Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

SALAIRE – SALAIRE SOCIALISÉ – PENSION : MÊMES ENJEUX, MÊMES COMBATS !

Appel à manifestation pour le 2 juillet 2019

| Retraités UFR

Depuis 4 années, les salaires sont gelés à la SNCF, accentuant fortement la baisse du pouvoir d’achat de tous les cheminots.

Les pensions sont sur la même trajectoire depuis 10 ans !

Fin de la péréquation en 2009, puis gel des pensions sur plusieurs années et trop faible revalorisation des pensions à 0,3 % au 1er janvier 2019, s’accompagnent des effets de l’augmentation de la CSG, conduisant à une perte sèche pour une large majorité des retraités cheminots.

Rappelons que le travail des salariés crée des richesses, il n’est donc pas un coût, contrairement à ce que prétendent le patronat et ses soutiens, mais il a un prix : LE SALAIRE !

Actifs – Retraités, tous concernés par la revalorisation des salaires.

Car aujourd’hui, le salaire, contrepartie de l’utilisation de la force de travail dans la production, est constitué par :

Le « salaire direct » (le net perçu chaque mois par le cheminot), dont le montant est, pour une très large part, lié au paiement de la qualification résultant de l’application de la grille salariale et de la valeur du point ainsi que les EVS et les gratifications.

Le « salaire socialisé » constitué par les cotisations sociales dites « salariales » ou « patronales », déterminées à partir du salaire brut résultant du système salarial, et versées par l’employeur aux diverses caisses de protection sociale parmi lesquelles il y a la Caisse de Prévoyance et de Retraite (CPR) pour les cheminots du Statut (les caisses de Sécurité Sociale et les caisses complémentaires pour les contractuels).

Les cotisations sociales visent à financer collectivement et solidairement les dispositifs de protection sociale conquis par les salariés, d’où le terme de « salaire socialisé ». Ces cotisations permettent d’acquérir des droits qui peuvent être individuels, familiaux ou conjugaux, en matière de couverture maladie, maternité, invalidité, décès et accident du travail, de couverture retraite et réversion, de couverture « famille », de Fonds d’Action Sanitaire et Social (FASS), de prise en charge de la perte d’autonomie, ou encore du chômage…

Ensemble, le 2 juillet, portons nos exigences et revendications en matière de salaires et de pensions :

Une augmentation générale des salaires à la SNCF avec un salaire minimum à 1 800 brut mensuels et élever le minimum de pension au niveau du SMIC pour une carrière complète ;

 L’indexation des pensions sur l’évolution des salaires moyens et non sur celle des prix ;

 L’annulation immédiate de la hausse de la CSG pour tous les retraités comme première étape et aller vers son abrogation ;

 Le maintien de la pension de réversion selon les modes de calcul actuels…

Les moyens existent :

Chaque mois, chaque cheminot crée en moyenne 6 000 de richesse en plus de son salaire. Ces richesses doivent être réparties entre les salaires et les investissements.

Depuis 4 ans, si les salaires avaient été augmentés à la SNCF, ne serait-ce que pour compenser l’inflation, chaque cheminot percevrait en moyenne 100 de plus par mois, et donc des moyens supplémentaires pour notre système de prévoyance et de retraite !

ENSEMBLE, ACTIFS ET RETRAITÉS,
EXIGEONS LE « DÉGEL » DES SALAIRES ET GAGNONS UNE VÉRITABLE REVALORISATION DES SALAIRES

TOUS DEVANT LA DIRECTION SNCF À SAINT-DENIS (RER D : STADE DE FRANCE SAINT DENIS)
LE MARDI 2 JUILLET 2019 À 10H00

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NOUS POUVONS FAIRE AUTREMENT !

Appel à la grève - Action interprofessionnelle du 24.09.2019

| Fédération

Les stratégies gouvernementales portent la remise en cause globale et profonde des droits collectifs. Celles-ci ne servent que les intérêts partisans de quelques-uns au détriment du plus grand nombre.

Ce qui est vrai pour la réforme des retraites l’est aussi s’agissant de la réforme du ferroviaire.

Pourtant, d’autres solutions existent.

Le projet Macronien vise à en finir avec le système de retraite intergénérationnel et par répartition avec, à terme, la mise en oeuvre d’un système par points, inégalitaire et aléatoire. Les cheminots sont évidemment concernés par cette réforme.

RETRAITES : LE SYSTÈME ACTUEL EST VIABLE, POURQUOI EN CHANGER ?

Notre système actuel par répartition doit, certes, être amélioré mais à qui fera-t-on croire que ce qui a été créé à la Libération dans un pays ravagé et ruiné par la guerre devrait se traduire, aujourd’hui, par une régression sociale dans une des plus grandes puissances économiques du monde ? Ce qu’il faut, c’est un autre partage des richesses ! L’argent existe !

CE QUE NOUS POUVONS ET DEVONS GAGNER

  • Développer l’emploi stable et qualifié : le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) estime que la baisse du taux de chômage à 7,4 % à l’horizon 2022 permettrait de dégager des ressources à hauteur de 0,4 point de PIB (près de 10 milliards d’euros). Un véritable retour au plein emploi à terme (3 % de chômage) permettrait de dégager des ressources encore plus importantes.
  • Augmenter les salaires : une augmentation des salaires de 3,5 % dégagerait immédiatement 6,5 milliards d’euros pour financer les retraites.
  • L’égalité salariale femmes/hommes rapporterait 5,5 milliards d’euros (source CNAV).

STOPPER LES EXONÉRATIONS, SOUMETTRE À COTISATIONS SOCIALES

Les lois de financement de la Sécurité Sociale pour 2018 et 2019 ont augmenté massivement les exonérations de cotisations sociales (suppression des cotisations salariales assurance maladie et assurance chômage, exonération des heures supplémentaires, transformation du CICE en exonération de cotisations sociales, etc).

La suppression de ces exonérations permettrait de dégager près de 20 milliards d’euros pour financer les retraites.

Soumettre à cotisations sociales l’intéressement, la participation, l’épargne salariale et l’épargne retraite rapporterait 10 milliards d’euros, qui pourraient être affectés aux retraites.

IL EST DONC POSSIBLE DE FAIRE AUTREMENT ! C’EST UN CHOIX POLITIQUE QUE NOUS DEVONS IMPOSER PAR LA MOBILISATION !

RÉFORME SNCF : POURQUOI NOUS POUVONS FAIRE AUTREMENT ?

Le président sortant de la SNCF communique sur les chiffres record de fréquentation de la période estivale ! Pourquoi déstructurer l’Entreprise Publique, casser le Statut de ses salariés et ouvrir à la concurrence quand les résultats sont au rendez-vous ? Le Statut d’EPIC et celui des cheminots ne sont pas un frein au fonctionnement de la SNCF ni à son développement.

Par contre, la casse de l’emploi cheminot, le recours massif à la sous-traitance, la gestion par activités et par produits, le rabougrissement de l’offre ferroviaire par la fermeture massive des guichets, de certaines gares, voire de certaines lignes, sont autant de choix au passif du président sortant qui empêchent de répondre totalement aux attentes des usagers et plus largement des populations.

  •  EMPLOI

La CGT a été reçue en DCI le 4 septembre dernier. Le bilan emploi parle de lui-même.

A fin juin, 1 800 recrutements ont été réalisés dans le GPF pour une prévision de 4 200 à 4 500 recrutements en 2019. La trajectoire emploi se dégrade au-delà de ce qui était prévu budgétairement : la direction a atteint en 8 mois ce qui était prévu sur l’année. Si la direction continue à ce rythme, nous atteindrons les 3 600 suppressions à fin 2019.

Les leviers pour recruter existent, contrairement à ce que dit la direction. Par ailleurs, 3 000 à 4 000 cheminots sont aujourd’hui placés dans les EIM et donc sans poste.

LA CGT EXIGE une campagne de recrutements et de régularisations immédiate au Statut et l’attribution de postes aux cheminots placés dans les EIM, en fonction de leur profil, de leur métier d’origine, de leur qualification.

  • SOUS TRAITANCE/EXTERNALISATION

Le tribunal de Bobigny a condamné la SNCF à consulter les instances représentatives du personnel concernant la mise en oeuvre des chantiers sous-traités. La direction doit stopper toute mise en oeuvre de chantiers de ce type sous peine d’une astreinte de 500 euros par jour depuis le 5 septembre 2019 en cas de non-exécution de l’ordonnance.

La direction ignore ce jugement et continue de tracer sa feuille de route !

La CGT exige le respect de cette ordonnance et appelle ses équipes à constater tout manquement à celle-ci, afin d’envisager les suites que nous jugerons utiles.

LA CGT EXIGE la ré-internalisation des charges sous-traitées, dans tous les domaines de l’entreprise dès lors que le savoir-faire existe en interne. Pourquoi faire faire quand on sait faire ? La sous-traitance représente un surcoût de 10 à 15 % totalement assumé par la direction. STOP !

  • FERMETURE GUICHETS, GARES, LIGNES

Le renoncement de la direction SNCF et du Gouvernement à assurer un service public ferroviaire pour tous et en tous points du territoire se traduit par un recul sans précédent de l’offre ferroviaire, notamment en proximité.

La réforme de 2018 vient accentuer ce phénomène. Devons-nous accepter sans broncher le dépeçage de nos gares et de nos lignes, le dynamitage en règle du FRET SNCF, la disparition du « train des primeurs », de l’auto train, des trains de nuit, des liaisons Intercités alors même que les besoins de transport, tant voyageurs que marchandises, s’accroissent face aux enjeux climatiques et environnementaux qui nous concernent tous ?

LA CGT RÉAFFIRME que la réforme ferroviaire de 2018 vise à en finir avec le train public, qu’elle ne répond pas aux attentes des populations. Elle ne sert que le dogme ultra libéral qui consiste à casser les services publics, les conditions sociales des salariés, la notion d’égalité de traitement et de cohésion sur le territoire national.

AVENIR DE NOS RETRAITES, DE LA SNCF :
NOUS POUVONS FAIRE AUTREMENT !

Commençons dès le 24 septembre prochain en participant massivement aux grèves et aux manifestations interprofessionnelles !

Un préavis national sera déposé par la Fédération CGT des Cheminots.

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LE 2 JUILLET 2019 : DÉGELONS LES SALAIRES !

Tract aux cheminots

| Fédération

Après 4 années de gel des salaires, la situation devient difficile pour bon nombre de cheminots. Force est de constater que les primes individuelles diverses et variées, véritable outil de management, ne répondent pas aux exigences et, au final, n’améliorent pas nos conditions de vie.

Soyons nombreux le 2 juillet devant le siège de l’entreprise !

En effet, c’est ce jour-là que se tiendront les négociations annuelles obligatoires à Saint Denis. La CGT y portera avec force une augmentation générale significative des salaires, seule mesure qui permette dans la durée d’améliorer notre pouvoir d’achat, notre système de protection sociale, tant sur la partie santé que sur la partie retraite.

En effet, le salaire c’est :

▪ Le « salaire direct » (le net perçu chaque mois par le cheminot), dont le montant est, pour une très large part, lié au paiement de la qualification résultant de l’application de la grille salariale et de la valeur du point ainsi que les EVS et les gratifications.

▪ Le « salaire socialisé » est constitué par les cotisations sociales dites « salariales » ou « patronales ». Elles sont déterminées à partir du salaire brut résultant du système salarial, et sont versées par l’employeur aux diverses caisses de protection sociale parmi lesquelles il y a la Caisse de Prévoyance et de Retraite (CPR) pour les cheminots du Statut (les caisses de Sécurité Sociale et les caisses complémentaires pour les contractuels).

LES PRIX AUGMENTENT, PAS LES SALAIRES !
ÇA SUFFIT !

salaires

CGT revendique :

  • De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros brut mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la prime de travail) ;
  • Des augmentations générales des salaires permettant un rattrapage du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de l’augmentation de la technicité de leurs métiers ;
  • De transformer la PFA en véritable 13e mois incluant le traitement, l’indemnité de résidence et la prime moyenne théorique de travail. Celle – ci doit être attribuée à tous les cheminots ;
  • De substituer aux gratifications d’exploitation et de vacances actuelles pour tous les cheminots, une prime de vacances unique et uniforme payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche majoré de 10 % par enfant à charge ;
  • De combler le « creux de grille » qui pénalise les positions 4 à 18 pour permettre une évolution régulière de la rémunération de tous les cheminots tout au long de leur carrière…

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle les cheminots à participer massivement au rassemblement devant le siège de la SNCF à Saint Denis (RER D – Stade de France) le 2 juillet 2019 à 10h00.

SORTONS DE L’ÈRE GLACIAIRE,
DÉGELONS LES SALAIRES !

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COMME UN AVANT-GOÛT DE LA CONCURRENCE !

Nouvelle gamme tarifaire

| Action du 4 juin 2019

Le déploiement de la Nouvelle Gamme Tarifaire introduit une tarification davantage opaque et historiquement inégale selon les régions.
L’usager est plus que jamais considéré comme un « client » et le cheminot mis au pilori.

Lors de la mobilisation des cheminots contre le « pacte ferroviaire », le Gouvernement et la Direction SNCF se sont évertués à présenter les bienfaits de l’ouverture à la concurrence et de la « liberté » tarifaire régionale.

Il s’agissait d’opposer les intérêts des usagers aux revendications des cheminots en matière d’emploi, de conditions de travail et de rémunération.

Comme pour EDF et France Télécom, la concurrence devait bénéficier aux usagers en matière de tarifs.

La Nouvelle Gamme Tarifaire (NGT) donne un vif aperçu de l’ouverture à la concurrence introduite par une réforme construite sur le mensonge.

Une tarification qui sonne le glas du service public ferroviaire.

Alors que la Direction présente la Nouvelle Gamme Tarifaire (NGT) comme la clé du dédale tarifaire, les usagers vont subir des inégalités et une explosion des prix.

La tarification nationale et les cartes « liberté », « avantage » auront des déclinaisons différentes selon les régions.

Ainsi, pour la même carte « avantage », un usager peut se voir attribuer des tarifs différents pour un trajet régional.

Par exemple, pour un prix d’achat identique de la carte « avantage », les usagers de la Région Nouvelle Aquitaine et ceux du Centre Val De Loire n’auront pas accès aux mêmes réductions.

Capture d’écran 2019-05-16 à 17.27.30

Un trajet Chartes/Paris (82 km) passe de 15 à 18 et même de 3.40 à 6.20 euros pour Chartres/Maintenon (18 km).

Bref, un méli-mélo tarifaire qui ajoute à l’opacité et met fin à un modèle où les usagers bénéficiaient des mêmes conditions tarifaires nationales quelle que soit leur région.

D’autant plus que la réduction est calculée sur la base d’un tarif en 1ère classe, alors que le voyage s’effectue en seconde.

Les usagers subissent les premières conséquences tarifaires de l’ouverture à la concurrence que la Direction SNCF et le Gouvernement préparent.

Capture d’écran 2019-05-16 à 17.29.09

TRACEO, facteur multiplicateur d’inégalités territoriales !

TRACEO est le nouveau terminal de paiement permettant de traiter sous forme numérique les chèques bancaires, postaux et vacances afin de supprimer les emplois des cheminots des caisses principales.

Seuls les guichets et les gares qui en sont équipés peuvent accepter ces moyens de paiement.

En déployant partiellement TRACEO, la Direction interdit donc aux usagers le paiement par chèques dans les gares ou guichets non équipés.

De plus, ces usagers n’ont plus accès à certains tarifs comme le « Billet Annuel » dont la réduction à 50% est subordonnée au paiement par chèques vacances.

Des cheminots cloués au pilori.

Aux guichets dans les gares ou au téléphone dans les CLD (Centres Lignes Directes), parallèlement à l’allongement des files d’attente ou des temps d’attente, ces inégalités tarifaires font se multiplier les situations explosives.

Sans avoir bénéficié de véritables formations sur la NGT, les cheminots de la vente sont en première ligne face au mécontentement légitime des usagers qui font les frais de la stratégie de la Direction et du Gouvernement.

Le 4 juin 2019,
ENSEMBLE, agissons pour construire l’avenir

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LE TRIBUNAL CONFIRME QUE NOUS AVIONS RAISON !

| Espace presse

Lors du conflit unitaire de 2018 contre le pacte ferroviaire du Gouvernement, la SNCF considérait que l’action entamée fin mars devait s’interpréter comme un seul et unique mouvement de grève, malgré le dépôt de DCI/préavis à chaque séquence de grève.

La direction a pratiqué des cumuls pour le décompte des retenues sur salaires dans le seul but d’intimider les cheminots pour qu’ils sortent du mouvement.

Suite au recours contentieux des Fédérations CGT, UNSA, CFDT, le Tribunal de Grande Instance de Bobigny avait rendu une première décision, le 21 juin 2018, condamnant la direction pour entrave aux droits syndicaux et de grève, la condamnant également à ne plus décompter les repos compris entre les séquences de grève couvertes par des préavis distincts, à rembourser aux cheminots les sommes indûment retenues, à verser aux Fédérations CGT, UNSA et CFDT des dommages et intérêts pour atteinte au droit syndical.

Malgré cela et toujours dans une démarche répressive, la direction décidait de faire appel.

Ce 16 mai 2019, la Cour d’appel de Paris est venue confirmer le jugement du 21 juin 2018 rejetant en bloc toutes les prétentions de la direction SNCF.

Cette décision devrait amener le Gouvernement et la direction SNCF à changer d’attitude et à cesser les pressions et la répression. Ils doivent se remettre autour de la table avec les organisations syndicales représentatives pour ouvrir de nouvelles négociations sur la loi portant la réforme du ferroviaire et le pacte d’entreprise ! Cette loi, votée sur des mensonges, porte en elle la casse du train public !

La Fédération CGT des Cheminots, renforcée dans sa démarche, appelle tous les cheminots à participer massivement à la manifestation nationale le 4 juin prochain, pour signifier au Gouvernement que la coupe est pleine et qu’ils sont décidés à agir !

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AGIR POUR NE PAS SUBIR !

Tract Unitaire - CGT Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD Rail, CFDT Cheminots

| Action du 4 juin 2019

Le pacte ferroviaire voté en 2018 a été combattu par les cheminots. Pourquoi ? Car la réforme était mauvaise, tout simplement. Mauvaise pour les usagers, mauvaise pour le service public ferroviaire, mauvaise pour les cheminots.

Quelles étaient les dispositions majeures de ce pacte ?

  • Fin du recrutement au statut
  • Passage en sociétés anonymes
  • Promesse d’une reprise de la dette
  • Restructuration du groupe et filialisation des activités
  • Ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageur national.

Ces mesures impactent directement les cheminots, dans leur quotidien et leurs métiers. Elles fragilisent l’outil ferroviaire public.

Dix mois après, où en est-on du pacte ferroviaire ?

  • Mise en oeuvre de la Loi : Le gouvernement n’a toujours pas pris l’ensemble des mesures prévues par cette loi. Des ordonnances et des décrets doivent être promulgués. Or, les promesses de concertation avec les représentants des cheminots ne sont pas tenues.
    Il n’y a donc pas de visibilité sur ce qui attend la SNCF et les cheminots.
    Les engagements financiers du Ministère ne sont pas respectés et des lignes ferment par manque de moyens pour les régénérer.
    La possibilité de confier la gestion de l’infrastructure à un opérateur privé, introduite dans la LOM, en rajoute sur le risque de désintégration du système ferroviaire.
    Il y a urgence à apporter des garanties pour la pérennité de l’entreprise publique, du mode ferroviaire et du service public !
  • Branche ferroviaire : Les négociations à mener sont nombreuses et extrêmement structurantes pour l’avenir du système. La branche doit être le lieu de création de règles sociales de haut niveau qui garantissent qu’il n’y aura pas de dumping social. Le patronat refuse pour l’instant cet objectif, il veut des règles minimales de protection des cheminots et bloque les négociations. Il faut que cela cesse !
  • Nouveau Pacte Social : la loi prévoit la fin du recrutement au statut et la négociation d’un « Nouveau Pacte Social ». Dans l’entreprise, les discussions sont au point mort. Le président Pepy a annoncé son départ, publiant son bilan par voie de presse et par communication aux agents. Les activités font de la surenchère pour imposer leur autonomie, menaçant la dislocation du groupe. Il est urgent que la direction assume ses responsabilités vis-à-vis des cheminots et s’engage dans la négociation du Nouveau Pacte social avec un mandat qui permette de créer des droits nouveaux pour tous les salariés, statutaires et contractuels.

À la SNCF, que se passe-t-il ?

Plus aucune vision commune des activités n’est proposée. Chaque EPIC, chaque activité, pense son avenir sans avoir de logique partagée.

Les conséquences ?

1. Des réorganisations permanentes subies par les cheminots. La lisibilité disparaît et chaque nouveau projet d’organisation amène sans exception à des suppressions de postes. Les réponses apportées aux cheminots qui y sont confrontés consistent avant tout à proposer une sortie de l’entreprise

2. Des métiers mis à mal. Les mauvaises nouvelles s’enchaînent et n’épargnent personne. Pour Mobilité, c’est la digitalisation, la fermeture des guichets et la poursuite de la casse du FRET. Côté Réseau, la sous-traitance s’amplifie au mépris de la sauvegarde de nos savoir-faire et de toute rationalité économique, la saison 2 de Nouvel’R se déploie, en touchant directement les établissements. Enfin, pour l’EPIC de tête, c’est une marche forcée vers l’externalisation des métiers.

3. Des parcours professionnels en berne. En effet, s’il est toujours possible, en théorie, d’avoir des parcours au sein du Groupe Public Ferroviaire la réalité est différente. Quand ce ne sont pas les postes qui sont supprimés, ce sont des blocages de mobilités qui sont imposées. Les emplois deviennent tellement rares que les services refusent de libérer les cheminots qui souhaitent évoluer.

4. Une situation sociale alarmante. Ce sont les cheminots qui l’expriment dans les enquêtes internes. Le malaise est grand et profond. Les cheminots sont fiers de leur travail mais sont défiants vis-à-vis de l’entreprise. Le corps social est heurté et les protections disparaissent. L’inquiétude est là, palpable, et aucune solution crédible n’est apportée. Le mépris est pour l’instant la seule réponse de la Direction.

5. Des augmentations salariales bloquées depuis 4 ans. Aucune hausse générale n’a été accordée et le pouvoir d’achat des salariés est en berne. Pour nos organisations syndicales, une année supplémentaire sans évolution salariale serait inacceptable.

Ne cédons pas. Pour construire notre avenir, il faut agir.

Les négociations en cours dans l’entreprise et dans la branche doivent aboutir pour le 1er janvier 2020.

Pour les fédérations CGT – UNSA ferroviaire – SUD-Rail – CFDT Cheminots, il est impératif qu’elles apportent du positif au corps social.

La situation n’est pas inéluctable.

Selon une étude interne de la Direction, 90 % des cheminots auraient participé à au moins une séquence du mouvement de grève de 2018. C’est le sens d’un rejet profond, d’inquiétudes, de critiques et d’exigences réelles. C’est également une perspective de gagner d’autres choix si ces cheminots décident d’agir tous ensemble.

C’est le sens de l’appel unitaire à une manifestation nationale le 4 juin à Paris qui doit permettre à chaque cheminot d’exprimer son ras-le-bol des situations qu’il vit au quotidien et son exigence que les solutions proposées par les organisations syndicales obtiennent des réponses favorables.

Alors que les élus locaux tirent la sonnette d’alarme sur les services publics dans leurs territoires, que les industriels s’inquiètent de l’avenir de la filière de production de matériel ferroviaire, et que les exigences sociales et environnementales font la une des débats publics, nous devons redoubler de détermination à ne pas laisser détruire nos métiers, notre entreprise, nos conditions de travail et le service que nous rendons à la population.

Le 4 juin 2019, un rassemblement massif des cheminots doit permettre de peser sur les négociations à venir et montrer notre unité et notre solidarité.

Le 4 juin 2019, ENSEMBLE, agissons pour défendre les droits des cheminots et construire l’avenir.

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LA VICTOIRE DE LA SOLIDARITÉ !

Mali

| Fédération

La CGT a engagé depuis des mois un programme d’action en solidarité avec nos camarades du Mali qui étaient en grève depuis janvier et sans salaire depuis plus d’un an.

L’action coordonnée de la CGT a permis une solidarité active et déterminante mais elle est loin d’être terminée !

Les interventions de la CGT et de l’ITF auprès du Gouvernement ont considérablement aidé nos camarades dans cette lutte historique des cheminots Maliens.

Samedi 11 mai dernier, les assemblées générales de Bamako, Kita, Toukoto, Kayes, Diboli ont levé la grève en présence du Ministre.

Les cheminots Maliens ont obtenu :

  • Le paiement immédiat de deux mois de salaire et deux autres mois sur le budget annuel ;
  • Une mission d’inspection de la voie jusqu’au Sénégal ;
  • L’achat de trois locomotives pour le service voyageur…

La CGT se rendra au Mali le 24 mai prochain pour rendre concrète la solidarité matérielle exprimée par les cheminots de France et évoquer la suite de notre action.

Nous proposerons des actions sur le long terme avec des formations syndicales et des coopérations pour transmettre le savoir-faire du ferroviaire.

L’ITF se rendra au Sénégal dans la foulée pour rencontrer les cheminots et autorités Sénégalaises afin de coordonner et faire part de notre détermination à continuer le combat pour rouvrir cette ligne et l’exploiter comme un véritable service public au service des populations sénégalaises et maliennes.

La CGT, à travers son action internationale et la présidence de la section rail de l’ITF, démontre qu’elle impulse une véritable stratégie de solidarité, de lutte et de propositions alternatives pour un secteur ferroviaire public au service du Public.

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Mobilisons-nous le 4 juin à Paris !

| Fédération

Le 12 juillet 2018, nous écrivions que rien n’était fini et que tout restait à faire.
Près d’un an après, les premiers effets dévastateurs de la réforme se font déjà ressentir.
La bataille doit continuer.
La nouvelle étape aura lieu le 4 juin 2019 dans les rues de Paris.

Où est passé l’argent des cheminots ?

SALAIRES N°2

| Fédération

Les cheminots, hors premiers dirigeants de l’entreprise, ont subi
4 années consécutives de gel des salaires. Le budget 2019 du Groupe Public Ferroviaire en prévoit une 5e. Dans un contexte où l’insuffisance du pouvoir d’achat des salariés est placée sous les feux des projecteurs, cet objectif patronal sonne comme une provocation !
La CGT fera entendre la voix des cheminots pour obtenir de véritables augmentations générales des salaires correspondant à leurs besoins et non aux prétentions patronales !

C’est le travail humain qui crée toute richesse

 

LES CHEMINOTS SONT-ILS SUFFISAMMENT PAYÉS ?

Au sommaire de ce deuxième numéro :

» des richesses accaparées par le capital…

» les cheminots produisent des richesses de dingue !

» pour les dix plus hautes rémunérations à la SNCF, c’est au global…  29 8914 € mensuels en
moyenne par dirigeant…

 

Feuilletez le 4 pages pour découvrir tous les chiffres.

 

 

LA CGT revendique

• De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros
brut mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la
prime de travail) ;
• Des augmentations générales des salaires permettant un rattrapage
du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de
l’augmentation de la technicité de leurs métiers ;
• De transformer la PFA en véritable 13e mois incluant le traitement, l’indemnité
de résidence et la prime moyenne théorique de travail. Celle-ci
doit être attribuée à tous les cheminots ;
• De substituer aux gratifications d’exploitation et de vacances actuelles,
pour tous les cheminots, une prime de vacances unique et uniforme
payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche
majoré de 10% par enfant à charge ;
• De combler le « creux de grille » qui pénalise les positions 4 à 18 pour
permettre une évolution régulière de la rémunération de tous les cheminots
tout au long de leur carrière…

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Lettre ouverte de la Fédération au Président de la SNCF

| Fédération

M. Guillaume PEPY
Président de la SNCF
2, Place aux Etoiles
93633 La Plain St Denis Cedex

Objet : réponse au « Temps Réel » n°32- du 21.03.2019

Monsieur le Président,
C’est avec attention que nous avons pris connaissance de votre « Temps Réel » n°32 du 20 mars 2019 qui est l’exacte retranscription d’articles parus dans la presse ce jour.

Nous vous le confirmons, 2019 sera une année engagée, revendicative, celle de nouveaux combats dont on souhaite qu’ils soient utiles pour l’avenir d’un grand service public ferroviaire en France. Ce qui est certain, c’est qu’ils seront nécessaires.

Aujourd’hui, comme depuis des décennies, les cheminots, avec la CGT, ont la même volonté de faire de la SNCF une grande entreprise publique au service des usagers, des populations, bref, au service de l’intérêt général.

La CGT, quant à elle, s’attache sans relâche à la défense des cheminots, malgré les choix désastreux opérés par la direction SNCF depuis des années.

Vous avez raison, la SNCF pourrait bien aborder une nouvelle période de son histoire le 1er janvier 2020.

Vous n’y êtes pas pour rien !

Vous êtes l’artisan de réformes successives dans le ferroviaire qui ont, les unes après les autres, quels qu’aient été les gouvernements en place, détricoté le service public ferroviaire, dégradé les conditions de transport des usagers, massacré le Fret SNCF et fait reculer les conditions sociales, de vie et de travail des cheminots.

Vous êtes également celui qui a supprimé plus de 25 000 emplois de cheminots en une décennie, soit la capacité de plus de 48 Airbus A 380, pour reprendre votre unité de mesure.

Vous affirmez par ailleurs que vous ne souhaitez pas faire « le mandat de trop » mais n’est-ce pas déjà trop tard ?

N’étant candidat à rien, vous estimez être « pleinement libre d’agir » mais n’était-ce pas déjà le cas ?

Vous êtes l’instigateur, voire l’auteur des réformes de 2014 et 2018 qui pourraient plonger la SNCF, vous le savez, non pas dans une période de développement et de réponse aux besoins pour tous mais dans une ère de rabougrissement, de recul, avec tout ce que cela comporte de difficultés, d’incertitudes, d’inquiétudes pour les usagers et les cheminots.

Vous faites également état des chantiers engagés à l’international, vantant les
contrats du métro de Buenos Aires et le RER de Toronto.

Mais alors ? Pourquoi passer sous silence les pertes financières du métro de Boston qui s’élèvent à 35 millions de dollars sur les 3 premières années (2014 à 2017).
L’investissement de 700 millions d’euros dans le rachat de l’entreprise de transport de marchandises routières OHL quand, dans le même temps, le FRET SNCF a été sacrifié faute d’investissements, la création de la filiale d’évasion fiscale au Luxembourg SNCF RE pour ne citer que quelques exemples ?

Plus près de nous, pourquoi ne pas évoquer la fuite en avant qui a poussé les hauts dirigeants de la SNCF à investir au total 265 millions d’euros dans OUIBUS avant que cela ne se révèle être un fiasco retentissant ?

Vous soulignez également votre souhait que « la SNCF ait toutes les armes pour gagner dans l’ouverture à la concurrence qui s’annonce ».

Il nous semble ici que vous ayez recours à un abus de langage, voire à un travestissement de la réalité.

Vous avez d’abord souhaité imposer et gagner l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire, le sort de l’entreprise publique historique arrivant bien après dans l’ordre de vos préoccupations.

Les réformes de 2014 et 2018, pour ne citer que les plus récentes, ont été votées sur des mensonges. Elles ne prévoient pas « plus » de trains publics, plus de services et mieux de service public ferroviaire. Elles enclenchent au contraire une spirale dangereuse dont les premiers effets se font déjà sentir puisque certaines gares, leurs guichets, certaines lignes sont menacés de fermeture, voire déjà fermés.

Servir la SNCF, entreprise publique de service public, et donc travailler pour l’intérêt général, est effectivement un beau métier.

Vous dites savoir ce que la SNCF doit à tous ses salariés. « Les cheminots sont compétents, ultra engagés et capables du meilleur pour relever des défis difficiles».
C’est vrai.

C’est d’ailleurs pour cela que vous n’hésitez pas, avec l’aide du patronat ferroviaire, à tout faire pour casser leurs métiers, instaurer une polyvalence accrue, un effacement des repères, des compétences, des savoir-faire, dans le cadre des discussions en cours sur la Convention Collective Nationale.

C’est aussi parce vous respectez les cheminots Exécution, Maîtrise et Cadres que vous gelez leur salaire depuis 4 ans, que vous détruisez consciencieusement leur collectif de travail, que vous tentez de les placer en instabilité permanente, restructuration après restructuration, quitte à générer une réelle souffrance au travail.

Si nous pouvons partager que la sérénité n’est pas source d’immobilisme, nous affirmons en revanche que la course échevelée et sans limites à laquelle s’adonnent les plus hauts dirigeants de l’entreprise, relève, au mieux, d’un dogme contraire à l’intérêt général, au pire, d’une volonté d’en finir définitivement avec une entreprise publique pourtant fortement ancrée dans l’histoire et le quotidien de notre pays, pour de multiples raisons.

Les cheminots, avec la CGT, ne manquent pas d’énergie. Ils auront encore l’occasion de le démontrer.

Les présidents passent, les Cheminots demeurent.

Ils demeurent certes parfois avec leur cortège de questionnements, d’incompréhensions mais ils demeurent aussi avec la conviction inébranlable qu’ils sont la colonne vertébrale de la SNCF. Cela leur donne encore plus de force et de courage pour affronter et combattre collectivement les décisions technocratiques souvent hors-sol.

Etre le « serviteur » d’un projet global, inscrit dans le temps, qui va dans le sens inverse de l’intérêt de la SNCF, des usagers et des cheminots, est déjà largement discutable.

En être l’idéologue, le promoteur pour finalement en être fier, est et restera inacceptable quelle que soit la personne chargée de sa mise en œuvre.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

16 septembre 2019

Le n°2 de Fret SNCF de passage à Perpignan : les cégétistes envahissent la salle

Le n°2 de Fret SNCF, Stéphane Derlincourt, est venu ce lundi à Perpignan pour participer à une réunion avec des cheminots au marché Saint-Charles.[…]

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