Fédération CGT des Cheminots


INSUFFISANCE DES PENSIONS : LA CPRP SNCF INTERPELLE LE GOUVERNEMENT !

Protection sociale

| Les conditions sociales

Forte des résultats électoraux recueillis dans le cadre des élections des représentants des retraités au Conseil d’Administration de la CPR et dans le cadre des élections CSE, la CGT a impulsé une interpellation et une demande d’audience auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé, sur la question de l’insuffisance des niveaux de pension, au travers une délibération du Conseil d’Administration.
Cette délibération a été adoptée par le Conseil d’Administration de la CPR du 18 décembre.
UNE DÉCISION INÉDITE !

Le Conseil d’Administration de la Caisse de Prévoyance et de Retraite du Personnel de la SNCF s’est réuni dans un contexte social fortement dégradé par les inégalités croissantes, les niveaux insuffisants des salaires et pensions, entrainant une baisse du pouvoir d’achat des salariés aggravée par une remise en cause des Services Publics et donc de la réponse aux besoins, au profit d’intérêts privés.

Un débat sur la revalorisation des pensions des cheminots retraités était inscrit à l’ordre du jour du Conseil d’Administration.

Les administrateurs CGT ont rappelé les éléments de contexte impactant le niveau de vie des retraités : CSG, hausse des dépenses de santé, niveau insuffisant des revalorisations de pensions depuis 9 ans…

Pour rappel, depuis 2009 pour les cheminots et 2004 pour les salariés du régime général, les pensions sont indexées sur l’indice Insee des prix, indicateur d’ensemble à partir de la consommation moyenne de toute la population, qui ne correspond pas à la consommation réelle des retraités et ne tient pas compte de leurs dépenses contraintes (CSG, CRDS, CASA, suppression de la demi-part fiscale, fiscalisation de la majoration enfant, forfaits et franchises médicales…).

Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) pointait en 2015 que les pensions n’avaient progressé que de 17,52 % entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2014, alors qu’une indexation sur le salaire moyen aurait produit une augmentation de 29,09 %.

Les administrateurs CGT ont porté les revendications des cheminots, à savoir une augmentation immédiate des pensions et une revalorisation automatique des pensions basée sur l’évolution du salaire moyen, en intégrant les augmentations générales de salaires, mais également celles dues à la technicité des métiers. Cela permet d’assurer la solidarité intergénérationnelle et c’est aussi le seul moyen d’empêcher un décrochage du niveau de vie des retraités.

Par ailleurs, le gouvernement envisage désormais, au travers le projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2019, de supprimer simplement les réévaluations automatiques des pensions.

yr201C’est dans ce contexte qu’une délibération a été proposée au Conseil d’Administration pointant les éléments de contexte, la problématique du niveau insuffisant des pensions et sollicitant une audience des représentants des affiliés auprès de la Ministre chargée des Solidarités et de la Santé.

Les représentants de la direction de l’entreprise, décideurs du gel des salaires depuis 4 ans, grands consommateurs d’exonérations de cotisations sociales et donc co-responsables directs avec le gouvernement de l’affaiblissement du financement du régime spécial et de la baisse du pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités, ont préféré s’abstenir sur ce vote.

L’ensemble des administrateurs représentant les affiliés, ainsi que le président du Conseil d’Administration ont voté favorablement cette délibération, qui a donc été adoptée.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS ET SON UFR APPELLERONT LES CHEMINOTS ACTIFS ET RETRAITÉS À S’EMPARER DE CETTE RENCONTRE POUR PESER SUR LES CHOIX POLITIQUES EN TERMES DE NIVEAUX DES SALAIRES ET DES PENSIONS !

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LE SALAIRE, POUR LA CGT, C’EST TOUTE L’ANNÉE !

Accord NAO salaires SNCF

| Les conditions sociales

La CGT ne signera pas l’accord salarial 2026.

Les propositions de la direction SNCF constituent une véritable provocation envers l’ensemble des cheminots.

Pour autant, la question des salaires n’est pas close !

Dès lors, nous appelons tous les cheminots à se rassembler dans les syndicats CGT afin de décider et d’organiser les mobilisations nécessaires.

Les mesures salariales reprises à l’accord ne répondent pas aux besoins des cheminots. Ces mesures accentuent les disparités et augmentent la précarité, en développant des dispositifs de rémunération non pérennes et non assujettis aux cotisations sociales, comme le complément de PPV.

Cela se fait au détriment des augmentations générales des salaires, tout en réduisant les indemnités en cas de maladie ainsi que les montants des pensions de retraite.

DU VENT DANS LES POCHES

La machine à enfumer fonctionne à plein régime. Les Temps réels de la Direction, relayés par les médias, prétendent que les cheminots seraient déjà privilégiés et profiteraient, en plus, de mesures NAO 2026 présentées comme généreuses.
Pourtant, les chiffres traduisent une tout autre réalité de la situation et du contenu de cet accord.

12 € C’est le prix d’un bidon de lessive… mais c’est aussi l’augmentation du salaire moyen de base mensuel brut à partir d’octobre 2026.
0,18% D’augmentation générale des salaires sur l’année 2026.
21,3% D’inflation cumulée depuis 10 ans.
1,3 Md€ Pour gaver les organismes de complémentaire santé obligatoire au détriment des salaires et des régimes de base (Sécurité sociale et régime spécial SNCF).
– 6,2% De la part du salaire liquidable/imposable sur 6 ans du fait du développement de la PPV et intéressement que d’autres organisations syndicales promeuvent lors des NAO.
Il faudrait travailler 11 trimestres de plus pour compenser cette perte sur la pension de retraite, soit presque 3 ans.
Cette baisse a également des conséquences sur les revenus de remplacement en cas de maladie.

Bien sûr, les initiatives organisées par la CGT le 13 janvier ont contraint la Direction à céder une forme d’annualisation de la majoration pour ancienneté. Toutefois, elle est très limitée, sans revalorisation et sans tenir compte de la pénibilité. De plus, elle maintient les inégalités entre cheminots contractuels et statutaires, instaurées par l’accord sur les classifications et rémunérations, auquel seule la CGT s’oppose.

EXIGEONS DES AUGMENTATIONS EN METTANT COLLECTIVEMENT LA PRESSION !

Tout au long de l’année, les mobilisations sur la question des salaires, souvent de proximité ou de métier, font bouger les lignes. C’est particulièrement le cas des initiatives organisées par la CGT pour la reconnaissance de la technicité des métiers, à la Traction, au Train, à la Circulation, à l’Équipement et dans bien d’autres secteurs.

La période des notations pour les cheminots au statut et des entretiens individuels pour les revalorisations salariales individuelles des cheminots contractuels s’ouvre !

L’accord Classifications et Rémunérations permet des revalorisations totalement arbitraires, qui visent à diviser les cheminots contractuels entre eux, alors que les cheminots au statut voient leur évolution salariale fortement ralentie.

Portons alors, ensemble, les réclamations des cheminots contractuels et cheminots statutaires pour des revalorisations salariales avec des initiatives et des interpellations des directions locales organisées par nos syndicats de site CGT.

INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DES SYNDICATS DE SITE POUR PORTER COLLECTIVEMENT LES RÉCLAMATIONS !
FAITES COMME DES MILLIERS DE CHEMINOTS, ORGANISEZ-VOUS EN REJOIGNANT LA CGT
POUR DÉFENDRE ET GAGNER DE NOUVEAUX DROITS !

La CGT revendique :

  • UNE AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES D’AU MOINS 12 % ;
  • UNE GRILLE UNIQUE DES SALAIRES POUR TOUS LES CHEMINOTS (avec une meilleure progression salariale automatique pour les cheminots, statutaires et contractuels) ;
  • UNE VÉRITABLE RECONNAISSANCE DE LA TECHNICITÉ DES MÉTIERS ET SA PÉRENNISATION (avec la revalorisation de la prime de travail, de la prime de traction et une prime de base garantie pour tous les cheminots, contractuels et statutaires) ;
  • L’ANNUALISATION ET LA REVALORISATION DE L’ANCIENNETÉ (Chaque année doit se traduire par une progression automatique et égale pour tous. ) ;
  • UN TREIZIÈME MOIS POUR TOUS.

TOUTES ET TOUS CHEMINOTS, REFUSONS L’AUSTÉRITÉ ! EXIGEONS LE PROGRÈS SOCIAL !
LA BATAILLE POUR LES SALAIRES, C’EST ENSEMBLE ET TOUTE L’ANNÉE !

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L’ALLIANCE DES DROITES CONTRE LES TRAVAILLEURS À L’ASSEMBLÉE NATIONALE !

Droit de grève

| Les conditions sociales

Une offensive législative majeure contre les droits sociaux se prépare pour le 22 janvier prochain. Profitant d’une niche parlementaire, le groupe Les Républicains, avec l’appui du RN, veut s’attaquer au 1er mai et durcir le droit de grève dans les transports. La Fédération CGT des cheminots appelle les parlementaires progressistes à renvoyer ces lois dans les poubelles de l’histoire !

En plein bras de fer budgétaire pour l’année 2026, la droite et le patronat profitent de la cure d’austérité imposée par le gouvernement pour accélé-rer leurs attaques.

Ainsi, des projets de loi intitulés « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » ou encore « Concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève et à privilégier le dialogue social et la liberté de circulation » vont être soumis au vote des députés.

Ces textes confirment les velléités du patronat et de leurs porte-serviettes de casser les outils de solidarité au mépris des conquêtes sociales historiques de notre pays.

Concernant le projet de restriction du droit de grève, le texte prévoit notamment :

  • une privation du droit de grève, jusqu’à 30 jours par an ;
  • l’instauration d’une limite de 6 heures de grève par jour, sur un maximum de 7 jours consécutifs. Périodes concernées : veilles et lendemains de jours fériés, vacances scolaires, élections, événements d’ampleur régionale, nationale ou internationale…, fixées par décret en Conseil d’État ;
  • l’allongement du délai de D2I de 48 à 72 heures ;
  • la mise en place d’un dispositif contre les préavis de grève de « longue durée » ;
  • l’interdiction du droit de grève avec les modalités de 59 minutes ou 3 heures et 59 minutes ;
  • l’affichage public du nombre de salariés en grève par ligne, par dépôt, par réseau.

Malgré le rejet unanime des organisations syndicales et l’opposition des forces progressistes, la droite s’obstine. En cherchant l’alliance avec l’extrême droite, elle confirme sa volonté d’aller au bout de sa logique de casse sociale, au mépris du dialogue et de l’unité syndicale.

ALLIANCE DE CIRCONSTANCE OU FONDATIONS DE L’ALLIANCE DES DROITES ?

Pour la CGT, il n’y a pas d’ambiguïté. Nous estimons que la casse des droits sociaux constitue les fondations de l’alliance des droites !

Déjà, fin 2024, É. Ciotti, ancien président de LR et allié aujourd’hui du Rassemblement national, avait tenté le passage d’un projet de loi de ce type, sans succès.

Les travaux parlementaires qui se sont tenus en amont des débats du 22 janvier prochain ont acté que le groupe RN a mené la bataille pour durcir le texte, en présentant des amendements, tels que :

  • passer le nombre de jours d’interdiction de grève à 90 au lieu de 30 ;
  • élargir les motifs d’interdiction du droit de grève ;
  • durcir les sanctions pour les grévistes.

Le RN est une fois de plus démasqué ! Sous sa posture de défenseur des « petits » et avec la bienveillance des médias détenus par les milliardaires, le parti de la haine ne sert que les intérêts des plus puissants pour museler et sanctionner les mobilisations !

La Fédération CGT des cheminots saura prendre ses responsabilités si d’aventure ce texte était voté ! En effet, nous nous opposons fermement à toute évolution visant à restreindre le droit de grève et nous revendiquons l’abrogation de tous les textes existants sur le sujet ! La défense des intérêts des salariés par la grève est inaliénable, quels que soient leur fonction, leur classe ou leur métier !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS CONTINUERA À PORTER SES REVENDICATIONS
POUR L’AMÉLIORATION AU QUOTIDIEN DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE
ET DÉFENDRA L’ENSEMBLE DES DROITS DES CHEMINOTS,
PAR TOUS LES MOYENS QUI SERONT À SA DISPOSITION, Y COMPRIS PAR LA GRÈVE !

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LOIN DU COMPTE !

NAO salaires

| Les conditions sociales

Aujourd’hui se tenait la table ronde salariale à la SNCF.

Partout sur le territoire, les cheminotes et les cheminots ont répondu aux appels à agir lancés par les syndicats CGT.
La Fédération CGT salue celles et ceux qui s’engagent dans l’action collective !

La direction du GPU SNCF ne prend toujours pas la mesure de l’urgence à reconnaître le travail des cheminots.

REVENDICATIONS CGT POSITIONS DE LA DIRECTION
Augmentation générale des salaires d’au moins 12 % + 0,25 % à partir du 1er juillet 2026
+ 0,25 % à partir du 1er octobre 2026
Grille unique des salaires pour tous avec une meilleure progression salariale automatique
pour les cheminots statutaires et contractuels
REFUS (prétextant de l’accord classifications-rémunérations)
Une véritable reconnaissance
de la technicité des métiers et sa pérennisation
(avec la revalorisation de la prime de travail,
de la prime de traction
et une prime de base garantie
pour tous les cheminots contractuels
et statutaires)
PAS DE MESURES POUR L’ENSEMBLE DES CHEMINOTS, mais suite aux mobilisations dans les métiers, la direction cède des mesures (non soumises à accord NAO) :

  • +40 € / mois (au total 100 € / mois) prime technicité Circulation
  • Environ +30 € / mois sur la prime de travail ASCT
  • Environ +40 € / mois prime de Traction
  • Des propositions à venir pour l’Équipement
Revalorisation de l’ancienneté AUCUNE REVALORISATION
Annualisation de la majoration de l’ancienneté
(chaque année doit se traduire
par une progression automatique et égale
pour tous)
LA DIRECTION CONCÈDE LE PRINCIPE D’UNE ANNUALISATION DE LA MAJORATION DE L’ANCIENNETÉ POUR TOUS LES CHEMINOTS.
Cela se traduit par une augmentation annuelle minimale de 0,6 %.
Un véritable 13e mois pour tous REFUS, sous couvert de l’accord classifications-rémunérations qui met en place une rémunération annuelle et pas mensuelle.

AUTRES ANNONCES DE LA DIRECTION

  • Complément de PPV de 250 € versé sur les salaires du mois de mars.
    Ce dispositif dit « prime Macron » exonère l’entreprise de cotisations sociales.
  • Revalorisation du seuil minimum des salaires au niveau du SMIC +10 % (soit 2 005 € brut/mois) (pas soumis à accord NAO). Cela concerne moins de 150 cheminots.
    En conséquence, les seuils de rémunération annuelle pour les cheminots contractuels seront réévalués.
  • Prorogation FMD (Forfait Mobilité Durable) 400 €/an.
    Prime de 150 € pour premier achat de vélo.
  • Pour les cheminots statutaires :
    • 1 200 PR hors compte supplémentaires.
    • Délais de séjours maxi de 4 ans sur les PR des classes 2 à 6, TA et TB.
    • Refonte de la rémunération des classes 8 au statut (non soumis à accord NAO).
  • Enveloppes pour les augmentations individuelles des cheminots contractuels :
    • 1,2 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels des classes 1 à 6.
    • 1,4 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels des classes 7 à 8.
    • 3 % de la masse salariale pour les cheminots contractuels en début de parcours.

 

COMPLÉMENTAIRE SANTÉ : La direction considère que la participation de l’entreprise dans la cotisation à la mutuelle dite obligatoire représente
un coût et est un élément qui pèse sur les mesures salariales. En clair : c’est autant de moins pour des augmentations générales de salaire !

LA PRESSION DES MOBILISATIONS IMPULSÉES PAR LA CGT COMMENCE À FISSURER CERTAINES POSITIONS DE LA DIRECTION !

La CGT invite les cheminotes et cheminots
à rejoindre les syndicats de site pour s’informer,
débattre et construire une action collective tous services.

 

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FACE À L’AUSTÉRITÉ SALARIALES, TOUTES ET TOUS MOBILISÉ·E·S LE 13 JANVIER !

NAO 2026

| Actions

Le 13 janvier 2026 se tiendront les prochaines NAO au sein du GPU SNCF.

La reconnaissance par le salaire des métiers, de la technicité, des parcours professionnels et de l’investissement humain exemplaire des cheminot·e·s dans la production du service public ferroviaire est légitime et nécessaire !

Pour l’UFCM-CGT, seule la mobilisation nous permettra d’arracher des augmentations générales de salaire, pour une réelle redistribution des richesses !

Alors que le PLFSS, désormais adopté, porte un coup sévère aux politiques de santé publique, et qu’un budget 2026 de rigueur a été imposé par le biais d’une loi spéciale, la situation n’est guère plus reluisante au sein du GPU SNCF, enfermé depuis des années dans une politique d’austérité salariale, malgré un résultat net 2025 en progression !

LA GRANDE ARNAQUE DE LA PPV !

Certaines organisations syndicales se gargarisent de la malnommée « prime de partage de la valeur » (PPV) de 400 €, décision unilatérale de l’employeur, et non-liquidable. Cette basse manœuvre de la direction n’a en réalité qu’un seul but : s’affranchir du paiement des cotisations sociales finançant notre protection sociale et nos activités sociales et culturelles via les CASI et le CCGPF, tout en utilisant cette « prime » comme prétexte pour mener des NAO au moins-disant salarial !

Dans le même temps, la dégradation des conditions de vie et de travail des ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), la perte de sens et la souffrance au travail atteignent des sommets. Le manque de reconnaissance des diplômes, des métiers, de la technicité et des parcours professionnels les frappe de plein fouet, alors même que les richesses existent, créées par les cheminot·e·s eux-mêmes : il est temps d’en exiger une meilleure répartition !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • la mise en place du projet CGT de grille unique des salaires pour tous les cheminot·e·s avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique et la reconnaissance des diplômes ;
  • un salaire mensuel de départ au collège maîtrise de 3 956 euros bruts et de 5 260 euros bruts au collège cadre ;
  • une augmentation générale des salaires et un plan de programmation de rattrapage du contentieux salarial ;
  • un véritable 13e mois pour tous les cheminot·e·s ;
  • la réévaluation et la sécurisation des primes de travail pour l’ensemble des cheminot·e·s, par la création de primes de base garanties reconnaissant les savoirs, savoir-faire ainsi que la technicité des métiers.

EN VUE DES NAO DU 13 JANVIER, L’UFCM-CGT APPELLE L’ENSEMBLE DES ICTAM À SE RASSEMBLER ET À S’INFORMER DANS LES SYNDICATS CGT EN PROXIMITÉ POUR DÉBATTRE ET CONSTRUIRE COLLECTIVEMENT LES MOBILISATIONS NÉCESSAIRES !

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NAO SALAIRES DU 13 JANVIER : AGIR !

Table ronde salaire 2026

| Actions

Partout, un même ressentiment domine : le manque de reconnaissance et une attente forte de mesures concrètes, pérennes et socialisées en matière salariale.
Toutes et tous concerné·es ! Ces NAO définiront le cadre des mesures salariales dans le GPU mais aussi dans les filiales Voyageurs et Fret.

La CGT revendique l’annualisation et la revalorisation de la majoration salariale d’ancienneté pour l’ensemble des cheminots, qu’ils soient contractuels ou statutaires. Il est essentiel que chaque année compte et soit pleinement reconnue.

À ce titre, l’accord de branche dit « classifications et rémunérations », non signé par la CGT, instaure une inégalité de traitement dans la prise en compte de l’ancienneté pour les cheminots contractuels.

La Fédération CGT des cheminots porte la revendication d’un nouveau statut pour tous les cheminots intégrant une grille unique des salaires, qui permet un traitement équitable et garantit une véritable progression salariale automatique ainsi que la reconnaissance des savoirs et des savoir-faire des cheminots. Ces mesures sont essentielles afin que chaque cheminot bénéficie d’une reconnaissance juste et équitable, à la hauteur de l’expertise, de l’expérience et de l’engagement quotidien déployés au service du service public ferroviaire.

DANS SON PRÉAVIS NATIONAL TOUS SERVICES, LA CGT REVENDIQUE :

  • La mise en place d’une grille unique des salaires pour l’ensemble des cheminots, quel que soit leur statut ;
  • Une véritable reconnaissance de la technicité des métiers et sa pérennisation avec la revalorisation de la prime de travail, de la prime de traction et une prime de base garantie pour tous les cheminots contractuels et statutaires ;
  • L’annualisation de l’ancienneté : chaque année doit compter. Chaque année de service doit se traduire par une progression réelle, automatique et égale pour tous ;
  • Une augmentation générale des salaires d’au moins 12 % incluant une première étape du rattrapage salarial ;
  • Un 13e mois pour tous les cheminots.

AGISSONS DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS
LE 13 JANVIER,
JOUR DE LA TABLE RONDE SALARIALE !

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RÉGRESSION SOCIALE, MOTEUR DU CAPITAL !

Droit du travail

| Les conditions sociales

Que ce soit sur le temps de travail, sur les repos hebdomadaires, sur les arrêts maladie…, les attaques du patronat et du pouvoir en place contre les droits des salarié·es s’accélèrent.

Ces mesures ne s’appliquent pas, pour l’instant, dans les branches professionnelles disposant d’une Convention collective, mais jusqu’à quand ?

Le 13 novembre dernier, la Cour de cassation a jugé qu’un·e salarié·e peut travailler plus de 6 jours consécutifs, à condition qu’il ou elle ait au moins un jour de repos dans chaque semaine civile (du lundi 0h00 au dimanche 24 heures). En d’autres termes, elle considère que le Code du travail autorise un·e salarié·e à travailler jusqu’à 12 jours consécutifs étalés sur deux semaines, tant qu’un repos existe dans chaque semaine civile !

Cette lecture orientée du droit constitue une nouvelle attaque contre les salarié·e·s, insultant l’histoire sociale des travailleur·euse·s en rayant d’un trait de plume la lutte des mineurs en 1906 après la catastrophe de Courrières, débouchant sur la création du repos hebdomadaire à la suite d’un mouvement social d’ampleur marqué par une répression sans précédent !

L’OFFENSIVE DÉCOMPLEXÉE DES IDÉES CONSERVATRICES S’INTENSIFIE !

Le 22 novembre 2025, c’est au tour de la droite sénatoriale, dans le cadre de l’examen du PLFSS 2026, d’afficher son mépris pour les salarié·e·s en votant un amendement augmentant la durée annuelle de travail des salarié·e·s de 12 heures supplémentaires par an ! Cette mesure s’inscrit dans la lignée de la bataille culturelle menée par le capital et ses laquais, en infusant dans le débat public des idées régressives et antisociales, à l’image du projet de loi du 3 juillet dernier voulant mettre fin au 1er mai férié, chômé et payé, ainsi que l’adoption, le 31 octobre 2025, de l’amendement rendant possible la prescription par les médecins d’une période de télétravail en lieu et place d’un arrêt maladie !

UNE AUTRE VOIE, HUMAINE ET SOLIDAIRE, EST POSSIBLE !

Alors que le patronat du ferroviaire (UTP) applique les mêmes recettes avec ses attaques incessantes contre la CCN de branche, les cheminot·e·s en ressentent déjà les effets dévastateurs, notamment du fait des réorganisations en cascade et de la dégradation de leurs conditions de travail. Concernant les ingénieur·e·s, cadres, technicien·ne·s et agent·e·s de maîtrise (Ictam), ils et elles subissent l’explosion de leur temps de travail, souffrent de l’accroissement exponentiel de leur charge mentale et d’un déséquilibre vie pro-vie perso grandissant.

C’est pourquoi il est nécessaire de se rassembler avec la CGT et son UFCM pour revendiquer un nouveau Statut du travail cheminot (NSTC) protecteur et émancipateur, et de se mobiliser contre nos ennemis de classe, dont l’unique objectif est de détruire nos repères collectifs en matière de droits, de salaires, de protection sociale et de retraite !

LA CGT ET SON UFCM REVENDIQUENT :

  • des augmentations générales de salaire et la mise en place d’une grille unique des salaires ;
  • l’extension de la liste des emplois-repère à pénibilité avérée (ERPA) et l’amélioration des dispositifs de CAA existants ;
  • la reconnaissance de la pénibilité pour les encadrants de proximité, leurs adjoints, les RET, les GM, les CTT, les ordonnanceurs et les « astreinteurs » ;
  • la mise en place d’un décompte horaire pour contrôler le temps de travail mais aussi le temps de repos ;
  • l’instauration de véritables dispositifs de déconnexion sous la responsabilité de l’employeur ;
  • l’abrogation de la contre-réforme des retraites ;
  • l’arrêt de toutes les réorganisations en cours.

CONTRE LA RÉGRESSION SOCIALE ET L’AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE,
CHEMINOT·ES DE TOUS MÉTIERS ET DE TOUS COLLÈGE,

EN GRÈVE ET DANS LES INITIATIVES LOCALES LE 2 DÉCEMBRE !

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LA CGT SONNE LA RÉVOLTE SALARIALE

Salaires

| Actions

À la SNCF et dans toutes les entreprises ferroviaires, la CGT exige des mesures salariales concrètes.
L’heure est venue d’imposer nos revendications !

Que les cheminots soient sous statut ou non, leur travail est de moins en moins valorisé et leur niveau de vie continue de se détériorer.
À la SNCF, la direction refuse d’ouvrir des négociations salariales. Elle prétend avoir cédé suffisamment aux cheminots et augmenté les salaires de 21% en 3 ans.

En réalité, en 10 ans, la valeur du point de la grille des salaires n’a progressé que de 5,28 % alors que les prix à la consommation ont augmenté de plus de 19%.

Allons-nous tolérer un nouveau gel des salaires et la dégradation de nos conditions de vie ?

Avec la fin du recrutement au statut, la grille des salaires ne permet plus une progression salariale suffisante mais la direction refuse obstinément la mise en place d’une nouvelle grille.

Allons-nous laisser la direction anéantir définitivement l’évolution salariale automatique ?

Les cheminots contractuels subissent quant à eux la jungle salariale sans aucune garantie de progression.

Allons-nous tolérer les ravages d’un accord classification et rémunération qui divise les cheminots, accentue les inégalités, engendre discriminations et arbitraire et, au final, bloque la progression salariale ?

Les seuils pour bénéficier d’une majoration d’ancienneté sont très longs.Allons-nous continuer de tolérer des délais de plusieurs années pour la reconnaissance de l’ancienneté ?

Les éléments variables atteignent près de 50% de la rémunération dans certains métiers. Allons-nous tolérer cette précarité salariale, véritable outil patronal utilisé pour dégrader les conditions de travail ?

LA CGT APPELLE A LA MOBILISATION POUR LES SALAIRES

La CGT refuse les politiques salariales injustes, la stagnation des salaires et la dégradation des conditions de vie.

Elle refuse la perte de pouvoir d’achat, alors que les richesses produites par le travail des cheminots battent des records de bénéfices.

Parce que les salaires, c’est aussi le financement solidaire pour garantir nos retraites et l’accès à la santé ;
Parce que les salaires, c’est la reconnaissance du travail des cheminots ;
Parce que c’est juste et légitime.

La Fédération CGT des Cheminots revendique :

  • Des augmentations salariales immédiates de 12% et un plan de rattrapage du contentieux salarial de plus de 8 années de gel des salaires et plus de 40 ans de désindexation des salaires.
  • Une grille unique des salaires pour tous les cheminots avec une progression automatique.
  • La reconnaissance de la technicité des métiers et sa pérennisation sous forme de base garantie dans le salaire.
  • Une meilleure reconnaissance de l’ancienneté et l’annualisation de la majoration pour tous les cheminots.
  • Un 13e mois pour tous.

En proximité, à l’équipement, au matériel, à la traction, au train, à la vente ou à la circulation, à l’appel de la CGT, les cheminots se mobilisent déjà pour exiger une réelle
reconnaissance de leur travail.

PARCE QUE NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CHEMINOTS, ENSEMBLE AMPLIFIONS LES MOBILISATIONS !

INFORMEZ-VOUS DANS VOS SYNDICATS EN PROXIMITÉ ET FAITES COMME DES MILLIERS DE CHEMINOTS, REJOIGNEZ LA CGT POUR CONSTRUIRE LES LUTTES VICTORIEUSES !

METTONS SOUS PRESSION LES NÉGOCIATIONS DANS LA BRANCHE FERROVIAIRE !
ET EXIGEONS L’OUVERTURE IMMÉDIATE DE NÉGOCIATIONS SALARIALES À LA SNCF !

LE 2 DÉCEMBRE 2025
HAUSSONS LE TON
AGISSONS PAR LA GRÈVE !

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UNE CONVENTION SÉCURITÉ BOUSCULÉE PAR LA CGT !

Sécurité et santé au travail

| Actions

La CGT provoque les débats en amont de la convention sécurité organisée le 12 et 13 novembre par la direction du GPU SNCF.
Elle exige un changement radical en matière de politique sécurité.

Alors que le nombre d’accidents mortels et celui d’événements de sécurité atteignent des niveaux dramatiques, la direction du GPU SNCF avait néanmoins prévu de s’auto-féliciter lors d’une réunion en grande pompe.

Coactivité et ouverture à la concurrence qui impliquent une multiplication des acteurs sont des éléments qui concourent à la dégradation de la sécurité.

La balkanisation de la SNCF, les stratégies de filialisations et d’externalisation sont autant de coups portés. Pourtant, ces sujets n’ont pas été réellement abordés par la direction.

Enfermée dans une logique pro business et dogmatique, elle prône l’ouverture à la concurrence, osant même la présenter comme un atout
pour la sécurité !

Simplification, suppression d’un soi-disant sur-prescriptif …, la palette récurrente des items PRISME a été développée durant cette convention.

L’amiante, le plomb ou encore d’autres substances toxiques continuent d’empoisonner les cheminots mais la direction l’écarte de son analyse.

Les accidents du travail sont en forte croissance, pourtant là encore, il n’y a pas de réelle prise en compte.

Pour la direction tout irait pour le mieux et la politique appliquée doit se poursuivre et même s’accélérer.

Ce cycle de pure communication, d’éléments de langage qui ne servent qu’un affichage de façade doit CESSER.

En marge de cette convention, à l’appui d’une distribution de tracts, les militants de la CGT ont échangé avec les participants sur la nécessité d’une autre politique en matière de sécurité.

Au-delà des constats, ils ont pour beaucoup partagé l’analyse de la CGT et ses propositions.

La Sécurité a besoin de moyens pour :

  • Des formations initiales et continues avec un socle sécurité plus large.
  • Un retour à un prescriptif global, structuré et partagé au sein du GPU.
  • Des effectifs suffisamment dimensionnés.
  • Un « management » de la sécurité repensé, revenant aux fondamentaux métier et terrain.
  • La création d’instances de proximité en charge des questions de santé et conditions de travail (CP SSCT) pour répondre aux besoins au plus près des réalités et des cheminots.
  • Le maintien et le développement des infrastructures.

La Fédération CGT des Cheminots porte des propositions concrètes aussi bien dans l’entreprise que dans la branche ferroviaire.

Nous invitons tous les cheminot·e·s à se renseigner auprès de nos syndicats de site et à rejoindre la CGT !

POUR LA SÉCURITÉ ET NOS CONDITIONS DE TRAVAIL !
ET PARCE QUE NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CHEMINOTS !

AGISSONS PAR LA GRÈVE
LE 2 DÉCEMBRE 2025 !

→ Pour le droit à la déconnexion, La CGT porte des revendications fortes !

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HALTE À LA DISCRIMINATION FINANCIÈRE POUR LES CHEMINOTS DES DROM COM !

| Les conditions sociales

Les cheminots subissent déjà une double austérité : budgétaire côté gouvernement et salariale côté groupe SNCF. Mais les ultramarins doivent également faire face à l’inflation qui touche leurs territoires d’origine, tant pour s’y rendre que pour y séjourner.

Le budget des horreurs Lecornu 2026, pour préserver les ultrariches et les grandes entreprises, veut faire peser la quasi-totalité de l’effort budgétaire sur le reste de la population, avec, entre autres, les franchises et participations médicales passant de 100 euros à entre 250 et 350 euros par an et par personne, l’explosion du montant des complémentaires santé et les menaces, toujours actuelles, de sous-indexation des pensions et de rabotage des prestations sociales (allocations familiales, logement, adulte handicapé, RSA).

Pour les cheminots du groupe SNCF, c’est déjà une double peine, compte tenu du contentieux salarial existant : depuis dix ans, les cheminots ont vu leur point de salaire augmenter de 5,26 %, alors que, pour la même période, l’inflation a été de 17 %.

Mais la cherté de la vie dans les DROM-COM ampute davantage le pouvoir d’achat des cheminots qui en sont originaires : selon l’Insee, l’écart de prix pour les produits alimentaires peut atteindre jusqu’à 42 % entre les territoires d’outre-mer et la France hexagonale. À titre d’exemples, en Guadeloupe, les prix alimentaires ont bondi de 35 % en dix ans ; et à Mayotte, près d’un an après le passage du cyclone Chido, sur un an, les prix de l’alimentation augmentent davantage (+ 5,1 %) qu’au niveau national (+ 1,7 %).

À cela s’ajoute encore l’inflation sur les billets d’avion, les destinations antillaises figurant parmi les plus touchées par le phénomène. En Martinique, les services de transport enregistrent une envolée spectaculaire de + 8,7 %, portée notamment par le transport aérien national (+ 14,7 %).

Le GRH00385, gagné par la mobilisation des cheminots et du collectif fédéral DROM-COM, ouvre le droit aux cheminots bénéficiaires à une indemnité de participation aux frais de voyage (équivalente au prix du voyage, aller et retour, de l’agent et éventuellement de ses ayants droit, une fois tous les deux ans). Pourtant, seulement 20 % des cheminots qui peuvent en bénéficier en ont fait la demande en 2024 ! En effet, les montants de ces indemnités, équivalant aux prix des billets donc en forte augmentation, ont un impact considérable sur le revenu fiscal de référence, et donc sur l’ouverture des droits aux prestations sociales et familiales !
L’utilisation d’un droit, légitime et conquis pour le progrès social, ne doit pas entraîner la perte d’un autre !
C’est pourquoi la Fédération CGT des cheminots revendique la création d’un nouveau Statut du travail cheminot, garantissant des droits transverses mais aussi spécifiques, notamment pour les cheminots issus des territoires ultramarins.

Ensemble, exigeons notamment :

  • la mise en place de l’échelle mobile des salaires et le rattrapage du contentieux salarial ;
  • la mise en place de la grille salariale CGT unique pour tous les cheminots avec des garanties sur le déroulement de carrière, un avancement automatique et la reconnaissance des diplômes ;
  • la mise en place d’un dispositif financier garantissant aux cheminots bénéficiaires du GRH00385 de ne pas être pénalisés par leur légitime usage des droits que leur confère cette réglementation !

LE 2 DÉCEMBRE, EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION AVEC LA CGT CHEMINOTS ET SES COLLECTIFS DROM-COM !
ALLONS CONQUÉRIR DE NOUVEAUX DROITS !

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