Fédération CGT des Cheminots


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INFO LUTTES N°61

Face au silence : la masse et le bruit !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Le Gouvernement et ses béquilles médiatiques font le choix du silence.

Et pour cause : l’opinion publique reste majoritairement opposée à la réforme des retraites et les mobilisations se diversifient dans des secteurs professionnels multiples.

Il faut donc demeurer visibles et accentuer nos efforts.

Le 6 février, soyons ce que nous avons toujours été : solides, déterminés, debout et mobilisés !

CHEMINOTS : LA LUTTE EST DIFFICILE, MAIS ELLE EN VAUT LA PEINE !

Le combat que nous menons depuis 2 mois est définitivement implanté dans la société. La majorité de nos concitoyens refuse cette réforme régressive qui vient s’ajouter aux reculs sociaux que nous subissons depuis trop longtemps.

Les plus jeunes d’entre nous entrent dans le mouvement et déjà, le Gouvernement réprime, punit, condamne.

Cela est inacceptable, mais est aussi le signe d’une très grande fébrilité.

LA JEUNESSE APPELLE MASSIVEMENT À LA MOBILISATION

Depuis le 5 décembre, des organisations de la jeunesse se tiennent aux côtés des organisations syndicales dans la lutte menée contre la réforme des retraites.

Plus largement, la jeunesse exprime son rejet de toutes les attaques menées contre ses droits.

Retraites à points, réforme de l’UNEDIC, diminution des aides sociales, réforme du bac, précarisation de la recherche dans la loi de programmation pluriannuelle, les jeunes sont, avec le monde du travail, la cible du projet d’Emmanuel Thatcher.

Les jeunes se mobilisent contre les attaques qu’ils subissent.

Le Gouvernement répond par la répression, y compris contre des mineurs.

La jeunesse refuse de se taire et elle a raison !

Onze organisations de jeunesse appellent le 5 février à des mobilisations partout dans le pays !

La lutte que nous menons est intergénérationnelle, interprofessionnelle et résolument unitaire.

Le 5, soutenons notre jeunesse !

Le 6, retrouvons-nous tous ensemble !

LA CGT S’OPPOSE À UNE CCN DE CANIVEAU !

Au terme de 2 ans de négociations sur les classifications et les rémunérations, le patronat de la branche ferroviaire (UTP) a écrit un texte visant à raboter les droits des cheminots.

Il l’a soumis à la signature des organisations syndicales.

S’il était validé, ce volet viendrait s’insérer dans la Convention Collective Nationale (CCN) ferroviaire.

Non seulement la CGT a décidé de ne pas le signer, mais face aux reculs qu’il représente, elle a fait valoir son droit d’opposition pour empêcher sa validation.

Le projet patronal ne créé aucune contrainte puisque les accords d’entreprise sont déjà largement supérieurs. C’est donc un texte qui ne sert à rien, et que certaines directions d’entreprise (SNCF, COLAS…) se préparaient déjà à utiliser pour rabaisser les droits de leurs salariés.

Cet accord n’est pas protecteur !

Le patronat veut imposer un système de classifications à points.

C’est un système subjectif, car c’est l’employeur qui mesure l’importance des critères pour chaque poste de son entreprise. Il peut aussi ajouter des tâches et adapter la cotation, ce qui permet une polyvalence maximale.

C’est un système injuste !

Dans le cadre de la négociation, nous avons pu imposer la notion de déroulement de carrière automatique. Mais celui-ci est plafonné à 24 ans, avec des seuils de progression tous les trois ans (1,5 %), soit au total 12 % sur l’ensemble de la carrière.

C’est donc un déroulement de carrière divisé par 3 comparé au déroulement moyen de la SNCF (35 % hors échelons d’ancienneté).

Les promotions sont entièrement soumises à l’arbitraire patronal, sans aucun contrôle syndical et aucun dispositif minimal.

C’est donc un déroulement de carrière limité !

Distincte de la valorisation automatique de la carrière, l’ancienneté amène une seconde majoration du salaire de 14,4 % au bout de 24 ans.

Là encore, c’est très loin de ce qui se pratique aujourd’hui dans les autres entreprises (exemple : 23,6 % à la SNCF).

Et comme cela ne suffisait pas, la majoration d’ancienneté pour les qualifications 7 et 8 (cadres) est divisée par 2 pour s’établir à 7,2 % au bout de 24 ans et aucune ancienneté pour la qualification 9 !

C’est une ancienneté au rabais !

Les niveaux de salaires repris dans l’accord sont annualisés (ce qui permet de les faire varier au cours de l’année en fonction des charges de travail !) et se situent en deçà de ce qui se pratique dans la très grande majorité des entreprises de la branche.

La promesse patronale, c’est des salaires de très bas niveau !

CONCLUSION : la CGT ne cautionne pas la régression sociale !

La CGT et FO ont fait valoir leur droit d’opposition. Si SUD-Rail le fait aussi, le texte sera annulé et nous pourrons alors exiger un autre projet, plus conforme aux intérêts des salariés.

La CGT continuera à agir pour imposer le cadre social de haut niveau attendu par TOUS les cheminots de la Branche !

C’est pour cela que, conformément au préavis unitaire reconductible qui a déclenché la grève le 5 décembre, nous devons poursuivre l’action, tant sur les questions interprofessionnelles que sur les sujets d’entreprise.

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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ENSEMBLE, RESPONSABLES ET COMBATIFS !

COVID-19

| Fédération

En pleine crise sanitaire, tous les accès de fièvre ne sont pas dus au COVID-19 : les profits que les entreprises s’apprêtent à verser aux actionnaires du CAC 40 (53 milliards d’euros, +6 % depuis 2019) font chauffer les thermomètres ! « Socialiser les pertes et privatiser les gains » : ce principe libéral continue de rimer avec austérité, dumping social et casse des services publics.

Invitation à la bienséance pour les uns ; ordonnances et régressions sociales pour les autres !

MESURES GOUVERNEMENTALES : RIEN CONTRE LE CAPITAL

« L’invitation » de Bruno Le Maire aux entreprises qui ont accès au chômage partiel, c’est-à-dire qui ont leurs salariés payés par l’Etat, « à ne pas verser de dividendes » semble bien timide, pour ne pas dire incantatoire. En même temps, il n’hésite pas à affirmer que « tous les moyens » à disposition seront utilisés « pour protéger les grandes entreprises françaises » !

La « concorde exceptionnelle » face à la crise que le Premier ministre appelle de ses voeux, continue donc de rimer avec intérêts particuliers plutôt qu’avec intérêt général !

En effet, le Gouvernement n’a pas tardé à dégainer des ordonnances pour augmenter la durée maximale de travail hebdomadaire et rogner sur les congés payés des travailleurs.

Ces dispositions permettent, par exemple, à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates des jours de réduction du temps de travail, des jours de repos prévus en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités d’utilisation définies par le Code du travail ou les accords collectifs. Elles permettent également de déroger aux repos hebdomadaire et dominical, à la durée du temps de travail.

Jamais à court de bonnes idées, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, lance, quant à lui, une cagnotte, ou plutôt un « grand appel à la solidarité nationale » dans la lutte contre le coronavirus. Pas de rétablissement de l’ISF, d’augmentation d’impôts sur les grandes fortunes, ou d’arrêt de l’optimisation fiscale en vue ! De l’argent pour le capital et pas pour le travail, en propre comme en figuré !

Face à l’urgence que convoque la situation sanitaire, les salariés font face !

Infirmières, aides-soignantes, urgentistes sont en première ligne avec des protections trop souvent dérisoires ! À défaut de liberté et d’égalité, c’est la fraternité qui s’invite aux fenêtres chaque soir pour applaudir ces héros. Caissières, assistantes maternelles, personnels de nettoyage, employés à la collecte des déchets ménagers, salariés des transports… et cheminots luttent également aux avant-postes !

La dignité, l’abnégation et l’engagement sans faille dont ils font preuve dans la lutte contre le coronavirus sont les seuls à même d’emporter la victoire ! Il ne saurait être question qu’une fois acquise, celle-ci leur soit confisquée par des mesures de régression sociale !

DES MESURES CONTRE LE TRAVAIL

La loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 a été adoptée par le Parlement le 22 mars 2020. Cette loi prévoit, entre autres, la création d’un état d’urgence sanitaire et des modifications du code du travail et de la sécurité sociale, renvoyées à des ordonnances. Déclarer l’état d’urgence permet de prendre des mesures particulièrement restrictives des libertés individuelles et publiques sans passer par les procédures habituelles, notamment le Parlement.

Les principales ordonnances qui impacteront les salariés :

Congés payés, jours de repos : « …Un accord d’entreprise ou de branche peut déterminer les conditions dans lesquelles l’employeur est autorisé, dans la limite de six jours de congés et sous réserve de respecter un délai de prévenance qui ne peut être réduit à moins d’un jour franc, à décider de la prise de jours de congés, y compris avant l’ouverture de la période au cours de laquelle ils ont normalement vocation à être pris, ou à modifier unilatéralement les dates de prise de congé. »

« …L’employeur peut imposer que les droits affectés sur le compte épargne-temps du salarié soient utilisés par la prise de jours de repos, dont il détermine les dates en respectant un délai de prévenance d’au moins un jour franc. »

«Le nombre total de jours de repos dont l’employeur peut imposer au salarié la prise ou dont il peut modifier la date ne peut être supérieur à 10.»

Dérogation aux règles relatives à la durée du travail (article 11, I, 1, b) : dans les secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation ou à la continuité de la vie économique et sociale, l’employeur pourra déroger aux règles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical. La durée quotidienne du travail peut être portée à douze heures, de jour comme de nuit. La direction de FRET SNCF veut imposer des journées de 14h ! La durée du repos quotidien peut être réduite à 9h (contre 11 actuellement). La durée hebdomadaire du travail peut être portée jusqu’à 60h. On peut donc sérieusement s’interroger sur l’intention réelle du Gouvernement.

Règles applicables à la demande d’autorisation d’activité partielle : le décret est applicable aux demandes d’activité partielle effectuées à compter de la date d’entrée en vigueur du décret (le 27 mars 2020), au titre du placement en position d’activité partielle de salariés depuis le 1er mars 2020.

Actuellement, la demande, adressée au préfet, doit impérativement avoir lieu avant de réduire l’activité. Il n’est possible de faire la demande a posteriori que lorsque la suspension de l’activité est due à un sinistre ou des intempéries. Dans ce cas, elle doit avoir lieu dans les 30 jours qui suivent le passage en activité partielle.

Le décret ajoute un nouveau cas de figure : les circonstances de caractère exceptionnel, ce qui fait sans aucun doute référence à la propagation du virus COVID-19 et aux mesures de confinement, qui ont de sérieuses conséquences sur le fonctionnement des entreprises. Les salariés au forfait pourront désormais bénéficier de l’activité partielle. Les entreprises publiques y sont éligibles.

La CGT insiste sur le besoin de distinguer les secteurs essentiels, (santé, alimentation, services publics…) avec l’obligation de protéger la santé des salariés, des autres secteurs, notamment industriels. Elle refuse l’idée d’unité nationale face à un Gouvernement qui refuse d’entendre, depuis plus de 10 jours, les demandes qui lui sont formulées en matière économique et sociale. Les polémiques organisées contre des syndicats, ou des salariés qui refusent de travailler sans protection, sont scandaleuses. Ces ordonnances restent majoritairement contraires aux intérêts des salariés.

LES CHEMINOTS EN PREMIÈRE LIGNE

Comme d’autres professions, notre travail nous expose particulièrement aux pandémies : contact massif avec le public, contact avec de nombreux autres travailleurs (sous-traitants, prestataires), lieu de travail confinés (trains, ateliers, bases vie, plateformes téléphoniques, bureaux en open-space…). L’absence de matériel de protection (réquisitionné par l’Etat) a donc logiquement conduit à une très forte contamination des cheminots. Au 25 mars, 365 cheminots étaient « malades confirmés », soit 0,24 % rapporté aux effectifs. Cela peut paraître faible, mais c’est 8 fois plus que la population française, et cela ne reprend que les malades sérieux (il y en a beaucoup plus de « suspectés », dont les symptômes ne sont pas graves). Les cheminots sont donc, eux aussi, durement frappés par l’épidémie !

Cependant, le 31 mars, il y avait 418 cas confirmés, soit une hausse de 15 %, alors que le nombre de malades dans la population française a doublé (52128).

Cela signifie que les mesures drastiques préconisées par la CGT (arrêt des activités non-indispensables, protection ou retrait des cheminots devant travailler…) ont produit des effets non négligeables.

Dans ces conditions, les dirigeants qui poussent pour la reprise du travail sont des inconscients !

La reprise ne pourra s’envisager qu’après les pics épidémiques dans toutes les régions et lorsque les tests systématiques des agents pourront être faits (ce que la CGT a demandé dans un courrier adressé au Président Farandou).

En attendant, la priorité doit être la protection de la santé des cheminots !

PAS QUESTION DE PAYER LA FACTURE

Les interventions de la CGT visent, en premier lieu, à protéger les cheminots, en faisant en sorte qu’ils ne soient pas incités à s’exposer inutilement au risque pour des raisons financières. Par ailleurs, la CGT considère que les cheminots ne doivent pas pâtir de la crise sanitaire en cours.

C’est en ce sens que la Fédération CGT des cheminots a porté plusieurs exigences :

  • qu’aucun cheminot ne soit incité financièrement à se mettre en danger ;
  • que les cheminots appelés à travailler pour maintenir les productions essentielles ne subissent aucun manque à gagner du fait de la réduction d’activité ;
  • qu’aucun cheminot non-utilisé pour quelque raison que ce soit, ne subisse de perte de salaire.

Plusieurs éléments de rémunération ont été maintenus suite aux interventions de la CGT cheminots auprès à la fois de la DRH nationale, mais également des directions métiers.

  • maintien du traitement, indemnité de résidence, prime de travail, indemnités fixes mensuelles pour tous les cheminots ;
  • neutralisation des effets de la baisse d’activité sur l’acompte congés des agents de conduite ;
  • neutralisation du manque à gagner en EVS pour les cheminots travaillant, par l’octroi d’une « indemnité compensatrice exceptionnelle de service restreint » d’un montant de 2,34 € à 13,54 € selon la filière et la qualification.

La CGT poursuit ses interventions pour neutraliser les effets financiers sur les cheminots, notamment s’agissant de l’impact des journées de travail réduites sur la prime de travail réelle, primes de traction par exemple.

Par ailleurs, nous serons extrêmement vigilants sur l’éventuelle application des mesures liées à la possibilité du chômage partiel, afin que la direction s’engage à ce que ce dispositif n’ait aucune incidence sur les cheminots.

Des dangers demeurent en matière salariale, qui pourraient avoir des effets contraires aux mesures de prévention, notamment :

  • les dérives managériales préexistantes qui font que la rémunération de certains cheminots comporte une part excessive d’EVS en lieu et place du salaire. Cette absence de reconnaissance des qualifications conjuguée à des perfusions d’EVS incitent certains cheminots à s’exposer volontairement au risque, qu’il s’agisse du travail de nuit, du travail isolé ou actuellement du travail sans protection, ou sans faire valoir un arrêt maladie ;
  • la GIR et ses objectifs qui ne sont pas revus pour le moment, et qui incitent certains encadrants à vouloir relancer la production en dépit du bon sens et du principe de précaution.

La Fédération CGT des cheminots poursuivra ses interventions, avec les cheminots, pendant cette crise sanitaire et au-delà, afin de lutter contre l’ensemble de ces substituts de salaire qui mettent quotidiennement en danger les cheminots, individuellement et collectivement, et remettent en cause la reconnaissance des qualifications.

DISPOSITIF CONGÉS ET REPOS : une attaque sérieuse aux droits des cheminots

Assurer la continuité du service public ferroviaire et le maintenir en état, afin qu’il fonctionne le plus rapidement et le plus efficacement possible à la sortie de la crise sanitaire, est un enjeu crucial pour la Nation comme pour l’entreprise. Cependant, cela ne peut servir de prétexte au Gouvernement et à la direction pour amputer les cheminots de leurs droits aux repos et aux congés.

Nous dénonçons avec force l’application des ordonnances gouvernementales en la matière contenues dans le Temps Réel n°35 du 1er avril 2020 édité par la direction SNCF. Les cheminots n’ont pas à subir la perte de leurs congés ou de leurs repos dans un contexte qu’ils n’ont pas choisi. Par ailleurs, ils oeuvrent précisément à la solidarité concrète chaque jour en assurant leurs missions.

En ce sens, l’appel de la direction SNCF « à la solidarité nationale » est indécent. Les cheminots, de par leurs métiers, leurs fonctions et leur attachement indéfectible à assurer la continuité du service public ferroviaire au coeur d’une crise sanitaire et sociale sans précèdent, n’ont pas de leçon de ce type à recevoir.

La Fédération CGT réaffirme sa volonté de se tenir auprès des cheminotes et cheminots en toutes circonstances, en continuant d’agir chaque jour afin de les conforter dans leurs droits.

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TÉLÉTRAVAIL : LA SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE D’ABORD!

Conditions de vie et de travail - Lutte contre le coronavirus

| Fédération

Le confinement déclaré solennellement par le Président de la République est pour l’heure le seul moyen efficace de ralentir la propagation du virus et d’éviter la saturation de notre système de santé.

C’est ainsi que le télétravail a été massivement mis en place lorsque c’était possible, en urgence et en dehors de tout cadrage.

Attention danger !

Rester confiné est, selon les experts, le seul moyen de se protéger et de protéger les autres. Afin de rendre effective cette décision, le Gouvernement s’est engagé à maintenir la rémunération des salariés à travers les dispositifs de chômage partiel et le recours au télétravail partout où c’est possible.
Ceci a un coût et il sera d’autant plus important que les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de déréglementer le travail et de réduire les dépenses publiques.

Les salariés n’ont pas à payer cette crise.

Pour la CGT, l’urgence sanitaire doit être prise avec sérieux. La santé des salariés et de la population doit primer sur les intérêts financiers et les stratégies d’entreprise.

La production doit être réduite au strict nécessaire des besoins essentiels de la population ! C’est ce que la CGT a exigé dès la mise en place du confinement.

Mais les ministres de l’Économie et du Travail tiennent un autre discours : ne pas arrêter l’économie face à la compétition mondiale. Ainsi, nous voyons nombre d’entreprises continuer leur activité, sans protéger les salariés.
Les incitations au télétravail participent de cette stratégie afin de poursuivre une activité quasi normale. Or, travailler à son domicile, sans cadrage réglementaire, sans protection ou avis de la CSSCT locale, sans réflexion sur l’organisation de la production, n’est pas une activité normale. D’autant que le ministère de l’Éducation Nationale contraint les élèves à rester à leur domicile.
La continuité pédagogique mobilise les parents, dont la première mission est d’assurer l’école à la maison, la restauration, l’éducation physique et les loisirs essentiels à l’équilibre d’un enfant.

Pour la CGT, le télétravail comporte des risques :

  • Disparition des frontières entre la vie personnelle et la vie professionnelle ;
  • Élargissement naturel de l’amplitude de travail, réduisant le repos journalier ;
  • Surcharge mentale, absence de mesures du temps de travail ;
  • Désocialisation du collectif de travail ;
  • Isolement pouvant causer des risques psycho-sociaux ;
  • Matériel inadapté, ou tout simplement pas fourni par l’entreprise ;
  • Prise en charge des accidents du travail.

En 2017, malgré ses nombreuses propositions, la CGT n’avait pas signé l’accord télétravail à la SNCF. Il ne protège pas les cheminots, voire il les expose aux dérives connues : pas de limitation du temps et des heures de travail, possibilité au hiérarchique d’accorder, de refuser ou de supprimer le télétravail sans justification ou recours. Depuis, les ordonnances Macron ont supprimé l’obligation de conclure un accord au profit d’une simple charte unilatérale de l’employeur.

La CGT est intervenue auprès de la Direction de l’entreprise pour faire cesser ces dérives, et ce d’autant que le télétravail a été mis en place à grande échelle et dans l’urgence.

Le grand nombre de connexions a provoqué la saturation des systèmes de télécommunications des serveurs de la SNCF. La CGT défend le maintien d’une activité essentielle en lien avec les besoins d’un service public du transport des usagers et des marchandises, en ce sens, le télétravail doit y contribuer, pour autant, toutes les autres productions doivent être aménagées ou suspendues au regard des difficultés et contraintes que posent le confinement.

Le télétravail ne protège pas de tout !

Il est de la responsabilité de nos premiers dirigeants d’envoyer des consignes claires pour suspendre tous les objectifs de production habituels.

Au terme de cette crise, il sera aussi indispensable de redéfinir le télétravail, qui demeure trop souvent le seul recours pour limiter des temps de trajet devenus trop longs, en raison des multiples restructurations et changements de résidence d’emploi imposés aux cheminots.

La solution passera nécessairement par une autre politique de l’emploi et une meilleure répartition par bassins dans tous les territoires.

Il ne faudrait pas non plus que le télétravail se généralise après le confinement, avec notamment l’apparition de bureaux hôteliers dépersonnalisés, réservables à l’avance et largement inadaptés pour de nombreux métiers de l’entreprise.

Car au-delà de l’apparent confort que semble procurer le télétravail, pour les directions d’entreprise, c’est aussi la volonté de réduire les coûts et augmenter la productivité. Réduction des surfaces locatives, coûts d’entretien des immeubles, factures d’énergie, d’eau, etc. Ces coûts sont reportés sur les salariés qui mettent à disposition de l’employeur quelques mètres carrés de leur domicile !

L’amélioration des conditions de travail est un autre levier à activer sans tarder. Cela passe par des espaces de travail revus et une organisation respectueuse de la santé physique et mentale des salariés. Cela passe par l’élimination des open spaces, l’arrêt du lean management, et de toutes les formes d’organisation toxiques pour les salariés.

La Fédération CGT des Cheminots continuera d’interpeller la direction en ce sens, pour protéger la santé physique, mentale et sociale des cheminots, exiger une autre politique de l’emploi et améliorer les conditions de travail de tous les cheminots.

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NOS DROITS NOUS APPARTIENNENT !

FLASH INFO - COVID 19

| Fédération

Alors que la crise sanitaire que nous traversons est sans précédent, la direction SNCF, sous couvert des ordonnances gouvernementales, tente de réduire les droits des cheminots. Elle souffre par ailleurs d’approximations de plus en plus visibles quant aux moyens de protection mis en oeuvre afin de protéger les cheminots. Nous subissons cette crise comme l’ensemble des citoyens, nous n’en sommes pas responsables.

DISPOSITIF CONGÉS ET REPOS : une attaque sérieuse aux droits des cheminots.

Assurer la continuité du service public ferroviaire et le maintenir en état afin qu’il fonctionne le plus rapidement et le plus efficacement possible à la sortie de la crise sanitaire est un enjeu crucial pour la Nation comme pour l’entreprise. Cependant, cela ne peut servir de prétexte au Gouvernement et à la direction pour amputer les cheminots de leurs droits :

  • Aux repos (RN, RU, RQ, RM, …), acquis en compensation des contraintes imposées par la production ferroviaire et la continuité du Service Public (horaires décalés, atypiques, travail de nuit, dimanches et fêtes, mobilité, etc..) ;
  • Aux congés, acquis pour permettre aux salariés d’avoir accès aux loisirs, aux vacances, au temps libre etc.

C’est d’autant moins tolérable que cette mesure revient à signifier aux cheminots qu’ils sont confinés à domicile pour convenances personnelles et non par décision du Gouvernement et par l’obligation faite à l’employeur de garantir l’intégrité physique et morale de ses salariés.

Quant aux autres cheminots, à la production sur le terrain ou en télétravail, c’est leur signifier que leur travail n’ouvre tout simplement plus droit à l’entièreté des repos et congés auxquels ils peuvent prétendre, et ce malgré les conditions dans lesquelles ils l’exercent !

Nous dénonçons avec force l’application des ordonnances gouvernementales. Les cheminots doivent pouvoir continuer à percevoir l’intégralité de leur salaire et ne doivent pas être privés de leurs congés ou de leurs repos.

PROTECTION DES CHEMINOTS : Refusons le bricolage

Les cheminots doivent disposer des moyens de protection indispensables et en nombre suffisant pour l’exercice exclusif des missions nécessaires à la continuité du Service Public ferroviaire.

Il semble cependant que la direction peine à le garantir !

Désorganisée, et soumise à des injonctions contradictoires selon les SA, les Activités voire les établissements, l’entreprise semble par exemple incapable de fournir aux cheminots des lingettes anti-virucides dans certaines régions. En lieu et place, elle fournit des lingettes antibactériennes pour le nettoyage des postes de travail ou de conduite ! La direction SNCF doit donc se ressaisir. C’est inacceptable.

La Fédération exige des mesures concrètes et immédiates visant à déterminer définitivement et de manière intangible pour l’ensemble des SA, Activités et Etablissements :

  • Les missions strictement essentielles pour assurer la continuité du Service Public ;
  • L’approvisionnement des moyens de protection (gel, masques, lingettes, …).

Dans l’attente, la Fédération CGT des cheminots renouvelle ses préconisations formulées dans sa consigne syndicale « COVID 19 » datée du 17 mars. Chaque cheminot qui ne serait pas doté des moyens de protection adéquats et en nombre suffisant pour travailler est fortement incité à se mettre en sécurité et à limiter les risques de propagation.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS RAPPELLE QU’ELLE RESTERA EXTRÊMEMENT VIGILANTE ET ATTENTIVE QUANT AUX CHOIX OPÉRÉS PAR LA DIRECTION SNCF SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE.

EN OUTRE, ELLE RESTERA RÉSOLUMENT AUX CÔTÉS DES CHEMINOTES ET DES CHEMINOTS AFIN DE DÉFENDRE LEURS DROITS ET LEUR INTÉGRITÉ.

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NOUS NE PAIERONS PAS LA FACTURE!

Rémunération

| Fédération

Le contexte de crise sanitaire a conduit le Gouvernement à prendre des mesures d’exception pour faire face à cette pandémie. Certaines d’entre-elles sont essentielles pour contenir la propagation du virus, d’autres constituent de nouvelles attaques contre les salariés qui n’en finissent jamais de payer les crises.

Alors que le conflit inédit sur les retraites a été mis entre parenthèses pour cause d’urgence sanitaire, les effets de celui-ci continuent de se faire sentir sur les revenus des foyers. La situation du pays affecte une nouvelle fois le porte-monnaie des cheminots.

Qu’ils soient confinés, en arrêt de travail, ou encore à la production, cela se traduit par une baisse de rémunération liée notamment aux EVS, en raison de la réduction drastique du plan de transport.

La CGT a déjà obtenu le maintien intégral du traitement, des primes de travail, des indemnités fixes mensuelles, la création d’une indemnité fixe de service restreint, et l’application pour la prime traction des ADC de l’acompte congé sans reprise ultérieure. Nous maintiendrons la vigilance pour que les cheminots ne perdent pas d’argent.

Prime de 1 000 euros ou hausse de salaire ?

Alors que le Gouvernement encourage le versement d’une prime de 1 000 euros aux salariés des secteurs essentiels ou vitaux du pays, nous abordons dans notre entreprise la sixième année de gel des salaires…

C’est pourquoi la Fédération CGT des Cheminots porte l’exigence d’avoir des NAO sérieuses sur les salaires, avec des augmentations générales de salaires, et la revalorisation des primes de travail.

Les cheminots qui sont soumis à des cures d’austérité et de productivité depuis de nombreuses années pour « payer » l’accumulation de mauvaises réformes et de choix politiques désastreux, doivent voir enfin leur travail récompensé.

Les cheminots et salariés du pays n’ont pas à payer la facture !

Intéressement : toujours pas intéressant !

En pleine crise sanitaire, Amundi, le gestionnaire du plan d’épargne d’entreprise vient d’adresser aux cheminots des mails leur demandant de faire leurs « arbitrages » sur le versement de l’intéressement.

Année après année, les sommes versées dans le cadre de l’intéressement fondent comme neige au soleil. De plus, ce dispositif basé sur les indicateurs de performance économique de l’entreprise, fait que le montant de l’intéressement est en réalité conditionné aux suppressions massives d’emplois et à la productivité exacerbée de l’entreprise.

Le comble, c’est que les cheminots qui ont choisi de bloquer l’argent, ont la confirmation qu’il est placé en bourse : avec la crise financière, leur prime abondée par l’entreprise a été amputée de plusieurs dizaines d’euros ! C’est la double peine !

Ils payent les dérives des spéculateurs !

Ces sommes doivent être réorientées vers le salaire, et le financement de la protection sociale dont nous avons tant besoin. Le contexte actuel le démontre une nouvelle fois.

Congés / RTT/ 35 heures

Dans le cadre du projet de loi d’urgence sanitaire, le Gouvernement qui arrose de milliards les entreprises, comme cela a déjà été le cas lors de la crise de 2008, tente en parallèle de présenter la facture aux salariés en répondant aux exigences du MEDEF.

Alors que le pays est quasiment à l’arrêt, hormis les activités essentielles, les salariés pourraient se voir ponctionner des jours de congés, des RTT et autres repos compensateurs pendant la période de confinement.

C’est inacceptable ! Le droit à congé on l’a gagné, on ne le lâchera pas !

Comme cela ne suffisait pas, le projet de loi permet également des dérogations au temps de travail (durée journalière, temps de repos, repos dominical).

La SNCF et les entreprises de la Branche doivent concentrer leurs efforts sur la protection des salariés, c’est la priorité.

De l’argent il y en a !

L’année dernière les seules entreprises du CAC 40 ont versé plus de 60 milliards d’euros de dividendes, les exonérations de cotisations sociales s’élèvent à plusieurs dizaines de milliards, et le Gouvernement a déclenché une pluie de milliards pour aider les entreprises. Ces sommes ne doivent pas alimenter les dividendes!

Les cheminots et salariés du pays ne doivent pas payer la facture, ni pendant cette crise ni après !

La Fédération CGT des Cheminots restera donc attentive et déterminée à faire respecter les droits des cheminots, en toutes circonstances.

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CONFINEMENT SOUS HAUTE VIGILANCE!

Violences conjugales et intrafamiliales

| Fédération

La Fédération CGT des Cheminots s’est engagée dans la lutte contre les violences conjugales et les violences intrafamiliales en portant ce sujet dans les négociations en cours de l’Accord en faveur de l’égalité professionnelles entre les femmes et les hommes et de la mixité !

Dans cette période de confinement, la CGT reste mobilisée !
Victimes, témoins, proches… besoin d’aide ?
Les numéros d’urgence : Le 17 Police secours (112 d’un portable, appel gratuit).
Le 3919, accessible de 9h00 à 19h00 du lundi au samedi.
La plateforme arretonslesviolences.gouv.fr qui permet aux victimes de violences de dialoguer avec les forces de l’ordre de manière anonyme, reste active 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Les tribunaux sont fermés, sauf pour le traitement des contentieux essentiels, notamment les affaires de violences conjugales : les ordonnances de protection, l’éviction du conjoint violent, etc. (source : Gouvernement).
Les accueils de nouvelles femmes sont maintenus dans les centres d’hébergement d’urgence (source : Gouvernement).
L’information du public par les Centre d’information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) se poursuit. Le site de la Fédération nationale des CIDFF (infofemmes.com) comporte toutes les informations avec les numéros d’appel.
Le réseau d’associations Solidarité Femmes (solidaritefemmes.org) reste aussi mobilisé pour faire fonctionner les centres d’hébergement et les structures de proximité locales. Entretiens par téléphone, accompagnement et orientation si urgence, suivis en hébergement.
Au travail, vous êtes victimes de violences sexistes et/ou sexuelles, vous pouvez contacter la·le référent·e harcèlement (dans chaque CSE).

Dans cette période de confinement, les militant·e·s et les élu·e·s de la CGT restent joignables et mobilisé·e·s !

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LA SANTÉ DES CITOYENS ET DES CHEMINOTS D’ABORD !

Coronavirus

| Fédération

La Fédération CGT des Cheminots a établi un canal de discussion quotidienne avec la Direction SNCF afin de faire prendre les mesures de protection des cheminots, tout en assurant la continuité du Service Public Ferroviaire. Dans le même temps, la CGT a organisé ses syndicats pour être aux côtés des cheminots et les aider à défendre leurs droits et leur santé, ce qui a permis de faire remonter beaucoup de problèmes et de les régler en grande partie.

Derrière les personnels de santé et les caissiers de supermarchés, les cheminots sont en première ligne face au coronavirus pour assurer le transport des usagers et l’acheminement des marchandises vitales.

Malgré l’accélération de la crise depuis une semaine, et les risques qu’ils subissent du fait du contact avec la population, les cheminots font preuve d’un professionnalisme à toute épreuve.

Afin de relayer leurs craintes et leurs questions, la Fédération CGT des cheminots s’est organisée dès le lundi 16 mars pour pouvoir continuer à fonctionner malgré les fermetures de bâtiments administratifs.

BRAVO AUX CHEMINOTS !

Malgré le flottement dans la hiérarchie sur la conduite à tenir, les cheminots ont eu un comportement exemplaire.

Ils se sont protégés eux-mêmes en faisant intervenir leurs syndicats CGT ou en faisant parfois valoir leur droit de retrait, mais sans jamais arrêter l’acheminement des usagers ou remettre en cause la sécurité des circulations. Ils ont démontré qu’ils sont les vrais experts du ferroviaire en proposant des organisations du travail adaptées (réserves à la maison, astreintes, réorganisation des roulements, télétravail, etc.).

Bravo à nous tous !

RÉACTIVITÉ FACE À L’ÉPIDÉMIE

La Fédération CGT a rédigé une consigne syndicale à l’attention des cheminots afin de leur donner l’ensemble des leviers pour garantir leur santé. Alors que les pouvoirs publics n’avaient pas pris de mesures importantes jusque-là, l’explosion des cas et des décès en Italie a changé la donne la semaine dernière. Avant même les mesures officielles de confinement, la CGT est intervenue pour exiger la limitation des contacts avec les usagers (arrêt du contrôle, du filtrage, fermeture des gares, etc.) et des mesures spécifiques de protection (gels, masques, gants, nettoyage du matériel et les locaux…). Après l’annonce du Président de la République, nous sommes intervenus pour faire stopper tous les services et toutes les productions n’étant pas indispensables.

A chaque interpellation, la Direction nationale a immédiatement réagi, mais si l’heure n’est pas encore au bilan, nous identifions déjà plusieurs freins :

La gestion par activité. Certains dirigeants locaux n’ont pas immédiatement mis en place les directives nationales. Ils ont attendu le feu vert de « leur » activité, faisant perdre un temps précieux. Certaines activités ont, par ailleurs, tenté d’ « adapter » les décisions, notamment pour ménager leurs objectifs financiers. La CGT intervient systématiquement pour faire cesser ce zèle mal placé.

L’éloignement du terrain. Certaines activités ont choisi une organisation avec des établissements très vastes et des structures hiérarchiques intermédiaires encore plus grandes. C’est le cas à l’Equipement, avec les Territoires de Production qui ont tardé à réagir et ont eu du mal à coordonner. Des DPX ont été laissés seuls sans consignes claires pour gérer la situation et les agents.

La CGT a demandé la désignation d’un coordinateur unique, proche du terrain, compètent pour prendre les décisions s’appliquant à toutes les SA et activités.

La sous-traitance. En cas de crise, la capacité à maîtriser tous les aspects de la production pour pouvoir les adapter est indispensable. La sous-traitance nous prive de cette réactivité et nous le voyons particulièrement dans le nettoyage des locaux et du matériel roulant. Les salariés de ces entreprises ne sont pas protégés, leur faible encadrement rend difficile la modification rapide des procès de travail, et l’autocontrôle qui leur a été accordé empêche de mesurer l’application réelle des directives et de corriger les problèmes en direct.

A ces difficultés internes s’ajoute la pénurie de matériel de protection (gel, masques, gants…). L’Etat devra rendre des comptes sur l’abandon de son stock stratégique, son absence de réactivité depuis l’alerte chinoise de mi-janvier (aucune réquisition d’usine pour reconstituer un stock de gel et de masques nécessaires). La question d’un stock d’entreprise devra également être envisagée.

LES PRINCIPALES QUESTIONS SOULEVÉES PAR LES CHEMINOTS

Désormais, la plupart des services non immédiatement nécessaires à la sécurité ou à la production ont été fermés ou mis en télétravail. Le plan de transport a été considérablement réduit (26 % des TGV ; 17 % des Intercités ; 30 % des Transiliens ; 25 % des TER et 56 % du Fret). 90 % des RHR ont été supprimés. Tout cela permet de confiner un maximum de personnel et de concentrer les moyens de protection sur les cheminots restants. La plupart des problèmes locaux ont été réglés suite à nos interventions.

Il reste néanmoins plusieurs sujets en cours de traitement :

Une identification plus précise des trains « vitaux » au fret, pour réduire encore le plan de transport ;

L’affluence dans les gares parisiennes, alors que le confinement de la population ne devrait pas le permettre (hors acheminement des rapatriés) ;

Le nettoyage du matériel roulant (en particulier des cabines de conduite des locomotives Fret et des rames RER RATP);

Les dispositions pour le logement et la restauration des roulants pour les 10 % de RHR maintenus et pour les « naveteurs » ;

L’impact sur la rémunération des cheminots. La Direction étudie le moyen de codifier les absences liées au confinement pour qu’il n’y ait aucun impact sur le traitement, les éléments fixes et certains EVS (prime traction ou prime port d’arme à la SUGE par exemple). Pour les autres allocations et suggestions, chaque activité devra être bienveillante. Pour les agents qui travaillent et dont l’adaptation du service pourrait avoir une incidence sur la rémunération, une indemnité compensatrice sera mise en oeuvre. Les autres questions sont à l’étude ;

Les congés supplémentaires pour garde d’enfants sont bien valables 7 jours sur 7 et les établissements récalcitrants seront rappelés à l’ordre ;

Les intérimaires en fin de contrat qui devaient être intégrés dans des processus de recrutement le seront lors de la reprise d’activité normale ;

D’autres sujets moins urgents (révision des objectifs…) seront traités ultérieurement.

Si vous avez des problèmes spécifiques ou d’autres questions, prenez contact avec un syndicat CGT pour les faire remonter.

ET LES SUJETS D’AVANT ÉPIDÉMIE ?

La CGT ne se contente pas de gérer le quotidien et de relayer les revendications des cheminots, elle continue aussi à intervenir sur tous les sujets. Elle a donc proposé aux autres OS l’envoi d’un courrier unitaire au Ministre pour demander :

Le report des élections CA ;

Le report des concertations sur les « petites lignes » et du transfert de certaines d’entre elles aux régions ;

Le report des appels d’offres (TET Nantes- Lyon et Nantes-Bordeaux, TER…) ;

Une aide spécifique pour les entreprises de Fret ferroviaire ;

Le même soutien financier pour la SNCF que ce qui a été annoncé par le Premier Ministre pour les entreprises privées.

D’autres démarches sont également engagées concernant la CCN ferroviaire.

LOI D’URGENCE SANITAIRE : PAS QUESTION QUE LES SALARIÉS PAYENT LA CRISE !

Si l’unité du pays est nécessaire face à une épidémie, nous n’oublions pas que la facture des crises est souvent payée par les salariés.

En 2008, les mesures pour endiguer le krach financier avaient conduit à une hausse de la dette publique de 600 milliards d’euros et à une attaque sur les acquis des salariés.

En 2020, nous devrons être vigilants pour que l’unité nationale contre le coronavirus ne soit pas interprétée comme une validation de nouveaux reculs sociaux.

Nous serons très attentifs à l’utilisation de la loi d’urgence sanitaire votée ce jour. En effet, celle-ci permet des dérogations importantes au code du travail par les entreprises (horaires maximum de travail, repos hebdomadaires, ponction des congés…).

Par ailleurs, les milliards d’euros annoncés par le Gouvernement doivent impérativement aller au renforcement de l’hôpital public, à la protection des salariés et à la préservation réelle de l’emploi. En 2020, pas question que les entreprises françaises versent à nouveau 200 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires pendant qu’une infirmière en réanimation continue de gagner 1400 € net par mois, que des grands groupes en profitent pour délocaliser des productions, ou qu’un employeur tente de réquisitionner les congés payés de ses salariés.

Plusieurs métiers, une seule profession : CHEMINOT !

Unis et solidaires, nous sommes forts !

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LES GRÉVISTES ET LEURS FAMILLES ONT AUSSI LE DROIT AUX VACANCES !

| Fédération

Au vu de l’engagement sans précédent de nombreux cheminots dans le conflit sur les retraites, et malgré la période que nous traversons, le Chalet Pierre SEMARD, situé dans la vallée de Chamonix, cogéré par la Fédération CGT des Cheminots et l’Orphelinat National des Chemins de Fer, vous propose 1 semaine de vacances (7 jours/6 nuits), du 13 juin au 31 août 2020, aux conditions suivantes et en fonction des disponibilités.

– 50 % pour les adhérents CGT et/ou adhérents ONCF,

(- 20 % pour les non adhérents) seront pratiqués sur les tarifs été 2020 sur la pension complète et la ½ pension.

Ces prix comprennent les remontées mécaniques, Mer de Glace, Aiguille du midi, bus, les animations ponctuelles proposées (sorties famille et en soirée).

Ceux-ci sont accessibles aux cheminots ayant cumulé 12 jours de grève et plus (justificatif) dans le cadre du conflit entamé le 5 décembre 2019. Ils seront également pratiqués, dans les mêmes conditions, aux résidents qui ont déjà réservé auprès du chalet.

Pour vous inscrire :

Chalet Pierre SEMARD
400 chemin des Frasserands
Montroc le Planet
74400 ARGENTIERE-CHAMONIX
04 50 54 00 29

Site internet

psemard@village-vacances-chamonix.com

La solidarité n’est pas un vain mot et nous la jouerons jusqu’au bout !

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INFORMATION CORONAVIRUS

| Fédération

La situation sanitaire que nous vivons est inédite.

La Fédération CGT des cheminots appelle à la vigilance, mais rappelle que la responsabilité de protéger les voyageurs et les cheminots appartient à la direction SNCF en premier lieu.

La situation étant évolutive heure par heure, il convient de rester attentif aux annonces gouvernementales et à celle de la direction SNCF avec sérénité et responsabilité.

État des lieux sanitaire dimanche soir :

  • 11 agents diagnostiqués COVID-19 (+ 3 par rapport à vendredi) ;
  • 24 cheminots en cours de tests (+4 par rapport à vendredi) ;
  • 242 agents en confinement suite à contact avec un malade (+ 40 par rapport à vendredi).

Une nouvelle réunion téléphonée nationale organisée par la direction SNCF s’est tenue le 16 mars à 11h00.

La direction annonce :

  • Tout agent ayant des antécédents de santé avec risque de complications est autorisé à rester chez lui ;
  • Tout agent ayant des enfants de moins de 16 ans est autorisé à rester chez lui pour la garde, sans que l’autorisation hiérarchique soit requise. Le délai de prévenance de 48 heures n’est pas une condition, il s’agit d’un délai permettant à l’entreprise d’organiser la production, sans qu’il soit pour autant opposable à l’agent ;
  • Maintien de salaire : maintien du traitement, indemnité de résidence, prime de travail, indemnités mensuelles fixes (pénibilité, langue, continuité de service…). Les allocations et indemnités liées aux sujétions particulières ne sont pas maintenues ;
  • Généralisation du télétravail dans toute la mesure du possible ;
  • Levée des accueils-embarquement, y compris ceux effectués par des prestataires ;
  • Arrêts des opérations de contrôle sauf si l’agent l’estime nécessaire ;
  • Accueil et vente uniquement dans les espaces permettant une distanciation entre usagers et cheminots ;
  • Mise en place de gestion de files d’attente imposant une distanciation entre usagers et avec les agents. Si impossible, fermeture des guichets ;
  • Fermeture des boutiques en ville ;
  • Instauration d’une distanciation de 1 mètre entre agents dans tous les services ;
  • Nettoyage et désinfection quotidiens des rames TGV, IDF et TER (qui passe d’une fréquence de 3 jours, à 1 jour) ;
  • Ouverture des sanitaires en gare pour permettre aux agents de se laver les mains ;
  • Dotation de lingettes pour l’outillage collectif ;
  • Commande supplémentaire de gels hydroalcooliques ;
  • Thermomètres : consigne sera donnée aux établissements de mettre à disposition des thermomètres dans les chantiers et gares. Cependant, il y a un risque de distorsion, car les thermomètres sont le troisième article en rupture de stock dans les pharmacies après les gels désinfectants et les lingettes ;
  • RHR : limitation des RHR. Maintien uniquement si la modification du roulement n’est pas possible et à condition que puissent être servis des paniers repas et des petits-déjeuners en chambre sur plateau ;
  • Limitation du nombre de personnes par taxis ou véhicules de service (y compris brigades) à 2 en plus du chauffeur, avec objectif de réduire à 1 ;
  • Suspension de toutes les formations ;
  • Gel de toutes les restructurations ;
  • Report de toutes les IRP sauf obligation légale ;
  • Suppression de toutes les réunions en présentiel sauf cas exceptionnel ;
  • Report des exercices de notation avec effet rétroactif jusqu’en mai dans un premier temps ;
  • Accord de l’EPSF pour décaler de 3 mois tous les pas d’aptitude.

La direction va éditer des consignes à destination des établissements rappelant que ces règles sont d’application générale et obligatoire.

Par ailleurs, la direction indique que les 600 000 masques FFP2 ont été réquisitionnés par le Gouvernement. Elle va donc traiter la question des personnels qui étaient dotés de masques FFP2 pour prémunir des poussières, notamment amiantées. La suppression de ces productions s’avèrera très probablement nécessaire.

Ces annonces sont évidemment évolutives et liées aux décisions que pourrait prendre le Gouvernement dans les prochains jours.

La Fédération CGT des cheminots restera évidemment en alerte et continuera de se tenir aux côtés des cheminots dans toute la mesure du possible, quelle que soit l’évolution de la situation.

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LA SNCF CONTRAINTE À DE PREMIÈRES ANNONCES !

Table ronde nationale

| Fédération

Les cheminots sont engagés depuis le 5 décembre dernier, dans un conflit hors norme, contre une remise en cause du système de retraites et en faveur d’avancées sociales concrètes dans l’entreprise et la branche. Les premières annonces de la Direction marquent une inflexion, et confirment que la démarche revendicative engagée par la Fédération CGT des Cheminots, depuis plusieurs mois commence à payer ! Nous devons aller plus loin !

Le mouvement interprofessionnel unitaire en cours s’inscrit dans une continuité de mobilisations grandissantes depuis plusieurs années, contre le démantèlement du modèle social français, ainsi que dans l’entreprise, particulièrement depuis 2018 et le vote de la loi dite : « pacte ferroviaire ».

A la SNCF, la situation est explosive suite aux incessantes réorganisations, aux réformes qui remettent en cause l’avenir de l’entreprise, de nos métiers, le Service Public ainsi que des pans entiers du réseau ferroviaire. La Fédération CGT des Cheminots et ses militants sont à l’offensive depuis plusieurs mois, avec le droit de retrait massif en octobre en Champagne-Ardenne, les actions menées par la seule CGT, sur le FRET et en particulier pour remettre sur les rails le Perpignan-Rungis le 31 octobre 2019, sur l’emploi à la vente et à l’escale le 5 novembre dernier, sur les réinternalisations à l’Equipement le 19 novembre dernier.

L’emploi et la sécurité : la situation de la production ferroviaire, quel que soit la filière ou collège est préoccupante. La CGT revendique le recrutement de cheminots en nombre suffisant sur le territoire. (Régularisation des emplois précaires et des perspectives de recrutement pour les alternants).

La CGT a exigé le lancement d’un processus de réinternalisation, avec une première phase rapide et urgente sur les emplois de service (Gares, APF, Services Informatiques, Sûreté), et une seconde phase sur les emplois industriels (Matériel, Équipement).

La CGT a demandé que des mesures immédiates sur l’EAS soient prises, notamment concernant le retour de contrôleurs sur des lignes sensibles identifiées dans les régions. Le travail engagé sur l’AuM, l’EAS et le matériel roulant après le droit de retrait national doit être poursuivi. Pour la CGT, ce dernier sujet est loin d’être clos.

Les premières annonces de la Direction sont les suivantes :

  • 100 emplois supplémentaires par rapport au budget, permettant le maintien des 8 boutiques parisiennes, et le renforcement des effectifs dans les gares de Paris et Province ;
  • Renforcer l’accompagnement des TER et TET, et la sûreté à bord des trains sensibles ;
  • Traiter positivement toute demande de formation 4S (aptitude de sécurité) formulée par un agent d’accompagnement 3S ;
  • Un plan de réinternalisation de 500 emplois sur 3 ans à l’Equipement (Voie, Signalisation électrique, caténaire et télécoms) ;
  • L’embauche de 100 intérimaires au matériel ;
  • 43 postes réinternalisés sur la Relation Client à distance (RCAD) ;
  • Réduction de la sous-traitance informatique par le recrutement 60 ingénieurs informatique, et la formation en interne de 30 agents supplémentaires, et création d’une filière de développement d’applications informatiques représentant 200 à 300 agents sur les 5 ans à venir ;
  • La « pause » sur les réorganisations au premier semestre est confirmée et les organisations syndicales seront préalablement informées (12 à 18 mois) sur les réorganisations à venir et leurs impacts.

Sur les salaires et la rémunération : la CGT a demandé à ce que la NAO 2020 soit programmée avec l’annonce d’une mesure générale sur la valeur du point. Nous avons demandé à ce qu’un travail approfondi soit engagé sur l’augmentation des primes de travail pour tenir compte de la digitalisation des métiers, hausse de l’indemnité de résidence zone 1 pour tenir compte des spécificités de l’Île-de-France, par exemple.

La Direction annonce :

  • que les Négociations Obligatoires Annuelles seront avancées à Avril et que les sujets portant sur la rémunération seront traités sur plusieurs années (Prime de travail).

Nos métiers : La CGT n’a jamais cessé d’alerter sur les dégâts causés par le pilotage par activités sur les métiers, leur contenu étant souvent adapté ou remanié pour répondre aux objectifs de productivité. Un pilotage transversal et des lignes métiers ayant un véritable rôle prescripteur est essentiel pour assurer la sécurité, mais aussi des parcours professionnels.

La Direction annonce :

  • l’instauration d’un dialogue national sur les métiers et leurs évolutions.

La Mobilité inter-sociétés : La CGT a porté l’exigence d’un pilotage de l’emploi inter-entreprises pour favoriser la mobilité choisie dans les bassins d’emploi.

La Direction annonce :

  • Un représentant territorial inter-entreprises sera désigné et les modalités du dialogue social en territoire et en proximité seront redéfinies.

La Fédération CGT des Cheminots a porté l’ensemble de ces exigences. Les premières annonces constituent une première étape dans la perspective de donner plus de moyens pour bien travailler, et redonner à la SNCF les moyens d’assumer ses obligations en tant qu’entreprise publique de service public ferroviaire, tant pour le transport de voyageurs que de marchandises.

C’est à mettre à l’actif du rapport de forces que la CGT et ses militants ont su construire depuis plusieurs mois mais ce n’est pas suffisant et des désaccords profonds persistent !

Ce n’est donc pas fini !

Cette première étape en appelle d’autres, la CGT entend poursuivre le combat pour améliorer le système de retraites existant pour améliorer le quotidien et les droits des cheminots dans l’entreprise et dans la Branche, et gagner une CCN qui soit réellement de Haut Niveau !

La Fédération CGT appelle les cheminots à s’emparer de tous ces sujets en interpellant localement et régionalement leurs Directions afin que ces annonces deviennent concrètes partout.

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

31 mars 2020

La SNCF « rechigne » à protéger les cheminots contre le coronavirus

« On nous alerte sur la nécessité d’un confinement total mais on nous envoie au travail dans ces conditions » : les cheminots voient rouge. 365 cheminots ont été testés positifs au Covid-19 selon les syndicats, et près de 1.500 en présenteraient des symptômes. Des chiffres qui auraient doublé en une semaine par manque de matériel de protection.[…]

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