Fédération CGT des Cheminots


Notre régime social est en danger

| Espace presse

• Réformes des retraites (2007 – 2010 – 2014 – …),
• Loi de financement 2016 de la Sécurité Sociale,
• Mensualisation des pensions au 1er janvier 2016,
• Dématérialisation des relations affiliés/CPR,
• Fermetures d’antennes,
• Avenir des pensions de réversion,
• Conditions de travail des cheminots et salariés de la CPR,

justifient pleinement une mobilisation des cheminots actifs et retraités pour exiger le maintien et l’amélioration de notre régime spécial de protection sociale.

Pouvoir d’achat

L’absence d’augmentation générale des salaires et les embauches réalisées hors statut fragilisent notre régime spécial de retraite. De plus, les différentes réformes ont modifié le calcul des pensions, obligeant les cheminots à allonger leur carrière ou accepter une réduction du montant de leur pension. Pour exemple, le taux de remplacement net (rapport entre la première pension et le dernier salaire liquidable) est passé de 69% en 2011 à 67,6 % en 2014. Mesures fiscales et autres reculs des droits familiaux ont également réduit le pouvoir d’achat des actifs et retraités.

Exigeons une augmentation des salaires et pensions qui contribuerait au développement économique et social du pays.

Réversion

En refusant de passer le pourcentage de la réversion de 50 % (54 % pour le minimum de pension) à 60 % pour les veuves (ou veufs) dont les revenus sont inférieurs à 853€ (mesure déjà appliquée au régime général), le gouvernement affiche clairement le mépris qu’il porte aux plus démunis et son intention de remettre en cause les pensions de réversion. Concrètement 30 790 pensions de réversion ont été servies par la CPR en 2014 sur la base du minimum de pension soit 54% de 1215 e brut/min soit 656 e.

Exigeons une véritable solidarité intergénérationnelle avec une augmentation des pensions de réversion.

Loi financement de la Sécurité Sociale 2016

La loi de financement 2016 de la Sécurité Sociale a profondément modifié les règles de financement de notre régime spécial de prévoyance.

Dès 2013, le Gouvernement changeait les règles de financement de notre régime de Prévoyance, remettant en cause les prestations dites non pérennes (forfait optique, appareil accoustique, prothèse…).

A partir de cette année, les dépenses d’Assurance Maladie des cheminots actifs et retraités et de leur famille seront comptabilisées (pour la partie équivalente aux droits du régime général), dans les comptes de la SECURITE SOCIALE !

De ce fait, les recettes de notre régime spécial issues de la CSG et de la compensation au titre de la démographie sont supprimées pour être remplacées par une « dotation d’équilibre » laissant la porte ouverte à la remise en cause des droits spécifiques et à la désinformation quant au financement de ceux-ci.

Cette loi, sous couvert de mettre en place « une protection universelle maladie pour tous » (dénommée PUMA), prévoit de supprimer la notion d’ayant droit ! Ainsi la (ou le) conjoint(e) et les enfants majeurs, sans emploi, seraient dorénavant affiliés à la … Sécurité Sociale !

Après différentes interventions auprès du Ministère, les conjoints et enfants majeurs poursuivant leurs études, sans activité, peuvent décider de rester affiliés au régime spécial et ce, à titre dérogatoire !

Exigeons le maintien et l’amélioration de notre régime de prévoyance pour les cheminots actifs et retraités et leur famille.

Dématérialisation

Au moment où le gouvernement décide du versement mensuel des pensions, la direction de la CPR, enfermée dans un plan d’économies tous azimuts, décide :

• De la suppression du décompte papier de la pension,

• De l’envoi trimestriel du décompte maladie,

• De la fin des enveloppes pré-imprimées,

• De la fermeture d’antennes en région.

et renvoie les affiliés à la consultation d’un décompte personnel sur le site internet de la caisse.

Déjà soumis à de profondes modifications de leur organisation de travail (notamment par l’introduction de nouveaux outils informatiques), les cheminots et salariés de la caisse ne sont plus en mesure de répondre aux interpellations des cheminots. Ces personnels, en 1re ligne au contact des affiliés, se sentent de plus en plus démunis et fragilisés.

Exigeons l’arrêt de la déshumanisation des relations affiliés / caisse, le développement des antennes et le maintien des envois postaux.

Parce que notre régime spécial de protection sociale est en danger :

Les fédérations syndicales de cheminots CGT / UNSA / SUD-Rail et la FGRCF appellent les cheminots actifset retraités à participer à un rassemblement, avec interpellation du directeur de la caisse :

LE MARDI 1ER MARS 2016 (DE 12H00 À 15H00)

À MARSEILLE (DEVANT LE SIÈGE DE LA CPR)

Prenons en main l’avenir de notre régime spécial !

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SANTÉ MENTALE : LA DIRECTION SE DÉFAUSSE !

Conditions de travail

| Les conditions sociales

Face à la catastrophe sanitaire qu’elle a créée, la direction tente de se couvrir avec les formations « Premier Secours en Santé Mentale ».

Derrière cette supercherie, elle se défausse de ses responsabilités sur les cheminots, en particulier sur l’encadrement.

La CGT condamne cette politique irresponsable et exige sans délai des mesures d’urgence à la hauteur de la situation.

Inspirée d’un protocole australien et dispensée par PSSM France, une formation est présentée comme un dispositif généraliste sur la santé mentale, censé permettre d’assister une personne en souffrance psychique ou en situation de crise.

Mais derrière cette présentation lissée, la Direction du GPU persiste à nier sa propre responsabilité.

Elle refuse toujours d’admettre que ce sont ses politiques incessantes de réorganisations et de restructurations, guidées par la logique du profit au détriment de l’intérêt général et du service public, qui épuisent les cheminots, détruisent le sens du travail, dégradent les conditions de travail et alimentent un véritable harcèlement institutionnel aux conséquences graves sur la santé mentale.

Avec cette formation, la Direction franchit un cap supplémentaire : elle cherche à transformer les cheminots formés en relais de veille, voire en “sentinelles”, en leur faisant porter une responsabilité qui incombe d’abord à l’employeur.

Dispensée par des intervenants extérieurs, cette formation passe sous silence les véritables acteurs de la santé au travail dans l’entreprise — médecine du travail, médecine de soins, service social, préventeurs, élus CSE et CSSCT — quand elle ne refuse pas tout simplement d’en parler.

Plus grave encore, la responsabilité de l’employeur en matière de santé physique et mentale des cheminots est totalement évacuée.

Le rôle exact du « secouriste en santé mentale », ses limites d’intervention et ses prérogatives par rapport à celles de professionnels qualifiés, comme les psychologues, ne sont jamais clairement définis.

Pourtant, en seulement 14 heures, les stagiaires sont supposés assimiler des notions complexes, distinguer des troubles psychiques ou psychotiques en situation réelle, identifier les causes possibles d’une crise et interroger une personne sur d’éventuelles idées suicidaires.

Dans ces conditions, le risque est immense. Le Pôle de Soutien Psychologique n’est évoqué qu’en dernier recours, après des plateformes téléphoniques ou numériques externes souvent saturées.

La Direction du GPU entend en outre s’appuyer sur cette certification pour constituer un réseau national de « sentinelles », sans apporter la moindre transparence sur son fonctionnement, sur l’utilisation des données personnelles et sensibles des cheminots, sur le lien avec les CSSCT, ni sur l’évaluation de la charge de travail supplémentaire que cela entraînerait.

Mais surtout, aucune réponse n’est apportée sur la responsabilité et les risques encourus par un cheminot certifié PSSM qui n’aurait pas détecté un danger, n’aurait pas pu intervenir, ou dont l’intervention serait ensuite remise en cause.

Les cheminots doivent refuser d’endosser ces responsabilités à la place des employeurs.

Assez de faux semblants ! La fédération CGT des cheminots exige de la direction de réelles mesures d’urgence nécessaires afin de stopper les drames.

Nous exigeons :

  • L’arrêt des réorganisations locales et nationales ainsi qu’un moratoire sur l’ouverture à la concurrence dans l’ensemble des SA du groupe public unifié SNCF ainsi que dans l’ensemble des filiales fret et voyageurs ;
  • Des moyens pour la formation, pour l’emploi et pour améliorer les conditions de travail des cheminots ainsi que sur la sécurité ferroviaire.

 

STOPPONS CETTE POLITIQUE, AGISSONS POUR D’AUTRES CHOIX !

LE 10 JUIN
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE !

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GAGNONS L’AUGMENTATION DE NOS SALAIRES BRUTS !

Info Luttes

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Pour vivre de notre travail, pour protéger notre avenir et pour imposer un autre partage des richesses : mobilisons-nous le 10 juin par la grève pour l’ouverture immédiate de NAO, pour l’augmentation générale des salaires, pour l’échelle mobile des salaires et une grille unique des salaires pour tous les cheminots.

⇒ LE CONTEXTE

Alors que les prix de l’alimentation, du logement, de l’énergie, des carburants et des transports augmentent sans cesse, nos paies ne suivent pas. Ce décrochage organise l’appauvrissement des cheminots comme celui des autres salariés pendant qu’une minorité continue d’accumuler toujours plus de richesses.

⇒ LE SALAIRE BRUT C’EST QUOI ?

Le salaire brut finance la protection sociale, l’assurance maladie, la retraite, le chômage, les droits collectifs conquis par les luttes. Défendre le salaire brut, c’est défendre ce qui nous protège tout au long de la vie.

 

C’est pourquoi les primes ponctuelles, les mesures individuelles, les dispositifs aléatoires (intéressement, prime de partage de la valeur, etc.) ou les fausses compensations ne règlent rien sur le fond et ne financent pas nos droits sociaux.

 

⇒ LE SALAIRE NET C’EST QUOI ?

Le salaire net, c’est ce qui nous permet de vivre tout au long du mois : se nourrir, se loger, se déplacer, élever ses enfants, les loisirs, faire face aux dépenses du quotidien.

⇒ LES REVENDICATIONS CGT

Ce qu’il faut, c’est une hausse générale des salaires, pour relever durablement le niveau de vie, renforcer les cotisations sociales et garantir des droits pour aujourd’hui comme pour demain.

  • C’est le sens de notre revendication d’une grille unique des salaires pour tous les cheminots.

Une grille unique, c’est la garantie de repères collectifs clairs, d’une progression salariale réelle tout au long de la carrière, de la reconnaissance des qualifications, de l’expérience et la fin des écarts injustifiés entre contractuels et statutaires, entre métiers, entre établissements.

À qualification et ancienneté doivent correspondre des droits identiques pour toutes et tous.

  • Nous portons aussi l’exigence d’une échelle mobile des salaires : les salaires doivent augmenter automatiquement avec les prix, pour que plus personne ne subisse les soubresauts économiques.
  • Une réelle augmentation générale des salaires.
  • Un véritable 13e mois pour TOUS les cheminots.
  • L’instauration d’une prime (de travail) de base garantie pour tous les cheminots.

Il n’est pas acceptable que celles et ceux qui produisent les richesses paient les conséquences des choix des puissants, des logiques spéculatives, des crises qu’ils entretiennent et des politiques qui privilégient sans cesse l’accaparement des richesses au détriment des besoins sociaux !

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle les cheminot·es de tous collèges, toutes fonctions et toutes entreprises à CESSER le travail le 10 juin dans le cadre de la grève unitaire nationale !

ENSEMBLE NOUS POUVONS GAGNER !
TOUS EN GRÈVE LE 10 JUIN !

 

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SOUFFRANCE À L’ENCADREMENT, UNE MALADIE ORPHELINE ?

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Par courrier en date du 24 février 2026, la Fédération CGT des cheminots et son UFCM ont alerté sur l’aggravation de la souffrance au travail de l’encadrement au sein du Groupe SNCF et sur l’urgence d’ouvrir de véritables discussions sur cette situation.

Les cheminots de l’encadrement se retrouvent en première ligne d’une organisation du travail dégradée, et subissent les injonctions contradictoires de la politique d’entreprise sans lisibilité et sans moyens pour répondre à des objectifs toujours plus élevés.

Il aura fallu une DCI pour que la direction du Groupe sorte de son silence incompréhensible.

Le temps n’est plus à parler de simples risques hypothétiques. La souffrance est installée, visible, cadres et agents de maîtrise font état d’une souffrance généralisée : surcharge de travail, sollicitations permanentes, injonctions contradictoires, perte de sens, isolement, épuisement professionnel, difficultés à assurer leurs missions dans de bonnes conditions et, dans les cas les plus dramatiques, gestes irréversibles.

DES SYMPTÔMES RECONNUS MAIS PAS DE TRAITEMENT

Pour l’UFCM-CGT les souffrances ne sont pas des fragilités individuelles mais des symptômes d’un système malade. La prévention ne peut pas se limiter à des formations à la gestion du stress ou à des dispositifs de soutien psychologique.
Pour être efficace, il faut s’attaquer aux causes structurelles : les objectifs irréalistes, les modes d’évaluation injustes, les restructurations permanentes, la surcharge de travail, la perte de sens.

L’UFCM-CGT demande un plan d’action national afin de prévenir et de traiter la souffrance actuelle des cheminots de l’encadrement, avec identification immédiate des situations critiques et amélioration des prises en charges psychologiques.

La direction répond « renforcement du Pôle de Soutien Psychologique » (+7 psychologues) et « C’est à vous », qui constituerait une forme d’évaluation des risques professionnels, et par un plan d’action qui devrait être mis en oeuvre, mais sans donner de détails. Elle reste muette sur la saignée des cabinets médicaux sur l’ensemble du territoire et la perte de 50 ETP de professionnels du médical dans le cadre des fermetures annoncées des CFASS.

L’UFCM-CGT demande le retour à un management basé sur l’humain et la qualité de production, incompatible avec le lean management et ses déclinaisons, et notamment dès l’intégration des jeunes cadres, par l’abandon des formations accélérées et réduites.

La direction répond travailler à l’amélioration de l’offre de formation des encadrants, formations initiales comprises. Mais rien sur le lean management et ses déclinaisons qui font des ravages aussi bien sur la santé physique que mentale.

L’UFCM-CGT pointe les dérives du forfait jour, la surcharge de travail et de temps de travail de l’encadrement,

La direction répond « EIA » et « entretien Forfait jours », dont les trames ont été revues, et kit d’accompagnement. Mais aucun outil de contrôle du temps de travail, aucun outil d’évaluation de la charge de travail, aucun moyen de répartition de la charge. La direction refuse d’employer les termes d’organisation du travail, d’emploi ou d’effectif.

L’UFCM-CGT demande la reconnaissance de la pénibilité pour les postes de DPX et d’assistant DPX et la totalité des emplois-repères soumis à l’astreinte.

La direction répond « liste établie des ERPA », sans envisager une réévaluation des critères et emplois. Pour l’UFCM-CGT, ces cheminots subissent un important déséquilibre vie professionnelle – vie personnelle qui impacte sévèrement leur santé physique et mentale, avec des horaires irréguliers et une disponibilité continue : il est urgent que la pénibilité subie par ces cheminots soit reconnue !

Les directions SNCF successives se reposent depuis trop longtemps sur la conscience professionnelle et l’engagement des encadrants ou sur la pression et le management par la terreur.

La mobilisation des encadrants est un indicateur important pour la direction !

Aucun travail ne doit coûter une vie, la surcharge mentale n’est pas une faiblesse mais bel et bien la conséquence des différentes politiques menées qui pressurisent l’encadrement, sacrifié sur l’autel de la privatisation et la rentabilité de l’entreprise.

L’entreprise doit prendre en compte le quotidien des encadrants et stopper les réorganisations qui n’ont plus de sens. La direction doit reconnaitre notre souffrance, notre colère, notre volonté de travailler dans des conditions correctes et apaisées.

Ingénieurs, Cadres, Techniciens, Agents de Maîtrise,
CHEMINOTS COMME LES AUTRES !

REJOIGNEZ LA MOBILISATION DU 10 JUIN PAR LA GRÈVE !

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LE 10 JUIN : TOUTES ET TOUS EN GRÈVE !

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Tétière

Après plusieurs semaines de concertation, mais sans avancées, les quatre fédérations cheminotes ont décidé de passer à l’offensive au mois de juin.

Les organisations syndicales CGT Cheminots – UNSA Ferroviaire – SUD-Rail – CFDT Cheminots déposent unitairement un préavis de grève pour le mercredi 10 juin 2026.

Le PDG de la SNCF doit se préparer à sa première épreuve de force. Nos revendications sont connues, la direction du Groupe doit y répondre le plus rapidement possible !

STOPPONS CETTE POLITIQUE D’ENTREPRISE ANXIOGÈNE !

Les fédérations cheminotes déclarent l’état d’urgence face à la multiplication des drames (accidents du travail, arrêts maladie, suicides) engendrés par les restructurations compulsives et le processus de filialisation. Nous refusons d’accompagner « leurs transformations ». L’ensemble des activités du Groupe SNCF doit arrêter immédiatement les réorganisations qui portent atteinte à la santé mentale et physique des cheminotes et des cheminots. Les suppressions de postes, réorganisations, injonctions et pressions à la mobilité professionnelle… imposées localement, sont le résultat d’une politique d’entreprise globale. C’est pourquoi seul un mouvement de grève tous services et national permettra d’arrêter ce rouleau compresseur.

AGISSONS POUR D’AUTRES CHOIX !

Ces vingt dernières années, gouvernements et patronat se sont souvent attaqués à notre réglementation du travail et à nos droits sociaux. À chaque fois, les cheminotes et cheminots se sont mobilisé·e·s fortement par la grève et ont fait reculer les attaques. En prétextant une remise en cause de notre réglementation historique dans les premières filiales Voyageurs, le PDG de la SNCF s’apprête à vouloir mettre fin de l’unité sociale. Jean Castex a demandé à ce que les négociations se fassent par SA et filiale, engendrant inévitablement des accords régressifs : diviser pour mieux régner !
Pour les fédérations cheminotes, c’est une ligne rouge à ne pas franchir. Nous exigeons que l’accord Groupe sur le temps de travail s’applique, comme l’ensemble des autres accords, de plein droit, à l’ensemble des salariés, y compris dans les filiales créées pour répondre aux appels d’offres ainsi qu’à Hexafret et Technis. L’organisation du travail et le temps de travail sont des piliers fondamentaux de l’unité sociale.

EXIGEONS L’OUVERTURE DE NÉGOCIATIONS SALARIALES !

La facture énergétique et les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % en avril 2026, après +1,7 % en mars. L’inflation continue sans perspective d’amélioration. La direction SNCF ne peut plus continuer à jouer la montre concernant le pouvoir d’achat des cheminotes et cheminots tout en accentuant la productivité. L’heure n’est plus à l’analyse de la situation, mais à l’ouverture de véritables négociations salariales au niveau du Groupe SNCF !

PARCE QUE NOUS SOMMES À UN MOMENT DE BASCULE À LA SNCF, LES FÉDÉRATIONS APPELLENT UNITAIREMENT LES CHEMINOTS À AGIR.

DÈS MAINTENANT,
ON SE PRÉPARE À TAPER TRÈS FORT
PAR LA GRÈVE LE 10 JUIN !

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RELEVONS LE DÉFI DE LA MOBILISATION !

Centre d'aptitide sécurité ferroviaire

| Sécurité ferroviaire

Alors que les nouvelles règles européennes (STI OPE), modifiant les conditions d’aptitude sécurité, sont entrées en vigueur le 1er avril 2026, la Direction d’Optim’Services s’en saisit pour décliner de manière brutale une réorganisation qui vise à supprimer au moins 40 % des effectifs des CFAS. Au regard du contexte sanitaire et social actuel, au sein du GPU SNCF, la CGT appelle les cheminot·e·s à se rassembler et à préparer à la grève !

UN PROJET QUI NOUS MET AU DÉFI D’AGIR !

Sous couvert d’optimisation à la suite du retrait de 17 000 agents du suivi d’aptitude par SNCF Réseau, la direction de SNCF Optim’Services lance, à travers son projet intitulé « Relevons le défi », une offensive brutale contre les métiers du médical et les conditions de travail.
Ce projet destructeur prévoit une nouvelle saignée parmi les personnels médicaux et paramédicaux avec la suppression nette de 40 % d’emplois sur un effectif de 135 que comptent les CFAS. D’ailleurs, certains ont déjà fermé ou sont prévus de fermer. Alors que le déficit de personnel est prégnant dans la plupart des cabinets médicaux, ce projet prévoit de sacrifier notamment les spécialistes cardiologues et ophtalmologues, tout en imposant une polyvalence à outrance aux secrétaires médicales transformées en gestionnaires multi-tâches. Cette dégradation est accentuée par une clause de mobilité nationale contraignante (environ 5 jours par mois) obligeant les agents à avancer leurs frais de déplacement.

De plus, et alors que tous les voyant d’alerte sanitaire sont au rouge au sein du GPU SNCF, cette réorganisation s’effectue dans un climat de mépris managérial qui se matérialise concrètement avec des entretiens exploratoires sur les temps de pause ou des convocations pendant les congés ou les arrêts maladie…

« Des personnes vont partir, les plus motivées resteront », osait dire la direction. Montrons-leur que nous restons debout, unis et déterminés !

DÉLIT D’ENTRAVE : LA DIRECTION PASSE EN FORCE !

Face à cette réorganisation qui sera examinée en CSE ce 28 mai 2026, la CGT dénonce un passage en force qui piétine délibérément le dialogue social et les instances représentatives. En effet, la Direction se rend coupable d’un véritable délit d’entrave en actant la fermeture du centre de Strasbourg sans information officielle préalable et en engageant les suppressions de postes sur le terrain avant même la fin du processus légal de consultation.

Cette stratégie du fait accompli vide les services de leurs effectifs et transforme la concertation en un simple simulacre, méprisant la voix des salariés et les procédures réglementaires, ce qui rend la mobilisation aujourd’hui indispensable.

NOS REVENDICATIONS : L’HUMAIN AVANT LES CHIFFRES !

Face à la manipulation de la réalité orchestrée par une Direction qui tente de masquer l’explosion de la souffrance au travail, la CGT refuse de rester spectatrice et passe à l’offensive. Nous exigeons :

  • L’arrêt immédiat des suppressions de postes pour garantir le maintien d’une médecine de proximité de qualité, ainsi que l’ouverture de postes en médecine du travail et de soins pour l’ensemble du personnel des CFAS afin de pallier durablement le manque d’effectifs. Le retrait définitif de la clause de mobilité nationale, indispensable au respect de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle.
  • La fin des méthodes managériales brutales, notamment les sollicitations inacceptables durant les temps de repos, congés ou arrêts maladie.
  • Le respect strict des instances représentatives et du Code du travail, en mettant fin aux décisions unilatérales avant les avis du CSE.

En conséquence, la CGT va déposer une demande de concertation immédiate (DCI) auprès de la direction de SNCF Optim’Services afin de porter fermement ces exigences et de préparer le rapport de force par la grève.

L’HEURE EST À LA MOBILISATION POUR DÉFENDRE NOS MÉTIERS,
NOTRE SANTÉ ET L’AVENIR DES CHEMINOT·E·S DES CFAS !

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POURQUOI FAUT-IL AGIR PAR LA GRÈVE NATIONALE ?

Info Luttes

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Les positions des directions des entreprises de la branche ferroviaire au rang desquelles la SNCF et ses filiales, sont devenues intenables. La CGT, dans l’unité syndicale la plus large, estime que l’heure est maintenant venue d’agir tous ensemble en cessant le travail massivement.

L’ouverture à la concurrence imposée envers et contre tous est un échec programmé. La stratégie du choc portée par nos dirigeants génère légitimement colère et incompréhension. Les cheminotes et les cheminots sont en 1ère ligne. Ils subissent donc les assauts répétés d’une direction qui s’enlise dans le déni et l’irrationalité. La CGT appelle donc l’ensemble des cheminots, de la SNCF, de ses filiales et des entreprises de la branche à mettre un coup d’arrêt à cette fuite en avant.

→ EXIGEONS UN MORATOIRE ET L’ARRÊT DU HARCÈLEMENT INSTITUTIONNEL !

Dans le contexte détestable de l’ouverture à la concurrence, la Direction SNCF s’enferme dans une logique de productivité outrancière et de réorganisations permanentes qui engendrent de fait un contexte sanitaire déplorable et alarmant. La CGT dénonce une véritable maltraitance institutionnelle, aggravée par une politique de l’emploi en net recul et des conditions de travail de plus en plus délétères.

Ce manque d’effectifs rend impossible le respect des commandes, le droit aux repos et aux congés, tout en augmentant la charge mentale des cheminots empêchés de réaliser un travail de qualité en toute sécurité. Ce recul de l’emploi est en totale contradiction avec les besoins de développement du ferroviaire.

La CGT porte des revendications visant à geler les réorganisations et demande un moratoire sur la mise en concurrence, dont l’inefficacité et les surcoûts apparaissent désormais au grand jour. Nous exigeons également la mise en place de comités de proximité santé-sécurité-conditions de travail au plus près du quotidien des cheminots.

→ EXIGEONS LES MÊMES DROITS POUR TOUS !

La direction souhaite déconstruire méthodiquement le cadre social existant. En effet, sa volonté est bien de saborder l’accord temps de travail de 2016. La remise en cause des Activités Sociales et Culturelles (ASC), quant à elle, est une provocation supplémentaire. Sa stratégie est claire : utiliser la filialisation pour s’attaquer en grand à notre règlementation et à nos droits collectifs !

Vouloir aligner les droits des cheminots sur le « moins-disant » de la branche ferroviaire, alors que l’aspiration à l’équilibre vie pro/perso est centrale, est une erreur stratégique majeure qui ne fera qu’accentuer les crises dans l’entreprise et creuser encore plus le fossé qui sépare les dirigeants de l’entreprise des cheminots et de leur quotidien.

La CGT exige non seulement le maintien des 35 heures, mais estime également qu’il est temps de rouvrir des négociations sur la réduction du temps de travail, conformément aux aspirations globales des salariés dans le pays, cheminots y compris. En effet, ceux-ci aspirent à plus de temps libre consacré à leur famille, leurs amis, les loisirs, le sport et la culture. C’est pourquoi le maintien et le développement des Activités Sociales et Culturelles, portés par la CGT, doivent être une priorité !

 

→ EXIGEONS UNE NÉGOCIATION SALARIALE IMMÉDIATEMENT

Les mesures générales infimes de la NAO de janvier 2026 sont déjà balayées par l’inflation. Le coût de l’énergie et des produits de première nécessité explose sous l’effet du contexte international. Le pouvoir d’achat des cheminots s’effondre. Les artifices financiers (PPV, intéressement, primes en tous genres…) ne répondent pas à la situation vécue par les cheminot·es !

 

La CGT revendique la mise en œuvre d’une grille unique des salaires pour tous les cheminots et l’ouverture immédiate de négociations salariales !

 

Après 3 communiqués unitaires et le dépôt d’une demande de concertation immédiate, les 4 fédérations syndicales représentatives nationalement se retrouveront le 6 mai afin de décider de la date et des modalités d’une action de grève nationale tous cheminots dans les semaines à venir.

La balle est dans le camp des directions. À elles de décider maintenant des suites qu’elles souhaitent donner à la situation explosive dans notre champ professionnel : la Raison ou l’affrontement.

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LES DESSOUS D’UNE PAGAILLE TRÈS ORGANISÉE !

CA CPRPF du 28 avril 2026

| Les conditions sociales

Un conseil d’administration de la CPRPF s’est réuni le 28 avril 2026.

Prestations spécifiques, gestion des retraites, accidents du travail et maladies professionnelles, prévention, suivi médical, indemnités journalières… autant de sujets étaient repris à l’ordre du jour.

Derrière l’apparente pagaille, des attaques cinglantes contre la protection sociale des cheminots.

Les sujets traités à la CPRPF (caisse de prévoyance et de retraite du personnel ferroviaire) restent très confidentiels, pourtant ils ont des conséquences très concrètes sur le quotidien et l’avenir de tous les cheminots.

PLUS DE 6 MOIS DE RETARD POUR LES INDEMNITÉS JOURNALIÈRES

Plus de 5 000 dossiers d’arrêt de travail concernant les cheminots contractuels n’ont pas été traités. Conséquence directe de la création de la caisse de banche, ces cheminots n’ont toujours pas perçu leurs revenus de remplacement (IJSS) plus de 6 mois après leur arrêt de travail.

La CGT est intervenue une nouvelle fois pour dénoncer une situation intolérable et exiger des mesures immédiates. Suite aux demandes de la CGT, les services de la caisse et la direction de la SNCF annoncent mettre en place une organisation pour traiter en urgence les dossiers et garantir les revenus des cheminots concernés les plus en difficulté.

DES BUDGETS RÉDUITS POUR UN RABOUGRISSEMENT DES DROITS

Lors de ce CA, la direction de la CPRPF a fait valider un budget rectificatif qui contraint les prestations servies à un objectif de dépenses sans tenir compte des besoins des cheminots. Les conséquences sont cinglantes : réduction des effectifs à la CPRPF et réduction du niveau de prestations pour les cheminots. Les administrateurs CGT sont les seuls à avoir voter contre ce budget.

UNE MÉDECINE DÉSINTÉGRÉE

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 3 ans, c’est – 41 % d’infirmières et – 12 % de cabinets médicaux. Voilà comment on organise le renoncement aux soins et l’abandon des cheminots au nom de la rentabilité.
Vivement interpellée par la CGT, la direction SNCF n’a pas formulé la moindre intention d’infléchir cette politique. Bien au contraire, elle s’appuie sur la complémentaire santé obligatoire pour accélérer le processus de suppressions.
La CGT revendique l’ouverture de cabinets médicaux SNCF pour un meilleur maillage territorial et l’accès pour tous les cheminots, actifs, retraités et ayants droit.

SUIVI POST-PROFESSIONNEL : LA FUITE EN AVANT !

La direction SNCF, pourtant directement responsable de l’empoisonnement des cheminots notamment en les exposant à l’amiante, fuit ses propres responsabilités. Elle pousse le cynisme jusqu’à refuser le suivi des cheminots retraités dans les cabinets médicaux SNCF, lorsqu’il s’agit des risques professionnels auxquels ils ont été exposés au cours de leur carrière. La CGT a dénoncé cette décision inacceptable et a exigé de la Direction de revoir sa position. La Direction refuse de revenir sur sa décision et entretient l’opacité en retenant les informations nécessaires concernant les cheminots dont le suivi n’est plus assuré du fait de son désengagement.

UNE ESCROQUERIE À GRANDE ÉCHELLE

La caisse de branche (CPRPF), sans l’extension des droits spécifiques SNCF à l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire, a été pensée pour faciliter le transfert de personnel au gré de l’ouverture à la concurrence, mais surtout pour organiser un aligne-ment des droits par le bas. C’est la feuille de route du patronat ferroviaire : tirer vers le bas les garanties collectives, s’infiltrer dans la gouvernance de la caisse pour tirer parti d’un régime au financement duquel il refuse pourtant de participer… le beurre, l’argent du beurre et le pouvoir sur nos droits ! Ainsi, il siphonne les prés de 0,5 million d’euros consacré à la prévoyance, afin de ne pas financer de véritables mesures en lien avec la pénibilité. Seule la CGT s’oppose à cette escroquerie.

PSNP : DES PRESTATIONS MENACÉES À TRÈS COURTE ÉCHÉANCE

Une nouvelle fois, la CGT a interpellé la direction de la Sécurité sociale (DSS) sur la pérennisation des prestations spécifiques non pérennes (PSNP). En 2025, 6,1 millions d’euros ont été versés au titre des PSNP pour 34 171 bénéficiaires. La SNCF ne finance plus ce dispositif. Il ne subsiste que par un fonds qui sera totalement épuisé dans 4 ans.
Nous portons un mécanisme clair et durable de pérennisation de ces prestations spécifiques. Et pourtant, depuis plusieurs années, la DSS ne prend toujours pas les décisions utiles pour les pérenniser. Cette inertie n’est pas neutre, elle manifeste une volonté de laisser ces prestations s’éteindre, de les faire disparaître à bas bruit, en épuisant le temps. Si rien n’est fait très rapidement, les PSNP seront supprimées.

RETRAITE : UNE MODIFICATION PAS QUE SUR LA FORME

Dès mai 2026, la mise en place d’un nouveau système informatique retraite aura des conséquences pour les cheminots retraités au régime spécial. Il entraînera bien sûr une modification profonde des décomptes des pensions et des formulaires de demande de prestations, mais aussi des conséquences qui dépassent largement la forme.
La récupération des franchises médicales et des participations forfaitaires sera désormais prélevée automatiquement dans la limite de 50 euros pour chacune (en tout 100 euros). Elle était limitée à 20 euros par mois, dans le système actuel. Un nouveau trou dans nos pensions, pour un seul objectif : l’effacement des spécificités du régime SNCF.

AT/MP : DU NOUVEAU MAIS EN PIRE

Les accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) des cheminots contractuels sont aujourd’hui gérés par les CPAM (caisses primaires d’assurance maladie). Début 2027, ils seront gérés par la CPRPF mais pas les rentes, qui ne seraient reprises qu’en 2028 et dans les conditions de paiement et de recours de la CPAM, si toutefois les systèmes informatiques fonctionnent. Bref, une belle pagaille pour une seule certitude : les cheminots contractuels perdront des droits !

LA CGT REVENDIQUE L’AMÉLIORATION DES DROITS ET L’EXTENSION DU RÉGIME SPÉCIAL À TOUS LES CHEMINOTS DANS UN NOUVEAU STATUT DU TRAVAIL CHEMINOT.

Nous invitons les cheminots à s’informer dans les syndicats de site, à se rassembler et à se préparer à agir.

ENSEMBLE, GAGNONS
SUR NOS REVENDICATIONS !

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LES ADC ET ASCT ATTENDENT DU CONCRET, PAS DES PROMESSES !

Organisation de la commande

| Traction

Après une année 2025 offensive sur l’amélioration des conditions d’exercice du métier et de commande des roulants, lors de la table ronde du 9 avril, la Direction a exposé tout un tas d’intentions sans rien préciser en termes d’engagement. Pour la CGT, il faudra davantage que des promesses pour convaincre les ADC et les ASCT.

GESTIONNAIRES DE MOYENS

En ce qui concerne les GM, la Direction annonce un cadrage national avec la mise en place de référents par activité afin d’harmoniser les compé-tences, d’anticiper les difficultés et de renforcer le pilotage régional. Cette démarche vise à améliorer l’articulation des métiers, renforcer la formation et les parcours professionnels dans un contexte d’ouverture à la concurrence.

Si le renforcement des formations et du parcours professionnel des agents de la commande a été, pour la CGT, un préalable à l’amélioration de la situation, il n’en demeure pas moins que d’autres mesures devront venir renforcer ce dispositif.

La CGT revendique que les sites en tension soient identifiés pour y développer durablement l’emploi et mettre fin à une gestion, dans l’urgence, des postes vacants. La formation initiale et continue doit être revue afin qu’elle réponde aux besoins réels du métier. La CGT revendique également l’accès à un bureau de commande de proximité, pour tous les ADC et ASCT, de la première prise de service à la dernière fin de service.

MODIFICATIONS DES TEXTES RÉGLEMENTAIRES

Sur les temps alloués aux ADC pour effectuer diverses opérations au cours du service, la Direction annonce une révision de la TT00023 limitée aux seuls aspects techniques des matériels roulants et l’ouverture de travaux sur les TT00024, 25 et 26, avec une mise en oeuvre renvoyée au niveau local dans les différentes activités.

Pour la CGT, la TT00023 nécessite une révision complète, notamment sur les temps de prise et de fin de service ainsi que sur les temps de prépa-ration des trains. En effet, depuis 2019, les évolutions se multiplient (AUM, SIVE, activation GSM/GFU et multiplication des applications numériques) et alourdissent considérablement les tâches des agents.

Ces nouvelles missions doivent être prise en compte avec l’octroi de moyens complémentaires. La CGT exige une revalorisation immédiate des temps alloués, afin de garantir des conditions de travail dignes et la sécurité des circulations.

Concernant la mise à jour nécessaire des TT00024, 25 et 26, la CGT restera vigilante sur leur mise en œuvre concrète, qui devra répondre aux réalités du terrain, aux revendications portées par les cheminots et se traduire par de véritables améliorations des conditions de travail.

S’agissant des temps alloués aux ASCT repris dans la VO 00178, si la Direction ne prévoit pas, à date, de modification sur ce texte, qui date de 1995, à une époque où les repos hors résidence se prenaient dans les emprises ferroviaires, ces indicateurs doivent être respectés. Aussi, la CGT revendique de pouvoir compléter, pour chaque lieu de RHR, l’annexe 1 de cette VO afin de prendre réellement en compte les temps de parcours et d’acheminement. De plus, la CGT demande l’augmentation du temps de repos à 10 heures lors des RHR pour tous les roulants afin de répondre aux évolutions des lieux de couchage et de repos imposées par la Direction. La CGT exige également l’octroi de temps supplé-mentaire pour les ASCT afin de faire face aux nombreuses mises à jour et modifications intervenant lors des prises de service. Or à ce jour, malgré quelques effets d’annonce, aucune date n’est actée pour négocier sur ces points.

La CGT demande la mise à jour de la TT01123, qui traite des lieux de RHR dits éloignés. De plus, nous réaffirmons que les temps de trajet en taxi et les temps d’acheminement entre le lieu de fin de service et le lieu d’hébergement doivent être décomptés en temps de travail effectif. Sur le premier point, la Direction se contente de renvoyer le sujet aux activités pour une révision de leurs processus, sans apporter de réponses concrètes. Sur le deuxième, c’est un refus catégorique qui illustre son mépris vis-à-vis de l’amélioration des conditions de travail.

Pour la CGT, l’ouverture à la concurrence ne doit pas être synonyme de régressions sociales. C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots poursuit la lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail et appelle les ADC et les ASCT à se tenir prêts à la grève !

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Les salariés des transports ne doivent pas payer la facture de cette guerre !

Communiqué

| UIT

Le contexte de crise internationale, généré par l’attaque de l’Iran par les États-Unis et Israël, en dehors de tout cadre légal, s’est traduit par une déflagration touchant désormais plus de 8 pays, avec des répercussions socio-économiques atteignant désormais l’ensemble de la planète. La CGT demeure engagée pour la paix et le progrès social, à l’opposé des logiques prédatrices et impériales qui sont à l’œuvre.

Les salariés lourdement touchés

Au-delà du fait que, comme un grand nombre de travailleuses et de travailleurs du pays, les salarié(e)s de nos champs professionnels sont contraints de payer de leur poche pour se rendre sur leurs lieux de travail au regard de la hausse des carburants.
Cette situation impacte lourdement leur pouvoir d’achat et appelle des réponses urgentes de la part du gouvernement et du patronat :

  • Bloquer les prix des carburants ;
  • Augmenter les salaires dans toutes les entreprises ;

Les transports une situation à hauts risques

Depuis plusieurs semaines, ce sont plus de 20000 marins qui sont bloqués aux abords du détroit d’Ormuz, devenu une zone de guerre et soumis à des actions de blocus des uns et des autres en contradiction avec la convention internationale du droit de la mer. Les fédérations CGT des officiers de marine marchande et des marins, sont intervenues pour que les employeurs puissent débarquer et réacheminer tous les marins qui le souhaitent, mais aussi régler l’approvisionnement en vivres de nombreux navires bloqués.

Chantage à l’emploi et aux conditions de travail

Des secteurs comme les transports routiers de marchandises ou de voyageurs, les organisations patronales, sous couvert du dérapage de l’énergie, appellent le gouvernement au secours pour préserver leurs marges tout en profitant du contexte pour ne pas répondre aux exigences sociales des salariés concernant l’emploi, les salaires et les conditions de travail.

Dans le secteur aérien se profile un risque de rupture de l’approvisionnement en kérosène, qui pose la question de la stratégie industrielle française et européenne, ainsi qu’une baisse de la fréquentation au regard de l’explosion du prix du billet qui, à terme, va peser sur les emplois et les conditions sociales des salariés du secteur.

Dans le même temps, alors que le gouvernement annonce un vague plan d’électrification des usages, aucune mesure concrète n’est envisagée pour favoriser les transports collectifs, plus vertueux, en termes de consommation d’énergie et le report modal de la route vers le rail ou le fluvial…

Dans ce contexte, les fédérations constitutives de l’UIT réaffirment que les salariés des transports ne paieront pas la crise et s’opposeront aux manœuvres du gouvernement et du patronat contre leurs droits et garanties collectives.

Les marins et officiers de marine appellent les salariés du remorquage à agir par la grève le 5 mai prochain !
Les cheminots appelleront à la grève dans un cadre unitaire en juin prochain !
Les actions revendicatives se multiplient dans les autres secteurs professionnels !

Renforce-toi, adhère à la CGT !

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

23 avril 2026

« Ça déshumanise les gares » : la CGT cheminots mobilisée dans les gares du Limousin contre la fermeture de guichets

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