L’alerte s’annonce sérieuse !
Info luttes
La journée de grève nationale unitaire du 10 juin s’annonce déjà comme réussie. Il y a une certitude : les cheminotes et les cheminots entendent bien imposer un « Stop » à la direction.
Regroupons-nous dans nos chantiers, partout, et débattons ensemble de la situation !
DES REVENDICATIONS CLAIRES
La direction de l’entreprise continue de nier la responsabilité de ses politiques brutales de transformation pour imposer son « nouveau monde ». Par le rabotage des droits et une pressurisation des cheminots à l’extrême, elle ambitionne un dumping social à tous les étages.
- Notre exigence d’un moratoire sur l’ensemble des restructurations est plus que jamais d’actualité pour stopper cette fuite en avant dangereuse et irresponsable.
Les mesures générales infimes de la NAO de janvier 2026 sont déjà balayées par l’inflation. Le coût de l’énergie et des produits de première nécessité explose sous l’effet du contexte international. Le pouvoir d’achat des cheminots s’effondre. Les artifices financiers (PPV, intéressement, primes en tous genres…) ne répondent pas à la situation vécue par les cheminot·es !
- La CGT revendique la mise en oeuvre d’une grille unique des salaires pour tous les cheminots et l’ouverture immédiate de négociations salariales !
La Direction a la volonté toujours intacte de remettre en cause les 35 heures et tous les taquets sur l’organisation du temps de travail, notamment dans les filiales, dans un premier temps. Ce choix de créer des filiales en réponse aux appels d’offres est du seul fait de la direction. Ces créations entraînent la casse de nos droits sociaux. Il en est de même à Hexafret et Technis, filiales créées à la suite de la décision de discontinuité du Fret SNCF. La CGT ne désarme pas et considère qu’il faut combattre ces choix inopérants et inutiles.
- Pour la CGT, le processus de filialisation/privatisation doit être stoppé, et l’ensemble des droits des cheminot·es maintenu.
UNE STRATÉGIE PATRONALE OBSCURE
Alors que les cheminotes et les cheminots attendent des réponses claires et précises, alors qu’ils s’apprêtent à se mobiliser de manière significative, la direction annonce une « multilatérale » nationale le… 23 juin ! Convoquer une réunion nationale 13 jours après un conflit national relève d’un mépris certain à l’égard de celles et ceux qui font le chemin de fer ! C’est inadmissible !
- Cette rencontre doit être avancée et devra contenir des annonces sérieuses !
L’UNITÉ SOCIALE ET SYNDICALE
Au cours d’une conférence de presse le 8 juin, Les quatre fédérations cheminotes ont réaffirmé toute leur disponibilité à entrer en négociations immédiates et ce de manière unitaire. Elles ont à nouveau partagé le même constat sur la situation dans le ferroviaire.
Elles annoncent déjà se retrouver le 11 juin en interfédérale afin d’évaluer la journée de grève du 10 juin. Elles en profiteront pour échanger sur les suites revendicatives.
La Fédération CGT des cheminots, en fonction des éléments collectés dans ses syndicats locaux, du rapport de forces créé, de la situation unitaire et des échanges qui doivent se poursuivre dans chaque chantier, n’exclura aucune option, si cela est en mesure de faire gagner les cheminot·es et si cela est décidé avec eux !
L’heure est donc à la mobilisation, à l’unité du corps social et aux débats démocratiques sur nos lieux de travail !
LE 10 JUIN, TAPONS FORT !














