Le 26 janvier, s’est tenue la réunion annuelle pour définir le nombre de niveaux à attribuer aux cheminots statutaires lors de l’exercice de notations 2026/2027. La direction acte un recul sans précédent pour tous les cheminots du GPU en excluant ceux d’Hexafret, Technis et des sociétés dédiées voyageurs !
NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) et contingents de niveaux, la direction fait le choix de l’austérité et de la division. Aux augmentations et déroulements de carrière au rabais, elle ajoute la division des cheminots statutaires et contractuels par la mise en place de mesures différentes.
Les cheminots d’Hexafret, de Technis et des filiales voyageurs sont de nouveau exclus des négociations en laissant une liberté totale à chaque direction sans aucune garantie pour les cheminots concernés.
DES MESURES SALARIALES TROP BASSES
D’année en année, le nombre de niveaux accordé par la direction diminue plus vite que les effectifs ralentissant les déroulements de carrière et impactant négativement la rémunération des cheminots.
Cette année, le nombre de cheminots statutaires a encore chuté (- 7 547 par rapport à l’exercice précédent). La direction comptait imposer un volume de contingents de niveaux de 3 645, soit une baisse de près de 727 par rapport à l’année précédente !
La CGT est parvenue à obtenir 523 niveaux supplémentaires.
Pour autant, ce n’est pas suffisant pour garantir un déroulement de carrière et une progression salariale automatique.
La CGT revendique notamment un délai de séjour maximal de 7 ans sur les niveaux 1 et la mise en place de la grille unique commune à tous les cheminots.
PRES DE 2 000 NIVEAUX EN MOINS EN 2 ANS
Alors qu’un déficit de 1 773 niveaux avait été imposé lors de l’exercice 2025, la direction accentue le recul du déroulement de carrière des cheminots en 2026 !
Les multiples interventions de la fédération CGT des cheminots ont imposé la révision à la hausse du contingent de niveaux de cette année, pour autant, la direction entérine un nouveau recul de -204 niveaux ! La proposition finale de la
direction établit un contingent de niveaux à hauteur de 21.06 % des cheminots dits éligibles au niveau 2 soit un total de 4 168 niveaux à répartir par classe. En 2025, il était de 21.19 % soit 4 372 niveaux.
| B/Classe 2 | / |
| C/Classe 3 | 890 |
| D/Classe 4 | 1005 |
| E/Classe 5 | 734 |
| F/Classe 6 | 630 |
| G/Classe 7 | 400 |
| H/Classe 8 | 238 |
| TA | 8 |
| TB | 263 |
| TOTAL | 4168 |
ENSEMBLE, TOUS ET TOUTES CHEMINOT·ES !
7 suicides en quelques mois, dont 3 depuis le lundi 19 janvier 2026, plusieurs accidents mortels dans l’ensemble du champ ferroviaire : la Direction du GPU SNCF, les directions des entreprises ferroviaires et les pouvoirs politiques successifs portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle.
La Fédération CGT se tient résolument aux côtés des collègues et des familles durement touchés par ces drames et les assure de tout son soutien.
Parallèlement au processus de privatisation en cours, les restructurations se multiplient de manière violente sur l’ensemble du territoire.
Depuis la réforme ferroviaire de 2018, des dizaines de milliers de cheminots sont licenciés, déplacés, forcés à changer de métier, transférés dans des filiales etc.
La CGT des cheminots a alerté à de multiples reprises, mais la Direction a choisi la méthode du passage en force.
Elle étouffe depuis des années la dégradation pourtant bien réelle de la situation.
La coupe est pleine, les cheminots en ont assez.
La CGT interpelle la direction de l’entreprise, au plus haut niveau, depuis plusieurs semaines.
La CGT exige :
Plus généralement, la CGT dénonce une stratégie qui vise à organiser la marche vers la privatisation de l’entreprise publique au mépris des attentes des usagers et de la souffrance des cheminots. Nous avons une série de propositions qui doivent être entendues.
NE BANALISONS PAS CES DRAMES ET IMPOSONS PAR LE RAPPORT DE FORCE
UNE RÉORIENTATION COMPLÈTE DE LA STRATÉGIE DE L’ENTREPRISE PUBLIQUE
POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES USAGERS
ET AMÉLIORER LA SITUATION SANITAIRE ET SOCIALE DES CHEMINOTS !
Le 29 janvier se tiendra la réunion de lancement du programme métiers SE. Pour la CGT, ces négociations, qui ont été arrachées grâce à la détermination des cheminots des services électriques et du conflit qui dure depuis plusieurs mois, doivent aboutir rapidement à la concrétisation de certains engagements et à la satisfaction des revendications !
SERVICES ÉLECTRIQUES, LE 29 JANVIER, PAS DE RÉPONSES, PAS DE RÉPIT !
Alors que les NAO 2026 ont été particulièrement décevantes pour une majorité de cheminots, la communication de l’entreprise dans les médias faisant croire à de « grasses augmentations de salaires » a fini de les écœurer.
Pour la CGT, ces négociations ne sont pas closes, et nous ne sommes pas quittes.
À l’Équipement, en ce début d’année 2026, malgré les pressions des directions d’établissement, la mise en place de 2X8, le non-respect des jugements qui donnent pourtant raison aux cheminots, le remplacement d’agents grévistes en dépit de toute réglementation et le report de traitement de certains incidents, la grève se poursuit, et les attentes sont toujours aussi fortes.
UN RAPPORT DE FORCE QUI A DÉJÀ FAIT BOUGER DES LIGNES !
Alors que la CGT à fait acter :
CE QUE LES CHEMINOTS AVEC LA CGT ATTENDENT
Si les annonces en lien avec les recrutements et les formations sont globalement attendues pour améliorer les conditions de travail, leur mise en oeuvre et la tenue des comités de suivi de l’emploi devront être rigoureusement respectées au plus près des chantiers. Les annonces de requalification de postes, l’instauration de délais de séjour maximum ainsi que l’amélioration des conditions d’accès à la classe 5 sont une première étape dans la reconnaissance des métiers qui doivent être encore renforcées au regard de la technicité requise.
Concernant la création de l’indemnité de remise en exploitation du réseau pour tous les agents d’astreinte de SNCF Réseau, quels que soient leur collège et leur métier, la CGT porte la revalorisation des taux A et B et du repos supplémentaire qui n’incite pas à la multiplication des sorties ou toutes autres déviances. S’agissant de la reconnaissance de la technicité, la proposition de mise en place d’une prime mensuelle de 60 euros pour les agents habilités est clairement insuffisante, sans compter que sa mise en oeuvre serait renvoyée à 2027.
La CGT revendique une prime de base garantie pérenne et liquidable, avec la sécurisation d’autres éléments de rémunération ayant trait à la technicité.
Enfin, concernant la majoration de 20 % de la prime de travail en attendant la concrétisation des négociations, celle-ci qui avait été actée dans de nombreuses régions n’est pas respectée.
La CGT demande le respect des engagements pris.
Alors que les cheminot·e·s sont massivement en grève et que certain·e·s rejoignent encore le mouvement, la balle est désormais dans le camp de la Direction. La CGT appelle à maintenir la pression dans tous les métiers de l’Équipement. Ne lâchons rien !
La DG TGV-IC poursuit le programme Ambition RCAD débuté le 1er septembre 2025. Sur fond de suppression d’emplois, de dysfonctionnement des outils de travail, elle souhaite désormais rattacher l’agence Groupes de Strasbourg au 1er juin 2026, ainsi que les sites RCAD de Clermont-Ferrand et de Caen-G30 au 1er septembre 2026.
La CGT reste opposée à cette réorganisation et continue d’alerter sur ses conséquences !
PRODUCTIVITÉ VERSUS CONDITIONS DE TRAVAIL
C’est à l’occasion d’une bilatérale, le 15 janvier dernier, que la direction TGV-IC a annoncé ses orientations pour 2026 sur un ton particulièrement provocateur envers les représentants de la CGT.
Dans ce contexte délétère et après un recadrage, l’annonce du maintien de tous les sites RCAD pour 2026 reste presque anecdotique. En effet, dans le même temps, elle annonce avoir supprimé 30 postes sur l’année 2025 et renouveler l’opération en 2026, soit 30 suppressions supplémentaires. En annonçant cette nouvelle saignée dans les effectifs, la Direction confirme les alertes de la CGT lors de la mise en oeuvre de cette réorganisation et dégrade toujours plus le service offert aux usagers en les renvoyant vers des boîtes vocales pilotées par l’IA.
DES ANNONCES DE MODIFICATIONS DES ROULEMENTS ET POSTES
Côté dialogue social, la mise en place au forceps d’une commission « locale » RCAD, composée de 7 membres rattachés à la CSSCT Direction sans respecter le vote des cheminots des RCAD, n’est pas satisfaisante.
De plus, les responsables de la DG TGV-IC ont présenté, le 2 décembre dernier, des fiches de postes classes 2, 3 et 4. Une réunion qui s’est tenue sans la CGT, malgré les demandes de report pour cause de grève nationale unitaire interprofessionnelle.
Dans ce contexte de suppression de postes et alors que la majorité des sites ne dispose d’aucun RPX, elle annonce vouloir lancer des travaux de refonte des roulements courant 2026. Cette démarche risque une nouvelle fois de se faire de manière unilatérale, au détriment des conditions de travail des cheminots.
La situation complexe sur l’emploi, la précarisation des contrats et les outils de production pèsent sur les conditions de travail des cheminot·e·s RCAD. Ce constat est aujourd’hui partagé par ceux de l’agence Groupes.
AGENCE GROUPES : UNE ACTIVITÉ À L’ARRÊT, UN QUOTIDIEN MIS À MAL
Les cheminot·e·s du service Groupes de Strasbourg subissent déjà les secousses de la politique de la direction RCAD. En effet, après l’arrêt brutal des outils de distribution VEG au 1er janvier, ceux-ci n’ont plus aucuns moyens pour travailler. Cette décision prise au plus haut niveau de l’entreprise fait suite à un contentieux avec le prestataire en charge du développement et de la gestion des outils.
À date, les réservations ont repris en mode dégradé, avec un outil transitoire qui fonctionne sans possibilité de modification des dossiers. Les lignes téléphoniques de l’agence sont saturées et débordent déjà vers les téléconseillers des sites RCAD, tandis que les cheminot·e·s dans les gares et à bord des trains se retrouvent confrontés à des groupes d’usagers en détresse.
Pour le moment, la direction SNCF, elle, reste silencieuse et accentue de fait les risques, en exposant les cheminot·e·s au contact des usagers. Cette situation avait déjà été vécue en 2024, après les dysfonctionnements de l’outil Newbook.
Sans remise en question de ses choix, sans pause sur ses projets, sans annonces fortes pour les cheminot·e·s des RCAD, dont l’agence Groupes, sur leurs conditions de travail et la reconnaissance de la technicité de leur métier, la Direction fait le choix de raccrocher au nez des cheminot·e·s.
LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS APPELLE LES CHEMINOT·E·S
À AMPLIFIER LE RAPPORT DE FORCE ET À CRÉER LES CONDITIONS DE MOBILISATION
POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !
Deux jours après le déraillement tragique de Adamuz en Espagne qui a fait 42 morts et plus de 120 blessés, un second accident ferroviaire s’est produit mardi 20 janvier en Catalogne. Un train a percuté un mur de soutènement effondré, à hauteur de la commune de Gelida, près de Barcelone suite aux fortes pluies.
Le conducteur du train est décédé et on compte une quinzaine de blessés parmi les usagers.
La Fédération CGT des Cheminots présente ses plus sincères condoléances à la famille du conducteur.
Personne ne doit perdre sa vie au travail.
La sécurité du transport commence par celle des cheminots.
La CGT réaffirme son soutien et sa coopération vis-à-vis des cheminots espagnols ainsi qu’aux camarades des CCOO.
La CGT ne signera pas l’accord salarial 2026.
Les propositions de la direction SNCF constituent une véritable provocation envers l’ensemble des cheminots.
Pour autant, la question des salaires n’est pas close !
Dès lors, nous appelons tous les cheminots à se rassembler dans les syndicats CGT afin de décider et d’organiser les mobilisations nécessaires.
Les mesures salariales reprises à l’accord ne répondent pas aux besoins des cheminots. Ces mesures accentuent les disparités et augmentent la précarité, en développant des dispositifs de rémunération non pérennes et non assujettis aux cotisations sociales, comme le complément de PPV.
Cela se fait au détriment des augmentations générales des salaires, tout en réduisant les indemnités en cas de maladie ainsi que les montants des pensions de retraite.
DU VENT DANS LES POCHES
La machine à enfumer fonctionne à plein régime. Les Temps réels de la Direction, relayés par les médias, prétendent que les cheminots seraient déjà privilégiés et profiteraient, en plus, de mesures NAO 2026 présentées comme généreuses.
Pourtant, les chiffres traduisent une tout autre réalité de la situation et du contenu de cet accord.
| 12 € | C’est le prix d’un bidon de lessive… mais c’est aussi l’augmentation du salaire moyen de base mensuel brut à partir d’octobre 2026. |
| 0,18% | D’augmentation générale des salaires sur l’année 2026. |
| 21,3% | D’inflation cumulée depuis 10 ans. |
| 1,3 Md€ | Pour gaver les organismes de complémentaire santé obligatoire au détriment des salaires et des régimes de base (Sécurité sociale et régime spécial SNCF). |
| – 6,2% | De la part du salaire liquidable/imposable sur 6 ans du fait du développement de la PPV et intéressement que d’autres organisations syndicales promeuvent lors des NAO. Il faudrait travailler 11 trimestres de plus pour compenser cette perte sur la pension de retraite, soit presque 3 ans. Cette baisse a également des conséquences sur les revenus de remplacement en cas de maladie. |
Bien sûr, les initiatives organisées par la CGT le 13 janvier ont contraint la Direction à céder une forme d’annualisation de la majoration pour ancienneté. Toutefois, elle est très limitée, sans revalorisation et sans tenir compte de la pénibilité. De plus, elle maintient les inégalités entre cheminots contractuels et statutaires, instaurées par l’accord sur les classifications et rémunérations, auquel seule la CGT s’oppose.
EXIGEONS DES AUGMENTATIONS EN METTANT COLLECTIVEMENT LA PRESSION !
Tout au long de l’année, les mobilisations sur la question des salaires, souvent de proximité ou de métier, font bouger les lignes. C’est particulièrement le cas des initiatives organisées par la CGT pour la reconnaissance de la technicité des métiers, à la Traction, au Train, à la Circulation, à l’Équipement et dans bien d’autres secteurs.
La période des notations pour les cheminots au statut et des entretiens individuels pour les revalorisations salariales individuelles des cheminots contractuels s’ouvre !
L’accord Classifications et Rémunérations permet des revalorisations totalement arbitraires, qui visent à diviser les cheminots contractuels entre eux, alors que les cheminots au statut voient leur évolution salariale fortement ralentie.
Portons alors, ensemble, les réclamations des cheminots contractuels et cheminots statutaires pour des revalorisations salariales avec des initiatives et des interpellations des directions locales organisées par nos syndicats de site CGT.
INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DES SYNDICATS DE SITE POUR PORTER COLLECTIVEMENT LES RÉCLAMATIONS !
FAITES COMME DES MILLIERS DE CHEMINOTS, ORGANISEZ-VOUS EN REJOIGNANT LA CGT
POUR DÉFENDRE ET GAGNER DE NOUVEAUX DROITS !
La CGT revendique :
TOUTES ET TOUS CHEMINOTS, REFUSONS L’AUSTÉRITÉ ! EXIGEONS LE PROGRÈS SOCIAL !
LA BATAILLE POUR LES SALAIRES, C’EST ENSEMBLE ET TOUTE L’ANNÉE !
Une offensive législative majeure contre les droits sociaux se prépare pour le 22 janvier prochain. Profitant d’une niche parlementaire, le groupe Les Républicains, avec l’appui du RN, veut s’attaquer au 1er mai et durcir le droit de grève dans les transports. La Fédération CGT des cheminots appelle les parlementaires progressistes à renvoyer ces lois dans les poubelles de l’histoire !
En plein bras de fer budgétaire pour l’année 2026, la droite et le patronat profitent de la cure d’austérité imposée par le gouvernement pour accélé-rer leurs attaques.
Ainsi, des projets de loi intitulés « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » ou encore « Concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève et à privilégier le dialogue social et la liberté de circulation » vont être soumis au vote des députés.
Ces textes confirment les velléités du patronat et de leurs porte-serviettes de casser les outils de solidarité au mépris des conquêtes sociales historiques de notre pays.
Concernant le projet de restriction du droit de grève, le texte prévoit notamment :
Malgré le rejet unanime des organisations syndicales et l’opposition des forces progressistes, la droite s’obstine. En cherchant l’alliance avec l’extrême droite, elle confirme sa volonté d’aller au bout de sa logique de casse sociale, au mépris du dialogue et de l’unité syndicale.
ALLIANCE DE CIRCONSTANCE OU FONDATIONS DE L’ALLIANCE DES DROITES ?
Pour la CGT, il n’y a pas d’ambiguïté. Nous estimons que la casse des droits sociaux constitue les fondations de l’alliance des droites !
Déjà, fin 2024, É. Ciotti, ancien président de LR et allié aujourd’hui du Rassemblement national, avait tenté le passage d’un projet de loi de ce type, sans succès.
Les travaux parlementaires qui se sont tenus en amont des débats du 22 janvier prochain ont acté que le groupe RN a mené la bataille pour durcir le texte, en présentant des amendements, tels que :
Le RN est une fois de plus démasqué ! Sous sa posture de défenseur des « petits » et avec la bienveillance des médias détenus par les milliardaires, le parti de la haine ne sert que les intérêts des plus puissants pour museler et sanctionner les mobilisations !
La Fédération CGT des cheminots saura prendre ses responsabilités si d’aventure ce texte était voté ! En effet, nous nous opposons fermement à toute évolution visant à restreindre le droit de grève et nous revendiquons l’abrogation de tous les textes existants sur le sujet ! La défense des intérêts des salariés par la grève est inaliénable, quels que soient leur fonction, leur classe ou leur métier !
LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS CONTINUERA À PORTER SES REVENDICATIONS
POUR L’AMÉLIORATION AU QUOTIDIEN DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE
ET DÉFENDRA L’ENSEMBLE DES DROITS DES CHEMINOTS,
PAR TOUS LES MOYENS QUI SERONT À SA DISPOSITION, Y COMPRIS PAR LA GRÈVE !
La Fédération CGT des Cheminots tient à présenter ses plus sincères condoléances aux familles des personnes décédées. Nous leur exprimons toute notre solidarité.
Pour l’heure, nous n’avons aucune information sur les causes de l’accident. Il est essentiel de mener une enquête complète et transparente sur les causes de ce tragique accident, afin de déterminer les responsabilités de chacun et de garantir la mise en oeuvre de toutes les mesures nécessaires pour éviter qu’un tel accident ne se reproduise.
La sécurité doit toujours être une priorité absolue dans le transport ferroviaire. La CGT réaffirme son soutien et sa coopération vis-à-vis des cheminots espagnols ainsi qu’aux camarades des CCOO. Nous sommes à leurs côtés dans ces moments difficiles.
Aujourd’hui se tenait la table ronde salariale à la SNCF.
Partout sur le territoire, les cheminotes et les cheminots ont répondu aux appels à agir lancés par les syndicats CGT.
La Fédération CGT salue celles et ceux qui s’engagent dans l’action collective !
La direction du GPU SNCF ne prend toujours pas la mesure de l’urgence à reconnaître le travail des cheminots.
| REVENDICATIONS CGT | POSITIONS DE LA DIRECTION |
| Augmentation générale des salaires d’au moins 12 % | + 0,25 % à partir du 1er juillet 2026 + 0,25 % à partir du 1er octobre 2026 |
| Grille unique des salaires pour tous avec une meilleure progression salariale automatique pour les cheminots statutaires et contractuels |
REFUS (prétextant de l’accord classifications-rémunérations) |
| Une véritable reconnaissance de la technicité des métiers et sa pérennisation (avec la revalorisation de la prime de travail, de la prime de traction et une prime de base garantie pour tous les cheminots contractuels et statutaires) |
PAS DE MESURES POUR L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS, mais suite aux mobilisations dans les métiers, la direction cède des mesures (non soumises à accord NAO) :
|
| Revalorisation de l’ancienneté | AUCUNE REVALORISATION |
| Annualisation de la majoration de l’ancienneté (chaque année doit se traduire par une progression automatique et égale pour tous) |
LA DIRECTION CONCÈDE LE PRINCIPE D’UNE ANNUALISATION DE LA MAJORATION DE L’ANCIENNETÉ POUR TOUS LES CHEMINOTS. Cela se traduit par une augmentation annuelle minimale de 0,6 %. |
| Un véritable 13e mois pour tous | REFUS, sous couvert de l’accord classifications-rémunérations qui met en place une rémunération annuelle et pas mensuelle. |
AUTRES ANNONCES DE LA DIRECTION

COMPLÉMENTAIRE SANTÉ : La direction considère que la participation de l’entreprise dans la cotisation à la mutuelle dite obligatoire représente
un coût et est un élément qui pèse sur les mesures salariales. En clair : c’est autant de moins pour des augmentations générales de salaire !
LA PRESSION DES MOBILISATIONS IMPULSÉES PAR LA CGT COMMENCE À FISSURER CERTAINES POSITIONS DE LA DIRECTION !
La CGT invite les cheminotes et cheminots
à rejoindre les syndicats de site pour s’informer,
débattre et construire une action collective tous services.
05 décembre 2025
La bataille du rail contre la “désertification organisée” des guichets est lancée
Voir les autres articles