Fédération CGT des Cheminots


VICTOIRE DES CHEMINOTS DU TECHNICENTRE DE ROMILLY-SUR-SEINE

Amiante

| Communiqué

Ce 14 septembre 2022, la justice a lourdement condamné la SNCF. En reconnaissant le préjudice de 70 cheminots du technicentre de Romilly-sur-Seine, exposés à l’amiante durant des années, la cour d’appel d’Amiens met un terme à des années de procédure.

  • Pour rappel, le 11 juillet 2017, le conseil des prud’hommes de Troyes, saisi par quelque 70 cheminots du technicentre de Romilly-sur-Seine, accompagnés et soutenus par la CGT, condamnait la SNCF au paiement d’indemnités au titre de la réparation de leur préjudice d’anxiété et de la violation délibérée et de mauvaise foi de son obligation de sécurité.
  • Au motif de la prescription de l’action intentée par les cheminots, la SNCF, sans surprise, fera appel du jugement devant la cour d’appel de Reims, qui, par un arrêt du 5 septembre 2018, viendra infirmer toutes les dispositions du jugement du conseil des prud’hommes.
  • Par un arrêt du 8 juillet 2020, la Cour de cassation viendra casser et annuler l’arrêt de la cour d’appel de Reims au motif que celle-ci avait privé sa décision de base légale en déclarant l’action des cheminots prescrite, sans rechercher à quelle date ils avaient cessé d’être exposés à un risque élevé de développer une pathologie grave résultant d’une exposition à l’amiante.
  • L’affaire sera renvoyée devant la cour d’appel à l’audience du 22 avril 2022, où la SNCF ne manquera pas, une nouvelle fois, de demander au tribunal de réformer le jugement rendu par le CPH de Troyes en 2017 en faisant toujours valoir la prescription de l’action des cheminots.
Ce n’est pas ce que retiendra la cour d’appel dans son arrêt du 14 septembre 2022. En effet, pour le tribunal, il ressort des pièces versées aux débats et notamment des nombreux courriers et mises en demeure de la Direccte que les mesures prises par la SNCF au technicentre de Romilly-sur-Seine étaient insuffisantes pour garantir la protection des cheminots contre le risque, que les cheminots n’ont pu personnellement prendre pleine et entière conscience du risque d’exposition qu’à la date du classement des travaux en « opération de retrait » et non plus en « opération d’intervention », et que la date de l’entrée en service d’un local adapté, le 1er janvier 2014, marquait la fin de l’exposition.

La cour d’appel est venue rappeler qu’il incombait à la SNCF de prendre les mesures de prévention nécessaires conformément à la législation et la réglementation en vigueur, et compte tenu de la nature de son activité et de son importance, elle ne pouvait surtout pas ignorer les connaissances scientifiques de l’époque, l’inscription au tableau des maladies professionnelles des affections liées à l’utilisation de l’amiante ou encore la réglementation applicable et les dangers inhérents à ce matériau.

Aujourd’hui, la condamnation de la SNCF vient rappeler que les 70 cheminots qui ont travaillé entre 2001 et 2014 au sein du technicentre SNCF de Romilly-sur-Seine ont été quotidiennement exposés à l’inhalation de fibres/poussières d’amiante alors que leur émission aurait dû être confinée et l’exposition des agents sécurisée par la mise en oeuvre des mesures de sécurité conformes et adéquates.

Cependant, alors que le « risque amiante » est identifié par la SNCF depuis la fin des années 1990, ce n’est que le 1er janvier 2014 que le technicentre de Romilly-sur-Seine sera mis aux normes en vigueur.

Sur la période de 2001 à 2014, la SNCF enfreindra la réglementation applicable en matière de risque d’exposition à l’amiante en classant les activités amiantifères effectuées au sein du technicentre sous le régime des « interventions sur des matériaux, des équipements, des matériels ou des articles susceptibles de provoquer l’émission de fibres d’amiante » alors que ces activités relevaient du régime des « travaux de retrait ou d’encapsulage d’amiante et de matériaux, d’équipements et de matériels ou d’articles en contenant, y compris dans les cas de démolition ».

Il résultera de cette violation des règles de sécurité applicables en matière de prévention du « risque amiante » une exposition considérable aux fibres d’amiante contribuant à la mise en danger des cheminots du technicentre.

Cette violation du droit de la part de la SNCF est d’autant plus grave qu’elle fut délibérée, cette dernière faisant le choix de minimiser le « risque amiante » pour ne pas avoir à prendre les mesures de protection nécessaires afin d’assurer la protection de ses agents, et qu’elle a été dissimulée avec la plus grande mauvaise foi, alors que ce n’est en effet qu’en 2014 que les cheminots du technicentre vont s’apercevoir de la violation par la SNCF des règles de prévention du « risque amiante » à Romilly-sur-Seine.

Pendant ces cinq années de procédure, la SNCF a toujours cherché à se dédouaner de ses responsabilités en se contentant, toujours froidement, de se défendre uniquement sur le terrain de la prescription et de l’absence de préjudice sans rien objecter quant à la mise en danger résultant de l’exposition illicite des cheminots à l’amiante, ce qui sonne encore aujourd’hui comme un aveu de culpabilité.

LA CGT EXIGE :

  • le respect pur et simple des mesures de prévention et du processus de production ;
  • le retrait de toutes les sources de fibres ou d’amiante ;
  • la cessation de toutes menaces ou pressions pour obliger les cheminots du Matériel à mettre leur santé en danger.

La CGT continuera à tout mettre en oeuvre pour protéger la santé des cheminots et à faire respecter la législation en vigueur.

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DES MAUVAIS CHOIX QUI ONT DES CONSÉQUENCES !

| Communiqué

Le procès de l’accident ferroviaire de Denguin aura lieu du 5 au 9 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Pau.
Depuis cet accident, les moyens dévolus à la maintenance n’ont cessé de rétrécir. La CGT continuera de porter ces enjeux, notamment lors de la table ronde sécurité du 21 octobre prochain présidée par le P-DG de SNCF Réseau.

Le 17 juillet 2014, un TER a percuté un TGV à Denguin, après le passage au vert du sémaphore S23 alors que le TGV se trouvait encore sur la voie. L’acci-dent a fait de nombreuses victimes et provoqué de graves blessures.
Les investigations ont écarté la responsabilité des conducteurs, du régulateur et du matériel roulant. Elles ont mis en évidence un dysfonctionnement de la signalisation lié à la dégradation de câbles électriques par des rongeurs dans une guérite insuffisamment protégée.
Le dossier fait également apparaître des insuffisances concernant la concep-tion des installations, la prévention du risque lié aux rongeurs, la maintenance, la formation des agents, la clarté des procédures et les moyens humains consacrés à la sécurité.
La CGT considère que cet accident ne peut pas être réduit à une panne tech-nique ou à une erreur individuelle. Il pose la question des choix d’organisation du travail : réduction des effectifs, allongement des délais de maintenance, parcours d’astreinte étendus, pression sur la production et priorités budgé-taires incompatibles avec une maintenance réellement préventive.
Derrière ces choix, c’est la responsabilité de l’organisation et des niveaux de décision qui doit être examinée. Les agents de terrain ne peuvent pas être désignés comme les responsables lorsque les moyens, les formations et les consignes ne leur permettent pas d’assurer pleinement leur mission de sécu-rité.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large. Après Brétigny, puis Eck-wersheim, et plus récemment l’accident survenu en Normandie, la question revient toujours : les accidents ferroviaires sont-ils traités comme des événe-ments isolés ou comme les conséquences de choix durables en matière d’organisation, d’effectifs et de maintenance ? Pour la CGT, les mêmes causes produisent les mêmes effets lorsque les alertes du terrain ne sont pas enten-dues et que la sécurité reste soumise aux impératifs de productivité.
La CGT des cheminots s’est constituée partie civile afin de défendre l’intérêt collectif de la profession. Elle entend faire reconnaître l’atteinte portée à la sécurité des cheminots, des conducteurs, des agents de maintenance et, plus largement, à l’ensemble du service public ferroviaire.
La CGT demandera que soient pleinement examinées les responsabilités des sociétés renvoyées devant le tribunal, ainsi que les choix d’organisation qui ont contribué à fragiliser la prévention des risques. Elle rappellera que la sécurité ne peut pas dépendre des seuls moyens disponibles ni être ajustée aux con-traintes de production.

La sécurité ferroviaire est une obligation collective. Elle ne peut être sacrifiée à la rentabilité, à la réduction des effectifs ou à la recherche de gains de productivité.

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LYCÉEN·NES, ÉTUDIANT·ES, SALARIÉ·ES : forces vives de la nation !

| Communiqué

Depuis plusieurs jours, les lycéen·nes et étudiant·es se mobilisent devant leurs établissements. Ce 1er octobre, ce sont plus de 30 universités et 640 lycées qui étaient concernés de Paris à Carpentras en passant par Rouen, Poitiers ou Rennes.
Le projet de budget 2027 prévoit de supprimer encore des postes d’enseignants et maintient le gel du point d’indice.

Des revendications légitimes !

Le manque de moyens humains et financiers dans les établissements scolaires, les inégalités d’accès aux études supérieures aggravées par Parcoursup et « Mon Master », l’augmentation globale des frais d’inscription à l’université et la baisse des aides sont autant de conséquences de la même politique qui frappe de plein fouet les étudiant·es, lycéen·nes et salarié·es.
Cette politique d’austérité impacte tous les services publics, dont le ferroviaire : le désengagement de l’État se poursuit en faisant peser le financement du réseau sur la SNCF elle-même. Les cheminot·es en paient le prix : attaque sur les droits et la réglementation du travail, dégradation de la sécurité, suppressions d’emplois, manque de moyens pour travailler dignement.

Une réponse inadmissible

La répression policière et l’intimidation à l’oeuvre, contre des jeunes citoyen·nes en lutte pour leurs droits, sont inacceptables. Ce n’est pas au ministère de l’Intérieur de gérer cette crise profonde de l’enseignement public ! Ce qu’il faut, c’est apporter des réponses à la hauteur des enjeux, abandonner les politiques austéritaires et redonner les moyens nécessaires aux services publics, et à toutes celles et ceux qui les font vivre, de mener à bien leurs missions.

Toutes et tous concerné·es

La France, pays démocratique, doit pouvoir laisser s’exercer la liberté d’expression, le débat contradictoire, avec au coeur une jeunesse qui s’implique dans les choix de société.
Face aux revendications portées par une jeunesse qui demande des conditions dignes pour apprendre, le gouvernement entend poursuivre sa politique régressive, qui confisque les moyens de bien travailler et la liberté de revendiquer.
Dans le ferroviaire, les jeunes cheminot·es et les alternant·es sont concerné·es par l’accès à la formation, au logement et aux aides sociales. Des bancs des établissements scolaires jusqu’aux emprises ferroviaires, la précarité doit cesser !
Il faut dès maintenant entendre et répondre aux revendications légitimes de la jeunesse mobilisée et aux besoins de services publics dans l’intérêt général de la nation !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS SE TIENT AUX CÔTÉS DES JEUNES MOBILISÉ·ES ET CONDAMNE TOUTES LES VIOLENCES D’ÉTAT EXERCÉES À LEUR ENCONTRE !

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AU SERVICE DES CHEMINOTS, PAS DE LA RENTABILITÉ !

| Maîtrise et cadres UFCM

Les 9 et 17 septembre derniers, la CGT a participé à deux réunions bilatérales consacrées à l’intelligence artificielle (IA), à SNCF Voyageurs et à SNCF Réseau.
Alors que l’IA impacte l’ensemble du GPU, la Direction choisit de traiter le sujet séparément dans chaque SA, empêchant un véritable débat de fond sur les conséquences de l’IA pour les cheminot·e·s, leurs métiers et le service public ferroviaire.
Derrière des présentations rassurantes et un discours axé sur la modernisation, la Direction affiche sa volonté d’accélérer le déploiement de l’IA. Pour la CGT, le progrès n’a de sens que s’il bénéficie à toutes et tous, et l’humain doit rester aux commandes.

UN DÉPLOIEMENT DE L’IA SANS DÉBAT NI TRANSPARENCE !

La Direction reconnaît que des outils intégrant de l’IA sont déjà utilisés depuis plusieurs années au sein des SA Réseau et Voyageurs, sans information préa-lable des représentants du personnel, ce qui ne l’empêche pas d’annoncer vouloir amplifier son déploiement ! Avec SNCF-GPT, elle affirme vouloir « sécu-riser les données » et présente l’IA comme un simple outil d’assistance destiné à gagner en temps et en efficacité. Mais lorsque sont abordées les consé-quences concrètes sur l’emploi, les salaires, les qualifications ou l’ouverture à la concurrence, la Direction botte en touche.
Pour la CGT, cette approche purement technico-technique est insuffisante : une technologie n’est jamais neutre lorsqu’elle transforme l’organisation et le contenu du travail !

DERRIÈRE LE DISCOURS TECHNOCRATIQUE, LA COURSE À LA PRODUCTIVITÉ !

Pour les directions d’entreprise, l’IA est avant tout présentée comme un levier d’optimisation des coûts et des effectifs. Les exemples déjà observés à la SNCF interrogent, à commencer par les outils de commande du type Hastus, Oscar et Score pour les roulants, Self-Service pour les agents de gare. Des IA trient déjà les appels dans les RCAD et distribuent le travail des chemi-not·e·s des agences Paie et Famille. Des transformations sont également attendues dans l’Ingénierie du Matériel, dans les communications entre les opérateurs sécurité sur les liaisons transfrontalières avec des traducteurs du type Athéna à la Traction. Plus largement, la déshumanisation des gares, des trains et de nos métiers montre que ces dangers sont désormais bien réels !
Chez SNCF Réseau, la réflexion autour d’un outil d’organisation des travaux piloté par IA illustre cette logique. Après avoir détruit les métiers, les savoir-faire et les coordinations préexistantes avec la mise en place de Résonances, ce genre d’annonce est hors sol ! Pour la CGT, l’IA doit améliorer le travail des cheminot·e·s et renforcer le service public, et non justifier des suppressions d’emplois, dégrader les conditions de travail ou faire pression sur les salaires !

L’HUMAIN DOIT RESTER AUX COMMANDES !

Il est nécessaire que tout déploiement d’outils contenant de l’IA ayant une incidence sur le travail fasse l’objet d’une information-consultation préalable des CSE, conformément aux obligations de l’employeur.

La CGT exige que soient systématiquement évalués les effets sur :

  • l’emploi ;
  • les métiers et les qualifications ;
  • les parcours professionnels ;
  • la formation ;
  • la santé et la sécurité ;
  • les conditions de travail.
  • Aucun système ne doit pouvoir décider à la place des cheminot·e·s ni servir de prétexte à la remise en cause de leurs droits.

LA CGT ET SON UFCM, PORTE DES PROPOSITIONS !

La CGT revendique un encadrement strict du recours à l’intelligence artificielle afin de garantir qu’elle reste au service des salarié·e·s.
Nous revendiquons :

  • l’interdiction de l’IA dans les décisions relatives à l’embauche, l’évaluation, la rémunération, la gestion des carrières ou les procédures disciplinaires ;
  • le maintien d’une décision humaine pour toute mesure impactant un cheminot ou une che-minote ;
  • un contrôle social des outils d’IA, de leur conception à leur exploitation, incluant les données utilisées, les objectifs poursuivis et les droits d’accès ;
  • une information-consultation systématique des CSE sur les conséquences en matière d’em-ploi, d’organisation et de conditions de travail ;
  • la garantie qu’aucun déploiement d’IA ne conduise à des suppressions d’emplois.

Pour la CGT, les gains de productivité générés par l’IA doivent bénéficier aux cheminot·e·s par la réduction du temps de travail et l’instauration de la semaine de 32 heures, la mise en place de la grille unique des salaires CGT dans le cadre de la construction d’un nouveau Statut du travail cheminot et la conquête de nouveaux droits sociaux.

POUR UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE HUMAIN ET SOLIDAIRE, POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES, AUX ÉLECTIONS CSE DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

 

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POUR UNE INGÉNIERIE DE HAUT NIVEAU, MAILLON ESSENTIEL DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

| Maîtrise et cadres UFCM

Prisonnier·e·s d’une vision comptable court-termiste, d’une non-reconnaissance de la technicité des métiers et des qualifications ainsi que d’un recours abusif à la sous-traitance et à l’externalisation, les cheminot·e·s des pôles d’études et ingénierie (PEI, ex-PRI) sont en première ligne pour essuyer les plâtres de l’ultra-financiarisation de l’entreprise.
Pour l’UFCM-CGT, il est temps de remettre au goût du jour une idée révolutionnaire : LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

Conséquence de la mauvaise loi de 2018 qui impose la règle d’or financière, empêchant la SA Réseau de s’endetter et de la Loi d’orientation des Mobilités (LOM) qui reporte la propriété des Lignes de Dessertes Fines du Territoire (LDFT) aux régions, le projet « Résonances » a été une véritable attaque en règle contre le service public ferroviaire et les cheminot·e·s.

LA VENTE À LA DÉCOUPE DU RÉSEAU AU DÉTRIMENT DE L’INGÉNIERIE !

Derrière le vernis affiché sur les présentations et les grands discours, « Résonances » a profondément changé la donne en rattachant les pôles d’études et ingénierie (PEI) aux nouvelles directions régionales, entrant dans le giron des DG (ex-ZP). Sous couvert d’une décentralisation de façade, cette réorganisation met l’ingénierie au service des appels d’offres, en mobilisant les PEI pour répondre aux besoins commerciaux de la SA Réseau, notamment auprès des nouveaux entrants, avec une approche purement comptable, au détriment des cheminot·e·s et du service public !
Les PEI contribuent ainsi aux gains de productivité de la SA Réseau dans un contexte d’ouverture à la concurrence. Ce changement génère une perte de vision stratégique de l’ingénierie, une pression accrue sur les moyens humains et financiers avec des répercussions sur l’emploi, ainsi qu’un affaiblissement du rôle des PEI, indispensables au service public ferroviaire et à l’aménagement du territoire. Pour l’UFCM-CGT, seul le retour à une entreprise publique, unique et intégrée permettra aux cheminot·e·s des PEI de travailler dans des conditions optimales, avec les moyens humains et techniques nécessaires au développement du service public ferroviaire de demain !

INGÉNIEUR·E·S, CADRES, TECHNICIEN·NE·S ET AGENT·E·S DE MAÎTRISE (ICTAM) DES PEI :
POUR UNE VÉRITABLE RECONNAISSANCE DES MÉTIERS DE L’INGÉNIERIE !

Depuis l’accord classifications-rémunérations (que la CGT n’a pas signé), tous les agent·e·s et spécialistes études, quels que soient leur classe ou leur métier, sont devenus des « chargé·e·s de production Ingénierie ». Cette uniformisation des postes a eu pour effet de casser les parcours professionnels, en supprimant les spécificités métier et les possibilités d’évolution. Elle a également conduit à une remise en cause de la reconnaissance des diplômes et des qualifications. En regroupant sous un même emploi-repère des métiers aux niveaux d’expertise différents, la reconnaissance de la technicité propre à chaque spécialité de l’ingénierie s’en trouve amoindrie.

L’ingénierie intervient sur l’ensemble du champ ferroviaire : ingénierie d’études techniques, de projet, d’exploitation, de maintenance, recherche et développement… Une production ferroviaire de qualité doit s’appuyer sur une ingénierie forte et intégrée, garante de la sécurité, reposant sur des effectifs en nombre suffisant et reconnus à la hauteur de leurs qualifications et de la technicité de leurs métiers, sous maîtrise publique exclusive du GPU SNCF, afin de garantir un service public ferroviaire de haut niveau !

PAS D’INGÉNIERIE DE QUALITÉ SANS CADRE SOCIAL DE HAUT NIVEAU !

Les conditions de vie et de travail des cadres et maîtrises se sont fortement dégradées : la charge mentale ne cesse d’augmenter et le temps de travail explose, notamment dû au forfait-jours. Cette pression constante entraîne une perte de sens et une souffrance au travail causant des effets dévastateurs sur la santé physique et mentale des cheminot·e·s. L’UFCM-CGT exige un décompte horaire garantissant le respect du temps de travail annuel, une mise en oeuvre d’un réel droit à la déconnexion préservant les temps de repos ainsi qu’une reconnaissance de la pénibilité des métiers de l’encadrement ! LA GESTION CGT DES ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES : UNE VISION ÉMANCIPATRICE, SOLIDAIRE ET HUMAINE !
La CGT et son UFCM rappellent que les CSE qui ne mutualisent pas totalement la dotation destinée aux activités sociales et culturelles (ASC) avec les CASI privent les cheminot·e·s et leurs ayants droit de l’ensemble des prestations sociales et culturelles que ces derniers proposent.
Contrairement à certaines organisations syndicales qui privilégient les chèques en tous genres et le tourisme marchand, la gestion CGT des ASC via les CASI et le CCGPF garantit un véritable droit à des ASC émancipatrices, progressistes et humaines, ainsi qu’aux vacances pour toutes et tous (actif·ve·s, retraité·e·s et enfants), permettant à celles et ceux qui n’en auraient jamais la possibilité d’en bénéficier.

CAR NON, CONTRAIREMENT À CE QUE DISENT CERTAINES ORGANISATIONS SYNDICALES, LES ACTIVITÉS SOCIALES ET CULTURELLES NE SONT PAS UN COMPLÉMENT DE SALAIRE !

AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026,
POUR LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE,
POUR DÉFENDRE MES DROITS ET EN GAGNER DE NOUVEAUX,
JE VOTE CGT !

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PAS DE SALAIRES SUR VOIE DE GARAGE

| Non classé

Partout, les cheminotes et les cheminots voient leurs salaires décrocher, leur niveau de vie reculer et les dépenses indispensables absorber une part toujours plus grande de leur budget.
Quels que soient leur métier ou leur statut, toutes et tous font face à la même urgence : pouvoir vivre dignement de leur travail.

Même dans l’hypothèse la plus favorable, l’inflation atteindrait 2,9 % d’ici à la fin de 2026. En un an, le gazole a bondi de 41 % et l’essence de 24 %. En neuf mois, les dépenses contraintes – loyers, énergie, transports, assurances ou crédits – ont augmenté de 3,6 %. L’alimentation pèse elle aussi toujours plus lourd, avec notamment une hausse de 17 % pour les légumes frais.

À LA SNCF, LE COMPTE N’Y EST PAS

Réuni le 22 septembre à la SNCF, l’Observatoire de la rémunération a confirmé ce que les fiches de paie disent déjà : pendant que les prix prennent de la vitesse, les salaires restent à quai. Mois après mois, l’écart se creuse et le niveau de vie des cheminotes et des cheminots poursuit sa sortie de voie.
Face à ce constat et à la colère exprimée massivement, notamment par l’action de grève du 10 juin, la direction a annoncé l’ouverture, le 3 novembre, de discussions pour le « pouvoir d’achat ».
Chaque jour, les cheminotes et les cheminots font circuler les trains, assurent le service public ferroviaire et produisent la richesse de l’entreprise. Cette richesse doit revenir à celles et ceux qui la créent : leur engagement et leur savoir-faire exigent plus que des mots de remerciements. Ils exigent de véritables augmentations.

NOS SALAIRES DOIVENT CHANGER DE VOIE

Réunies en interfédérale le soir même de l’Observatoire, la CGT Cheminots, l’UNSA-Ferroviaire et la CFDT Cheminots portent ensemble des revendications unitaires (SUD-Rail, également invitée, a malheureusement décliné sa participation) :

  • Des augmentations générales maintenant : une revalorisation immédiate des salaires pour rattraper la chute du niveau de vie et reconnaître réellement le travail des cheminots,
  • Des primes de travail enfin revalorisées : une hausse significative pour tous les collèges, avec des mesures équivalentes pour les contractuels,
  • Une indemnité de résidence à la hauteur : une véritable indexation tenant compte de la crise du logement et des disparités géographiques, avec des mesures équivalentes pour les contractuels,
  • Un vrai 13e mois pour toutes et tous : sa généralisation à l’ensemble des cheminots, statutaires comme contractuels.

Rien ne nous sera donné ! Dès maintenant, tenons-nous prêts à agir pour aller chercher ce qui nous est dû !

ENSEMBLE, ALLONS CHERCHER NOS AUGMENTATIONS !

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Alternant·e·s : construisons l’avenir sur des droits de haut niveau !

| Espace jeunes

Les politiques d’austérité menées au sein du GPU SNCF n’ont pas épargné les alternant·e·s. Précarité, mal-logement, alourdissement de la charge mentale, pression subie, incertitudes sur l’avenir…
Pour la CGT, son UFCM et ses collectifs Jeunes, il est urgent de gagner des droits nouveaux pour les alternant·e·s, qui sont les cheminot·e·s d’aujourd’hui et de demain !

Les alternant·e·s ne doivent pas être une main-d’oeuvre à bas coût, sous prétexte qu’elles et ils sont jeunes ! Utilisés par la Direction pour combler les manques de personnels, rémunérés au minimum légal, privés de primes de travail et de gratification de fin d’année, et contraints d’assumer une grande partie de leurs frais de transport, de déplacement (repas, etc.) et d’héberge-ment, elles et ils subissent une précarité insupportable. Pourtant, l’entreprise bénéficie d’importants financements publics en faveur de l’alternance. Pour la CGT et son UFCM, ces aides doivent servir à former les cheminot·e·s de demain au lieu de servir à réaliser des gains de productivité !

MAL-ÊTRE ET SANTÉ MENTALE : AGIR MAINTENANT !

Les alternant·e·s doivent bénéficier d’un statut social de haut niveau, garan-tissant une rémunération juste, des conditions de vie dignes et de réelles perspectives professionnelles. Cela leur procurerait une sécurité économique et sociale, leur permettant de réussir pleinement leurs vies personnelle et professionnelle. Garantir des conditions de vie dignes pour les cheminot·e·s en alternance, c’est aussi garantir leur réussite et préparer l’avenir !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT POUR TOU·TE·S LES ALTERNANT·E·S :

  • le recrutement en CDI à l’issue de leur formation, pour celles et ceux qui le souhaitent ;
  • l’augmentation de leur rémunération et la reconnaissance de leurs diplômes ;
  • l’attribution de la prime de travail et de la gratification de fin d’année ;
  • la prise en charge par l’employeur de tous les frais de transport et de dépla-cement domicile-CFA-lieu de travail ;
  • des garanties de logement et d’hébergement, et la prise en charge intégrale des loyers ;
  • qu’elles et ils bénéficient d’un accompagnement de qualité assuré par des cheminot·e·s en nombre suffisant, disposant du temps nécessaire au tutorat et au monitorat, afin de garantir la transmission des savoirs, des savoir-faire et de la culture cheminote.

POUR DES DROITS NOUVEAUX, POUR UN AVENIR HUMAIN ET SOLIDAIRE, AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DU 19 AU 26 NOVEMBRE 2026, JE VOTE CGT !

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NOTRE SALAIRE, NOTRE AVENIR !

| Espace jeunes

Les loyers augmentent. Les denrées alimentaires augmentent. L’énergie, les transports, les assurances augmentent.
Et nos salaires ?

La direction nous parle de péril du modéle économique, de graphiques et de patience. Mais nous, on regarde notre compte en banque à la fin du mois. Pour une génération qui débute dans le ferroviaire, qui cherche à se
loger, qui veut construire sa vie, les salaires sont une question d’avenir.

NOTRE TRAVAIL CRÉE DES RICHESSES.
NOTRE SALAIRE DOIT NOUS PERMETTRE D’EN VIVRE !

Face à une inflation galopante à 2,9 % (dans les meilleurs prévisions) et des dépenses contraintes qui bondissent de 3,6 %, l’augmentation dérisoire de 0,18 % octroyée début 2026 par la direction condamne les bas salaires à la précarité.
Le loyer étant le premier poste de dépense des ménages, garantir un logement digne à tous les nouveaux embauchés cheminot.es de la branche (SNCF, filiales et privées) est une mesure d’urgence et un levier puissant contre la précarité.
C’est un des moyens de redonner immédiatement du pouvoir d’achat, et d’imposer que notre travail nous permette enfin de vivre dignement !

  • +12 % d’augmentation générale immédiatement pour toutes et tous,
  • Un Nouveau Statut du Travail Cheminot comprenant une grille unique des salaires,
  • La revalorisation des primes de travail et de traction, avec l’équivalent pour les contractuel·les,
  • Un véritable 13e mois pour toutes et tous,
  • Le rattrapage du contentieux salarial,
  • L’échelle mobile des salaires, pour que nos paies suivent les prix,
  • Une embauche = un logement!

La direction annonce des NAO en janvier 2027 et une réunion « pouvoir d’achat »
le 3 novembre, elle reconnaît donc qu’il y a une problématique sérieuse!

JEUNES CHEMINOT·ES, NOUS N’ATTENDRONS PAS !
Nos fins de mois, c’est maintenant.
Nos loyers, c’est maintenant.
Nos besoins, c’est maintenant.
Notre avenir, c’est maintenant.

La jeunesse cheminote ne veut pas de promesses.
ELLE VEUT DU SALAIRE !
POUR L’AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES
TOUT DE SUITE !
RASSEMBLONS-NOUS.
ORGANISONS-NOUS.
MOBILISONS-NOUS.

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GM : FACE À NOS RÉALITÉS, PLACE À LA RECONNAISSANCE DE NOTRE MÉTIER !

| Maîtrise et cadres UFCM

À l’initiative de la CGT, une audience s’est tenue le 8 septembre dernier. Trois axes revendicatifs majeurs ont été portés : la reconnaissance de la pénibilité, la revalorisation de la prime de travail et l’ouverture à un véritable parcours professionnel des métiers de la commande et de la planification.

Cette première audience confirme l’analyse de la CGT, les transformations de l’entreprise ont profondément modifié le métier de gestionnaire de moyens : multiplication des outils numériques, réorganisations, charge de travail accrue et perte de sens au travail. Pour-tant, les GM restent au coeur de la production ferroviaire et assument chaque jour des responsabilités essentielles. Face à cette situation, la CGT et son UFCM portent trois exi-gences : pénibilité et conditions de travail, reconnaissance salariale et parcours profes-sionnels.

LA CGT POURSUIT SON PROCESSUS AVEC LES GM.

Pénibilité – Le quotidien des agents de la commande, qu’ils soient GM, RCT, programmeurs ou ordonnanceurs, est marquée par des contraintes lourdes et chroniques. Horaires en 2X8, 3X8 ou forfait jours, alourdissement de la charge mentale, travail sous pression, déni du droit à la déconnexion, gestion des incidents, décisions à prendre rapidement et responsabilité permanente dans la production constituent leur réalité quotidienne. Ces contraintes ne peuvent plus être ignorées par la Direction ! Elles doivent être pleinement reconnues et prises en compte dans les emplois repères à pénibilité avérée (ERPA).

Reconnaissance salariale – La charge de travail, les contraintes horaires, la pression per-manente et les responsabilités assumées par les agents de la commande justifient une véritable revalorisation de la prime de travail (et une mesure équivalente pour les contrac-tuels). La Direction refuse pourtant de reconnaître l’expertise et les fonctions d’encadre-ment exercées au quotidien par les GM. Cette absence de reconnaissance n’est plus acceptable ! La CGT et son UFCM revendiquent le rattachement des gestionnaires de moyens de la commande Traction et Trains au code prime 25, correspondant à la prime d’encadrement train, afin que leurs responsabilités et les contraintes spécifiques de leur métier soient enfin reconnues.

Parcours professionnels – Les compétences acquises, la reconnaissance de la technicité du métier, l’expérience, l’ancienneté et les responsabilités assumées doivent ouvrir des droits et des perspectives. Pour la CGT et son UFCM, il n’est pas question que les cheminot·e·s soient condamnés à rester dans un « tube » professionnel alors même que l’entreprise leur demande de s’adapter en permanence. L’évolution des métiers doit aussi être une opportunité d’évolution professionnelle pour les GM.

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’élargissement de la liste des ERPA aux GM, ouvrant droit à la cessation anticipée d’activité (CAA) pénibilité ainsi qu’aux dispositifs de rémunération P1, P2 et P3 ;
  • le rattachement de la prime de travail au code prime 25 (environ + 144 euros men-suels) et une mesure équivalente pour les contractuels ;
  • une prime de base garantie reconnaissant la technicité du métier, mensuelle, cotisée et prise en compte pour la retraite ;
  • la prise en compte du temps de prise de service à hauteur de 10 minutes par JS, au moyen de l’incrémentation d’un compteur à la main de l’agent ;
  • un parcours professionnel reconnaissant les diplômes, les qualifications et l’ancienneté pour un véritable déroulement de carrière et des passerelles entre les métiers.

C’EST POURQUOI LA CGT APPELLE TOUS LES CHEMINOT·E·S GESTIONNAIRES DE MOYENS À SIGNER ET FAIRE SIGNER LA PÉTITION. CELLE-CI DOIT PERMETTRE D’INTERPELLER LA DIRECTION DANS LES PROCHAINES SEMAINES SUR LA BASE DE NOS REVENDICATIONS.

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UNE DIRECTION QUI PERSISTE ET SIGNE !

| Maîtrise et cadres UFCM

À la suite d’une obligation juridique, la direction du GPU a convié la CGT le 23 septembre 2026 à une réunion portant sur la mise en oeuvre de l’accord forfait-jours, que la CGT n’a pas signé.
Loin de revenir sur l’essence même de ce dispositif, cette réunion a surtout été l’occasion pour la Direction de réaffirmer sa volonté de poursuivre dans cette voie !

La participation de la CGT à cette réunion a été l’occasion, une nouvelle fois, de réaffirmer notre revendication d’abrogation pure et simple de toute forme de comptabilisation du temps de travail forfaitisé en jours. Après 9 années d’application chaotique et détournée du forfait-jours, et d’un suivi quasi inexistant, la direction s’est simplement contentée de proposer un bien pâle ripolinage de ce dispositif sans s’attaquer à la source du problème, à savoir l’absence de comptabilisation des heures réellement travaillées !

Pour la CGT et son UFCM, ce ne sont ni les opérations de communication ni la succession d’interminables « groupes de travail » visant à débattre des contraintes et des dégâts du forfait-jours, sans jamais les remettre en cause, qui régleront l’explosion du temps de travail et l’aggravation de la charge mentale subies au quotidien par les encadrant·e·s !

La charge de travail de l’encadrement doit être étudiée poste par poste en dehors du carcan du forfait-jours, suivie en IRP et permettre de déterminer le nombre et les types d’emplois nécessaires pour assurer un service public ferroviaire de qualité. Pour la CGT et son UFCM, l’autonomie c’est avant tout d’avoir la main sur l’organisation de ses missions !
Seul point positif, la direction a annoncé que le droit à la déconnexion fera l’objet d’une négociation à part. La plateforme commune unitaire du 24 octobre 2025, construite sous l’impulsion de l’UFCM-CGT, a porté ses fruits. La Fédération CGT des cheminots continuera de porter la construction d’une réponse revendicative massive et la plus unitaire possible dans l’intérêt de tous·tes les cheminot·e·s !

La CGT et son UFCM revendiquent :

  • le décompte horaire du temps de travail ;
  • la mise en place de plages horaires variables ;
  • le calcul des emplois nécessaires au respect du temps de travail et des temps de repos ;
  • de remettre l’Humain au centre de l’organisation de la production et du travail.

POUR DES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL QUI PROTÈGENT RÉELLEMENT LA SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE DES CHEMINOT·E·S ET QUI FAVORISENT L’EMPLOI, ÉLEVONS COLLECTIVEMENT LE RAPPORT DE FORCE !

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