Fédération CGT des Cheminots


VICTOIRE DES CHEMINOTS DU TECHNICENTRE DE ROMILLY-SUR-SEINE

Amiante

| Communiqué

Ce 14 septembre 2022, la justice a lourdement condamné la SNCF. En reconnaissant le préjudice de 70 cheminots du technicentre de Romilly-sur-Seine, exposés à l’amiante durant des années, la cour d’appel d’Amiens met un terme à des années de procédure.

  • Pour rappel, le 11 juillet 2017, le conseil des prud’hommes de Troyes, saisi par quelque 70 cheminots du technicentre de Romilly-sur-Seine, accompagnés et soutenus par la CGT, condamnait la SNCF au paiement d’indemnités au titre de la réparation de leur préjudice d’anxiété et de la violation délibérée et de mauvaise foi de son obligation de sécurité.
  • Au motif de la prescription de l’action intentée par les cheminots, la SNCF, sans surprise, fera appel du jugement devant la cour d’appel de Reims, qui, par un arrêt du 5 septembre 2018, viendra infirmer toutes les dispositions du jugement du conseil des prud’hommes.
  • Par un arrêt du 8 juillet 2020, la Cour de cassation viendra casser et annuler l’arrêt de la cour d’appel de Reims au motif que celle-ci avait privé sa décision de base légale en déclarant l’action des cheminots prescrite, sans rechercher à quelle date ils avaient cessé d’être exposés à un risque élevé de développer une pathologie grave résultant d’une exposition à l’amiante.
  • L’affaire sera renvoyée devant la cour d’appel à l’audience du 22 avril 2022, où la SNCF ne manquera pas, une nouvelle fois, de demander au tribunal de réformer le jugement rendu par le CPH de Troyes en 2017 en faisant toujours valoir la prescription de l’action des cheminots.
Ce n’est pas ce que retiendra la cour d’appel dans son arrêt du 14 septembre 2022. En effet, pour le tribunal, il ressort des pièces versées aux débats et notamment des nombreux courriers et mises en demeure de la Direccte que les mesures prises par la SNCF au technicentre de Romilly-sur-Seine étaient insuffisantes pour garantir la protection des cheminots contre le risque, que les cheminots n’ont pu personnellement prendre pleine et entière conscience du risque d’exposition qu’à la date du classement des travaux en « opération de retrait » et non plus en « opération d’intervention », et que la date de l’entrée en service d’un local adapté, le 1er janvier 2014, marquait la fin de l’exposition.

La cour d’appel est venue rappeler qu’il incombait à la SNCF de prendre les mesures de prévention nécessaires conformément à la législation et la réglementation en vigueur, et compte tenu de la nature de son activité et de son importance, elle ne pouvait surtout pas ignorer les connaissances scientifiques de l’époque, l’inscription au tableau des maladies professionnelles des affections liées à l’utilisation de l’amiante ou encore la réglementation applicable et les dangers inhérents à ce matériau.

Aujourd’hui, la condamnation de la SNCF vient rappeler que les 70 cheminots qui ont travaillé entre 2001 et 2014 au sein du technicentre SNCF de Romilly-sur-Seine ont été quotidiennement exposés à l’inhalation de fibres/poussières d’amiante alors que leur émission aurait dû être confinée et l’exposition des agents sécurisée par la mise en oeuvre des mesures de sécurité conformes et adéquates.

Cependant, alors que le « risque amiante » est identifié par la SNCF depuis la fin des années 1990, ce n’est que le 1er janvier 2014 que le technicentre de Romilly-sur-Seine sera mis aux normes en vigueur.

Sur la période de 2001 à 2014, la SNCF enfreindra la réglementation applicable en matière de risque d’exposition à l’amiante en classant les activités amiantifères effectuées au sein du technicentre sous le régime des « interventions sur des matériaux, des équipements, des matériels ou des articles susceptibles de provoquer l’émission de fibres d’amiante » alors que ces activités relevaient du régime des « travaux de retrait ou d’encapsulage d’amiante et de matériaux, d’équipements et de matériels ou d’articles en contenant, y compris dans les cas de démolition ».

Il résultera de cette violation des règles de sécurité applicables en matière de prévention du « risque amiante » une exposition considérable aux fibres d’amiante contribuant à la mise en danger des cheminots du technicentre.

Cette violation du droit de la part de la SNCF est d’autant plus grave qu’elle fut délibérée, cette dernière faisant le choix de minimiser le « risque amiante » pour ne pas avoir à prendre les mesures de protection nécessaires afin d’assurer la protection de ses agents, et qu’elle a été dissimulée avec la plus grande mauvaise foi, alors que ce n’est en effet qu’en 2014 que les cheminots du technicentre vont s’apercevoir de la violation par la SNCF des règles de prévention du « risque amiante » à Romilly-sur-Seine.

Pendant ces cinq années de procédure, la SNCF a toujours cherché à se dédouaner de ses responsabilités en se contentant, toujours froidement, de se défendre uniquement sur le terrain de la prescription et de l’absence de préjudice sans rien objecter quant à la mise en danger résultant de l’exposition illicite des cheminots à l’amiante, ce qui sonne encore aujourd’hui comme un aveu de culpabilité.

LA CGT EXIGE :

  • le respect pur et simple des mesures de prévention et du processus de production ;
  • le retrait de toutes les sources de fibres ou d’amiante ;
  • la cessation de toutes menaces ou pressions pour obliger les cheminots du Matériel à mettre leur santé en danger.

La CGT continuera à tout mettre en oeuvre pour protéger la santé des cheminots et à faire respecter la législation en vigueur.

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PRIVATISATION DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE : L’ENCADREMENT PRÉCARISÉ ET MENACÉ !

Ouverture à la concurrence

| Maîtrise et cadres UFCM

L’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs est un choix politique assumé de pillage d’argent public au profit d’intérêts privés, au moyen du démantèlement du service public SNCF et de la destruction du cadre social des cheminot·e·s.
Pour les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), il s’agit d’une attaque frontale contre le service public, nos métiers, nos qualifications, nos parcours professionnels et le sens du travail !

La casse du monopole public SNCF est présentée comme une modernisation inévitable, voire un progrès. Elle constitue en réalité un grave danger pour les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam). Il s’agit d’un véritable braquage de fonds publics, dont les conséquences économiques, sociales et opérationnelles se répercutent sur celles et ceux qui, au quotidien, conçoivent, développent, organisent et sécurisent la production : les cheminot·e·s de l’encadrement, référent·e·s techniques, garant·e·s des savoirs et savoir-faire, expert·e·s du ferroviaire !

LA CASSE DE L’ENTREPRISE PUBLIQUE SNCF, COMBINÉE À L’OUVERTURE À LA CONCURRENCE, FRAGILISE DIRECTEMENT LES CONDITIONS DE TRAVAIL ET LES MÉTIERS DES ICTAM !

Les 7,2 millions d’euros de subventions publiques versées à des entreprises can-didates à des appels d’offres avant même qu’elles ne fassent circuler le moindre train, les 700 millions d’euros investis dans de nouveaux ateliers de maintenance, véritables « cadeaux de bienvenue » aux nouveaux entrants, ou encore les 4,4 mil-liards d’euros de surcoûts liés au morcellement des achats de matériel roulant ne sont que quelques exemples illustrant le gaspillage d’argent public. Ces choix politiques imposent aux Ictam de travailler en permanence en service dégradé, tout en subissant les calendriers d’appels d’offres au lieu de répondre aux besoins des usager·e·s. La souffrance au travail s’ancre dans leur quotidien.

A CASSE DES GARANTIES SOCIALES DES SALARIÉ·E·S ET DU SERVICE PUBLIC SONT LES PRÉREQUIS NÉCESSAIRES À L’OUVERTURE À LA CONCURRENCE !

La concurrence se construit toujours sur le dos des usager·e·s et des salarié·e·s, sur l’abaissement des droits collectifs et sur la liquidation du service public. Elle frappe directement les conditions d’emploi des Ictam. Par exemple, les ferme-tures et réductions d’horaires de 178 guichets et les suppressions de 297 postes de vendeurs suite à l’ouverture à la concurrence dans 4 Régions (Paca, Hauts-de-France, Grand Est et Nouvelle-Aquitaine) impactent directement les conditions de travail des encadrant·e·s et de leurs assistant·e·s, devenant de simples gestion-naires de pénuries au lieu d’être des référent·e·s et expert·e·s techniques de leur métier, disposant des moyens nécessaires pour encadrer un collectif de travail à taille humaine et en proximité !
Les attaques patronales contre notre cadre social, à travers la mise en place de l’accord Classifications-Rémunérations sans la signature de la CGT ont individuali-sé les parcours professionnels et remis en cause la reconnaissance des diplômes et des qualifications. De plus, l’instauration des rémunérations annuelles garan-ties a péjoré les déroulements de carrière et nivelé par le bas les salaires, sans oublier la complémentaire santé obligatoire et la fiscalisation des facilités de circulation, qui ont littéralement fait les poches des cheminot·e·s !

RASSEMBLONS-NOUS POUR DÉFENDRE LA SNCF, BIEN COMMUN DES CHEMINOT·E·S ET DES USAGER·E·S, FACE AUX DANGERS DE L’OUVERTURE À LA CONCURRENCE !

La mauvaise loi de 2018 et les dernières réorganisations d’ampleur ont profondément modifié les sociétés ferroviaires pour en faire des machines à cash-flow, uniquement tournées vers les gains de productivité. Les Ictam deviennent ainsi de simples exécutant·e·s, du fait de l’augmen-tation de processus standardisés sans latitude d’organisation. Elles et ils subissent une perte de sens au travail ainsi qu’un fort mal-être, causé par une organisation de la production déshuma-nisée et par le dumping social entre cheminot·e·s.
La concurrence ne réduit aucun coût, elle détourne les richesses au lieu de les partager ! Elle augmente les prix pour les usager·e·s, augmente la facture pour les contribuables et détruit notre cadre social commun. L’ouverture à la concurrence transforme les Ictam en gestionnaires de misère, dans des sociétés uniquement guidées par les profits, au détriment de l’humain et de l’intérêt général.

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • un moratoire sur le processus de filialisation de l’entreprise en filiales Fret et Voya-geurs et le retour à une entreprise SNCF unique, publique et intégrée ;
  • une loi de programmation pluriannuelle des investissements pour garantir le maintien et le développement de l’ensemble du réseau ;
  • l’arrêt de TOUTES les restructurations en cours, locales comme nationales ;
  • un nouveau Statut du travail cheminot, incluant notamment une grille unique des salaires, garantissant des droits de haut niveau pour l’ensemble des cheminot·e·s de la branche !

AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES, DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, POUR LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, POUR DÉFENDRE MES DROITS ET EN GAGNER DE NOUVEAUX, JE VOTE CGT !

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ON CONNAÎT LA MUSIQUE, CHANGEONS L’ACCORD !

CPPNI du 28 octobre 2026

| Conventions négociations

Lors de la CPPNI (réunion de négociation de la CCN) du 28 octobre, la CGT a déclenché la révision de l’accord « classifications / rémunérations et fiscalisation des FC ».
Elle a proposé aux autres organisations syndicales de la rejoindre dans cette démarche pour obtenir immédiatement de meilleurs salaires et améliorer les conditions de travail des cheminots.

En 2021, la CGT a été la seule organisation syndicale à exercer son droit d’opposition à l’accord classifications et rémunérations. Près de cinq ans après, les raisons de notre opposition restent entières.
Mais il ne s’agit pas de rejouer les débats stériles. Il s’agit de répondre ensemble aux conséquences vécues par les cheminots et de construire de nouvelles garanties. C’est pourquoi la CGT a engagé la procédure de révision de l’accord.
UNE RÉVISION POUR GAGNER DE NOUVEAUX DROITS !

1-DE MEILLEURES CONDITIONS DE TRAVAIL, PAS UNE POLYVALENCE SANS LIMITES

Les emplois sont élastiques, recomposables au gré des besoins des employeurs. Cette polyvalence imposée désorganise les collectifs, dégrade les conditions de travail pour quelques euros et alimente la souffrance au travail, avec des conséquences trop souvent dramatiques. Pour la CGT, la vie des cheminots n’est pas à vendre.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • Une classification reposant sur des métiers clairement identifiés.
  • Une définition précise de leur contenu et de leurs contours qui s’oppose à une polyvalence accrue
  • Une organisation du travail protégeant les collectifs, la santé et la sécurité.

2-LES SALAIRES DOIVENT SUIVRE AUTOMATIQUEMENT LES PRIX

Lorsque les prix augmentent sans mécanisme correspondant de revalorisation, le reste à vivre recule. Les cheminots ne doivent pas courir derrière l’augmentation du coût de la vie.

CE QUE NOUS VOULONS :

  • Une échelle mobile des salaires garantissant leur augmentation automatique, au minimum à hauteur de la hausse des prix.
  • Des augmentations qui ne reposent pas uniquement sur des décisions patronales.

3-UNE VRAIE GRILLE DES SALAIRES POUR TOUS

Les cheminots contractuels ne disposent pas d’une véritable grille salariale : les rémunérations minimales garanties sont très faibles et ne garantissent pas une progression salariale suffisante. Les cheminots statutaires voient leur grille de rémunération affaiblie par la fin du recrutement au statut.
Statutaires comme contractuels sont ainsi privés de garanties suffisantes de progression salariale. Les inégalités se creusent entre les femmes et les hommes, entre contractuels et statutaires, mais aussi entre les contractuels eux-mêmes.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • Une grille unique des salaires pour la branche.
  • Une progression salariale automatique.
  • Un salaire reconnaissant réellement qualification et expérience

4-RECONNAÎTRE LA QUALIFICATION, PAS SEULEMENT L’EMPLOI OCCUPÉ

Le salaire dépend de l’emploi exercé plutôt que de reconnaître pleinement les savoirs, savoir-faire et qualifications acquis. Un cheminot ne perd pourtant ni son expérience ni ses savoirs lorsqu’il change de poste.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • La reconnaissance des qualifications, diplômes et formations.
  • La prise en compte des savoirs et savoir-faire acquis tout au long de la carrière.
  • De véritables garanties collectives de progression professionnelle.

5-UN SALAIRE MENSUEL ET UN 13ᵉ MOIS DE BRANCHE

Les factures, le logement, l’énergie et l’alimentation se paient chaque mois. Une rémunération annuelle garantie ne garantit pas suffisamment le niveau de vie mensuel et ne remplace pas un véritable 13ᵉ mois de branche.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • Un salaire brut mensuel garanti.
  • Un 13ᵉ mois de branche.

6-L’ANCIENNETÉ DOIT ÊTRE RECONNUE POUR TOUS²

L’ancienneté doit constituer un droit reconnu collectivement. Nous refusons une reconnaissance de l’ancienneté à plusieurs vitesses.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • La revalorisation des taux de majoration liés à l’ancienneté.
  • L’annualisation de cette majoration pour tous les cheminots, quelle que soit leur classe.

7-LA PÉNIBILITÉ NE DISPARAÎT PAS AVEC UN NOUVEL INTITULÉ

La CGT dénonce la perte de reconnaissance de la pénibilité pour des cheminots dont le métier a été remplacé par un intitulé d’emploi-type. Changer le nom du travail n’en change pas les contraintes.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • Des garanties protégeant réellement la santé des salariés.

8-DES FACILITÉS DE CIRCULATION RÉELLEMENT UNIVERSELLES

Les facilités de circulation promises à tous restent un droit qui n’est pas réellement accessible à chacun. En revanche, l’accord classifications et rémunérations a facilité leur fiscalisation.
CE QUE NOUS VOULONS :

  • De véritables facilités de circulation universelles avec des garanties effectives pour tous les cheminots actifs et retraités de la branche ainsi que leurs ayants droit.

CONSTRUISONS ENSEMBLE LES GARANTIES DE DEMAIN !

Au-delà des divergences de 2021 sur l’accord classifications et rémunérations, l’enjeu est de répondre ensemble aux besoins des cheminots.
La Fédération CGT des cheminots a adressé à toutes les organisations syndicales un projet de texte pour gagner de nouveaux droits dans la révision de l’accord.
Sans renier les positions de chacun, nous les invitons à porter tout ou partie de nos revendications pour améliorer la vie de tous les cheminots de la branche.

  • Une grille unique des salaires et une progression automatique.
  • L’échelle mobile des salaires
  • Un salaire mensuel garanti et un 13ᵉ mois de branche.
  • La reconnaissance de l’ancienneté, des diplômes, formations et qualifications.
  • Des métiers aux contours clairement définis et la reconnaissance de la pénibilité.
  • Des facilités de circulation réellement universelles.

ALORS PORTONS ENSEMBLE CES EXIGENCES !

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Le 3 novembre à Saint-Denis, le 5 novembre en grève et en manif !

| Maîtrise et cadres UFCM

Depuis des semaines, dans tout le pays, les mobilisations s’intensifient pour les salaires, l’emploi, les services publics et la justice sociale.
Face à la forte inflation, à l’augmentation du coût de la vie, à la précarité et à la dégradation de nos conditions de vie et de travail, la séquence qui s’ouvre va être déterminante pour obliger la direction à répondre à nos revendications légitimes !

Au sein du GPU SNCF, les 0,18 % d’augmentation générale des salaires pour 2026 ont été vécus par les cheminot·e·s comme une véritable provocation. Cette « augmentation » est un déni de reconnaissance de l’investissement sans faille de l’ensemble des cheminot·e·s, quels que soient leurs métiers, leurs qualifications, leurs responsabilités et leurs fonctions, pour produire un service public ferroviaire de transport de voyageurs et de marchandises de qualité, indispensable à la population, à l’activité économique et à l’aménagement du territoire, dans des conditions toujours plus dégradées suite aux nombreuses réorganisations, suppressions de postes, et aux orientations mortifères de l’entreprise.

LE 3 NOVEMBRE : DES NAO MAINTENANT !

La reconnaissance du travail des cheminot·e·s, à l’opérationnel comme à l’encadrement ou en pôle d’appui, doit se traduire concrètement sur la fiche de paie, avec des augmentations générales de salaire permettant à toutes et tous de vivre décemment de leur travail. Pour les encadrant·e·s, cela passe aussi par une juste reconnaissance des qualifications et des responsabilités. Rassemblons-nous massivement à Saint-Denis devant la direction de l’entreprise le 3 novembre pour exiger, dans l’unité intersyndicale impulsée par la CGT, l’ouverture immédiate de véritables négociations salariales !

LE 5 NOVEMBRE : EN GRÈVE ET DANS LA RUE !

L’austérité imposée à la SNCF s’inscrit dans une politique de casse de notre modèle social, où les cheminot·e·s paient le prix des gains de productivité réalisés sur leur dos, au détriment de leurs salaires, de l’emploi et du service public. Face aux offensives contre nos droits et nos conditions de vie et de travail, opposons la solidarité et la lutte collective ! L’UFCM-CGT appelle les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s, et agent·e·s de maîtrise à se mobiliser en nombre, par la grève, et à s’inscrire dans les initiatives locales unitaires le 5 novembre 2026 pour imposer un autre partage des richesses et construire un avenir fondé sur la justice sociale et l’humanité !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • L’ouverture immédiate de négociations salariales dans les entreprises de la branche et des augmentations générales de salaires ;
  • Des embauches en nombre suffisant et des formations adaptées pour garantir un service public ferroviaire de qualité ;
  • L’amélioration des conditions de travail, avec des moyens humains et matériels permettant d’exercer nos métiers dignement ;
  • Le maintien de l’unité sociale au sein de la SNCF et l’arrêt du processus de privatisation et de filialisation ;
  • Des droits sociaux de haut niveau pour tous les cheminot·e·s !

LE 3 NOVEMBRE À SAINT-DENIS, LE 5 NOVEMBRE EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION, POUR UNE SOCIÉTÉ ET UNE SNCF PLUS JUSTES ET SOLIDAIRES

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Nous pouvons gagner sur nos revendications !

Mobilisation du 5 novembre 2027

| Non classé

Depuis plusieurs semaines, lycéens, étudiants, travailleurs, privés d’emplois, retraités se mobilisent de manière convergente pour obtenir des réponses concrètes à leurs revendications.
Les cheminots sont directement touchés par de nombreuses difficultés aussi : ouverture à la concurrence, manque de moyens pour travailler, effectifs insuffisants, manque de financement pour l’infrastructure, salaires insuffisants.
Nos fédérations appellent toutes les cheminotes et tous les cheminots à se mettre massivement en grève le 5 novembre prochain.

Dans un contexte d’austérité budgétaire qui va amoindrir les droits des salariés, tout en préservant les plus avantagés, et ne donne pas de réelles perspectives au financement du ferroviaire, empreint d’autoritarisme de la part du gouvernement et d’une montée dangereuse de l’extrême droite, des stigmatisations et des propos haineux en France, la colère monte de toute part. Elle se traduit dans les rues ces dernières semaines avec :

  • La jeunesse du pays, fortement mobilisée contre « Parcoursup » et un avenir confisqué pour obtenir des moyens humains et matériels afin d’étudier dans de meilleures conditions et déterminée à faire, très légitimement, entendre sa voix ! ;
  • Les samedis citoyens contre la vie chère et le développement des services publics ;
  • Les mobilisations dans les entreprises pour revendiquer des augmentations de salaire, plus d’emplois et de meilleures conditions de vie et de travail.

Au sein de la branche ferroviaire, et particulièrement dans le GPU, l’ouverture à la concurrence – que nous combattons – impacte le quotidien de nos collègues, notamment celles et ceux qui subissent les transferts dans de nouvelles entités. Dans ce cadre, les cheminots se mobilisent sous différentes formes pour leurs conditions de travail, de meilleurs salaires, le maintien de l’unité sociale et des garanties collectives ainsi que pour gagner des moyens financiers pour développer le réseau ferroviaire.

Sur les salaires, les fédérations syndicales du GPU appellent à se rassembler le 3 novembre prochain devant le siège de la direction à Saint-Denis, à partir de 11h00.

Le 10 juin dernier, le corps social cheminot s’est fortement mobilisé lors de la journée de grève unitaire à l’appel des quatre organisations représentatives. La direction n’a pas pris la mesure du mécontentement au sein de l’entreprise. Ce pourquoi, le 5 novembre prochain, dans l’unité la plus large, les quatre fédérations appellent tous les cheminots à la grève pour :

  • L’ouverture de négociations sur les conditions de vie et de travail ;
  • La mise en oeuvre d’une politique Emploi permettant de s’assurer que, sur chaque chantier, les effectifs soient suffisants pour assurer une production ferroviaire en toute sécurité et avec de bonnes conditions de travail ;
  • Le maintien de l’unité sociale du groupe et des droits et garanties des cheminots ;
  • L’ouverture de réelles négociations salariales.

En nous mobilisant massivement, nous mettrons aussi sous pression ce gouvernement qui nous impose une asphyxie financière depuis trop d’années. Nous devons lui imposer plus d’argent public pour le ferroviaire, nos emplois et nos conditions de travail.

SANS ATTENDRE, DÉPOSEZ MASSIVEMENT VOS DII. PAR LA GRÈVE, IMPOSONS DES NÉGOCIATIONS !

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RETRAITÉ·ES : MOBILISATION MASSIVE LE 19 NOVEMBRE 2026 !

| Retraités UFR

Depuis plusieurs mois, les retraité·es font l’objet d’une stigmatisation inacceptable de la part du gouvernement. Elles et ils seraient responsables de l’essentiel du déficit de la Sécurité sociale et d’une part importante de la dette publique.

C’EST FAUX, LA RÉALITÉ EST BIEN DIFFÉRENTE !

Toute leur vie, elles et ils ont contribué à la création des richesses. Le montant de leur pension est lié à leur activité professionnelle durant laquelle leurs cotisations sociales leur ont permis d’acquérir des droits, et notamment celui de toucher une pension de retraite.

LES RETRAITÉ·ES N’ONT RIEN VOLÉ !

Les pensions de retraite, de base comme complémentaires, ne suivent ni l’envolée des prix de l’alimentation, de l’énergie et des dépenses contraintes et encore moins l’évolution moyenne des salaires. Résultat, le pouvoir d’achat des retraité·es est en berne.
Les projets de lois de finances et de financement de la Sécurité sociale actuellement en discussion à l’Assemblée nationale sont une attaque en règle contre les retraité·es :

  • Celles et ceux dont la totalité des pensions (base et complémentaire) seraient supérieures à 1 260 € mensuel ne seront pas revalorisés du niveau de l’inflation.
  • Baisse du plafond de l’abattement fiscal de 10 % à 3 000 € (au lieu de 4 439 € actuellement).

Ces mesures viennent s’ajouter à celles prises par décret cet été quant à l’augmentation des plafonds des franchises médicales et participations forfaitaires de 50 à 70 € et le déremboursement de certains médicaments.
De l’argent, il y en a pour financer la Sécurité sociale et répondre aux besoins de la population. Il faut aller le chercher là où il est : dans les cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations sociales sans contrôle ni contrepartie. Un rapport sénatorial approuvé à l’unanimité par les sénateurs fait état de 211 milliards d’euros offerts aux plus riches.
Dans l’entreprise, les cheminot·es retraité·es sont aussi mis à l’index. La dématérialisation à outrance de toutes les démarches administratives pénalise celles et ceux en fracture numérique et rend l’accès aux droits de plus en plus compliqué, et notamment l’accès et l’utilisation des facilités de circulation pour les retraité·es et leurs ayants droit.
La direction de l’entreprise a aussi décidé, unilatéralement, de ne plus assurer dans les cabinets médicaux le suivi post-professionnel amiante. Ainsi, elle refuse de remplir ses obligations d’employeur laissant sans solution les retraité·es concerné·es.
C’est pourquoi les organisations de retraité·es cheminots CGT, UNSA et SUD RailT appellent l’ensemble des cheminot·es retraité·es à se mobiliser massivement le 19 novembre 2026 pour exiger :

  • Une revalorisation immédiate de 10 % des pensions de retraite ;
  • Un droit à la santé et un accès aux soins quel que soit le lieu de vie ;
  • Le retour du suivi post-professionnel amiante au sein des cabinets médicaux SNCF ;
  • La pérennisation des facilités de circulation pour les retraité·es et leurs ayants droit.

TOUTES ET TOUS À PARIS LE 19 NOVEMBRE 2026 !
RENDEZ-VOUS 11h00 GARE DE PARIS MONTPARNASSE

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19 NOVEMBRE 2026 : LES RETRAITÉ·E·S CHEMINOT·ES DESCENDENT EN MASSE DANS LES RUES DE PARIS !

| Retraités UFR

Depuis plusieurs semaines, le mouvement social prend de l’ampleur dans tout le pays, de la jeunesse étudiante aux retraité·e·s en passant par les salarié.es du public et du privé.
Une lutte intergénérationnelle, convergente où les retraité·e·s du public comme du privé sont bien décidés à faire entendre avec force leurs voix et leurs revendications.

Le gouvernement est aux abois depuis plusieurs semaines face à la puissance du mouvement lycéens engagé depuis mi-septembre. Et plutôt que d’écouter et répondre aux justes revendications des lycéens soutenues par leurs professeurs, il choisit la répression et le pourrissement. Une vieille stratégie de la droite et de son extrême soutenu par le patronat qui a conduit à renforcer le mouvement, ayant oublié que les jeunes en lutte étaient soutenus par leurs parents.
Cette lutte prend de l’ampleur en convergence avec le monde du travail, comme cela a été le cas le 29 septembre, les 6,13 et 17 octobre… Une grande journée de grève et de manifestations à l’appel de tous les syndicats est programmée le 5 novembre et les retraité·e·s en seront.
Déjà, les retraité·e·s étaient plus de 10 000 mobilisés, dont de nombreux cheminot·e·s, le 14 octobre pour une véritable revalorisation des retraites complémentaires AGIRC ARRCO. La proposition de les augmenter de seulement 1,4% est scandaleuse après une année blanche en 2025.

LES RETRAITÉ·E·S DOIVENT AMPLIFIER LA MOBILISATION ET L’ACTION

En effet, elles et ils sont toujours une cible pour le gouvernement, le patronat et des candidats à la présidentielle. Ils tentent de nous culpabiliser sur le niveau de la dette et de rendre inéluctables les mesures austéritaires. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en est l’exemple criant. Il cible prioritairement le monde du travail et les retraité·e·s mais préserve les intérêts du capital et des actionnaires.

L’AVENIR DE LA SÉCURITÉ SOCIALE EST EN DANGER.

Par la volonté de s’attaquer au salaire socialisé en rapprochant le net du brut, vieux leitmotiv des libéraux de tous bords et du patronat, en s’attaquant aux cotisations sociales, partie intégrante du salaire, ils remettent en cause le financement et l’avenir même de la Sécurité sociale, notre bien commun depuis 1945 que le patronat rêve de s’approprier.
Si les annonces sont multiples, la désindexation des pensions, la suppression de l’abattement fiscal de 10 % reviennent en force. Auxquels il faut ajouter la forte augmentation des franchises médicales et des participations forfaitaires validées par décret cet été.
Le patronat est à l’origine de ces choix politiques. Il veut imposer un système par capitalisation comme il le fait pour la santé avec les complémentaires santé obligatoires. Il s’attaque ainsi au fondement de notre système de Sécurité sociale.

Depuis son arrivée en 2017, E. Macron fait les poches des retraité·e·s, un véritable racket qui se chiffre à plus de 110 milliards d’euros. Laisser entendre que les retraité·e·s sont égoïstes et ne se préoccupent pas de leurs descendants relève aussi du scandale !
Les retraité·e·s qui ont toute leur vie produit de la richesse (en partie détournée par le capital à son profit) continuent d’en produire en s’investissant dans les associations, les conseils municipaux, la garde des petits-enfants, en étant aidant·e·s de proche. Les jeunes qui défilent dans les rues ne tombent pas dans ce piège grossier, ciblent le capital et appellent à la lutte intergénérationnelle.

LE DÉBAT N’EST PAS ÉCONOMIQUE MAIS POLITIQUE !

Depuis 1993, les gouvernements successifs ont systématiquement réduit les ressources de la protection sociale. Les allègements et exonérations de cotisations sociales, accordés y compris aux entreprises qui versent des dividendes records, représentent des dizaines de milliards d’euros de manque à gagner chaque année, à l’image du rapport du Sénat démontrant que 211 milliards d’euros d’aides publiques sont versées aux entreprises chaque année sans contrôle ni contrepartie. Supprimer tous ces cadeaux fiscaux suffirait non seulement à renflouer les caisses de la Sécurité sociale, mais aussi à garantir à toutes et tous l’accès aux soins et des retraites dignes pour toutes et tous, ceci même dans la perspective d’une démographie qui amplifie le rapport défavorable actif·ves – retraité·e·s.
Depuis 2017, la fortune des milliardaires français a doublé. 53 d’entre eux détiennent autant de richesses que 32 millions de Français. Dans le même temps, la France compte 1,2 million de pauvres supplémentaires, dont nombre d’entre eux sont des retraité·e·s.
Ça suffit ! La question n’est pas de savoir si la France a les moyens de financer ses retraites et sa protection sociale. Elle a les moyens !
Le vrai débat porte sur la manière dont ces richesses sont réparties. Les choix actuels favorisent une petite minorité au détriment du bien-être de la majorité. Il est temps d’inverser cette logique.
Le 19 novembre, dans l’unité, les retraité·e·s exigerons une revalorisation immédiate des pensions de 10 %, l’indexation des pensions sur les salaires, pas de pension en-dessous du SMIC, une Sécurité sociale intégrale avec une prise en charge à 100 % des frais de santé, des services publics de proximité sur l’ensemble du territoire.

Les cheminot·es retraité·e·s exigeront également :

  • Le retour du suivi post-professionnel amiante au sein des cabinets médicaux SNCF dont nous demandons l’accès à toutes et tous les retraité·e·s.
  • La pérennisation des facilités de circulation pour les retraité·e·s et leurs ayants droit.

LE JEUDI 19 NOVEMBRE, DANS L’UNITÉ, TOUTES ET TOUS À PARIS POUR UNE GRANDE MANIFESTATION NATIONALE !

Rendez-vous à partir de 11h00 Gare Montparnasse pour un départ de la manifestation à 13h30 en direction des Invalides.

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Astreintes encadrement : quand la sécurité se découpe en filiales !

| Le transport de marchandises

À compter du 13 décembre 2026, Hexafret assurera de manière autonome les astreintes Traction-Exploitation liées à ses circulations. Cette réorganisation s’inscrit dans une logique d’éclatement du système ferroviaire qui gagne progressivement l’ensemble des sociétés du groupe SNCF. Des territoires toujours plus vastes et des moyens cloisonnés, la CGT refuse une organisation qui oppose logique concurrentielle et sécurité ferroviaire !

À travers cette réorganisation, la direction d’Hexafret envisage de mettre en place de nouveaux cycles d’astreinte, qui étaient jusqu’ici mutualisés avec les autres activités. Ces nouveaux cycles prévoient notamment une mutuali-sation des encadrants Exploitation et Traction.
Les interventions seraient désormais limitées aux seules activités Hexafret, et le nouveau dispositif programmé pour 2027 réduit fortement les moyens dédiés, passant de 51 cycles et 480 astreinteurs à 27 cycles territoriaux (12 mixtes Exploitation-Traction, 10 Exploitation et 5 Traction).
Cette réorganisation s’accompagne d’un élargissement significatif des péri-mètres d’intervention. Les cartographies présentées montrent des terri-toires couvrant plusieurs départements ou de vastes zones géographiques. C’est notamment le cas des territoires de Garonne–Limousin–Midi-Pyrénées, d’Auvergne ou encore des cycles Traction regroupant le Rhône et les Alpes.

DES CADRES TRACTION AU CENTRE DU DISPOSITIF !

Pour la CGT, les cadres Traction, qu’ils soient de Fret ou de Voyageurs, sont les experts de la conduite ferroviaire. Leur expertise doit être mise au service de l’ensemble du système ferroviaire, sans cloisonnement entre les sociétés du Groupe. La mutualisation des astreintes est une garantie d’effi-cacité, de réactivité et de sécurité. L’autonomisation des filiales ne peut justifier la multiplication des organisations, la réduction des moyens ou une mise en concurrence de la sécurité ferroviaire.

LES RISQUES NE SE MONNAYENT PAS !

Pour la CGT, cette nouvelle organisation accroît fortement les contraintes pesant sur les agents d’astreinte. La Direction reconnaît elle-même que les nouveaux cycles impliquent des déplacements plus longs, y compris de nuit, alors que les cheminots peuvent être appelés à intervenir à tout moment sur des événements graves de sécurité ferroviaire (accident de personne, déraillement, franchissement de signal d’arrêt, etc.).
L’allongement des trajets augmente les risques liés à la fatigue, à la somno-lence, aux conditions météorologiques, à la pression de l’urgence, ainsi qu’au risque routier, notamment après des interventions longues ou psychologique-ment éprouvantes. Pour la CGT, la sécurité des cheminots ne peut devenir la variable d’ajustement d’une politique de réduction et de spécialisation des moyens.

La création d’astreintes mixtes renforce également les exigences de polyvalence en combi-nant des compétences Traction et Exploitation, avec davantage de connaissances, de forma-tions et de responsabilités.
Face à ces contraintes supplémentaires, la Direction propose un « Welcome Bonus » pouvant atteindre 1 000 euros pour les cycles mixtes et 600 euros pour certaines intégra-tions. Pour la CGT, une prime ponctuelle ne compense ni les risques encourus, ni l’augmen-tation des responsabilités. La reconnaissance de ces missions doit passer par des moyens humains adaptés et une revalorisation pérenne des rémunérations.

LA CGT REVENDIQUE DES MESURES CONCRÈTES !

La CGT exige :

  • le maintien d’une organisation mutualisée des astreintes, au-delà des frontières entre sociétés et activités du groupe SNCF ;
  • une réduction des périmètres géographiques d’astreinte à 50 km, avec des cycles supplémentaires permettant une réelle proximité entre les agents et les lieux d’inter-vention ;
  • une évaluation précise et préalable du risque routier, intégrant les kilomètres poten-tiellement parcourus, les temps de trajet réels, les conditions météorologiques, les interventions nocturnes et la fatigue cumulée ;
  • une augmentation des effectifs d’astreinteurs, afin de répartir les contraintes et de limiter les déplacements ;
  • des garanties sur les temps de travail et de repos, avec une prise en compte inté-grale des déplacements et des interventions et l’interdiction de toute reprise de service incompatible avec une récupération suffisante ;
  • des formations complètes et adaptées, ainsi qu’une véritable reconnaissance des qualifications des cadres d’astreinte et de leurs responsabilités.

Pour la CGT, la sécurité ne peut être proclamée comme une priorité tout en élargissant les périmètres d’intervention et les contraintes des agents. L’optimi-sation des ressources ne doit pas se faire au détriment de la prévention, de la sécurité et des conditions de travail.

DES ASTREINTES DE PROXIMITÉ, DES EFFECTIFS SUFFISANTS, DES CONDITIONS DE TRAVAIL SÉCURISÉES !
LA SÉCURITÉ DES CHEMINOTS N’A PAS DE PRIX !
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 5 NOVEMBRE PROCHAIN !

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Des annonces au rabais, loin des réalités du terrain !

| Sécurité ferroviaire

Le 21 octobre, une table ronde consacrée à la sécurité ferroviaire s’est tenue sous le pilotage de la direction de SNCF Réseau.
Au-delà des communications qui ne manqueront pas de saturer les messageries et les médias, la faiblesse des moyens annoncés montre que la direction ne prend pas réellement la mesure de la gravité de la situation.
La CGT exige des moyens humains, matériels et financiers au plus près des cheminots, des métiers et du travail réel.

Si les accidents ferroviaires sont souvent multifactoriels, l’accident de Cléon – et tous les autres – ne peut être dissocié de la situation organisationnelle, sanitaire et sociale à la SNCF.
Leur accumulation révèle que le mal qui ronge l’entreprise est profond et qu’il trouve ses racines dans des choix structurels auxquels la direction refuse encore de s’attaquer.
Le morcellement de l’entreprise, l’externalisation, la polyvalence, la dégradation des conditions de travail et le sous-investissement dans le réseau fragilisent profondément la sécurité ferroviaire.
Cette table ronde s’inscrivait dans le prolongement de la réunion du 24 septembre, convoquée en urgence au niveau du Groupe SNCF sous la pression de la CGT.
Dans ce contexte, la direction de SNCF Réseau était appelée à présenter les mesures engagées et les moyens mobilisés pour répondre à la situation.
Concernant les coupons de rail entreposés aux abords des voies, directement mis en cause dans l’accident de Cléon, la direction affirme que plus de 50 % des coupons identifiés ont été retirés et annonce achever leur enlèvement dans un délai de six mois.
Mais comment prétend-elle inscrire ce ramassage dans la durée et assurer sa continuité alors que, sur certains territoires, jusqu’à 90 % des draisines peuvent être indisponibles faute d’entretien et que les effectifs de conducteurs de l’Équipement ne cessent de fondre ?
Sans matériels disponibles ni effectifs suffisants, c’est une promesse sans lendemain.
La direction ose se gargariser d’un budget en augmentation de 460 recrutements.
Un chiffre pourtant dérisoire au regard des besoins et des suppressions de brigades sur tout le territoire. Plus de 9 000 cheminots supplémentaires à Réseau sont indispensables pour répondre aux exigences de sécurité et assurer correctement les missions.
La direction annonce également une hausse de 15 % des investissements consacrés aux engins et aux matériels. Là encore très loin du compte quand les brigades sur le terrain manquent de tout.
Elle invoque les difficultés à obtenir du gouvernement les financements nécessaires pour l’infrastructure et sa maintenance.

Mais cette réalité ne saurait l’exonérer de ses propres responsabilités : l’organisation du travail, l’élargissement des périmètres d’astreinte, les sous-effectifs et la polyvalence imposée aux métiers relèvent directement de ses choix, dont elle doit pleinement assumer les conséquences.
D’ailleurs, la direction refuse toujours de reconnaître la nocivité de « Maintenir demain » et d’en tirer la seule conclusion qui s’impose : un moratoire immédiat.
Les seuls correctifs qu’elle envisage sont sur les parcours d’astreinte, les missions et formation des ordonnanceurs, les moyens et l’accompagnement des REC.

UNE SEULE CHAÎNE, TOUTE LA SNCF

La sécurité engage tous les métiers et toutes les activités. À mesure que l’entreprise se fragmente par la filialisation, l’externalisation et la sous-traitance, les responsabilités se diluent, les interfaces se multiplient et les savoirs se dispersent : le risque, lui, s’installe.
En confiant le pilotage de cette réunion à SNCF Réseau, la direction du GPU SNCF tente à la fois d’échapper à ses propres responsabilités et de cantonner les réponses à des mesures directement liées aux accidents.
Or, la crise est bien plus profonde : elle est structurelle et résulte des choix d’organisation, de fragmentation et de gestion imposés à l’ensemble de la SNCF.
Y répondre exige des moyens humains, matériels et financiers importants dans toutes les sociétés du Groupe et un retour à une entreprise intégrée. C’est donc toute la politique de l’entreprise qui doit être revue.

CESSER DE RESTRUCTURER, SÉCURISER MIEUX

Réorganisations incessantes, dégradation des conditions de travail, souffrance des cheminots : lorsque les cheminots sont fragilisés, c’est toute la chaîne de sécurité qui l’est.
Nous exigeons un moratoire immédiat sur toutes les réorganisations, locales comme nationales, ainsi que l’arrêt des politiques de filialisation et d’externalisation, qui aggravent les risques ferroviaires et la souffrance au travail.
Nous revendiquons la fin de la polyvalence imposée et des emplois à géométrie variable, ainsi que de véritables formations aux métiers tout au long de la carrière.
Nous exigeons des effectifs suffisants, des moyens matériels à la hauteur et la suppression des frontières entre les sociétés et les activités, afin de rétablir une organisation cohérente et intégrée au service de la sécurité ferroviaire.
Il faut repartir du travail réel : les cheminots connaissent les risques, les besoins et les solutions.
Les accidents ne sont que la partie visible des dysfonctionnements auxquels sont exposés les cheminots comme les usagers.
Répondre à l’urgence est indispensable, mais ne suffit pas. Réparer après l’accident, c’est trop tard ; sécuriser, c’est agir à la racine.

DANS LES TERRITOIRES, IMPOSONS NOS CHOIX !

Le 21 octobre, les syndicats CGT de site ont multiplié, partout en France, les initiatives et les interpellations pour placer les directions locales devant leurs responsabilités et obtenir les moyens nécessaires.
Cette mobilisation les a contraintes à dépasser les annonces et à s’engager dans un travail de proximité pour mesurer les besoins réels et y répondre concrètement.
Des réunions inter-SA sont et seront organisées dans chaque région. Les directions locales devront répondre aux revendications portées.
Le 25 novembre, une nouvelle réunion nationale, pilotée par la direction du GPU SNCF, devra dresser le bilan.

POUR PESER DAVANTAGE, IMPOSER D’AUTRES CHOIX ET GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS, INFORMONS-NOUS AUPRÈS DES SYNDICATS CGT DE SITE ET REJOIGNONS LA CGT !

GAGNONS DES MOYENS, REFUSONS L’AUSTÉRITÉ MOBILISONS-NOUS LE 3 ET LE 5 NOVEMBRE 2026 !

 

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SUGE : L’ENCADREMENT AU COEUR DU COLLECTIF ET DU SERVICE PUBLIC ferroviaire !

| Maîtrise et cadres UFCM

Essentiel à la cohésion des équipes et à l’efficacité des missions, l’encadrement SUGE exige une véritable reconnaissance de son expérience, de ses qualifications et de sa technicité.
La CGT revendique des parcours professionnels qui prennent en compte les savoirs, savoir-faire, et reconnaissent l’expérience acquise, les qualifications et la technicité des métiers, en renforçant la complémentarité avec les cheminot·e·s de terrain.

Depuis la loi de 2014, la SUGE est enfermée dans une logique de client fournisseur avec les autres sociétés du groupe. Cette contractualisation réduit progressivement sa mission essentielle de sûreté ferroviaire à une simple prestation de service facturée aux entreprises ferroviaires. Cette situation implique de graves conséquences, y compris au regard des accidents et incidents survenus dans la dernière période. Cette transformation détourne la SUGE de sa vocation première et fragilise, à terme, les missions, les emplois et l’avenir même du service.
La CGT et son UFCM dénoncent depuis des années cette mise en concurrence, encouragée par un cadre réglementaire qui favorise le recours notamment aux entreprises privées de gardiennage. La sûreté ferroviaire ne peut être considérée comme un simple « produit » soumis aux lois du marché et à la concurrence, mais bien retrouver pleinement sa place comme une fonction transverse de sécurité ferroviaire, au service des cheminot·e·s, des usagers et de l’intérêt général.

L’IMPOSTURE DE L’OUVERTURE À LA CONCURRENCE !

La concurrence se construit TOUJOURS sur le dos des usager·e·s et des salarié·e·s, sur l’abaissement des repères collectifs et sur la liquidation du service public. Elle frappe directement les conditions d’emploi des cheminot·e·s, y compris de l’encadrement : l’éclatement de l’entreprise, les réorganisations successives et les suppressions de postes détériorent fortement leurs conditions de travail et celles de leurs assistant·e·s. Ces dernier·e·s deviennent de simples gestionnaires de pénurie, au lieu d’être des référent·e·s techniques et des expert·e·s de leur métier, disposant des moyens nécessaires pour encadrer des collectifs de travail à taille humaine, au plus près du terrain !

UNE SOUFFRANCE AU TRAVAIL NIÉE PAR LA DIRECTION !

Les cheminot·e·s de l’encadrement subissent une dégradation continue de leurs conditions de travail. Malgré ce constat et les alertes, la Direction persiste à vouloir imposer ses objectifs inatteignables en exerçant une pression permanente et des injonctions contradictoires. La perte de sens au travail se généralise, les risques psychosociaux augmentent et la charge mentale des encadrant·e·s atteint un niveau critique !
De plus, les dérives du forfait-jours ont fait exploser leur temps de travail, bien au-delà de la durée annuelle réglementaire. Sans réel droit à la déconnexion et en invisibilisant les heures réellement effectuées, ce dispositif favorise une part importante de travail non rémunéré et rogne les temps de repos les soirs, les week-ends, et même durant les congés ! L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est sacrifié, au détriment de la santé physique et mentale des cheminot·e·s, mais aussi de l’emploi. Pour la CGT et son UFCM, il est grand temps de briser cette spirale infernale !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • La mise en place d’une grille unique des salaires et l’instauration de l’échelle mobile des salaires indexée sur l’inflation ;
  • La création d’une prime de travail spécifique SUGE et d’une prime de base garantie reconnaissant la technicité des métiers de la SUGE ;
  • Le décompte des heures de travail pour garantir le strict respect du temps de travail annuel ainsi que l’équilibre vie personnelle-vie professionnelle ;
  • Un réel droit à la déconnexion garantissant les temps de repos et protégeant la santé mentale ;
  • L’extension de la liste des emplois-repères à pénibilité avérée (ERPA) et des dispositifs de CAA pénibilité aux agents de commande, aux formateur·trice·s et aux métiers de l’encadrement SUGE ;
  • La classification des postes d’APDX à la classe 5 après 10 ans d’ancienneté, sans remise en cause de la pénibilité ;
  • La reconnaissance des qualifications des formateur·trice·s TIS/TIR par la classe 5 ;
  • La classification des postes de DUO à la classe 8 selon les spécificités métiers et géographiques ;
  • Le maintien des indemnités de port d’armes après 20 ans de pénibilité, y compris en cas de reconversion ou d’aménagement de fin de carrière ;
  • La création de postes de fin de carrière dans toutes les DZS et les agences ;
  • La réduction de moitié des nuits après 50 ans, pour les agents volontaires, avec maintien du salaire et sans repos secs.

POUR UNE SÛRETÉ FERROVIAIRE INTÉGRÉE, RECONNUE ET DÉVELOPPÉE,
AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026,
JE VOTE CGT !

 

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