plus en plus réceptive à nos arguments. Une caisse de solidarité financière est mise en place pour aider les cheminots les plus en difficulté.

Parce que nous pouvons sérieusement envisager la gagne !

Aux cheminots qui ne l’ont pas encore fait, nous vous appelons à rejoindre le mouvement !

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Info luttes n°12

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Capture d’écran 2018-04-18 à 18.21.01Les chiffres du jour

1 cheminot sur 3 en grève
300 cheminots en colère accueillent et interpellent Emmanuel Macron à Saint-Dié-des-Vosges
158 cheminots ont rejoint la CGT depuis le 03 avril 2018

Gouvernement et majorité parlementaire œuvrent au quotidien pour remettre en cause notre modèle de société.
Des cadeaux pour le patronat, les plus riches dits « les 1ers de cordée », des réformes régressives pour les autres.
Ces dernières semaines, des initiatives revendicatives ont été organisées dans plusieurs professions, entreprises et territoires avec quelques succès à la clé sur les salaires, l’emploi et les conditions de travail.

19 AVRIL 2018, GRÈVE ET MANIFESTATIONS INTERPROFESSIONNELLES

A l’appel de la CGT, de nombreuses manifestations sont organisées sur l’ensemble du territoire pour exiger :

  •  L’amélioration du pouvoir d’achat des actifs et retraités
  •  Le développement de l’emploi
  •  Des droits collectifs de haut niveau
  •  Le développement de l’industrie et des services publics.

Cette journée de mobilisation prend appui sur la multitude de luttes construites dans les territoires, dans les entreprises et services. Elle s’appuie bien-sûr sur la lutte des cheminots.
De nombreux appels à la grève et aux manifestations sont lancés par les fédérations de la CGT, telles celles des industries chimiques, de la santé et action sociale, des postes et télécommunications, des commerces et services, de la construction, des services publics, des transports, des mines et énergie, du spectacle, de la métallurgie, des syndicats maritimes, des organismes sociaux, de l’agroalimentaire, de l’équipement et environnement.
Une journée qui doit compter dans le paysage social comme une première étape dans le processus de convergence des luttes initié par la Confédération CGT.

La Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à se mettre en grève et à participer aux manifestations. […]

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CHEMINOTS CONTRACTUELS – AU CADRE PERMANENT : POUR UN STATUT À LA HAUTEUR DES EXIGENCES DU MONDE FERROVIAIRE !

Réforme ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Un chemin de fer nécessite une solidarité, une cohésion et une complémentarité des cheminots et non une compétition entre agents qui pousse à l’externalisation, à la filialisation comme au Fret, à la sous-traitance.

Les Présidents du Groupe Public Ferroviaire, fers de lance du projet gouvernemental « nouveau pacte ferroviaire », ont annoncé vouloir discuter « d’un nouveau pacte social d’entreprise ».

Il s’agirait, « grâce à l’excellence de nos agents, d’engager la SNCF dans une profonde transformation pour être en 2020 armés face à la concurrence et être demain plus que jamais un champion national et international du ferroviaire ».

Pour cela, toujours dans le dogme de la réduction du « coût » du travail et du moins disant social, les directions des activités seraient confortées dans leurs choix : le recours aux entreprises privées, la poursuite de la destruction des emplois au Fret comme au Voyageurs, l’embauche exclusive de contractuels.

Si la fin des recrutements au Statut reprise dans le texte du projet de loi, présentée par le Premier Ministre, ne peut qu’accentuer un double statut – pour lequel la CGT est opposée – l’objectif avoué est d’instaurer et de généraliser « un cadre contractuel » qui « développe des trajectoires et des parcours individualisés », « détecte des talents capables de se mettre au service de l’entreprise » au détriment de l’intelligence, des savoirs, de l’expérience, des savoir-faire et des compétences.

L’employabilité qui transfère la responsabilité de l’entreprise sur les cheminots, la polyvalence des métiers qui représente la recherche absolue de la plus forte rentabilité, c’est l’existence même des emplois, tant en volume que dans leur nature, qui est en jeu.

Assurer une chaîne de production qui soit conforme à l’attente des usagers exige des personnels qui ne soient pas soumis à l’emploi instable, à la profitabilité de leur travail, à un contexte d’incertitudes.

Le statut des cheminots est facteur d’une bonne gestion de la maîtrise industrielle et d’efficacité du service public. Il protège les carrières et les emplois qui certifient les rémunérations et donnent aux cheminots les moyens de contrôle et d’intervention.

Au 31 décembre 2016, dernier bilan social du GPF, l’effectif réel était de 148 919 cheminots dont 14 697 contractuels.

La CGT attend encore une vraie négociation pour que tous les cheminots PS25 ou au Cadre Permanent, femmes ou hommes, bénéficient des mêmes droits fondamentaux.

A travail égal, salaire égal, conditions sociales égales.

La CGT porte des revendications pour les cheminot-e-s contractuel-le-s :
• Elargir l’accès au statut – c’est par exemple ce qui a été fait dans le cadre de l’accord 35 heures où 2 500 contractuels ont pu y entrer ;
• Avoir une rémunération équivalente, un déroulement de carrière similaire et reconnaître l’ancienneté – cela permettrait également une retraite plus décente ;
• Améliorer la protection sociale – santé, famille, vieillesse – logement et facilités de circulation.

Affirmer une meilleure égalité de traitement, c’est le moyen de protéger le statut de cheminot qui octroie des droits mais aussi lui confère des devoirs afin de garantir l’adaptabilité et la continuité du service public.

Ce dont a besoin le pays, c’est d’une entreprise publique qui assure sur l’ensemble du territoire une qualité de service – sécurité des circulations, des personnes, sûreté, régularité, confort, information – un accès à chacun et respectueuse de l’environnement.

Ces obligations et contraintes imposent un statut social qui défend la sécurité de l’emploi, la prévoyance et la retraite, unit les cheminots et fait de l’entreprise une entité.

PLUS FORTS NOUS SERONS, PLUS NOUS Y ARRIVERONS, ENSEMBLE !

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UNE STRATÉGIE COUSUE DE FIL BLANC !

Réforme ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le 16 avril 2018, le Premier Ministre a dévoilé sa stratégie de privatisation en annonçant la filialisation de FRET SNCF, dès 2020.

Dans la ligne de mire, le contenu des métiers, l’organisation du travail, les parcours professionnels, le cadre social, le devenir des cheminots du FRET et du transport de marchandises par le fer.

L’annonce de la recapitalisation et de la filialisation de FRET SNCF par le Premier Ministre, immédiatement relayée par la Direction de SNCF Mobilités, reflète parfaitement la stratégie gouvernementale de mettre en oeuvre une réforme qui méprise et piétine la sécurité, le service public et les cheminots.

Alors que la mobilisation des cheminots s’étend, le Gouvernement et la Direction s’associent pour distribuer les mauvais coups et tracent les contours de la privatisation de FRET SNCF.

A chaque jour, son lot de désinformations, d’intimidations et de campagnes de promotion du projet gouvernemental de réforme.

L’annonce de la filialisation du FRET participe donc à cette stratégie où les réformes sont présentées comme inéluctables afin de peser sur la mobilisation des cheminots.

Cependant, personne n’est dupe ! Et certainement pas les cheminots du FRET qui ont bien l’intention de ne plus subir ces orientations plus néfastes les unes que les autres.

Concurrence et plans de relance : une déconstruction orchestrée du FRET !

Alors que FRET SNCF transportait 57,7 milliards de tonnes-kilomètres en 2000 avec une part modale de 17% des marchandises, il ne transportait plus que 32,6 Milliards de tonnes-kilomètres en 2016 avec une part modale de moins de 10%.

En l’espace de 8 ans, près de 60% des effectifs à FRET SNCF ont disparu. Plus de 8000 cheminots ont déjà vu leur emploi supprimé depuis 2009.

De nombreuses régions ont vu des bassins d’emploi entiers détruits par la disparition du transport de marchandises par le fer et de l’activité économique induite.

Les plans successifs (plans Véron, Marembaud…) ont, sous couvert d’une prétendue relance du FRET ferroviaire, entrainé des années de contraction de l’activité, « d’écrémage des trafics » et la fermeture de gares et de triages.

Quinze ans après la libéralisation du fret ferroviaire et l’ouverture à la concurrence, intervenues en 2003, jamais le rail n’a si peu transporté de marchandises.

Une vingtaine d’entreprises ferroviaires concurrentes sont présentes sur le territoire national. Toutes perdent de l’argent. Certaines ont même jeté l’éponge (Véolia Cargo, Combi West), d’autres ont engagé des suppressions massives d’emplois comme ECR…

Cette hégémonie du routier repose sur l’externalisation des coûts, le dumping social et une fiscalité avantageuse.

D’ailleurs, cette stratégie du tout routier, à laquelle participe la Direction SNCF (GEODIS, filiale à 100% SNCF), est assumée par la Ministre des Transports qui souhaite « dédiaboliser le transport routier ».

En réalité, le transport de marchandises par le fer souffre d’une réelle volonté politique et économique de le développer. La concurrence intermodale, largement faussée et injuste, dissuade toute mise en oeuvre d’une politique basée sur la complémentarité des modes de transport.

Les promoteurs de l’ouverture à la concurrence, tout comme ceux des « fameux » plans de relance, ont conduit le fret ferroviaire au bord du gouffre.

Un outil de production abîmé par une politique de casse

Depuis plus d’une décennie, la Direction de la SNCF n’a eu de cesse de restructurer en présentant à chaque fois ces restructurations comme des plans de développement.

10 ans après, le constat est édifiant : un appareil de production fortement amoindri par la fermeture de triages et de gares, l’abandon du wagon isolé en 2010 et une dette qui ne cesse de croître.

Le manque de moyens (humains, engins moteurs…) conduit régulièrement au renoncement de nouveaux trafics ferroviaires.

Quant aux cheminots, ils subissent au quotidien les suppressions d’emplois et la dégradation de leurs conditions de travail avec la multiplication des polyvalences, les formations minimalistes afin de réaliser des gains de productivité (VTE : Visite Technique d’Echange, OPF : Opérateur Production FRET…).

Un gain de productivité de près de 40% a été réalisé depuis 2011 et + 18 % pour la seule année 2017.

Dans la même veine, la Direction multiple les emplois précaires comme l’intérim et organise un véritable dumping social interne.

De plus, FRET SNCF utilise le digital, DIGIFRET, comme un accélérateur de suppressions d’emplois sans considérer les conséquences sécurité.

Ainsi, le développement de « wagons connectés » menace directement les opérations d’essais de frein et les emplois afférents.

De la filialisation vers la privatisation

Pourtant, Direction et Gouvernement ne comptent pas s’arrêter là dans leur travail de destruction ferroviaire.

Ainsi, les annonces de recapitalisation et de filialisation sont présentées comme une opportunité économique.

En réalité, il s’agit pour le Gouvernement de créer les conditions de privatisation sous prétexte de prétendues injonctions européennes qui contraindraient la SNCF à céder des parts d’actifs.

Plus qu’un énième plan FRET, il s’agit d’une stratégie du renoncement et de privatisation de FRET SNCF condamnant tout développement du transport ferroviaire de marchandises.

AGIR pour NE PAS SUBIR !

Pour la CGT, il est grand temps qu’une véritable politique de développement du transport de marchandises par le fer soit engagée.

Il faut tourner le dos à cette logique mortifère, en gardant à l’esprit qu’on ne réussira pas un report modal en abandonnant tout au marché et à la concurrence, mais en favorisant au contraire une logique de service public.

Celle-ci passe inévitablement par :
✓ l’arrêt des projets de filialisation,
✓ la reprise du trafic de « wagons isolés »,
✓ le maintien, la réouverture et le développement des chantiers FRET et des triages,
✓ la dédicace de moyens (humains, matériels et financiers),
✓ son inscription dans le service public.

La CGT revendique que le FRET ferroviaire revienne sous contrôle de la puissance publique, dans le cadre d’une politique des transports multimodale, s’appuyant sur la complémentarité des modes et non leur mise en concurrence.

LA SNCF, CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE, NOUS ON LA DÉFEND !
TOUS ENSEMBLE, AGISSONS PAR LA GRÈVE !

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15 avril 2018

Réforme de la SNCF : la CGT mobilise à Longwy

L’union locale CGT Longwy organise un rassemblement jeudi 19 avril place Darche, à Longwy-haut. Pour lutter contre la réforme de la SNCF, mais pas que. D’autres actions sont mises en place.[…]

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